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RDC: Charles Onana expose son livre: CES TUEURS TUTSI…

Posté par Adolphe Habimana le 22 novembre 2012

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RDC: Document officiel des nations unies pointant du doigt le Rwanda et l’Ouganda de soutenir le M23

Posté par Adolphe Habimana le 22 novembre 2012

Lettre datée du 12 novembre2012, adressée au Président
du Conseil de sécurité par le Président du Comité
du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004)
concernant la République démocratique du Congo
Au nom du Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 1533 (2004)
concernant la République démocratique du Congo et en application du paragraphe 4
de la résolution 2021 (2011) du Conseil de sécurité, j’ai l’honneur de vous faire
tenir ci-joint le rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du
Congo (voir annexe).
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter à l’attention des membres
du Conseil de sécurité le texte de la présentelettre et de son annexe et de le faire
publier comme document du Conseil.
(Signé) Agshin Mehdjiyev

la suite sur le lien suivant: http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/2012/843&referer=http://www.facebook.com/l.php?u=http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=S%2F2012%2F843&Lang=F

ou par le fichier suivant:

fichier pdf rapport des nations unies

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Burundi:19 ans après:Arrestation du boucher du Président Melchior NDADAYE : Pierre BUYOYA et Jean BIKOMAGU indexés

Posté par Adolphe Habimana le 21 novembre 2012

Burundi:19 ans après:Arrestation du boucher du Président Melchior NDADAYE : Pierre BUYOYA et Jean BIKOMAGU indexés dans ACTUALITE kiwi1-300x225

l'homme qui aurait participé à l'assassinat de Ndadaye M. Le Président du Burundi

 

Bujumbura, le 25/09/2012 (www.nyabusorongo.org). Il s’appelle NDUWUMUKAMA Philibert, alias KIWI. C’est l’homme qui a étranglé le Président de la République, Melchior NDADAYE, dans la nuit fatidique du 21 octobre 1993. Il vient d’être arrêté à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) au moment où il cherchait à rejoindre le M23. Cet homme d’une cinquantaine d’année, cheveux blancs, d’un teint noir comme une nuit sans étoiles, ancien militaire burundais, affirme avoir participé à l’exécution du Président Melchior NDADAYE, premier Président démocratiquement élu dans l’histoire du Burundi. Il était  en compagnie des lieutenants KAMANA et BIGIRIMANA, médiateurs entre les hommes de troupes et les officiers supérieurs au cours de la nuit qui a vu la décapitation de la démocratie au Burundi.

Dans un entretien exclusif que l’équipe Nyabusorongo a eu avec KIWI peu après son transfèrement au Burundi en provenance de la RDC, le caporal devenu Capitaine pointe un doigt accusateur au major Pierre BUYOYA, alias Gustave (du nom du célèbre et mythique monstre burundais qui a bouffé beaucoup d’autres Burundais, et qui a valu à Pierre BUYOYA cette caricature ci-contre), et au Colonel BIKOMAGU comme les principaux initiateurs du projet d’assassinat de Melchior NDADAYE. Dans sa cellule en captivité, il regrette aujourd’hui que ces hommes soient toujours libres alors qu’ils ont gâché sa propre vie en l’obligeant d’errer comme Caïn alors qu’il n’a fait qu’exécuter leurs ordres via le Lieutenant  KAMANA.

Après l’assassinant de Melchior NDADAYE, un certain nombre de militaires de l’armée burundaise ont été arrêtés et incarcérés. Cependant, une bonne partie de ces militaires impliqués dans l’assassinat de NDADAYE,  soit 13 sur les 26 qui ont joué un rôle clé, ont pu soit se refugier à l’étranger ou s’évader de la prison. Les 13 autres, dont KIWI, sortiront de la prison en 2006 grâce à la mesure prise de libérer les prisonniers politiques. En 2008, KIWI avec certains autres Burundais se rendront en RDC pour  rejoindre le CNDP. KIWI a intégré le CNDP avec un grade de Lieutenant et deux ans après il est devenu capitaine. Il regrette le fait que ceux-là mêmes qui l’ont utilisé pour tuer NDADAYE n’aient pas pu le protéger et lui trouver du travail. Il cite nommément le colonel SIMBANDUKU qui aurait refusé de l’engager comme vigil dans sa société de gardiennage. Il continue à accuser ceux qui ont préparé le coup de l’avoir induit en erreur car aucune des promesses faites aux hommes de troupe n’a été tenue. Il se rappelle avec chagrin du message reçu de BIKOMAGU, quelques jours après le coup : « murabona ko ivyo twakoze vya perikise, none dushaka dusubize ubutegetsi » (Vous voyez que ce que nous avons fait a percuté, nous allons rendre le pouvoir : traduction de la rédaction). Il se rappelle aussi de la déception qu’il a pu lire sur les visages des militaires présents et surtout des promesses qui leur avaient été faites d’améliorer leur quotidien, d’augmenter leurs grades, etc. Il se demande pourquoi il a croupi en prison pendant 13 ans alors qu’il n’était que simple exécutant au moment où les cerveaux du coup d’Etat n’ont jamais été inquiétés, martèle-t-il.

Selon ses propres dires, le capitaine KIWI a été arrêté le 15 septembre 2012 par les Forces Armées de la RDC (FARDC), dans la localité de BUNAGANA, à l’Est de la RDC en compagnie de 7 autres combattants burundais qui allaient  se faire enrôler au sein du  M23. Après leur arrestation, Kiwi et ses compagnons ont été acheminés à l’Etat-major de l’Opération AMANI LEO. Une semaine après leur arrestation, ces combattants, issus des groupes rebelles burundais basés en RDC, ont été transférés au Burundi. KIWI et un groupe d’autres anciens militaires dont un certain (KATENDO) RUGAMBA ainsi que des jeunes tutsi  sont partis  en RDC en 2008 combattre dans les rangs du CNDP du Général Laurent NKUNDA avec l’espoir de non seulement gagner leur vie mais aussi et surtout de conquérir le pouvoir au Burundi après la conquête des deux Kivu. Selon toujours KIWI, après la désintégration du CNDP, le groupe dirigé par KIWI et RUGAMBA rejoint les dissidents du CNDP opposé au brassage des forces armées congolaises. C’est apparemment après une brouille avec ses supérieurs hiérarchiques, due à un partage très inéquitable de l’argent issu des différents pillages, que le Capitaine burundais décidera de quitter le groupe pour rejoindre les combattants du M23. Au moment où KIWI s’attendait à un partage pur et simple, le Capitaine Burundais ne recevait que ce que lui-même appelle « Motivation ». Il raconte en effet que lors d’une opération de pillage organisée par le Commandant de son Bataillon au cours de laquelle une somme de 10.000 dollars avait été récoltée, le Commandant a pris 4500 dollars tandis que le reste a été partagé entre les officiers proches du commandant au moment où KIWI n’a eu que 100 dollars en guise de « motivation ». Ce qui a davantage révolté KIWI serait le fait que le montant de cette motivation ne cessait de diminuer. Pour éviter que le Capitaine KIWI ne révolte les autres militaires, l’identité burundaise du capitaine a été mise en exergue ce qui créa des soupçons au sein même de son groupe. Pour éviter qu’il soit un jour tué, KIWI décida de quitter le groupe pour rejoindre le M23. Malheureusement pour lui, il sera arrêté avant d’arriver à destination.

KIWI affirme qu’il avait des contacts avec le M23 car il avait déjà travaillé avec la plupart des éléments de ce mouvement. L’objectif ultime des Burundais qui combattent au sein de ce mouvement, confie KIWI, est de parvenir à conquérir le pouvoir au Burundi. Un pacte secret a été conclu entre certains politiciens burundais et les responsable du M23 de se coaliser contre Bujumbura, une fois le Nord-Kivu conquis.

Pour cet ancien militaire du 11eme bataillon blindé, la désillusion est grande. « AMASE YA KERA NTAHOMA URUTARO », constate-t-il avec amertume. Dans cet adage en Kirundi, ils qualifient de « vieille bouse devenue inutilisable » ces politiciens nostalgiques du pouvoir. Ceux-là mêmes qui lui avaient commandé d’achever l’assassinat du Président Melchior NDADAYE par étranglement, mais qui n’ont jamais été inquiétés. C’est ce message qu’il voudrait aller transmettre à ses compagnons d’armes qu’il a laissés en RDC. Il constate avec regret qu’il aurait pu capitaliser autrement les nombreuses années passées dans les forêts de la RDC avec de vains espoirs de rentrer triomphalement au Burundi. Il conclue sa litanie de regrets en disant : « BAVUGA NGO IGITI NTIKIGUKORA MU JISHO KABIRI, JEWE KARARENGA KABIRI ».  Ce qui est un autre adage Kirundi qui peut se traduire par : « en principe on ne peut pas faire la même gaffe deux fois, mais moi malheureusement j’ai déjà gaffé plusieurs fois ».

Propos recueillis par Evelyne KAGIYE et Serge KITURIRWA

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Lu pour vous:Même les gorilles congolais ne pensent pas devenir Rwandais

Posté par Adolphe Habimana le 21 novembre 2012

Par Hippolyte Kimbalanga

Un gorilles volé par les rwandais en 2002, est revenu seul au Kivu. Même les gorilles congolais ne pensent pas devenir Rwandais.

Lu pour vous:Même les gorilles congolais ne pensent pas devenir Rwandais dans ACTUALITE gorilleQui a dit que le Kivu est Rwandais ? Un gorille congolais, volé par les rwandais en 2002, durant la guerre est revenu tout seul au parc de Virunga. Cette information m’a été donnée par un internaute qui vit à GOMA. Monsieur Salumu Michel, est fonctionnaire au ministère de l’environnement dans le nord Kivu. Il est au service de la protection d’espèce rare du parc de Virunga. Il connait bien la vie des gorilles qu’il côtoie depuis son jeune âge.

En 2002, quand Kagamé et ses troupes ont occupé une partie du Kivu, ils ont profité pour tout emporté au Rwanda. Les militaires rwandais ont amené plus de 20 bébés gorilles et quelques adultes pour renforcer le tourisme dans les montagnes rwandaises. Parmi, les bébés gorilles volés, il y avait « MUPIRA », qui était le plus éveillé. Michel salumu, l’approchait souvent quand il guidait quelques rares touristes qui venaient au parc. Il a finit par le dompter, jusqu’à lui donné le nom de MUPIRA, « football en swahili ».

Quand, il a été kidnappé par les rwandais, il n’avait que 2 ans. Avant-hier, le 24 Aout, alors qu’il était avec ses collègues en inspection dans le parc, il sera surpris de voir un gorille qui criait en le voyant. Il s’est vite souvenu de cris de MUPIRA, et ils se sont embrassés comme deux bons amis. En vérifiant sa puce, c’était bien, son ami MUPIRA, porté disparu depuis 2002.

C’est étonnant qu’un gorille reconnaisse son ami qu’il a perdu de vue depuis plus de 8 ans. Plus étonnant encore, Mupira est revenu avec son clan, composé de plus de 7 individus. Comme quoi, nous avons encore une fois la preuve que mêmes les animaux congolais aiment leurs pays. Signalons que pour approcher les gorilles dans les montagnes, ca peut vous coûter plus de 200 euros.

Par Hippolyte Kimbalanga
KongoTimes

http://afrique.kongotimes.info/

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La Chute de Goma:RDC – Kazarama (M23) : « Si la population nous y invite, nous irons jusqu’à Kinshasa »

Posté par Adolphe Habimana le 21 novembre 2012

 

 

Vianney Kazarama, quelques instants avant son discours, le 21 novembre à Goma. Vianney Kazarama, quelques instants avant son discours, le 21 novembre à Goma. © Pierre Boisselet/J.A.

Au lendemain de la prise de Goma, le M23 a convié les éléments des FARDC encore présents dans la ville à se rendre et à intégrer la rébellion. Plus de 2 000 soldats loyalistes et 700 policiers auraient déjà répondu à l’appel, selon le mouvement qui prétend désormais vouloir « aller libérer Kinshasa ».

« Joseph Kabila est un mauvais dirigeant : il vous a promis les cinq chantiers [programme du président congolais pour la reconstruction de la RDC en 2006, NDLR], rien n’a été fait ». En ce mercredi 21 novembre au matin, le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23, harangue la foule venue assister à la reddition des derniers éléments de l’armée régulière encore présents à Goma.

Le mouvement rebelle affirme avoir enregistré « 2 100 militaires des FARDC et 700 policiers » qui sont venus déposer leurs armes. « Il n’y aura pas de règlements de comptes », a rassuré Kazarama.

Après la chute, mardi 20 novembre, de Goma, les forces loyalistes se sont retirées à Saké, localité située à quelque 20 km à l’ouest de la capitale du Nord-Kivu, qu’elles auraient cependant quitté dans la matinée de mercredi. Le président ougandais, Yoweri Museweni, a convoqué, dans la foulée, une réunion extraordinaire des chefs d’État de la région pour tenter de trouver une solution pacifique à la détérioration de la situation à l’est de la RDC. « Le président Kabila et le président Kagame se sont rencontrés pendant deux heures la nuit dernière » à Kampala, a affirmé à l’AFP mercredi le ministre ougandais des Affaires étrangères, Sam Kutesa. Et à New York, quelques heures après la chute de Goma, le Conseil de sécurité des nations a pris une nouvelle résolution contre l’avancée des troupes rebelles, exigeant notamment « le retrait immédiat du M23 de Goma ».

La Chute de Goma:RDC - Kazarama (M23) :

Lors du discours de Vianney Kazarama, le 21 novembre à Goma.

© Capture d’écran de vidéo/Pierre Boisselet/J.A.

« Chasser Kabila »

Comme pour braver la communauté internationale, le M23 assure se préparer à « aller libérer la ville de Bukavu [capitale du Sud-Kivu », toujours sous contrôle des FARDC. « Nous sommes au service de la population, prétend Vianney Kazarama. Si la population de Bukavu nous invite, nous irons la libérer. De même pour la population de Kinshasa », lance-t-il.

Devant des milliers des personnes rassemblées au stade des volcans, Vianney Kazarama a tenu un discours offensif contre le président congolais. Il a demandé « le soutien » de la population de Goma pour permettre à son mouvement de « chasser Kabila » du pouvoir.

Au titre des griefs du M23 à l’encontre du régime de Kinshasa, le porte-parole du M23 est longtemps revenu sur la corruption et l’injustice dans la répartition des richesses nationales. « À un soldat, le gouvernement paye 50 dollars alors qu’un député national touche 4 500 », a-t-il dénoncé.

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Par Trésor Kibangula (@Tresor_k), avec Pierre Boisselet, envoyé spécial (@PierreBoisselet)

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : RDC – Kazarama (M23) : « Si la population nous y invite, nous irons jusqu’à Kinshasa » | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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RDC: revivez la journée du 20 novembre à Goma et dans le reste du pays

Posté par Adolphe Habimana le 21 novembre 2012

Des membres de la branche armée du M23 dans une rue de Goma, le 20 novembre 2012.

Des membres de la branche armée du M23 dans une rue de Goma, le 20 novembre 2012.

REUTERS/James Akena
Par RFI

Nouvelle donne mardi 20 novembre dans le Nord-Kivu. Après des échanges de tirs dans la matinée, les rebelles du M23 ont annoncé à la mi-journée contrôler l’ensemble de la ville de Goma. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se sont retirées. Le président Joseph Kabila a appelé à la mobilisation de la population. Revivez les moments-clés de la journée.

 

Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

 
A Kampala, les présidents ougandais, rwandais et congolais pourraient se retrouver ce mercredi matin

et mardi soir, la réunion extraordinaire interministérielle de la Conférence internationale de la région des Grands lacs a sorti un communiqué dans lequel les ministres condamnent le M23 pour la prise de Goma…

03h00 : dans un communiqué, la FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme) et ses organisations affiliées en RDC expriment leur préoccupation pour le sort des populations.

01h00 : le Conseil de sécurité des Nations unies soutient à l’unanimité la motion présentée par la France. Le texte demande des sanctions contre deux chefs de la rébellion du M23 et demande également aux pays qui aident la rébellion de stopper tout soutien aux rebelles.

 

Précisions sur la résolution votée par le Conseil de sécurité avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Jusqu’ici seul le général Bosco Ntaganda figurait sur la liste des sanctions de l’ONU. Le Conseil de sécurité y ajoute deux noms : Innocent Kaina et Baudouin Ngaruyé, deux colonels du M23 déjà inculpés par la CPI. Le comité des sanctions pourra encore étendre la liste.

Mais cette résolution est aussi le résultat d’un marchandage avec les Etats-Unis qui refusent d’étendre les sanctions aux généraux rwandais soupçonnés de soutenir le M23. Le Conseil de sécurité se contente donc de demander l’arrêt immédiat de tout soutien extérieur au M23. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est chargé de faire la lumière sur ces soutiens supposés et d’en rendre compte au conseil. L’idée étant que sa voix aura plus de poids que celle du groupe d’experts de l’ONU.

Le Conseil de sécurité ne change pas pour l’instant le mandat des forces de l’ONU qui n’ont pas pour vocation, dit-on à New York, de mener une guerre à la place de l’armée congolaise. Le mandat de la Monusco pourrait été étendu prochainement à la surveillance de la frontière entre la RDC et le Rwanda.

 

22h50 : Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint des Nations unies, revient sur l’attitude de la Monusco, la mission de l’ONU en RDC, lors de la prise de Goma (à ce sujet, voir aussi les déclarations de Laurent Fabius suivies de notre analyse, à 17h30 TU dans cet article). Selon le diplomate, la Monusco n’a pas failli dans sa mission de protection des civils. Mais il concède que la situation est critique.

21h30 : A Kampala toujours, une réunion de la Conférence internationale des Grands Lacs a rassemblé les ministres des Affaires étrangères de la région. Ils ont condamné le M23 pour avoir violé la fin des hostilités en prenant Goma. Et ont exhorté toutes les parties à cesser les combats au plus vite.

21h30 : Le président Joseph Kabila est à Kampala, officiellement dans le cadre du sommet du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) qui doit se tenir vendredi. Coïncidence : le président rwandais Paul Kagame est lui aussi dans la capitale ougandaise. Le Rwanda et l’Ouganda sont cités dans un rapport des Nations unies publié récemment comme des « soutiens actifs » du M23. Selon nos informations, Paul Kagame et Joseph Kabila devaient même dîner ensemble ce soir, avec le président ougandais Yoweri Musévéni (qui les aurait vus séparément plus tôt dans la soirée). Ces dernières semaines, Yoweri Musévéni a discrètement fait de nombreux voyages à Kinshasa, porteur d’une plateforme de discussions du M23 à l’attention du président Kabila. Selon nos informations, le mémorandum du M23 a toujours été rejeté par le chef de l’Etat congolais.

19h25 : Goma est tombée entre les mains du M23. Et maintenant ? Joint par RFI, un habitant sur place fait part de sa « peur » face à la perspective d’une réaction de l’armée régulière. « Chasser les mutins de la ville, c’est une chose qui ne sera pas du tout facile », présage-il.

 

21h30 : A Kampala toujours, une réunion de la Conférence internationale des Grands Lacs a rassemblé les ministres des Affaires étrangères de la région. Ils ont condamné le M23 pour avoir violé la fin des hostilités en prenant Goma. Et ont exhorté toutes les parties à cesser les combats au plus vite.

21h30 : Le président Joseph Kabila est à Kampala, officiellement dans le cadre du sommet du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) qui doit se tenir vendredi. Coïncidence : le président rwandais Paul Kagame est lui aussi dans la capitale ougandaise. Le Rwanda et l’Ouganda sont cités dans un rapport des Nations unies publié récemment comme des « soutiens actifs » du M23. Selon nos informations, Paul Kagame et Joseph Kabila devaient même dîner ensemble ce soir, avec le président ougandais Yoweri Musévéni (qui les aurait vus séparément plus tôt dans la soirée). Ces dernières semaines, Yoweri Musévéni a discrètement fait de nombreux voyages à Kinshasa, porteur d’une plateforme de discussions du M23 à l’attention du président Kabila. Selon nos informations, le mémorandum du M23 a toujours été rejeté par le chef de l’Etat congolais.

19h25 : Goma est tombée entre les mains du M23. Et maintenant ? Joint par RFI, un habitant sur place fait part de sa « peur » face à la perspective d’une réaction de l’armée régulière. « Chasser les mutins de la ville, c’est une chose qui ne sera pas du tout facile », présage-il.

19h00 : Joint par RFI, le porte-parole de la branche politique du M23 fait le point sur la situation. Bertrand Bisimwa : « Nos forces ont pris entièrement le contrôle de la ville. Nous avons appris que les forces gouvernementales se sont dirigées vers la ville de Bukavu en passant par Saké et Minova, où ils ont pillé les biens de la population, violé des femmes et commis plusieurs exactions dans ces deux localités. Nos forces sont en train de se préparer pour aller sécuriser les populations qui se trouvent dans ces endroits-là. Nous acceptons la présence de la Monusco dans la ville de Goma; en ce qui concerne l’aéroport, nous le contrôlons avec les forces de la Monusco. »

18h30 : Le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait adopter mardi une résolution imposant de nouvelles sanctions contre le M23. « Nous avons des informations selon lesquelles le M23 a blessé des civils, poursuivi les enlèvements d’enfants et de femmes, détruit des propriétés et intimidé les journalistes et ceux qui ont tenté de résister à leur avancée », a déclaré le porte-parole adjoint de l’ONU, Eduardo del Buey, en conférence de presse. Des habitants ont raconté des scènes de pillage, notamment de véhicules

18h30 : Selon Médecins sans frontières, 100 000 personnes sont sans abri, sans accès à l’eau, et sans nourriture. Des réfugiés aurait créé un nouveau camp à l’Ouest.

18h00 : Réaction de Jean Méténier, responsable de l’Unicef à Goma. Selon lui, le Fonds des Nations unies pour l’enfance a trois soucis primordiaux à l’heure actuelle sur le terrain. D’abord, il s’agit de localiser et d’assister les populations déplacées, notamment les réfugiés du camp de Kanyarucinya (qui s’est vidé ce dimanche), ainsi que des familles de Goma, dont des centaines d’enfants non-accompagnés déjà regroupés. Ensuite, la situation sanitaire : des premiers cas de choléra sont apparus, ce qui nécessite l’acheminement de chlore pour traiter l’eau, et l’instauration de nouvelles mesures d’hygiène. Enfin, l’Unicef soigne les personnes blessées pendant la prise de la ville par le M23.

 

17h30 : Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius s’est exprimé devant les journalistes à Paris, suite à l’arrivée du M23 à Goma. Par son intermédiaire, la France demande que le mandat des 17 000 hommes de la Monusco soit modifié

 
Laurent Fabius

Chef de la diplomatie française

Déployer 17 000 hommes, ce qui est probablement l’engagement le plus lourd des Nations unies à travers le monde, et fixer un mandat qui, selon l’interprétation qui en a été faite, ne permet pas d’intervenir, on pourrait dire que c’est absurde, pour employer un mot poli. Dans l’immédiat, il faut arrêter ce qu’il se passe, favoriser les contacts entre RDC et Rwanda, et rapidement se poser la question de l’efficacité de la Monusco

Analyse : Le film des évènements à Goma suffit à lui seul à démontrer les limites de la Monusco. En fin de semaine dernière, les hélicoptères des Nations unies survolaient les positions des rebelles et lâchaient quelques roquettes pour les dissuader d’approcher de la ville. Mais durant le week-end, les rebelles se sont infiltrés en ville par les collines, et ont dépassé les lignes de la Monusco qui, dès lors, ne pouvait plus empêcher leur progression. Débordée sur le plan militaire, la Monusco est aussi impuissante sur le plan politique. Depuis 2006, elle a vu son mandat évoluer. Aujourd’hui, non seulement elle n’est plus neutre, puisque qu’elle est censée épauler l’armée et le gouvernement, mais de plus, elle a été privée de tout mandat politique sous la pression des autorités congolaises. Dès lors, difficile pour elle de pousser les différentes parties à la table des négociations. Depuis le début de la crise, il y a huit mois, la Monusco n’a pas pu jouer le moindre rôle politique efficace en RDC.

17h10 : L’armée régulière de RDC (FARDC) s’est repliée à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Goma, à Saké. Le porte-parole de l’armée au Nord-Kivu refuse le terme de « débandade ». Selon le lieutenant-colonel Olivier Hamouli, « l’armée a évité le bain de sang au sein de la ville de Goma ». « La mission régalienne d’une armée régulière est d’éviter les dégâts collatéraux à l’encontre des populations civiles, estime-t-il. La journée s’est passée dans un climat de combats intenses entre nous et les rebelles, nous avons été obligés de faire un repli stratégique sur Saké. Il faut reposer nos troupes, les réorganiser et les reconditionner, afin que nous puissons éventuellement reprendre le contrôle de toutes les zones que nous avons perdues. »

16h45 : Première réaction venant de la Monusco. Selon Hiroute Guebré Selassié, qui dirige le bureau de la Monusco au Nord-Kivu, l’aéroport reste « sous le contrôle » des Nations unies, et les casques bleus continuent de patrouiller dans Goma. « Nous maintenons notre présence à l’aéroport, à proximité des camps de déplacés et dans les sites stratégiques de la ville où nous continuons à faire notre travail », affirme Hiroute Guebré Selassié.

Hiroute Guebré Selassié

La responsable de la Monusco au Nord-Kivu répond à la question : « pourquoi n’avez-vous pas empêché le M23 d’entrer à Goma ? »

Quand (les rebelles du M23) nous ont confrontés pour prendre l’aéroport, on a fait ce qu’il fallait faire, on a échangé des tirs avec eux.

15h54 : Dans un communiqué du gouvernement rwandais, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda Louise Mushikiwabo estime que « ce qui s’est passé aujourd’hui à Goma montre clairement que l’option militaire pour apporter une solution à cette crise a échoué et que le dialogue politique est la seule façon de résoudre le conflit en cours ». « En se contentant de pointer du doigt de prétendus coupables et en ignorant les causes profondes du conflit en RDC, la communauté internationale a raté l’occasion d’aider la RDC à rétablir la paix et la sécurité pour ses citoyens, continue la ministre (…) Le Rwanda est totalement impliqué dans le processus de paix sous les auspices de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et nous continuons à travailler avec les Etats membres en vue d’une paix totale et durable dans notre région. »

14h42 : Vianney Kazarama, porte-parole militaire des rebelles du M23, est intervenu sur les ondes de la radio nationale à Goma pour lancer un appel au calme. Il invite les militaires et policiers encore présents dans la ville à se rendre demain au stade pour se faire recenser.

13h31 : Sultani Makenga, le chef militaire du M23, est arrivé à Goma. Il a circulé dans la ville, accompagné d’une escorte. Sultani Makenga est un ancien colonel de l’armée régulière. Il a fait défection en mai pour créer le M23 et a été promu général. Il a été placé la semaine dernière sur la liste noire des personnes sanctionnées pour leur participation au conflit en RDC, dressée par les Etats-Unis.

>> Lire : Les Etats-Unis prennent des mesures à l’encontre du leader rebelle congolais du M23

 

 
RDC: revivez la journée du 20 novembre à Goma et dans le reste du pays dans ACTUALITE
Au premier plan, Sultani Makenga arrivant à Goma le 20 novembre 2012.

REUTERS/James Akena

 Kabila dans ACTUALITE
Le M23 à Goma, le 20 novembre 2012.

REUTERS/James Akena

 M23
Goma, le 20 novembre 2012.

REUTERS/James Akena

 

13h25 : Joseph Kabila est à Kampala, la capitale ougandaise, pour une réunion avec son homologue Yoweri Museveni sur la crise dans l’est de la RDC.

12h53 : Depuis samedi, Goma voit arriver un afflux de réfugiés. Ce sont des familles, des enfants seuls. Situé à l’ouest de l’aéroport, le centre Don Bosco tente de les accueillir tant bien que mal. Les personnes qui y travaillent font état d’un manque de nourriture et de médicaments.

 

 
Monica Corna

Volontaire au centre Don Bosco

Hier matin, nous avons fait le compte des personnes présentes dans le centre. On est arrivé à 2 500

20/11/2012 par Laurent Correau

 

12h37 : Le porte-parole des rebelles, le colonel Vianney Kazarama, annonce que les troupes du M23 contrôlent Goma. Il ajoute qu’un couloir a été laissé ouvert aux forces congolaises pour leur permettre d’évacuer la ville.

 

 
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AFP PHOTO/PHIL MOORE
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Goma, le 20 novembre 2012.

AFP PHOTO/PHIL MOORE

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Un rebelle de M23 marche le long d’un boulevard du centre-ville de Goma, le 20 novembre 2012.

AFP PHOTO/PHIL MOORE

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Les rebelles du M23 longent le lac Kivu, à Goma, alors qu’un hélicoptère de l’ONU vole au loin.

AFP PHOTO/PHIL MOORE

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12h29 : Les rebelles du M23 contrôlent désormais les deux postes-frontières de Goma qui marquent la séparation avec la ville rwandaise voisine de Gisenyi.

12h15 : A Kinshasa, d’autres étudiants souhaitant manifester n’en ont pas eu le temps. La police est intervenue pour les disperser dans plusieurs quartiers de la capitale. Des échauffourées ont par exemple opposé les forces de l’ordre à des élèves de l’Institut national du bâtiment et des travaux publics munis de banderoles où l’on pouvait lire : « Non à la guerre ».

12h08 : La situation au Nord-Kivu a des répercussions dans le reste du pays. A Kisangani, la grande ville de la province orientale, des centaines d’étudiants sont descendus dans la rue pour manifester leur soutien aux habitants de Goma. Ils accusent les autorités de Kinshasa de ne pas prendre leurs responsabilités. Ils ont incendié la permanence du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti du président Kabila.

11h19 : Les rebelles continuent leur progression dans les différents quartiers de Goma. Les 6 700 hommes de la Monusco, la force des Nations unies, restent cantonnés dans leurs camps. Par ailleurs, des tirs nourris ont été entendus depuis la partie ouest de la ville et dans le quartier de Katindo. C’est de là que part la route vers Sake, à l’Ouest, un axe qu’empruntent les FARDC pour leur retraite.

11h17 : Le président congolais Joseph Kabila appelle le peuple et les institutions à la mobilisation. « Je demande la participation de toute la population à défendre notre souveraineté », a-t-il déclaré.

10h19 : Une colonne du M23 est entrée dans la ville de Goma, après que les rebelles ont pris le contrôle de l’aéroport. Les combattants progressent maintenant en direction du centre-ville et vers la frontière rwandaise, toute proche. C’est ce qu’a constaté un journaliste de l’AFP. De brefs affrontements avec les soldats des FARDC ont éclaté.

 

 
Un habitant de Goma témoigne

Au niveau du sud et de l’est de Goma, il y a beaucoup d’insurgés. Dans le quartier périphérique de l’aéroport international de Goma, c’était déjà fini, ils ont déjà conquis toute cette partie.

source: rfi.fr

 

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