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La conférence de F. Twagiramungu : Non à la monopolisation de la souffrance

Posté par Adolphe Habimana le 31 janvier 2011

  

  

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Le 29/01/2011 en début d’après-midi, Faustin Twagiramungu a tenu une conférence dans une des salles des Facultés universitaires Saint Louis à Bruxelles. Un centaine de personnes étaient venues l’écouter. Son discours a été axé sur la réconciliation nationale.

Carrière politique

Jean Marie Vianney Mbonimpa jouait le modérateur. Il a commencé par esquisser la carrière politique de Faustin Twagiramungu. Celui-ci a été présenté comme le premier Rwandais ayant osé défier le régime Habyarimana en animant notamment le groupe de 33 intellectuels qui avaient écrit une lettre pour réclamer l’ouverture politique. Après la loi de juin 1991 légalisant le multipartisme, Faustin Twagiramungu fut élu président du Mouvement Démocratique Républicain (MDR) en août 1992 et s’illustra par sa demande insistante de la tenue de la Conférence Nationale « Rukokoma ». Il sera en outre l’un des initiateurs des Forces Démocratiques de Changement regroupant certains partis d’opposition face au MRND, ce qui aboutit au premier gouvernement multipartite. Il fut en outre le premier à demander des négociations directes entre le gouvernement rwandais et le FPR. Inscrit comme premier ministre dans l’Accord d’Arusha, il sera à ce poste après la victoire du FPR en juillet 1994.

La tâche sera ardue à cause des pratiques sanguinaires de Paul Kagame et de son armée que Faustin Twagiramungu n’a cessé de dénoncer notamment la pratique d’  « ingoyi », sorte de torture de trois liens « akandooya » consistant à lier fortement les bras et les jambes derrière le dos de façon que la victime meure par éclatement.

A cause de cette dure vérité, Faustin Twagiramungu fut contraint à l’exil en 1995.

En 1996, il fonde, avec Seth Sendahonga, les Forces de Résistance pour la Démocratie (FRD). En 2003, est candidat aux élections présidentielles comme challenger à Paul Kagame. Tout le monde au Rwanda est d’avis que Twagiramungu avait gagné ces élections, mais il n’a eu droit qu’à 3% des voix. Après ce hold-up électoral, il a repris l’exil et s’est accordé quelques années de vacances politiques.

C’est en août 2010 que l’idée d’un nouveau parti : le « Rwanda Dream Initiative » (RDI), est née.

Hommage aux anciens compagnons de route

Prenant la parole, Faustin Twagiramungu a salué les anciens opposants comme lui au régime Habyarimana. Un hommage soutenu a été adressé à Jean Baptiste Mberabahizi du Parti Socialiste Rwandais (PSR) que Faustin Twagiramungu a qualifié de compagnon de route dans la lutte pour la démocratie. Il a demandé à Mberabahizi de se lever et celui-ci a été applaudi. Il a salué également la présence dans la salle de Jean Baptiste Nkuriyingoma (MDR), Sylvestre Uwibajije (PSD), Nkerinka Eustache (MDR), Kabanda Célestin (MDR), Jean de Dieu Tulikumana(MDR) et Eugène Seminega (MDR). Des uns et des autres, il a vanté les qualités et les mérites.

Réconciliation, oui, mais avec des préalables

Dans la vue de RDI, la réconciliation passe par la vérité. Cette vérité, c’est que tout Rwandais est victime. La monopolisation de la souffrance est inacceptable, comme l’est aussi l’exploitation éhontée du génocide.

Il a cité l’exemple d’un extrémisme notoire d’une jeune tutsi qui avait été engrossée par un jeune hutu. Les parents de la fille ont crié au scandale sur cette relation. Le garçon voulant épouser sa bien-aimée, les parents de la fille ont dit non et ont voulu faire avorter la fille. Le couple a dû s’exiler.

 

 

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Dans cette quête à la recherche de la vérité, tous les criminels doivent être punis. Non seulement ceux qui ont tué des Tutsi, mais également ceux qui ont tué des Hutu comme à Kibeho, ou dans l’ex-Zaïre.

Il faut également se réconcilier avec notre histoire : il n’y a pas eu de génocide en 1959. Ce sont des tueries atroces de leaders hutu tels que Secyugu, Pole Pole, Sindibona, qui ont mis le feu aux poudres en 1959. Dans les années 60, ce sont les « Inyenzi », dont un certain Numa, qui ont semé le terrorisme dans le pays.

La réconciliation suppose également la responsabilité. C’est par exemple la reconnaissance des mérites des anciens chefs d’Etat et l’organisation de leur inhumation dans la dignité. La dépouille mortelle de Dominique Mbonyumutwa, premier président du Rwanda, a été déterrée vers une destination inconnue, celle de Grégoire Kayibanda ou de Juvénal Habyarimana ou même celle du roi Musinga enterré en RDC par les colonisateurs, toutes ces dépouilles doivent être recherchées et inhumées avec des honneurs des anciens chefs d’Etat.

Dans ce cadre, l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Habyarimana doit être diligentée. Ceux qui poussent le cynisme jusqu’à impliquer entre autres sa femme dans cet assassinat sont de véritables charognards.

Sur ce chapitre, Faustin Twagiramungu a répondu à la question ayant trait au « Mapping Report » accusant le FPR d’avoir commis des actes de génocide sur les réfugiés hutu de l’ex-Zaïre. Il a dit avoir eu rendez-vous au Département d’Etat américain et qu’il a eu l’occasion d’étaler longuement les crimes du FPR et de demander qu’un tribunal soit mis sur pied pour juger les criminels du FPR.

Courage aux opposants politiques en prison

La chasse aux opposants politiques par le FPR est une constante. Faustin Twagiramungu a été inculpé pour négationnisme en 2006 parce qu’il avait dit qu’il ne s’agenouillerait jamais devant un Tutsi. Ce qu’il a répété insistant sur le fait que ses parents et ses grands parents ont été des hommes libres qui n’ont jamais été soumis sous le joug de la féodalité. De même lui ne peut se soumettre à ces pratiques surannées.

La politique criminelle du régime du FPR consistant à fabriquer des preuves pour emprisonner des opposants politiques est malheureuse. Faustin Twagiramungu a entre autres salué le courage de Victoire Ingabire, qui a été soumise aux tracasseries de toutes sortes par les milices du régime avant d’être mise en prison. Il a cependant reconnu, à une question qui lui était posée, que cette dame est partie trop tôt au Rwanda et que le discours qu’elle a prononcé est véridique mais prématuré.

Finalement ?

Le parti RDI recrute actuellement des membres qui seront regroupés dans des « RDI Clubs ». A sa maturité, le RDI deviendra le MPC, le « Mouvement Populaire pour le Changement ».

Gaspard Musabyimana
30/01/2011

source:musabyimana.be

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Dictature:Le top 10 des dictateurs les mieux élus du monde

Posté par Adolphe Habimana le 20 janvier 2011

Pour les chefs d’État autoritaires, rien de mieux qu’une élection «démocratique» pour asseoir leur légitimité. Voici les dix présidents les plus efficaces dans l’art de se faire élire sur des scores indiscutables.

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- Ismail Omar Guelleh en mars 2010 à Nairobi, REUTERS/Noor Khamis -

L’AUTEUR

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Grégoire Fleurot

 Grégoire Fleurot est journaliste à Slate.fr. Il s’occupe notamment de la rubrique «L’explication». Ses articles

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De plus en plus de pays dans le monde organisent des élections au suffrage universel pour élire leur président. Mais derrière ce signe encourageant pour la diffusion de la démocratie se cachent des élections qui n’ont de démocratiques que le nom. Intimidation des opposants, médias contrôlés par le pouvoir, électeurs menacés, votes truqués, candidat unique: les régimes autoritaires rivalisent d’inventivité pour s’assurer des résultats électoraux qui asseyent leur légitimité. Voici notre Top 10 des dictateurs les mieux élus de la planète au 19 janvier 2011, un classement bouleversé notamment par la chute de Ben Ali en Tunisie, qui occupait la 4e place du dernier Top 10 (octobre 2009). [La méthode du classement est détaillée en bas d’article]

10- Hosni Moubarak (Egypte), 88,6%

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Moubarak a remporté la première présidentielle multipartite du pays en 2005 avec 88,6% et une participation très faible de 23%. Au pouvoir depuis presque 30 ans et doyen du Top 10 du ahut de ses 82 ans, il avait gagné en 1987, 1993 et 1999 avec des scores supérieurs à 95%. Cette baisse de régime s’explique par le changement constitutionnel de 2005: avant cette date, le seul et unique candidat à la présidence était choisi par l’Assemblée du peuple et validé par un référendum national. Les observateurs internationaux n’ont pas eu l’autorisation de surveiller le scrutin, et les associations nationales ont obtenu ce privilège la veille de l’élection. Ayman Nur, le leader du parti d’opposition Ghad, a obtenu 7% des suffrages, mais a estimé que son vrai score était quatre fois supérieur: «Cette fraude a pour but d’éliminer le seul candidat qui sera encore vivant pour l’élection présidentielle de 2001», a déclaré cet avocat, qui avait 40 ans à l’époque.

9- Ilham Aliev (Azerbaïdjan), 88,7%

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lham Aliev a été réélu sur un score de 88,73% en 2008, selon les résultats proclamés par la Commission électorale centrale au cours d’une élection jugée non démocratique par les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Malgré des «progrès considérables» par rapport aux précédentes élections, le scrutin «n’a pas reflété les principes d’une élection véritablement pluraliste et démocratique» ont déclaré les observateurs. Aliev avait succédé en 2003 à son père Heydar, ex-responsable du KGB qui avait dirigé le pays jusqu’à sa mort, de 1993 à 2003. Les observateurs du Parlement européen ont souligné l’omniprésence du président sortant et de son père dans la vie publique et le parti pris des médias du pays. Le pays est un important producteur de gaz et de pétrole. La Russie a publiquement félicité Aliev pour sa réélection, et les États-Unis maintiennent de bonnes relations avec le régime.

8- Gurbanguly Berdimuhamedow (Turkménistan), 89,2%

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Berdimuhamedow a été élu après le décès en 2006 du premier président du pays, l’autoritaire Saparmyrat Nyýazow qui avait développé un omniprésent culte de la personnalité durant ses 20 ans au pouvoir. La dernière élection du pays datait de 1992, quand Nyyazow avait récolté 99,5% des voix avant d’être désigné président à vie en 1999. Berdimuhamedow a donc été élu en 2007 en battant cinq autres candidats, dont aucun issu de l’opposition. La participation a atteint, selon les chiffres officiels, 95%. Dans la province de Lebap, les autorités ont menacé la population, déclarant que ceux qui ne voteraient pas n’allaient pas recevoir leur ration mensuelle de farine. Ceux qui votaient pour la première fois et les personnes âgées se sont au contraire vus promettre des cadeaux. Un jeune votant a ainsi reçu un exemplaire du livre du président défunt Nyyazov. De nombreux représentants étrangers, notamment des Russes et des Américains, étaient présents lors de l’investiture de  Berdimuhamedow. Le Turkménistan dispose lui aussi d’importantes réserves de gaz naturel.

7- Abdelaziz Bouteflika (Algérie), 90,2%

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Le président algérien, doyen du Top 10 du haut de ses 73 ans, est sur une pente positive: il a été réélu dès le 1er tour, le 9 avril 2009, pour un troisième mandat avec plus de 90% des voix, contre seulement 85% en 2004. La participation, qui était le seul enjeu d’un scrutin boycotté par les ténors de l’opposition, a atteint 74,24%, également en progression par rapport à 2004. Sur les 57 recours reçus par le Conseil constitutionnel, 53 ont été déclarés irrecevables sur la forme, et les quatre qui ont été acceptés sur la forme ont été rejetés sur le fond car dépourvus de preuves.

Le Conseil a estimé que les conditions électorales «ont permis aux électeurs de choisir, en toute liberté, leur candidat habilité à conduire le destin du pays, attestent de la régularité du scrutin, de sa sincérité et de sa transparence». Pendant la campagne, Bouteflika a déclaré: «Votez contre nous, votez même avec un bulletin blanc, mais votez.» Selon l’opposition, des habitants des bidonvilles ont été menacés d’expulsion et les salariés de licenciement s’ils ne prouvaient pas qu’ils avaient voté.

6- Noursoultan Nazarbaïev (Kazakhstan), 91,1%

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Le premier et seul président de l’histoire du Kazakhstan a été réélu en 2005 avec 91,15% des suffrages, lors d’un scrutin qualifié par l’OSCE de non conforme aux normes internationales en matière d’élections démocratiques. Mais Nazarbaïev est soutenu par la communauté internationale, qui applaudit la santé économique du Kazakhstan, encore un pays riche en ressources naturelles. Lors de la campagne, l’ancien ministre et principal opposant de Nazarbaïev, Zamanbek Nurkadilov, est retrouvé mort à son domicile, gisant avec deux balles dans la poitrine et une dans la tête. La justice a conclu à un suicide pour raisons familiales.

En 2010, dans une lettre où il lui souhaite bon anniversaire pour ses 70 ans, Nicolas Sarkozy vante «un des pays les plus développés de l’espace postsoviétique» et se réjouit de la prochaine visite de son «cher ami» Nazarbaïev, à qui il a décerné la grand-croix de la Légion d’honneur, à Paris.

5- Pierre Nkurunziza (Burundi), 91,6%

 

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Pierre Kkurunziza, ancien prof de sport et ex-chef rebelle aujourd’hui à la tête du bien nommé Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), a été réélu président en 2010 avec plus de 91% des voix, un score à première vue impressionnant mais qui devient faible quand on sait qu’il était le seul candidat. Les candidats de l’opposition s’étaient retirés pour protester contre les irrégularités du scrutin. L’observateur de l’Union européenne a déploré «l’absence d’une compétition multipartite» mais souligné que «malgré un contexte tendu et parfois violent, le peuple burundais a pu exercer son droit de vote». De nombreux opposants ont été arrêtés dans les semaines qui ont précédé le scrutin, où les explosions de grenades étaient fréquentes dans le pays.

4- Paul Kagame (Rwanda), 93%

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Le président Paul Kagame, qui avait été élu avec 95% des voix en 2003, n’a obtenu que 93% pour sa réélection en 2010. Le groupe d’observation du Commonweatlh a estimé que l’élection s’est déroulée dans une atmosphère «pacifique» étant donné le passé récent extrêmement violent du pays, même s’il souligne que des limites existent sur la liberté d’association et de participation et que «le fait que les quatres candidats étaient issus de la coalition au pouvoir signifie qu’il y avait un manque de voix d’opposition critiques». Aucun des trois partis d’opposition n’a pu présenter de candidat aux élections.

3- Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), 95,4%

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Au pouvoir depuis le coup d’Etat qui a renversé son oncle en 1979, Nguema a été élu pour la cinquième fois en 2009. Avant ce scrutin, il avait promis de faire mieux que lors de la présidentielle de 2002, où il avait récolté plus de 97% des suffrages. C’est raté. Nguema a dû se contenter d’un petit 95,4%. L’ONG Human Rights Watch qualifie Nguema de «dictateur déterminé à rester au pouvoir et à garder le contrôle de l’argent du pétrole», et estime que le gouvernement du pays «est un des plus corrompus et répressifs du monde».

Le journaliste Peter Maass, dans un article pour Slate.com, le qualifiait de «pire dictateur d’Afrique» en 2008. Nguema a promis (encore) lors de sa dernière cérémonie d’investiture, en présence de représentants officiels de la France, «la participation de toutes les forces politiques de la Nation dans la gestion de la chose politique, afin d’avoir un consensus» pouvant garantir «la paix, la stabilité et le développement économique». Le président, âgé de 68 ans, souffre d’un cancer de la prostate et de problèmes cardiaques, mais la Guinée Equatoriale, troisième producteur de pétrole de l’Afrique sub-saharienne, n’en a sans doute pas fini avec la famille Nguema. Le fils Teodorin, qui a un penchant pour tout ce qui brille et qui coûte (très) cher, devrait prendre la succession de son père.

2- Bachar el-Assad (Syrie), 97,6%

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Bachar el-Assad a été réélu en 2007 pour un second mandat de sept ans au cours d’un référendum boycotté par l’opposition, qui estimait que les Syriens devraient pouvoir choisir l’homme qui les gouverne. Plus de 11 millions de personnes ont voté pour le «oui», contre 19.653 pour le «non» et autour de 253.000 votes blancs, avec un taux de participation de 96%. Le ministre de l’Intérieur a déclaré lors de l’annonce des résultats: «Ce grand consensus montre la maturité politique de la Syrie et l’éclat de notre démocratie.»

Un avis pas vraiment partagé par un porte-parole du Département d’Etat américain de l’époque: «Je pense qu’il est assez difficile de dire qu’une élection est libre, juste et crédible quand il n’y a qu’un candidat, et que ce candidat reçoit 98% des votes. […] Je suis sûr que le président Assad se prélasse dans l’éclat de sa capacité à n’avoir battu aucun candidat et à continuer de sa mauvaise gestion de la Syrie.»

El-Assad est le plus régulier de nos dictateurs: il avait succédé à son père Hafez el-Assad à la mort de ce dernier en 2000 sur un score de 97,29%. Âgé de 45 ans, il est également un des plus jeunes.

1- Ismail Omar Guelleh (Djibouti), 100%

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C’est le dictateur le mieux élu du monde, avec un score imbattable de 100% des suffrages lors de l’élection présidentielle du 8 avril 2005. Comme Bachar el-Assad, Guelleh a opté pour la méthode infaillible: il était le seul candidat à sa réélection. Les partis de l’opposition ont boycotté l’élection à la suite du refus du pouvoir de réformer le système électoral pour le rendre plus transparent, la décrivant comme «ridicule, truquée et en pacotille». Le candidat de l’opposition, Mohamed Daoud Chehem, ne s’est pas présenté parce qu’il manquait d’argent pour faire campagne. Guelleh n’est que le 2e président de l’histoire de Djibouti, ancienne colonie française, depuis l’indépendance du pays en 1977. Il avait lui aussi succédé à un membre de sa famille, son oncle Hassan Gouled Aptidon, en 1999 en remportant «seulement» 74% des voix. Mise à jour: Le parlement a récemment voté une réforme constitutionnelle pour permettre à Guelleh de se présenter une troisième fois en 2011 (la limite était ficée à 2 mandats jusque là).

Méthode

Certains régimes ne s’embarrassent pas de simulacres de démocratie. Il y a ceux comme le Maroc ou le Swaziland qui ont des rois. Dans d’autres pays c’est le parlement qui élit le Président, tandis que dans les pays communistes comme la Chine, la Corée du Nord, Cuba ou encore le Vietnam, c’est le parti qui se charge en petit comité de décider qui gouverne. Ces pays n’entrent pas dans ce classement. 

Les dirigeants qui ne sont pas à la tête de régimes autoritaires ne sont pas davantage inclus. Pour comparaison, l’ancien président français Jacques Chirac aurait fait bonne figure avec ses 82,21% au deuxième tour de 2002.

Les sources utilisées dans l’article sont insérées dans le texte sur les mots correspondants. Les résultats des élections sont les résultats officiels publiés par les autorités compétentes dans chaque pays, et vérifiées sur la base de données Election Guide mise à jour par l’International Foundation for Electoral Systems, une ONG qui promeut la stabilité démocratique à travers le monde.

 Grégoire Fleurot

Photos: Hosni Moubarak/World Economic Forum via Flickr CC License by; Ilham Aliev/Harald Dettenborn, Creative Commons Attribution 3.0 GermanyGurbangulyBerdimuhamedow/Wikimedia Commons; Abdelaziz Bouteflika/Ricardo Stuckert Creative Commons Attribution 2.5 Brazil; Noursoultan Nazarbaïev/Olaffpomona, Wikimedia Commons; Pierre Nkurunziza/World Economic Forum via Flickr CC License by; Paul Kagame/david_shankbone via Flickr CC License by; Teodoro Obiang Nguema Mbasogo/Rodrigues Pozzebom Creative Commons Attribution 2.5 Brazil; Bachar el-Assad/Ricardo Stuckert, Creative Commons Attribution 2.5 BrazilIsmail Omar Guelleh, Wikimedia Commons.

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source: slate.fr

SUR LE NET

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Afrique:La famille Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d’or

Posté par Adolphe Habimana le 20 janvier 2011

Afrique:La famille Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d'or dans actualité africaine

Discussion: Tunisie

Selon des informations collectées à Tunis, Leïla Trabelsi, la femme du président, se serait rendue à la Banque de Tunisie chercher des lingots d’or. Le gouverneur aurait refusé. Mme Ben Ali aurait appelé son mari, qui aurait d’abord lui aussi refusé, puis cédé. Elle a ensuite pris un vol pour Dubaï, selon les informations françaises, avant de repartir pour Djeddah. ‘Il semblerait que la femme de Ben Ali soit partie avec de l’or’, explique un haut responsable français. ’1,5 tonnes d’or, cela fait 45 millions d’euros’, traduit une source.

M. Ben Ali, lui, ne croyait pas sa chute aussi rapide. Pour preuve, selon Paris, il aurait enregistré une nouvelle allocution, qui n’a pas eu le temps d’être diffusée. Il n’aurait donc pas quitté le pays volontairement mais aurait été destitué. L’armée, et le chef d’état-major qui avait refusé de tirer sur la foule, ont, selon les services européens, joué un rôle de premier plan dans la destitution de M. Ben Ali.

INTERVENTION LIBYENNE

La manière dont il a pu quitter le pays n’est pas claire. Pour éviter une issue violente, plusieurs chancelleries européennes estiment que les services de sécurité libyens ont joué un rôle dans l’exfiltration de M. Ben Ali. Les propos de Mouammar Kadhafi  qui dit regretter l’issue de la crise tunisienne tenus ce dimanche renforcent ce sentiment à Paris.

Le mode de départ de M. Ben Ali comporte lui aussi des incertitudes. Il semble s’être retrouvé dans l’espace aérien de Malte, sans plan de vol déterminé, attestant qu’il n’avait pas, à son départ précipité de Tunisie, de destination précise. Une source italienne indique que l’avion n’aurait pas reçu l’autorisation d’atterrir sur l’île. Selon une autre hypothèse, le président déchu aurait quitté Tunis en hélicoptère pour Malte, où il aurait récupéré son avion.… lire la suite de l’article sur Le Monde.fr

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Afrique/Rwanda,Palmarès : les 50 personnalités africaines les plus influentes

Posté par Adolphe Habimana le 19 janvier 2011

 

18/01/2011 à 15h:31 Par François Soudan

Les 50 personnalités les plus influentes selon Jeune Afrique.

Les 50 personnalités les plus influentes selon Jeune Afrique. © DR

Notoriété, aptitude à peser sur le jeu diplomatique, poids économique, rayonnement moral ou culturel… « Jeune Afrique » désigne les 50 personnalités les plus influentes du continent.

« Influence : n.f. Action qu’une personne exerce sur une autre, autorité, capacité à modifier un comportement, faire impression. » En choisissant cette année, pour notre traditionnel palmarès du numéro double de fin décembre, de mettre en avant ce critère immatériel, nous n’ignorions pas que nos classements seraient inévitablement critiquables. Quelle que soit la précision des caractères fondant notre jugement – notoriété, aptitude à peser sur le jeu diplomatique, poids économique, rayonnement moral ou culturel –, il va de soi que l’exercice a quelque chose de subjectif et qu’il sera loisible à chacun de le contester. Il n’empêche : à bien y regarder, ces cinquante-là influent incontestablement et de façon déterminante sur la marche du continent (c’est-à-dire en dehors des frontières de leur pays d’origine), soit en se servant de leur position de pouvoir et de leur puissance comme d’un tremplin pour concrétiser leurs ambitions, soit en pesant de par leur envergure financière ou intellectuelle sur les choix des marchés et ceux de l’opinion publique.

Précision indispensable : ces classements, en particulier celui qui prétend mesurer l’influence des hommes de pouvoir, n’ont rien de qualitatif. Pas plus en tout cas que ceux établis au niveau mondial par certains de nos confrères anglo-saxons, qui depuis dix ans placent Oussama Ben Laden parmi les personnalités les plus influentes de la planète. L’auraient-ils été que Nelson Mandela, icône intouchable hélas réduite au silence par l’âge et la maladie, les survolerait tous. Madiba ne figure donc pas dans ce palmarès. Cela fait longtemps qu’il est hors concours…

- Le classement politique

- Le classement business

- Le classement société civile

- Le classement culture et médias

Le président libyen Mouammar Kaddafi.

Le président libyen Mouammar Kaddafi. © Reuters

Notoriété, aptitude à peser sur le jeu diplomatique, poids économique, rayonnement moral ou culturel… « Jeune Afrique » désigne les hommes et femmes politiques les plus influents du continent.

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 Classement politique

1 Moummar Kaddafi

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Libye

Qui paie commande. Si cet adage assez peu moral est l’un des fondements de la realpolitik, il est difficile de refuser quoi que ce soit à ce colonel de 68 ans, « Guide » à vie d’un pays qui détient les plus importantes réserves pétrolières du continent et doyen des chefs d’État d’Afrique. En privé, ses pairs ne cachent pas l’agacement que leur inspire cet homme erratique et insaisissable. En public, la plupart le couvrent d’éloges et se rendent à Tripoli à la première convocation. Si Kaddafi ne fait plus peur, son arme de séduction massive – l’argent – reste intacte. Économiquement présente, via la pieuvre LAP (Libya Africa Portfolio), dans une quarantaine de pays africains, courtisée par les Européens, eldorado cruel pour des dizaines de milliers de Maghrébins et de Subsahariens, la Libye se conjugue en milliards de dollars. Or la Libye, c’est lui. S’il est sans doute le seul à pouvoir encore déplacer les foules à chacun de ses voyages sur le continent, ce n’est plus pour la teneur de son « message » aussi usé qu’un disque rayé, mais parce que sa caravane dégage toujours le même parfum de pétrodinars. Peu importe le flacon, pense Kaddafi, pourvu que demeure l’ivresse d’être populaire. Qui dit mieux ?

 

2 Jacob Zuma

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Afrique du Sud

Il a beau être plus discret que son prédécesseur, Thabo Mbeki, sur la scène internationale, celui qui dirige la première économie du continent reste un poids lourd africain. Zuma s’intéresse davantage à son pays qu’aux crises qui secouent le continent, mais il continue de peser au sein de l’Union africaine et d’appuyer la candidature de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU. De quoi laisser l’Afrique du Sud très largement en tête du peloton.

 

3 Abdelaziz Bouteflika

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Algérie

Bientôt douze ans passés à la tête de l’Algérie : Abdelaziz Bouteflika est aujourd’hui le président le plus puissant de l’histoire de son pays, après Houari Boumédiène. Un pays qui compte sur la scène mondiale, grâce à l’entregent de « Boutef », mais aussi grâce à ses hydrocarbures : quatrième puissance économique du continent, cinquième producteur mondial de gaz naturel et des réserves en devises s’élevant à près de 150 milliards de dollars (110 milliards d’euros)… Le patron connaît personnellement nombre de chefs d’État et intervient sur des dossiers aussi divers et sensibles que le nucléaire iranien, Al-Qaïda ou la Palestine.

 

4 Mohammed VI

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Maroc

Handicapé, sur le plan diplomatique, par son absence au sein de l’Union africaine, le roi compense par une politique très volontariste de coopération économique et humanitaire en direction de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. Il y a effectué plusieurs voyages, alors que son père, Hassan II, n’y avait jamais mis les pieds. Son prestige de monarque éclairé et les multiples atouts du Maroc font le reste.

5 Blaise Compaoré

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Burkina Faso

Togo, Guinée, Côte d’Ivoire, otages d’Aqmi, pour les médiations actuelles ou récentes ; Mauritanie, Liberia, Sierra Leone ou Angola, pour son passé présumé de déstabilisateur : le chef de l’État burkinabè, désormais doyen des chefs d’État d’Afrique de l’Ouest, est incontournable et son influence déborde largement au-delà de ses frontières. Craint et respecté par ses pairs, réélu le 21 novembre dernier pour un – a priori – dernier mandat, il se consacre de plus en plus aux affaires de l’Afrique.

 

6 Abdelmalek Droukdel

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Algérie, Émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

Improbable association de fanatiques religieux et de trafiquants sans frontières, la nébuleuse terroriste qu’il dirige a accru sa capacité de nuisance en 2010. Multipliant les enlèvements et les attentats dans la zone sahélo-saharienne, elle a fait fuir les touristes et augmenter les dépenses de sécurité des entreprises. Mais, surtout, elle a accaparé les armées nationales et les a obligées à coopérer. Adoubé par Ben Laden sur Al-Jazira en octobre dernier, Droukdel s’en trouve conforté pour 2011.

 

7 Hosni Moubarak

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Égypte

Au pouvoir depuis 1981, Moubarak, 82 ans, est à la manœuvre sur de très nombreux dossiers internationaux. Pivot entre l’Afrique et le Moyen-Orient, son pays est à la fois hôte de la Ligue arabe, facilitateur majeur des négociations israélo-­palestiniennes et maître des eaux du Nil en Afrique de l’Est. S’il est réélu pour un sixième mandat en 2011, cet ancien militaire devra cependant utiliser tous ses réseaux pour enrayer la perte d’influence diplomatique du Caire.

 

8 José Eduardo Dos Santos

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Angola

Le président angolais fait figure de « patron » à l’échelle du continent, lui qui dirige la troisième puissance pétrolière africaine. Chinois, Américains, Français… font le plein de brut chez lui. Et José Eduardo Dos Santos sait rendre des services à certains de ses pairs. Kabila père et fils n’ont pas eu à s’en plaindre. Depuis Abidjan, Laurent Gbagbo a pu également compter sur le soutien de Luanda.

9 Abdoulaye Wade

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Sénégal

L’élection présidentielle en Guinée, la crise ivoirienne et même la libération de l’otage française en Iran, Clotilde Reiss… Le président sénégalais adore se sentir utile, préférant nettement la publicité à la discrétion sur ses nombreuses initiatives. Il reçoit, conseille et voyage sans compter. Et n’hésite pas à taper du poing sur la table lorsqu’il s’agit d’obtenir des postes au sein des instances régionales.

 

10 Paul Kagamé

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Rwanda

Petit pays, mais vraie success-story économique. Petit pays, mais interlocuteur incontournable dans la région ultrasensible des Grands Lacs. Petit pays, mais immense traumatisme au retentissement planétaire. Qu’on l’admire ou qu’on le déteste, le président rwandais reste une star…

11 Mélès Zenawi

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Éthiopie 

En 2011, il fêtera ses vingt ans à la tête du pays. L’esprit tranquille : 2010 a été pour lui une excellente année. En mai, aux législatives, son parti a balayé une opposition habilement muselée. Le Premier ministre s’est donc permis, quelques mois plus tard, de céder aux demandes de ses alliés – au premier rang desquels les États-Unis, qui voient en lui le garant de la stabilité dans la Corne de l’Afrique. Il a permis la libération de sa principale opposante, Birtukan Mideksa, emprisonnée depuis 2008. Face à l’Érythrée et au chaos somalien, les Occidentaux ont besoin d’un ami bien intentionné.

12 Yoweri Museveni

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Ouganda

Il est président depuis vingt-quatre ans. Pour durer aussi longtemps, il a fallu faire sauter le verrou de la limitation des mandats et autoriser le multipartisme… La relative réussite économique et le souvenir des années Amin Dada-Milton Obote ont fait le reste : Museveni demeure un allié de poids des Américains. 2011 sera l’année d’un défi, à savoir remporter une nouvelle élection présidentielle. Mais, comme on l’a vu, il maîtrise le sujet. Et les Occidentaux apprécient les pays stables, dans cette région troublée des Grands Lacs…

13 Denis Sassou Nguesso

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Congo-Brazzaville

Depuis la mort d’Omar Bongo Ondimba, le président congolais a repris le bâton de médiateur régional (en Centrafrique notamment). Et l’on vient volontiers à Brazzaville écouter les conseils d’un sage qui n’est pas dépourvu de moyens.

14 Teodoro Obiang Nguema

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Guinée équatoriale

À la tête du pays le plus riche d’Afrique centrale, le chef de l’État équato-guinéen fait désormais entendre sa voix. À la Beac par exemple, où il dicte sa loi.

15 Ellen Johnson-Sirleaf

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Liberia

La seule femme chef d’État du continent, aux commandes d’un petit pays qui se reconstruit doucement mais sûrement, inspire le respect de ses pairs et des institutions internationales.

 

16 Salva Kiir

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Sud-Soudan

Peut-être le 9 janvier prochain. Ou bien après cette date, si le référendum d’autodétermination venait à être reporté… Quoi qu’il en soit, Salva Kiir est appelé à devenir le 54e chef d’État africain. L’ancien guérillero – qui a déjà ses entrées à Washington – pourra alors gérer à sa guise un joli pactole : 80 % de la production pétrolière soudanaise se fait dans le Sud.

17 Goodluck Jonathan

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Nigeria

En 2010, ce zoologue discret est devenu le président de l’un des pays les plus puissants du continent. Numéro deux d’Umaru Yar’Adua, il lui a succédé à sa mort, en mai. Restera-­t-il aux commandes du premier producteur de pétrole subsaharien ? Les élections sont prévues en avril. Pour s’y présenter, Jonathan devra recevoir l’investiture du parti au pouvoir. Il la disputera à un autre animal politique : Atiku Abubakar. En attendant, il est en première ligne pour tenter de résoudre la crise ivoirienne.

18 Jean Ping

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Gabon

On retrouve le président de la Commission de l’Union africaine au cœur de toutes les médiations. Formé à l’école Omar Bongo de la résolution des conflits, il imprime sa marque et son style policé depuis deux ans à la tête de l’organisation. Marié à une Italo-­Ivoirienne, ce métis de père chinois est naturellement ouvert sur le monde et est parfois considéré comme un trait d’union entre l’empire du Milieu – de plus en plus influent en Afrique – et ses partenaires du continent.

19 Garaad Mohammed

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Somalie, Pirate

La capacité de nuisance internationale de ce pirate somalien grimpe en flèche : il a affirmé avoir déjà lui-même pris part à dix attaques. « Nous sommes là pour faire des affaires juteuses », a déclaré l’ancien seigneur de guerre au quotidien maritime britannique Lloyd’s, qui en a fait le quatrième des 100 acteurs les plus importants du transport maritime mondial. En 2010, malgré les patrouilles navales internationales Atalante, la moitié des attaques dans le monde ont eu lieu au large de la ­Somalie.

20 Henry Okah

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Nigeria, Leader présumé du Mouvement d’émancipation du Delta du Niger (Mend)

Il s’en défend mais, en Afrique du Sud, où il réside et est désormais détenu, la justice le considère comme le leader du Mend. Depuis son apparition en 2006, ce mouvement qui sévit dans le sud pétrolier du Nigeria a fait baisser la production de 2,5 millions à 1,8 million de barils par jour. Ses méthodes – sabotages, enlèvements – ont évolué en 2010. En octobre, le Mend a revendiqué un attentat qui a fait douze morts à Abuja. Le futur président nigérian devra composer avec cette force nuisible à l’image du pays.

suite sur….http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2607p038-039.xml0/diplomatie-oussama-ben-laden-nelson-mandela-classementpalmares-les-50-personnalites-africaines-les-plus-influentes.html

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Afrique/Congo : 50 ème anniversaire de la disparition de Patrice Lumumba

Posté par Adolphe Habimana le 17 janvier 2011

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Patrice Lumumba en 1960.

AFP

Par RFI

On commémore aujourd’hui le cinquantième anniversaire de la disparition d’un grand héros panafricain. Patrice Lumumba, le premier chef de gouvernement congolais mort le 17 janvier 1961, a été assassiné dans le Katanga après avoir été renversé avec la complicité des services américains et belges. Ses discours enflammés contre l’impérialisme et pour l’unité africaine avaient enthousiasmé le continent. A tel point que son tombeur, le maréchal Mobutu, avait dû le réhabiliter quelques années plus tard. Le souvenir de Lumumba reste cher aux yeux de nombreux congolais, même ceux qui ne l’ont pas connu de son vivant. Reportage à Massina, dans la lointaine banlieue populaire de Kinshasa où vit un chef traditionnel issu du même village que Lumumba dans le Kasaï ; c’est l’un de ses plus fervents adeptes.

C’est une petite case dans une cour où l’on vit au rythme du pilon. Le chef Jean-Jacques Osongo reçoit, brassière en peau de léopard, et chapeau en raphia orné de plumes de perroquet. Il est le grand chef traditionnel de Batetela, issu du même village que Patrice Lumumba. «Ce que j’ai de Patrice Emery Lumumba… je suis son successeur, en esprit, en intuition et je milite pour tout ce que Lumumba militait : l’unité du Congo, de l’Afrique et de tous les peuples du monde ».

Les Etats-Unis d’Afrique, l’idée chère à Kwamé Nkrumah et Lumumba, sont le credo du

chef Osongo. Il en rédige même la constitution, une énorme pile de plusieurs centaines de pages posée dans le petit salon. Pour lui, Lumumba est le démocrate exemplaire : «Il était un véritable démocrate, le seul leader a travers le monde qui a lutté pour l’indépendance de son pays qui n’a pas été président de la République».

Tout à coup, le chef se lève comme un ressort, passe derrière un rideau et revient, chaussant des lunettes qui le font ressembler à Lumumba comme deux gouttes d’eau. Il jure que ce sont les vraies. «Lumumba, tout le monde le voyait avec les lunettes. Nous portons ces lunettes qui sont parvenues jusqu’à nous…ça, ce sont nos secrets personnels… » Intarissable sur les Etats-Unis d’Afrique, le chef Osongo est moins bavard sur la classe politique actuelle. Il la regarde de loin… à travers les lunettes de Lumumba.

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Rwanda : lourdes peines de prison contre quatre anciens proches du président Kagamé

Posté par Adolphe Habimana le 7 janvier 2011

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Deux des quatre accusés : Kayumba Nyamwasa (G) et Patrick Karegeya (D).

DR

Par RFI

Ce n’est pas une surprise. Au Rwanda, la justice militaire a requis le 3 janvier de très lourdes peines de prison contre quatre anciens proches du président Kagamé, jugés par contumace, entre 30 et 35 ans de prison ferme. Ils sont accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat et d’association de malfaiteurs.

Les autorités rwandaises accusent les quatre anciens cadres du FPR et très proches de l’homme fort de Kigali, notamment d’être responsables d’une série d’attentats à la grenade qu’a connu le pays il y a près d’un an. Leur procès se tient en leur absence, tous sont exilés aujourd’hui en Afrique du Sud.

En juin dernier, l’ancien chef d’Etat major, le général Kayumba Nyamwasa, a été victime d’une tentative d’assassinat à Johannesburg. Sa famille a accusé le pouvoir à Kigali d’avoir commandité la tentative de meurtre. Autre homme gênant pour le régime de Kigali, l’ex-chef des renseignements extérieurs.

En août dernier, Patrick Karegeya a appelé au soulèvement de la population. Ce qui a fait hurler le pouvoir rwandais. Pour compléter la liste des accusés, il y a le major Théogène Rudasingwa et son frère, l’ancien procureur général Gérald Gahima. Dans un document publié début septembre, ces quatre anciens proches de Kagame, ont dressé un bilan très négatif des libertés dans leur pays depuis 16 ans.

Ils ont dénoncé «un gouvernement minoritaire aussi répressif qu’irresponsable». Kigali a émis deux mandats d’arrêts internationaux contre le général Kayumba.
Le verdict de la haute cour militaire du Rwanda sera connu le 14 janvier.

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Kagamé à Paris, au printemps

Posté par Adolphe Habimana le 7 janvier 2011

Moins d’un an après le rétablissement des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France, le réchauffement des relations se poursuit.

Après la visite de Nicolas Sarkozy au Rwanda, en février, le président rwandais Paul Kagamé­ se rendra à son tour en France, en mars ou en avril 2011. Cette visite a été évoquée le 17 décembre au siège du patronat français, à Paris, lors d’une rencontre entre les responsables du Medef International et une délégation économique rwandaise. Côté français, étaient présents une vingtaine d’entrepreneurs et Laurent Contini, l’ambassadeur à Kigali. Une délégation de chefs d’entreprise français se rendra au Rwanda au début de 2011.

source:jeune afrique

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