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L’Allemagne prête à juger pour crimes les chefs rebelles rwandais hutus

Posté par Adolphe Habimana le 21 décembre 2010

Justice/Allemagne/Rwanda - 

Article publié le : vendredi 17 décembre 2010 – Dernière modification le : vendredi 17 décembre 2010


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Le chef de la rébellion hutu rwandaise des FDLR Ignace Murwanashyaka, ici à Rome en 2005.

AFP

Par RFI

La justice allemande a annoncé ce vendredi 17 décembre 2010, vouloir juger pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, les chefs rebelles rwandais hutus du FDLR, arrêtés fin 2009, alors que le procès pour génocide d’un autre Rwandais doit s’ouvrir en janvier. Il s’agit de meurtres, de viols, du pillage et de l’incendie de nombreux villages, du recrutement de force d’enfants soldats et de l’utilisation de civils comme « boucliers » contre des attaques. Le procès, dont la date reste à fixer, est prévu à Stuttgart.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Des meurtres, des viols, des pillages, des villages incendiés, le recrutement d’enfants soldats. La liste des exactions coordonnées depuis l’Allemagne par les deux responsables du Front de libération du Rwanda contre des centaines de civils explique sans grande surprise la décision du parquet fédéral de Karlsruhe

Le chef du mouvement rebelle rwandais hutu Ignace Murwanashyaka et son adjoint Straton Musoni incarcérés depuis plus d’un an en Allemagne sont désormais accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et vont être jugés pour ces faits. Il s’agit de la première procédure de ce genre en Allemagne.

Mais elle a pris du temps. Les agissements d’Ignace Murwanashyaka et de son adjoint étaient connus depuis longtemps. L’enquête du parquet fédéral initiée dès 2006 a mis plus de trois ans pour déboucher sur une arrestation des deux hommes.

 

Un haut magistrat rwandais avait fait le déplacement en Allemagne pour livrer de nombreuses preuves à ses homologues. Il aura encore fallu plusieurs mois pour que les deux hommes soient finalement arrêtés à l’automne 2009.

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FRANCE/RWANDA:Attentat contre Habyarimana : six proches de Kagamé mis en examen

Posté par Adolphe Habimana le 16 décembre 2010

Six personnes, dont des membres de l’état-major du président rwandais Paul Kagamé, ont été mises en examen par les juges français en charge de l’enquête sur l’attentat contre l’avion de l’ancien président Juvénal Habyarimana en 1994.

La très sensible enquête française sur l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, et marqué le début du génocide de 1994, avance prudemment.

Les juges d’instructions en charge du dossier, Marc Trévidic et Nathalie Poux ont mis en examen six personnes pour « complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », a rapporté jeudi l’agence de presse Reuters.

Il s’agit de proches de l’actuel président rwandais Paul Kagamé, qui ont contesté toute responsabilité devant les juges. À la différence de la délivrance de mandats d’arrêt contre eux par la France en 2006 qui avait provoqué la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali, les deux pays coopèrent sur le dossier.

 

 

 

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Le juge anti-terroriste français Marc Trévidic dans la banlieue de Kigali le 16 septembre 2010

Éviter une incarcération

Les six personnes, parmi lesquelles l’actuel ministre rwandais de la Défense James Kabarebe et son chef d’état-major Charles Kayonga, ont ainsi été auditionnées au Burundi pour éviter une incarcération. Laquelle serait automatique si elles étaient venues en France.

Suite à cette procédure, la France devrait abandonner les mandats d’arrêt délivrés contre les suspects, d’après leur avocat Me Lef Forster. « Nos clients pourront donner toutes les explications voulues », a ajouté ce dernier à l’agence Reuters.

Un septième homme visé par les mandats d’arrêt n’était pas présent car exilé en Afrique du Sud. Quant à Rose Kabuye, également visée par les mandats d’arrêt, elle avait déjà été mise en examen fin 2008 en France, après son arrestation en Allemagne.

Les deux juges français, qui avaient repris l’enquête de leur prédécesseur Jean-Louis Bruguière à zéro après 2007, en se rendant notamment sur les lieux de l’attentat pour une expertise technique en septembre dernier, doivent rendre un rapport en février prochain.

Cette collaboration a été rendue possible par le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda fin 2009, après trois ans de rupture.

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WikiLeaks : En France, l’enquête sur le Rwanda était suivie en haut lieu

Posté par Adolphe Habimana le 10 décembre 2010

LEMONDE | 09.12.10 | 22h32  •  Mis à jour le 10.12.10 | 12h57

 

L'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière.

L’ancien juge d’instruction Jean-Louis Bruguière.AFP

En France, la justice est-elle indépendante de la diplomatie ? En révélant une face cachée de l’enquête rwandaise du juge d’instruction français Jean-Louis Bruguière, les mémos américains rendus publics par WikiLeaks et analysés par Le Monde, apportent une réponse nuancée à cette question.

Juste avant de quitter la magistrature, le juge antiterroriste avait une dernière fois défrayé la chronique en délivrant, en novembre 2006, neuf mandats d’arrêt internationaux visant de hauts responsables rwandais. Les autorités en place à Kigali étaient ainsi désignées comme les responsables de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président rwandais Habyarimana, qui a donné le signal du génocide des Tutsi.

En réponse, le Rwanda a alors rompu immédiatement ses relations diplomatiques avec la France. Depuis lors, l’indépendance de la justice a régulièrement été mise en avant par les diplomates français pour nier toute responsabilité dans cette mise en accusation de personnalités rwandaises.

RÉALITÉ PLUS COMPLEXE

Les confidences faites par Jean-Louis Bruguière, à l’ambassade des Etats-Unis à Paris, reflètent une réalité plus complexe. Classé « secret », un télégramme du 26 janvier 2007 – date située entre la rupture des relations franco-rwandaises et l’élection de Nicolas Sarkozy – rapporte les propos de M. Bruguière. « Il a déclaré, indiquent les diplomates américains, qu’il avait présenté sa décision à des responsables français, y compris au président Chirac, comme relevant de sa décision de magistrat indépendant, mais a choisi de les consulter parce qu’il était convaincu du besoin de coordonner son calendrier avec le gouvernement. »

Le juge a ajouté qu’« il n’a pas été surpris par la réaction officielle du Rwanda » et que « le gouvernement français était préparé à ce qui était attendu comme une réponse violente contre les ressortissants français ».

Le juge annonce alors aux Américains qu’il va briguer un mandat de député (il sera candidat malheureux aux législatives de 2007). « En passant, Bruguière a mentionné que le poste de ministre de la justice serait son premier choix », précisent les diplomates américains qui lui rendent un hommage appuyé.

« MAUVAIS CALCUL »

A propos du dossier rwandais, le mémo croit entrevoir des arrière-pensées chez le juge : « Bruguière a présenté son dossier d’une façon très professionnelle, mais il n’a pas caché son désir personnel de voir le gouvernement de Kagame isolé. Il avertit que le resserrement des liens des Etats-Unis avec le Rwanda serait une erreur. »

D’autres confidences, faites à la même époque par un haut diplomate français, apportent un éclairage encore plus cru. Ce responsable du Quai d’Orsay « a confié que le gouvernement français avait donné à Bruguière le feu vert pour rendre son rapport [les mandats d'arrêt] [et] que la France avait voulu riposter à la décision du Rwanda de mener une enquête sur l’implication de la France dans le génocide de 1994 et ses conséquences ».

Selon ce diplomate, le gouvernement français « a fait un mauvais calcul en n’anticipant pas les lourdes mesures que le Rwanda prendrait en représailles ».

Les télégrammes américains éclairent un épisode plus récent des relations franco-rwandaises. Il s’agit de l’arrestation, en novembre 2008, à Francfort, de Rose Kabuye, chef du protocole du président Paul Kagamé, qui figurait parmi les neuf personnalités visées par le juge Bruguière. L’interpellation de Mme Kabuye et son transfert en France ont permis au Rwanda d’entrer dans la procédure française sur l’attentat de 1994, et de préparer une riposte judiciaire propice au rétablissement des relations diplomatiques. L’hypothèse selon laquelle les autorités rwandaises auraient, en réalité, accepté l’arrestation de Mme Kabuye, considérée comme un poisson-pilote, est corroborée par plusieurs mémos.

En juin 2009, Romain Serman, conseiller « Afrique » à l’Elysée, « a suggéré que l’affaire Rose Kabuye était de fait une affaire-test permettant aux Rwandais d’avoir un accès direct au dossier » la concernant. « Les deux parties ont compris qu’il s’agissait du dossier le plus faible » du dossier Bruguière et qu’en faisant échouer les poursuites dans son cas, « on pourrait faire dérailler les autres mandats d’arrêt ».

SERVIR DE TEST

Deux mois avant le rétablissement des relations diplomatiques, Charlotte Montel, conseillère au cabinet du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner « admet que plusieurs officiels français avaient gentiment suggéré aux Rwandais que l’une des neuf accepte d’être arrêtée ».

La diplomate reconnaît que Mme Kabuye « a toujours maintenu qu’elle n’avait jamais eu l’intention de se faire arrêter » pour servir de test. Mais cette version est contredite par un télégramme du 10 novembre 2008 rédigé par l’ambassade américaine à Kigali.

Selon ce mémo, Rose Kabuye elle-même avait confié à des « contacts de l’ambassade » que « ce serait mieux d’aller en France pour combattre les accusations et être entendue ». Selon une autre source, « [le président] Kagamé a lui-même exprimé sa fatigue d’avoir à gérer les visites dans différentes capitales d’officiels mis en cause (…) et a suggéré à Kabuye que d’autres officiers du protocole commencent à acquérir plus d’expérience pour organiser son voyage ».

A quelle conclusion aboutira l’enquête sur l’attentat de 1994 ? Les Américains ne sont « pas certains que le juge » mène l’enquête d’une autre façon et annule les mandats d’arrêt, « étant donnée l’indépendance revendiquée par la justice française ».

Philippe Bernard

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Opération séduction envers les exilés rwandais pour Paul Kagamé

Posté par Adolphe Habimana le 8 décembre 2010

Lors d’une visite à Bruxelles le 6 et 7 décembre, le président rwandais Paul Kagamé a tenu à rassurer les exilés rwandais sur les conditions de leur éventuel retour au pays. Tout en rappelant les limites à ne pas franchir dans son régime…

Dans un entretien publié par le quotidien belge La Libre Belgique ce mercredi, le président rwandais Paul Kagamé invite ses concitoyens vivant en exil à rentrer dans leur pays pour participer à son développement. « Si ceux qui sont partis revenaient, ils verraient que le pays va mieux qu’à leur départ et qu’eux sont plus mal qu’alors. (…) Nous cherchons à rassurer tous les Rwandais », affirme-t-il. Pour lui, les Rwandais de la diaspora « doivent être associés à ce qui arrive au pays et y contribuer ». Mais le leader du Front patriotique rwandais (FPR) reconnaît que la société rwandaise n’est « pas homogène », et que cela induit des difficultés.

« Il y a les rescapés, les criminels, les gens associés avec les criminels qui n’ont pas tué eux-mêmes… toutes sortes de gens », précise-t-il. « Il faut créer un environnement régi par la loi et la justice pour que chacune de ces catégories soit relativement à l’aise pour vivre, même si tout ne leur convient pas », explique-t-il. Non sans prendre un exemple, qui ne rassurera cependant pas la plupart des réfugiés rwandais, lesquels ont peur d’être assimilés à des génocidaires et de subir la vengeance du parti au pouvoir : « Au Rwanda, il y a un processus pour les criminels. Celui qui se repent peut être pardonné et réintégré »…

Violations des droits de l’homme

Kagame était lundi et mardi en visite à Bruxelles dans le cadre des Journées européennes du développement. Il a profité de cette occasion pour rencontrer plus de 2 000 Rwandais de la diaspora vivant en Europe. Une démarche qui ne s’est pas faite sans heurts : lundi, une centaine de personnes ont manifesté pour dire leur opposition à sa visite. Dans leur tracts, Kagamé était accusé d’être le « principal responsable » de graves violations aux droits de l’homme dans son pays et dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une accusation souvent relayée par des ONG comme Amnesty international ou Reporters sans frontières.

En réalité, il y a toujours des lignes rouges que, malgré l’apparente politique d’ouverture de Kagame, il ne faut pas franchir au pays des mille collines. Le président rwandais ne se fait pas prier pour les rappeler en accusant par exemple l’opposante Victoire Ingabire d’avoir « épousé l’idéologie du génocide ». Il conteste aussi, contre toute vraisemblance, que de plus en plus d’officiers de l’armée rwandaise choisissent l’exil pour des raisons politiques. « Mettons qu’ils soient 100, ou même 200… Nous avons 3 500 militaires rwandais comme force de paix au Darfour et des milliers d’autres au pays », réplique-t-il calmement. (Avec AFP)

source: jeune afrique

 

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Kagame à Bruxelles : le représentant de la diaspora rwandaise en Belgique a failli gâcher la fête

Posté par Adolphe Habimana le 6 décembre 2010

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 Paul Kagame au crachoir

Le 04/12/2010, le président Paul Kagame du Rwanda a rencontré la diaspora rwandaise en Europe. Le rendez-vous a eu lieu à Bruxelles dans la salle Autoworld au Parc du Cinquantenaire à Bruxelles.

De prime abord, il est à signaler qu’accéder à la salle de rencontre était un parcours de combattant tellement les mesures de sécurité étaient draconiennes. Il fallait montrer patte blanche avant d’y entrer : il y avait 4 haies de sécurité en zigzague qu’il fallait franchir puis laisser son téléphone portable, ôter son manteau et le faire passer aux rayons laser, puis une fouille corporelle, ensuite passer le portique magnétique, …

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Evode Twagirayezu au micro : le gaffeur?

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    .Zena demande la libération de son mari Jean Rwabahizi
                       

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          Evode Twagirayezu                                                                                      public

L’enregistrement a eu lieu à partir de 11h mais la file était longue. Ceux qui n’étaient pas armés de patience ont jeté l’éponge et sont rentrés. A cela s’ajoute que le président Paul Kagame, qui devait arriver officiellement à 13h selon ce qui était marqué sur l’invitation lancée par l’ambassade rwandaise à Bruxelles, n’a atterri qu’à 18h. Et les contrôles et les enregistrements étaient toujours en cours à l’entrée de la salle. C’est probablement la raison pour laquelle Paul Kagame est arrivé dans la salle par une porte dérobée de derrière qui donne directement sur le podium : à l’ouverture du rideau, Paul Kagame était sur la scène. Applaudissements. Il était entouré de l’ambassadeur Gérard Ntwari de Bruxelles, Evode Twagirayezu (Mons), représentant de la diaspora rwandaise en Belgique et d’une jeune fille représentante de la jeunesse rwandaise en Belgique. Dans la salle, Dr Jean Mukimbiri a joué au modérateur.

Après le mot de bienvenue de l’ambassadeur, le représentant de la diaspora rwandaise en Belgique a pris la parole.

Il a exposé brièvement les progrès réalisés par le régime de Kigali et est ensuite passé aux doléances de Rwandais de Belgique :

- Le mauvais fonctionnement de la justice en général et des tribunaux Gacaca en particulier.

- Le niveau bas de l’enseignement au Rwanda reconnu même dans un rapport d’une commission parlementaire dans lequel les députés rwandais ont signalé que certains lauréats des universités rwandaises sont incapables d’écrire correctement une lettre de demande d’emploi. La conséquence est que bon nombre de Rwandais envoyés aux études en Belgique n’ont pas le niveau requis et doivent refaire des années de mise à niveau.

- Des réformes intempestives dans différents secteurs de la vie nationale dont l’introduction précipitée de l’anglais qui a occasionné pas mal de problèmes dans l’enseignement.

- le problème des pensions : le Rwanda devrait signer un accord bilatéral avec la Belgique, ce qui permettrait aux Rwandais ayant travaillé au Rwanda et naturalisés belges de recevoir leur pension de retraite.

- L’inquiétude des Rwandais de Belgique qui craignent d’envoyer l’argent aux membres de leur famille via Western Union de peur d’être reprochés de participer à la déstabilisation de la sécurité du pays comme cela a été le cas pour certains.

Ce discours n’a pas plu manifestement au président Kagame qui s’est levé pour démonter, point par point, le discours d’Evode Twagirayezu.

Pour le président Kagame, Evode et d’autres qui pensent comme lui devraient d’abord se poser la question du pourquoi de la création des tribunaux Gacaca au lieu de les dénigrer.

Au sujet des étudiants, Kagame a affirmé qu’ils suivent bien leurs études. Il s’est élevé ensuite contre l’envoi de l’argent via Western Union aux Interahamwe, aux génocidaires. Au sujet de l’imposition de l’anglais comme langue d’enseignement, Kagame a dit que le français n’a pas été banni pour autant au Rwanda.

Kagame a continué sur cette lancée pour dire qu’il n’existe pas d’ethnies (hutu, tutsi, twa) au Rwanda mais qu’il n’y a que des Rwandais.

Faut-il souligner que ce discours de Kagame est machiavélique ? Le problème, ce ne sont pas les ethnies mais leur instrumentalisation politique. En paraphrasant les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet, disons que l’on peut reconnaître l’existence des « ethnies » sans pour autant faire de l’ethnisme. Il ne faut pas nier les ethnies, mais les assumer et permettre à tout un chacun de se sentir protégé dans un état de droit. Sociologiquement parlant, l’ethnie est une réalité historique et supra-individuelle incontestable étudiée par les sciences sociales alors que l’ethnisme est un simple comportement individuel ou collectif dont l’étude devrait plutôt relever de la psychanalyse ou de la psychologie pathologique.

Kagame a en outre dit que les Rwandais s’autoflagellent (abanyarwanda bariyanga). A ce sujet, il s’est demandé comment les Rwandais sont en train de manifester à l’extérieur dans la neige et le froid. Il a ajouté : « Certains Rwandais disent qu’ils rentreront au Rwanda quand je ne serai plus au pouvoir. Qui va m’enlever ce pouvoir ? La démocratie ? Jamais. La guerre ? Never ».

A l’heure des débats, la parole a été monopolisée principalement par ceux qui lançaient des fleurs au président. Ainsi Yolande Mukagasana a fustigé le discours d’Evode Twagirayezu et a dit au président qu’elle ne se retrouvait pas dans la diaspora notamment dans les propos tenus par son représentant en Belgique. Le président Paul Kagame lui a donné raison et dit qu’il allait se pencher sur la question avant de quitter la Belgique.

Une dame a demandé au président Kagame de libérer son mari Rwabahizi, ex-chauffeur de l’ambassadeur de France au Rwanda. Elle a dit qu’elle a des informations selon lesquelles c’est le président lui-même qui aurait ordonné l’emprisonnement de son mari. Kagame a demandé à ses collaborateurs de prendre plus d’informations sur le dossier pour qu’il puisse l’examiner à son retour au Rwanda.

Rien n’a été dit sur Victoire Ingabire, présidente du parti politique FDU-Inkingi, ainsi que sur d’autres politiciens emprisonnés comme elle pour leurs idéaux démocratiques.

Comme il se voit, Evode Twagirayezu a volé la vedette à Paul Kagame car l’essentiel de la journée a tourné autour de ses revendications, ce qui a empêché, selon des observateurs, au président de prononcer le discours qu’il avait préparé pour la circonstance.

J.N.
Un participant à la rencontre
05/12/2010

 

 

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Côte d’Ivoire : un pays, deux présidents

Posté par Adolphe Habimana le 4 décembre 2010

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Alassane Ouattara (G) et Laurent Gbagbo (D) ont tous deux prêté serment comme président de la Côte d’Ivoire.

Montage RFI / Pierre Moussart

Par RFI

SurpriseLe président sortant Laurent Gbagbo, dont la réélection est vivement contestée par l’opposition, l’ONU et la communauté internationale, a prêté serment samedi 4 décembre 2010 à la tête de la Côte d’Ivoire. Un peu plus tard dans l’après-midi, Alassane Ouattara a peu après essayé de prêter serment par courrier comme président de la Côte d’Ivoire. La communauté internationale est très inquiète de la situation.

C’est dans la salle des pas perdus du palais présidentiel que Laurent Gbagbo a prêté serment devant les membres du Conseil constitutionnel. « Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les droits et libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il déclaré.

« Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois si je trahis mon serment », a-t-il ajouté, lors d’une cérémonie devant une très nombreuse assistance, en présence notamment de son épouse Simone Gbagbo.

Laurent Gbagbo a ensuite entamé un long discours, en se présentant d’abord en garant de la légalité. « Il n’y pas d’Etat fort sans loi, sans procédures » , a-t-il martelé. « Il n’y a de République forte que assise sur les règles de la loi. (…) Toutes les crises que nous avons connues sont nées du non respect de la loi ».Sur la crise au sein de la CEI, Laurent Gbagbo a assuré qu’elle « a été bloquée car, dit-il, nous avons transféré dans la Commission électorale les débats politiciens du dehors » . Avant d’ajouter : « La CEI ne proclame pas les résultats des élections, elle donne les résultats qu’elle a acquis au plan provisoire. (…) Dans une république, c’est seulement une juridiction qui peut conférer aux résultats l’autorité de la chose jugée ».

« Le jour où un pays perd sa souveraineté, il perd tout et devient un vassal »

Faisant référence à la reconnaissance par l’ONU de la victoire de son adversaire Alassane Ouattara, dont l’élection est reconnue par la plus grande partie de la Communauté internationale, Laurent Gbagbo a dénoncé « des cas graves d’ingérence (…) L’organisation et la proclamation des résultats d’une élection fait partie de la gestion souveraine d’un pays » , a-t-il affirmé. « Le jour où un pays perd sa souveraineté, il perd tout et devient un vassal ».Laurent Gbagbo s’en est ensuite pris, sans le nommer, à son adversaire Alassane Ouattara : « J’appelle les Ivoiriens à se ressaisir et n’a pas compter sur autrui pour venir les faire roi. Celui qui te fait roi a toujours un droit sur ton siège ».

Il a enfin laissé entendre que son adversaire a élaboré une stratégie avec des complicités extérieures, qu’il a résumé par cette phrase : « Débrouille-toi , fais tout pour être élu et ensuite on te reconnais ».

Ouattara a essayé de prêter serment

Après Laurent Gbagbo c’est Alassane Ouattara qui a essayé de prêter serment lui aussi dans un contexte tout à fait inédit. Une « prestation » de serment par écrit. Alassane Ouattara, donné vainqueur de la présidentielle par la Commission électorale et reconnu par la communauté internationale a envoyé dans l’après-midi du samedi 4 décembre par courrier sa lettre de prestation de serment au président du Conseil constitutionnel « en tant que président élu ».

Dans ce courrier dont nous avons pu avoir connaissance, Alassane Ouattara explique que les circonstances exceptionnelles que vit la Côte d’Ivoire, ne lui permettent pas de prêter serment en personne devant le Conseil constitutionnel. Il demande donc au Conseil de prendre acte de ce serment et d’en tirer toutes les conséquences de droit.

Par ailleurs, Alassane Ouattara, dans une lettre manuscrite, jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre la Constitution.

Le Premier ministre Guillaume Soro a par ailleurs remis sa démission à Alassane Ouattara, qui l’a reconduit dans ses fonctions.

 

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WikiLeaks : les télégrammes américains dévoilent les clauses secrètes de la « Françafrique »

Posté par Adolphe Habimana le 4 décembre 2010

Certaines « clauses secrètes » des anciens accords de défense liant la France à plusieurs pays africains ont été décrite aux diplomates américains par des conseillers de Nicolas Sarkozy. De nouveaux télégrammes diplomatiques américains obtenus par Wikileaks et dont le contenu a été révélé par le quotidien français « Le Monde » samedi, rendent publiques ces échanges.

Certaines clauses secrètes d’accords conclus dans les années 60 entre la France et ses ex-colonies africaines ont été évoquées devant des Américains afin de justifier leur révision, selon des mémos américains de WikiLeaks, rendus publics samedi par Le Monde.

« Les accords avec le Cameroun et le Gabon contiennent des dispositions absurdes, obligeant la France, sur demande, à intervenir en cas de troubles dans ces pays », rapporte ainsi un télégramme américain, citant Rémy Maréchaux, ancien conseiller Afrique de Nicolas Sarkozy.

Lors d’un entretien avec un diplomate américain, le même conseiller souligne le caractère « ridicule » dautres clauses secrètes accordant à la France le monopole des ressources naturelles dans certains pays. « Imaginez-vous, lance-t-il, que nous puissions invoquer notre accord avec le Togo pour lui ordonner de bouter la Chine hors de « notre » pays? », aurait-il ajouté.

Quand les Etats-Unis veulent profiter de la fin annoncée de la « Françafrique »

La rupture de la politique française en Afrique, affichée depuis 2007 par le président français Nicolas Sarkozy, a été bien accueillie par les Américains qui y ont vu une possibilité d’accroître leur influence sur le continent, montrent d’autres télégrammes diplomatiques.

« Les Français accueillent favorablement l’extension de la présence américaine en Afrique comme moyen de contrebalancer lexpansion régionale de la Chine », note un mémo. La nouvelle politique française « peut donner aux Etats-Unis des occasions détendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance ni dinterférence de la France », relève un autre télégramme.

Aujourd’hui, « la France est un de nos plus puissants alliés en Afrique », résume un mémo datant du 25 janvier 2010 de l’ambassade américaine à Paris à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

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