Rwanda:fin de mois difficile pour la démocratie

Posté par Adolphe Habimana le 31 mai 2010

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Victoire Ingabire ngo ahagaritse gusubiza ubushinja cyaha

.Victoire Ingabire, umuyobozi wa FDU INKINGI, aravuga ko yamenyesheje ubushinja cyaha ko

ahagaritse gusubiza ibibazo bumubaza, yari yitabye ubushinja cyaha uyu munsi.

Ingabire yabwiye BBC ko ifatwa ry’umuburanira, Professor Peter Erlinder, rigamije kumwima uburenganzira ahabwa n’amategeko.

Yavuze ko yabwiye ubushinja cyaha ko nyuma y’amezi atatu afashwe bikwiye ko agezwa imbere y’urukiko akaburana aho gukomeza kubazwa.

Umuvugizi w’ubushinja cyaha, Augustin Nkusi, yabwiye BBC ko bagife ibyo bashaka kubaza Ingabire, yavuze ko Ingabire afite uburenganzira bwo guhitamo kutavuga. 

Abategetsi b’u Rwanda baravuga ko bakibaza umunyamategeko w’umunyamerika, Peter Erlinder, wafashwe mu cyumweru gishize aregwa icyaha cyo guhakana jenoside yakorewe Abatutsi.

Umuvugizi w’ubushinjacyaha yahakanye ko Erlinder yagombaga kwitaba urukiko uyu munsi.

Peter Erlinder yagiye mu Rwanda mu cyumweru gishize avuga ko agiye kuburanira Victoire Ingabire, umuyobozi wa FDU INKINGI.

Ministiri w’ububanyi n’amahanga w’u Rwanda, Louise Mushikiwabo, yavuze ko Peter Erlinder atari afite ibyagombwa bimuhesha uburenganzira bwo gukorera mu Rwanda.

 source BBC

 

 

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USA-RWANDA: Kagame, l’homme qui défie la grande puissance. Courage ou suicide!

Posté par Adolphe Habimana le 30 mai 2010

Johnnie Carson tance Kigali

Paul Kagame, président du Rwanda, prononce un discours, le 7 avril 2010 à Kigali.                                                 carson.jpg                                  

Paul Kagame, prononce un discours, le 7 avril 2010 à Kigali. © AFP.                        Johnnie Carson(USA)

Le secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines – le Monsieur Afrique de Barack Obama – a condamné en des propos assez peu diplomatiques la gouvernance démocratique du Rwanda.

Actualisé le 28 mai à 18h30

« Qui peut se permettre de nous donner des leçons de démocratie ? », s’interrogeait il y a peu le président rwandais Paul Kagamé dans une interview à Jeune Afrique. Il semblerait que la réponse soit désormais connue. Car c’est un sérieux désaveu que le secrétaire d’état adjoint aux Affaires africaines, Johnnie Carson, vient d’adresser à Kigali en quelques phrases assassines. Celles-ci ont été prononcés mardi 25 mai devant une commission parlementaire à Washington, puis reproduites sur le site internet du département d’Etat. Petit florilège.

« L’environnement politique à l’approche de l’élection [présidentielle du 9 août, NDLR] a été entaché d’une série d’actions inquiétantes prises par le gouvernement du Rwanda, qui constituent des tentatives de restreindre la liberté d’expression », dit Carson.

« En quelques mois, le gouvernement a suspendu deux journaux, annulé le permis de travail et refusé le visa à une chercheuse de Human Rights Watch, et arrêté (puis libéré conditionnellement) la dirigeante de l’opposition Victoire Ingabire », a dénoncé le diplomate. « En dépit de plusieurs tentatives, deux partis politiques – le Parti vert et les FDU [Forces démocratiques unifiées, de Mme Ingabire, NDLR] – n’ont toujours pas réussi à se faire enregistrer », poursuit Carson, qui fait également état de « dissensions » au sein du parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR) du président Kagame.

Garantir des élections libres

« Nous avons fait part de nos inquiétudes sur ces développements au gouvernement rwandais, en exhortant ses hauts dirigeants à respecter les libertés d’expression, de presse, d’association et de rassemblement », ajoute encore Carson. « De manière particulière, nous avons pressé les dirigeants de permettre aux organisations internationales et locales et aux médias d’opérer et faire leurs rapports librement ».

Washington a « également demandé aux dirigeants de traiter Victoire Ingabire conformément au droit international et de lui garantir un procès rapide, équitable et transparent ». « Nous avons appelé le gouvernement et tous les partenaires régionaux et internationaux à travailler ensemble pour garantir des élections libres, équitables et transparentes que mérite le Rwanda », rapporte-t-il – en sous-entendant au passage qu’elles pourraient ne pas l’être.

« Nous convenons, dans le contexte de l’événement le plus tragique de l’Histoire récente -le génocide- que le besoin de sécurité, de stabilité et de réconciliation est crucial. Mais la stabilité à long terme sera mieux promue par une gouvernance démocratique et le respect des droits humains », a-t-il enfin martelé.

Réplique immédiate de Kigali : l’un des défenseurs de l’opposante Victoire Ingabire, l’avocat et professeur de droit américain Peter Erlinder, a été arrêté vendredi 28 mai, moins d’une semaine après être entré en territoire rwandais, et accusé de nier la réalité du génocide des Tutsi de 1994. (avec AFP)

source: jeune afrique

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Rwanda:Arrestation d’un avocat américain accusé de nier le génocide

Posté par Adolphe Habimana le 28 mai 2010

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Peter Erlinder avocat de Victoire Umuhoza Ingabire

Arrestation d’un avocat américain accusé de nier le génocide

Les autorités rwandaises ont arrêté Peter Erlinder, un avocat américain accusé d’avoir nié le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Il s’est rendu dans le pays pour défendre l’opposante Victoire Ingabire, accusée des mêmes faits.

Par Dépêche (texte)

AFP – La police rwandaise a annoncé vendredi avoir arrêté l’un des défenseurs de l’opposante Victoire Ingabire, l’avocat et professeur de droit américain Peter Erlinder, accusé de nier la réalité du génocide des Tutsi de 1994.

« Il a été arrêté ce (vendredi) matin. Il se trouve actuellement entre les mains du département de la police chargée des investigations criminelles », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police, Eric Kayiranga.

« Il sera présenté devant un juge dans les délais prévus par la loi (72 heures) », a-t-il poursuivi, soulignant que le juriste américain est accusé de « nier le génocide » des Tutsi.

« C’est quelqu’un qui nie le génocide, dans ses écrits et ses discours. Pire que ça, il est devenu un organisateur de négationnistes », a pour sa part accusé le procureur général du Rwanda Martin Ngoga.

« Si le négationnisme (du génocide des Tutsi) n’est pas puni dans son pays, il l’est chez nous au Rwanda. Et en venant ici, il le savait bien », a-t-il ajouté, interrogé au téléphone par l’AFP.

Président de l’Association des avocats de la défense auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), l’avocat américain était arrivé au Rwanda dimanche pour participer à la défense de Mme Ingabire, accusée elle-même de nier le génocide.

Arrêtée et remise en liberté conditionnelle courant avril, Mme Ingabire, candidate déclarée à la présidentielle d’août, est présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), un parti non encore reconnu par Kigali.

Elle est également accusée de collaboration avec une organisation terroriste, d’idéologie génocidaire et de propos « divisionnistes ».

Le gouvernement américain a reproché jeudi aux autorités rwandaises de « prendre des actions inquiétantes » et de restreindre les libertés à l’approche de l’élection présidentielle du 9 août à laquelle se représentera le chef de l’Etat sortant Paul Kagame.

« L’environnement politique à l’approche de l’élection a été entaché d’une série d’actions inquiétantes prises par le gouvernement du Rwanda, qui constituent des tentatives de restreindre la liberté d’expression », a affirmé le secrétaire d’état adjoint aux Affaires africaines, Johnnie Carson, sur le site internet du département d’Etat.

« En quelques mois, le gouvernement a suspendu deux journaux, annulé le permis de travail et refusé le visa à une chercheuse de Human Rights Watch, et arrêté (puis libéré conditionnellement) la dirigeante de l’opposition Victoire Ingabire », selon les propos du diplomate tenus mardi devant une commission parlementaire à Washington et reproduits par le site internet.

source: france 24

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Rwanda:Les prostitués désertent le métier faute de rendement

Posté par Adolphe Habimana le 27 mai 2010

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Article du 26 Mai 2010


 

Choisir entre rester prostituées et devenir balayeuses, des femmes, réunies en association à Muhanga, dans le sud du Rwanda, n’hésitent pas à quitter le plus vieux métier du monde où elles risquent leur vie, n’ont pas de revenus fixes et perdent le respect d’elles-mêmes.

Tous les jours, bon nombre de jeunes femmes de Muhanga se lèvent tôt le matin pour se rendre à leur travail quotidien : le nettoyage des rues et différents coins sales de la ville. Ce sont des membres de l’association « Tubusezerere », (Abandonnons la prostitution), composée d’anciennes prostituées qui ont renoncé à ce vieux métier dont les revenus sont aléatoires.

« Nous avons décidé d’abandonner la prostitution pour travailler dur et gagner notre vie dignement », témoigne Jeannette, 36 ans, vêtue d’une salopette kaki, de bottes et gants noirs, et très fière de balayer le tronçon de la grande voie Kigali-Butare. « Dans ces travaux manuels, nous gagnons peu, mais du moins, nous sommes sûres de notre gain et de notre santé. Mais dans la prostitution, les clients nous maltraitaient, nous battaient et souvent refusaient de nous payer », souligne-t-elle.

Le département des affaires sociales du district Muhanga a réuni dans l’association, il y a deux ans, plus de 220 anciennes professionnelles du sexe dont une cinquantaine est affectée au nettoyage de la ville. Les autres s’occupent d’autres petits projets comme la vente de légumes et fruits au marché de Gitarama, et l’agriculture. Les nettoyeuses reçoivent 21000 francs rwandais (environ 37 dollars) par mois, un salaire proche de celui d’un enseignant débutant à l’école primaire.

Difficile réintégration dans sa société

« Même après avoir quitté la prostitution, il y a des hommes qui viennent me draguer croyant que j’y reste », déclare une de ces femmes. Pour bon nombre de membres de Tubusezerere, quitter ce métier n’est pas une décision facile, car une prostituée est connue comme telle par tout le monde. Aussi, celles qui ont pu le faire mettent-elles en garde celles qui le pratiquent encore.

« La prostitution est un métier mortel. S’y engager, c’est se tuer soi-même. Souvent, nous sommes emprisonnées, nous attrapons le VIH. Il y a des risques d’entrer dans les bagarres avec des rivales et des hommes. Pour gagner plus d’argent, je prenais des drogues pour pouvoir tenir deux ou trois hommes pendant la nuit. C’est la mort », met en garde Monique, une ancienne prostituée.

Cet avis est partagé par sa collègue bien connue sous le sobriquet de Kiliwanzenze, aujourd’hui vendeuse de pagnes: « J’ai fait ce métier pendant plus de 18 ans au Rwanda comme en RD Congo. Mais je n’ai trouvé ni argent, ni mari. J’ai une cicatrice sur la bouche, là où mes rivales m’ont frappée avec une bouteille vide quand nous étions en bagarre dans un bar en RDC. C’est depuis que j’ai quitté que je parviens à gagner un peu d’argent et épargner ».

Certains clients proposent beaucoup d’argent à condition de faire des rapports sexuels non protégés. « Plutôt que de perdre de l’argent, nombreuses femmes de joie acceptent sans souci d’attraper le VIH/SIDA », témoigne l’une des membres de Tubusezerere. « Le fait que la majorité des prostituées n’ont pas d’emploi, limite leur marge de négociation et augmente leur vulnérabilité », explique-t-elle. Le taux de prévalence actuel du VIH/SIDA chez les prostituées est estimé à 56 pour cent.

La pauvreté reste la principale cause qui pousse les jeunes femmes à vendre leurs corps. Celles qui en ont fait une expérience amère ne cherchent qu’à regagner le respect et l’estime de soi. « Toutes veulent fonder une famille et avoir une vie bien rangée, avoir un mari et des enfants », estime Jacqueline, une ancienne prostituée. « Avec très peu d’argent, nous pouvons démarrer de petits commerces. Du moment que ma famille arrive à survivre avec ce que je gagne ici, je préfère me fatiguer physiquement que de risquer ma vie », ajoute-t-elle.

source:all africa (Diane Uwanyirijuru)

           

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Le médecin Eugène Rwamucyo arrêté en France

Posté par Adolphe Habimana le 27 mai 2010

Eugène Rwamucyo et son avocat Emmanuel Riglaire, le 24 octobre 2009 à Lille.

Eugène Rwamucyo et son avocat Emmanuel Riglaire, le 24 octobre 2009 à Lille. © AFP

Eugène Rwamucyo, recherché par Interpol, la justice française et la justice rwandaise, vient d’être arrêté dans le Val d’Oise (région parisienne). Il est soupçonné d’avoir pris part au génocide rwandais en 1994. Kigali réclame son extradition.  

Actualisé le 27 mai à 17h30

Un ancien médecin rwandais exerçant à Maubeuge (Nord de la France) a été interpellé mercredi 26 mai à Sannois, dans le Val d’Oise. Il a été présenté dans l’après-midi devant le procureur général de Versailles qui lui a notifié son incarcération dans l’attente de sa comparution devant la chambre de l’instruction.

Celle-ci devra émettre un avis sur la demande d’extradition faite par le Rwanda. Eugène Rwamucyo, recherché par Interpol et visé par une information judiciaire à Paris, est soupçonné d’avoir participé au génocide des Tutsis en 1994, au Rwanda. La justice française a ouvert une information judiciaire en février 2008 à son encontre, pour crimes contre l’humanité et complicité après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).

Il nie avoir participé aux tueries

Il fait également l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par Kigali pour des infractions « en lien avec le génocide ». Selon des sources proches du dossier, c’est par rapport à ce mandat d’arrêt que son arrestation a pu avoir lieu. Le Rwanda l’accuse d’avoir pris part à des rassemblements organisés par d’autres responsbles du génocide à Butare (sud du Rwanda) en 1994. Il y aurait rencontré le Premier ministre de l’époque Jean Kambanda, déjà condamné à une peine de perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Il est par ailleurs soupçonné d’avoir dirigé un hôpital, toujours à Butare, où des massacres contre les Tutsis auraient été commis. Eugène Rwamucyo, s’il reconnaît avoir participé à des réunions, réfute toute accusation concernant sa participation aux tueries qui ont fait plus de 800 000 morts au Rwanda.

Eugène Rwamucyo avait été employé en tant que responsable de la médecine du travail par l’hôpital de Maubeuge, avant d’être suspendu puis démis de ses fonctions en avril dernier, lorsque l’hôpital avait découvert l’avis de recherche d’Interpol. Il résidait en Belgique avec sa femme et ses enfants, de nationalité belge. Il a été interpellé mercredi soir au cimetière de Sannois, au sortir des obsèques du Rwandais Jean-Bosco Barayagwiza, co-fondateur de la Radio télévision libre des Mille-Collines. Ce dernier avait été condamné par le TPIR pour son implication dans le génocide. Il est décédé le 25 avril dernier au Bénin. (avec AFP)

« séquence vidéo d’arrestion dans le cimétière:http://dai.ly/d0RrYe« . Cliquer sur ce lien!
source:jeune afrique

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DROIT DE L’HOMME

Posté par Adolphe Habimana le 27 mai 2010

Amnesty International : « la politique avant la justice »

Les pays du G20 ne sont pas tous exemplaires en matière de détention de prisonniers d'opinion.

Les pays du G20 ne sont pas tous exemplaires en matière de détention de prisonniers d’opinion. © DR

L’ONG Amnesty International a présenté son rapport annuel à Paris mercredi. Malgré quelques signes encourageants constatés en 2009, les dirigeants internationaux n’ont toujours pas fait du respect des droits de l’homme une priorité.

« En 2009 dans le monde, la politique passait toujours avant la justice et les alliances régionales avant le droit des victimes », a estimé Francis Perrin, vice-président d’Amnesty International France le 26 mai, lors de la présentation à Paris du rapport annuel 2010 de l’ONG sur les droits humains, qui récapitule chaque année les avancées et les reculs en la matière, dans le monde.

Prospérité ne rime pas avec volonté de justice

Parmi les événements majeurs de 2009 figure la délivrance en mars d’un mandat d’arrêt à l’encontre du Soudanais Omar el-Béchir – le premier contre un président en exercice. Mais de nombreux pays du continent, soutenus par l’Union africaine, ont refusé d’exécuter cette ordonnance de la Cour pénale internationale (CPI). Ce qui fait dire à Amnesty international que des régimes, des individus et des entreprises demeurent encore au-dessus des lois cette année.

On peut cependant se féliciter de la comparution en justice pour pollution des sociétés Trafigura en Côte d’Ivoire ou Shell aux Pays-Bas. Ces deux affaires ont confirmé que la responsabilité sociale des entreprises relevait des droits de l’homme. Et qu’elle commençait à être réellement prise en compte.

D’autre part, Amnesty a procédé à une intéressante mise en lumière de la situation dans les pays du G20 qui révèle que prospérité et volonté de justice ne vont pas toujours de pair. En 2009 par exemple, 30 % de l’ensemble des pays du monde détenaient des prisonniers d’opinion, contre 42 % des pays du G20.

En Afrique, plusieurs décisions importantes ont été saluées cette année : la commutation de la peine de mort de 4 000 prisonniers kenyans ; le refus du Rwanda de criminaliser l’homosexualité ; la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants en Sierra Leone… Mais en parallèle, les conflits armés en Somalie, en RD Congo ou au Soudan, ainsi que le déni de justice opposé aux victimes ont perpétué les violations des droits humains, et notamment ceux des femmes.
  
Au Maghreb et au Moyen-Orient, au-delà des conflits à Gaza, en Irak ou au Yémen, Amnesty a répertorié de nombreux manquements aux droits individuels politiques et sociaux : maintien de l’état d’urgence en Egypte et en Syrie ; répression de l’opposition et des médias en Iran ou en Tunisie ; discrimination à l’égard des homosexuels ou des réfugiés ; insécurité liée aux attentats… Des événements encourageants ont cependant été enregistrés en 2009 : l’élection des quatre premières femmes députées au Koweït ou la condamnation par la justice égyptienne du refus du gouvernement d’instaurer un salaire minimum légal.

Source:jeune afrique

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Présidentielle : le vice-président de l’Assemblée face à Kagamé

Posté par Adolphe Habimana le 25 mai 2010

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                  Dr Jean Damascène Ntawukuriryayo                                                       Dr Honoris causa  Paul Kagame

Le vice-président de l’Assemblée nationale du Rwanda, Jean Damascène Ntawukuriryayo, a été désigné candidat à la présidentielle du 9 août par le Parti social-démocrate. Il est le deuxième candidat à se déclarer après le président sortant, Paul Kagamé.

Jean Damascène Ntawukuriryayo, intellectuel hutu déjà présent sur la scène politique de son pays avant le génocide de 1994, et qui fut notamment ministre de la Santé sous le président Kagamé, a été désigné candidat samedi lors d’un congrès de sa formation, le Parti social-démocrate (PSD).

Le président du parti, Vincent Biruta, a confirmé mardi à l’AFP cette information parue dans la presse rwandaise.

L’universitaire est, après Kagamé, le deuxième candidat au prochain scrutin présidentiel oficiellement désigné par un parti reconnu par le gouvernement rwandais.

La lutte contre l’idéologie du génocide et l’unité du Rwanda au programme

Depuis la fin du génocide en 1994, il n’y a pas de divergences idéologiques majeures entre les partis agréés au Rwanda, qui affirment oeuvrer tous à l’unité des Rwandais, une constante du discours du parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR).

Après sa désignation, M. Ntawukuriryayo a déclaré que le PSD avait ce qu’il fallait pour gagner et a insisté sur la nécessité de maintenir l’unité, promouvoir la réconciliation et lutter contre l’idéologie du génocide, des idées maîtresses du programme du FPR.

Dix partis sont reconnus au Rwanda, dont le dernier né, le Parti social (PS) Imberakuri, est en proie à de profondes divisions à sa tête.

Deux partis d’opposition, les Forces démocratiques unifiées (FDU) de Victoire Ingabire et le Parti démocratique vert n’ont pas encore réussi à se faire enregistrer.

Dans une déclaration commune, les FDU, le Parti démocratique vert et une faction du PS ont qualifié M. Ntawukuriryayo de « candidat comparse ».

« Le Parti social-démocrate (PSD) dort dans le même lit que le FPR depuis 1994, et aux élections de 2003, le PSD a soutenu le candidat du FPR », écrivent les trois formations.

« Le PSD est satellite du FPR et n’a jamais été dans l’opposition depuis 1994. Il vient juste escorter et donner de la légitimité au candidat du FPR et faire croire à la communauté internationale que les élections sont libres et équitables », ajoutent les signataires.

Source: jeune afrique

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de ses recherches à Bruxelles dans le week-end du 22-23 mai 2010 à l’occasion de la « Conférence sur le TPIR du point de vue de la Défense ».

Posté par Adolphe Habimana le 25 mai 2010

Radio Muhabura: une radio de la haine protégée? Etude du Dr Jean Paul Puts

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Le volcan Muhabura

Le Dr Jean Paul Puts est en train de mener une étude sur Radio Muhabura. Il a exposé une partie

 

Radio Muhabura a été fondée en mars 1991. Muhabura est le nom d’un volcan du Rwanda situé sur la frontière septentrionale et occidentale avec l’Ouganda, à 4127 mètres d’altitude. Muhabura – du verbe (guhabuura) –  signifie : « celui qui est visible de loin », « celui qui sert de point de repère », « le phare », « leading the way ».

Radio Muhabura prit l’appellation du journal de mobilisation au service du FPR, « Muhabura », édité antérieurement à Bujumbura.

L’émetteur de radio Muhabura fut acheté par l’homme d’affaire tutsi Valens Kajeguhakwa. Il avait pour ce faire retiré 50 millions de francs belges de son compte à la Banque du Luxembourg pour son effort de guerre au FPR. Il est actuellement réfugié aux USA depuis 2001.

Les principaux journalistes de Radio Muhabura sont:

1/MUGONGA Emmanuel
2/ RUTAYISIRE Wilson aka « Shabani » (Rwanda, 1994), aka « Khadafi » (Congo, 1996-1997)
3/ KARAKE Mweusi
4/ MUGABE Jean-Pierre
5/ « KAMANZI Ntabiri »
6/ MUKIMBIRI Jean
7/ RUTAZIBWA Privat
8/ MUSONERA Gaspard
9/ MUZINGA Emmanuel
10/ MUGABO Callixte

11/ BUTERA Pierre-Célestin
12/ HIKIRIMANA Jean-Baptiste
13/ KADES – KADEA – KARERA Jean-Baptiste
14/ MIGAMBI Ferdinand
15/ NKUNDWA Claude
16/ KABAVU Emmanuel
17/ NDAMBAJE -NDAYAMBAJE Wilson
18/ NYILIMBWA Gérard
19/ Nicodème X
20/ TATU Jean-Baptiste
21/ MWENE BUKUNGU
22/ KAYIBANDA Louise
23/ HABINEZA Jean-Paul
24/ « PAUL »
25/ MANZI « Bucumi » Sudi Fadi (radio-technician?)
26/ SEHENE (François?)
27/ MAZIMPAKA Ernest
28/ NKAKA Raphaël
29/RUZIRAGUTEBA Idriss (real name: MBONIMANA Silas)

Mi-1991 Radio Radio Muhabura était localisée au sud ougandais. Ensuite elle a déménagé à Bujumbura pour mieux couvrir le sud rwandais. Pierre Buyoya était alors président du Burundi (1987-1993).

Sur ordre de Melchior Ndadaye (Président hutu élu, assassiné le 21 octobre 1993), soit début octobre 1993, il y eut la fermeture de l’antenne cette radio à Bujumbura et l’arrêt des aides publiques au FPR.

En novembre 1993, la radio est située aux hauteurs de Mulindi. Jusqu’au 6/4/1994, elle a eu des déménagements réguliers. Cela se justifiait selon Emmanuel Mugonga (directeur à l’Information, FPR) qui déclara en juillet 1994, après la victoire des Inkotanyi : « (…) il nous fallait bouger sans cesse. Pour suivre les déplacements du Front et des populations. Egalement, bien sûr, pour des raisons de sécurité ».

Ainsi, entre avril et mai 1994, elle émettait principalement à partir de Byumba. Fin juin 1994, elle était probablement localisée au Centre Christus de Remera. En Juillet 1994, elle était à Kigali, dans les bureaux de Radio Rwanda.

L’analyse des transcrits de Radio Muhabura, obtenus par examen des publications officielles de la BBC – Monitoring (SWL) et de la CIA (FBIS-IV) révèle que Radio Muhabura s’est fait le relai systématique de la position inflexible du FPR. Ses lignes directrices étaient : diabolisation du régime du Président Juvénal Habyarimana, escamotage systématique de la vérité, diabolisation du gouvernement ‘intérimaire, division des Rwandais entre eux ; camouflage des crimes du FPR ; refus de cessez-le-feu et manipulation des consciences

Cette propagande en faveur du FPR incluait également : la contre-propagande contre le régime Habyarimana et contre le gouvernement rwandais intérimaire, l’incitation a la violence ; le camouflage de la stratégie et des crimes de guerre du FPR, la complicité de meurtre par non-assistance des victimes en danger et la critique de l’inaction ou de toute intervention militaire de la communauté internationale

Après avoir remporté la victoire, le FPR a réussi à cacher les enregistrements de Radio Muhabura, blâmant ainsi exclusivement le régime Habyarimana d’avoir créé une situation politique explosive avec l’aide, de surcroît, d’une chaîne médiatique privée, la RTLM. Les lnkotanyi finiront par nous convaincre que le président Habyarimana s’est suicidé comme Umutabazi au service de leur cause !

Cette radio rebelle était un outil au service de la stratégie de prise exclusive du pouvoir par le mouvement politico-militaire RPF-Inkotanyi.

Depuis la mise en place du TPIR, il y a un blocage systématique de l’accès aux enregistrements audio de Radio Muhabura, enregistrements faits à Nairobi — Kairen par le BBC-Monitoring et copié pour le FBIS (CIA) et le US State Department. C’est l’Administration américaine (USSD) qui a fourni les documents au Bureau du Procureur.

Radio Muhabura émettait en ondes courtes et était donc audible partout au Rwanda. Son impact était donc plus important sur les Rwandais que Radio Rwanda et RTLM qui avaient été réduite au silence tout au début de la reprise de la guerre en avril 1994, la RTLM ayant utilisé après le camion-antenne de Radio Rwanda en fréquence modulée, avec un impact limité dans un rayon d’une trentaine de kilomètres.

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Au sommet de Nice, Sarkozy veut faire mieux que Chirac

Posté par Adolphe Habimana le 23 mai 2010

 

Le président français (c.) et ses homologues congolais, camerounais, tchadien et centrafricain. Le président français (c.) et ses homologues congolais, camerounais, tchadien et centrafricain. © Reuters

En coulisses, le président français Nicolas Sarkozy s’active pour réunir un maximum de chefs d’État au sommet Afrique-France de Nice qui se tiendra les 31 mai et 1er juin prochains. Fera-t-il mieux que son prédecesseur Jacques Chirac ?

Dans le derby azuréen entre Cannes et Nice, la partie est serrée. Lors du sommet Afrique-France de Cannes, en février 2007, Jacques Chirac avait réuni quarante chefs d’État et de gouvernement. Lors de celui de Nice, les 31 mai et 1er juin, Nicolas Sarkozy ambitionne de faire mieux encore. Pour l’heure, trente-deux invités de prestige sont déjà annoncés. Parmi eux, l’Égyptien Hosni Moubarak – si sa santé le lui permet –, l’Éthiopien Mélès Zenawi, le Rwandais Paul Kagamé,­ le Sud-Africain Jacob Zuma et le Nigérian Goodluck Jonathan. La plupart des chefs d’État francophones sont également attendus, à deux exceptions près : le Congolais Joseph Kabila, qui laisse planer le doute, et l’Ivoirien Laurent Gbagbo,­ qui a d’abord dit non et qui fait dire à présent que ce non n’est peut-être pas définitif.

Les putschistes Sékouba Konaté et Salou Djibo conviés

Grands absents : le Soudanais Omar el-Béchir, poursuivi par la CPI, et le Zimbabwéen Robert Mugabe, sous le coup de sanctions de l’Union européenne. Sauf surprise de dernière minute, le Malgache Andry Rajoelina ne devrait pas non plus être invité, faute de consensus dans son pays. En revanche, deux autres putschistes, le général Sékouba Konaté et le commandant Salou Djibo, sont bel et bien conviés à Nice – ou sur le point de l’être. « Normal, dit-on à Paris. La Guinée et le Niger ont rempli les deux conditions nécessaires : ils ont fixé un cadre de transition consensuel et une date pour les élections. » A priori, aucun chef d’État maghrébin ne devrait traverser la Méditerranée, mais la France ne désespère pas de voir arriver in extremis le Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et même l’Algérien Abdelaziz Bouteflika.

source:jeune afrique

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Un nouveau parti politique rwandais, le Parti du Peuple Rwandais, IMVURA

Posté par Adolphe Habimana le 21 mai 2010

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John Karuranga

Le Parti du Peuple Rwandais, IMVURA(la pluie) vient de naître à Londres au Royaume Uni. Son président, John Karuranga, a annoncé que son nouveau parti compte présenter un candidat aux élections présidentielles d’août prochain face au FPR. Il critique la politique de réconciliation menée par le parti au pouvoir depuis 15 ans. Monsieur Karuranga évoque également le manque de transparence dans la préparation des élections présidentielles. Le président du PPR dénonce aussi l’absence d’espace politique pour l’opposition au FPR INKOTANYI  qui n’a plus de perspectives d’avenir pour le peuple rwandais.

Qui est John Karuranga?

Rwanda National Liberation Movement (RNLM).
Le parti « Rwanda National Liberation Movement » (RNLM) est
incarné par John Karuranga, un réfugié rwandais proche de
Museveni. Déjà en 1983, il fut le premier à publier dans
les journaux ougandais que des préparatifs d’attaquer le
Rwanda étaient en gestation. Après la prise de pouvoir par
Museveni en Ouganda en 1986, Karuranga officialisa ses
visées politiques en créant le RNLM. Les principes de ce
parti sont : unité nationale (national unity), la
démocratie (democracy), l’indépendance nationale (national
independance) et le progrès social (national progress). En
avril 1986, son projet d’attaquer le Rwanda fut révélé au
grand public par le journal ougandais Focus. Le tandem
Rwigema Kagame fut courroucé par cette révélation
prématurée. Karuranga fut mis en prison. C’est sur
intervention du HCR et de la Croix Rouge Internationale que
Karuranga fut élargi et exilé en Suède. Après la prise de
pouvoir par le FPR, il fut l’un des premiers opposants au
régime FPR en dénonçant ses massacres massifs des
populations civiles. Karuranga fit encore parler de lui en
1988 quand il y a eu une première tentative, à Bruxelles,
de mettre sur pied une alliance entre son mouvement le
RNLM, le RDR, l’UNAR et les FRD.

L’Union avorta car l’UNAR et le RNLM soupçonnaient les deux
autres partis, RDR et FRD, d’avoir un agenda caché. Depuis
lors, l’UNAR et le RNLM sont restés muets politiquement.

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