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Élections en RDC : ouverture des bureaux de vote dans un climat tendu

Posté par Adolphe Habimana le 28 novembre 2011

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L’arrivée de Tshisekedi à Kinshasa a été retardée, puis celui-ci a été bloqué par la police.© AFP

Les bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives ont ouvert leurs portes tôt ce matin en RDC. Les problèmes d’organisation s’ajoutent aux risques de violence électorale, au lendemain d’un nouveau face-à face musclé entre l’opposition d’Étienne Tshisekedi (UDPS) et le pouvoir de Joseph Kabila (PPRD).

Décalage horaire oblige dans une RDC grande comme l’Europe de l’Ouest, les Congolais de l’Est ont commencé à voter en premier, à 6 heures locales (4 heurs GMT), les bureaux de Kinshasa ne devant ouvrir qu’à 5 heures GMT. Objectif du scrutin : l’élection du président parmi onze candidats en lice et celle de 500 députés parmi près de 19 000 prétendants.

Comme on s’y attendait, l’organisation des centres de vote n’est pas parfaite : ce matin, à l’école Jean Calvin de Lubumbashi, notamment, les agents de la Commission électorale attendaient toujours les urnes, les isoloirs et les bulletins de vote. « On est là depuis 5 heures, mais pour l’instant nous n’avons rien reçu », déclare le chef du bureau Jean-Clément Tshibangu. Un problème qui, parmi les quelque 64 000 bureaux de vote prévus dans tout le pays, semble loin d’être isolé.

Mais plus inquiétant encore que les problèmes logistiques ou les risques de fraude, les violences qui risquent de prendre le pas sur le processus démocratique, comme le prouve la journée sous haute tension qui s’est déroulée dimanche dans la capitale congolaise.

Pas de démonstration de force de l’opposition

Alors que le président sortant Joseph Kabila et l’opposant Étienne Tshisekedi devaient tenir un dernier meeting dans la capitale après leur tournée en province, les rassemblements politiques ont été interdits à la suite de la mort d’un homme tué par une pierre en pleine tête. Simple prétexte ? Une chose est sûre : la capitale est plus acquise à l’opposition et celle-ci n’a pu faire la démonstration de force qu’elle souhaitait juste avant le scrutin.

Le programme de la journée avait cependant mal commencé, Kabila et Tshisekedi, toujours en province, ayant choisi le même stade : celui des Martyrs et ses 80 000 places pour tenir leur meeting. Tshisekedi est obligé de se rabattre sur le Boulevard Triomphal et la place du Cinquantenaire, tout près du stade. Trop près pour la police, qui disperse les pro-Tshisekedi au gaz lacrymogène alors que les pro-Kabila ne sont pas inquiétés.

Pendant ce temps à l’aéroport international Ndjili, des milliers de militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) attendent l’arrivée de Tshisekedi. L’arrivée du gouverneur de Kinshasa, un pro-Kabila, André Kimbuta, déclenche des jets de pierres. Pareil pur un détachement armé de la police militaire. Les pro-Tshisekedi sont alors repoussés avec des grenades lacrymogènes.

Tshisekedi bloqué

Le convoi du président – qui en est absent – débarque à son tour à l’aéroport, et se prend également quelques pierres. Kabila atterrira finalement ailleurs. Parallèlement, Tshisekedi est toujours bloqué sur un aéroport de province. Il n’a pas le droit de se poser à l’aéroport international.

C’est sur ces entrefaits que les autorités interdisent tous les meetings. « Au nom de la sécurité publique », justifie André Kimbuta, qui accuse les pro-Tshisekedi d’être armés. Tshisekedi n’est même pas au courant de cette décision lorsqu’il atterrit enfin… dans un autre aéroport, Ndolo, plus proche de Kinshasa. « Ah bon ? Eh bien je vais quand même faire mon grand meeting », dit-il à l’AFP avant de rejoindre en voiture ses partisans à l’aéroport international.

« Qu’est-ce qu’il représente ce gouverneur-là ? Vous allez voir s’il va oser venir au stade m’empêcher de tenir mon meeting », tonne Tshisekedi, qui n’aura cependant pas le temps de passer de la parole aux actes. Car à l’aéroport Ndjili, Tshisekedi s’engouffre dans un 4×4, prend la direction de Kinshasa, debout par le toit ouvrant, façon command-car, mais ne fera que quelques centaines de mètres sur la bretelle qui conduit à la route principale. Son Hummer rouge est bloqué par 4 pick-ups et un camion blindé de la police. Le chef suprême de la police, le général Charles Bisengimana, est sur place avec 300 de ses hommes. Le face à face durera 8 heures.

Alors que le Sphinx de Limete se dit prêt à faire son meeting « après minuit », soit après la fin officielle de la campagne, la police intervient violemment juste avant l’heure fatidique (23 heures GMT). Le secrétaire général de l’UDPS est embarqué sans ménagement par les forces de l’ordre. Escorté par la police, le convoi s’ébranle finalement vers 23 heures locales en direction de la capitale. Selon l’UDPS, Tshisekedi est rentré chez lui. Non sans accuser la mission de l’ONU au Congo (Minusco), d’être « complice du pouvoir ».

(Avec AFP)

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Plus de 4g par jour de paracétamol peut entraîner la mort

Posté par Adolphe Habimana le 23 novembre 2011

Plus de 4g par jour de paracétamol peut entraîner la mort

Prendre quelques comprimés de paracétamol en plus de la dose autorisée, chaque jour, pendant plusieurs années, peut causer des dommages importants sur la santé, voire entraîner la mort. C’est ce que révèle une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l’université d’Edinburgh, publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

La prise excessive et régulière de comprimés sur une longue durée est non seulement plus difficile à repérer mais également à soigner, comme le confirme The Telegraph:

«Les personnes qui arrivent à l’hôpital après avoir pris, en une seule fois, un surplus de comprimés, peuvent être souvent sauvés car les analyses de sang permettent de révéler la quantité exacte de médicament dans leur corps, permettant ainsi aux médecins d’agir rapidement pour sauver leur foie.»

Cependant, la prise échelonnée et légèrement excessive (plus de 4g par jour) est malaisée à détecter:

«Les médecins ne peuvent pas déceler le problème parce que les tests sanguins ne montreront pas des taux anormalement élevés de paracétamol.»

Selon BBC News, le docteur Kenneth Simpson et son équipe ont étudié les dossiers médicaux de 663 patients qui souffraient de lésions hépatiques induites par le paracétamol.

Les 161 patients qui avaient fait des surdosages échelonnés, sur une période de 6 ans, pour calmer des douleurs chroniques étaient plus susceptibles de développer des problèmes au foie et au cerveau et d’avoir besoin d’assistance respiratoire. Aussi, ils seraient plus exposés à la mortà la suite de complications.

Selon le professeur Roger Knaggs, le message est clair:

«Si vous prenez plus de paracétamol que la dose recommandée [8 comprimés de 500mg], vous n’amélioreriez pas la maîtrise de la douleur, mais vous endommagerez votre santé.»

L’étude montre également que les patients qui prennent ces comprimés au-dessus de la dose recommandée le font essentiellement pour soulager des maux de dos, de tête ou dents. Et qu’ils ont en moyenne 39 ans et sont plus susceptibles d’abuser de l’alcool.

En définitive, cette expérimentation met en avant le fait que le «surdosage accidentel de paracétamol peut avoir des conséquences plus graves qu’une seule surdose dans une intention suicidaire».

Photo: Comprimés de paracétamol / PulkoCitron via Wikimedia Commons

source:slate.fr

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CPI de lA HAYE »Pays bas »:NDGUDJOLO ACCUSE LE PROCUREUR DE PROTEGER « KABILA ET MUSEVENI »

Posté par Adolphe Habimana le 18 novembre 2011

CPI de lA HAYE

10.11.11 – CPI/NGUDJOLO – NDGUDJOLO ACCUSE LE PROCUREUR DE PROTEGER « KABILA ET MUSEVENI »

La Haye, 10 novembre 2011 (FH) – Mathieu Ngudjolo a poursuivi cette semaine sa déposition devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Au terme de près de dix heures de contre-interrogatoire, le milicien s’est effondré dans le prétoire, accusant le procureur d’agir pour le compte des gouvernements congolais et ougandais.

Poursuivi pour crimes contre l’humanité commis lors de l’attaque de Bogoro le 24 février 2003, Mathieu Ngudjolo, infirmier de profession, affirme que ce jour-là il procédait à un accouchement au centre de santé de Kambutso.

Au cours de son contre-interrogatoire, débuté mardi, le substitut du procureur, Eric McDonald, a présenté aux juges une photo datant de 2006, sur laquelle l’accusé figure aux cotés d’un journaliste et d’une troisième personne. Pour l’accusation, la troisième personne était un enfant soldat. Mais Mathieu Ngudjolo a refusé de se prononcer, affirmant ne pas la connaître.

Reprochant au procureur de s’appuyer sur un document datant de 2006, longtemps après les crimes reprochés, les avocats de Mathieu Ngudjolo ont objecté, regrettant aussi que l’accusation n’aie jamais appelé l’auteur de la photographie à la barre des témoins.

Mais après près de dix heures de contre-interrogatoire, Mathieu Ngudjolo est apparu exténué. «En ituri, il y avait un phénomène ‘enfants-soldats’, mais cela ne veut pas dire que tout le monde les a utilisé » a-t-il d’abord expliqué. Il a ensuite pointé les accusation de viols et de violences sexuelles reprochées par le procureur. « Dites-moi quel témoin, quelle fille a été amenée devant le juge pour parler de viols et d’esclavage sexuel ? On a confirmé des charges que j’ignore ! Le procureur cherche à me condamner par tous les moyens » a-t-il lancé.

« Il protège Kabila et Museveni, qui sont les vrais auteurs des crimes », a-t-il affirmé, avant d’insister pour que « le procureur présente des preuves fiables ». S’adressant aux trois juges il a ajouté ne pas comprendre « pourquoi on peut me condamner en se basant sur ce que dit la communauté internationale, alors qu’il n’y a pas de preuves. Non, monsieur le président, je ne suis pas d’accord », a-t-il encore ajouté, accusant une grande fatigue et essuyant quelques larmes.

Le procureur a par ailleurs largement évoqué l’accord de cessez-le-feu signé le 18 mars 2003 par plusieurs groupes armés de l’Ituri, et au bas duquel figure la signature du « colonel Mathieu Ngudjolo ». Présent lors de la cérémonie de signature, l’accusé a expliqué avoir du signer pour combler l’absence de l’un des autres signataires. « J’ai été invité à signer avec eux, d’autant plus que moi, j’avais intérêt à ce qu’il y ait la paix. » «

Pourquoi avoir utilisé le titre de Colonel ? » L’a interrogé Eric McDonald. « Je me suis octroyé le grade de colonel, parce que mon objectif était d’intégrer l’armée nationale » à la fin des hostilités, a rétorqué Mathieu Ngudjolo.

Mathieu Ngudjolo subit son procès aux cotés de Germain Katanga depuis novembre 2009. Il a été transféré à la prison de la CPI en février 2008.

SM/GF

© Agence Hirondelle

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Benetton, le bad boys

Posté par Adolphe Habimana le 18 novembre 2011

La pub Benetton « interdite » de Télé

François d’Aubert, président de l’ARPP, condamnant la campagne du groupe italien, les télévisions françaises auront donc du mal à passer outre

La pub Benetton « interdite » de Télé

Photo : D.R.

Le 18/11/2011 à 17:26 par Emmanuel Schwartzenberg (TVMag)


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La photo siglée Benetton montrant Barack Obama embrassant Hu Jintao a déplu au Président américain. « Depuis longtemps, la Maison-Blanche a pour politique de désapprouver l’usage du nom et de l’image du Président à des fins commerciales », précise un communiqué. Choquée par l’image de Benoît XVI réalisant la même figure avec l’iman Ahmed el Tayyeb de l’université Al Azhar du Caire, le Vatican a saisi la Justice. Après la publication en une du Parisien et par Le Monde dans une double page commerciale associant Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, aucune réprobation officielle n’a encore eu lieu en France de la part des autorités.

L’organisme de régulation de la publicité, consulté par les médias et les télévisions sur toutes les questions d’éthique, réagit vivement : « C’est une manipulation classique que je trouve déontologiquement irresponsable, affirme François d’Aubert, président de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP). Benetton nous tend un piège dans lequel il ne faut pas tomber ». Cette campagne susceptible d’être diffusée à la télévision française, sous forme d’un spot, comme elle doit l’être aux États-Unis, au Brésil, en Israël et en Inde, soulève, selon François d’Aubert, de graves problèmes juridiques et moraux.

«L’utilisation du droit à l’image constitue un problème justement soulevé par le Président Obama. Ces images ont donné lieu à des trucages, des manipulations techniques qui ne sont pas sans rappeler celles des régimes totalitaires. Ces photos portent atteinte à la dignité des personnes et dévalorisent le personnel politique. Les hommes d’Etat sont ridiculisés, instrumentalisés à des fins commerciales ». Benetton n’étant pas adhérent de l’ARPP, le fabriquant de tissu n’est pas contraint de saisir cet organisme pour lui demander son avis avant la diffusion éventuelle du spot à la télévision ou sur le Net. Par contre, les télévisions françaises, TF1, M6, les chaînes publiques, consulteront, comme elles le font toujours en cas de campagne litigieuse, cette association si elles désirent passer le spot.

Pour autant, Benetton ne passera peut-être pas à travers les mailles du filet. Toute personne et toute association étant habilitées à saisir l’ARPP, si elles considèrent qu’une publicité enfreint la loi, de nombreuses plaintes ayant trait à la publicité Benetton devraient aboutir sur le bureau de François d’Aubert. Dès que le président les recevra, il demandera à la commission de déontologie de les instruire et de rendre son verdict. La condamnation qui sera éventuellement prononcée ne sera pas pénale mais morale, cela suffit pour mettre un média à l’index de la profession.

BENETTON. Leur « provoc » me fait rire, la réaction de Christine Boutin beaucoup moins

LE PLUS. Le pape qui embrasse un imam, ça vous choque ? La marque Benetton a osé dans sa dernière campagne de pub. Voilà qui laisse de marbre Dom B., qui s’insurge pour d’autres motifs.

Par Dom B. Chroniqueuse

Edité par Amandine Schmitt Auteur parrainé par Aude Baron

Benetton et la provoc’, c’est une longue histoire à laquelle nous nous sommes presque habitués. Enfin là, je parle pour moi.

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La sœur embrassant le prêtre (Kissing Nun, 1992), les gens tatoués « HIV positive », l’uniforme de soldat taché de sang… De toutes les campagnes mêlant sexe, mort, religion, la plus marquante (à mes jeunes yeux) est l’image de cet homme, David Kirby, agonisant du Sida, entouré de ses proches. Image terrible et presque mystique, douleurs et souffrances de l’agonie rappelant les tableaux du martyr du Christ.

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Peu d’images m’auront autant frappée que celle-ci, à part peut-être la mort de Omayra Sanchez, en direct à la TV en 85, ou encore celle de Mohamed Al Dourah, en Palestine, en 2000.

La force des publicités de Benetton est de s’appuyer sur des images choquantes ou violentes, qui interrogent et sont supposées réveiller les consciences.

Mais la violence n’est pas leur seul outil. À toutes ces campagnes agressives se sont ajoutées d’autres réclames, prônant l’amour, la tolérance, la lutte contre la faim, contre le racisme, très « monde merveilleux de Disney ». Des campagnes épousant de grandes causes afin de les faire connaître au plus grand nombre.

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Il s’agit en fait de fausses provocations qui, sous couvert d’images osées et choquantes, envoient au monde un message finalement assez conformiste.

De plus, il est dommage que les actions du fabricant textile soient bien moins visibles que leurs discours. C’est bien de dire, c’est encore mieux de faire. Comme ce ne serait pas mal de faire des pulls qui tiennent la route, et ceci plusieurs lavages d’affilée.

La marque soutient bien sûr quelques initiatives dans l’humanitaire, que ce soit celle de Youssou N’Dour pour l’Afrique en 2008, mais c’est relativement récent. La marque a souvent refusé de s’associer à des actions humanitaires, ou anti-racistes, affirmant que cela était trop démagogique.

La contribution humanitaire de Benetton se résume souvent à des campagnes publicitaires, des photos-chocs, et sont donc toujours sujettes au soupçon de mercantilisme, mais surtout elles ne font que prôner des valeurs et une vision du monde un peu gnangnan où tout le monde il serait beau, il serait gentil et il vivrait d’amour et d’eau fraîche par on ne sait quel miracle.

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La nouvelle campagne de Benetton s’inscrit dans la suite logique de toutes celles qui l’ont précédée, que ce soit deux chevaux blanc et noir s’accouplant, une femme noire allaitant un bébé blanc, ou une main tendue pour du riz.

La différence aujourd’hui, par rapport à cette photo d’un Palestinien embrassant une Israélienne, baptisée « Enemies » et publiée en 1998, c’est que d’ennemis nous sommes passés à « unhate » : on doit se dédétester après s’être haïs.

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Hormis cela, à l’ouest, rien de nouveau.
Benetton, c’est un peu l’éternelle candidate à Miss Monde, qui doit impérativement être contre la faim, la guerre, le racisme, l’homophobie et pour l’amour entre les peuples. Carrément osé quand même.

L’image du pape embrassant un imam me fait donc plutôt marrer, mais je ne suis pas croyante, voire l’inverse, puisque j’ai fait acte d’apostasie en 2009, allant jusqu’à renier mon baptême. Donc ni concernée, et pas franchement touchée par l’image d’un pape rétrograde embrassant un imam, mais surtout pas étonnée.

Ce qui me choque davantage, c’est la réaction de Christine Boutin qui appelle au boycott de la marque, carrément (risquant d’ailleurs de s’attirer quelques ennuis).

Christine Boutin, qui quand Charlie Hebdo avait publié sa une controversée et a été victime d’un incendie, s’était alors indignée devant l’acte de violence contre le journal, rappelant le droit à la liberté d’expression et son importance dans notre pays. Elle n’avait pas eu l’air plus choquée que cela par l’irrespect envers l’islam et avait rappelé que le site de l’église catholique avait aussi été piraté.

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Cette indignation à géométrie variable m’agace bien plus que la photo qui la suscite.

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Rwanda: » L’homme qui dit que Kagame lui a dit… »

Posté par Adolphe Habimana le 14 novembre 2011

Faustin Kagamé est consultant en communication à la présidence de la république du Rwanda.

La presse a récemment fait état des révélations d’un homme affirmant que le président rwandais Paul Kagamé lui aurait fait une étonnante confidence. Celle d’avoir organisé lui-même l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion de l’ex-président Juvénal Habyarimana, son prédécesseur. Livrés par son ancien directeur de cabinet Théogène Rudasingwa des années après sa défection, les épanchements attribués à un président dont le “goût du secret” était cité comme un trait dominant de son caractère jusqu’ici, soulèvent les réserves qui s’imposent : passé à l’opposition la plus virulente contre Kagamé, son ancien assistant peut très bien vouloir régler des comptes personnels hérités d’une collaboration qui a mal tourné.

Attribuer l’attentat qui donna le signal du génocide à l’homme qui en a sauvé les survivants ne manque pas d’intérêt pour tout le monde. Si la preuve pouvait être faite que Kagamé était bien le commanditaire de l’attentat qui fut, selon ses auteurs, « la cause du génocide de son ethnie », ces derniers verraient l’occasion d’une circonstance atténuante sinon d’une justification en leur faveur, via une démonstration par le cynisme supposé sans limites de leur pire ennemi. Parallèlement, le soutien des dirigeants français de l’époque aux extrémistes hutus qui ont commis le génocide en serait revu dans le sens que certains à Paris souhaitent.

La répercussion dans la presse des « aveux » attribués par M. Rudasingwa au président rwandais pose problème. Depuis quand une accusation gravissime tirée d’une confidence parfaitement invérifiable est-elle diffusée sous les apparences d’une information sérieuse ? En l’absence de la moindre preuve pouvant conforter ses dires – puisque ce sera toujours « parole contre parole » dans l’intimité à deux – un autre sera-t-il publié aussi généreusement demain s’il révèle que Rudasingwa a rétracté ses confidences en sa seule présence ? Si oui, on imagine que plein de gens se porteraient volontaires, mais à quoi ressemblerait donc l’information si pareilles méthodes devenaient la règle?

Reste l’épave du Falcon 50 offert par la France à l’ex-président Habyarimana, seul élément matériel exploitable de toute enquête. Posé à l’endroit même où il vint s’écraser en cette soirée fatidique du 6 avril 1994, le grand volatile de métal vient de passer 17 années à la disposition du premier enquêteur désireux de l’ausculter (*). Trois équipes venues de l’étranger s’y sont collées : celle qui fut mandatée par la Mission parlementaire française d’information sur le Rwanda en septembre 1998 ; celle d’une équipe de l’Université britannique de Cransfield qui a produit une analyse balistique publiée en janvier 2010 ; et celle du juge Marc Trévidic en septembre 2010 pour finir, mandaté par la France pour poursuivre et finaliser le travail de son collègue Bruguière. Rappelons que cette enquête est menée à charge contre le président Kagamé et neuf de ses collaborateurs. On l’a déjà dit, ses conclusions sont attendues d’un moment à l’autre. Serions-nous dans le timing parfait pour une manipulation de dernière minute ?

Il n’est pas interdit de poser les bonnes questions dans cette affaire. Comme celle-ci par exemple. Si Paul Kagamé était le commanditaire de l’attentat, par quel mystère laisserait-il en place, 17 années durant, le seul élément de preuve capable de le confondre ? Sans que rien ni personne ne l’y oblige, quel coupable agirait-il de la sorte ? C’est en pleine bataille de Kigali le 21 mai 1994, que l’armée alors commandée par le général Kagamé a pris le contrôle de la zone de l’aéroport où se trouvait l’épave jamais déplacée du Falcon abattu le 6 avril 1994. Auteurs supposés d’un crime aux conséquences effroyables, les soldats du FPR avaient tout loisir d’en effacer les traces susceptibles de faire éclater la vérité un jour ou l’autre.

À la faveur des combats qui ont duré jusqu’au 4 juillet 1994 en ville de Kigali surtout, la carcasse de l’avion pouvait se faire réduire en poudre d’alumine sans que personne ne s’en étonne. Au lieu de cela, elle reste exposée au grand air des collines depuis 17 ans. Si vous passez par Kigali un jour, prenez le temps de visiter l’épave du Falcon en vous posant comme moi cette question : s’ils avaient vraiment descendu cet avion, pourquoi diable les dirigeants rwandais auraient-ils laissé tout ceci en place ? Un dicton qu’on dit chinois pourrait sans doute expliquer ce mystère. « Quand le sage lève le doigt pour montrer la lune, l’étourdi regarde le doigt ».

(*) Grâce aux impacts laissés par le tir fatal, l’épave de l’avion peut permettre la localisation du tireur et partant, son identification en fonction des positions occupées par les uns et les autres le 6 avril 1994 vers 20 heures.

source: jeune afrique

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Joe Frazier, le vainqueur de Mohammed Ali, est mort

Posté par Adolphe Habimana le 14 novembre 2011

L’ancien champion du monde de boxe des lourds, l’Américain Joe Frazier, 67 ans, est décédé, lundi 7 novembre. Samedi, le New York Post avait affirmé que l’ancien boxeur souffrait d’un cancer du foie à un stade avancé. Il était hospitalisé à Philadelphie.

L’inépuisable puncheur avait été le premier homme à vaincre le légendaire Mohammed Ali, s’emparant du titre des poids lourds sur décision à l’unanimité des juges après quinze rounds, en 1971 au Madison Square Garden de New York, dans ce qui fut surnommé « le combat du siècle ». Sur le ring, il y avait alors Ali, boxeur charismatique et provocateur tandis que Frazier était fier et parlait pendant le combat. Ce match, d’une grande violence, envoie les deux hommes à l’hôpital. Par la suite, Frazier a perdu deux fois consécutives contre Mohammed Ali, en 1974 et 1975.

Le deuxième combat Ali-Frazier a lieu en 1974, toujours au Madison Square Garden, et le premier l’emporte sur décision des juges. Ali reconquiert le titre face à Foreman et le défend dans un troisième combat face à Joe Frazier. Ce dernier ne pardonnera pas les provcations d’Ali, qui qualifiait son adversaire de « gorille » ou d’« Oncle Tom », un terme insultant pour désigner les Noirs obséquieux envers les Blancs. Joe Frazier insistait, lui, pour appeler son rival Cassius Clay, l’identité de naissance de Mohammed Ali, changée en 1964 après sa conversion à l’islam

Récemment l’ancien champion du monde avait durement critiqué le monde de la boxe et la multiplication des titres : « Avec toutes ces ceintures (WBA, IBF et WBO), savez-vous seulement qui est champion de quoi ? » s’était-il interrogé.

Dimanche, Mohammed Ali avait fait savoir qu’il « priait » pour son ancien adversaire. « Les nouvelles concernant Joe sont difficiles à croire et encore plus difficiles à accepter, avait déclaré Ali dans un communiqué. Joe est un combattant et un champion, et je prie pour qu’il se batte, maintenant. » Le Philippin Manny Pacquiao, 32 ans, invaincu depuis six ans, a estimé lundi à son arrivée à Las Vegas pour son combat contre le Mexicain Juan Manuel Marquez samedi que « la boxe avait perdu un grand champion et le sport un grand ambassadeur ».

Avant son hospitalisation, le boxeur vivait seul dans un appartement situé au-dessus du gymnase d’un quartier déshérité de Philadelphie, où il entraînait de jeunes boxeurs.[gv data= »http://www.youtube.com/?v=
BOXE – Muhammad Ali vs Joe Frazier par CuteSyd« ][/gv]

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Rwanda : « L’homme qui dit que Kagamé lui a dit… »

Posté par Adolphe Habimana le 14 novembre 2011

11/11/2011 à 18h:02 Par Faustin Kagamé

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Faustin Kagamé est consultant en communication à la présidence de la république du Rwanda.

La presse a récemment fait état des révélations d’un homme affirmant que le président rwandais Paul Kagamé lui aurait fait une étonnante confidence. Celle d’avoir organisé lui-même l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion de l’ex-président Juvénal Habyarimana, son prédécesseur. Livrés par son ancien directeur de cabinet Théogène Rudasingwa des années après sa défection, les épanchements attribués à un président dont le « goût du secret » était cité comme un trait dominant de son caractère jusqu’ici, soulèvent les réserves qui s’imposent : passé à l’opposition la plus virulente contre Kagamé, son ancien assistant peut très bien vouloir régler des comptes personnels hérités d’une collaboration qui a mal tourné.

Attribuer l’attentat qui donna le signal du génocide à l’homme qui en a sauvé les survivants ne manque pas d’intérêt pour tout le monde. Si la preuve pouvait être faite que Kagamé était bien le commanditaire de l’attentat qui fut, selon ses auteurs, « la cause du génocide de son ethnie », ces derniers verraient l’occasion d’une circonstance atténuante sinon d’une justification en leur faveur, via une démonstration par le cynisme supposé sans limites de leur pire ennemi. Parallèlement, le soutien des dirigeants français de l’époque aux extrémistes hutus qui ont commis le génocide en serait revu dans le sens que certains à Paris souhaitent.

La répercussion dans la presse des « aveux » attribués par M. Rudasingwa au président rwandais pose problème. Depuis quand une accusation gravissime tirée d’une confidence parfaitement invérifiable est-elle diffusée sous les apparences d’une information sérieuse ? En l’absence de la moindre preuve pouvant conforter ses dires – puisque ce sera toujours « parole contre parole » dans l’intimité à deux – un autre sera-t-il publié aussi généreusement demain s’il révèle que Rudasingwa a rétracté ses confidences en sa seule présence ? Si oui, on imagine que plein de gens se porteraient volontaires, mais à quoi ressemblerait donc l’information si pareilles méthodes devenaient la règle?

Reste l’épave du Falcon 50 offert par la France à l’ex-président Habyarimana, seul élément matériel exploitable de toute enquête. Posé à l’endroit même où il vint s’écraser en cette soirée fatidique du 6 avril 1994, le grand volatile de métal vient de passer 17 années à la disposition du premier enquêteur désireux de l’ausculter (*). Trois équipes venues de l’étranger s’y sont collées : celle qui fut mandatée par la Mission parlementaire française d’information sur le Rwanda en septembre 1998 ; celle d’une équipe de l’Université britannique de Cransfield qui a produit une analyse balistique publiée en janvier 2010 ; et celle du juge Marc Trévidic en septembre 2010 pour finir, mandaté par la France pour poursuivre et finaliser le travail de son collègue Bruguière. Rappelons que cette enquête est menée à charge contre le président Kagamé et neuf de ses collaborateurs. On l’a déjà dit, ses conclusions sont attendues d’un moment à l’autre. Serions-nous dans le timing parfait pour une manipulation de dernière minute ?

Il n’est pas interdit de poser les bonnes questions dans cette affaire. Comme celle-ci par exemple. Si Paul Kagamé était le commanditaire de l’attentat, par quel mystère laisserait-il en place, 17 années durant, le seul élément de preuve capable de le confondre ? Sans que rien ni personne ne l’y oblige, quel coupable agirait-il de la sorte ? C’est en pleine bataille de Kigali le 21 mai 1994, que l’armée alors commandée par le général Kagamé a pris le contrôle de la zone de l’aéroport où se trouvait l’épave jamais déplacée du Falcon abattu le 6 avril 1994. Auteurs supposés d’un crime aux conséquences effroyables, les soldats du FPR avaient tout loisir d’en effacer les traces susceptibles de faire éclater la vérité un jour ou l’autre.

À la faveur des combats qui ont duré jusqu’au 4 juillet 1994 en ville de Kigali surtout, la carcasse de l’avion pouvait se faire réduire en poudre d’alumine sans que personne ne s’en étonne. Au lieu de cela, elle reste exposée au grand air des collines depuis 17 ans. Si vous passez par Kigali un jour, prenez le temps de visiter l’épave du Falcon en vous posant comme moi cette question : s’ils avaient vraiment descendu cet avion, pourquoi diable les dirigeants rwandais auraient-ils laissé tout ceci en place ? Un dicton qu’on dit chinois pourrait sans doute expliquer ce mystère. « Quand le sage lève le doigt pour montrer la lune, l’étourdi regarde le doigt ».

(*) Grâce aux impacts laissés par le tir fatal, l’épave de l’avion peut permettre la localisation du tireur et partant, son identification en fonction des positions occupées par les uns et les autres le 6 avril 1994 vers 20 heures.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Rwanda : « L’homme qui dit que Kagamé lui a dit… » | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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Posté par Adolphe Habimana le 3 novembre 2011

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