RWANDA/JUSTICE – UN RICHE HOMME D’AFFAIRES RENVOYE DEVANT LA JUSTICE POUR GENOCIDE

Posté par Adolphe Habimana le 29 mars 2011

28.03.11 – RWANDA/JUSTICE – UN RICHE HOMME D’AFFAIRES RENVOYE DEVANT LA JUSTICE POUR GENOCIDE Version imprimable Suggérer par mail
Kigali, 28 mars 2011 (FH) – Un célèbre homme d’affaires du sud du Rwanda, Isaac Munyagasheke, 82 ans, sera jugé à partir du 5 avril prochain devant un tribunal classique de son pays, pour son rôle présumé dans le génocide des Tutsis de 1994, apprend-on lundi.

Une des plus grosses fortunes de la cité universitaire de Butare en 1994, Munyagasheke est accusé d’avoir participé, aux côtés de hauts responsables civils et militaires, à la planification des massacres de Tutsis dans cette ville du sud du Rwanda.

En particulier, Munyagasheke est accusé d’avoir déployé des jeunes pour piller les biens des commerçants d’ethnie tutsie de Butare. Le procureur lui reproche également d’avoir distribué des machettes aux miliciens, et transformé son domicile en quartier général des auteurs de viols et autres sévices sexuels.

Au lendemain du génocide, il s’était réfugié au Kenya. Rentré au Rwanda, il a été arrêté en février 2010, puis jugé et condamné à la prison à vie par un tribunal populaire gacaca de Butare. Après qu’il eut demandé un procès en révision, la justice gacaca a décidé de le renvoyer devant une juridiction classique.

Plusieurs rescapés de Butare ont décidé de se constituer parties civiles au prochain procès de l’homme d’affaires devant le tribunal de grande instance de Huye.

Parmi les responsables avec qui Isaac Munyagasheke aurait organisé le génocide, l’acte d’accusation mentionne l’ex-ministre de la Famille et de la promotion féminine Pauline Nyiramasuhuko, la seule femme détenue par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie. L’ex-ministre attend encore le verdict.

Est également cité parmi les complices présumés de l’accusé, le lieutenant-colonel Tharcisse Muvunyi condamné par le TPIR à 15 ans de prison et qui attend l’arrêt de la chambre d’appel vendredi.

Un des fils de Isaac Munyagasheke, Désiré Munyaneza, exilé au Canada, a été jugé dans ce pays et condamné à la prison sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans de réclusion.

SRE-ER/GF

© Agence Hirondelle

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Le TPIR : Une Justice internationale ou une Justice visant à préserver l’impunité du vainqueur?

Posté par Adolphe Habimana le 29 mars 2011

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Samedi, 19 Mars 2011 18:11 
(WikiLeaks,TPIR,Rwanda,génocide,Kagamé) ‘Le Tribunal ad hoc des Nations Unies pour le Rwanda : Une Justice internationale ou une Justice visant à préserver l’impunité du vainqueur?’ (“The United Nations Ad Hoc Tribunal for Rwanda: International Justice or Juridically-Constructed Victor’s Impunity”), DePaul University Journal for Social Justice” volume 4, p.131 (2010), P. Erlinder – A.M. Palumbo.
[...Cette recherche explique également comment la France a été injustement accusée de complicité dans le Génocide. ...]

Contactez:
L’Institut de Droit Humanitaire International / International Humanitarian Law Institute
www.rwandadocumentsproject.net
Directeur, Prof. Peter Erlinder (Anglais)
Dir. Ass. Christine Schoettler (Français)
c/o Wm. Mitchell College of Law (et. 1900)
St. Paul, MN 55105, USA
+1-651-290-6384
St. Paul, MN, Etats-Unis –
 
L’Institut de Droit Humanitaire International, (International Humanitarian Law Institute, IHLI), annonce la publication d’un travail de recherche extensif de 84 pages, intitulé ‘Le Tribunal ad hoc des Nations Unies pour le Rwanda: Une Justice internationale ou une Justice visant à préserver l’impunité du vainqueur?’ (“The United Nations Ad Hoc Tribunal for Rwanda: International Justice or Juridically-Constructed Victor’s Impunity”) par le directeur de l’IHLI, le professeur Peter Erlinder, et le directeur associé Andrea M. Palumbo, dans le journal  “Journal for Social Justice” volume 4, 1, automne 2010 de la faculté de droit, DePaul University, qui est une des universités catholiques les plus éminentes des Etats-Unis.
 
La recherche est basée exclusivement sur des documents des Nations Unies et du gouvernement américain, tels les Documents de l’Affaire du Pentagone, ou ceux dévoilés par WikiLeaks. Les documents originaux peuvent être consultés sur le site web de l’Institut IHLI, au www.rwandadocumentsproject.net.
Les documents de l’ONU expliquent comment la branche militaire de la majorité gouvernementale au Rwanda, le Front Patriotique Rwandais (FPR), est passé entre janvier 1991 et février 1993 d’un groupe ougandais de déserteurs vaincus à l’armée la plus puissante d’Afrique Centrale; et ce avec le soutien de l’Ouganda, du Royaume-Uni et du Pentagone américain. Cette recherche explique également comment la France a été injustement accusée de complicité dans le Génocide.
 
Les documents en question comportent des témoignages sous serment devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) selon lesquels l’Ambassadeur américain au Rwanda avait personnellement averti Kagame à la fin de l’année 1993 que s’il rompait les accords de cessez-le-feu de février 1993 au Rwanda, il serait tenu responsable des massacres qui s’ensuivraient. Le Burundi, pays frère du Rwanda, avait subi une vague de violence lorsque le premier président Hutu avait été assassiné.
 
Les documents de l’ONU comportent aussi des témoignages sous serment devant le TPIR d’anciens officiers du FPR qui avaient reçu l’ordre direct de Paul Kagame d’assassiner les présidents du Rwanda et du Burundi le 6 avril 1994. D’autres officiers présents au quartier général du FPR la même nuit ont témoigné que Kagame leur avait ordonné de prendre le pays par la force.  Des déclarations sous serment faites par un ancien agent du FBI ainsi que par des enquêteurs en chef du TPIR confirment la culpabilité de Kagame dans ces assassinats.
 
Les mémoires de Carla del Ponte, l’ancien procureur du TPIR, décrivent les ordres qu’elle avait reçus des Etats-Unis de ne pas donner suite aux éléments de preuve dont elle disposait pour engager des poursuites à l’encontre du FPR et de Kagame.
 
Les documents démontrent aussi que le Général Roméo Dallaire, ancien commandant des Casques Bleus de l’ONU, avait annoncé à l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, « qu’il n’y avait eu aucun coup d’état » par l’armée du Rwanda en avril 1994; que Kagame refusait systématiquement les demandes de cessez-le-feu qui avaient pour but de mettre fin aux massacres commis entre avril et juin 1994; et que Kagame refusait d’utiliser les forces militaires supérieures du FPR pour arrêter les massacres des civils car « il était sur le point de gagner la guerre ».
Les documents montrent aussi que le Secrétaire Général Annan et l’ancien Secrétaire d’Etat américain, Warren Christopher, avaient été informés en août 1994 des massacres commis contre les civils par le FPR.  Cependant, depuis sa création en novembre 1994 jusqu’à aujourd’hui, le TPIR n’a poursuivi aucun accusé associé avec le FPR, et ce, parce que les Etats Unis ont toujours soutenu Kagame, selon le procureur Del Ponte.
 
L’auteur de cet ouvrage est le professeur Peter Erlinder, directeur de l’IHLI et avocat principal de la défense au TPIR, qui a été inculpé et arrêté au printemps 2010 par le Gouvernement rwandais pour avoir “renié l’existence du génocide”, et ce sur la base de ses publications universitaires, puis libéré d’une prison rwandaise pour des raisons médicales suite à une campagne internationale féroce.  Selon l’auteur: « ces documents de l’ONU, préalablement étouffés, sont la raison pour laquelle Kagame m’a fait arrêter.  Je n’ai jamais nié le fait que des dizaines de milliers de Tutsis ont été tués lors d’un génocide, tel que la Convention sur le Génocide entend la définition de ce crime. Il y a même des preuves selon lesquelles peut-être plus de Hutus que de Tutsis auraient  été assassinés.  Toutefois, ce qui est indisputable c’est que (a) si le soutient anglo-américain n’avait pas si rapidement transformé le FPR en une puissance militaire dominante au Rwanda entre janvier 1991 et février 1993, le FPR n’aurait pas eu la puissance militaire qui lui a permis d’agresser le Rwanda après février 1993; (b) si les deux présidents n’avaient pas été assassinés lors de la prise de pouvoir par le FPR, les massacres des civils qui avaient été préalablement annoncés n’auraient probablement pas eu lieu, et le FPR serait resté un parti politique minoritaire  dans un état à partis politiques multiples. »
 
P.-Erlinder_DePaulLawReviewArticle.F2010-3-.pdf
 
Erlinder-ictr-paris-fre.pdf
 

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Rwanda : Le Général Didier Tauzin demande justice pour la France et ses soldats

Posté par Adolphe Habimana le 29 mars 2011

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Lundi, 28 Mars 2011 03:32 
(Rwanda,Général Didier Tauzin,génocide,kagamé ) OBJET : Sortie en librairie le 4 avril du livre du général Didier Tauzin, Rwanda je demande justice pour la France et ses soldats dans lequel le chef de l’opération Chimère répond aux accusations du rapport Mucyo à quelques jours du triste anniversaire de l’assassinat du président Habyarimana décédé dans l’attentat perpétré contre son Falcon 50 le 6 avril 1994. Ce crash est à l’origine du génocide rwandais.
“ Mesdames et Messieurs nos élus, le peuple français ne vous a pas mandatés pour que vous laissiez injurier notre pays, ceux et celles qui le gouvernaient entre 1990 et 1994, et ses soldats ! Votre silence ou vos « petites phrases » ne font qu’ajouter aux assertions infamantes et entachent votre légitimité nationale.”
 
Aujourd’hui général de division, Didier Tauzin a commandé de 1992 à 1994 le prestigieux 1erRPIMa, le premier régiment parachutiste d’infanterie de marine. Héritier direct des paras du Special Air Service, ce régiment est le fleuron des forces spéciales françaises et sa devise est sans équivoque : qui ose gagne !
 
C’est avec le 1er RPIMa que Didier Tauzin, alias Thibault, sera envoyé au Rwanda dans le cadre de l’opération Birunga – improprement appelée Chimère – et un an plus tard dans le cadre de l’opération Turquoise. Lors de l’opération Birunga, avec 70 paras d’élite de son unité, Didier Tauzin sauvera un pays et une armée en déroute, mais à l’heure de lancer l’ultime offensive, son opération sera annulée… contre sa volonté ! Le génocide commencera un an après…
 
Dans ce livre édifiant, Didier Tauzin raconte les missions qu’il a eu à mener au Rwanda, les opérations non conventionnelles qui sont la spécialité et la force de son unité ; il relate le contact si chaleureux avec les réfugiés tutsis et il dit son amour indéfectible pour l’Afrique et les Africains.
 
Ce livre est surtout un vibrant plaidoyer en réponse aux accusations graves portées contre l’action de la France et de ses soldats au Rwanda par certains journalistes, et surtout par le rapport Mucyo.
Ce rapport diligenté par le président rwandais Paul Kagame prétend établir la complicité de la
France dans l’organisation du génocide et la formation des génocidaires et accuse les militaires français de viols systématiques.
 
Avec sincérité et conviction, Tauzin rétablit la vérité et demande justice pour la France et ses soldats.
Pour que l’on n’oublie pas notamment que des Français ont laissé leur vie au Rwanda…
 
Un témoignage unique et précieux qui est aussi un message pour la dignité et la grandeur de l’homme.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire.
 
Louis de Mareüil
Éditions Jacob-Duvernet
01 42 22 63 65

louis.sfg@noos.fr  

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Le porte-avions Charles-de-Gaulle doit appareiller dimanche de Toulon. Il est à un jour de mer, environ, de la zone des opérations.

Posté par Adolphe Habimana le 20 mars 2011

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L’armée française mobilisée pour l’intervention militaire en Libye

 

Des militaires français vérifient un missile d’un avion Rafale en partance pour la Libye, le 19 mars 2011.

AFP Photo/ECPAD/Sébastien Dupont

Par RFI

Les opérations militaires de la coalition internationale en Libye ont commencé ce samedi 19 mars 2011, peu après le sommet international de Paris auquel prenaient part Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Et c’est l’armée de l’air française qui est entrée la première en action. L’aviation a détruit plusieurs chars et véhicules blindés libyens au sud-ouest de Benghazi où les combats faisaient rage entre insurgés et forces libyennes. Une armée française fortement mobilisée pour ces actions.

Tout était prêt et 48 heures après la résolution 1973 de l’ONU, la France a lancé les opérations sur la Libye, en concertations avec ces partenaires. Ce sont donc des Mirage 2000 et des Rafale qui ont fait leur apparition cet après-midi dans le ciel libyen. Ils ont quadrillé une zone de 150 km sur 100. Une zone d’exclusion aérienne, qui va, de l’est du golfe de Syrte, à la frontière égyptienne.

Et leur mission principale est de recueillir du renseignement pour savoir exactement où se situent les troupes fidèles au colonel Kadhafi. Ils doivent aussi interdire l’espace aérien aux Bombardier libyens et enfin détruire les blindés qui se montreraient menaçant vis à vis de la population.

En fin de journée ce samedi, au moins un véhicule, considéré comme hostile, a été détruit ; les avions français ont procédé à quatre frappes aériennes et ont détruit plusieurs blindés de l’armée de Kadhafi. Et les actions doivent se poursuivre durant la nuit.

 

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Rwanda: Une idée géniale! « Castration ou Vasectomie »

Posté par Adolphe Habimana le 11 mars 2011

Rwanda | Face à la croissance démographique, le Rwanda encourage les hommes à la vasectomie

Le Rwanda, dont la croissance démographique élevée met en péril les efforts de développement et les récents progrès économiques, encourage les hommes à la vasectomie, une initiative parmi d’autres pour contenir la progression de sa population.

Avec en moyenne 395 habitants au km2, le Rwanda est le pays le plus densément peuplé d’Afrique sub-saharienne: en 50 ans, sa population a quadruplé pour passer la barre des 10 millions d’habitants aujourd’hui, sur un territoire de quelque 28.000 km2, un peu moins grand que la Belgique.

Les autorités rwandaises tentent d’enrayer cette croissance galopante susceptible de remettre en cause les acquis économiques de l’après-génocide (1994), sur un modèle volontariste caractéristique du régime du chef de l’Etat Paul Kagame.

Et de proposer, dans le cadre d’un vaste programme national de planning familial, la solution, parmi d’autres, de la vasectomie sans scalpel, une intervention chirurgicale bénigne mais très efficace pour rendre les hommes stériles.

Cette technique consiste à couper et bloquer les canaux qui transportent les spermatozoïdes à partir des testicules, entraînant une stérilisation complète du patient.

John Rutaremara, 31 ans, prévoit de prendre rendez-vous pour se faire opérer. Ce père de deux enfants explique avoir du mal à boucler ses fins de mois avec ses six dollars de salaire quotidien.

« Nous avons beaucoup de dépenses. Les frais de scolarité, la nourriture, l’électricité sont très chers à Kigali. Si nous avions plus d’enfants, la vie serait vraiment très difficile », témoigne-t-il.

« Je préfèrerais avoir seulement deux enfants bien portants et bien éduqués que d’en avoir huit qui connaissent la faim chaque jour », ajoute-t-il.

L’opération à laquelle aspire John est rapide, peu coûteuse et comporte peu de complications.

« Cela prend environ 15 minutes et c’est sans douleur. Nous utilisons seulement une petite aiguille, sous anesthésie locale », explique Leonard Kagabo, l’un des médecins du programme.

Polémique sur les objectifs chiffrés

Le projet rwandais a soulevé dans un premier temps une polémique, plusieurs articles de presse affirmant que les autorités avaient déterminé un objectif chiffré du programme, 700.000 vasectomies sur trois ans.

Un parti d’opposition avait ainsi accusé le gouvernement « d’émasculer les pauvres ».

« Il n’y a pas d’objectif de 700.000 vasectomies et il n’y en aura jamais. Fixer de tels objectifs pour des solutions de planning familial de cette nature constituerait une violation des droits de l’Homme et serait contraire à l’éthique », rétorque Agnes Binagwaho, la numéro 2 du ministère de la Santé.

Le recours à la vasectomie en Afrique sub-saharienne est très peu répandu, cette pratique étant souvent accusée à tort de provoquer l’impuissance.

Par ailleurs, des spécialistes s’inquiètent des effets pervers d’une politique visant à généraliser les vasectomies, susceptible selon eux d’entraîner une diminution de l’usage des préservatifs et de provoquer une recrudescence des maladies sexuellement transmissibles.

Mais pour Fidel Ngabo, responsable pour la puériculture et la santé de la mère et de l’enfant au ministère, des campagnes de prévention adéquates permettront de contrer cette menace.

« Nous prodiguons toujours des conseils sur le VIH-sida et le planning familial en même temps, parce qu’ils sont indissociables. En ce qui concerne la vasectomie, l’assistance se fait avant et après l’opération », détaille M. Ngabo.

Pour ce responsable, l’évolution de la société rwandaise et la pression démographique sur les ressources limitées du pays plaident pour le contrôle de la natalité.

« 80% de notre population vit de la terre. Par le passé, plus un paysan avait d’enfants, plus il était riche. Mais ça a radicalement changé. A présent, plus d’enfants engendre plus de frais de scolarité et de santé pour le paysan et moins de terre en héritage pour chaque enfant », souligne M. Ngabo.

source: jeune afrique

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Du caoutchouc au 19ème siècle au coltan du sang actuellement, la RDC toujours victime de prédation capitaliste occidentale !

Posté par Adolphe Habimana le 11 mars 2011

Kinshasa, 10/03/2011 / Politique

Triste destinée que celle de la RDC et de sa population qui subissent depuis deux siècles une éhontée exploitation capitaliste occidentale avec d’abord l’ère du caoutchouc que les colonialistes faisaient produire aux indigènes congolais au prix du sang et maintenant à l’ère du coltan pour lequel on tue sans vergogne les autochtones de l’Est du pays

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Depuis le début du capitalisme en Europe au 15ème siècle, l’Afrique en général et la RD Congo en particulier, est victime de ce nouveau système d’exploitation. Après la traite négrière, qui a déporté plus de 300 millions d’Africains vers l’Amérique sans oublier de millions de morts inconnus durant la traversée de l’océan Atlantique, est venue la colonisation au 18ème siècle. Le Congo a payé un prix très lourd : le caoutchouc rouge.

En effet, avec la demande croissante des pneus pour l’automobile sur le marché mondial, 5 à 8 millions des Congolais furent décimés. Ceux qui ont eu la chance de rester en vie se retrouvèrent avec des mains coupées. Dans la troisième révolution du capitalisme, celle de la finance, des télécommunications et de l’informatique, le Congo paie encore le prix fort. Après le caoutchouc rouge, c’est le coltan du sang.

Plus de 5 millions de morts pour que les multinationales anglo-saxonnes contrôlent 80 % de réserves de coltan indispensable à l’industrie aéronautique, aérospatiale, de la défense et pour la fabrication des composantes électroniques.

Comme du temps de la traite négrière où les capitalistes européens utilisèrent les Africains pour faire la chasse aux esclaves noirs et les vendre en Amériques, les multinationales anglo-saxonnes utilisent aujourd’hui de nouveaux Etats africains pour faire main basse sur les richesses naturelles de la République démocratique du Congo.

Etats négriers de temps modernes

Sous prétexte de revendiquer leur nationalité, des tutsi congolais dits banyamulenge et trois Etats voisins africains, en l’occurrence l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, ont été armés par les puissances extérieures et les multinationales anglo-saxonnes pour attaquer la République du Zaïre de Mobutu en1996.

Au cours de l’avancée des troupes rwandaises, burundaises et ougandaises, les multi nationales signent des contrats de concessions minières avec la rébellion de l’AFDL dirigée par Lau¬rent-Désiré Kabila.

L’enjeu était de taille : contrôler tout l’Est du Congo qui regorge des minerais stratégiques. La RDC héberge plus de 75 % des réserves mondiales de coltan, plus du tiers des réserves mondiales de cobalt, 10 % de réserves mondiales de cuivre… Elle sera bientôt classée parmi les grands producteurs du pétrole.

Curieusement, tous ces minerais stratégiques se trouvent à l’Est du pays, d’où la guerre d’agression est partie. Il se dégage deux objectifs aux yeux des parrains de la guerre : soit faire du Rwanda un Etat incontournable économiquement, soit balkaniser la RDC pour créer un autre Etat appelé Congo oriental comme beaucoup d’auteurs occidentaux commencent à le signaler dans leurs littératures.

Ainsi la RDC se retrouve au centre des enjeux géostratégiques et économiques. Et pour arriver à contrôler l’Afrique centrale il faut évincer la France de l’Afrique centrale d’une part, et barrer la route à la Chine, puissance économique émergeante d’autre part.

Cependant l’installation du régime de l’AFDL à Kinshasa, le 17 mai 1997 va se dérouler sur fond des contestations de la part de la population habitant la capitale congolaise. La lune de miel entre le régime Kabila et ses parrains ne va pas durer longtemps.

S’étant rendu compte que son pays est pillé de fond en comble par les multinationales, le Rwanda, l’Ouganda, le Bu¬rundi et tous les maffieux du monde entier, Laurent-Désiré Kabila va tenter de se libérer de la tutelle de ses parrains. Le 2 août 1998, le Rwanda et l’Ouganda attaquent la RDC et créent des mouvements rebel¬les. La rébellion soutenue par le Rwanda s’installe dans les Kivu et celle soutenue par l’Ouganda dans la Province Orientale.

Le Rwanda et l’Ouganda, avec le soutien de grandes compagnies pétrolières et minières anglo-saxonnes, vont contraindre la République démocratique du Congo à céder  aux exigences. Malgré  tous les accords singés sous  la pression des puissances occidentales, ils vont s’installer durablement dans l’Est de la RDC.
Mais sous la protection des militaires rwandais et ougandais qui ne sont  jamais partis de la RDC, les multinationales pétrolières occidentales continuent à piller. Ils ont trouvé une méthode simple pour rester au Congo : bras¬sage et mixage des éléments ex-rebelles en vue de l’intégration dans l’armée nationale tenue par les Nations unies (MONUC). Le mixage et le brassage ont permis aux militaires rwandais inscrits sur les listes CNDP, de porter les uniformes des Forces armées congolaises afin de contrôler les zones miniè¬res et pétrolières.

Malgré les différents rapports des experts de l’ONU sur le pillage des richesses naturel¬les de la RDC publiés en 2001, 2002, 2003, 2005 et 2008, les Capitalistes occidentaux restent in¬différents non seulement aux conséquences de ces pillages, mais aussi à la dénonciation des 5 millions de morts engendrés par cette guerre des mines.

Par ailleurs, le Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri Museveni sont présentés comme des victimes et la RDC le bourreau. Et pour cela, les lobbies occidentaux et leurs Think Tanks sont actifs à Londres, à Washington et à Bruxelles pour défendre l’occupation par des Ougandais et des Rwandais de la RDC.

En tout état de cause, tout est mis en place pour que le Congo ne puisse pas devenir un Etat moderne capable de se doter d’une armée nationale afin de recouvrer ses territoires occupés et pillés.

Le Potentiel


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RDC : Kabila révoque Nzanga Mobutu de son poste de vice-Premier ministre

Posté par Adolphe Habimana le 11 mars 2011

11/03/2011 à 09h:18 Par Jeune Afrique

Une photo non-datée de Nzanga Mobutu à Kinshasa.

Une photo non-datée de Nzanga Mobutu à Kinshasa. © AFP

Le fils du maréchal Mobutu, qui avait apporté son soutien à Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle de 2006, s’est fait révoqué par ce dernier pour « abandon de service ».

Kabila rompt avec Mobutu fils. Le président congolais (RDC) a décidé de révoquer son vice-Premier ministre et ministre du Travail, François-Joseph Nzanga Mobutu, le fils du maréchal Mobutu Sese Seko, ancien chef du Zaïre.

Joseph Kabila a pris cette décision par un décret signé du 8 mars et lu jeudi soir à la Radio télévision nationale.

« Il a été révoqué pour « abandon de service », a précisé le porte-parole du gouvernement Lambert Mende. Il était parti en novembre à Rome pour représenter la RDC à la création du cardinal (congolais) Laurent Monsengwo, et il est resté en Europe sans aucune explication, sans rien signaler à qui que ce soit ».

Nzanga Mobutu a toujours revendiqué le lourd héritage de son père, même s’il avait surpris en se ralliant avec Joseph Kabila, le fils du tombeur de son père, Laurent-Désiré Kabila, dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2006.

Au premier tour de cette élection, il avait remporté 4,77% des voix avec son parti,  l’Union des démocrates mobutistes (Udemo), ce qui lui avait valu un poste au gouvernement. Des rumeurs sur un éventuel départ avait toutefois circulés début 2010.

En cette année d’élection présidentielle, le gouvernement nie toutefois que sa révocation soit une décision politique. « Ce n’est pas son parti qui est visé, il y a d’autres ministres de l’Udemo au gouvernement » a affirmé Lambert Mende. (avec AFP)

source:jeune afrique

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