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Rhttp://adhabi.unblog.fr/files/2012/02/mushayidi.jpgwanda: Perpétuité pour un dirigeant Tutsi de l’opposition rwandaise

Posté par Adolphe Habimana le 29 février 2012

       Rhttp://adhabi.unblog.fr/files/2012/02/mushayidi.jpgwanda: Perpétuité pour un dirigeant Tutsi de l'opposition rwandaise dans ACTUALITE mushayidi                                  mushayidi1 dans actualité africaine        mushayidi2

En condamnant le président du Pacte de Défense du Peuple (PDP), Deogratias Mushayidi, à perpétuité, la Cour suprême du Rwanda a mis fin à la carrière politique d’un des dirigeants les plus importants de l’opposition tutsi qui était également l’un des détracteurs du gouvernement de Paul Kagame.

Dernier jugement

La Cour suprême du Rwanda a confirmé vendredi le verdict d’un tribunal ayant déclaré Deogratias Mushayidi coupable d’atteinte à la sûreté de l’Etat, d’usage de faux documents et d’incitation de la population à la désobéissance. Outre la prison à vie, le dirigeant du PDP a été condamné à payer les frais occasionnés à la Justice, soit 833.500 francs rwandais, soit 1.027 euros.

« Deo Mushayidi a plaidé coupable d’usage de faux documents et n’a pas été à même de fournir des preuves appuyant les discours qu’il a tenus à la radio, à la télévision et dans la presse écrite », a déclaré à Radio Nederland Wereldomroep le porte-parole de l’accusation, Alain Mukuralindi.

Les charges qui pesaient sur Deogratias Mushayidi comprenaient notamment la création d’un groupe armé et la collaboration avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « L’accusation a présenté des preuves établissant un lien entre l’accusé et ce mouvement et l’accusé n’a pas été capable de réfuter aucun des éléments présentés contre lui », a poursuivi Alain Mukuralindi.

Cependant, selon Gérard Karangwa, le vice-président du PDP, Deogratias Mushayidi est innocent et les procès comme le sien ne sont que de purs instruments servant à faire taire l’opposition. « L’accusation n’a fourni aucun témoignage, dit-il, mais la défense a encore des preuves selon lesquelles Deo Mushayidi n’a pas propagé de rumeurs sur le régime actuel, que tout ce qu’il déclare est fondé et exact. »

Confirmation

La Cour Suprême du Rwanda a confirmé le jugement précédent, déclarant que la défense n’a pas fourni de preuves suffisantes pour alléger son cas. En septembre 2010, la Haute Cour avait condamné Deogratias Mushayidi à perpétuité, jugeant qu’il était coupable d’atteinte à la sûreté de l’Etat, par les armes, de propagande et d’usage d’un faux passeport.

Il avait alors été condamné par contumace et sommé de payer les frais encourus par le procès, qui s’élevaient à 73.000 francs rwandais, soit un peu plus de 89 euros.

Le tribunal de première instance avait rejeté la requête de Mushayidi de réduire sa peine, déclarant qu’il avait lui-même reconnu avoir usé de faux et demandé pardon uniquement pour cette accusation. Toutefois, il avait été acquitté des accusations de divisionnisme et de propagation de l’ »idéologie du génocide ». Il avait également été acquitté de travailler avec une organisation terroriste, les FDLR, et de former un groupe militant.

La défense brosse un tableau différent

Agé de 50 ans, Deogratias Mushayidi est né en 1961 dans une famille tutsi. Il travaille d’abord comme bénévole au Secrétariat général du Front patriotique rwandais (FPR) en août 1994 (à l’époque où le FPR était encore un mouvement rebelle luttant contre le gouvernement dirigé par les Hutu). En 1994, le FPR arrive finalement au pouvoir après le génocide de 800.000 Tutsi et Hutu modérés.

Cependant, il quitte le FPR en 1995 après des différends avec la direction du parti et devient le journaliste le plus critique du régime actuel. Il fonde et dirige le Pacte de Défense du Peuple avant d’être arrêté en mars 2010 au Burundi.

« Les Rwandais sont attristés et offensés par cette décision », déclare Gérard Karangwa, le vice-président du PDP. « Deo Mushayidi est une victime du génocide de 1994 durant lequel il a perdu toute sa famille. Il a néanmoins consacré toute sa vie à plaider pour la réconciliation des Rwandais par le biais d’une justice équitable et la recherche de la vérité de la tragédie rwandaise de 1994. »

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Rwanda/France : nouvel accroc dans les relations diplomatiques entre Paris et Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 20 février 2012

Le président français, Nicolas Sarkazy (G) et son homologue rwandais, Paul Kagame à l'Elysée, le 12 septembre 2011.

Le président français, Nicolas Sarkazy (G) et son homologue rwandais, Paul Kagame à l’Elysée, le 12 septembre 2011.

REUTERS/Philippe Wojazer

La France a rappelé son ambassadeur à Kigali, Laurent Contini, pour consultation, suite au refus du Rwanda d’agrémenter son successeur, Hélène Le Gal. C’est un nouvel accroc dans les relations entre les deux pays, même si le gouvernement rwandais assure que les relations entre la France et le Rwanda « dépassent les questions de personnes » et minimise cet incident diplomatique.

Il y a trois mois, l’actuel ambassadeur français au Rwanda, Laurent Contini, est tombé en disgrâce aux yeux du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé après des propos jugés trop virulents à l’égard de la France dans la polémique concernant la responsabilité de Paris pendant le génocide de 1994. Ses propos ont fini par agacer.

Alain Juppé a alors obtenu, de la présidence française, une nouvelle nomination en la personne d’Hélène Le Gal, actuellement consul de France au Québec et spécialiste des affaires africaines.

L’hebdomadaire Jeune Afrique, citant une source proche du président Kagamé, a invoqué une possible proximité entre Hélène Le Gal et Alain Juppé dont les relations avec le pouvoir de Paul Kagamé sont notoirement mauvaises. Le curriculum vitae officiel de la diplomate ne donne aucune indication en ce sens… mais une source, haut placée, à Kigali, contactée par RFI, a souligné qu’il « n’indique pas non plus un souci particulier de soigner les relations entre Paris et Kigali ».

Quoi qu’il en soit, les deux pays veulent minimiser la portée de ce nouvel accroc. « Le Rwanda ne mène pas une diplomatie personnalisée », a commenté la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

La France, de son côté, a précisé qu’elle a rappelé son ambassadeur pour consultation afin « d’étudier la situation ». Selon des informations obtenues par RFI, Paris réfléchit à proposer un autre ambassadeur et souligne à quel point les relations entre les deux pays se sont améliorées ces deux dernières années.

Alain Juppé considéré comme hostile au pouvoir en place à Kigali

Depuis la circulation, au Rwanda, d’un rapport rwandais accusant la France de complicité avec les génocidaires, l’actuel ministre français des Affaires étrangères n’a jamais caché son rejet de ces accusations. Il a d’abord qualifié le rapport de « tissu de mensonges et d’inventions » et après sa prise de fonctions en mars 2011 au Quai d’Orsay, il a déclaré n’avoir aucune intention « ni de serrer la main » de Paul Kagame ni de se rendre au Rwanda, tant que ce rapport circulerait dans le pays.

Dans ce document controversé de 2008, réalisé par une commission d’enquête rwandaise, la France est accusée d’avoir « participé » au génocide sous couvert de l’opération militaro-humanitaire Turquoise, menée en juin 1994. Le rapport vise nommément Alain Juppé qui était alors ministre des Affaires étrangères sous de gouvernement d’Edouard Balladur, ainsi que plusieurs personnalités françaises, de droite comme de gauche.

Entretemps, un autre rapport, publié, cette fois-ci, à la suite d’une enquête judiciaire en France, a mis en cause le président Paul Kagame dans les évènements qui ont marqué le début du génocide. Ce rapport français a entraîné une rupture des relations diplomatiques entre 2006 et 2009.

Les visites remarquées de Nicolas Sarkozy et de Paul Kagamé

La visite à Kigali en février 2010 du président français Nicolas Sarkozy est venue renforcer les relations entre la France et le Rwanda et cette amélioration des relations bilatérales s’est confirmée par la suite avec notamment la visite officielle en France, en juillet 2011, de Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda et celle du président Paul Kagame, en septembre dernier, à Paris.

Lors de ces deux visites au plus haut niveau, Alain Juppé n’a toutefois pas reçu son homologue rwandaise – c’est le ministre à la Coopération, Henri de Raincourt qui s’en était chargé. Et pour ce qui est de la visite du chef d’Etat rwandais, Alain Juppé était absent de France avec un long voyage alors organisé à l’autre bout du monde, notamment en Nouvelle-Zélande et en Chine.

tags: FranceRwanda

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SUEDE/RWANDA:La Suède expulse un diplomate rwandais

Posté par Adolphe Habimana le 17 février 2012

Par RFI

En Suède, un diplomate a été expulsé la semaine dernière. Selon plusieurs sources d’information, il s’agit du second conseiller de l’ambassade du Rwanda à Stockholm.

 

La diplomatie suédoise ne veut faire aucune publicité à cette affaire. Les autorités de Stockholm confirment l’expulsion d’un diplomate mais refusent de donner son identité, sa nationalité ou les raisons de cette décision. Même discreéion côté rwandais. Ni l’ambassade à Stockholm, ni le gouvernement à Kigali n’ont pour l’instant effectué le moindre commentaire.

En fait, selon plusieurs organes de presse, le diplomate en question est Evode Mudaheranwa. D’après l’agence Associated Press, citant des sources anonymes, le deuxième conseiller de l’ambassade du Rwanda a été refoulé la semaine passée pour avoir espionné des réfugiés.

Amiel Nkuzila est depuis sept ans exilé en Suède. Journaliste pour le site Umuvugizi, très critique à l’égard du régime de Kigali, il se souvient avoir croisé Evode Mudaheranwa lors d’un mariage près de Stockholm.

«Je l’ai vu à l’ambassade du Rwanda à Stockholm. Je ne le connaissais même pas. Il m’a dit, lui, qu’il me connaissait très bien (…) J’en avais un peu peur. Je me sens menacé ».

Egalement réfugié en Suède, le rédacteur en chef du site Umuvugizi va plus loin que son confrère. Jean Bosco Gasasira affirme être traqué et vivre actuellement sous la protection des autorités suédoises.

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