Présidentielle française : revivez les résultats du premier tour depuis les capitales africaines Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Présidentielle française : revivez les résultats du premier tour depuis les capitales africaines | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Posté par Adolphe Habimana le 22 avril 2012

Nicolas Sarkozy et François sont les grands favoris du premier tourNicolas Sarkozy et François sont les grands favoris du premier tour© ©AFP

Le premier tour de la présidentielle française a eu lieu dimanche 22 avril. Pour l’occasion, Jeune Afrique avait décidé de vivre la publication des résultats depuis les capitales du continent avec nos correspondants à Alger, Tunis, Bamako, Dakar, Libreville, Kinshasa et Abidjan ainsi que depuis les sièges de campagne de Nicolas Sarkozy et François Hollande à Paris.

Nos correspondants dans les capitales africaines étaient en direct d’Alger, de Tunis, de Bamako, de Dakar, de Libreville, de Kinshasa et d’Abidjan ainsi que depuis les quartiers généraux des deux favoris, Nicolas Sarkozy et François Hollande, à Paris.

Les estimations donnaient, selon Ipsos à 20h :

- François Hollande : 28,4%
- Nicolas Sarkozy : 25,5%
- Marine Le Pen : 20%
- Jean-Luc Mélenchon : 11,7%
- François Bayrou : 8,5%
- Eva Joly (6e) à 2 %
- Nicolas Dupont-Aignan (7e) à 1,8 %
- Philippe Poutou (8e) à 1,2 %
- Nathalie Arthaud (9e) à 0,7 %
- Jacques Cheminade (10e) à 0,2 %

source: www.Jeuneafrique.com 

Publié dans ACTUALITE, ACTUALITE MONDIALE | Pas de Commentaire »

Rwanda: Locataire ou propriétaire!

Posté par Adolphe Habimana le 22 avril 2012

Rwanda

20-04-2012

Rwanda : des « propriétaires »… locataires de l’État

Les Rwandais sont à la fois propriétaires officiels de leurs terres et locataires de l’État. Ce double statut résulte d’une disposition de la loi foncière de 2005 jusque-là méconnue. Ceux qui possèdent des terrains en ville ou à la campagne, la découvrent peu à peu et l’acceptent mal.

« Je suis venu ici poser la question de savoir comment il m’est imposé de verser des frais de location à l’État pour une parcelle que je me suis achetée moi-même ! », s’étonne, devant le bureau administratif de district, un habitant du secteur Kimisagara, district Nyarugenge, Kigali. Les propriétaires fonciers du Rwanda sont déboussolés et souvent fort mécontents en découvrant les différents aspects de la loi foncière promulguée en juillet 2005 et appliquée progressivement depuis 2009. Ils demandent la révision de certains articles de cette loi, qui, disent-ils, les pénalise.
Au départ, cette loi avait été bien accueillie par la population, car elle devait donner une valeur bien réelle à la terre en dotant chaque propriétaire de titres fonciers officiels. « En 2006, les autorités administratives ont affirmé qu’il serait possible de présenter la terre auprès des banques à titre d’hypothèque pour bénéficier de crédits. Depuis, pensions-nous, la terre devenait un bien propre du paysan, et non de l’État comme cela avait été le cas dans le passé », rappelle André Hakizimana, du district Kicukiro, Kigali. Jusqu’à cette nouvelle loi, en effet, quand une expropriation avait lieu, par exemple pour un usage d’intérêt public, la terre en tant que telle n’était pas prise en compte par l’État dans le calcul des indemnités. Seuls étaient pris en compte les biens (maisons, cultures, forêts…) qui s’y trouvaient. Maintenant le terrain lui-même a une valeur.

Surprise et mécontentement
Mais lorsque l’enregistrement des terres a commencé à être appliqué, d’abord dans des entités administratives pilotes, en 2009, et par la suite sur le reste du territoire national jusqu’à la fin de 2011, incompréhensions, plaintes et revendications se sont multipliées. La plupart des gens ne connaissaient pas la loi. Pour un membre de l’Association rwandaise pour la défense des droits de la personne et libertés publiques (ADL), c’est là le résultat de l’absence de consultations de l’opinion publique avant son adoption par le Parlement, et de l’insuffisante vulgarisation de son contenu après sa promulgation. « L’enquête menée par ADL, dans le district de Musanze, Nord, en 2006, a montré que 75 % des personnes interrogées n’avaient aucune idée de son contenu », précise Berthilde Mujawayezu de l’ADL.
Les citoyens, qui pensaient faire enregistrer leurs terres pour en devenir officiellement propriétaires, ont donc été surpris d’apprendre qu’ils devaient exploiter leurs propriétés… en locataires du district. Pourtant, la loi est claire là-dessus : selon l’article 3 « la terre fait partie du patrimoine commun de tout le peuple rwandais… » et, « nonobstant les droits reconnus aux usagers des terres qui ont la faculté d’en jouir en propriétaires, l’État dispose d’un droit éminent de gestion de l’ensemble des terres situées sur le territoire national ». Le propriétaire signe ainsi un bail de très longue durée avec l’État en même temps qu’il reçoit son titre de propriété.
« La petite parcelle que j’occupe m’a été léguée par mon père. C’est avec étonnement que j’ai constaté qu’il était marqué sur le contrat que je dois payer chaque année 63 000 Frw (105 $) à titre de frais de location, et cela pendant 20 ans. J’ignore ce qui adviendra après cette période; si l’administration du district me la ravira ou pas ! », déclare, furieux, Jean Mbyariyehe, quinquagénaire, natif et habitant du district de Gasabo, Kigali. Le montant du loyer des terres est fixé par arrêté ministériel. Les prix varient selon que la terre est à usage résidentiel ou agricole et, en ville, selon le standing du quartier.

Le remembrement très critiqué
En milieu rural, les agriculteurs doivent aussi se plier à la politique nationale de « consolidation des terres arables » qui vise à remembrer les terroirs agricoles en fusionnant les très petites parcelles pour constituer des champs plus grands où peuvent être utilisées des techniques agricoles plus productives. Le gouverneur de la province du Nord explique que le remembrement des propriétés foncières, prévu par l’article 20 de la loi foncière, est fait dans l’intérêt de la population : « C’est une stratégie de développement agricole qui a été lancée dans le but de garantir la sécurité alimentaire de notre pays. Les gens cultivent ensemble. On leur facilite l’acquisition des engrais et l’on se charge, après la récolte, de trouver les marchés pour écouler les produits. » Chaque paysan reste propriétaire de sa terre, mais il doit cultiver, souvent contre son gré, une même culture imposée.

Venant Nshimyumurwa

source:http://syfia-grands-lacs.info

Publié dans ACTUALITE, Actualité, actualité africaine, ACTUALITE MONDIALE | Pas de Commentaire »

Génocide au Rwanda: le TPIR transfère son premier accusé

Posté par Adolphe Habimana le 22 avril 2012

Génocide au Rwanda: le TPIR transfère son premier accusé

Jean-Bosco Uwinkindi, le premier suspect pour le génocide au Rwanda à Kigali, le 19 avril 2012.

Jean-Bosco Uwinkindi, le premier suspect pour le génocide au Rwanda à Kigali, le 19 avril 2012.

AFP/ STEVE TERRILL
Par RFI

Pour la première fois, le TPIR a transféré l’un de ses accusés au Rwanda. Jean Bosco Uwinkindi est arrivé ce jeudi 19 avril à Kigali où il doit être jugé pour sa participation présumée au génocide. Ce renvoi a été validé suite à la décision du TPIR de terminer ses procès de première instance fin juin 2012 et les appels fin 2014. En conséquence, tous ses dossiers vont être transférés vers des juridictions nationales.

Jusqu’en juin dernier, le TPIR avait refusé plusieurs demandes de renvoi formulées par Kigali, estimant que le pays ne remplissait pas les conditions pour des procès équitables. Mais la juridiction internationale a changé de position après les réformes judiciaires mises en oeuvre par le Rwanda. Toute la question est maintenant de savoir si les accusés auront droit à un procès équitable.

 

Roland Amossouga

Porte-parole du TPIR

Publié dans ACTUALITE, actualité africaine, ACTUALITE MONDIALE | Pas de Commentaire »

Rwanda:Décès de Monseigneur Misago.

Posté par Adolphe Habimana le 14 mars 2012

 

 

Rwanda:Décès de Monseigneur  Misago. dans ACTUALITE Musenyeri_Augustin_Misago_wa_Diyosezi_ya_Gikongoro-300x200Monseigneur Augustin Misago était devenu orphelin très jeune.

Le petit Augustin Misagoa été recueuilli par une famille tutsie.

Brillant il  a été ordonné prêtre  et est devenu Evêque de Gikongoro en juin 1992.

L’Evêque était asthmatique, mais robuste physiquement et intellectuellement.

La détention préventive de 14 mois, pour des accusations mensongères de génocide, dans la sinistre prison de Kigali surnommé é 1930, a provoqué des problèmes cardiaques.

L’Evêque enfin libre s’est rendu en Europe pour les soins. Une crise cardiaque serait peut-être la cause de son décès.

Requiscat in Pace.

communique de la Conférence des Evêques du Rwanda.

 

DECES INOPINE DE MGR AUGUSTIN MISAGO, EVEQUE DE GIKONGORO

misago-300x200 Mgr Misago Augustin dans actualité africaineCe lundi soir 12 mars 2012, Mgr Smaragde Mbonyintege, Président de la Conférence Episcopale du Rwanda et Evêque de Kabgayi, a publié un communiqué en langue rwandaise faisant part de la profonde tristesse des Evêques catholiques du Rwanda suite au décès inopiné de Mgr Augustin Misago, Evêque de Gikongoro intervenu aujourd’hui à la mi-journée.

Les Evêques Catholiques du Rwanda expriment par ailleurs leurs profondes condoléances aux fidèles du diocèse de Gikongoro et à la famille du regretté.

Les cérémonies d’inhumation auront lieu jeudi 15 mars 2012 après une messe qui sera célébrée à la cathédrale de Gikongoro à partir de 11h00 tandis que la cérémonie de présentation du dernier hommage au défunt débutera à 10h00.

Né à Ruvune dans la paroisse de Nyagahanga du diocèse de Byumba en 1943, Mgr Misago, premier évêque de Gikongoro, a été ordonné prêtre en 1971 et sacré évêque le 28 juin 1992. Il était dans la 20ème année de son épiscopat.

Aloys MUNDERE

DOCICO/ CEPR

http://www.eglisecatholiquerwanda.org/

Publié dans ACTUALITE, actualité africaine, ACTUALITE MONDIALE, homage | Pas de Commentaire »

La CPI rend son premier jugement : le Congolais Lubanga est

Posté par Adolphe Habimana le 14 mars 2012

AFP, Mise à jour : mercredi 14 mars 2012 13:35

La Cour pénale internationale (CPI) a
rendu mercredi le premier jugement de son histoire, en reconnaissant coupable de
crimes de guerre l’ancien chef de milice de République démocratique du Congo
(RDC) Thomas Lubanga qui avait utilisé des enfants soldats en
2002-2003.

L'ancien chef de milice congolais, Thomas Lubanga, lors du jugement de la CPI le reconnaissant coupable de crimes de guerre, le 14 mars 2012 à La Haye

AFP

« La chambre a conclu à l’unanimité que l’accusation a prouvé
au-delà de tout doute raisonnable que Thomas Lubanga est coupable des crimes de
conscription et d’enrôlement d’enfants de moins de quinze ans et les a fait
participer à un conflit armé », a déclaré le juge britannique Adrian Fulford qui
a lu un résumé du jugement lors d’une audience publique à La Haye.

Le juge a précisé qu’une peine serait prononcée ultérieurement
à l’encontre de Thomas Lubanga, 51 ans, qui plaidait non coupable. Il avait été
transféré à La Haye en 2006 où son procès, ouvert le 26 janvier 2009, s’était
achevé le 26 août 2011.

Vêtu d’une tunique et d’un calot blancs traditionnels, l’ancien
chef de milice est resté impassible durant la lecture du jugement, échangeant
seulement un bref sourire avec son épouse, au premier rang du public, à la fin
de l’audience.

L’actrice américaine Angelina Jolie, qui soutient le travail de
la Cour depuis des années, était également assise au premier rang de la galerie
du public, au milieu d’une cinquantaine de journalistes, magistrats et
diplomates notamment, séparés de la salle d’audience par une baie vitrée.

Fondateur de l’Union des patriotes congolais (UPC) et
ex-commandant des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la
branche militaire de l’UPC, Thomas Lubanga a été reconnu coupable d’avoir
utilisé des enfants soldats durant la guerre civile en Ituri (nord-est de la
RDC) en 2002 et 2003.

Les affrontements interethniques et les violences entre milices
pour le contrôle des mines d’or et d’autres ressources naturelles dans cette
région du nord-est de la RDC ont provoqué la mort de 60.000 personnes depuis
1999, selon des ONG humanitaires.

Les preuves, présentées par le bureau du procureur Luis
Moreno-Ocampo, démontrent que des enfants, ont « été déployés en tant que
soldats » et « ont participé à des combats », a déclaré le juge Fulford.

L’UPC/FPLC a utilisé des enfants comme « gardes militaires » et
des enfants ont été utilisés comme garde du corps ou servaient dans la « garde
présidentielle de Thomas Lubanga », a-t-il ajouté.

« Les éléments de preuve démontrent que dans les camps
militaires les enfants suivaient des régimes de formation très durs et
subissaient des châtiments sévères », a affirmé le magistrat.

Les juges ont toutefois critiqué le travail du bureau du
procureur estimant qu’il n’avait pas assez « supervisé » les intermédiaires qu’il
avait chargés de retrouver des enfants soldats victimes. Il « existe un risque »
que ces intermédiaires aient « persuadé, encouragé ou aidé des témoins à faire de
faux témoignages », a souligné le juge Fulford.

Premier tribunal pénal international permanent chargé de juger
les auteurs présumés de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre,
la CPI rendait son premier jugement près de dix ans après sa création par le
Statut de Rome entré en vigueur en juillet 2002.

Le jugement de mercredi est « un signal très fort aux auteurs
de crimes aussi graves, un signal que l’impunité n’existe pas », a commenté à
l’AFP Géraldine Mattioli, chargée de la justice internationale pour l’ONG Human
Rights Watch.

La défense a un délai de trente jours pour faire appel du
jugement qui commencera à courir lorsque Thomas Lubanga, qui encourt trente ans
de prison, aura pris connaissance de la traduction en français du jugement,
rédigé en anglais.

Publié dans ACTUALITE, Actualité, actualité africaine, ACTUALITE MONDIALE | Pas de Commentaire »

France:Jean-Christophe Rufin : « Sarkozy n’a jamais rompu avec la Françafrique »

Posté par Adolphe Habimana le 8 mars 2012

06/03/2012 à 09h:58 Par Jean-Christophe Rufin
Il a été ambassadeur au Sénégal avant qu'Abdoulaye Wade demande et obtienne son départ.Il a été ambassadeur au Sénégal avant qu’Abdoulaye Wade demande et obtienne son départ. © AFP

Membre de l’Académie française, ancien vice-président de Médecins sans frontières puis président d’Action contre la faim, Jean-Christophe Rufin a été ambassadeur au Sénégal de 2007 à 2010.

Jean-Christophe Rufin est une sorte de Romain Gary des temps modernes. Médecin de formation, humanitaire par engagement, écrivain par passion, il aura été diplomate en Afrique, le temps d’un séjour à Dakar de près de trois ans comme ambassadeur, avant qu’Abdoulaye Wade ne demande et obtienne son départ, en juin 2010. En cause, son franc-parler sur la gouvernance du président sénégalais.

De cette expérience, Jean-Christophe Rufin a notamment tiré un roman, Katiba, sur le terrorisme islamiste au Sahel et quelques certitudes. La Françafrique a encore de beaux restes, et les promesses sarkoziennes de rupture se sont perdues dans les entrelacs des réseaux remontant jusqu’à l’Élysée.

S’il a décidé aujourd’hui de se consacrer à temps plein à l’écriture, le plus jeune académicien français (59 ans) n’en a pas pour autant fini avec le continent. Conseiller écouté de Martine Aubry durant la primaire socialiste, il observe avec sympathie, mais à bonne distance, les premiers pas du candidat François Hollande. Avec un espoir : que l’absence de tropisme africain de l’élu de Corrèze soit finalement une chance.

_________________________________

Alain Juppé est un homme honnête. Il déteste les circuits parallèles qui parasitent l’autorité de l’État. Nul doute qu’il ait la volonté de débarrasser notre politique africaine des réseaux occultes qui l’encombrent. Mais qu’il y soit parvenu est une autre question…

La crise sénégalaise, après l’affaire libyenne ou la question du génocide arménien, montre que sur de nombreux dossiers, en Afrique comme ailleurs, l’autorité du ministre d’État est encore loin de prévaloir. Le désir sincère d’Alain Juppé de prendre ses distances avec le président Abdoulaye Wade a été contrecarré par des influences venues de plus haut. Après des propos bienvenus appelant au « changement de génération », un discret rétropédalage du ministre a montré qu’il n’était pas suivi par le chef de l’État sur cette ligne.

Le Sénégal est emblématique de la relation franco-africaine sous Sarkozy. Le président Wade ne se permettrait pas une épreuve de force avec son peuple s’il ne se savait pas soutenu par la France. Quand Juppé le critique, il ne se prive pas de lui rappeler avec arrogance que les décisions ne se prennent pas à son niveau. Ainsi la France, qui se prétend dans le monde championne des droits de l’homme, est le dernier pays à faire preuve au Sénégal d’une complaisance coupable pour un régime qui, au fil des années, a vidé la démocratie sénégalaise de son contenu – tout en préservant ses formes – et créé les conditions d’une autocratie héréditaire.

France:Jean-Christophe Rufin :

Meeting du candidat socialiste, le 22 février à Évry au sud du Paris où vit une importante communauté africaine.

© Albert Facelly pour J.A.

Ce n’est assurément pas le seul pays africain dans lequel nous ayons choisi de soutenir des régimes peu démocratiques (même s’ils prennent soin, comme au Cameroun, d’être périodiquement « réélus » !). Parallèlement, la France s’est aliéné les élites par une politique de visas humiliante (autant qu’inefficace), et le discours de Dakar a produit des effets désastreux dans les mentalités africaines. Ce cocktail (soutien aux autocrates et rupture avec la société civile) est exactement celui qui s’est révélé explosif dans le monde arabe… Si un printemps africain se déclenche, il se fera à nos dépens.

Mettre en avant la renégociation des accords de défense pour prouver la fin de la Françafrique me paraît assez peu convaincant. Je ne suis pas certain que les nouveaux accords soient plus transparents que les anciens. Les clauses secrètes ont, certes, disparu, mais elles laissent la place à des arrangements informels non écrits qui ne sont pas moins opaques. Globalement, le dispositif militaire français en Afrique n’a d’ailleurs pas beaucoup changé, hormis les réductions d’effectifs motivées par nos nouvelles contraintes budgétaires.

Surtout, l’interventionnisme français en Afrique a rarement été aussi fort que pendant ces cinq dernières années. Sauvetage militaire d’Idriss Déby Itno au Tchad, soutien au général putschiste Mohamed Ould Abdelaziz en Mauritanie, coup de pouce électoral à Ali Bongo Ondimba au Gabon, intervention armée en Côte d’Ivoire, appui à la transition guinéenne, interventions armées au Niger contre Al-Qaïda, sans parler de l’intervention en Libye, le quinquennat écoulé a été marqué par un activisme français tous azimuts, secret ou à visage découvert, sur le continent africain.

L’interventionnisme français a rarement été aussi fort que ces cinq dernières années.

Quel que soit le jugement que l’on porte sur ces interventions, force est de reconnaître qu’elles n’ont en rien le caractère « normal » qu’elles pourraient avoir dans le reste du monde. Elles sont largement fondées sur des relations personnelles anciennes (entre Alpha Condé et Bernard Kouchner ; entre Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy) ou nouvelles (entre Mohamed Ould Abdelaziz et Claude Guéant). La politique africaine de la France doit peu au Quai d’Orsay et beaucoup encore aux réseaux de toutes natures. La rupture avec la Françafrique, annoncée par le candidat Sarkozy à Cotonou en 2006, est loin d’être consommée.

Le candidat socialiste ferait-il mieux que l’actuel chef de l’État ? Il n’est pas encore possible de le dire car ni l’équipe de campagne de François Hollande, ni ses déclarations ne sont véritablement convaincantes. Il n’a délivré jusqu’ici ni discours programmatique ni propositions concrètes sur ces sujets.

De tous les prétendants à l’investiture socialiste pendant la primaire, Hollande était certainement celui qui avait le moins d’expérience africaine. Mais, après tout, être un homme neuf présente aussi des avantages. Hollande ne porte pas le poids moral de l’ère mitterrandienne et de ses pénibles compromissions africaines (Rwanda, Angolagate, etc.). Tous ceux qui déplorent le poids excessif de l’Élysée dans ces affaires africaines ne peuvent que se réjouir de voir arriver au pouvoir un président qui n’aurait pas d’appétit particulier pour ces questions.

Encore faudrait-il savoir à qui Hollande choisira de confier l’élaboration et éventuellement la conduite d’une politique africaine. On en est réduit sur ce point à des supputations. Son équipe de campagne comporte une personnalité de grande compétence sur les questions de coopération, Jean-Michel Severino. Ancien directeur de l’AFD (Agence française de développement), il a construit une « Banque mondiale à la française », instrument de choix pour mener une politique de développement. Il est bien placé pour savoir que les cinq dernières années ont été marquées par une importante régression dans ce domaine. Une profonde désorganisation de notre outil de coopération a été causée notamment par la création absurde et éphémère du ministère de l’Immigration, auquel ont été confiés, sans compétence ni règles claires, une part importante des budgets de développement. On peut compter sur Severino pour rectifier ces erreurs.

Mais dans le domaine des relations politiques avec l’Afrique, le casting est plus inquiétant. Attribuer ce secteur à Kofi Yamgnane n’est pas vraiment un signe de rupture avec le passé mitterrandien. L’idée de confier les affaires africaines à un Africain pourrait être bonne s’il s’agissait d’un homme neuf, symbolisant un changement d’époque et de méthode…

Plus étrange encore est le rôle de Laurent Fabius. L’ancien Premier ministre s’est saisi des questions internationales et en particulier africaines. Avoir choisi le Gabon pour effectuer son premier voyage ne témoigne pas, c’est le moins que l’on puisse dire, d’une grande volonté d’en finir avec la Françafrique.

Entre Printemps arabe et crise financière mondiale, entre rivalité énergétique des grandes puissances et appétit de terres des pays émergents surpeuplés, l’Afrique est confrontée à des défis immenses. Les prochaines années seront décisives. Soit la France achève la décolonisation et mène en Afrique une politique cohérente avec les autres Européens, respectant la démocratie là où elle existe et soutenant ceux qui se battent pour l’établir là où elle fait défaut, et elle a un avenir en Afrique ; soit elle tente de s’accrocher à ses vieux réseaux d’affairistes et d’autocrates, et elle sera balayée.

Le candidat Hollande bénéficie auprès des Africains d’Afrique ou de France d’un préjugé favorable lié au rejet de Sarkozy et de sa politique. Cette adhésion par défaut ne le dispense pas d’élaborer un programme cohérent sur ces questions et de montrer sa volonté de renouvellement. Faute de quoi Alain Juppé aura beau jeu de mettre en avant sa nouvelle gestion des affaires africaines et de donner à penser qu’en la matière la vraie rupture serait… la continuité

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Jean-Christophe Rufin : « Sarkozy n’a jamais rompu avec la Françafrique » | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

Publié dans ACTUALITE, actualité africaine, ACTUALITE MONDIALE | Pas de Commentaire »

Une éruption solaire de très grande ampleur va frapper la Terre

Posté par Adolphe Habimana le 8 mars 2012

 Une éruption solaire de très grande ampleur va frapper la Terre dans ACTUALITE soleil-300x133

L’éruption solaire qui va frapper la Terre ce jeudi est la plus forte depuis cinq ans. Elle pourrait contraindre les avions à changer de direction pour éviter les pôles.

Depuis quelques semaines, elles se succèdent. La plus forte éruption solaire en cinq ans va entraîner à partir de ce jeudi sur la Terre, un bombardement de particules électro-magnétiques susceptibles de perturber les communications par satellite et les réseaux de distribution électriques, selon les autorités américaines.

Cette éruption de plasma solaire s’est produite mardi soir et ses effets ne devraient pas se faire sentir sur notre planète avant jeudi matin vers 12h00 GMT pour durer jusqu’à vendredi, selon les prévisions de l’Administration nationale des océans et de l’atmosphère (Noaa). Cette tempête solaire, chargée de particules qui frapperont la Terre à une vitesse de 6,44 millions de km/h, peut potentiellement affecter la distribution d’électricité, les communications satellitaires, les GPS, les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) et contraindre des compagnies aériennes à changer leurs routes pour éviter les régions polaires.

« L’augmentation du nombre d’éruptions est normal »

Un porte-parole de la NASA a indiqué que l’agence ne prenait aucune mesure particulière car « nous ne pensons pas que l’équipage de l’ISS soit en danger ». « L’augmentation du nombre d’éruptions solaires -la dernière s’est produite le 23 janvier- est normale au regard des cycles d’activités du soleil de onze années, qui, pour cette période devrait atteindre son maximum en 2013″, a expliqué la NASA. Une telle intensification des éruptions solaires est plus fréquente alors que le soleil achève un cycle d’activité minimum pour entamer une période beaucoup plus active.

Cette tempête solaire est probablement « l’une des plus puissantes depuis décembre 2006″, selon Joseph Kunches, expert de la météo spatiale à la NOAA. Outre le risque de perturber les communications très dépendantes aujourd’hui des satellites, cette dernière tempête solaire va probablement créer des aurores boréales spectaculaires en Asie Centrale jeudi soir, promet Joseph Kunches. Ces experts rappellent que la Terre est bien protégée de ces tempêtes solaires par son champ magnétique.

Publié dans ACTUALITE, Actualité, ACTUALITE MONDIALE | Pas de Commentaire »

Rhttp://adhabi.unblog.fr/files/2012/02/mushayidi.jpgwanda: Perpétuité pour un dirigeant Tutsi de l’opposition rwandaise

Posté par Adolphe Habimana le 29 février 2012

       Rhttp://adhabi.unblog.fr/files/2012/02/mushayidi.jpgwanda: Perpétuité pour un dirigeant Tutsi de l'opposition rwandaise dans ACTUALITE mushayidi                                  mushayidi1 dans actualité africaine        mushayidi2

En condamnant le président du Pacte de Défense du Peuple (PDP), Deogratias Mushayidi, à perpétuité, la Cour suprême du Rwanda a mis fin à la carrière politique d’un des dirigeants les plus importants de l’opposition tutsi qui était également l’un des détracteurs du gouvernement de Paul Kagame.

Dernier jugement

La Cour suprême du Rwanda a confirmé vendredi le verdict d’un tribunal ayant déclaré Deogratias Mushayidi coupable d’atteinte à la sûreté de l’Etat, d’usage de faux documents et d’incitation de la population à la désobéissance. Outre la prison à vie, le dirigeant du PDP a été condamné à payer les frais occasionnés à la Justice, soit 833.500 francs rwandais, soit 1.027 euros.

« Deo Mushayidi a plaidé coupable d’usage de faux documents et n’a pas été à même de fournir des preuves appuyant les discours qu’il a tenus à la radio, à la télévision et dans la presse écrite », a déclaré à Radio Nederland Wereldomroep le porte-parole de l’accusation, Alain Mukuralindi.

Les charges qui pesaient sur Deogratias Mushayidi comprenaient notamment la création d’un groupe armé et la collaboration avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « L’accusation a présenté des preuves établissant un lien entre l’accusé et ce mouvement et l’accusé n’a pas été capable de réfuter aucun des éléments présentés contre lui », a poursuivi Alain Mukuralindi.

Cependant, selon Gérard Karangwa, le vice-président du PDP, Deogratias Mushayidi est innocent et les procès comme le sien ne sont que de purs instruments servant à faire taire l’opposition. « L’accusation n’a fourni aucun témoignage, dit-il, mais la défense a encore des preuves selon lesquelles Deo Mushayidi n’a pas propagé de rumeurs sur le régime actuel, que tout ce qu’il déclare est fondé et exact. »

Confirmation

La Cour Suprême du Rwanda a confirmé le jugement précédent, déclarant que la défense n’a pas fourni de preuves suffisantes pour alléger son cas. En septembre 2010, la Haute Cour avait condamné Deogratias Mushayidi à perpétuité, jugeant qu’il était coupable d’atteinte à la sûreté de l’Etat, par les armes, de propagande et d’usage d’un faux passeport.

Il avait alors été condamné par contumace et sommé de payer les frais encourus par le procès, qui s’élevaient à 73.000 francs rwandais, soit un peu plus de 89 euros.

Le tribunal de première instance avait rejeté la requête de Mushayidi de réduire sa peine, déclarant qu’il avait lui-même reconnu avoir usé de faux et demandé pardon uniquement pour cette accusation. Toutefois, il avait été acquitté des accusations de divisionnisme et de propagation de l’ »idéologie du génocide ». Il avait également été acquitté de travailler avec une organisation terroriste, les FDLR, et de former un groupe militant.

La défense brosse un tableau différent

Agé de 50 ans, Deogratias Mushayidi est né en 1961 dans une famille tutsi. Il travaille d’abord comme bénévole au Secrétariat général du Front patriotique rwandais (FPR) en août 1994 (à l’époque où le FPR était encore un mouvement rebelle luttant contre le gouvernement dirigé par les Hutu). En 1994, le FPR arrive finalement au pouvoir après le génocide de 800.000 Tutsi et Hutu modérés.

Cependant, il quitte le FPR en 1995 après des différends avec la direction du parti et devient le journaliste le plus critique du régime actuel. Il fonde et dirige le Pacte de Défense du Peuple avant d’être arrêté en mars 2010 au Burundi.

« Les Rwandais sont attristés et offensés par cette décision », déclare Gérard Karangwa, le vice-président du PDP. « Deo Mushayidi est une victime du génocide de 1994 durant lequel il a perdu toute sa famille. Il a néanmoins consacré toute sa vie à plaider pour la réconciliation des Rwandais par le biais d’une justice équitable et la recherche de la vérité de la tragédie rwandaise de 1994. »

Publié dans ACTUALITE, actualité africaine | Pas de Commentaire »

Rwanda/France : nouvel accroc dans les relations diplomatiques entre Paris et Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 20 février 2012

Le président français, Nicolas Sarkazy (G) et son homologue rwandais, Paul Kagame à l'Elysée, le 12 septembre 2011.

Le président français, Nicolas Sarkazy (G) et son homologue rwandais, Paul Kagame à l’Elysée, le 12 septembre 2011.

REUTERS/Philippe Wojazer

La France a rappelé son ambassadeur à Kigali, Laurent Contini, pour consultation, suite au refus du Rwanda d’agrémenter son successeur, Hélène Le Gal. C’est un nouvel accroc dans les relations entre les deux pays, même si le gouvernement rwandais assure que les relations entre la France et le Rwanda « dépassent les questions de personnes » et minimise cet incident diplomatique.

Il y a trois mois, l’actuel ambassadeur français au Rwanda, Laurent Contini, est tombé en disgrâce aux yeux du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé après des propos jugés trop virulents à l’égard de la France dans la polémique concernant la responsabilité de Paris pendant le génocide de 1994. Ses propos ont fini par agacer.

Alain Juppé a alors obtenu, de la présidence française, une nouvelle nomination en la personne d’Hélène Le Gal, actuellement consul de France au Québec et spécialiste des affaires africaines.

L’hebdomadaire Jeune Afrique, citant une source proche du président Kagamé, a invoqué une possible proximité entre Hélène Le Gal et Alain Juppé dont les relations avec le pouvoir de Paul Kagamé sont notoirement mauvaises. Le curriculum vitae officiel de la diplomate ne donne aucune indication en ce sens… mais une source, haut placée, à Kigali, contactée par RFI, a souligné qu’il « n’indique pas non plus un souci particulier de soigner les relations entre Paris et Kigali ».

Quoi qu’il en soit, les deux pays veulent minimiser la portée de ce nouvel accroc. « Le Rwanda ne mène pas une diplomatie personnalisée », a commenté la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

La France, de son côté, a précisé qu’elle a rappelé son ambassadeur pour consultation afin « d’étudier la situation ». Selon des informations obtenues par RFI, Paris réfléchit à proposer un autre ambassadeur et souligne à quel point les relations entre les deux pays se sont améliorées ces deux dernières années.

Alain Juppé considéré comme hostile au pouvoir en place à Kigali

Depuis la circulation, au Rwanda, d’un rapport rwandais accusant la France de complicité avec les génocidaires, l’actuel ministre français des Affaires étrangères n’a jamais caché son rejet de ces accusations. Il a d’abord qualifié le rapport de « tissu de mensonges et d’inventions » et après sa prise de fonctions en mars 2011 au Quai d’Orsay, il a déclaré n’avoir aucune intention « ni de serrer la main » de Paul Kagame ni de se rendre au Rwanda, tant que ce rapport circulerait dans le pays.

Dans ce document controversé de 2008, réalisé par une commission d’enquête rwandaise, la France est accusée d’avoir « participé » au génocide sous couvert de l’opération militaro-humanitaire Turquoise, menée en juin 1994. Le rapport vise nommément Alain Juppé qui était alors ministre des Affaires étrangères sous de gouvernement d’Edouard Balladur, ainsi que plusieurs personnalités françaises, de droite comme de gauche.

Entretemps, un autre rapport, publié, cette fois-ci, à la suite d’une enquête judiciaire en France, a mis en cause le président Paul Kagame dans les évènements qui ont marqué le début du génocide. Ce rapport français a entraîné une rupture des relations diplomatiques entre 2006 et 2009.

Les visites remarquées de Nicolas Sarkozy et de Paul Kagamé

La visite à Kigali en février 2010 du président français Nicolas Sarkozy est venue renforcer les relations entre la France et le Rwanda et cette amélioration des relations bilatérales s’est confirmée par la suite avec notamment la visite officielle en France, en juillet 2011, de Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda et celle du président Paul Kagame, en septembre dernier, à Paris.

Lors de ces deux visites au plus haut niveau, Alain Juppé n’a toutefois pas reçu son homologue rwandaise – c’est le ministre à la Coopération, Henri de Raincourt qui s’en était chargé. Et pour ce qui est de la visite du chef d’Etat rwandais, Alain Juppé était absent de France avec un long voyage alors organisé à l’autre bout du monde, notamment en Nouvelle-Zélande et en Chine.

tags: FranceRwanda

Publié dans ACTUALITE, actualité africaine, ACTUALITE MONDIALE | Pas de Commentaire »

SUEDE/RWANDA:La Suède expulse un diplomate rwandais

Posté par Adolphe Habimana le 17 février 2012

Par RFI

En Suède, un diplomate a été expulsé la semaine dernière. Selon plusieurs sources d’information, il s’agit du second conseiller de l’ambassade du Rwanda à Stockholm.

 

La diplomatie suédoise ne veut faire aucune publicité à cette affaire. Les autorités de Stockholm confirment l’expulsion d’un diplomate mais refusent de donner son identité, sa nationalité ou les raisons de cette décision. Même discreéion côté rwandais. Ni l’ambassade à Stockholm, ni le gouvernement à Kigali n’ont pour l’instant effectué le moindre commentaire.

En fait, selon plusieurs organes de presse, le diplomate en question est Evode Mudaheranwa. D’après l’agence Associated Press, citant des sources anonymes, le deuxième conseiller de l’ambassade du Rwanda a été refoulé la semaine passée pour avoir espionné des réfugiés.

Amiel Nkuzila est depuis sept ans exilé en Suède. Journaliste pour le site Umuvugizi, très critique à l’égard du régime de Kigali, il se souvient avoir croisé Evode Mudaheranwa lors d’un mariage près de Stockholm.

«Je l’ai vu à l’ambassade du Rwanda à Stockholm. Je ne le connaissais même pas. Il m’a dit, lui, qu’il me connaissait très bien (…) J’en avais un peu peur. Je me sens menacé ».

Egalement réfugié en Suède, le rédacteur en chef du site Umuvugizi va plus loin que son confrère. Jean Bosco Gasasira affirme être traqué et vivre actuellement sous la protection des autorités suédoises.

Publié dans ACTUALITE, Actualité, actualité africaine | Pas de Commentaire »

123456...37
 

L'univers de la Supply Chain |
NEW AYITI |
Blog rémi gaillard |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le résumé des meilleurs con...
| Code Promo
| Le blog des bonnes questions