République du Congo : 50 ans d’indépendance

Posté par Adolphe Habimana le 29 juin 2010

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© AFP

Par Ghislaine Dupont

L’ex-Congo belge devenu le Zaïre, puis la République démocratique du Congo (RDC) ou Congo-Kinshasa, a connu depuis son indépendance des phases de grande violence, largement attisée par les convoitises extérieures. Vaste pays du centre de l’Afrique, regorgeant de matières premières, la RDC vit toujours dans l’instabilité. Elle est placée avant-dernière dans le classement du PIB par habitant  (171$) parmi les pays africains.

Le 30 juin 1960, l’indépendance du Congo belge est proclamée*.

 

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La décolonisation négociée dans la précipitation, mal préparée par la Belgique plonge le Congo Léopoldville dans une grande instabilité : Joseph Kasa-Vubu devient président et Patrice Lumumba grande figure nationaliste, Premier ministre. À peine installés, les deux hommes font face, dans les semaines qui suivent l’indépendance, à une mutinerie de l’armée et à une sécession de la riche province du Katanga menée par Moïse Tshombé, discrètement mais activement soutenu par les intérêts miniers étrangers.
Le cycle des violences ne fait que commencer. 

« Patrice Lumumba, Une Tragédie africaine »

Le président congolais Kasa-Vubu, en rivalité permanente avec son Premier ministre, le révoque avec l’assentiment des Américains et des anciens colons belges. En pleine guerre froide, les États-Unis n’apprécient pas du tout le panafricanisme de Lumumba et son flirt avec Moscou.

Un jeune officier, le colonel Mobutu, instrumentalisé par la CIA arrête le Premier ministre et le transfère chez Moise Tshombé, l’ennemi juré katangais.

Le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba est torturé à mort avec deux de ses compagnons. Le corps du premier chef de gouvernement de l’indépendance ne sera jamais retrouvé.

 

« Archives sonores

 

De nombreux soubresauts continuent d’agiter le géant congolais. Des tentatives de sécession et les rébellions révolutionnaires se multiplient et embrasent plus de la moitié du territoire du grand Congo. La crise prend une dimension internationale avec, pour la première fois, l’envoi de casques bleus. Les Nations unies ne mettront fin à l’aventure katangaise de Tshombé qu’en 1963.

Deux ans plus tard, le 24 novembre 1965, Mobutu se débarrasse de Joseph Kasa-Vubu et s’empare du pouvoir par un coup d’État. Il multiplie les liquidations physiques de ses opposants : les Pendus de la Pentecôte en 1966, Pierre Mulélé en 1968.

Les villes sont débaptisées. Léopoldville devient Kinshasa et le Congo : République du Zaire. La politique du «retour à l’authenticité» puis «la zaïrianisation» conduite au début des années 70 permet à Joseph-Désiré Mobutu, devenu Mobutu Sese Seko de nationaliser les grandes compagnies minières qui exploitent les immenses richesses : cuivre, cobalt, or, argent, diamant, uranium. Paradoxalement Mobutu bénéficie du soutien des occidentaux, et en particulier celui des Américains qui utilisent le Zaïre pour acheminer l’armement destiné à l’opposition armée angolaise l’UNITA qui lutte contre le régime marxiste de Luanda.

En mai 1978, la France intervient militairement dans la ville minière de Kolwezi au Katanga, alors connu sous le nom de Shaba. Des ex-gendarmes katangais, réfugiés en Angola attaquent à deux reprises la ville où se trouvent près de 2 300 Européens (belges et français). Face à l’échec d’une intervention aéroportée de ses troupes, Mobutu sollicite l’aide de Paris, de Bruxelles et de Washington. L’opération Bonite (ou Léopard) est alors déclenchée avec le parachutage de la légion étrangère française, renforcées par la suite par des parachutistes belges.

Le règne de Mobutu qui s’est autoproclamé maréchal, apporte au Zaire une stabilité relative. L’État n’est qu’imparfaitement administré, et se caractérise surtout par le népotisme et la corruption. La fin de la Guerre froide et l’effondrement de l’économie zaïroise annoncent des lendemains difficiles.

Après la chute du mur de Berlin, le vent de la démocratisation souffle aussi sur le continent africain. Mobutu annonce le 24 avril 1990 l’avènement du multipartisme au Zaïre.

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Il accepte la tenue d’une conférence nationale qui élit en août 1992 l’opposant Etienne Tshisekedi, leader de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), comme Premier ministre. Mais la cohabitation au sommet de l’État échoue. Mobutu révoque son Premier ministre et reprend la main.

Le pays replonge dans la crise. Pouvoir et opposition mettent en place le HCR-PT qui regroupe le Haut conseil de la république dominé par les mobustistes et le Parlement de transition. L’Acte constitutionnel de la Transition est adopté en avril 1994 dans un climat toujours instable.

En 1994, l’Est du pays subit le contrecoup du génocide rwandais. En juillet, la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé prend le pouvoir à Kigali. Près de deux millions de hutus se réfugient dans les provinces congolaises voisines.

En octobre 1996 le Rwanda de Paul Kagamé, l’Ouganda de Yoweri Museveni, l’Angola de José Eduardo dos Santos, lancent avec le soutien des USA de Bill Clinton une rébellion armée contre Mobutu. Les tutsis congolais des deux provinces du Kivu composent le gros des troupes et c’est un ancien maquisard des années 60, Laurent Désiré Kabila qui prend leur tête. Les rebelles traversent le pays sans grande résistance. L’armée de Mobutu, clochardisée, refuse de combattre. Sept mois plus tard, l’Alliance des forces démocratiques de libération (AFDL), entre victorieuse à Kinshasa.

Laurent Désiré Kabila s’empare du pouvoir le 17 mai 1997, mais l’instabilité demeure. Un an plus tard Kabila se fâche avec ses parrains rwandais et ougandais, qu’il accuse de piller les ressources du pays,

Dossier spécial 50 ans des indépendances africaines

Une nouvelle rébellion éclate en août 1998 contre Laurent Désiré Kabila. Elle entraîne l’intervention des troupes de sept pays africains dans ce que l’on va appeler, la Première Guerre mondiale africaine. Les anciens alliés de Kabila constituent deux fronts : à l’Est, le RCD Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie) soutenu par Kigali; au nord ouest le MLC (Mouvement de libération du Congo) de Jean-Pierre Bemba, encadré par Kampala. Kabila est de son côté soutenu par l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe, des forces tchadiennes faisant également une rapide incursion à ses côtés.

L’assassinat de Laurent Désiré Kabila, en janvier 2001 va redistribuer les cartes.
Son fils Joseph lui succède à la tête de l’État. La communauté internationale veut mettre fin au chaos congolais.

Après l’attentat du 11 septembre aux États-Unis, les Américains craignent plus que tout, l’existence de «zones grises» sur la mappemonde. Ces failed states, états en faillite, qui n’exercent plus d’autorité sur leur espace national. Le jeune Joseph Kabila n’a guère le choix. Les deux tiers de la République démocratique du Congo sont sous le contrôle des rebelles. Il s’engage dans un difficile processus de paix (voir D’un Kabila, l’autre consécration diplomatique et accords inter-congolais RFI 10/07/2006), avec le soutien de la communauté internationale et l’engagement actif de l’Afrique du Sud, intéressée par le potentiel économique du pays.

De très longues négociations aboutissent en avril 2002 à l’accord de Sun city. Joseph Kabila doit partager le pouvoir avec les ex chefs rebelles pour conduire à partir de juin 2003 un gouvernement de transition devant mener à des élections générales deux ans plus tard.

Au même moment,  la Mission d’observation des Nations unies au Congo la MONUC, poursuit le déploiement de plusieurs milliers de casques bleus dans le pays. L’Union européenne est appelée à la rescousse pour mettre un terme à la guerre que se livrent des milices tribales (soutenues par Kampala et Kigali) qui sèment la mort et la terreur en Ituri, au nord-est du pays. L’opération Artémis placée sous commandement français sécurise la zone de Bunia la capitale provinciale et passe le relais quatre mois plus tard à la MONUC.

Très encadrée politiquement et très soutenue financièrement par la communauté internationale (plusieurs milliards de dollars sont déboursés), la Transition est prolongée d’un an. Les premières élections pluralistes se tiennent en juillet 2006 après l’adoption par référendum, en décembre 2005 d’une nouvelle constitution.

Grâce à son électorat de l’Est, Joseph Kabila remporte les élections face à son rival de l’Ouest, Jean-Pierre Bemba**. Quatre ans plus tard, la république démocratique du Congo est loin d’être stabilisée. Divers groupes armés nationaux ou étrangers (Lord Resistance Army -LRA- ougandaise,  les Forces démocratiques de libération du Rwanda -FDLR-) continuent d’opérer dans les provinces de l’Est. Les forces armées congolaises sous payées et mal nourries contribuent elles aussi à l’insécurité. Le régime de Kinshasa a bien du mal à restaurer l’autorité de l’État sur le territoire.

Sur le terrain économique, la mauvaise gouvernance, la corruption endémique et la prédation pratiquée par les élites au pouvoir brident l’amélioration du quotidien des congolais, plongés dans la misère depuis maintenant deux décennies.

Les contrats miniers de plusieurs milliards de dollars négociés par le régime Kabila avec les Chinois n’ont eu que peu d’effets. Le budget de l’Etat n’a atteint l’année dernière qu’un peu plus de 4 milliards de dollars. 10 fois moins….. que celui de l’Angola voisin.

Les moyens de coercition utilisés pour réduire l’espace politique ont abouti à la quasi disparition de l’opposition et de toute expression discordante. Cinquante ans après l’indépendance, le rêve des congolais de vivre dans un État de droit et une démocratie en RDC n’est toujours pas réalisé.

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rfi

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Darfour/Rwanda: trois soldats de la mission de paix tués (Minuad)

Posté par Adolphe Habimana le 28 juin 2010

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            La milice Janjawid en action                                                                         Minuad: mission de paix onusien au Darfour

Trois Rwandais de la force de paix de l’Onu et de l’Union africaine (Minuad) au Darfour, dans l’ouest du Soudan, ont été tués lundi par des hommes armés, a annoncé la Minuad.

Plus de 20 assaillants en tenue de camouflage ont ouvert le feu sur les soldats de maintien de la paix qui gardaient un chantier de construction d’une base de la Minuad dans les montagnes de Djabel Mara, où ont eu lieu des affrontements avec des rebelles cette année, a déclaré la force de maintien de la paix.

« Trois hommes de la mission de paix ont été tués et un autre a été grièvement blessé dans une fusillade avec des assaillants non identifiés », a déclaré à Reuters un responsable de la Minuad.

Trois assaillants ont également été tués dans la fusillade, qui a duré une heure. Les autres se sont enfuis à bord d’un véhicule de la Minuad.

Début mai, deux Egyptiens de la Minuad avaient été tués dans une embuscade.

La dernière attaque porte à 27 le nombre de membres de la Mission des Nations unies et de l’UA tués dans la province occidentale du Soudan depuis le début 2008.

La Minuad compte près de 20.000 militaires, policiers ou civils. Elle a à ce jour déployé sur le terrain environ 75% de son effectif total, qui doit atteindre 26.000 hommes.

source:reuters

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RWANDA:Kagamé 1er: Chasse à l’homme au pays des mille collines

Posté par Adolphe Habimana le 28 juin 2010

 

Lobservateur du 27/06/010

Robert Menard présiderait-il toujours aux destinés de l’association Reporters Sans Frontières qu’au Rwanda qu’il aurait eu une proie facile pour assouvir son appétit, gargantuesque, de défenseur des droits humains. Car, en effet, au pays des mille collines, de tels prédateurs sont loin d’être d’une espèce rare.

A commencer par le président Kagamé, le tombeur de Juvenal Habyarimana, qui ne tarde pas à entrer en transe chaque fois que l’on ose débusquer son image derrière le missile qui a abattu l’avion présidentiel rwandais le 6 avril 94, ouvrant la voie au génocide qui fera date dans les livres d’histoire. Et là, personne ne résiste à son courroux, à commencer par la France, laquelle dut se prosterner à ses pieds pour reconquérir ses amitiés, à l’instar des autres grandes puissances qui savent se taire sur les abus des rois nègres pour préserver leurs intérêts.

Comprenez donc que Kagamé 1er, après avoir dompté l’ex-colonisateur, se rue aujourd’hui sur ses opposants et les journalistes dont la plume ne crache pas que du miel. A l’approche donc de la présidentielle du 09 août, l’ire de l’homme mince de Kigali vient d’atteindre son paroxysme, d’où cette chasse à l’homme qui a contraint bien de généraux, jadis fidèles d’entre les fidèles, à l’exil, alors que les leaders de l’opposition, tels Bernard Ntaganda, candidat du Parti social Imberkuri, et Victoire Ingabiré des Forces démocratiques unifiées, sont embastillés et interdits d’existence politique.

Hélas, à son triste tableau de chasse, Kagamé, dont les mains ont toujours baigné dans le sang, pourrait ajouter le journaliste Jean Léonard Rugambage (du journal Umuvugizi, interdit de publication), abattu le jeudi 24 juin 2010 au cÅ »ur même de la capitale rwandaise, alors qu’il enquêtait sur la tentative de meurtre du général Kayumba Nyamwassa Faustin, réfugié en Afrique du Sud.

Evidemment, le nouveau dictateur, qui rêve de régner sur les Grands-Lacs, après les mille collines, a beau multiplier les démentis sur son implication dans cette affaire, difficile sera pour lui de prouver son innocence, vu que cet énième meurtre ne profite qu’à son palais. A deux mois de la présidentielle qu’il affrontera sans doute en solitaire, à quelle sauce les opposants rwandais seront-ils mangés pour la pérennité de son trône ?

source:AllAfrica.com

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Rwanda:Le journaliste Jean-Léonard Rugambage assassiné devant son domicile de Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 26 juin 2010

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Gasasira Jean Bosco:Responsable du Journal Umuvugizi                                                    P. Kagame: Le Tout Puissant Président du Rwanda

Reporters sans frontières exprime son effroi et son indignation après le meurtre, le 24 juin 2010, vers 23 heures, du rédacteur en chef adjoint du bimensuel Umuvugizi, Jean-Léonard Rugambage. Il s’agit du premier assassinat d’un journaliste au Rwanda depuis celui de Emmanuel Munyemanzi, en 1998.

« Depuis des mois, nous dénonçons le climat de terreur, l’escalade de la répression contre les voix indépendantes et la dérive totalitaire au Rwanda. Les suspensions de journaux, les procès à répétition contre les professionnels des médias, les blocages de sites Internet n’ont, semble-t-il, pas suffi à faire réagir la communauté internationale. Ce tragique événement va-t-il enfin ouvrir les yeux de ceux qui cautionnent le régime de Kigali ? », s’interroge l’organisation.

« A l’approche de l’élection présidentielle d’août 2010, les autorités organisent une campagne électorale verrouillée et monolithique en écartant l’opposition et étouffant toute voix critique. Cette entreprise a atteint son sommet avec l’assassinat, dans un véritable guet-apens, de ce journaliste reconnu », a ajouté Reporters sans frontières.

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+ Rugambage

A la faveur de la reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, s’est rendu à Kigali en février dernier, et son homologue rwandais, Paul Kagame, a assisté au sommet Afrique-France, à Nice, les 31 mai et 1er juin. Reporters sans frontières estime que cette reprise du dialogue ne peut se faire sans une attention particulière à la question de la liberté de la presse. C’est pourquoi l’organisation demande instamment aux autorités françaises, ainsi qu’à la délégation de l’Union européenne à Kigali, de s’assurer qu’une enquête indépendante sera menée sur cet homicide. L’ambassadeur de France à Kigali, Laurent Contini, devrait faire du suivi de cette affaire l’une de ses priorités.

Le 24 juin, Jean-Léonard Rugambage, connu également sous le nom de « Sheriff », a été fusillé de quatre balles à bout portant, devant son domicile de Kigali, par des malfaiteurs encore non identifiés. Son corps a été récupéré par la police pour enquête.

« Jean-Léonard a certainement été tué suite à ses investigations sur la tentative d’assassinat perpétrée la semaine dernière contre le général Kayumba Nyamwasa, en exil en Afrique du Sud », a confié à Reporters sans frontières le rédacteur en chef de son journal, Jean-Bosco Gasasira, lui-même en exil. Jean-Léonard Rugambage avait fait état d’échanges téléphoniques entre Emmanuel Ndahiro, chef des services de renseignements à Kigali, et les citoyens rwandais arrêtés en Afrique du Sud suite à l’attentat. Revenant sur cet tentative d’homicide, dans un article intitulé « Balles perdues rwandaises », paru dans Le Monde, le 22 juin, le journaliste français Jean-Philippe Rémy écrivait : « Il n’est pas facile de déterminer ce qui sépare le Rwanda d’une dictature en bonne et due forme. »

Jean-Léonard Rugambage, qui laisse une veuve et un enfant de deux ans, avait déjà été inquiété par les autorités à plusieurs reprises. Accusé de « meurtre » pendant la période génocidaire, puis condamné à un an d’emprisonnement pour « outrage à la cour », le journaliste avait été détenu pendant onze mois, entre 2005 et 2006, avant d’être finalement acquitté. Il avait longtemps été le rédacteur en chef de Umuco avant de rejoindre Umuvugizi.

Il était également correspondant pour le Rwanda de l’organisation régionale de défense de la liberté de presse Journaliste en danger (Jed). « Il disait les choses telles qu’il les sentait. C’était un garçon très engagé qui a payé de sa vie son courage d’informer. Il n’avait pas sa langue dans sa poche, au contraire de certains de ses confrères rwandais », se souvient un journaliste qui avait participé avec lui à l’atelier des correspondants régionaux de l’organisation, à Brazzaville, en 2007. Son meurtre suscite déjà une grande consternation, au Rwanda comme à l’étranger.

Le Rwanda occupe la 157e place, sur 175 pays, du classement mondial 2009 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Après l’Erythrée, la Somalie, et la Guinée équatoriale, il est le quatrième pays africain le moins bien classé.

Depuis plusieurs années, le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, figure dans la liste des prédateurs de la liberté de la presse dressée par Reporters sans frontières.

Photo : Jean-Léonard Rugambage (copyright : Umuvugizi):

source:Reporters sans frontières

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Maneko mukuru wa Perezida Kagame muri Operation yo kwica Gen Kayumba

Posté par Adolphe Habimana le 26 juin 2010

Maneko mukuru wa Perezida Kagame muri Operation yo kwica Gen Kayumba   dans ACTUALITE rightimg  

“…bashoboye kubona amajwi ya telefoni hagati y’umushoferi wa Gen Kayumba batakekaga muri icyo gikorwa na Maneko mukuru wa Perezida Kagame Dr Emmanuel Ndahiro atanga amabwiriza ko bagomba gukora uko bashoboye bakarangiza igikorwa cyo kwica Gen Kayumba aho yararwariye mu bitaro,”

“… mwakoze ariko mugerageze murangize akazi H.E( His Excellence ) azabagororera”

 dans ACTUALITEAmakuru agera ku Kinyamakuru UMUVUGIZI aturuka muri zimwe mu nzego z’iperereza mpuzamahanga zari mu gikorwa cy’iperereza ku iraswa rya Gen Kayumba, yemeza ko nyuma y’iraswa rya Gen Kayumba, umugore we Rosette Kayumba n’umushoferi we yakuye mu Rwanda bihutiye ku mujyana  mu ivuriro (Clinic Moningside) kugira ngo baramire ubuzima bwe. Ariko umushoferi mu gihe abantu basengaga Imana ngo itabare General we yari ahugiye kuri telefoni avugana na maneko mukuru wa Perezida Kagame  Dr Col Emanuel Ndahiro atanga report y’ukuntu bamuhushije.

Nk’uko tubikesha zimwe mu nzego z’iperereza mpuzampahanga( twirinze gutangaza kubera umutekano w’akazi kabo), bari muri iryo perereza, bashoboye kubona amajwi ya telefoni hagati y’umushoferi wa Gen Kayumba batakekaga muri icyo gikorwa na Maneko mukuru wa Perezida Kagame Dr Emmanuel Ndahiro atanga amabwiriza ko bagomba gukora uko bashoboye bakarangiza igikorwa cyo kwica Gen Kayumba aho yararwariye mu bitaro, yabivuze muri aya magambo “… mwakoze ariko mugerageze murangize akazi  H.E  azabagororera” n’ibindi byishi bagiye baganira.

Aha rero H.E ni Perezida Kagame akaba yarakoreshwaga mu mvugo izimije.

Mu iperereza ryakozwe n’urunana rw’inzego z’iperereza mpuzamahanga rurangajwe imbere n’iperereza rya leta y’Afrika y’Epfo,  nyuma y’ukubona amwe mu masasu yarashe Kayumba, bakoze iperereza bashoboye kumenya ko imbunda yo mu bwoko bwa Pistoli yaguzwe muri Mozambique, kandi yaguzwe na  Capt Gakwerere. Cpt Gakwerere wahoze ari umujepe wa Kagame akaba yaranabaye umunyabanga wihariye wa nyakwigendera Perezida Desire Kabila aribwo nyuma yavuye mu gisirikare  kubera amamiriyoni y’amadorali yari yarakuye kuri perezida Kabila.

Amakuru atugeraho avuga ko yoherejwe gukora ubucuruzi mu bihugu bya Mozambique, Afrika y’Epfo na Angola afatanyije n’ayobozi b’u Rwanda kandi atumwe no gukomeza akazi ke ko kuneka.

Amaze gufatwa, Capt Gakwerere yatangarije inzego z’iperereza ko we yahawe amabwiriza n’abahoze bamuyoboye (Kagame) gufasha abantu bamwoherereje kubagurira imbunda ubwo bamusangaga muri Mozambique. Yakomeje avuga ko atigeze amenya icyo iyo mbunda yari igiye gukora.

Mu itohoza Polisi y’Afrika y’Epfo yakoze bashoboye kubona za gihamya zitandukanye z’abantu bagiye bakorana na Cpt Gakwerere muri ubwo bwicanyi, bamwe bakaba bamaze gufatwa abandi bakaba bagishakishwa ariko bamaze kumenyekana, kugira ngo bashyikirizwe inkiko.

Amakuru aturuka muri izo nzego yemeza ko bamaze kubona gihamya zifatika ko kwica Gen Kayumba byari byateguwe na perezida Kagame, cyane ko bamaze kubona umubare munini cyane wa maneko za Kagame uri muri iki gikorwa.

Andi makuru ducyesha izindi nzego z’abahagarariye ibihugu byabo, bavuga ko batangajwe no kubona umuntu nka Kagame wari utangiye kwizerwa n’amahanga akora igikorwa nka kiriya cyo kwica umuntu wamuhunze kandi akabikora mu gihe muri Afrika y’Epfo hari kubera umupira w’igikombe cy’isi, bityo bakavuga ko atari ubwicanyi gusa ahubwo ari no gusuzugura igihugu nk’Afrika y’Epfo yari azi neza ko gifite abashyitsi benshi.

Polisi y’icyo gihugu, ikaba igomba gushyikiriza ubutabera abo bicanyi mu gihe kitarambiranye abo bihama bagahanwa, abandi bagashyikirizwa polisi mpuzamahanga.

Andi makuru aravuga ko Cpt Gakwerere ashobora gushyikirizwa inkiko za Mozambique kuko ariho yakoreye icyaha cyo kugura imbunda ku buryo butemewe n’amategeko. Naho abamutumye bakaba bagomba guhabwa polisi mpuzamahanga bagashyikirizwa inkiko bashinjwa icyaha cy’iterabwoba “ Terrorism” bakurikije uburyo icyo cyaha cyakozwe n’aho cya korewe.

Ikinyamakuru cyanyu kizakomeza kubatangariza amakuru agendanye n’ibyihishe inyuma y’iraswa rya Gen Kayumba.

Gasasira

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Rwanda: FDU INKINGI,actualité

Posté par Adolphe Habimana le 24 juin 2010

                                                             

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Inkingi
Forces Démocratiques Unifiées
United Democratic Forces

++(250) 728636000 Fdu.inkingi.rwa@gmail.com
www.fdu-udf.org
www.victoire2010.com
Kigali -Rwanda

Pour un Etat de Droit, la Democratie et l’Egalité de chances” ; « For the rule of law, democracy and equal opportunity »

Kigali 23 Kamena 2010ITANGAZO RIGENEWE ABANYAMAKURU

VICTOIRE INGABIRE UMUHOZA AZIYAMAMAZA AHAGARARIYE ISHYAKA FDU INKINGI NIRIMARA KWANDIKWA.

Mu kiganiro uhagarariye akanama k’amatora mu gihugu NEC yagiranye n’abanyamakuru ba radio Rwanda cyatangajwe mu makuru y’uyu munsi mu gitondo, yavuze ko Madame Victoire Ingabire Umuhoza nk’umunyarwanda ashobora gutanga candidature ye k’umwanya w’umukuru w’igihugu. Tuributsa ko Umuyobozi w’ishyaka FDU INKINGI ariho yiyamamaza mw’izina ry’ishyaka rye kandi kugeza ubu Leta ikaba ikomeje kuriburizamo yitwaje ibirego imushinja, ibiramambu ikananga kubishyikiriza inkiko.

FDU-INKINGI ni Ishyaka ry’Abibumbiye hamwe baharanira Demokarasi, tukaba tugamije guha Igihugu ubuyobozi bushingiye kuri demokarasi, ubufatanye no kwishyira kwizana kwa buri munyarwanda wese iyo ava akagera. Victoire Ingabire Umuhoza ntabwo yiyamamaza ku giti cye, cyangwa ku nyungu ze bwite. Agamije gufatanya n’Abanyarwanda gukemura ibibazo byugarije igihugu cyacu. Azamamazwa n’ishyaka FDU Inkingi.

Kuva ku wa 12 Gashyantare 2010 Ishyaka FDU-Inkingi rimaze gusaba inshuro nyinshi uruhusa rwo gukoresha Kongre-remezo iteganywa n’ itegeko N° 19/2007 ryo kuwa 04/05/2007 kandi ryuzuza Itegeko Ngenga n° 16/2003 ryo kuwa 27/06/2003 rigenga Imitwe ya Politiki n’Abanyapolitiki mu Rwanda, kugeza uyu munsi urwo ruhushya ubutegetsi bwa FPR bwanze kurutanga ndetse n’abategetsi bitwaje urutonde rw’ibirego bihimbano kugira ngo ishyaka ritandikwa bityo tubure uburenganzira bwo gukora politiki mu Rwanda ku mugaragaro;

Ubutegetsi bwa FPR bwishe itegeko nshinga ingingo ya 52 na 53 zivuga ko amashyaka menshi yemewe mu Rwanda kandi ko buri Munyarwanda yemerewe kujya mu ishyaka ashatse, none bakaba bakomeje kuvutsa abarwanashyaka ba FDU-Inkingi uburenganzira bwabo bwo kwishyiriraho ishyaka rya politiki ku mugaragaro;

Ishyaka FDU-Inkingi riributsa Abanyarwanda n’inshuti z’u Rwanda ko umuyobozi wa ryo ataziyamamariza umwanya w’umukuru w’igihugu igihe cyose ubutegetsi bwa FPR bukomeje kumuvutsa uburenganzira bwe no gukumira ishyaka ryacu mu ruhando rw’amashyaka. Dutegereje umunsi Leta ya FPR izemerera gukuraho inzitizi zibuza Abanyarwanda gukorera politiki muri FDU Inkingi.

Kubera ibibazo by’ingutu bya politiki ndetse n’ibya gisirikare bikomeje kwigaragaza mu gihugu kandi bikururwa n’ubutegetsi bw’igitugu bwa FPR, Ishyaka FDU-Inkingi riributsa ibihugu by’inshuti z’u Rwanda ko aya matora ari ikinamico ry’amatora ishyaka FPR ryihariye ubutegetsi mu Rwanda ritegura. Turasaba uwo ari we wese wabishobora guharanira ko aya matora asubikwa kugira ngo ategurwe mu buryo bwumvikanyweho, mu bwisanzure nta n’umwe uyahejwemo ndetse akanama k’igihugu k’amatora NEC kakavugururwa kugira ngo n’abatavuga rumwe n’ubutegetsi bakagiremo ijambo. Amatora y’amahugu ntituzayemera.

Ishyaka FDU-Inkingi
Umunyamabanga mukuru
Sylvain Sibomana

Tel : (+250) 078583600 Fdu.inkingi.rwa@gmail.com
http://
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Le HCR préoccupé par le retour volontaire des réfugiés rwandais au Cameroun

Posté par Adolphe Habimana le 22 juin 2010

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journée des réfugiés(festivités de Bonabéri) 

Publié le 2010-06-19 13:08:49 | French. News. Cn
Taille du texte Le HCR préoccupé par  le retour volontaire des réfugiés rwandais au Cameroun  dans ACTUALITE t+ line dans ACTUALITE t-

Par Raphaël MVOGO

YAOUNDE, 18 juin (Xinhua) — A presque un an et demi de l’ entrée en vigueur le 31 décembre 2011 de la cessation de la clause de leur statut concernant ces communautés étrangères dans tous les pays du monde, le retour volontaire des quelque 1.400 réfugiés rwandais recensés au Cameroun préoccupe le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« La clause de cessation va s’appliquer pour tous les Rwandais, que ce soit au Cameroun, au Congo, en France, partout dans le monde. On espère vraiment que des avancées vont être faites. On a fixé la date du 31 décembre [2011], ça peut être vu, ça peut être poussé », a déclaré vendredi à Yaoundé la représentante adjointe du HCR au Cameroun, Catherine Hamon Sharpe, interrogée par Xinhua.

« Mais, même si on estime que des avancées ont été faites, on applique la clause de cessation, les réfugiés ne veulent pas rentrer, alors on prévoit pour eux un statut alternatif au statut de réfugié. Et c’est aussi ce sur lequel on est en train de travailler avec les autorités camerounaises », a précisé Mme Hamon Sharpe à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié.

Officiellement, le HCR et les autorités camerounaises dénombrent 1.467 Rwandais parmi 12.955 réfugiés urbains à Yaoundé, la capitale du Cameroun, et Douala, la métropole économique. Des sources proches de cette communauté elle-même évoquent plutôt une présence d’environ 2.000 personnes, constatée depuis le génocide de d’avril 1994 qui, selon les Nations Unies.

Cette estimation est d’ailleurs confirmée par des sources de l’ administration camerounaise. « Effectivement, ces réfugiés dépassent 1.400. Comme on continue de poursuivre les génocidaires, certains préfèrent vivre dans la clandestinité », a indiqué sous couvert d’anonymat un responsable du ministère des Relations extérieures.

Ces Rwandais se disent bien intégrés au Cameroun et, en dépité de la perspective de la mise en application de la clause de cessation de leur statut, n’envisagent pas pour l’heure de retourner dans leur pays.

« Nous attendons que la situation s’améliore. Dans le cas contraire, nous allons continuer à vivre ici », a fait savoir le président de la communauté à Yaoundé, François-Xavier Niyonzima.

De l’amélioration du climat politique au Rwanda pour une meilleure intégration des ressortissants du pays installés à l’ étranger pour cause du génocide d’avril 1994 qui, selon les Nations Unies, avait causé quelque 800.000 morts et poussé à la fuite des milliers de survivants, dépend en effet ce retour, reconnaît le HCR.

« On attend quelques progrès. C’est l’espace politique qui est un souci. C’est aussi l’administration de la justice, notamment le fonctionnement des juridictions gacacas. C’est une préoccupation pour les réfugiés et c’est le principe qu’ils mettent à l’argument pour ne pas rentrer. Donc, on voudrait voir la justice être administrée peut-être de manière un peu plus équitable, peut-être plus transparente », a précisé Catherine Hamon Sharpe.

Un autre domaine de préoccupation est cité, c’est celui du foncier. Selon la responsable onusienne, « il y a des gros problèmes au Rwanda, il y a des conflits de terre. Parce que c’est un petit pays. C’est encore une fois un obstacle au retour des réfugiés. Ils savent que ou leurs terres ont été prises, ou leurs maisons est occupée ».

En attendant, le HCR étudie avec le gouvernement camerounais l’ option d’un statut légal au profit des « réfugiés rwandais qui ne voudraient pas ou qui ne pourraient pas rentrer au Rwanda », c’est- à-dire « la résidence à long terme ou l’acquisition de la nationalité camerounaise : la naturalisation ». A en croire Mme Hamon Sharpe, « il n’y a pas beaucoup d’autres options ».

Le sujet a été évoqué lors de la visite en mars du haut commissaire, Antonio Guterres. C’est qu’il embarrasse, avoue la représentante adjointe.

« C’est délicat pour tout le monde. C’est délicat pour les Rwandais, il faut qu’ils fassent un choix important pour des gens qui sont en exil depuis 16 ans. Mais, ils sont au courant, ils doivent faire un choix à un moment donné », observe-t-elle.

« C’est délicat pour le HCR, parce qu’il y a beaucoup de Rwandais qui ont peur. On n’a pas l’impression que le HCR les abandonne. Ce qui n’est pas le cas. La clause de cessation s’est appliquée pour les réfugiés sierra léonais, les Erythréens. Elle va s’appliquer pour les Libériens et d’autres nationalités, les Burundais. Donc, on ne vise pas spécifiquement les Rwandais », poursuit-il.

Et que dire du pays d’accueil ? « La situation est aussi complexe. On sait que beaucoup de Rwandais ne vont pas rentrer à cause de la clause de cessation. Qu’est-ce que les gouvernements [ parlant de tous les pays concernés]sont en mesure de leur offrir ? Cela est aussi délicat », enchaîne Catherine Hamon Sharpe.

Sur les quelque 15 millions de réfugiés déclarés dans le monde, le Cameroun en abrite plus de 100.000 sur son sol, d’après les statistiques communiquées par la représentante du HCR au Cameroun, Aida Haïlé Mariam, lors de la commémoration de la Journée mondiale du réfugié vendredi à Yaoundé, soit deux jours avant la date officielle.

« Au Cameroun, l’on dénombre 102.648 réfugiés dont 81.826 originaires de Centrafrique installés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, 3.665 réfugiés tchadiens dans le camp de Langui à Pitoa près de Garoua, 2.871 réfugiés nigérians dans les régions du Nord-ouest et de l’Adamaoua, et 12.955 réfugiés urbains de diverses nationalités auxquels il faudrait ajouter 1.331 demandeurs d’asile », a relevé Mme Aida Haïlé.

En 2005, le monde avait enregistré le retour dans leurs pays respectifs de plus d’un million de réfugiés, a souligné le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Cameroun, Thierry Mertens. Mais en 2009, seuls quelque 250.000 ont pu rentrer chez eux. Une lueur d’espoir est tout de même annoncée, s’ agissant du Cameroun où, « avec la fin de l’année scolaire, nous assistons de plus en plus de réfugiés urbains qui souhaitent rentrer », informe la représentante du HCR.

« Plusieurs centaines de réfugiés tchadiens du camp de Langui, mentionne-t-elle par ailleurs, sont également impatients de rentrer à N’Djamena en cette fin d’année scolaire. Nous espérons donc vivement que l’accord tripartite de rapatriement sera signé pour organiser les premiers convois vers le Tchad et permettre à ces personnes de vite retrouver leur pays ».

Ce n’est pas le cas des communautés centrafricaines qui connaissent une augmentation de leurs effectifs. De l’avis, Catherine Hamon Sharpe, un exercice d’enregistrement réalisé en octobre 2009 dans les deux régions où elles sont principalement installées, l’Est et dans l’Adamaoua, a révélé un accroissement de 30%, du fait non seulement des naissances mais aussi des nouvelles arrivées.

« Cet afflux n’est pas vraiment lié directement à des conflits qui subsistent en Centrafrique, c’est-à-dire à de nouvelles flambées de violences, mais plus à des regroupements de familles qui s’opèrent au Cameroun », précise du reste Mme Hamon Sharpe.

 

 voir aussi:

Lettre des réfugiés rwandais au Cameroun au Haut Commissaire-HCR

La clause de cessation de protection des réfugiés rwandais dans les pays africains a été initié par le HCR malgré les rapports alarmants des ONG de défense des droits de l’homme qui fustigent notamment l’absence d’une justice équitable au Rwanda

COMMUNAUTE DES REFUGIES RWANDAIS – YAOUNDE
BP : 11190 Yaoundé Tél : (+237) 22.22.80.89
  E-mail : crefry04@yahoo.fr

Unité    -   Paix   -    Entraide

 

Yaoundé, le 25 Avril 2008

Objet : S.O.S. des réfugiés rwandais au Cameroun.

 

A son Excellence Monsieur le Haut Commissaire des Nations-Unies pour les Réfugiés à Genève.

                                        Monsieur le Haut Commissaire,

Nous, membres de la communauté des réfugiés rwandais au Cameroun, avons l’honneur de vous adresser cette lettre dont le contenu est un cri d’alarme et non une revendication politique. C’est la première fois, Excellence, que nous vous faisons parvenir une correspondance de ce genre depuis notre exil en 1994.

En effet, nous avons été inquiétés par les informations reçues du Chargé de Protection au Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés au Cameroun le 04 mars 2008. Il nous faisait part du message venant du siège du H.C.R à Genève datant du 22 février 2008 selon lequel une clause de cessation de protection des réfugiés rwandais était en étude. De ce fait, il est de notre devoir de recourir auprès de votre haute autorité, afin de lancer un S.O.S. suite à ce projet imminent dont nous risquons d’être victimes.

Il convient de signaler que ces informations viennent s’ajouter à la décision du représentant du H.C.R au Cameroun de ne plus octroyer le statut de  réfugié aux demandeurs rwandais à l’exception de certains cas particuliers. Celle-ci a entraîné de nombreux refus au sein de la communauté des réfugiés rwandais. Toutes ces mesures n’ont d’autres objectifs que de nous déstabiliser et nous priver de nos droits définis par les instruments juridiques internationaux tels que :

-          La Déclaration Universelle des Droits de l’homme.

-          Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés et son protocole additionnel de 1967.

-          Convention de l’O.U.A de 1969 relative au statut des réfugiés

Excellence, l’histoire récente, hélas triste, de notre pays le Rwanda, a comme

repère, la guerre qui a laissé des milliers de victimes innocentes dans le désarroi. Nous faisons parti de ceux-là qui, jusqu’aujourd’hui, sont privés de certains droits des réfugiés. Nous savons, plus que quiconque, combien il est très difficile d’être réfugié et de vivre dans les conditions qui sont les nôtres­.

Malgré cela, nous acceptons tant bien que mal cette situation que les problèmes sociaux-politico-éthniques du Rwanda nous imposent, tout en espérant que les conditions propres à favoriser notre retour au pays natal puissent être réunies.

Les raisons qui nous ont poussés à aller « extra muros » de notre patrie sont encore là. Malheureusement, le régime en place ne ménage aucun effort pour cacher à la communauté internationale la réalité de ses atrocités contre la population, et de ses nombreuses violations des droits de l’homme.

Les stratégies utilisées pour gagner la confiance de la communauté internationale restent les mêmes depuis la prise du pouvoir par les armes : montrer au monde entier que tout va bien, que le Rwanda est le havre de paix où coulent le lait et le miel ; que les droits de l’homme sont respectés, bref, que c’est un paradis où il fait bon vivre !

Pourtant, derrière ces mensonges se cache la vraie vérité : le peuple rwandais vit sur les « magmas » tissés par la théorie du «génocide », dont les auteurs ne veulent pas entendre parler de la vérité et réconciliation, du pardon entre Hutus et Tutsis,et de la démocratie.

Aujourd’hui, la fuite massive de certaines personnes, qui faisaient partie du régime actuel, révèle l’incapacité et le disfonctionnement de la machine politique au Rwanda. Leurs témoignages sont accablants, mais hélas, la communauté internationale reste muette. Nous citons à titre d’exemples :

-          Le Général Major Emmanuel HABYARIMANA ancien ministre de la défense.

-          M. François NSANZUWERA, ancien procureur.

-          M. Faustin TWAGIRAMUNGU, ancien premier ministre.

-          M. Sixbert MUSANGAMFURA, ancien secrétaire général du service de renseignement.

-          M. Pierre Célestin RWIGEMA, ancien premier ministre.

-          Colonel Théoneste LIZINDE, ancien député, assassiné à Nairobi ( Kenya) .

-          Colonel Léonidas RUSATIRA, ancien officier supérieur A.P.R.

-          M. Célestin SEBARENZI, ancien président de l’Assemblée Nationale.

-          M. Jean Baptiste NKULIYINGOMA, ancien ministre de l’information.

-          M. Seth SENDASHONGA, ancien ministre de l’intérieur, assassiné à Nairobi     (Kenya).

-          Lieutenant Abdul RUZIBIZA, ancien officier A.P.R…la liste est très longue.

Pire encore, la gestion du pouvoir est entre les mains de ceux qui sont actuellement accusés et sous mandats d’arrêt internationaux (voir les copies en annexes 1 et 2).

Excellence, nous nous demandons comment on peut vivre  dans  un pays où :

-          La braise de la haine et de la vengeance est toujours allumée à chaque « commémoration » du « génocide » pour rappeler aux Tutsis que tout Hutu est mauvais, génocidaire, y compris les enfants nés après les événements tragiques qu’a connus notre pays?

Il n’est plus un secret pour personne que ces « commémorations » restent orientées et partiales, du fait que le génocide et les massacres commis à l’encontre des Hutus sont passés sous silence.

-          Le « génocide » est devenu un fonds de commerce et un tremplin pour mieux asseoir le régime de Kigali.

-          Le fait d’exhumer et d’exposer des restes humains est en contradiction avec notre culture qui exige le respect et la dignité dans la sépulture des morts. Dans ces conditions, rien ne nous empêche de penser que ces ossements et crânes exposés seraient les restes humains des Hutus. Ce qui n’est pas de nature à favoriser la réconciliation du peuple rwandais.

Excellence, la justice étant le socle de la réconciliation et de la paix au Rwanda, nous

constatons avec regret qu’elle est loin d’être impartiale dans notre pays. Selon le régime

actuel de Kigali, les victimes sont les Tutsis, les bourreaux sont les Hutus.

La communauté internationale devrait bien comprendre que le « génocide » rwandais est unique dans son genre, du fait que les auteurs qui se déclarent victimes restent bénéficiaires et juges.

Les juridictions populaires « gacaca » montrent combien la justice rwandaise est basée sur l’esprit de vengeance, de règlement de compte et de la haine. Par manque de preuves, on recourt à l’idéologie du génocide.

La justice rwandaise semble ignorer les principes généraux du droit tel que : « on ne peut pas être juge et partie  et la présomption d’innocence ».

La majorité des Hutus qui ont fui le régime en place sont automatiquement condamnés injustement par contumace dans le cadre du « gacaca » pour des raisons politiques.

L’impunité est devenue le bouclier de ce régime qui n’a jamais été poursuivi pour le crime de guerre, le crime contre l’humanité et le génocide que le Front Patriotique Rwandais (F.P.R.) a commis depuis le 1er octobre 1990 jusqu’aujourd’hui dont notamment:

- L’extermination de la population de Byumba, Ruhengeri, Kibungo, Kigali rural.

- Les massacres des milliers des déplacés de Kibeho (plus de 8.000 victimes, voir le document en annexe 3).

- L’élimination des élites de l’église catholique.

- L’extermination des millions des réfugiés hutu en R.D.C.

- Le droit de propriété privée qui n’est pas respecté.

Comment ces personnes au pouvoir au Rwanda et qui aujourd’hui sont placées sous mandats d’arrêt internationaux peuvent-elles assurer notre sécurité alors que c’est à cause de leurs crimes commis contre les nôtres qu’ils sont poursuivis ? Selon les informations récentes, il y aurait eu un massacre de 466 prisonniers qui figuraient parmi les élites du régime du Président  HABYARIMANA (voir document  en annexe 4).

Excellence, il est vrai que nous souhaitons rentrer, un jour, sur le sol de nos aïeux. Mais pour l’immédiat, il nous est impossible de le faire, parce que le régime de Kigali nous considère comme ses opposants potentiels ou supposés, voire ses ennemis, du fait que beaucoup parmi nous sont des témoins gênants de ses divers crimes et atrocités. Ce qu’il veut, c’est nous faire rentrer et se débarrasser de nous sans que personne ne s’en rende compte comme cela a été le cas dans le passé. 

Excellence, la communauté des réfugiés rwandais au Cameroun n’a cessé de prôner la paix, seul gage du bien-être de ceux qui habitent cette planète terre. C’est pourquoi nous sollicitons tous les hommes de bonne volonté de contribuer au retour à la paix, à la démocratie, à la réconciliation nationale et à la cohabitation pacifique dans notre pays, le Rwanda. Qu’ils ramènent les autorités rwandaises à la raison, afin qu’elles puissent enterrer « la hache de la haine » !

Nous vous sollicitons, enfin, Excellence Monsieur le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés d’user de tout votre pouvoir afin de sauvegarder les droits les plus fondamentaux des réfugiés rwandais.

Espérant une suite favorable à notre requête, nous vous prions, Excellence, d’agréer l’expression de notre haute considération.

C.P.I :                                                                                                                                                                                                                                 

- Son Excellence Monsieur le Président de la République du Cameroun.

- Monsieur le Ministre des Relations Extérieures du Cameroun.

- Monsieur le Délégué Général à la Sûreté Nationale du Cameroun.

- Monsieur le Représentant du HCR au Cameroun.

- Bureau des Droits de l’Homme au Cameroun.

- Le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme.

- Représentant de la Communautés Européenne au Cameroun.

- Le Nonce Apostolique.

- Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Cameroun.

- Ambassadeur de France au Cameroun.

- Ambassadeur de la Grande au Cameroun.

- Ambassadeur de Chine au Cameroun.

- Ambassadeur de Russie au Cameroun.

- Ambassadeur d’Espagne au Cameroun.

- Ambassadeur d’Allemagne au Cameroun.

- Ambassadeur d’Italie au Cameroun

- Ambassadeur du Canada au Cameroun

- Ambassadeur de Belgique au Cameroun

- Le Président de la Commission de l’Union Africaine.

- Ambassadeur d’Afrique du Sud au Cameroun

- Ambassadeur de la République du Congo au Cameroun.

- Ambassadeur du Congo Brazzaville au Cameroun.

ANNEXES :

- Mandats d’arrêt internationaux ( annexes 1 et 2):

  * Mandats émis par le juge Jean Louis Bruguière.

  * Mandats émis par le juge Fernando Andreu Merelles.

- Massacres de Kibeho (annexe 3).

- Article sur le massacre de 466 prisonniers (annexe 4).

Pour la Communauté des réfugiés rwandais au Cameroun

Le comité de coordination :

- NZABAKURIKIZA Apollinaire              Coordinateur

- SIBOMANA André                                   Coordinateur Adjoint

- MUBERUKA Félicien                             Membre

- NKURIYEKUBONA Anselme                Membre

- MUGWIZA Ferdinand                             Membre

- GAHUTU Emmanuel                               Membre

- MUNYANTWARI André                        Membre

- RUTAGERURA Bernardin                     Membre

- MISAGO Déo                                          Membre

 

source:bonaberi.com

 

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Le Who’s who des groupes armés dans l’est de la RDC :FDLR, Maï-Maï, CNDP, FPLC, LRA…

Posté par Adolphe Habimana le 22 juin 2010

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Au fil des ans, les groupes armés ont été la cause de terribles souffrances dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La liste suivante, dressée à partir d’informations provenant de plusieurs sources, en présente certains, actifs dans la région des Kivus.


- Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)

Formées par les Hutus du Rwanda impliqués dans le génocide de 1994, les FDLR se composent d’anciens membres de l’armée du président Juvénal Habyarimana et de miliciens Interahamwe. Après avoir été mis en déroute par les soldats du président Paul Kagamé à la suite du génocide, ils s’étaient regroupés en RDC pour fomenter une reprise du pouvoir à Kigali, en formant un groupe armé qui a finalement donné naissance aux FDLR.

L’ancien président congolais Laurent-Désiré Kabila a conclu une alliance avec les FDLR pour lutter contre l’influence de Kigali dans l’est du Congo après 1998 et certains membres ont intégré son armée. Mais Joseph Kabila, son fils, aujourd’hui à la tête de l’Etat congolais, a autorisé les troupes rwandaises à pénétrer en RDC en 2009 pour traquer les FDLR. Selon les estimations des sources du secteur onusien de la sécurité, les FDLR comptent aujourd’hui 3 000 hommes, contre 6 000 en 2009.

Le groupe a un bras armé, les FOCA (Forces combattantes Abacunguzi), actives dans le Sud-Kivu. Les FDLR se sont alliées à d’autres groupes, notamment aux Forces républicaines fédéralistes (FRF) de Michel Rukunda, une milice du Sud-Kivu qui déclare défendre les intérêts des Banyamulenges (Tutsis congolais), et à certains groupes Maï-Maï.

- Les groupes Maï-Maï

Leurs combattants, qui s’aspergent « d’eau magique pour se protéger des balles », sont pour la plupart membres de milices d’autodéfense ad hoc, formées par les leaders locaux, qui arment de jeunes hommes dans les villages, souvent en fonction des différences ethniques.

Certaines grandes milices Maï-Maï sont plus connues, notamment les Patriotes résistants congolais (PARECO) ou l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), qui se sont jointes au processus de paix en mars 2009, en promettant de se convertir en partis politiques pacifiques.

Le 2 juin, 500 membres du groupe Maï-Maï Kifuafua ont de nouveau rejoint leurs positions, à Walikale, dans le Nord-Kivu, soutenant que leur intégration convenue au sein de l’armée avait trop tardé. La plupart des groupes Maï-Maï sont des forces locales portant le nom de leur chef. Le groupe Yakutumba, du nom du « major-général » qui le dirige, a enlevé huit travailleurs humanitaires au Sud-Kivu, en avril.

- Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)

Le CNDP a menacé d’envahir Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, en novembre 2008. Par la suite, le Rwanda a assigné à résidence Laurent Nkunda, son chef. Bosco Ntaganda, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), a remplacé Laurent Nkunda et accepté d’orienter le mouvement vers la paix. En mars 2009, le CNDP s’est converti en parti politique et 3 000 à 4 000 de ses combattants ont intégré l’armée congolaise. Environ 1 000 à 2 000 autres résistent à l’intégration.

Selon la plupart des experts, le CNDP a conservé ses chaînes de commandement au sein de l’armée. Le groupe, qui administre en grande partie le district de Masisi, se livre à diverses activités dans le Nord-Kivu, de l’exploitation minière artisanale au trafic de charbon, en passant par l’extorsion. Il est accusé d’avoir organisé le transfert de ses partisans rwandais à Masisi, ce qui a provoqué des frictions entre les Rwandais de RDC et les autres groupes ethniques.

- Les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC)

Ce groupe, actif dans le Nord-Kivu, est dirigé par le général Gad Ngabo, qui a récemment franchi la frontière ougandaise pour pénétrer dans le territoire congolais de Rutshuru. Selon différentes sources, le général recruterait au sein de différentes ethnies, regroupant des forces pour disputer au CNDP le contrôle de certaines zones du Nord-Kivu. Ce groupe compterait quelques centaines de combattants.

- Les Forces démocratiques alliées/Armée nationale de libération de l’Ouganda (ADF/NALU)

Quoique converti plusieurs fois à l’islam et au catholicisme, Jamil Mukulu, chef rebelle ougandais, a fondé un groupe militant musulman au début des années 1990. Sous la pression de l’armée ougandaise, il y a enrôlé des officiers du régime de l’ancien dictateur Amin Dada et l’a fusionné avec la NALU, autre mouvement rebelle ougandais qui abriterait les partisans de l’ancien président Milton Obote.

Depuis qu’elle a franchi la frontière pour pénétrer en RDC, au milieu des années 1990, cette milice est restée dans la zone de Beni, dans le Nord-Kivu. Selon les analystes, il s’agit d’un groupe « à l’état latent », comptant environ 1 300 hommes. Des pourparlers de paix entre l’ADF/NALU, l’Ouganda et la RDC ont été engagés en 2009, sous la médiation des Nations Unies, mais en avril, l’armée congolaise a attribué à une coalition entre les ADF/NALU et des combattants Maï-Maï locaux la responsabilité d’une attaque meurtrière perpétrée contre un centre d’entraînement militaire situé à Beni.

- L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

Joseph Kony a fondé la « Holy Spirit Mobile Force 2 » (Deuxième Force mobile du Saint-Esprit) dans le nord de l’Ouganda en 1987, après la mise en déroute d’un groupe rebelle du même nom par le gouvernement du président Yoweri Museveni, auquel celui-ci tentait de s’opposer. En 1989, Joseph Kony a rebaptisé la milice l’Armée de résistance du Seigneur, déclarant avoir pour objectif d’instaurer en Ouganda une théocratie d’inspiration chrétienne.

La LRA s’est d’abord introduite au Sud-Soudan au milieu des années 1990, mais l’accord de paix soudanais de 2005 et l’inculpation de Joseph Kony par la CPI a forcé le groupe à se réfugier en RDC, dans le parc national de la Garamba.

En décembre 2008, les armées ougandaise, sud-soudanaise et congolaise ont lancé une offensive collective à la Garamba, sans pourtant réussir à éliminer l’état-major de la LRA. Le groupe, divisé en petites unités, se déplace à pied dans les Uélés (districts situés dans le nord-est du Congo), dans l’est de la République centrafricaine (RCA) et dans certaines régions du Sud-Soudan.

Entre décembre 2007 et avril 2010, le groupe aurait tué 1 796 civils et en aurait enlevé 2 377 au Congo. Il est particulièrement connu pour recruter de force des enfants soldats, transformer de jeunes garçons en tueurs et utiliser des fillettes comme porteuses ou comme esclaves sexuelles. Les membres du groupe mutilent également les lèvres et les oreilles de leurs victimes pour terroriser la population.

- La Force de résistance patriotique en Ituri/Front populaire pour la justice au Congo (FRPI/FPJC)

La FRPI et sa faction dissidente, le FPJC, sont actifs dans le sud de l’Ituri, où ils combattent les forces du gouvernement et les forces onusiennes de maintien de la paix. Germain Katanga, ancien commandant de la FRPI, comparaît actuellement devant la CPI aux côtés de deux autres chefs miliciens de l’Ituri pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ; il est notamment accusé d’avoir recruté des enfants soldats, et de s’être rendu coupable de massacres de masse et de viols. Selon les analystes, ce groupe est « résiduel », mais ses répercussions humanitaires restent importantes.

En 2009, environ 5 000 personnes ont fui pour se réfugier dans la forêt de Mokato-Ngazi à la suite d’affrontements entre l’armée congolaise et les militants des FRPI/FPJC. Lorsque les forces gouvernementales et les organisations humanitaires sont parvenues à se rendre dans la zone, trois mois plus tard, un nombre indéterminé de ces déplacés étaient morts de faim. Jean-Claude Baraka, chef du FPJC, a récemment été arrêté. En revanche, le « Colonel Cobra » Matata, chef de la FRPI, qui avait accepté d’intégrer l’armée nationale, aurait déserté au début du mois pour rejoindre sa milice, en Ituri.

- Enyele/Le Mouvement de libération indépendant et alliés (MILIA)

Des tensions ethniques datant de l’époque coloniale ont éclaté en novembre dernier dans la province d’Equateur, dans le nord-ouest du pays. Les membres du groupe Lobala, connu sous le nom « d’Enyele », du nom du village où les flambées de violence ont éclaté pour des questions de droits de pêche, ont d’abord attaqué la ville frontalière de Dongo, mettant en déroute les forces de police qui avaient été déployées pour les réprimer. Les civils ont fui de l’autre côté du fleuve, en République du Congo, et seuls 20 000 habitants sont revenus.

Adoptant l’acronyme MILIA, le groupe s’est déplacé vers le sud, à travers la jungle, prenant d’assaut Mbandaka, le chef-lieu de la province, le 4 avril. Il a également perturbé le ravitaillement des populations jusque dans la ville de Kisangani, à l’est.

Le 5 mai, la RDC a arrêté Ondjani Mangbama, le chef des insurgés Enyele, mais la situation de ce dernier reste incertaine. L’insurrection Enyele a commencé dans la province d’Equateur, province natale de l’ancien dirigeant congolais Mobutu Sese Seko, aujourd’hui devenue le bastion du MLC, parti d’opposition de Jean-Pierre Bemba.

- Les Forces armées de la RDC (FARDC)

Les FARDC ont été accusées par les organisations de défense des droits humains de se livrer à des activités criminelles, mais le gouvernement nie ces accusations. En 2009, leur 213e brigade a été citée comme responsable des pertes civiles subies à Lukweti, au Nord-Kivu, au cours de l’offensive Kimia 2, menée contre les FDLR avec le soutien des Nations Unies.

source:.afrik.com

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L’enquête avance sur l’attentat manqué contre l’ex-chef d’état-major rwandais Kayumba

Posté par Adolphe Habimana le 22 juin 2010

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General Kayumba

La police sud-africaine poursuit son enquête après l’attentat dont a été victime l’ancien chef d’état-major rwandais Faustin Kayumba,le 20 juin à Johannesburg, où il est réfugié depuis trois mois. Le général a été blessé par balle alors qu’il rentrait à son domicile.

La police a arrêté lundi six suspects. Le gouvernement rwandais a démenti dimanche toute implication dans cette affaire réagissant aux accusations portées par l’épouse du général Kayumba qui parle d’une tentative d’assassinat orchestrée par Kigali. Pour l’instant, on ne connait pas l’identité ni les motifs des suspects arrêtés. Les inspecteurs préfèrent garder le silence. Ils assurent explorer toutes les pistes et avoir pris contact avec l’ambassade du Rwanda en Afrique du Sud. Le général Faustin Kayumba Nyamwasa est, lui, toujours hospitalisé à la clinique privée de Mornig de Johannesburg. Touché par des tirs à l’estomac, son état de santé serait stable.

 L’ancien chef d’état-major rwandais a été placé sous protection des forces de l’ordre. Ses proches dont le colonel Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements extérieurs craignent qu’il soit à nouveau victime d’attaques visant à l’éliminer. Le général Kayumba ex-frère d’armes du président Paul Kagamé est désormais entré en disgrâce. En février dernier, le gouvernement de Kigali l’a accusé d’être responsable de plusieurs attaques à la grenade qui ont fait deux morts. Il fait alors défection et gagne en Afrique du Sud où il est maintenant demandeur d’asile.

source:allafrica.com

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RWANDA:L’ex-chef d’Etat-major rwandais réfugié en Afrique du sud blessé par balles

Posté par Adolphe Habimana le 19 juin 2010

JOHANNESBURG — L’ancien chef d?Etat-major rwandais, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars en Afrique du Sud, a été blessé par balles samedi devant son domicile de Johannesburg, et sa femme a estimé qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat, a rapporté l’agence SAPA.

Le général Kayumba a été touché devant la barrière du coumpound dans lequel il vit à Johannesburg, a précisé son épouse, Rosette.

« Lorsque nous sommes arrivés à la barrière, un homme noir armé d’un pistolet s’est approché de la fenêtre du conducteur, qui était à demi-ouverte, et il a tiré un coup de feu », a-t-elle déclaré à SAPA,

« Le chauffeur a gêné l’assassin… Mon mari s’est penché, et il a été touché à l’estomac », a-t-elle précisé.

Le tireur aurait ensuite fait le tour de la voiture et tenté d’ouvrir à nouveau le feu sur le Rwandais, mais l’arme s’est enrayée, selon elle.

L’ex chef d’Etat-major rwandais avait fui son pays après avoir été accusé par les autorités d’être responsable d’actes terroristes, dont des attaques à la grenade qui ont fait deux morts en février dernier à Kigali.

Il s’était réfugié en Afrique du Sud.

Rosette Nyamwasa a accusé le gouvernement rwandais d’être derrière cette tentative d’assassinat.

« Je pense que c’était notre gouvernement, notre président Kagame », a-t-elle déclaré selon SAPA.

Le général Kayumba a été hospitalisé dans une clinique privée dans un état stable, selon l’agence.

« Je confirme qu’il est notre patient », a déclaré à l’AFP la porte-parole de la clinique Morningside, Natalie Jackson.

Le général Kayumba était une personnalité clé du Front patriotique rwandais (FPR), ancienne rébellion majoritairement tutsie dirigée par Paul Kagame, qui a mis fin au génocide de 1994 au Rwanda et dirige le pays depuis lors.

Il a notamment joué un rôle très important dans l’offensive menée en 1996 en République démocratique du Congo (RDC), au cours de laquelle des dizaines de milliers de réfugiés hutus rwandais avaient été massacrés.

Vu un moment comme le rival potentiel du président Kagame, il a quitté ses fonctions de chef d’état-major en 2001, pour mener des études en Grande-Bretagne, avant d’être nommé ambassadeur en Inde.

Il était revenu à Kigali pour la conférence annuelle des ambassadeurs lorsqu’il a été mis en cause par le régime.

source:AFP

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