Rwanda/Justice:BRUXELLES:Marche de soutien en faveur d’une prisonnière politique, Mme Victoire Ingabire Umuhoza

Posté par Adolphe Habimana le 18 mai 2012

MAI 12, 2012
Bruxelles, le 12.05.2012

« Ayant perdu tout espoir à un procès équitable, Madame Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU Inkingi se retire du procès »

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Démarrage de la marche de soutien
Aujourd’hui le 12 mai 2012, nous sommes venus à Bruxelles, saluer le courage et le sens politique d’une grande Dame. Madame Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU Inkingi.
Le régime pris à son propre piège de manipulation politique du procès
Alors que le régime voulait faire du procès de Madame Victoire Ingabire un acte banal de justice de droit commun, le voici rattrapé par son propre jeu et pris dans le piège de la manipulation de la justice. En effet, la décision prise le 16 avril 2012 par Madame Ingabire de se retirer du procès au moment précis où, contrairement à la procédure, un des témoins de la défense, Monsieur Michel Habimana, venait de subir des menaces et des interrogatoires illégaux musclés en prison, en l’absence de son avocat, sans autorisation de la Cour. Il est superflu de mentionner que la défense n’a nullement été informée d’une telle action.
Et, quand, le lendemain, le témoin est revenu à la Cour rapporter l’incident, en l’informant en même temps que sa cellule avait été fouillée de fond en comble, Madame Victoire Ingabire Umuhoza a demandé à la Cour de pouvoir s’exprimer. Au vu de l’extrême gravité du fait rapporté, considérant ce fait comme certainement prémonitoire des obstructions futures aux dépositions des autres témoins attendus pour sa défense, en plus des irrégularités accumulées tout au long du procès, Madame Victoire Ingabire s’est levée pour annoncer à la Cour, qu’elle avait perdu toute confiance en l’institution judiciaire et qu’elle se retirait définitivement du procès. Elle venait de donner la preuve par neuf que la justice rwandaise était sous l’emprise totale du pouvoir exécutif.
Madame Victoire Ingabire a voulu donner une chance à la justice
Même si Madame Victoire Ingabire considérait les risques de se présenter devant une justice qui n’avait aucune légitimité pour la juger, elle a néanmoins accepté de lui accorder le bénéfice du doute. Pariant sur l’évidence de son innocence, malgré une presse officielle qui la comparait au terroriste d’Al Qaeda, feu Ben Laden, la condamnait d’avance, faisant fi de la présomption d’innocence, malgré les multiples déclarations du Président de la République selon lesquelles il allait lui opposer la « muraille de Chine »de ses lois, ou selon lesquelles la prévenue présumée avait reconnu les faits coupables lui imputés, Madame Ingabire a pensé que la Cour ne tarderait pas de se convaincre de la futilité et de l’inconsistance des charges qui pesaient sur elle. Parce que son dossier était vide. Gageant sur un minimum de déontologie professionnelle, que des corps de métiers aussi prestigieux que l’institution judiciaire devaient défendre, elle s’est présentée, avec sa candeur, devant le Tribunal.
Avec une infinie patience, Madame Victoire Ingabire a assisté à un amas de dépositions surréalistes contre elle : des accusations fantaisistes d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de terrorisme, des co-accusés repentants qu’elle connaissait à peine qui se révélaient être plutôt des accusateurs, des charges commodes d’idéologie du génocide et de divisionnisme qu’ils lui imputent à partir d’une analyse d’une exégèse d’un autre âge du discours au Mémorial du génocide, le pourvoi illégal de documents venus de Hollande censés montrer sa collaboration avec les FDLR. Elle a assisté à tout cela et à chaque fois, en a montré les entorses légales. Cependant, la Cour continuait de ne rien savoir. Ce sont finalement, les menaces et les interrogatoires musclés en prison du premier témoin de la défense par les services du gouvernement qui ont constitué la goutte d’eau qui ont fait déborder le vase et ont amené Madame Victoire Ingabire à prendre la décision de quitter le procès et à enjoindre ses avocats de faire de même.
La justice rwandaise ne fonctionne pas
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Le cortège dans les rues de Bruexelles
Tout au long du procès, nous n’avons pas manqué de répercuter devant l’opinion, tant nationale qu’internationale, les audiences où la Cour, faisant fi des principes généraux du droit et du code de procédure pénale, a persisté dans ses errements et s’est déclarée compétente pour enfreindre à la règle de droit et pour juger des faits qui ne relevaient pas de sa compétence : la validation des documents venus de Hollande illustrent parfaitement nos propos. La justice, c’est d’abord le respect de la procédure, laquelle annonce et garantit, avant tout procès, comment les justiciables vont être traités.
En ne considérant pas les preuves fournies par la défense, en refusant à cette dernière de contre-interroger les témoins du procureur, en ne respectant pas scrupuleusement les principes de la non rétroactivité de la loi pénale et de la compétence territoriale des juridictions, en cherchant à appliquer des lois vagues et anticonstitutionnelles contre le divisionnisme ou contre l’idéologie du génocide, enfin en ne sanctionnant pas le pouvoir exécutif pour avoir violé les droits de la défense, la Cour a définitivement failli à son devoir de dire le droit et a ainsi renié à Madame Victoire Ingabire Umuhoza le droit à un procès équitable.
Avoir accepté de collaborer de bonne foi avec la justice a été considéré par certaines personnes comme de la faiblesse. Il convient de se rendre à l’évidence que cette stratégie de donner la chance de dire le droit se révèle aujourd’hui être une force inestimable. La justice n’a pas pu la saisir et la preuve est faite. Pour qui doutait encore du manque d’indépendance de la justice rwandaise et de sa mise sous tutelle par le pouvoir exécutif, que les yeux se dessillent. La justice rwandaise ne fonctionne pas.
Madame Victoire Ingabire n’a jamais demandé de grâce présidentielle
Le Comité de coordination des FDU Inkingi saisit l’opportunité pour démentir solennellement les propos du Procureur, colportés ensuite par une presse à la botte du régime de Kigali, selon lesquels la Présidente des FDU aurait reconnu les faits et aurait sollicité en novembre 2011 la grâce présidentielle. Ces informations, qui rappellent les déclarations précédentes du Président Kagame, quand le 12 décembre 2011, en visite à Kampala, ce dernier a affirmé que les avocats de la défense s’étaient retirés du procès, ces informations sont dénuées de tout fondement et demandons à l’opinion de ne leur prêter aucun crédit. Nous pouvons affirmer que Madame Victoire Ingabire, tout en laissant des ouvertures au pouvoir qu’elle combattait, est toujours restée constante, tant dans ses revendications politiques, que dans sa défense.
Le 21 janvier 2010, bien avant sa première arrestation, elle avait écrit au Président de la République pour solliciter une audience afin d’étudier avec lui les voies et moyens d’ouverture de l’espace politique pour l’ensemble des formations politiques, en particulier celle de l’opposition au régime. Durant toutes les phases du procès, elle n’a cessé de demander au Président de la République de ne pas s’immiscer dans les affaires de la justice dès lors que c’était le Chef de l’Etat qui avait enjoint aux services du Parquet de la poursuivre. S’adressant à lui, en tant que gardien de la Constitution, garant des institutions et magistrat suprême, Madame Victoire Ingabire, lui a régulièrement requis qu’elle ne soit, ni poursuivie, ni détenue pour des faits lui imputés qu’elle n’avait pourtant pas commis.
Etant donné que le Parquet dit avoir versé, dans le dossier pénal devant la Cour, le document de la prétendue demande de grâce présidentielle, nous ferons tout ce qui est de nos possibilités pour mettre la main sur cette pièce pour la récupérer et diffuser le contenu incontestable à l’ensemble de l’opinion tant nationale qu’internationale. Tel est notre engagement.
Que la politique reprenne ses droits
Même si depuis le début, le procès était politique, aujourd’hui, avec le retrait de Madame Victoire Ingabire du simulacre de procès, la politique reprend tous ses droits. N’oubliez pas que le régime de Kigali nous a déclaré la guerre, une guerre qu’il nous livre mais qui ne dit pas son nom. Rappelez-vous quand, voulant barrer la route à la présidente des FDU Inkingi pour l’élection présidentielle d’août 2010, il a soutenu :« nous nous sommes battus et ce que nous [le FPR, ndlr] avons obtenu par les armes, ils ne nous le prendront pas par les urnes ».
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Arrivée du cortège devant l’ ambassade du Rwanda à Bruxelles
Aujourd’hui, la guerre médiatique que nous lance le régime, en constitue la manifestation la plus immédiate et la plus visible. C’est la raison pour laquelle, nous vous demandons de ne pas trop vous confier à la propagande officielle du régime ou de ses relais, dès lors qu’il diffuse de l’information à notre encontre. Avant de propager à votre tour de telles informations, venez plutôt spontanément vers nous, à la source, vous enquérir du crédit que nous accordons à ces nouvelles. Vous ne tomberez pas ainsi dans le piège de la manipulation.
Certains nous reprochent que nous ne répondons pas par les mêmes procédés quand il tue des leaders de l’opposition politique, comme feu André Kagwa Rwisereka du parti des verts, quand il assassine des journalistes de la presse indépendante, comme feu Jean Léonard Rugambage (Journal Umuvugizi) et de feu Charles Ingabire (Journal Inyenyeri). D’autres aussi nous tancent de ne pas répliquer avec la même violence, quand le régime tente d’assassiner des leaders de l’opposition, par exemple le Général Kayumba Nyamwasa (RNC Ihuliro), en emprisonne d’autres parce qu’ils ont décidé de mener le combat politique à l’intérieur du pays, à l’instar de Mme Victoire Ingabire (FDU Inkingi), de M. Deo Mushayidi (PDP Imanzi), de M. Bernard Ntaganda (PS Imberakuri), de M. Théoneste Niyitegeka, ou des journalistes qui ont pris le risque d’exercer leur droit d’expression telle que Mesdames Saidati Mukakibibi et Agnès Nkusi Uwimana (Journal Umurabyo), ou enfin, quand le régime simule des attentats à la grenade et tue d’innocents citoyens pour les imputer ensuite à l’opposition.
Notre lutte restera pacifique
A tous ceux qui nous accusent de plier sous la violence ouverte du régime de Kigali, nous leur répondons que notre lutte est et restera pacifique. Elle ne s’arrêtera pas parce que le régime continue de commettre des crimes contre l’opposition. Elle ne s’arrêtera pas avec les emprisonnements et/ou les intimidations. Sans doute demain, à savoir le 29 juin, la Cour condamnera et prononcera une lourde peine contre la Présidente des FDU Inkingi, Madame Victoire Ingabire. Sachez que nous ne baisserons pas la garde. Malgré le contrecoup, nous raviverons de plus belle notre combat démocratique jusqu’à ce que nous déboulonnions cette dictature sans horizon humain que constitue le régime de Kigali. Nous vous annonçons d’ores et déjà une prochaine manifestation de protestation après le prononcé du jugement, manifestation au cours de laquelle nous vous indiquerons les changements politiques stratégiques majeurs que nous aurons adoptés.
Parce que nous voulons que notre Peuple recouvre sa dignité, sa liberté et ses droits, parce que nous voulons une réconciliation basée sur la justice et le devoir de mémoire de toutes les victimes du génocide et des crimes massifs contre l’humanité, parce que notre cause est juste et enthousiasmante, nous vaincrons.
Vive la République, Vive le Peuple rwandais.
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Nkiko Nsengimana ( lunettes) et Joseph Bukeye
Nkiko Nsengimana
Président du Comité de coordination des FDU Inkingi
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Rwanda : Le Pentagone produit des photos satellite du génocide de 1994 au Rwanda

Posté par Adolphe Habimana le 9 mai 2012

Commémoration de plus de 18 ans de terrorisme en Afrique Centrale : 6 avril 1994 – 6 avril 2012

Par Keith Harmon Snow – Traduit de l’Anglais par MRP.

 

Dix-huit ans après les 100 jours historiques du génocide au Rwanda, le Gouvernement des États-Unis a soudainement produit; jamais vus auparavant, les images satellites pour appuyer le procès d’extradition des Etats Unis sur base de génocide, d’une citoyenne rwandaise aujourd’hui de nationalité américaine vivant dans le New Hampshire (USA). L’existence des images satellite datées de 1994 permettrait à la «communauté internationale» d’explorer davantage les faits jusque-là cachés sur le double assassinat présidentielle du 6 Avril ou les massacres commis avant, pendant, et après 1994. Au moment où le monde commémore le 18e anniversaire du génocide de l’histoire officielle du génocide rwandais, les populations de l’Afrique centrale continuent de souffrir sous le terrorisme brutal du régime militaire de Kagame . Au lieu de célébrer, nous devrions nous demander: qui sont les vraies victimes et qui sont les vrais criminels, et ce qui s’est réellement passé au Rwanda ?

Dans ses déclarations liminaires du 23 Février 2012 au Palais de la justice Concord dans le New Hampshire (USA), le procureur fédéral John Capin a lancé le procès du gouvernement des États-Unis contre une rwandaise quadragénaire «en fuite du génocide» en maniant des photos satellites censés représenter les barrages routiers où elle « commandait la milice extrémiste hutue et a ordonné des viols et des meurtres de Tutsis » au Rwanda en 1994.

Dans un développement remarquable, c’est la première fois dans l’histoire des essais du «génocide du Rwanda ou connexes auditions d’asile au Rwanda, où des photos satellites du Pentagone ont été produites en preuve, et la première fois que l’existence de photographies prises par satellite sur le Rwanda au cours des soi-disant « 100 jours de génocide » a été révélée.

Plus tard dans le procès, le procureur des États-Unis a produit une « analyste du Pentagone » qui a témoigné sur les photographies prises par satellite. Le nom de l’analyste du Pentagone et les photographies prises par satellite n’ont pas été rendues publiques. L’existence de reconnaissance par satellite et des photographies de renseignement implique le gouvernement des États-Unis nouvellement dans les atrocités de masse de 1994, et soulève de graves questions au sujet de la dissimulation de nouvelles des assassinats doubles présidentielles du 6 Avril 1994 et les atrocités commises par l’Armée patriotique rwandaise (APR) commandé désormais par le président Paul Kagame.

La révélation soudaine et inattendue de l’existence des images satellites prises au Rwanda en 1994 corrobore également les revendications et les éléments de preuve que les responsables américains et le Pentagone avait beaucoup de preuves par satellite des numéros et la localisation de centaines de milliers de réfugiés rwandais massacrés par la machine de guerre de Kagame dans les forêts du Congo.

Dix-huit ans après le soi-disant génocide de 1994 au Rwanda, « le Rwanda est aujourd’hui partout colportée comme un miracle économique de la récupération et la liberté, une fois de plus« la Suisse de l’Afrique » et la patrie de modèle pour les Tutsi « Juifs du récit de l ‘Afrique. Tout cela grâce à sa suprême Majesté, le Président Paul Kagame, qui est partout applaudi pour avoir sauvé les Tutsis, l’arrêt du génocide, et la reconstruction du Rwanda à sa propre image.

Pendant ce temps, la situation réelle pour les gens ordinaires en Afrique centrale est partout inhumain et injuste. Le citoyen moyen ougandaise souffre sous la dictature brutale de Yoweri Museveni. Les gens dans le nord de l’Ouganda, déjà soumis à un génocide en tant que politique sous le gouvernement Museveni, ont maintenant une nouvelle menace: le mouvement hystérique « KONY2012″ .

Le peuple du Congo continuent de souffrir sous le gouvernement terroriste d’Hyppolite Kanambe (alias Joseph Kabila), un Tutsi et le neveu du général James Kabarebe, Tutsis rwandais. Depuis Janvier 2012 Plus de 100.000 Congolais ont été déplacés à l’intérieur par la violence sous l’occupation du régime Kagame dans les provinces du Kivu.

Et, comme il en était depuis 1994 tous, les Hutus et les Tutsis souffrent de répression massive sous le régime de Kagame installé au Rwanda.

 

Des Millions de Dollars pour le procès de Munyenyezi

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Le 24 Juin 2010, Béatrice Munyenyezi a été arrêté à Manchester au New Hampshire (USA) et chargé, selon les procureurs des États-Unis, avec « l’acquisition de citoyenneté américaine illégalement en dénaturant ses activités pendant le génocide rwandais de 1994. »

Munyenyezi est une citoyenne américaine accusée à tort de crimes de viol au Rwanda, de génocide en ajoutant un autre cas encore en place à des millions de dollars des contribuables américains utilisés pour financer et mettre en exécution le génocide au Rwanda et les essais d’asile – et maintenant une expéditions touristiques du génocide au Rwanda.

Le département américain en charge de la Justice cherche à expulser Béatrice Munyenyezi pour subir son procès face à des accusations de génocide au Rwanda. Mais le cas de Mme Munyenyezi sera une exception : c’est la première instance internationale jamais organisée juridiquement aux États-Unis impliquant une femme accusée du viol comme un génocide et crime de guerre.

Selon le gouvernement du Rwanda, Béatrice Munyenyezi, 41 ans, a soi-disant «participé, commis, ordonné, supervisé, ont conspiré pour, aider et encourager, aider et diriger la persécution, l’enlèvement, le viol et assassiner pendant le génocide rwandais de 1994. »

Le régime de Kagame profère des accusations générales à patir desquelles vous pouvez arrêter et inculper tout Hutu. Ce sont des accusations de génocide génériques utilisés par le régime militaire rwandais contre toutes les personnes de l’ethnie Hutu.

Le procès de Béatrice Munyenyezi qui a duré quinze jours en Février et Mars 2012, a été conclu avec quatre jours de délibérations supplémentaires par un jury entièrement blanc. Le 15 Mars, le jury a rendu une décision dans l’impasse et le gouvernement américain a déclaré une « annulation du procès ». Le nouveau procès est fixé pour commencer le 10 Septembre 2012.

Mark Howard, un des avocats de Béatrice Munyenyezi, a révélé à la presse d’énormes sommes d’argent dépensées par le pouvoir judiciaire des États-Unis pour juger les suspects du génocide rwandais.

Howard estime que les contribuables américains ont payés entre US $ 2,5 millions et 3 millions $ US pour les dernières poursuites de Munyenyezi et son procès devant un tribunal fédéral. Howard estime que le prochain procès est susceptible de coûter un supplément de US $ 1 million.

Les coûts estimés de Howard comprennent les honoraires d’avocat, les salaires des agents, les «dépenses extraordinaires» de l’enquête dans un pays étranger, les coûts pour les quinze témoins devant être amenés à New Hampshire, et l’embauche d’experts.

Plusieurs des témoins de l’accusation amenés du Rwanda dans la dernière comédie mise en scène par le régime militaire de Kagame sont décrits par le gouvernement des États-Unis et le Rwanda comme «génocidaires hutu extrémiste » qui ont été condamnés à la prison à vie. D’autres sont les témoins d’une organisation de femmes rescapé du génocide à Butare, payés par le gouvernement américain pour se rendre au New Hampshire, dont les bénéfices émanant de ce déplacement et de leur témoignage est utilisé pour asseoir leur influence et appuyer leur mission à Butare. Ces intérêts économiques jouent un rôle majeur dans le choix officiel et la production de ‘témoins du génocide et des rescapés du génocide. »

Les avocats de la défense décrit les quinze témoins rwandais aui ont survolées jusqu’aux États-Unis en provenance du Rwanda comme «tueurs psychopathes qui n’ont jamais mentionnés Munyenyezi en près de deux décennies d’essais et d’enquêtes sur le génocide au Rwanda. »

Le coût de faire comparaître des témoins de Kagame aux États-Unis et de les mettre en place – certains sous haute sécurité et d’autres dans des hôtels coûteux – pour la durée de l’essai représente des coûts supplémentaires considérables pour les contribuables américains pour ce qui revient à la fraude par le gouvernement des États-Unis.

La crédibilité de ‘témoins’ incarcérées au Rwanda est très suspect. Tout d’abord, il y a le problème de la coercition: beaucoup de gens en prison au Rwanda ou accusé par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et des juridictions Gacaca [des gens] ont été élaborées. Autre «avoué génocidaires» ont été torturés, et certains ont été menacés de représailles par l’APR sur leurs familles.

Assez souvent, des témoins de massacres et des survivants du génocide sont des délateurs, parfois, ils sont des gens qui n’étaient même pas au Rwanda durant le cataclysme de 1994. Autrement, ils sont des acolytes du gouvernement et d’autres sont entraînés avant de faire leurs dépositions.

Dans le cas Munyenyezi, la presse a apparemment découvert que les témoins choisis pour accuser Béatrice Munyenyezi n’étaient pas crédibles.

 

Beatrice-Munyenyezi dans actualité africaineTout d’abord, l’affirmation de l’APR que Munyenyezi commandait les soldats à violer les femmes tutsies dans le sous-sol de l’hôtel est présenté comme un absolu. Le viol a été commis « dans le contexte du génocide» et il est donc crédible et il crut. Cependant, aucune femme rwandaise dans le contexte de la culture rwandaise n’aurait jamais superviser le viol de masse d’autres femmes rwandaises. En fait, Béatrice Munyenyezi était aussi enceinte à l’époque – ce qui fait de cette hypothèse d’un viol encore moins plausible.

Deuxièmement, on peut imaginer que tout témoignage crédible sur une accusation de viol génocide contre une femme aurait provoqué un barrage sans fin des histoires de nouvelles intitulé « femme Hutu génocidaires a ordonné le viol de Tutsis innocents au sous-sol l’hôtel», des histoires qui ont fait leur chemin jusqu’à CNN et le New York Times. Mais la décision sur les accusations de viol ont passé sous silence par la presse de New Hampshire parce que la crédibilité des témoins du gouvernement malhonnêtes (entraîneur en mensonges) a été facilement détruits.

Il est aussi invraisemblable que la charge par Invisible Children fondateur Jason Russel que «Joseph Kony a forcé des enfants à tuer leurs parents pour ensuite les manger. »

Certains soi-disant génocidaires peuventt être coupables, mais d’autres ne sont pas, et le régime de Kagame utilise toutes sortes de corruption, le subterfuge et les menaces à tirer la laine sur les yeux des touristes, des chercheurs et des autres invités. «Beaucoup de gens au Rwanda sont forcés d’espionner, moucharder et d’informer sur les autres, ou encore face à la persécution personnelle ou de menaces à leurs familles.

Toute personne qui conteste le récit officiellement sanctionné au Rwanda est de marque, arrêtés, exilés, disparu ou – dans le cas des universitaires américains embêtants, comme le Dr Christian Davenport, le Dr Alan Stam ou le Dr Susan Thomson, qui ont tous posé trop de questions de «mauvais» type – sont interdit de remettre leur pied au Rwanda pour toujours.

 

Les guerres internationales d’agression

 

En 1981, Yoweri Museveni et son National Resistance Army (NRA) nouvellement formé a lancé une invasion du pays souverain de l’Ouganda. De 1980 à 1986, la NRA a perpétré des crimes de guerre massifs, crimes contre l’humanité et de génocide dans le Triangle de Lowero et d’autres domaines dans le centre et le nord de l’Ouganda. Ces atrocités ont été universellement attribuée – et sont ainsi attribués à ce jour – aux forces gouvernementales de l’Ouganda ; Armée de libération nationale, commandés par Obote, puis président Milton. (Voir, par exemple, «Notes sur la dissimulation de génocide en Ouganda, » A. Milton Obote, Avril 1990.)

Les atrocités massives commises par r »NRA ont ouvert la voie à la montée de Joseph Kony, l’homme de paille et complice ougandais utilisé par Museveni, Washington, Londres et Israël pour faciliter un état permanent d’insécurité dans le nord de l’Ouganda. Cette insécurité permanente a toujours permis à Museveni de créer des cas d’urgence et de justifier le déplacement forcé de millions de personnes du tribu d’Acholi (autochtones) et leur internement dans des camps de concentration. Ceci a permis également à Museveni de rédiger un document attestant de l’intention génocidaire contre les Acholis.

L’un des 27 guérilleros qui ont pris les armes aux côtés de Yoweri Museveni dans l’invasion illégale de la NRA en Ouganda était Paul Kagame, le futur chef de l’Armée patriotique du Rwanda / Front, l’armée de guérilla ougandaise qui a illégalement envahi le Rwanda le 1 Octobre 1990.

Major Kagame (extrême droite) dans la formation militaire aux États-Unis à la Leavenworth, au Kansas, en 1990. (à partir de la collection personnelle du Président Paul Kagame)Major Kagame (extrême droite) en formation militaire aux États-Unis à Leavenworth, au Kansas, en 1990. (à partir de la collection personnelle du Président Paul Kagame)

Fidèle à Museveni et à ses tactiques de guérilla sanglante, Kagame a gravi les échelons pour devenir directeur des renseignements militaires de Museveni . Un poste qui lui a valu le sobriquet de « boucher » par ses adversaires.

Au moment de l’ invasion du Rwanda en Octobre 1990, Paul Kagame était en formation à l’état-major général du Pentagone et du Collège de commandement à Fort Leavenworth, au Kansas (USA). A son retour, Kagame a dirigé pendant quatre ans, la guerre qui a abouti à la mort de plusieurs centaines de milliers personnes peut-être hutus, entre Octobre 1990 et Avril 1994 seulement.

Une preuve prima facie peut être fait que chacune des invasions de l’Ouganda, du Rwanda et du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) constituent le crime suprême contre l’humanité, qui est la guerre d’agression illégale contre une nation souveraine.

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël étaient les plus forts partisans dans chacune de ces trois guerres illégales d’agression, derrière Museveni et Kagame .

Impliqué au plus haut niveau lors de l’invasion RPA / F du Rwanda de 1990 à 1994 étaient l’agent de renseignement des États-Unis Roger Winter et l’agent du Mossad, l’israélien David Kimche. Les attachés de la défense américaine, le lieutenant-colonel Thomas P. Odom et Richard Skow sont deux agents américains du renseignement militaire qui ont plus profondément de connaissances à l’intérieur du Pentagone et la Defense Intelligence Agency (DIA) en rapport aux invasions du Rwanda et du Congo-Zaïre.

Le Représentant de la Chambre américaine des audiences à travers le Sous-Comité sur l’Afrique sur les relations internationales révèlent que les Etats-Unis savaient que les réfugiés hutus au Congo-Zaïre ont été massacrés, et il indique clairement certains qui savait quoi, où il se passait, et quand.

 

L’ « officiel » Narrative génocide au Rwanda

 

De la manière que Yoweri Museveni et ses bailleurs de fonds ont conféré le statut de vainqueur àMuseveni après la victoire NRA en Ouganda, en chargeant les victimes de la NRA et le gouvernement Obote de génocide, de la même manière, Museveni ainsi que son protégé Paul Kagame et leurs bailleurs de fonds ont conféré le statut de sauveur à Paul Kagame et accusent les victimes hutus du génocide.

Le gouvernement de coalition m ultipartite de Juvénal Habyarimana a été faussement collé d’une étiquette du génocide dès 1993.

Contrairement à la version officielle qui traite les Hutus de tueurs et les Tutsis de victimes, néanmoins le plan de l’APR / F, inclus le sacrifice de centaines de milliers de Tutsis. Compte tenu de la possibilité de négocier un cessez-le, et même de la capitulation sans condition par les forces de l’armée nationale – Forces Armées Rwandaises(FAR) sous Habyarimana – peu de temps après que l’avion ait été abattu le 6 Avril 1994, l’APR / F a choisi de continuer la guerre pour atteindre militairement la domination absolue.

La direction APR / F était composée de l’élite anglophone Tutsis d’Ouganda soutenu par les généraux ougandais James Kazini et Salim Saleh, et par Yoweri Museveni lui-même. L’élite RPA / F Tutsis – le général Paul Kagame, le général James Kabarebe, etc – ne faisait pas confiance aux Tutsi francophones qui étaient restés au Rwanda après les attaques de la guérilla tutsie contre les gouvernements hutus des années 1960 et début des années 1970, guérilla qui a provoqué des pogroms de rétorsion contre les Tutsis.

Comme l’invasion RPA / F continué – avant au 6 Avril 1994 – les Tutsis ont également été tués, à la fois dans les massacres de représailles et à cause des attaquesde l’APR / F. Les allégations selon lesquelles le gouvernement Habyarimana persécutés les Tutsis sont très contestées. La réalité prouve que Kagame et Museveni ont utilisé la carte de la persécution des Tutsi afin de justifier l’invasion du Rwanda.

Après le 6 Avril 1994, la population minoritaire des Twa a également subi des pertes massives en vies humaines dans ce qui devrait également être reconnu comme des actes de génocide, à tout le moins.

« La poursuite du génocide des Tutsis a été un élément clé de la stratégie de la victoire du FPR [RPA] », écrit l’ancien officiel du Front patriotique rwandais, Jean-Marie Ndagijimana, dans « Comment le général Paul Kagame a sacrifié les Tutsis. « [A] Le cessez-le-feu et un arrêt du génocide risquait de renforcer ses adversaires [Forces Armées Rwandaises] en les libérant de leurs missions de police. En outre, l’arrêt des massacres auraient privé à Kagame le seul argument sur lequel il a fondé sa légitimité. Le gouvernement [FAR] l’armée a dû être fait pour apparaître comme une force génocidaire dont on ne regrettera la défaite … Pourquoi arrêter les massacres, alors qu’ils travaillaient pour légitimer Kagame et affaiblir ses adversaires ? »

Voici comment le rapport typique de la nouvelle agence américaine sur l’histoire de Béatrice Munyenyezi décrit le génocide au Rwanda. « Le génocide au Rwanda a débuté en Avril 1994, » lit le commentateur, d’un ton sinistre, dans un clip vidéo de la station TV locale du New Hampshire. «Ça a duré 100 jours. Jusqu’à 800.000 Tutsis ont été tués par les milices hutus et le plus grand nombre de 10.000 personnes ont été tuées chaque jour. Les Hutu ont été défaits trois mois plus tard. »

Cependant, le génocide contre les Tutsis au cours de ces 100 jours de l’année 1994 ne peut être compris hors de leur contexte, et le véritable contexte n’est jamais fournie par les médias, par les États-Unis ou des gouvernements britanniques, par Israël, ou par les mercenaires jobistes chargés de couvrir les forfaits du régime de Kagame.

L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, l’universitaire canadien Gerald Kaplan, le magazine New Yorker l’écrivain Philip Gourevitch, l’ancien agent de l’USAID Timothy Longman, le porte-parole somalien Rakiya Omaar et le porte-parole rwandais Tom Ndahiro sont quelques-uns des plus éminents propagandistes chargés de blanchir le régime de Kagame.

Timothy Longman, aujourd’hui directeur des études africaines à l’Université de Boston, est «expert» du génocide au Rwanda qui a été amené à témoigner contre Béatrice Munyenyezi. Longman et Alison Des Forges co-auteur du livre de Human Rights Watch (HRW) sur le Rwanda « Aucun témoin ne doit survivre », et tous les deux ont travaillé avec l’USAID, le Département d’Etat américain et le Pentagone. Pourtant, ce livre de 790 page ne mentionne pas un seul mot au sujet de Béatrice Munyenyezi.

Kagame a également chargé le Groupe Racepoint, un lobbying aux États-Unis et de relations publiques pour «construire une campagne d’image forte et soutenue en communication sur les réussites du Rwanda avec des intervenants clés dans les communautés politiques et financiers d’élite» et «[o] ffset le négatif et dans les faits des informations incorrectes sur les parties ayant des intérêts dans le MIS-dépeignant les progrès du Rwanda. »

Les thèmes de la campagne Racepoint comprennent « leader visionnaire du Rwanda … soulignant le président Kagame » et « Le Miracle rwandais:. De guérison d’une nation » les frais de la société sont inscrites à US $ 50.000 par mois, plus de 2500 à 3500 livres sterling par mois pour «menues dépenses « .

 

Le Pentagone Sacrifie les millions d’africains

 

Le double assassinat présidentiel du 6 Avril 1994, est défini comme l’élément déclencheur de la réaction massive de meurtres tutsis par les Hutus. Depuis que la guerre a commencé en Octobre 1990, plus de 10 millions de personnes sont mortes en Afrique centrale en raison de l’insurrection soutenue du Pentagone , avec les plus grands nombre de personnes tuées dans la République démocratique du Congo.

Jean-Marie Ndagijimana était l’ambassadeur rwandais à Paris sous le gouvernement Habyarimana d’Octobre 1990 à Avril 1994, avant d’être démis de ses fonctions pour avoir dénoncé les massacres de Tutsis et de Hutus.

Le 19 Juillet 1994, Ndagajimana est devenu ministre des Affaires étrangères en ce qui a été appelé le «Broad-Based gouvernement d’unité nationale» dirigé par Faustin Twagiramungu. En Septembre 1994, il démissionne et part en exil après le rapport de l’UNHCR par lequel l’enquêteur Robert Gersony a confirmé que des dizaines de milliers de Hutus ont été tués par l’Armée patriotique rwandaise entre Juillet et Septembre 1994.

Robert Gersony a été l’entrepreneur du HCR dont le rapport sur les meurtres de Hutus par l’APR a été massivement dénoncée à l’époque et plus tard enterré par les Nations Unies et de ne plus jamais être revu. Gersony a continué à travailler pour le HCR dans le nord de l’Ouganda et d’autres endroits. De toute évidence, les pouvoirs de Gersony résistaient à l’épreuve, et son silence lui a assuré son futur emploi. En effet, Robert Gersony a continué à travailler pour la mission de l’USAID à Kampala, en Ouganda, où il a produit un rapport détaillé sur la persécution du peuple Acholi dans le nord de l’Ouganda. (Voir, par exemple: l’angoisse de l’Ouganda du Nord: résultats d’une évaluation sur le terrain basée sur des conflits civils dans le nord de l’Ouganda, Robert Gersony, Mission de l’USAID à Kampala, 1997).

Jean-Marie Ndagajimana insiste pour que les meurtres de centaines de milliers de Tutsis entre le 6 Avril et Juillet 1994 a été organisée, et non pas spontanée, mais qu’il n’y a aucun doute qu’il y avait un double génocide. Il affirme que les Tutsis ont été systématiquement tués par des milices dans les zones contrôlées par le gouvernement intérimaire de Jean Kambanda, et que l’APR / F a systématiquement tué des Hutus dans les zones sous son contrôle.

Basé sur la recherche pour laquelle ils ont finalement été jeté hors du Rwanda, des universitaires américains Davenport et Alan Stam insistent pour que le nombre de tutsis tués au Rwanda au cours des 100 soi-disant jours pourrait ne pas avoir été aussi élevé comme l’atteste le récit officiel, et que des centaines de milliers de Hutus ont été tués pendant cette période et ceux-ci comprennent la différence entre le décompte officiel de 800.000 à 1,2 million de Tutsis et le nombre réel de centaines de milliers de Tutsis inférieur.

Les avocats de la défense du TPIR sont convaincus que le dossier montre qu’il n’y avait pas de génocide systématique ni de planification par le gouvernement de Juvénal Habyarimana ou de ses successeurs immédiats, le gouvernement de coalition intérimaire de Jean Kambanda.

Le récit officielle du génocide rwandais est fondée sur l’idée que le gouvernement Habyarimana était un gouvernement extrémiste hutu – ce que les extrémistes pourvoyeurs de la version officielle comme Paul Kagame et ses collaborateurs de l’élite tutsis voudraiint que les gens croient. L’affirmation moins agressif que le gouvernement Habyarimana était un gouvernement exclusivement Hutu et était exclusif envers les Tutsi est également fausse.

Depuis avril 1992 à la mi-Juillet 1993, il y avait un gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre, M. Dismas Nsengiyaremye. Les membres de la coalition a représenté une gamme diversifiée politique, y compris les membres des partis d’opposition du Mouvement Républicain démocratique (MDR), Parti libéral (PL), Parti Social Démocrate (PSD) et le Parti Démocratique Chrétien (PDC). Il y avait aussi des membres du Mouvement Révolutionaire Nationale pour la Démocratie et Développement le (MRND) de Habyarimana, au pouvoir . Les partis d’opposition avaient dix ministres en plus du Premier ministre et le MRND avait 10 ministres en plus du président Habyarimana. Le fonctionnaire éminent Tutsi dans ce gouvernement a été Landoald Ndasingwa du Parti libéral.

A partir du milieu de Juillet 1993au 6 avril 1994, il y avait un gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre Madame Agathe Uwilingiyimana. Les membres de la coalition gouvernementale étaient du MDR, du PSD, du PDC et du parti MRND. Le parti MDR venait d’être scindé en deux factions, après Agathe Uwilingiyimana a été nommé Premier ministre par Juvénal Habyariama. Le PSD, le PDC et le PL se sont divisé plus tard. Certaines factions ont été pro-FPR, d’autres ont été pro-MRND. Les factions pro-MRND ont plus tard porté la mention «Hutu Power». L’étiquettequi provient d’un discours prononcé par Froduald Karamira, vice-président du MDR au cours d’une assemblée publique convoquée pour condamner l’assassinat du président Melchior Ndadaye du Burundien Octobre 1993, le premier Hutu élu président du Burundi. (De l’énergie en perspective Karamira appartenait aux vainqueurs d’élections.)

En d’autres termes il n’y avait pas de «gouvernement hutu de Juvénal Habyarimana. celui-ci avait été forcé par la communauté internationale à accepter un gouvernement de coalition, et s’il y avait certains extrémistes au sein du gouvernement, ce seraient les gens de l’opposition qui croyaient que le Front patriotique rwandais avait amené l’égalité au Rwanda et qu’il était véritablement intéressé par la paix soit et/ou négociations de bonne foi. Rien n’aurait pu être plus loin de la vérité.

Le TPIR a acquitté le soi-disant «cerveaux du génocide » de tous complot visant à commettre des actes de génocide, mais certains ont été reconnus coupables des «actes de génocide» et d’autres crimes contre l’humanité. Les procès du TPIR ont été politiquement motivés, un seul côté des productions, et non pas une Armée patriotique rwandaise / Front, ni de fonctionnaire ou même un soldat n’a été mis en accusation.

La condamnation par le TPIR du président hutu, Jean Kambanda, l’ancien président intérimaire pendant le génocide de 1994, sur l’accusation de complot en vue de commettre le génocide était une imposture complète: même les partisans de la narration officielle du génocide au Rwanda ont confirmé que Kambanda n’a pas eu une représentation juridique ou quelque chose qui ressemble à un procès équitable. (Voir, par exemple, Le Sacrifice de Jean Kambanda: Une analyse comparative du droit à l’avocat dans le Tribunal pénal international pour le Rwanda et les États-Unis, en mettant l’accent sur Procureur c Jean Kambanda, Kelly Xi Huei Lalith Ranasing, California Western School of loi, l’été 2004.)

Les procès du TPIR ont persécuté et déshumanisés le peuple hutu, et ils ont rejeté et ignoré toutes les possibilités d’explorer le rôle de Paul Kagame et le FPR / APR à provoquer, prolonger et soutenir le génocide des Tutsi au cours des 100 jours de l’année 1994.

Pendant ce temps, en 2008, le tribunal de grande instance d’Espagne a émis des actes d’accusation et des mandats d’arrêt internationaux contre le top 40 de l’Armée patriotique rwandaise / représentants du Front pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le génocide au Rwanda et la République démocratique du Congo (Zaïre). Le tribunal a inclus Paul Kagame dans l’examen des crimes graves, mais a empêché de mise en accusation d’un chef d’Etat.

Les affaires sont les affaires: les administrateurs du néerlandais Royal Shell Corporation avec le président Paul Kagame à Kigali. Note: La photo sur la droite vers la droite et derrière montre l'ancien président Pasteur Bizimungu, premier président sous le régime RPA / F, 19 Juillet 1994 à Mars 23, 2000.Les affaires sont les affaires: les administrateurs du néerlandais Royal Shell Corporation avec le président Paul Kagame à Kigali. Note: La photo sur la droite vers la droite et derrière montre l’ancien président Pasteur Bizimungu, premier président sous le régime RPA / F, 19 Juillet 1994 à Mars 23, 2000.

 

Le génocide de l’APR contre le peuple hutu

 

Béatrice Munyenyezi a survécu à l’invasion du Rwanda de la préfecture de Byumba par les troupes ougandaises se faisant appeler l’Armée patriotique du Rwanda en 1990. Munyenyezi a alors survécu aux quatre prochaines années de l’APR / F de persécution et de génocide qui a vu des villages entiers rasés des hutus de Byumba, les massacres de dizaines de milliers de la plupart (mais pas seulement) des personnes hutu, et le déplacement interne de quelque deux millions de Hutus.

Contraint à l’existence de vie de réfugiés et de mort à l’intérieur du Rwanda entre Octobre 1990 et Avril 1994, les personnes déplacées hutus ont riposté après que l’avion transportant les Présidents hutu du Rwanda et du Burundi, et d’autres responsables rwandais élevés, ait été abattu au-dessus l’aéroport de Kigali en date du 6 Avril 1994.

Béatrice Munyenyezi a alors survécu aux « 100 soi-disant jours du génocide » au Rwanda à partir de 6 Avril au 15 Juillet, 1994. Elle a fui le Rwanda avec les membres de sa famille le 18 Juillet 1994, une partie de l’exode massif de millions de Rwandais, pour la plupart innocentes femmes hutues et enfants vers l’est du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo).

Au Congo-Zaïre, Munyenyezi a survécu aux massacres les plus impitoyables et de sang-froid de centaines de milliers de civils hutus par l’APR, les Forces de défense populaires de l’Ouganda et un certain nombre de troupes éthiopiennes, de l’Érythrée, etde l’Afrique du Sud. Le génocide RPA dirigée au Congo-Zaïre a commencé en Août 1996, lorsque les camps de réfugiés de l’APR écossés, en violation du droit international.

A Goma, en RDC, à cette époque, un correspondant de guerre occidentale a photographié les Forces spéciales américaines en train de mitrailler les hommes réfugiés non armés, les femmes et les enfants dans ce qu’il décrit comme «l’un des exemples les plus horribles des atrocités de masse que j’ai jamais vu. »

La Commission des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avait été en dispositions de la constitution de stocks du Programme alimentaire mondial – lesquels ont été refusés des réfugiés hutus pour qu’ils meurent de faim – et ces dispositions ont été utilisées pour nourrir les troupes de l’APR envahisseurs.

Après, les camps de réfugiés ont été attaqués, Béatrice Munyenyezi a fui le Congo pour le Kenya, sur les conseils de son frère, Jean-Marie Vianney Higiro, un autre citoyen américain également traqué par le régime de Kagame et de ses partenaires politiques, militaires et économiques.

En Tanzanie et au Kenya, Béatrice Munyenyezi a survécu à la chasse des agents du FPR poursuivant les réfugiés et des dissidents pour les assassiner, y compris l’ancien officiel du FPR Seth Sendashonga, qui était ministre de l’Intérieur au Rwanda de 1994 à 1998.

Jean-Marie Vianney Higiro est la véritable cible de la persécution par le régime de Kagame à travers Béatrice Munyenyezi: le régime a tenu une vendetta contre Higiro depuis son refus d’accepter un poste dans le gouvernement terroriste de Kagame en Juillet 1994. Higiro a été évacué du Rwanda par des Marines des États-Unis autour de Avril 8, 1994.

L’appareil de sécurité du régime Kagame a été en Europe et en Amérique du Nord depuis 1994, un appareil de la chasse aux réfugiés, et les dissidents rwandais ont été assassinés en Europe et en Afrique. La chasse aux dissidents rwandais est soutenu par le gouvernement des États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël pour soutenir leur régime client : la dictature de Paul Kagame.

Le Rwanda offre une base majeure d’occupation militaire de l’Afrique pour le ministère américain de la Défense et pour les services secrets des États-Unis, les alliances paramédicales et les opérations de défense. Alors que les opérations alliées impliquent de nombreux pays de l’OTAN, la Grande-Bretagne et l’Israël qui sontl’intelligence principale et les partenaires de la défense pour les États-Unis en Afrique centrale, l’Allemagne et la Belgique ne sont pas loin derrière eux.

Il n’ya pas de liberté d’expression au Rwanda aujourd’hui. Il n’ya pas de liberté de la presse. Il n’ya pas de liberté syndicale. Il n’ya pas de liberté de réunion. Le régime de Kagame continue à assassiner et faire disparaître les critiques, journalistes, anciens associés d’affaires, d’anciens responsables gouvernementaux et militaires.

Le 31 Mars 2012, ancien chef d’état-major à la présidence de Paul Kagame Théogène Rudasingwa, un Tutsi en exil, a annoncé que Paul Kagame a été l’instigateur de l’assassinat en Janvier 2001 du président congolais Laurent-Désiré Kabila. Ancien ministre de la Défense Théogène Rudasingwa est aussi l’ancien secrétaire général du FPR et ancien ambassadeur à Washington.

Les assassinats les plus récentes comprennent plusieurs journalistes rwandais tués en Ouganda au début de cette année. La Candidate de l’opposition Victoire Ingabire reste emprisonné et soumis à un procès de mascarade politique, car elle est retournée au Rwanda à partir de la Belgique et a courageusement proclamé l’évidence hérétique: Il y avait un génocide contre les Hutus, ainsi que les Tutsis.

En Juillet 2010, le corps du chef adjoint du Parti démocratique vert a été trouvé faisant l’objet de dumping par une rivière près de la ville méridionale de Butare. L’opposant politique André Kagwa Rwisereka, un politicien tutsi, a été décapité pour son opposition au régime Kagame.

Le gouvernement RPA / F régulièrement arrondit nombreux partisans supposés de partis d’opposition, et les gens ont régulièrement disparu pour la simple raison d’avoir oser montrer une certaine allégeance à l’opposition du Parti vert ou le parti PS-Imberakuri.

« Tant de Tutsis sont aussi victimes de la répression politique », a dit: «Ignace,« un niveau élevé de dissidents rwandais qui craignent des représailles de la part du gouvernement des États-Unis pour avoir parlé. « Tutsis qui vivent au Rwanda sont silencieux parce qu’ils craignent la répression. Tutsis qui vivent à l’étranger en exil, comme Théogène Rudasingwa et Gerald Gahima et le général Kayumba Nyamwasa sont également amenés à vivre dans la peur d’assassinat. »

Les Hutus à travers le pays sont soumis à des conditions d’esclavage et des millions de personnes, les Hutus, les Tutsis, les Twas – en dehors des cliques du pouvoir souffrent de la pauvreté extrême. Le plus invraisemblable, le génocide RPA / F contre les Hutus se poursuit: il est à l’heure actuelle une campagne au Rwanda pour stériliser de force les hommes hutus.

«Les politiques du FPR de reconstruction et de réconciliation ne représentent pas une tentative sincère pour unifier et réconcilier les Rwandais », écrit le Dr Susan Thomson. « Au lieu de cela, il est un mécanisme du pouvoir d’Etat qui présente une version auto-portion de l’histoire et manipule la langue de l’ethnie pour justifier et maintenir des politiques d’exclusion et d’oppression d’ethnie hutue dans le maintien de l’apparence de la paix et la sécurité … Dans la pratique, le gouvernement se rapproche de la justice post-génocide à travers la poursuite maximale de tous les Hutu. »

Un universitaire américain qui a travaillé au Rwanda et qui a connu les camps d’endoctrinement gérés par le régime de Kagame, le Dr Susan Thomson est devenu persona non grata au Rwanda aujourd’hui. (Et c’est donc ce correspondant.)

 

L’industrie du tourisme Rwanda le génocide

 

Après l’arrestation de Béatrice Munyenyezi en 2010, des agents du US Department du Homeland Security Immigration and Customs Enforcement (ICE) se sont rendus au Rwanda pour recueillir des preuves à l’appui des accusations portées contre elle.

On ne sait pas qui, le cas échéant, des procureurs des États-Unis s’est également rendu au Rwanda, mais il y avait deux missions d’enquête envoyées là pour faire des recherches sur le cas de Munyenyezi. Parce que Béatrice Munyenyezi était indigent, à la fois ses avocats de la défense s’est rendu au Rwanda, tous frais payés par les contribuables des États-Unis; il est probable que les deux principaux procureurs américains se sont également rendus là-bas.

Même si les procureurs John Capin et Aloke Chakravarthy peuvent ou peuvent ne pas avoir voyagé au Rwanda, des enquêtes indépendantes au Rwanda sont impossibles. Le gouvernement américain n’a pas envoyer des enquêteurs impartiaux au Rwanda: il envoie l’intention des agents sur la collecte de l’information et la documentation fournie par leur régime client à protéger.

Il est particulièrement facile à manipuler des touristes ou des étudiants ou encore des chercheurs qui arrivent au Rwanda pour leur première visite en Afrique. Les Blancs sont prises pour les mémoriaux du génocide et le choc de ces productions en scène gérés – tous ces Hutu et Tutsi squelettes entassés et étiqueté «victimes du génocide Tutsi » – frappe profondément dans la psyché du spectateur. Les gens ne sont pas arrivés avec des ardoises propres: les médias de masse ont profondément conditionnée les nouvelles de l’Ouest et les consommateurs de divertissement de voir l’Afrique à travers une lentille raciste et d’exploitation.

L’exposition de squelettes et de crânes au Rwanda est devenu un sport lucratif de spectateur et le conditionnement par les systèmes de blancs de pouvoir créer dans les pays occidentaux de spectateurs naïfs et racialement conditionné qui sont facilement dupés. Une fois qu’ils ont vu les horreurs des mémoriaux du génocide, des moyens blanches et même non-blancs spectateurs occidentaux (par exemple les Afro-Américains) sont souvent horrifiés dans un choc et d’incrédulité inconscient où la raison et le bon sens ne sont plus accessibles.

Les étrangers prennent ces squelettes et ces crânes pour une vérité inattaquable – il ne leur traverse pas l’esprit qu’il pourrait y avoir une autre interprétation du projet artistique qu’ils voient devant eux. Il ne leur arrive pas d’imaginer que la vérité a été distillé vers le bas – essentialisée – en tas de squelettes, des chaussures ou des vêtements épars, ou des machettes qui ne sont plus correctement re-présenter dans leur circonstances et ni le contexte d’origine.

En effet, le fait est que pratiquement tout le monde au Rwanda possède une machette. Idem au Burundi, au Congo et la Tanzanie rurale. Elles sont aussi un outil commun personnelle à l’image de la porte-monnaie ou sac à main ou un stylo à bille à un consommateur occidental. Le récit à propos de la machette – selon lequel les Hutus en train de dépeçer les Tutsi en 100 jours, blah, blah, blah – est profondément problématique, puisque l’APR a tué des gens régulièrement avec des machettes à la fois et est parvenu à dissimuler (normaliser) les moyens de la mise à mort de telle sorte que les auteurs et les victimes ne pouvait pas être distingué et pour que le récit de l’APR «sanguinaires Hutus à tuer les Tutsis à coups de machettes» puisse facilement être avancé. L’APR a également voulu économiser sur les balles.

Il ya une économie du génocide au Rwanda qui sert les visiteurs étrangers qui dépensent des millions de dollars par an à voyager au Rwanda, séjourner dans des hôtels de fantaisie, de manger dans les restaurants, visiter les gorilles de montagne dans les parcs nationaux du Rwanda, voitures de location, et les chauffeurs et les interprètes, et souvenirs d’achat – ou du café «commerce libre» produit sur des terres volées aux masses hutu. Il ya toute une industrie qui tourne autour de la production et la maintenance de l’histoire officielle du génocide rwandais selon lequel des Tutsis ont été exterminés en 100 jours d’horreur.

Le gouvernement américain paie tous les frais de voyage et de per diem aux«chercheurs» du génocide, et tout est couvert, au détriment des contribuables américains. «Les victimes rwandaises et des survivants qui sont amenés aux États-Unis sont également payées gracieusement.

«C’est le tourisme du génocide», dit «Ignace». « Ils ne font pas d’enquête. Ils restent dans les hôtels de fantaisie, ils visitent certains endroits, ils voient les squelettes et de crânes dans des mémoriaux du génocide », ils rencontreront le Président Kagame, et ils sont affectés gestionnaires du gouvernement qui s’assurent qu’ils obtiennent ce que Kagame et les gens de Washington veulent. Ils plaisent à boire du vin à volonté et de nager dans les piscines. Ils ne savent rien que ce soit sur le Rwanda et tout a l’air très romantique. Ensuite, ils reviennent pour accuser des gens innocents de génocide. »

Photos satellites du Pentagone Exposées

 

L’existence de photographies de reconnaissance par satellite n’a pas été révélé, même pendant les 18 ans de très haute tenue des procès pour génocide profil devant le TPIR.

Au cours de la totalité de ses trois années et plus au Rwanda de 1990 à Novembre 1993, l’ancien ambassadeur américain au Rwanda Robert Flatten a demandé au Pentagone les DIA photographies du satellites espions montrant les progrès de la guerre dans la campagne rwandaise mais ils lui ont été refusées – en raison de « nuages au-dessus Rwanda » ils ont prétexté.

L’authenticité des images satellites n’a pas été établie et il ya de bonnes raisons de supposer que les images satellites peuvent être complètement frauduleuse.

Alternativement, les photos satellites peuvent avoir été produit au cours d’une période de temps différente de celle revendiquée par les procureurs.

Il ya aussi de bonnes raisons de croire que les photographies prises par satellite peuvent être exactement ce que le Pentagone les a décrits comme.

Si Washington avait la capacité de surveiller les événements à partir d’une plate-forme de satellite, ils ont été certainement le faire. Et Washington avait cette capacité capacité bien évidemment.

En 1994, le renseignement américain et l’établissement de défense volait deux anciennes versions des plates-formes de télédétection Landsat satellites en orbite externe. LANDSAT-4 et Landsat-5 avait à la fois dépassé leur durée de vie de conception, mais étaient opérationnelles et avait la capacité de saisir des images précises et détaillées de ce qui se passait au Rwanda au cours des 100 jours du génocide.

 

Il y avait aussi de la navette spatiale de la NASA.

 

Un témoin direct des événements au Rwanda qui ont précédé le génocide de 1994 a été un chercheur relié à une ONG étrangère qui sait quelque chose sur les images satellites recueillies sur le Rwanda, mais qui n’ont jamais été publique. Le témoin GOR-2 a travaillé en étroite collaboration avec le régime rwandais Juvénal Habyarimana avant Avril 1994 et à nouveau en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement de Kagame après 1994.

Le témoin GOR-2 a été en contact régulier avec le Ministère rwandais de la Défense, le bureau du président Kagame, et avec l’ancien Secrétaire général de l’APR Rudasingwa Théogène. Selon GOR-2, il y avait des vols des navettes spatiales de la NASA sur le Zaïre et le Rwanda en Avril et Septembre de 1994, le gouvernement américain sponsorisait cette action et cette recherche sous contrat NAS7-1260.

Les procureurs dans le cas Munyenyezi affirment que Munyenyezi était présente à un barrage routier juste à l’extérieur de l’Ihuriro Hôtel à Butare. Cet hôtel a été probablement détruit par l’APR vers la fin de Juin. Il semble que le FPR a pris Butare après Juin en provenance du Burundi. L’Hôtel Ihuriro était encore debout, le 25 mai 1994, lorsque Munyenyezi est accusé d’avoir commandé des extrémistes hutus à tuer les hommes hutus et violer les femmes hutus.

Selon des sources présentes lors du procès Munyenyezi, les images satellites sont prises sur une période de temps et montrer les changements clairs de jour en jour. Par exemple, les photos montrent des gens et des voitures en mouvement vers le Burundi. « Quand ils « zooment » sur un endroit donné, vous pouvez voir les bâtiments, vous pouvez voir des gens. Ce n’est pas une vidéo, c’est un instantané. »

« Ils ont d’abord montré l’hôtel qui n’existe plus. Ils ont essayé de montrer qu’en quelques sortes il y avait un barrage routier que [Munyenyezi] y était. Les photos ont également été censée montrer un charnier à quelques mètres de l’hôtel et un autre charnier près de l’église épiscopale à proximité. L’avocat de la défense a été en mesure de prouver qu’il n’y avait pas barrage routier comme le montrent les photos, et il n’y avait pas de charniers. »

Alors que la réputation d'être photo-magasiné photo, des experts congolais insister pour que cette photo est authentique: Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila était un officier militaire attaché à Paul Kagame lors de l'invasion et de conquête 1996-1997 du Congo-ZaïreAlors que la réputation d’être photo-magasiné photo, des experts congolais insister pour que cette photo est authentique: Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila était un officier militaire attaché à Paul Kagame lors de l’invasion et de conquête 1996-1997 du Congo-Zaïre

 

Le génocide des Grands Lacs Couver-up

 

L’existence d’images satellites soulève des questions sur ce que le Pentagone sait et de ce qu’elles cachent. Par exemple, l’imagerie par satellite montrerait clairement l’épave du site du crash avion présidentiel, et des photos serait montrer qui assurait le contrôle du site du crash immédiatement après l’attentat du 6 avril, et qui contrôlait le site au cours des prochaines semaines et des mois.

Les Etats-Unis ont bloqué toute enquête de bonne foi dans le double assassinat présidentielle depuis 1994. Le régime de Kagame a produit plusieurs rapports (par exemple, « Le rapport Mucyo », mais ces productions auto-intéressés sont facilement discrédité.

Ancien officielle du APR/ F, Théogène Rudasingwa, affirme que Paul Kagame et un commando d’élite APR sont derrière l’attentat contre l’avion présidentiel, et donc l’APR a déclenché le génocide des Tutsis, sachant que les Tutsis seraient massacrés partout et ces vérités sont bien connues par d’autres anciens soldats de l’APR / F.

Il est important de mentionner que les États-Unis ont été directement impliqué dans les événements d’avril-juillet », explique l’avocat de la défense au TPIR, Me Christopher Black, » d’abord par le fait d’être impliqué dans abattage de l’avion avec la présence du colonel Vukovic à Kigali, quelques jours avant de le abattre, et les États-Unis se sont chargés de l’approvisionnement aux forces du FPR, en hommes et en matériel par le parachutage de C130 Hercules après Avril 6. Le général Ndindiliyimana a témoigné que l’US Air Force a fait le parachutage d’hommes et des armes du FPR et il n’a pas été contredit sur ce témoignage. En outre, le Bureau des Nations Unies chargés des cas d’urgence basé au Rwanda était en réalité complètement tenu par des officiers de l’armée américaine et a agi comme le quartier général opérationnel pour le FPR. »

L’imagerie satellitaire pourrait également montrer les lieux, les forces et les activités de troupes de l’APR, des troupes du gouvernement (FAR) et des milices. Il est bien connu que l’APR avait infiltrés les milices Interahamwe, et donc les troupes de l’APR sont soupçonnés d’avoir contrôlé certains barrages routiers, et il est très curieux qu’il n’y ait pas de photos satellites qui ont été produites pour montrer où se situaient des barrages routiers et des ponts, qui les ont occupés.

C’est probablement parce que l’APR était dans le contrôle des zones comme le parc national de la Kagera, et que les troupes de l’APR ont étéresponsables ou catalyseurs de la mort des Hutus (et certains Tutsis de langue française) dans la rivière Kagera. La mythologie infâme sur les corps tutsis flottant sur la rivière de l’Akagera est complètement détruite par le mémo déclassifié de Mark Prutsalis de l’ONG Réfugees international.

Dans un rapport bien documenté du 17 mai, sur la situation de 1994 (« SITREP # 10: les réfugiés rwandais en Tanzanie ») adressé au siège de Refugees International à Washington DC, Mark Prutsalis décrit les atrocités de l’APR à la frontière Tanzanie-Rwanda. Le document donne les détails sur les horribles crimes de guerre et flagrantes crimes contre l’humanité et le massacre aveugle de civils Hutus et les Tutsis par les soldats de l’APR.

Par exemple:

« Ce qui suit sont des extraits d’un rapport su service chargé de la protection du HCR-Ngara à la frontière aux points de passage à partir d’une évaluation faite le 14 et 15 mai: »

  • A la commune de Rusumo, le secteur de Kigarama, le FPR est venu et a appelé à une «réunion de paix». Ceux qui n’ont pas participé volontairement, ont été contraints à la réunion. A l’école des gens ont été attachés ensemble, trois par trois – les hommes / femmes / enfants – et poignardé. Les corps ont été mis sur des camions et jetés dans la rivière Kagera, au nord du pont de Rusumo …
  • A la commune de Rusumo, les secteurs Nyamugari, Gisenyi, NYARUBUJE, le FPR vient après 05h00 d’attente pour ledes villageois pour ouvrir leurs portes. Les villageois sont capturés et emmenés à la rivière par des camions. Personne n’a retourné. Les réfugiés de la région ont vu des gens attachés ensemble et jetés dans la rivière. Il semble que les armes sont utilisées lorsque quelqu’un tente d’échapper …
  • A la commune de Rusumo, le secteur MUZAZA, village GASARABWAYI (4 kms de la rivière), le FPR a lancé plusieurs attaques sur le village et sa population. Le 13.05 [13 mai] 40 soldats du FPR sont venu vers 07h00. Ils ont encerclé le village. Les villageois ont été recueillies dans des maisons, qui ont été brûlées. Un témoin oculaire a vu 20 personnes tuées de cette manière. 8 villageois ont été jetés dans des latrines, et les latrines a été rempli de terre. A la question d’un agent du HCR sur place, les réfugiés ont déclaré que le FPR ne se souciait jamais de savoir si les victimes étaient des villageois hutu ou tutsi.

Un membre du personnel de l’IRC [International Rescue Committee] a écrit dessus son bureau, « les Refugees International SITREP conclu. « Les choses vont très mal à la frontière ici … Quelqu’un a vraiment besoin de faire quelque chose contre tous les meurtre de l’[APR] et la torture de l’autre côté [au Rwanda]. Chaque jour, il y a des corps de plus en plus dans la rivière et la plupart sans leurs têtes;. Le nombre se situe entre 20 et 30 toutes les 30 minutes « .

« Le peuple rwandais n’a nulle part où aller et nous ne pouvons pas attendre d’eux de rester pour y être abattus dans leur maison, a écrit » Mark Prutsalis. « Cette région reculée de Tanzanie inaccessible ne peut pas continuer à recevoir des milliers de réfugiés par jour. Nous allons bientôt être dépassés à moins que quelqu’un ici prend des mesures pour mettre fin à l’effusion de sang, les atrocités et les massacres au Rwanda. »

Le génocide contre les Tutsis et les Hutus s’est poursuivie après 1994 et il n’y a jamais eu une enquête américaine sur les rôles du Pentagone, la CIA et la DIA dans les cataclysmes au Rwanda et au Congo-Zaïre.

Le témoin GOR-2 décrit comment l’APR / F a utilisé le Parc national des Volcans comme une base militaire pour lancer des opérations au Congo-Zaïre après 1994.

GOR-2 a déclaré que les soldats blancs conduisant les engins lours [les blindés] ont été aperçu à l’intérieur du parc en direction de Zaïre en Septembre 1996. GOR-2 a déclaré aussi que le rapport de l’IRIN des Nations Unies a décrit comment les soldats américains sont entrés dans Goma, mais que le rapport de l’IRIN a été rapidement retirés de l’Internet. GOR-2 a expliqué comment l’APR / F aurait fermé le Parc National des Volcans les jours durant, au moment il participait aux opérations militaires et des opérations de nettoyage « . L’Armée patriotique rwandaise devait fermer le parc pour plusieurs jours à la fois et nous ne pouvions pas savoir ce qui se passait là-dedans. »

GOR-2 a expliqué comment le Parc national des Volcans a été inondé avec des milliers de réfugiés rwandais revenant du Zaïre après l’invasion américano-soutenu par les forces de Kagame et Museveni en 1996, et que le parc est devenu «une zone d’abattage« de l’APR.

« Nous avons eu une énorme opération de nettoyage pour enlever les corps en 1999, » a dit GOR-2 « , en essayant de sortir tous les cadavres, et tous les chiffons et les casseroles. »

GOR-2 était toujours en contact personnel et étroit avec le Major Richard Skow, l’attaché militaire des États-Unis »de l’ambassade américaine à Kigali, et Robert E. Gribbon, l’ambassadeur américain au Rwanda à l’époque.

GOR-2 décrit la suspension de détection de survols dans l’air à distance en utilisant un nouveau système de l’art de la technologie américaine impliquant l’hyper-analyse spectrale lorsque les vols devaient être effectués au dessus du Rwanda et l’est du Congo.

GOR-2 affirme que quelque 22 CD de données brutes ont été livrés par Claire Richardson, le patron du Fonds Dian Fossey Gorrilla, à Théogène Rudasingwa au ministère rwandais de la Défense.

GOR-2 a déclaré que les survols ont été coordonnés par le National Geographic Society et DFGF et étaient soi-disant pour la conservation des gorilles – la cartographie des habitats -, mais ont été effectivement destiné à localiser des ressources minérales que l’APR pourrait exploiter.

L’imagerie satellitaire a été presque certainement recueillies au cours des quatre années de guerre au Rwanda par le US Office National Reconnaissance (NRO), l’une des 16 agences de renseignement américaines. Le concepteurNRO, construit et exploite des satellites américains d’espionnage du gouvernement et coordonne l’analyse de la surveillance aérienne et l’imagerie par satellite des renseignement de plusieurs agences et militaires, y compris l’Agence de défense d’enquête (DIA) et la Central Intelligence Agency (CIA).

Avant le 6 avril 1994, le FPR a occupé les grandes parties des préfectures de Byumba et Ruhengeri: les images satellites américains peuvent faire la lumière sur les destructions causées par l’offensive du FPR de 1990 à la trêve de 1993.

«J’ai passé 3 mois dans la zone démilitarisée pour un projet de réinstallation des personnes déplacées à l’intérieur, » dit un autre rescapé du génocide rwandais sans nom GOR-3. « Sur la base de ce que j’ai vu, la politique du FPR était de tuer des gens, détruire des bâtiments, détruire des maisons, détruire les archives. Portes, feuilles de fer et tôle ondulée qui couvre les toits des maisons, des meubles, des toilettes – tout avait été enlevé et emmené en Ouganda pour être vendus. Nous avons besoin des photos prises par le Pentagone pour montrer la brutalité de l’invasion de l’APR et l’occupation. »

Des hordes de travailleurs des ONG et des travailleurs humanitaires impliqués dans des millions de dollars de profit privé vont et viennent du Rwanda, toujours de la publicité de leur efficacité dans la «paix» et des programmes de «réconciliation».

Les Tutsis et les Hutus aussi bien de l’intérieur etde l’extérieur du Rwanda parlent de plus en plus de confrontation militaire que les gens deviennent de plus en plus aliénés et mécontents par l’élite Tutsis du régime de Kagame.

 

Pillage en cours au Rwanda du Congo

 

Le ministère américain de la Défense supervise et appuie également le pillage et la dépopulation dans l’Est du Congo, où le Rwanda et l’Ouganda s’imploient pour maintenir l’économie, le contrôle politique et militaire.

Sous le couvert des opérations militaires qui visent à capturer et tuer les rwandais censé être « génocidaires » au Congo (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et de supposés terroristes ougandais (y compris Joseph Kony et l’Armée de résistance du Seigneur) les sociétés minières occidentales ont été chargées de décapage et l’expédition des minerais congolais sans surveillance ou d’un règlement depuis l’invasion du Pentagone, soutenu depuis Septembre 1996.

La canadienne Banro Corporation est l’une des sociétés les plus secrètes d’exploitation au Congo, et ils ont établi et maintenu leur contrôle par le biais des relations très étroites avec le régime de Kagame. Banro s’est approprié de milliers d’hectares de province du Sud Kivu en manipulant les Mwamis locales (chefs), par la corruption de fonctionnaires et en infiltrant les responsables au pouvoir qui sont amicaux à Banro et les intérêts de Kagame.

Banro décrit ses activités comme «stable» et la «communauté-alignés», mais les organisations locales de défense des droits de l’homme brossent un tableau très différent, l’un du terrorisme dans toute la région. Le responsable de la sécurité Banro est de la société militaire privée Erinys International, une firme mercenaire britannique «enregistré» dans les îles Vierges britanniques. Banro travaille exclusivement avec des Erinys International, une entreprise qui opère aussi en Irak.

Les zones autour des concessions de Banro (par exemple Shabunda, Fizi, Walungu) ont vu quelques-uns des pires effusions de sang dans tout le Congo, souvent perpétrés par des forces rwandaises connecté à Paul Kagame et ensuite blâmé le congolais Maï-Maï ou des Forces pour la Libération Démocratique du Rwanda (FDLR).

Les concessions de Banro peuvent être vu dans la carte ci-dessous, où le territoire total en vertu de l’exploration de Banro est presque aussi grand que les pays entiers du Rwanda ou du Burundi. Ce ne serait pas possible sans une force militaire à proximité et d’alliance entre l’intelligence Banro et le gouvernement Kagame.

Keith Harmon Snow est un correspondant de guerre, photographe et chercheur indépendant, et une durée de quatre (2003, 2006, 2007, 2010) lauréat Project Censored. Il est également chargé de cours du Régent de 2009 dans Law & Society de l'Université de Californie à Santa Barbara, reconnu plus d'une décennie de travail, en dehors du milieu universitaire, contestateur des récits officiels sur les crimes de guerre, crimes contre l'humanité et le génocide tout en travaillant comme un enquêteur du génocide pour les Nations Unies et d'autres organismes. Le premier conférencier UCSB Régent, en 1960, était d'Aldous Huxley; autres récipiendaires sont Margaret Mead, Peter Matthiessen et Meredith Monk. Lire d'autres articles par Keith, ou visitez le site Web de Keith.Keith Harmon Snow est un correspondant de guerre, photographe et chercheur indépendant, et une durée de quatre (2003, 2006, 2007, 2010) lauréat Project Censored. Il est également chargé de cours du Régent de 2009 dans Law & Society de l’Université de Californie à Santa Barbara, reconnu plus d’une décennie de travail, en dehors du milieu universitaire, contestateur des récits officiels sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le génocide tout en travaillant comme un enquêteur du génocide pour les Nations Unies et d’autres organismes. Le premier conférencier UCSB Régent, en 1960, était d’Aldous Huxley; autres récipiendaires sont Margaret Mead, Peter Matthiessen et Meredith Monk. Lire d’autres articles par Keith, ou visitez le site Web de Keith.

 

Cet article a été publié le Lundi Avril 9th 2012 à 8:01 am et est classé dans République démocratique du Congo, de la désinformation, le génocide, militaire / militarisme, le Rwanda, le terrorisme (Etat et de détail).

pour mémoire:

Media reports in the United States indicate that another Genocide suspect faces possible deportation if she loses a court case that commenced yesterday.

The jury selection of witnesses began Wednesday in the case of USA vs. Beatrice Munyenyezi.

Beatrice Munyenyezi, 42, is accused of lying about her involvement in the 1994 Genocide against the Tutsi when applying for American citizenship.

She went on trial in a New Hampshire federal court.

Munyenyezi is the wife of Arsene Shalom Ntahobari, a former militia leader, who, together with his mother, Pauline Nyiramasuhuko, were convicted of genocide by the International Criminal Tribunal for Rwandan (ICTR) and sentenced to life in prison.

Mother and son were convicted for having unleashed militias on innocent Tutsis in the former Butare town.

Prosecutors say Munyenyezi was a member of the extremist group during the Genocide. Federal prosecutors who visited Rwanda to investigate the case say she ordered rapes and murders during the Genocide.

Munyenyezi who is now a U.S. citizen allegedly committed immigration fraud in 1995 by denying her alleged involvement in mass killings, rape and kidnappings in 1994.

Prosecutors reportedly charge that Munyenyezi intentionally lied on a refugee questionnaire and naturalization documents about her role in the Genocide, so as to enter the US and later obtain citizenship.

The suspect allegedly associated with Interahamwe militia groups that set up roadblocks and targeted fleeing Tutsi.

She was indicted in June 2010.

Munyenyezi’s case was reportedly investigated by US Immigration and Customs Enforcement, and is being prosecuted by Special Assistant U.S. Attorneys Aloke Chakravarty and Jeffrey Auerhahn from the District of Massachusetts.

It is alleged that during the trial of Nyiramasuhuko and her son in February 2006, Munyenyezi was called as a defence witness and gave false testimony.

Munyenyezi allegedly participated in the Genocide in many ways, including participating in and speaking at meetings and public rallies of the MRND and Interahamwe.

Her attorney, Mark Howard, has reportedly been to Rwanda to interview witnesses and acquire firsthand research in preparation for the case.
Both sides are expected to draw from a long witness list in Rwanda, including those currently incarcerated.

The US last year deported two Genocide suspects, Jean Marie Vianney Mudahinyuka (alias Zuzu) and Marie-Claire Mukeshimana, in January and December 2011, respectively.

 

Contact email: james.karuhanga[at]newtimes.co.rw

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Rwanda-France : en attendant Hollande/La patate chaude pour l’élue de la Guyane

Posté par Adolphe Habimana le 5 mai 2012

Rwanda-France : en attendant Hollande/La patate chaude pour l'élue de la Guyane dans ACTUALITE christianetaubira-300x171

Christiane Taubira, chargée des Grands Lacs dans l’équipe Afrique de François Hollande.© AFP

Vu de Kigali, le deuxième tour de la présidentielle française conserve toute son importance. Le verdict des urnes, le 6 mai, pourrait relancer des relations diplomatiques, au point mort, avec le Rwanda.

Rappelé d’urgence à Paris pour consultations en février 2012, l’ex-ambassadeur de France au Rwanda, Laurent Contini, n’avait pas eu le temps de faire ses valises. Il est donc revenu brièvement à Kigali à la mi-avril pour boucler ses cantines, mais, pour le reste, la coopération franco-rwandaise est revenue au point mort. Les autorités ayant refusé l’agrément au successeur de Contini, l’ambassade est gérée par une chargée d’affaires par intérim.

Les négociations entre la compagnie Rwandair et Airbus pour l’achat de deux appareils ont été interrompues, tout comme le projet de réhabilitation du Centre culturel français de Kigali et les investissements prévus dans l’exploitation de gaz méthane du lac Kivu. Commentaire d’un proche collaborateur du président Kagamé : « Si Sarkozy gagne la présidentielle et qu’Alain Juppé reste aux affaires, à Matignon ou au Quai d’Orsay, rien ne bougera. Si Hollande l’emporte, tout est possible. » Christiane Taubira, qui gère le dossier des Grands Lacs au sein de l’équipe Afrique du candidat socialiste, est en effet considérée comme « amicale » par le gouvernement rwandais.

Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Rwanda-France : en attendant Hollande | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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Kasaï- Oriental : des Hutus rwandais devenus presque congolais Au Kasaï-Oriental

Posté par Adolphe Habimana le 5 mai 2012

Au Kasaï-Oriental, Congolais et Hutus rwandais installés là depuis 16 ans vivent en bonne entente. Des terres ont été données aux réfugiés qui vendent leurs productions aux autochtones, les mariages entre eux sont nombreux, les autorités satisfaites… Il ne manque aux Rwandais que la nationalité congolaise pour être totalement intégrés.

Quand on arrive à Ciabobo ou à Kacia à quelque 200 km de Mbuji-Mayi au centre de la RD Congo, il est difficile de savoir qui est congolais et qui ne l’est pas. Tout le monde parle le swahili, le tshiluba et le kanyok un dialecte local. Il faut poser la question pour savoir qui est effectivement congolais et qui fait partie des 12 200 Hutus rwandais réfugiés ici après avoir fui la guerre de libération de Laurent Désiré Kabila en 1996–1997. « Depuis leur arrivée, ils ont appris notre dialecte et nous nous comprenons le leur », explique un autochtone. Ils sont actuellement repartis en trois colonies de champs basés à Ciabobo, Kacia et Lusuku. Aujourd’hui ils font plus que cohabiter avec les gens du cru, ils sont bien intégrés.
« A notre arrivée personne ne voulait s’approcher de nous car nous parlions le kinyarwanda que les Congolais ne parlaient et ne comprenaient pas mais aussi nous étions dans période de troubles. C’est le swahili qui nous a permis de nous parler, explique un de ces « réfugiés » qui s’est marié à une Congolaise. Grâce à cette langue les Congolais nous ont donné des terres. Aujourd’hui nous avons des champs qui nous permettent de vivre. »
« Pour avoir les terres les autorités d’alors avaient mené une sensibilisation auprès des autochtones pour qu’ils nous cèdent les lopins inexploités », précise Grégoire Mutuza croisé à Lusuku. Depuis lors, ils cultivent activement bananes, riz, patates douces et toutes les cultures maraichères. Des semences leur ont été distribuées par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui surveille régulièrement leur vie. « Nos produits nous les vendons aux commerçant congolais qui vont les rendre à Mbuji-mayi et depuis ils nous fréquentent et nous allons vers eux », renchérit Mutuza.

Mariages entre communautés
A Kacia, Junior Muderwa explique que la cohabitation est bonne : « Ils sont extraordinaires dans leur relation avec d’autres communautés ! ». Les Rwandais sont satisfaits non seulement de l’accueil qui leur a été réservé mais aussi des terres qu’ils ont eues.
Des mariages ont été célébrés selon la coutume de la place, le plus souvent entre une Congolaise et un Rwandais, moins entre une Rwandaise et un Congolais. « Au départ les parents congolais ne voulaient pas laisser leurs filles nous épouser mais ils ont compris que l’amour n’a pas des frontières », raconte Daniel Kabore trouvé à Lukusu. Maintenant les mariages entre les deux communautés sont légion et ne posent aucun problème.
« Si nous nous marions aux Congolais, c’est parce que nous sommes sûrs d’une chose, la RDC est devenue notre patrie », estime Cyprien Biriganine qui ajoute : « Je suis ici depuis 15 ans et pendant toutes ces années, j’ai travaillé les champs, mes produits sont aussi consommés par les Congolais. » Pour lui la RDC devra être reconnaissante des services qu’ils rendent.
Pour Guillaume Inganore qui a 50 ans, « le Rwanda c’est mon pays, je peux y rentrer à tout moment, mais me demander de rentrer, c’est me demander de revenir 15 ans en arrière. » La plupart ne souhaitent pas y retourner. « Je suis né ici, mes parents me parlent du Rwanda, mais pour moi le Rwanda est un pays étranger », clame Jacques Birigngua, 14 ans.
Considérant vraiment la RD Congo comme leur pays, certains ont demandé à avoir la nationalité congolaise. Côté congolais, les avis sont clairs : « Leur donner la nationalité ou pas, peu importe, ce sont déjà des Congolais car nous nous marions et nous parlons les mêmes langues et dialectes », estime un cultivateur de Lusuku qui apprécie bien le Kasiski, la bière de bananes fabriquée par les Hutus. « Ces terres étaient Inexploitées depuis des décennies, aujourd’hui nos frères hutus les ont mises en valeur. C’est une bonne chose qu’ils restent là », renchérit un autre.
Pour l’administrateur du Territoire de Luilu, la cohabitation entre les deux peuples est réelle : « Depuis notre avènement à la tête du territoire, aucune plainte n’a été portée à notre connaissance. Mais l’administration locale n’a pas qualité de donner la nationalité à qui que ce soit. Pour Hippolyte Mutombo, ministre provincial de l’Intérieur, « le Congo est une terre d’asile pour tout le monde sauf pour celui qui veut déstabiliser un pays voisin ». Mêmes propos tenus par Bruno Kazazdi, vice-gouverneur et natif de Luilu : « Ils vivent bien, la question de la nationalité est résolue par les lois du pays. »

Richard Kayembe Kasongo

source:http://www.syfia-grands-lacs.info/

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Rwanda: Locataire ou propriétaire!

Posté par Adolphe Habimana le 22 avril 2012

Rwanda

20-04-2012

Rwanda : des « propriétaires »… locataires de l’État

Les Rwandais sont à la fois propriétaires officiels de leurs terres et locataires de l’État. Ce double statut résulte d’une disposition de la loi foncière de 2005 jusque-là méconnue. Ceux qui possèdent des terrains en ville ou à la campagne, la découvrent peu à peu et l’acceptent mal.

« Je suis venu ici poser la question de savoir comment il m’est imposé de verser des frais de location à l’État pour une parcelle que je me suis achetée moi-même ! », s’étonne, devant le bureau administratif de district, un habitant du secteur Kimisagara, district Nyarugenge, Kigali. Les propriétaires fonciers du Rwanda sont déboussolés et souvent fort mécontents en découvrant les différents aspects de la loi foncière promulguée en juillet 2005 et appliquée progressivement depuis 2009. Ils demandent la révision de certains articles de cette loi, qui, disent-ils, les pénalise.
Au départ, cette loi avait été bien accueillie par la population, car elle devait donner une valeur bien réelle à la terre en dotant chaque propriétaire de titres fonciers officiels. « En 2006, les autorités administratives ont affirmé qu’il serait possible de présenter la terre auprès des banques à titre d’hypothèque pour bénéficier de crédits. Depuis, pensions-nous, la terre devenait un bien propre du paysan, et non de l’État comme cela avait été le cas dans le passé », rappelle André Hakizimana, du district Kicukiro, Kigali. Jusqu’à cette nouvelle loi, en effet, quand une expropriation avait lieu, par exemple pour un usage d’intérêt public, la terre en tant que telle n’était pas prise en compte par l’État dans le calcul des indemnités. Seuls étaient pris en compte les biens (maisons, cultures, forêts…) qui s’y trouvaient. Maintenant le terrain lui-même a une valeur.

Surprise et mécontentement
Mais lorsque l’enregistrement des terres a commencé à être appliqué, d’abord dans des entités administratives pilotes, en 2009, et par la suite sur le reste du territoire national jusqu’à la fin de 2011, incompréhensions, plaintes et revendications se sont multipliées. La plupart des gens ne connaissaient pas la loi. Pour un membre de l’Association rwandaise pour la défense des droits de la personne et libertés publiques (ADL), c’est là le résultat de l’absence de consultations de l’opinion publique avant son adoption par le Parlement, et de l’insuffisante vulgarisation de son contenu après sa promulgation. « L’enquête menée par ADL, dans le district de Musanze, Nord, en 2006, a montré que 75 % des personnes interrogées n’avaient aucune idée de son contenu », précise Berthilde Mujawayezu de l’ADL.
Les citoyens, qui pensaient faire enregistrer leurs terres pour en devenir officiellement propriétaires, ont donc été surpris d’apprendre qu’ils devaient exploiter leurs propriétés… en locataires du district. Pourtant, la loi est claire là-dessus : selon l’article 3 « la terre fait partie du patrimoine commun de tout le peuple rwandais… » et, « nonobstant les droits reconnus aux usagers des terres qui ont la faculté d’en jouir en propriétaires, l’État dispose d’un droit éminent de gestion de l’ensemble des terres situées sur le territoire national ». Le propriétaire signe ainsi un bail de très longue durée avec l’État en même temps qu’il reçoit son titre de propriété.
« La petite parcelle que j’occupe m’a été léguée par mon père. C’est avec étonnement que j’ai constaté qu’il était marqué sur le contrat que je dois payer chaque année 63 000 Frw (105 $) à titre de frais de location, et cela pendant 20 ans. J’ignore ce qui adviendra après cette période; si l’administration du district me la ravira ou pas ! », déclare, furieux, Jean Mbyariyehe, quinquagénaire, natif et habitant du district de Gasabo, Kigali. Le montant du loyer des terres est fixé par arrêté ministériel. Les prix varient selon que la terre est à usage résidentiel ou agricole et, en ville, selon le standing du quartier.

Le remembrement très critiqué
En milieu rural, les agriculteurs doivent aussi se plier à la politique nationale de « consolidation des terres arables » qui vise à remembrer les terroirs agricoles en fusionnant les très petites parcelles pour constituer des champs plus grands où peuvent être utilisées des techniques agricoles plus productives. Le gouverneur de la province du Nord explique que le remembrement des propriétés foncières, prévu par l’article 20 de la loi foncière, est fait dans l’intérêt de la population : « C’est une stratégie de développement agricole qui a été lancée dans le but de garantir la sécurité alimentaire de notre pays. Les gens cultivent ensemble. On leur facilite l’acquisition des engrais et l’on se charge, après la récolte, de trouver les marchés pour écouler les produits. » Chaque paysan reste propriétaire de sa terre, mais il doit cultiver, souvent contre son gré, une même culture imposée.

Venant Nshimyumurwa

source:http://syfia-grands-lacs.info

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La CPI rend son premier jugement : le Congolais Lubanga est

Posté par Adolphe Habimana le 14 mars 2012

AFP, Mise à jour : mercredi 14 mars 2012 13:35

La Cour pénale internationale (CPI) a
rendu mercredi le premier jugement de son histoire, en reconnaissant coupable de
crimes de guerre l’ancien chef de milice de République démocratique du Congo
(RDC) Thomas Lubanga qui avait utilisé des enfants soldats en
2002-2003.

L'ancien chef de milice congolais, Thomas Lubanga, lors du jugement de la CPI le reconnaissant coupable de crimes de guerre, le 14 mars 2012 à La Haye

AFP

« La chambre a conclu à l’unanimité que l’accusation a prouvé
au-delà de tout doute raisonnable que Thomas Lubanga est coupable des crimes de
conscription et d’enrôlement d’enfants de moins de quinze ans et les a fait
participer à un conflit armé », a déclaré le juge britannique Adrian Fulford qui
a lu un résumé du jugement lors d’une audience publique à La Haye.

Le juge a précisé qu’une peine serait prononcée ultérieurement
à l’encontre de Thomas Lubanga, 51 ans, qui plaidait non coupable. Il avait été
transféré à La Haye en 2006 où son procès, ouvert le 26 janvier 2009, s’était
achevé le 26 août 2011.

Vêtu d’une tunique et d’un calot blancs traditionnels, l’ancien
chef de milice est resté impassible durant la lecture du jugement, échangeant
seulement un bref sourire avec son épouse, au premier rang du public, à la fin
de l’audience.

L’actrice américaine Angelina Jolie, qui soutient le travail de
la Cour depuis des années, était également assise au premier rang de la galerie
du public, au milieu d’une cinquantaine de journalistes, magistrats et
diplomates notamment, séparés de la salle d’audience par une baie vitrée.

Fondateur de l’Union des patriotes congolais (UPC) et
ex-commandant des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la
branche militaire de l’UPC, Thomas Lubanga a été reconnu coupable d’avoir
utilisé des enfants soldats durant la guerre civile en Ituri (nord-est de la
RDC) en 2002 et 2003.

Les affrontements interethniques et les violences entre milices
pour le contrôle des mines d’or et d’autres ressources naturelles dans cette
région du nord-est de la RDC ont provoqué la mort de 60.000 personnes depuis
1999, selon des ONG humanitaires.

Les preuves, présentées par le bureau du procureur Luis
Moreno-Ocampo, démontrent que des enfants, ont « été déployés en tant que
soldats » et « ont participé à des combats », a déclaré le juge Fulford.

L’UPC/FPLC a utilisé des enfants comme « gardes militaires » et
des enfants ont été utilisés comme garde du corps ou servaient dans la « garde
présidentielle de Thomas Lubanga », a-t-il ajouté.

« Les éléments de preuve démontrent que dans les camps
militaires les enfants suivaient des régimes de formation très durs et
subissaient des châtiments sévères », a affirmé le magistrat.

Les juges ont toutefois critiqué le travail du bureau du
procureur estimant qu’il n’avait pas assez « supervisé » les intermédiaires qu’il
avait chargés de retrouver des enfants soldats victimes. Il « existe un risque »
que ces intermédiaires aient « persuadé, encouragé ou aidé des témoins à faire de
faux témoignages », a souligné le juge Fulford.

Premier tribunal pénal international permanent chargé de juger
les auteurs présumés de génocides, crimes contre l’humanité et crimes de guerre,
la CPI rendait son premier jugement près de dix ans après sa création par le
Statut de Rome entré en vigueur en juillet 2002.

Le jugement de mercredi est « un signal très fort aux auteurs
de crimes aussi graves, un signal que l’impunité n’existe pas », a commenté à
l’AFP Géraldine Mattioli, chargée de la justice internationale pour l’ONG Human
Rights Watch.

La défense a un délai de trente jours pour faire appel du
jugement qui commencera à courir lorsque Thomas Lubanga, qui encourt trente ans
de prison, aura pris connaissance de la traduction en français du jugement,
rédigé en anglais.

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USA-RWANDA: Kagame, l’homme qui défie la grande puissance. Courage ou suicide!

Posté par Adolphe Habimana le 30 mai 2010

Johnnie Carson tance Kigali

Paul Kagame, président du Rwanda, prononce un discours, le 7 avril 2010 à Kigali.                                                 carson.jpg                                  

Paul Kagame, prononce un discours, le 7 avril 2010 à Kigali. © AFP.                        Johnnie Carson(USA)

Le secrétaire d’État adjoint aux Affaires africaines – le Monsieur Afrique de Barack Obama – a condamné en des propos assez peu diplomatiques la gouvernance démocratique du Rwanda.

Actualisé le 28 mai à 18h30

« Qui peut se permettre de nous donner des leçons de démocratie ? », s’interrogeait il y a peu le président rwandais Paul Kagamé dans une interview à Jeune Afrique. Il semblerait que la réponse soit désormais connue. Car c’est un sérieux désaveu que le secrétaire d’état adjoint aux Affaires africaines, Johnnie Carson, vient d’adresser à Kigali en quelques phrases assassines. Celles-ci ont été prononcés mardi 25 mai devant une commission parlementaire à Washington, puis reproduites sur le site internet du département d’Etat. Petit florilège.

« L’environnement politique à l’approche de l’élection [présidentielle du 9 août, NDLR] a été entaché d’une série d’actions inquiétantes prises par le gouvernement du Rwanda, qui constituent des tentatives de restreindre la liberté d’expression », dit Carson.

« En quelques mois, le gouvernement a suspendu deux journaux, annulé le permis de travail et refusé le visa à une chercheuse de Human Rights Watch, et arrêté (puis libéré conditionnellement) la dirigeante de l’opposition Victoire Ingabire », a dénoncé le diplomate. « En dépit de plusieurs tentatives, deux partis politiques – le Parti vert et les FDU [Forces démocratiques unifiées, de Mme Ingabire, NDLR] – n’ont toujours pas réussi à se faire enregistrer », poursuit Carson, qui fait également état de « dissensions » au sein du parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais (FPR) du président Kagame.

Garantir des élections libres

« Nous avons fait part de nos inquiétudes sur ces développements au gouvernement rwandais, en exhortant ses hauts dirigeants à respecter les libertés d’expression, de presse, d’association et de rassemblement », ajoute encore Carson. « De manière particulière, nous avons pressé les dirigeants de permettre aux organisations internationales et locales et aux médias d’opérer et faire leurs rapports librement ».

Washington a « également demandé aux dirigeants de traiter Victoire Ingabire conformément au droit international et de lui garantir un procès rapide, équitable et transparent ». « Nous avons appelé le gouvernement et tous les partenaires régionaux et internationaux à travailler ensemble pour garantir des élections libres, équitables et transparentes que mérite le Rwanda », rapporte-t-il – en sous-entendant au passage qu’elles pourraient ne pas l’être.

« Nous convenons, dans le contexte de l’événement le plus tragique de l’Histoire récente -le génocide- que le besoin de sécurité, de stabilité et de réconciliation est crucial. Mais la stabilité à long terme sera mieux promue par une gouvernance démocratique et le respect des droits humains », a-t-il enfin martelé.

Réplique immédiate de Kigali : l’un des défenseurs de l’opposante Victoire Ingabire, l’avocat et professeur de droit américain Peter Erlinder, a été arrêté vendredi 28 mai, moins d’une semaine après être entré en territoire rwandais, et accusé de nier la réalité du génocide des Tutsi de 1994. (avec AFP)

source: jeune afrique

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Rwanda:fin de mois difficile pour la démocratie

Posté par Adolphe Habimana le 31 mai 2010

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Victoire Ingabire ngo ahagaritse gusubiza ubushinja cyaha

.Victoire Ingabire, umuyobozi wa FDU INKINGI, aravuga ko yamenyesheje ubushinja cyaha ko

ahagaritse gusubiza ibibazo bumubaza, yari yitabye ubushinja cyaha uyu munsi.

Ingabire yabwiye BBC ko ifatwa ry’umuburanira, Professor Peter Erlinder, rigamije kumwima uburenganzira ahabwa n’amategeko.

Yavuze ko yabwiye ubushinja cyaha ko nyuma y’amezi atatu afashwe bikwiye ko agezwa imbere y’urukiko akaburana aho gukomeza kubazwa.

Umuvugizi w’ubushinja cyaha, Augustin Nkusi, yabwiye BBC ko bagife ibyo bashaka kubaza Ingabire, yavuze ko Ingabire afite uburenganzira bwo guhitamo kutavuga. 

Abategetsi b’u Rwanda baravuga ko bakibaza umunyamategeko w’umunyamerika, Peter Erlinder, wafashwe mu cyumweru gishize aregwa icyaha cyo guhakana jenoside yakorewe Abatutsi.

Umuvugizi w’ubushinjacyaha yahakanye ko Erlinder yagombaga kwitaba urukiko uyu munsi.

Peter Erlinder yagiye mu Rwanda mu cyumweru gishize avuga ko agiye kuburanira Victoire Ingabire, umuyobozi wa FDU INKINGI.

Ministiri w’ububanyi n’amahanga w’u Rwanda, Louise Mushikiwabo, yavuze ko Peter Erlinder atari afite ibyagombwa bimuhesha uburenganzira bwo gukorera mu Rwanda.

 source BBC

 

 

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MIS EN GARDE DE LA FOUINE DES AMERICAINS DANS LE JOB DE KIGALI

Posté par Adolphe Habimana le 3 juin 2010

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               Kurt P. Kerns                                                                          Professor Peter Erlinder

Au moment où le très celèbre Professor Peter Erlinder subit l’humiliation dans la prison rwandaise, son collègue Kurt P. Kerns pourrait lui rejoindre s’il n’apprend pas « la fermer ». Selon certains médiats de Kigali, le porte parole de la police met en garde cet Américain qui dénigre et insulte la police nationale en la traitant de criminelle. Les enquêtes sur les propos de Kurt P. Kerns auraient déjà commencé a-t-il souligné le porte parole de la police:Supt Eric Kayiranga

Rappelons que Kurt P. Kerns est parmis les meilleurs juristes aux USA:“2010 Super Lawyers U.S. Law School Rankings.”Pour en savoir plus sur son rang connectez vous sur:“www.warriorlawyers.com” . Il est également professeur de droit au niveau universitaire et siège dans le conseil d’administration de “Kansas Association of Criminal Defense Lawyers”.
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M Martin Ngoga Le Procurreur général du Rwanda
 

 

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Kayumba Nyamwasa: « J’ai sauvé la vie du Président Kagame à deux reprises »

Posté par Adolphe Habimana le 3 juin 2010

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Le Général NYAMWASA règle ses comptes avec Kagame et nous livre quelques secrets que bien des gens ne connaissaient pas encore. En voici une traduction française rapide de l’article en anglais du Monitor, sorti ce Dimanche (30 mai 2010) .

Une semaine après que le président Paul Kagame du Rwanda a accusé l’ancien chef du personnel de l’armée, le Lieutenant-Général Kayumba Nyamwasa, ainsi que l’ancien patron du renseignement, le colonel Patrick Karegeya, de fuir leurs responsabilités, les deux fonctionnaires, qui vivent en exil en Afrique du Sud, dans un communiqué envoyé par courriel au Monitor du dimanche par LT. NYAMWASA GEN,  donnent leur version de l’histoire.
«Quand j’ai quitté le Rwanda, mon intention était de réunir ma famille, commencer une nouvelle vie pou oublier la politique, la vie militaire et la diplomatie, domaines où j’avais évolué auparavant. J’ai pensé que je pouvais aller dans des universités, faires des travaux de consultance ou quelque chose de différent pour vraiment prendre des vacances d’une longue durée avec le Président Kagame, avec qui j’avais servi pendant les 16 dernières années. Malheureusement, ce ne devait pas être ainsi. Mon nom reste toujours dans les médias pour toutes les mauvaises raisons possibles.

Après mon départ, le Président Kagame a réuni une conférence de presse où il a épinglé Patrick Karegeya et moi-même comme des terroristes; devant des officiers cadets de Gako, il nous qualifia des voleurs; au Parlement, il nous a appelés des mouches qui il va écraser avec un marteau, dans Jeune Afrique, Il m’a appelé un traître et avec le Monitor ,il nous qualifia  d’ officiers insouciants et irresponsables.

Pour des raisons de clarté et pour le bien de nos familles, des amis, des compatriotes et tous ceux qui ont lu votre publication, je suis forcé de répondre afin de mettre les choses au clair. Sinon, le silence signifierait notre  consentement. Dans ma présentation, je peux faire des comparaisons et des analogies, mais elles ne sont nullement faites dans l’intention d’offenser.

Le Président Kagame n’est pas honnête quand il prétend que nous nous sommes enfuis pour ne pas rendre des comptes. Nos désaccords sont centrés sur la mauvaise gouvernance, l’intolérance, l’insensibilité, l’intrigue et la trahison de nos collègues.

En outre, il est de mon avis et avec de fortes convictions que nous avons lutté pour un pays où il y aurait la liberté d’expression et d’association. Au contraire, vers la fin du siècle dernier, ces idéaux ont commencé à se déplacer et l’accent n’est plus mis sur le pays et le Parti, mais sur le Président Kagame.

Ce phénomène a été  promu et entretenu par des opportunistes et des courtisans. Je ne faisais pas attention à l’évolution des événements et méprisais la catégorie de  ces personnes impliquées. La réunion avant mon départ était méprisable et j’ai tenu pour responsables et dans un certain mépris un certain nombre de personnes pour avoir transformé le FPR en un parti où les principales préoccupations restent la poursuite de l’intrigue et de la haine.

Le Président Kagame doit vous avoir dit qu’en 2003, avec un autre collègue, nous avons demandé de quitter l’armée et le gouvernement parce que nous sentions que nous ne nous inscrivions plus dans cet ordre de l’évolution des choses. Il a refusé et a exprimé la crainte qu’en quittant, nous pourrions causer des ennuis à l’extérieur. J’ai gardé, comme  soldat, l’espoir  qu’un certain sens de la raison prévaudrait encore et que peut-être les choses pourraient changer en quelque sorte. Avec le recul, je constate que j’ai peut-être été naïf ou eu trop de confiance en persévérant dans la résignation, comme certains de mes collègues  le font actuellement.

Le Président Kagame nous accuse de fuir pour ne pas rendre des comptes. Nous croyons que rendre des comptes est une responsabilité primordiale, mais ce dont nous ne sommes pas d’accord avec et qui est inexplicable est le fait de persécuter ses adversaires au nom du contrôle des responsabilités. Quand le fait de rendre des comptes commence à être utilisé comme une arme politique pour encadrer ceux qui sont perçus comme  adversaires, dès lors il cesse d’être utile et n’a pas de signification.

La responsabilité financière et rendre des comptes devrait venir d’en haut, en commençant par le Président de la République, avant que ce soit exigé de ses subordonnés. Au Rwanda, le chef de l’Etat est la première personne à ne pas rendre des comptes et pour cela, il  n’a aucune autorité morale pour demander des comptes aux autres. Au Rwanda, le Président Kagame s’assimile aux institutions.

Je voudrais illustrer mon propos par ce qui suit: tout d’abord depuis que le président Kagame aime parler de rendre des comptes par les institutions, j’aimerais savoir s’il a comparu devant le Parlement pour parler de la propriété de deux avions  XR Jets exécutif qu’il utilise pour lui-même et fait au moins deux voyages par mois aux Etats-Unis pour recevoir des honneurs fictives comme les  doctorats, pour lui-même et sa femme, ou pour voir ses enfants.

Le coût minimum pour chaque voyage est proche de 1 million de dollars. Les deux appareils ont été achetés par l’argent du gouvernement et sont enregistrés au nom d’une pseudo-société. Il devrait comparaître devant l’Ombudsman , ensemble  avec son conseiller et un fonctionnaire de l’Ambassade afin d’expliquer d’où ils ont tiré les 100 millions de dollars pour acheter les deux avions. Le ministre des finances devrait dire au Parlement pourquoi le gouvernement doit recourir aux services de ces avions privés. Est-ce le reflet de la tolérance zéro de la corruption que le président ne cesse de parler? [Le gouvernement rwandais a dit qu'il loue des jets d'une entreprise privée dans laquelle des ressortissants rwandais privés détiennent des participations – selon l’Éditeur]. Deuxièmement, le Président Kagame devrait expliquer au Parlement qui est le propriétaire de l’immeuble de l’Ambassade du Rwanda à Londres et ses liens avec la société au nom de laquelle l’immeuble de l’ambassade est enregistré.

Troisièmement, il doit expliquer au parti et au peuple Rwandais pourquoi il dirige un parti qui n’a pas de  Trésorier et combien d’argent le FPR tire de toutes les plus grandes entreprises du pays qui lui appartiennent, ainsi que l’argent provenant des cotisations et contributions des membres du parti.

Quatrièmement, pourquoi la Societe de Construction Arab Contractors, alors qu’elle construisait le Ministère de la Défense, a simultanément fait la construction de sa résidence privée de Muhazi tout en utilisant les biens et facilités de l’Etat?  Le Ministre Bikoro a été demandé de rendre des comptes d’un conteneur de carreaux, combien d’argent le Président Kagame a-t-il payé comme impôts au Rwanda Revenue Authority pour les  matériaux de construction de ses propres maisons?

Les exigences de demande de rendre des comptes du Président Kagame sont une farce, démagogiques et ne sont là que pour amuser la galerie. Bien sûr, agissant ainsi en «crachant du feu» lui soustrait de l’œil curieux et inquisiteur. Cependant, tout le monde sait qu’il le fait pour intimider, tromper  la Communauté Internationale et faire bonne impression aux donateurs. Pour soutenir tout cela, il emploie l’intrigue, la tricherie, la manipulation et la trahison. Cela a été à la base de mon départ.

En ce qui me concerne, j’ai toujours fait en sorte que mes formulaires de déclaration d’avoirs et de propriété soient  soumis à l’Ombudsman à temps et fort heureusement je suis en possession de tous les reçus à cet effet. Je n’ai jamais figuré sur la liste des officiels du Gouvernement suspendus pour faute de déclarations de la propriété. Le Président Kagame aurait été si heureux de me faire arrêter s’il y avait eu une moindre irrégularité dans mes déclarations.

Le président Kagame dans une note m’a félicité comme un officier exemplaire, quand j’étais Chef d’Etat-major et ayant servi pendant cinq ans sans interruption en tant qu’Ambassadeur en Inde. À quand donc pouvais-je ne pas rendre des comptes et devenir terroriste? Comment peut-il se raviser pour demander des comptes après 10 ans? Le Colonel Karegeya a servi de façon ininterrompue comme Chef du Renseignement pendant 10 ans. Le Président Kagame l’a qualifié d’inutile, vaurien et maintenant terroriste! À quand le Président Kagame s’est rendu compte que le Colonel Karegeya était inutile et valait rien après toutes ces années de service? Le peuple Rwandais est habitué à ce genre de dénigrement. Le mois dernier, il a nommé le Commandant de la Force de Réserve, mais on l’a arrêté pour abus de pouvoir, juste une semaine après sa nomination. Quand est-ce que les investigations ont eu lieu? Un autre Général a été arrêté pour avoir commis des actes immoraux – mais où est le plaignant?

Pendant le régime du Président Kayibanda [1962 - 1973], les opposants politiques ont été traités de traîtres idéologiques. Plus tard, le Président Habyarimana [1973 - 1994] disait que ceux fuient  à l’exil ont peur de la paix et de la tranquillité qui règnent dans le pays. Dans les années 1980, le Président Habyarimana rappelle aux Rwandais et à la Communauté Internationale que son Gouvernement est considéré comme ayant le rang le plus élevé du PIB dans la région, ce qui dénote un havre de paix et que personne ne devrait parler qu’il existe un manque de démocratie.

Ces jours-ci le Président Kagame accuse ses adversaires de l’idéologie du génocide ou du terrorisme ainsi que de la corruption. Pour lui, tout le monde devrait chanter que Kigali est propre et que le développement est là. Peut-on développer sans conscience? Je crois que le Rwanda n’a rien changé en termes de leadership.

Le président Kagame a personnalisé la question concernant  le Général Kayumba / Col. Karegeya. Ceci en dehors d’une certaine culpabilité de conscience. Si les personnes qui ont participé à la lutte dès la première heure et ont servi aux plus hauts niveaux de l’Armée et de la Sécurité ne sont pas des collègues dans le contexte rwandais, qui peut l’être? Le Président Kagame demande pourquoi ne l’a-t-il pas arrêté tout de suite, s’il était un dictateur ?

Puisqu’il il l’a dit dans le Monitor, journal largement lu en Ouganda, permettez-moi de vous rappeler qu’avant la mort de Ben Kiwanuka [en 1972], il avait rencontré Amin comme l’a fait l’évêque Luwum. Le fait qu’Amin ait rencontré ces deux personnalités et d’autres avant de les tuer ne fait aucunement de lui un démocrate? Est-ce Kagame veut dire que ceux qui ont fui Amin en 1978 n’avaient pas de motif de justification et auraient dû rester? En outre, il a fait des allégations concernant  les personnes qui  se sont enfui de 1995 à  1996 en disant que c’était  peut-être à cause de moi. Voulait-il faire entendre qu’il n’avait pas de responsabilités en ce moment-là? Maintenant que je suis parti, attendons voir s’il y aura une rentrée massive des rapatriés de l’exil. Kagame parle comme quelqu’un d’offensé et d’affligé.

Comment peut-il justifier l’incarcération de mon épouse et de mes enfants à New Delhi, leur expulsion hors de la résidence de l’Ambassade en confisquant leurs passeports ayant des visas à entrées multiples? A quelle institution devaient-ils rendre des comptes ? S’il avait des problèmes avec moi, pour quoi s’en prendre à ma famille?

Pendant qu’il faisait cela à ma famille, il préparait un voyage très coûteux à West Point [académie militaire de New York] pour voir son fils dont la formation est financée par le Gouvernement que nous avons tous deux travaillé pour mettre au pouvoir. Mais l’ironie est qu’au Rwanda il n’ ya qu’une seule famille qui compte!

J’ai sauvé la vie du Président Kagame à deux reprises pendant la lutte quand tout le monde l’avait abandonné à  Nkana et Kanyantanga. Où étaient tous ceux qui lui disent actuellement que je suis un traître? L’histoire dira qui a trahi qui. Ceux qui ont servi avec nous connaissent la vérité, y compris ceux qui m’ont le plus vilipendé pour raison de leur opportunisme.

Le Président Kagame a déclaré qu’il ne comprend pas et ne trouve pas de raisons pour lesquelles les gens s’enfuient  à l’exil. Certes, le président doit être muni d’une mémoire très courte; toute sa famille a vécu plus de 30 ans en exil. Veut-il insinuer que ses parents étaient des aventuriers quand ils ont quitté le Rwanda et qu’ils ont en quelque sorte  recouvré leur sens après 1994?

La réponse est simple. Dans une démocratie, la population recourt aux tribunaux pour la résolution des conflits mais  dans une dictature, les gens fuient pour sauver leur chère vie. Si un Chef d’Etat ne sait pas pourquoi ses citoyens fuient le pays, c’est qu’il est incapable de gouverner. « 

source:Monitor

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Peter Erlinder, l’homme qui agace Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 8 juin 2010

Peter Erlinder, professeur de droit et avocat au Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Peter Erlinder, professeur de droit et avocat au Tribunal pénal international pour le Rwanda. © William Mitchell College of Law

Malgré les pressions américaines, la justice rwandaise est restée ferme. Lundi 7 juin, le tribunal de Kigali a rejeté la demande de remise en liberté de l’Américain Peter Erlinder. Avocat de l’opposante Victoire Ingabire, il est accusé de négation du génocide et d’atteinte à la sécurité nationale.

Lorsque Peter Erlinder est arrivé au Rwanda, le mois dernier, il ne se doutait probablement pas du sort qui lui serait réservé. Habitué à défendre des accusés impopulaires, il était venu assister l’opposante Victoire Ingabire, accusée, entre autres, de négationnisme. Et il avait ignoré les conseils de ses collègues du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui lui recommandaient de ne pas se mêler à cette affaire.

Arrêté le 28 mai, celui qui préside  l’Association des avocats de la défense du TPIR – laquelle regroupe certains conseils des responsables présumés du génocide – risque jusqu’à 25 ans de prison pour négation du génocide et atteinte à la sécurité nationale. En cause : certains des ses écrits et déclarations.

Irritations de Kigali

Ce professeur de droit de l’université américaine William-Mitchell, dans le Minnesota, avait déjà sérieusement irrité Paul Kagamé en contribuant à monter une action en justice contre ce dernier devant un tribunal de l’Oklahoma, rappelle le New York Times. Il avait également fait part de sa conviction que le Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion dirigée par l’actuel président Paul Kagamé) était responsable de l’attentat qui avait causé la mort de l’ancien président, Juvénal Habyarimana, à l’aube du génocide de 1994.
Une allégation qui ne passe pas à Kigali : c’est cette même hypothèse, un temps suivie par le juge d’instruction français Jean-Louis Bruguière dans l’enquête sur l’attentat, qui avait provoqué la rupture diplomatique entre le Rwanda et la France pendant trois ans.

« Acte de justice »

Peter Erlinder est désormais au centre d’un bras de fer diplomatique entre le Rwanda et les États-Unis, alliés et bailleurs de fonds traditionnel de Kigali. Trois jours avant l’interpellation de l’avocat, l’administration américaine avait critiqué le gouvernement rwandais, responsable, selon elle, d’une « série d’actions inquiétantes […] qui constituent des tentatives de restreindre la liberté d’expression » à l’approche de la présidentielle d’août prochain.

Le gouvernement nie pourtant tout caractère politique à ce dossier. Il s’agit d’un « acte de justice », a martelé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. « Peut-être que M. Erlinder pensait que sa nationalité, sa stature académique, son profil dans les médias le protégeraient », ajoute-t-elle dans un communiqué. « Ceux qui nient le génocide – qu’ils soient riches ou puissants – sont considérés par les Rwandais comme de grands criminels. »

Mystérieuse « tentative de suicide »

« Je réalise pour la première fois combien mes vagues écrits publiés en Amérique étaient graves et pouvaient correspondre à une négation du génocide », a déclaré Erlinder devant le tribunal de Kigali, vendredi.

Deux jours plus tôt, il avait été retrouvé affaibli dans sa cellule, conséquence d’une « tentative de suicide », selon la police rwandaise. Une version que ses proches – avec qui il dit n’avoir pas pu communiquer depuis son arrestation – contestent vivement.

Peter Erlinder a demandé une remise en liberté sous caution pour pouvoir retourner se soigner dans son pays, promettant de se plier à toutes ses obligations devant la justice rwandaise. « Je croyais que ce pays avait progressé démocratiquement. Mais si je suis détenu et poursuivi, mon procès confirmera ce qu’on en dit à l’étranger », avait-il déclaré, selon l’agence américaine Associated Press. Un couplet qui n’a visiblement pas convaincu le tribunal. Si son appel est à nouveau rejeté, il attendra son audience, prévue début juillet, au Rwanda, dans sa cellule de prison.

source: jeune afrique

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Rwanda: L’opposition s’en remet aux EU

Posté par Adolphe Habimana le 11 juin 2010

Trois partis d’opposition rwandais ont demandé aux Etats-unis d’apaiser les tensions politiques et sociales au Rwanda, à moins de deux mois de la présidentielle. Les ONG de défense des droits de l’homme accuse le gouvernement et le parti au pouvoir, le Front patriotique rwandais, de tolérer de moins en moins la critique. La coalition des trois partis d’opposition a demandé aux États-Unis d’user de leur influence également pour garantir que les forces armées ne se mêlent pas de politique, et elle milite pour un report du scrutin du 9 août, pour que l’élection soit libre et transparente.

source:lejdd

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Rwanda:La Finlande condamne à perpétuité François Bazaramba,un pasteur rwandais pour génocide

Posté par Adolphe Habimana le 14 juin 2010

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Le pasteur hutu rwandais, François Bazaramba (d) et l’un de ses avocats, le 3 septembre 2009 à Porvoo (Finlande).

AFP / Marja Airio

C’est une première dans ce pays d’Europe du nord. En Finlande, la justice a condamné vendredi 11 juin à la prison à vie François Bazaramba, un pasteur rwandais, pour son implication dans le génocide de 1994 au Rwanda.

C’est sur le principe de la compétence universelle que la Finlande a jugé et condamné François Bazaramba. Le pasteur hutu rwandais de 59 ans a été reconnu coupable par un tribunal finlandais d’avoir voulu éliminer « partiellement ou totalement les Tutsis rwandais en tant qu’ethnie ».

Les faits remontent à 1994. A l’époque, François Bazaramba est pasteur à Nyakizu, au sud du Rwanda. Il aurait forcé des Tutsis à quitter leur foyer, avant d’ordonner à des Hutus de les incendier. L’homme aurait aussi mené une propagande anti-Tutsis.

En 2003, François Bazaramba obtient l’asile politique de la Finlande et s’installe à Porvoo, au sud du pays. En 2007, la justice le rattrape. L’homme est accusé par le Rwanda d’être responsable du meurtre de plus de 5 000 personnes.

En 2009, Helsinki refuse l’extradition vers Kigali au motif qu’il ne disposerait pas d’un procès équitable dans son pays d’origine. La justice finlandaise engage alors des poursuites contre François Bazaramba. Elle vient de le condamner à la prison à vie.

Selon son avocat, le pasteur a décidé de faire appel de cette décision.

Source:rfi

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TPIR : transfert de dossiers au rwanda

Posté par Adolphe Habimana le 16 juin 2010

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TPIR : transfert de dossiers au rwanda

TPIR : transfert de dossiers au rwanda  dans ACTUALITE t

 

Le procureur en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda , Hassan Bubacar Jallow, a remis au parquet général du Rwanda un nouveau lot de 25 dossiers d’enquêtes.

Il s’agit des dossiers de suspects du génocide de 1994 qui se sont refugiés dans différentes régions du monde.

Le procureur général du Rwanda Martin Ngoga a salué cette action qui, selon lui, constitue un signe de confiance du TPIR envers la justice rwandaise.

Rappelons que le mandat du TPIR prend fin le 31 décembre 2012.

Le nombre de dossiers remis au Rwanda par le TPIR eint 55.

Et ce n’est pas terminé puisque le procureur du TPIR Bouabacar Jallow a annoncé son intention de déposer d’ici peu, des requêtes visant à renvoyer devant la justice rwandaise huit personnes déjà inculpées par le tribunal international.

En ce qui concerne les personnes faisant déjà l’objet de mise en accusation, les juges du TPIR avaient manifesté leurs craintes de conditions de la défense, d’où le refus de cinq demandes de renvoi d’accusés du TPIR vers le Rwanda.

Mais, pour les dossiers de suspects non encore inculpés par le TPIR , le procureur est libre de les transférer, à n’importe quel moment, vers tout Etat qui manifeste la volonté de les accueillir, selon les statuts du tribunal.

Le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga s’est felicite de ce dernier développement.

Répondant au procureur Jallow, il a dit espérer que les services rwandais pourront travailler sur ces dossiers.

Le Conseil de sécurité a enjoint au TPIR de terminer les procès en première instance d’ici fin 2010.

Mais les responsables du tribunal admettent qu’au moins un des procès se poursuivra au-delà du 31 décembre.

Parmi les 11 inculpés non encore arrêtés, figure le milliardaire Félicien Kabuga, présenté comme le finanicer du génocide de 1994.

source:

 

 

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RWANDA:L’ex-chef d’Etat-major rwandais réfugié en Afrique du sud blessé par balles

Posté par Adolphe Habimana le 19 juin 2010

JOHANNESBURG — L’ancien chef d?Etat-major rwandais, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars en Afrique du Sud, a été blessé par balles samedi devant son domicile de Johannesburg, et sa femme a estimé qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat, a rapporté l’agence SAPA.

Le général Kayumba a été touché devant la barrière du coumpound dans lequel il vit à Johannesburg, a précisé son épouse, Rosette.

« Lorsque nous sommes arrivés à la barrière, un homme noir armé d’un pistolet s’est approché de la fenêtre du conducteur, qui était à demi-ouverte, et il a tiré un coup de feu », a-t-elle déclaré à SAPA,

« Le chauffeur a gêné l’assassin… Mon mari s’est penché, et il a été touché à l’estomac », a-t-elle précisé.

Le tireur aurait ensuite fait le tour de la voiture et tenté d’ouvrir à nouveau le feu sur le Rwandais, mais l’arme s’est enrayée, selon elle.

L’ex chef d’Etat-major rwandais avait fui son pays après avoir été accusé par les autorités d’être responsable d’actes terroristes, dont des attaques à la grenade qui ont fait deux morts en février dernier à Kigali.

Il s’était réfugié en Afrique du Sud.

Rosette Nyamwasa a accusé le gouvernement rwandais d’être derrière cette tentative d’assassinat.

« Je pense que c’était notre gouvernement, notre président Kagame », a-t-elle déclaré selon SAPA.

Le général Kayumba a été hospitalisé dans une clinique privée dans un état stable, selon l’agence.

« Je confirme qu’il est notre patient », a déclaré à l’AFP la porte-parole de la clinique Morningside, Natalie Jackson.

Le général Kayumba était une personnalité clé du Front patriotique rwandais (FPR), ancienne rébellion majoritairement tutsie dirigée par Paul Kagame, qui a mis fin au génocide de 1994 au Rwanda et dirige le pays depuis lors.

Il a notamment joué un rôle très important dans l’offensive menée en 1996 en République démocratique du Congo (RDC), au cours de laquelle des dizaines de milliers de réfugiés hutus rwandais avaient été massacrés.

Vu un moment comme le rival potentiel du président Kagame, il a quitté ses fonctions de chef d’état-major en 2001, pour mener des études en Grande-Bretagne, avant d’être nommé ambassadeur en Inde.

Il était revenu à Kigali pour la conférence annuelle des ambassadeurs lorsqu’il a été mis en cause par le régime.

source:AFP

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L’enquête avance sur l’attentat manqué contre l’ex-chef d’état-major rwandais Kayumba

Posté par Adolphe Habimana le 22 juin 2010

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General Kayumba

La police sud-africaine poursuit son enquête après l’attentat dont a été victime l’ancien chef d’état-major rwandais Faustin Kayumba,le 20 juin à Johannesburg, où il est réfugié depuis trois mois. Le général a été blessé par balle alors qu’il rentrait à son domicile.

La police a arrêté lundi six suspects. Le gouvernement rwandais a démenti dimanche toute implication dans cette affaire réagissant aux accusations portées par l’épouse du général Kayumba qui parle d’une tentative d’assassinat orchestrée par Kigali. Pour l’instant, on ne connait pas l’identité ni les motifs des suspects arrêtés. Les inspecteurs préfèrent garder le silence. Ils assurent explorer toutes les pistes et avoir pris contact avec l’ambassade du Rwanda en Afrique du Sud. Le général Faustin Kayumba Nyamwasa est, lui, toujours hospitalisé à la clinique privée de Mornig de Johannesburg. Touché par des tirs à l’estomac, son état de santé serait stable.

 L’ancien chef d’état-major rwandais a été placé sous protection des forces de l’ordre. Ses proches dont le colonel Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements extérieurs craignent qu’il soit à nouveau victime d’attaques visant à l’éliminer. Le général Kayumba ex-frère d’armes du président Paul Kagamé est désormais entré en disgrâce. En février dernier, le gouvernement de Kigali l’a accusé d’être responsable de plusieurs attaques à la grenade qui ont fait deux morts. Il fait alors défection et gagne en Afrique du Sud où il est maintenant demandeur d’asile.

source:allafrica.com

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Le Who’s who des groupes armés dans l’est de la RDC :FDLR, Maï-Maï, CNDP, FPLC, LRA…

Posté par Adolphe Habimana le 22 juin 2010

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Au fil des ans, les groupes armés ont été la cause de terribles souffrances dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La liste suivante, dressée à partir d’informations provenant de plusieurs sources, en présente certains, actifs dans la région des Kivus.


- Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)

Formées par les Hutus du Rwanda impliqués dans le génocide de 1994, les FDLR se composent d’anciens membres de l’armée du président Juvénal Habyarimana et de miliciens Interahamwe. Après avoir été mis en déroute par les soldats du président Paul Kagamé à la suite du génocide, ils s’étaient regroupés en RDC pour fomenter une reprise du pouvoir à Kigali, en formant un groupe armé qui a finalement donné naissance aux FDLR.

L’ancien président congolais Laurent-Désiré Kabila a conclu une alliance avec les FDLR pour lutter contre l’influence de Kigali dans l’est du Congo après 1998 et certains membres ont intégré son armée. Mais Joseph Kabila, son fils, aujourd’hui à la tête de l’Etat congolais, a autorisé les troupes rwandaises à pénétrer en RDC en 2009 pour traquer les FDLR. Selon les estimations des sources du secteur onusien de la sécurité, les FDLR comptent aujourd’hui 3 000 hommes, contre 6 000 en 2009.

Le groupe a un bras armé, les FOCA (Forces combattantes Abacunguzi), actives dans le Sud-Kivu. Les FDLR se sont alliées à d’autres groupes, notamment aux Forces républicaines fédéralistes (FRF) de Michel Rukunda, une milice du Sud-Kivu qui déclare défendre les intérêts des Banyamulenges (Tutsis congolais), et à certains groupes Maï-Maï.

- Les groupes Maï-Maï

Leurs combattants, qui s’aspergent « d’eau magique pour se protéger des balles », sont pour la plupart membres de milices d’autodéfense ad hoc, formées par les leaders locaux, qui arment de jeunes hommes dans les villages, souvent en fonction des différences ethniques.

Certaines grandes milices Maï-Maï sont plus connues, notamment les Patriotes résistants congolais (PARECO) ou l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), qui se sont jointes au processus de paix en mars 2009, en promettant de se convertir en partis politiques pacifiques.

Le 2 juin, 500 membres du groupe Maï-Maï Kifuafua ont de nouveau rejoint leurs positions, à Walikale, dans le Nord-Kivu, soutenant que leur intégration convenue au sein de l’armée avait trop tardé. La plupart des groupes Maï-Maï sont des forces locales portant le nom de leur chef. Le groupe Yakutumba, du nom du « major-général » qui le dirige, a enlevé huit travailleurs humanitaires au Sud-Kivu, en avril.

- Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)

Le CNDP a menacé d’envahir Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, en novembre 2008. Par la suite, le Rwanda a assigné à résidence Laurent Nkunda, son chef. Bosco Ntaganda, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), a remplacé Laurent Nkunda et accepté d’orienter le mouvement vers la paix. En mars 2009, le CNDP s’est converti en parti politique et 3 000 à 4 000 de ses combattants ont intégré l’armée congolaise. Environ 1 000 à 2 000 autres résistent à l’intégration.

Selon la plupart des experts, le CNDP a conservé ses chaînes de commandement au sein de l’armée. Le groupe, qui administre en grande partie le district de Masisi, se livre à diverses activités dans le Nord-Kivu, de l’exploitation minière artisanale au trafic de charbon, en passant par l’extorsion. Il est accusé d’avoir organisé le transfert de ses partisans rwandais à Masisi, ce qui a provoqué des frictions entre les Rwandais de RDC et les autres groupes ethniques.

- Les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC)

Ce groupe, actif dans le Nord-Kivu, est dirigé par le général Gad Ngabo, qui a récemment franchi la frontière ougandaise pour pénétrer dans le territoire congolais de Rutshuru. Selon différentes sources, le général recruterait au sein de différentes ethnies, regroupant des forces pour disputer au CNDP le contrôle de certaines zones du Nord-Kivu. Ce groupe compterait quelques centaines de combattants.

- Les Forces démocratiques alliées/Armée nationale de libération de l’Ouganda (ADF/NALU)

Quoique converti plusieurs fois à l’islam et au catholicisme, Jamil Mukulu, chef rebelle ougandais, a fondé un groupe militant musulman au début des années 1990. Sous la pression de l’armée ougandaise, il y a enrôlé des officiers du régime de l’ancien dictateur Amin Dada et l’a fusionné avec la NALU, autre mouvement rebelle ougandais qui abriterait les partisans de l’ancien président Milton Obote.

Depuis qu’elle a franchi la frontière pour pénétrer en RDC, au milieu des années 1990, cette milice est restée dans la zone de Beni, dans le Nord-Kivu. Selon les analystes, il s’agit d’un groupe « à l’état latent », comptant environ 1 300 hommes. Des pourparlers de paix entre l’ADF/NALU, l’Ouganda et la RDC ont été engagés en 2009, sous la médiation des Nations Unies, mais en avril, l’armée congolaise a attribué à une coalition entre les ADF/NALU et des combattants Maï-Maï locaux la responsabilité d’une attaque meurtrière perpétrée contre un centre d’entraînement militaire situé à Beni.

- L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

Joseph Kony a fondé la « Holy Spirit Mobile Force 2 » (Deuxième Force mobile du Saint-Esprit) dans le nord de l’Ouganda en 1987, après la mise en déroute d’un groupe rebelle du même nom par le gouvernement du président Yoweri Museveni, auquel celui-ci tentait de s’opposer. En 1989, Joseph Kony a rebaptisé la milice l’Armée de résistance du Seigneur, déclarant avoir pour objectif d’instaurer en Ouganda une théocratie d’inspiration chrétienne.

La LRA s’est d’abord introduite au Sud-Soudan au milieu des années 1990, mais l’accord de paix soudanais de 2005 et l’inculpation de Joseph Kony par la CPI a forcé le groupe à se réfugier en RDC, dans le parc national de la Garamba.

En décembre 2008, les armées ougandaise, sud-soudanaise et congolaise ont lancé une offensive collective à la Garamba, sans pourtant réussir à éliminer l’état-major de la LRA. Le groupe, divisé en petites unités, se déplace à pied dans les Uélés (districts situés dans le nord-est du Congo), dans l’est de la République centrafricaine (RCA) et dans certaines régions du Sud-Soudan.

Entre décembre 2007 et avril 2010, le groupe aurait tué 1 796 civils et en aurait enlevé 2 377 au Congo. Il est particulièrement connu pour recruter de force des enfants soldats, transformer de jeunes garçons en tueurs et utiliser des fillettes comme porteuses ou comme esclaves sexuelles. Les membres du groupe mutilent également les lèvres et les oreilles de leurs victimes pour terroriser la population.

- La Force de résistance patriotique en Ituri/Front populaire pour la justice au Congo (FRPI/FPJC)

La FRPI et sa faction dissidente, le FPJC, sont actifs dans le sud de l’Ituri, où ils combattent les forces du gouvernement et les forces onusiennes de maintien de la paix. Germain Katanga, ancien commandant de la FRPI, comparaît actuellement devant la CPI aux côtés de deux autres chefs miliciens de l’Ituri pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ; il est notamment accusé d’avoir recruté des enfants soldats, et de s’être rendu coupable de massacres de masse et de viols. Selon les analystes, ce groupe est « résiduel », mais ses répercussions humanitaires restent importantes.

En 2009, environ 5 000 personnes ont fui pour se réfugier dans la forêt de Mokato-Ngazi à la suite d’affrontements entre l’armée congolaise et les militants des FRPI/FPJC. Lorsque les forces gouvernementales et les organisations humanitaires sont parvenues à se rendre dans la zone, trois mois plus tard, un nombre indéterminé de ces déplacés étaient morts de faim. Jean-Claude Baraka, chef du FPJC, a récemment été arrêté. En revanche, le « Colonel Cobra » Matata, chef de la FRPI, qui avait accepté d’intégrer l’armée nationale, aurait déserté au début du mois pour rejoindre sa milice, en Ituri.

- Enyele/Le Mouvement de libération indépendant et alliés (MILIA)

Des tensions ethniques datant de l’époque coloniale ont éclaté en novembre dernier dans la province d’Equateur, dans le nord-ouest du pays. Les membres du groupe Lobala, connu sous le nom « d’Enyele », du nom du village où les flambées de violence ont éclaté pour des questions de droits de pêche, ont d’abord attaqué la ville frontalière de Dongo, mettant en déroute les forces de police qui avaient été déployées pour les réprimer. Les civils ont fui de l’autre côté du fleuve, en République du Congo, et seuls 20 000 habitants sont revenus.

Adoptant l’acronyme MILIA, le groupe s’est déplacé vers le sud, à travers la jungle, prenant d’assaut Mbandaka, le chef-lieu de la province, le 4 avril. Il a également perturbé le ravitaillement des populations jusque dans la ville de Kisangani, à l’est.

Le 5 mai, la RDC a arrêté Ondjani Mangbama, le chef des insurgés Enyele, mais la situation de ce dernier reste incertaine. L’insurrection Enyele a commencé dans la province d’Equateur, province natale de l’ancien dirigeant congolais Mobutu Sese Seko, aujourd’hui devenue le bastion du MLC, parti d’opposition de Jean-Pierre Bemba.

- Les Forces armées de la RDC (FARDC)

Les FARDC ont été accusées par les organisations de défense des droits humains de se livrer à des activités criminelles, mais le gouvernement nie ces accusations. En 2009, leur 213e brigade a été citée comme responsable des pertes civiles subies à Lukweti, au Nord-Kivu, au cours de l’offensive Kimia 2, menée contre les FDLR avec le soutien des Nations Unies.

source:.afrik.com

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Le HCR préoccupé par le retour volontaire des réfugiés rwandais au Cameroun

Posté par Adolphe Habimana le 22 juin 2010

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journée des réfugiés(festivités de Bonabéri) 

Publié le 2010-06-19 13:08:49 | French. News. Cn
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Par Raphaël MVOGO

YAOUNDE, 18 juin (Xinhua) — A presque un an et demi de l’ entrée en vigueur le 31 décembre 2011 de la cessation de la clause de leur statut concernant ces communautés étrangères dans tous les pays du monde, le retour volontaire des quelque 1.400 réfugiés rwandais recensés au Cameroun préoccupe le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

« La clause de cessation va s’appliquer pour tous les Rwandais, que ce soit au Cameroun, au Congo, en France, partout dans le monde. On espère vraiment que des avancées vont être faites. On a fixé la date du 31 décembre [2011], ça peut être vu, ça peut être poussé », a déclaré vendredi à Yaoundé la représentante adjointe du HCR au Cameroun, Catherine Hamon Sharpe, interrogée par Xinhua.

« Mais, même si on estime que des avancées ont été faites, on applique la clause de cessation, les réfugiés ne veulent pas rentrer, alors on prévoit pour eux un statut alternatif au statut de réfugié. Et c’est aussi ce sur lequel on est en train de travailler avec les autorités camerounaises », a précisé Mme Hamon Sharpe à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié.

Officiellement, le HCR et les autorités camerounaises dénombrent 1.467 Rwandais parmi 12.955 réfugiés urbains à Yaoundé, la capitale du Cameroun, et Douala, la métropole économique. Des sources proches de cette communauté elle-même évoquent plutôt une présence d’environ 2.000 personnes, constatée depuis le génocide de d’avril 1994 qui, selon les Nations Unies.

Cette estimation est d’ailleurs confirmée par des sources de l’ administration camerounaise. « Effectivement, ces réfugiés dépassent 1.400. Comme on continue de poursuivre les génocidaires, certains préfèrent vivre dans la clandestinité », a indiqué sous couvert d’anonymat un responsable du ministère des Relations extérieures.

Ces Rwandais se disent bien intégrés au Cameroun et, en dépité de la perspective de la mise en application de la clause de cessation de leur statut, n’envisagent pas pour l’heure de retourner dans leur pays.

« Nous attendons que la situation s’améliore. Dans le cas contraire, nous allons continuer à vivre ici », a fait savoir le président de la communauté à Yaoundé, François-Xavier Niyonzima.

De l’amélioration du climat politique au Rwanda pour une meilleure intégration des ressortissants du pays installés à l’ étranger pour cause du génocide d’avril 1994 qui, selon les Nations Unies, avait causé quelque 800.000 morts et poussé à la fuite des milliers de survivants, dépend en effet ce retour, reconnaît le HCR.

« On attend quelques progrès. C’est l’espace politique qui est un souci. C’est aussi l’administration de la justice, notamment le fonctionnement des juridictions gacacas. C’est une préoccupation pour les réfugiés et c’est le principe qu’ils mettent à l’argument pour ne pas rentrer. Donc, on voudrait voir la justice être administrée peut-être de manière un peu plus équitable, peut-être plus transparente », a précisé Catherine Hamon Sharpe.

Un autre domaine de préoccupation est cité, c’est celui du foncier. Selon la responsable onusienne, « il y a des gros problèmes au Rwanda, il y a des conflits de terre. Parce que c’est un petit pays. C’est encore une fois un obstacle au retour des réfugiés. Ils savent que ou leurs terres ont été prises, ou leurs maisons est occupée ».

En attendant, le HCR étudie avec le gouvernement camerounais l’ option d’un statut légal au profit des « réfugiés rwandais qui ne voudraient pas ou qui ne pourraient pas rentrer au Rwanda », c’est- à-dire « la résidence à long terme ou l’acquisition de la nationalité camerounaise : la naturalisation ». A en croire Mme Hamon Sharpe, « il n’y a pas beaucoup d’autres options ».

Le sujet a été évoqué lors de la visite en mars du haut commissaire, Antonio Guterres. C’est qu’il embarrasse, avoue la représentante adjointe.

« C’est délicat pour tout le monde. C’est délicat pour les Rwandais, il faut qu’ils fassent un choix important pour des gens qui sont en exil depuis 16 ans. Mais, ils sont au courant, ils doivent faire un choix à un moment donné », observe-t-elle.

« C’est délicat pour le HCR, parce qu’il y a beaucoup de Rwandais qui ont peur. On n’a pas l’impression que le HCR les abandonne. Ce qui n’est pas le cas. La clause de cessation s’est appliquée pour les réfugiés sierra léonais, les Erythréens. Elle va s’appliquer pour les Libériens et d’autres nationalités, les Burundais. Donc, on ne vise pas spécifiquement les Rwandais », poursuit-il.

Et que dire du pays d’accueil ? « La situation est aussi complexe. On sait que beaucoup de Rwandais ne vont pas rentrer à cause de la clause de cessation. Qu’est-ce que les gouvernements [ parlant de tous les pays concernés]sont en mesure de leur offrir ? Cela est aussi délicat », enchaîne Catherine Hamon Sharpe.

Sur les quelque 15 millions de réfugiés déclarés dans le monde, le Cameroun en abrite plus de 100.000 sur son sol, d’après les statistiques communiquées par la représentante du HCR au Cameroun, Aida Haïlé Mariam, lors de la commémoration de la Journée mondiale du réfugié vendredi à Yaoundé, soit deux jours avant la date officielle.

« Au Cameroun, l’on dénombre 102.648 réfugiés dont 81.826 originaires de Centrafrique installés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, 3.665 réfugiés tchadiens dans le camp de Langui à Pitoa près de Garoua, 2.871 réfugiés nigérians dans les régions du Nord-ouest et de l’Adamaoua, et 12.955 réfugiés urbains de diverses nationalités auxquels il faudrait ajouter 1.331 demandeurs d’asile », a relevé Mme Aida Haïlé.

En 2005, le monde avait enregistré le retour dans leurs pays respectifs de plus d’un million de réfugiés, a souligné le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Cameroun, Thierry Mertens. Mais en 2009, seuls quelque 250.000 ont pu rentrer chez eux. Une lueur d’espoir est tout de même annoncée, s’ agissant du Cameroun où, « avec la fin de l’année scolaire, nous assistons de plus en plus de réfugiés urbains qui souhaitent rentrer », informe la représentante du HCR.

« Plusieurs centaines de réfugiés tchadiens du camp de Langui, mentionne-t-elle par ailleurs, sont également impatients de rentrer à N’Djamena en cette fin d’année scolaire. Nous espérons donc vivement que l’accord tripartite de rapatriement sera signé pour organiser les premiers convois vers le Tchad et permettre à ces personnes de vite retrouver leur pays ».

Ce n’est pas le cas des communautés centrafricaines qui connaissent une augmentation de leurs effectifs. De l’avis, Catherine Hamon Sharpe, un exercice d’enregistrement réalisé en octobre 2009 dans les deux régions où elles sont principalement installées, l’Est et dans l’Adamaoua, a révélé un accroissement de 30%, du fait non seulement des naissances mais aussi des nouvelles arrivées.

« Cet afflux n’est pas vraiment lié directement à des conflits qui subsistent en Centrafrique, c’est-à-dire à de nouvelles flambées de violences, mais plus à des regroupements de familles qui s’opèrent au Cameroun », précise du reste Mme Hamon Sharpe.

 

 voir aussi:

Lettre des réfugiés rwandais au Cameroun au Haut Commissaire-HCR

La clause de cessation de protection des réfugiés rwandais dans les pays africains a été initié par le HCR malgré les rapports alarmants des ONG de défense des droits de l’homme qui fustigent notamment l’absence d’une justice équitable au Rwanda

COMMUNAUTE DES REFUGIES RWANDAIS – YAOUNDE
BP : 11190 Yaoundé Tél : (+237) 22.22.80.89
  E-mail : crefry04@yahoo.fr

Unité    -   Paix   -    Entraide

 

Yaoundé, le 25 Avril 2008

Objet : S.O.S. des réfugiés rwandais au Cameroun.

 

A son Excellence Monsieur le Haut Commissaire des Nations-Unies pour les Réfugiés à Genève.

                                        Monsieur le Haut Commissaire,

Nous, membres de la communauté des réfugiés rwandais au Cameroun, avons l’honneur de vous adresser cette lettre dont le contenu est un cri d’alarme et non une revendication politique. C’est la première fois, Excellence, que nous vous faisons parvenir une correspondance de ce genre depuis notre exil en 1994.

En effet, nous avons été inquiétés par les informations reçues du Chargé de Protection au Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés au Cameroun le 04 mars 2008. Il nous faisait part du message venant du siège du H.C.R à Genève datant du 22 février 2008 selon lequel une clause de cessation de protection des réfugiés rwandais était en étude. De ce fait, il est de notre devoir de recourir auprès de votre haute autorité, afin de lancer un S.O.S. suite à ce projet imminent dont nous risquons d’être victimes.

Il convient de signaler que ces informations viennent s’ajouter à la décision du représentant du H.C.R au Cameroun de ne plus octroyer le statut de  réfugié aux demandeurs rwandais à l’exception de certains cas particuliers. Celle-ci a entraîné de nombreux refus au sein de la communauté des réfugiés rwandais. Toutes ces mesures n’ont d’autres objectifs que de nous déstabiliser et nous priver de nos droits définis par les instruments juridiques internationaux tels que :

-          La Déclaration Universelle des Droits de l’homme.

-          Convention de Genève de 1951 relative au statut des réfugiés et son protocole additionnel de 1967.

-          Convention de l’O.U.A de 1969 relative au statut des réfugiés

Excellence, l’histoire récente, hélas triste, de notre pays le Rwanda, a comme

repère, la guerre qui a laissé des milliers de victimes innocentes dans le désarroi. Nous faisons parti de ceux-là qui, jusqu’aujourd’hui, sont privés de certains droits des réfugiés. Nous savons, plus que quiconque, combien il est très difficile d’être réfugié et de vivre dans les conditions qui sont les nôtres­.

Malgré cela, nous acceptons tant bien que mal cette situation que les problèmes sociaux-politico-éthniques du Rwanda nous imposent, tout en espérant que les conditions propres à favoriser notre retour au pays natal puissent être réunies.

Les raisons qui nous ont poussés à aller « extra muros » de notre patrie sont encore là. Malheureusement, le régime en place ne ménage aucun effort pour cacher à la communauté internationale la réalité de ses atrocités contre la population, et de ses nombreuses violations des droits de l’homme.

Les stratégies utilisées pour gagner la confiance de la communauté internationale restent les mêmes depuis la prise du pouvoir par les armes : montrer au monde entier que tout va bien, que le Rwanda est le havre de paix où coulent le lait et le miel ; que les droits de l’homme sont respectés, bref, que c’est un paradis où il fait bon vivre !

Pourtant, derrière ces mensonges se cache la vraie vérité : le peuple rwandais vit sur les « magmas » tissés par la théorie du «génocide », dont les auteurs ne veulent pas entendre parler de la vérité et réconciliation, du pardon entre Hutus et Tutsis,et de la démocratie.

Aujourd’hui, la fuite massive de certaines personnes, qui faisaient partie du régime actuel, révèle l’incapacité et le disfonctionnement de la machine politique au Rwanda. Leurs témoignages sont accablants, mais hélas, la communauté internationale reste muette. Nous citons à titre d’exemples :

-          Le Général Major Emmanuel HABYARIMANA ancien ministre de la défense.

-          M. François NSANZUWERA, ancien procureur.

-          M. Faustin TWAGIRAMUNGU, ancien premier ministre.

-          M. Sixbert MUSANGAMFURA, ancien secrétaire général du service de renseignement.

-          M. Pierre Célestin RWIGEMA, ancien premier ministre.

-          Colonel Théoneste LIZINDE, ancien député, assassiné à Nairobi ( Kenya) .

-          Colonel Léonidas RUSATIRA, ancien officier supérieur A.P.R.

-          M. Célestin SEBARENZI, ancien président de l’Assemblée Nationale.

-          M. Jean Baptiste NKULIYINGOMA, ancien ministre de l’information.

-          M. Seth SENDASHONGA, ancien ministre de l’intérieur, assassiné à Nairobi     (Kenya).

-          Lieutenant Abdul RUZIBIZA, ancien officier A.P.R…la liste est très longue.

Pire encore, la gestion du pouvoir est entre les mains de ceux qui sont actuellement accusés et sous mandats d’arrêt internationaux (voir les copies en annexes 1 et 2).

Excellence, nous nous demandons comment on peut vivre  dans  un pays où :

-          La braise de la haine et de la vengeance est toujours allumée à chaque « commémoration » du « génocide » pour rappeler aux Tutsis que tout Hutu est mauvais, génocidaire, y compris les enfants nés après les événements tragiques qu’a connus notre pays?

Il n’est plus un secret pour personne que ces « commémorations » restent orientées et partiales, du fait que le génocide et les massacres commis à l’encontre des Hutus sont passés sous silence.

-          Le « génocide » est devenu un fonds de commerce et un tremplin pour mieux asseoir le régime de Kigali.

-          Le fait d’exhumer et d’exposer des restes humains est en contradiction avec notre culture qui exige le respect et la dignité dans la sépulture des morts. Dans ces conditions, rien ne nous empêche de penser que ces ossements et crânes exposés seraient les restes humains des Hutus. Ce qui n’est pas de nature à favoriser la réconciliation du peuple rwandais.

Excellence, la justice étant le socle de la réconciliation et de la paix au Rwanda, nous

constatons avec regret qu’elle est loin d’être impartiale dans notre pays. Selon le régime

actuel de Kigali, les victimes sont les Tutsis, les bourreaux sont les Hutus.

La communauté internationale devrait bien comprendre que le « génocide » rwandais est unique dans son genre, du fait que les auteurs qui se déclarent victimes restent bénéficiaires et juges.

Les juridictions populaires « gacaca » montrent combien la justice rwandaise est basée sur l’esprit de vengeance, de règlement de compte et de la haine. Par manque de preuves, on recourt à l’idéologie du génocide.

La justice rwandaise semble ignorer les principes généraux du droit tel que : « on ne peut pas être juge et partie  et la présomption d’innocence ».

La majorité des Hutus qui ont fui le régime en place sont automatiquement condamnés injustement par contumace dans le cadre du « gacaca » pour des raisons politiques.

L’impunité est devenue le bouclier de ce régime qui n’a jamais été poursuivi pour le crime de guerre, le crime contre l’humanité et le génocide que le Front Patriotique Rwandais (F.P.R.) a commis depuis le 1er octobre 1990 jusqu’aujourd’hui dont notamment:

- L’extermination de la population de Byumba, Ruhengeri, Kibungo, Kigali rural.

- Les massacres des milliers des déplacés de Kibeho (plus de 8.000 victimes, voir le document en annexe 3).

- L’élimination des élites de l’église catholique.

- L’extermination des millions des réfugiés hutu en R.D.C.

- Le droit de propriété privée qui n’est pas respecté.

Comment ces personnes au pouvoir au Rwanda et qui aujourd’hui sont placées sous mandats d’arrêt internationaux peuvent-elles assurer notre sécurité alors que c’est à cause de leurs crimes commis contre les nôtres qu’ils sont poursuivis ? Selon les informations récentes, il y aurait eu un massacre de 466 prisonniers qui figuraient parmi les élites du régime du Président  HABYARIMANA (voir document  en annexe 4).

Excellence, il est vrai que nous souhaitons rentrer, un jour, sur le sol de nos aïeux. Mais pour l’immédiat, il nous est impossible de le faire, parce que le régime de Kigali nous considère comme ses opposants potentiels ou supposés, voire ses ennemis, du fait que beaucoup parmi nous sont des témoins gênants de ses divers crimes et atrocités. Ce qu’il veut, c’est nous faire rentrer et se débarrasser de nous sans que personne ne s’en rende compte comme cela a été le cas dans le passé. 

Excellence, la communauté des réfugiés rwandais au Cameroun n’a cessé de prôner la paix, seul gage du bien-être de ceux qui habitent cette planète terre. C’est pourquoi nous sollicitons tous les hommes de bonne volonté de contribuer au retour à la paix, à la démocratie, à la réconciliation nationale et à la cohabitation pacifique dans notre pays, le Rwanda. Qu’ils ramènent les autorités rwandaises à la raison, afin qu’elles puissent enterrer « la hache de la haine » !

Nous vous sollicitons, enfin, Excellence Monsieur le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés d’user de tout votre pouvoir afin de sauvegarder les droits les plus fondamentaux des réfugiés rwandais.

Espérant une suite favorable à notre requête, nous vous prions, Excellence, d’agréer l’expression de notre haute considération.

C.P.I :                                                                                                                                                                                                                                 

- Son Excellence Monsieur le Président de la République du Cameroun.

- Monsieur le Ministre des Relations Extérieures du Cameroun.

- Monsieur le Délégué Général à la Sûreté Nationale du Cameroun.

- Monsieur le Représentant du HCR au Cameroun.

- Bureau des Droits de l’Homme au Cameroun.

- Le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme.

- Représentant de la Communautés Européenne au Cameroun.

- Le Nonce Apostolique.

- Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Cameroun.

- Ambassadeur de France au Cameroun.

- Ambassadeur de la Grande au Cameroun.

- Ambassadeur de Chine au Cameroun.

- Ambassadeur de Russie au Cameroun.

- Ambassadeur d’Espagne au Cameroun.

- Ambassadeur d’Allemagne au Cameroun.

- Ambassadeur d’Italie au Cameroun

- Ambassadeur du Canada au Cameroun

- Ambassadeur de Belgique au Cameroun

- Le Président de la Commission de l’Union Africaine.

- Ambassadeur d’Afrique du Sud au Cameroun

- Ambassadeur de la République du Congo au Cameroun.

- Ambassadeur du Congo Brazzaville au Cameroun.

ANNEXES :

- Mandats d’arrêt internationaux ( annexes 1 et 2):

  * Mandats émis par le juge Jean Louis Bruguière.

  * Mandats émis par le juge Fernando Andreu Merelles.

- Massacres de Kibeho (annexe 3).

- Article sur le massacre de 466 prisonniers (annexe 4).

Pour la Communauté des réfugiés rwandais au Cameroun

Le comité de coordination :

- NZABAKURIKIZA Apollinaire              Coordinateur

- SIBOMANA André                                   Coordinateur Adjoint

- MUBERUKA Félicien                             Membre

- NKURIYEKUBONA Anselme                Membre

- MUGWIZA Ferdinand                             Membre

- GAHUTU Emmanuel                               Membre

- MUNYANTWARI André                        Membre

- RUTAGERURA Bernardin                     Membre

- MISAGO Déo                                          Membre

 

source:bonaberi.com

 

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Rwanda: FDU INKINGI,actualité

Posté par Adolphe Habimana le 24 juin 2010

                                                             

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Inkingi
Forces Démocratiques Unifiées
United Democratic Forces

++(250) 728636000 Fdu.inkingi.rwa@gmail.com
www.fdu-udf.org
www.victoire2010.com
Kigali -Rwanda

Pour un Etat de Droit, la Democratie et l’Egalité de chances” ; « For the rule of law, democracy and equal opportunity »

Kigali 23 Kamena 2010ITANGAZO RIGENEWE ABANYAMAKURU

VICTOIRE INGABIRE UMUHOZA AZIYAMAMAZA AHAGARARIYE ISHYAKA FDU INKINGI NIRIMARA KWANDIKWA.

Mu kiganiro uhagarariye akanama k’amatora mu gihugu NEC yagiranye n’abanyamakuru ba radio Rwanda cyatangajwe mu makuru y’uyu munsi mu gitondo, yavuze ko Madame Victoire Ingabire Umuhoza nk’umunyarwanda ashobora gutanga candidature ye k’umwanya w’umukuru w’igihugu. Tuributsa ko Umuyobozi w’ishyaka FDU INKINGI ariho yiyamamaza mw’izina ry’ishyaka rye kandi kugeza ubu Leta ikaba ikomeje kuriburizamo yitwaje ibirego imushinja, ibiramambu ikananga kubishyikiriza inkiko.

FDU-INKINGI ni Ishyaka ry’Abibumbiye hamwe baharanira Demokarasi, tukaba tugamije guha Igihugu ubuyobozi bushingiye kuri demokarasi, ubufatanye no kwishyira kwizana kwa buri munyarwanda wese iyo ava akagera. Victoire Ingabire Umuhoza ntabwo yiyamamaza ku giti cye, cyangwa ku nyungu ze bwite. Agamije gufatanya n’Abanyarwanda gukemura ibibazo byugarije igihugu cyacu. Azamamazwa n’ishyaka FDU Inkingi.

Kuva ku wa 12 Gashyantare 2010 Ishyaka FDU-Inkingi rimaze gusaba inshuro nyinshi uruhusa rwo gukoresha Kongre-remezo iteganywa n’ itegeko N° 19/2007 ryo kuwa 04/05/2007 kandi ryuzuza Itegeko Ngenga n° 16/2003 ryo kuwa 27/06/2003 rigenga Imitwe ya Politiki n’Abanyapolitiki mu Rwanda, kugeza uyu munsi urwo ruhushya ubutegetsi bwa FPR bwanze kurutanga ndetse n’abategetsi bitwaje urutonde rw’ibirego bihimbano kugira ngo ishyaka ritandikwa bityo tubure uburenganzira bwo gukora politiki mu Rwanda ku mugaragaro;

Ubutegetsi bwa FPR bwishe itegeko nshinga ingingo ya 52 na 53 zivuga ko amashyaka menshi yemewe mu Rwanda kandi ko buri Munyarwanda yemerewe kujya mu ishyaka ashatse, none bakaba bakomeje kuvutsa abarwanashyaka ba FDU-Inkingi uburenganzira bwabo bwo kwishyiriraho ishyaka rya politiki ku mugaragaro;

Ishyaka FDU-Inkingi riributsa Abanyarwanda n’inshuti z’u Rwanda ko umuyobozi wa ryo ataziyamamariza umwanya w’umukuru w’igihugu igihe cyose ubutegetsi bwa FPR bukomeje kumuvutsa uburenganzira bwe no gukumira ishyaka ryacu mu ruhando rw’amashyaka. Dutegereje umunsi Leta ya FPR izemerera gukuraho inzitizi zibuza Abanyarwanda gukorera politiki muri FDU Inkingi.

Kubera ibibazo by’ingutu bya politiki ndetse n’ibya gisirikare bikomeje kwigaragaza mu gihugu kandi bikururwa n’ubutegetsi bw’igitugu bwa FPR, Ishyaka FDU-Inkingi riributsa ibihugu by’inshuti z’u Rwanda ko aya matora ari ikinamico ry’amatora ishyaka FPR ryihariye ubutegetsi mu Rwanda ritegura. Turasaba uwo ari we wese wabishobora guharanira ko aya matora asubikwa kugira ngo ategurwe mu buryo bwumvikanyweho, mu bwisanzure nta n’umwe uyahejwemo ndetse akanama k’igihugu k’amatora NEC kakavugururwa kugira ngo n’abatavuga rumwe n’ubutegetsi bakagiremo ijambo. Amatora y’amahugu ntituzayemera.

Ishyaka FDU-Inkingi
Umunyamabanga mukuru
Sylvain Sibomana

Tel : (+250) 078583600 Fdu.inkingi.rwa@gmail.com
http://
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Maneko mukuru wa Perezida Kagame muri Operation yo kwica Gen Kayumba

Posté par Adolphe Habimana le 26 juin 2010

Maneko mukuru wa Perezida Kagame muri Operation yo kwica Gen Kayumba   dans ACTUALITE rightimg  

“…bashoboye kubona amajwi ya telefoni hagati y’umushoferi wa Gen Kayumba batakekaga muri icyo gikorwa na Maneko mukuru wa Perezida Kagame Dr Emmanuel Ndahiro atanga amabwiriza ko bagomba gukora uko bashoboye bakarangiza igikorwa cyo kwica Gen Kayumba aho yararwariye mu bitaro,”

“… mwakoze ariko mugerageze murangize akazi H.E( His Excellence ) azabagororera”

 dans ACTUALITEAmakuru agera ku Kinyamakuru UMUVUGIZI aturuka muri zimwe mu nzego z’iperereza mpuzamahanga zari mu gikorwa cy’iperereza ku iraswa rya Gen Kayumba, yemeza ko nyuma y’iraswa rya Gen Kayumba, umugore we Rosette Kayumba n’umushoferi we yakuye mu Rwanda bihutiye ku mujyana  mu ivuriro (Clinic Moningside) kugira ngo baramire ubuzima bwe. Ariko umushoferi mu gihe abantu basengaga Imana ngo itabare General we yari ahugiye kuri telefoni avugana na maneko mukuru wa Perezida Kagame  Dr Col Emanuel Ndahiro atanga report y’ukuntu bamuhushije.

Nk’uko tubikesha zimwe mu nzego z’iperereza mpuzampahanga( twirinze gutangaza kubera umutekano w’akazi kabo), bari muri iryo perereza, bashoboye kubona amajwi ya telefoni hagati y’umushoferi wa Gen Kayumba batakekaga muri icyo gikorwa na Maneko mukuru wa Perezida Kagame Dr Emmanuel Ndahiro atanga amabwiriza ko bagomba gukora uko bashoboye bakarangiza igikorwa cyo kwica Gen Kayumba aho yararwariye mu bitaro, yabivuze muri aya magambo “… mwakoze ariko mugerageze murangize akazi  H.E  azabagororera” n’ibindi byishi bagiye baganira.

Aha rero H.E ni Perezida Kagame akaba yarakoreshwaga mu mvugo izimije.

Mu iperereza ryakozwe n’urunana rw’inzego z’iperereza mpuzamahanga rurangajwe imbere n’iperereza rya leta y’Afrika y’Epfo,  nyuma y’ukubona amwe mu masasu yarashe Kayumba, bakoze iperereza bashoboye kumenya ko imbunda yo mu bwoko bwa Pistoli yaguzwe muri Mozambique, kandi yaguzwe na  Capt Gakwerere. Cpt Gakwerere wahoze ari umujepe wa Kagame akaba yaranabaye umunyabanga wihariye wa nyakwigendera Perezida Desire Kabila aribwo nyuma yavuye mu gisirikare  kubera amamiriyoni y’amadorali yari yarakuye kuri perezida Kabila.

Amakuru atugeraho avuga ko yoherejwe gukora ubucuruzi mu bihugu bya Mozambique, Afrika y’Epfo na Angola afatanyije n’ayobozi b’u Rwanda kandi atumwe no gukomeza akazi ke ko kuneka.

Amaze gufatwa, Capt Gakwerere yatangarije inzego z’iperereza ko we yahawe amabwiriza n’abahoze bamuyoboye (Kagame) gufasha abantu bamwoherereje kubagurira imbunda ubwo bamusangaga muri Mozambique. Yakomeje avuga ko atigeze amenya icyo iyo mbunda yari igiye gukora.

Mu itohoza Polisi y’Afrika y’Epfo yakoze bashoboye kubona za gihamya zitandukanye z’abantu bagiye bakorana na Cpt Gakwerere muri ubwo bwicanyi, bamwe bakaba bamaze gufatwa abandi bakaba bagishakishwa ariko bamaze kumenyekana, kugira ngo bashyikirizwe inkiko.

Amakuru aturuka muri izo nzego yemeza ko bamaze kubona gihamya zifatika ko kwica Gen Kayumba byari byateguwe na perezida Kagame, cyane ko bamaze kubona umubare munini cyane wa maneko za Kagame uri muri iki gikorwa.

Andi makuru ducyesha izindi nzego z’abahagarariye ibihugu byabo, bavuga ko batangajwe no kubona umuntu nka Kagame wari utangiye kwizerwa n’amahanga akora igikorwa nka kiriya cyo kwica umuntu wamuhunze kandi akabikora mu gihe muri Afrika y’Epfo hari kubera umupira w’igikombe cy’isi, bityo bakavuga ko atari ubwicanyi gusa ahubwo ari no gusuzugura igihugu nk’Afrika y’Epfo yari azi neza ko gifite abashyitsi benshi.

Polisi y’icyo gihugu, ikaba igomba gushyikiriza ubutabera abo bicanyi mu gihe kitarambiranye abo bihama bagahanwa, abandi bagashyikirizwa polisi mpuzamahanga.

Andi makuru aravuga ko Cpt Gakwerere ashobora gushyikirizwa inkiko za Mozambique kuko ariho yakoreye icyaha cyo kugura imbunda ku buryo butemewe n’amategeko. Naho abamutumye bakaba bagomba guhabwa polisi mpuzamahanga bagashyikirizwa inkiko bashinjwa icyaha cy’iterabwoba “ Terrorism” bakurikije uburyo icyo cyaha cyakozwe n’aho cya korewe.

Ikinyamakuru cyanyu kizakomeza kubatangariza amakuru agendanye n’ibyihishe inyuma y’iraswa rya Gen Kayumba.

Gasasira

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Rwanda:Le journaliste Jean-Léonard Rugambage assassiné devant son domicile de Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 26 juin 2010

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Gasasira Jean Bosco:Responsable du Journal Umuvugizi                                                    P. Kagame: Le Tout Puissant Président du Rwanda

Reporters sans frontières exprime son effroi et son indignation après le meurtre, le 24 juin 2010, vers 23 heures, du rédacteur en chef adjoint du bimensuel Umuvugizi, Jean-Léonard Rugambage. Il s’agit du premier assassinat d’un journaliste au Rwanda depuis celui de Emmanuel Munyemanzi, en 1998.

« Depuis des mois, nous dénonçons le climat de terreur, l’escalade de la répression contre les voix indépendantes et la dérive totalitaire au Rwanda. Les suspensions de journaux, les procès à répétition contre les professionnels des médias, les blocages de sites Internet n’ont, semble-t-il, pas suffi à faire réagir la communauté internationale. Ce tragique événement va-t-il enfin ouvrir les yeux de ceux qui cautionnent le régime de Kigali ? », s’interroge l’organisation.

« A l’approche de l’élection présidentielle d’août 2010, les autorités organisent une campagne électorale verrouillée et monolithique en écartant l’opposition et étouffant toute voix critique. Cette entreprise a atteint son sommet avec l’assassinat, dans un véritable guet-apens, de ce journaliste reconnu », a ajouté Reporters sans frontières.

rugambage.jpg

+ Rugambage

A la faveur de la reprise des relations diplomatiques avec le Rwanda, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, s’est rendu à Kigali en février dernier, et son homologue rwandais, Paul Kagame, a assisté au sommet Afrique-France, à Nice, les 31 mai et 1er juin. Reporters sans frontières estime que cette reprise du dialogue ne peut se faire sans une attention particulière à la question de la liberté de la presse. C’est pourquoi l’organisation demande instamment aux autorités françaises, ainsi qu’à la délégation de l’Union européenne à Kigali, de s’assurer qu’une enquête indépendante sera menée sur cet homicide. L’ambassadeur de France à Kigali, Laurent Contini, devrait faire du suivi de cette affaire l’une de ses priorités.

Le 24 juin, Jean-Léonard Rugambage, connu également sous le nom de « Sheriff », a été fusillé de quatre balles à bout portant, devant son domicile de Kigali, par des malfaiteurs encore non identifiés. Son corps a été récupéré par la police pour enquête.

« Jean-Léonard a certainement été tué suite à ses investigations sur la tentative d’assassinat perpétrée la semaine dernière contre le général Kayumba Nyamwasa, en exil en Afrique du Sud », a confié à Reporters sans frontières le rédacteur en chef de son journal, Jean-Bosco Gasasira, lui-même en exil. Jean-Léonard Rugambage avait fait état d’échanges téléphoniques entre Emmanuel Ndahiro, chef des services de renseignements à Kigali, et les citoyens rwandais arrêtés en Afrique du Sud suite à l’attentat. Revenant sur cet tentative d’homicide, dans un article intitulé « Balles perdues rwandaises », paru dans Le Monde, le 22 juin, le journaliste français Jean-Philippe Rémy écrivait : « Il n’est pas facile de déterminer ce qui sépare le Rwanda d’une dictature en bonne et due forme. »

Jean-Léonard Rugambage, qui laisse une veuve et un enfant de deux ans, avait déjà été inquiété par les autorités à plusieurs reprises. Accusé de « meurtre » pendant la période génocidaire, puis condamné à un an d’emprisonnement pour « outrage à la cour », le journaliste avait été détenu pendant onze mois, entre 2005 et 2006, avant d’être finalement acquitté. Il avait longtemps été le rédacteur en chef de Umuco avant de rejoindre Umuvugizi.

Il était également correspondant pour le Rwanda de l’organisation régionale de défense de la liberté de presse Journaliste en danger (Jed). « Il disait les choses telles qu’il les sentait. C’était un garçon très engagé qui a payé de sa vie son courage d’informer. Il n’avait pas sa langue dans sa poche, au contraire de certains de ses confrères rwandais », se souvient un journaliste qui avait participé avec lui à l’atelier des correspondants régionaux de l’organisation, à Brazzaville, en 2007. Son meurtre suscite déjà une grande consternation, au Rwanda comme à l’étranger.

Le Rwanda occupe la 157e place, sur 175 pays, du classement mondial 2009 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Après l’Erythrée, la Somalie, et la Guinée équatoriale, il est le quatrième pays africain le moins bien classé.

Depuis plusieurs années, le chef de l’Etat rwandais, Paul Kagame, figure dans la liste des prédateurs de la liberté de la presse dressée par Reporters sans frontières.

Photo : Jean-Léonard Rugambage (copyright : Umuvugizi):

source:Reporters sans frontières

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RWANDA:Kagamé 1er: Chasse à l’homme au pays des mille collines

Posté par Adolphe Habimana le 28 juin 2010

 

Lobservateur du 27/06/010

Robert Menard présiderait-il toujours aux destinés de l’association Reporters Sans Frontières qu’au Rwanda qu’il aurait eu une proie facile pour assouvir son appétit, gargantuesque, de défenseur des droits humains. Car, en effet, au pays des mille collines, de tels prédateurs sont loin d’être d’une espèce rare.

A commencer par le président Kagamé, le tombeur de Juvenal Habyarimana, qui ne tarde pas à entrer en transe chaque fois que l’on ose débusquer son image derrière le missile qui a abattu l’avion présidentiel rwandais le 6 avril 94, ouvrant la voie au génocide qui fera date dans les livres d’histoire. Et là, personne ne résiste à son courroux, à commencer par la France, laquelle dut se prosterner à ses pieds pour reconquérir ses amitiés, à l’instar des autres grandes puissances qui savent se taire sur les abus des rois nègres pour préserver leurs intérêts.

Comprenez donc que Kagamé 1er, après avoir dompté l’ex-colonisateur, se rue aujourd’hui sur ses opposants et les journalistes dont la plume ne crache pas que du miel. A l’approche donc de la présidentielle du 09 août, l’ire de l’homme mince de Kigali vient d’atteindre son paroxysme, d’où cette chasse à l’homme qui a contraint bien de généraux, jadis fidèles d’entre les fidèles, à l’exil, alors que les leaders de l’opposition, tels Bernard Ntaganda, candidat du Parti social Imberkuri, et Victoire Ingabiré des Forces démocratiques unifiées, sont embastillés et interdits d’existence politique.

Hélas, à son triste tableau de chasse, Kagamé, dont les mains ont toujours baigné dans le sang, pourrait ajouter le journaliste Jean Léonard Rugambage (du journal Umuvugizi, interdit de publication), abattu le jeudi 24 juin 2010 au cÅ »ur même de la capitale rwandaise, alors qu’il enquêtait sur la tentative de meurtre du général Kayumba Nyamwassa Faustin, réfugié en Afrique du Sud.

Evidemment, le nouveau dictateur, qui rêve de régner sur les Grands-Lacs, après les mille collines, a beau multiplier les démentis sur son implication dans cette affaire, difficile sera pour lui de prouver son innocence, vu que cet énième meurtre ne profite qu’à son palais. A deux mois de la présidentielle qu’il affrontera sans doute en solitaire, à quelle sauce les opposants rwandais seront-ils mangés pour la pérennité de son trône ?

source:AllAfrica.com

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Darfour/Rwanda: trois soldats de la mission de paix tués (Minuad)

Posté par Adolphe Habimana le 28 juin 2010

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            La milice Janjawid en action                                                                         Minuad: mission de paix onusien au Darfour

Trois Rwandais de la force de paix de l’Onu et de l’Union africaine (Minuad) au Darfour, dans l’ouest du Soudan, ont été tués lundi par des hommes armés, a annoncé la Minuad.

Plus de 20 assaillants en tenue de camouflage ont ouvert le feu sur les soldats de maintien de la paix qui gardaient un chantier de construction d’une base de la Minuad dans les montagnes de Djabel Mara, où ont eu lieu des affrontements avec des rebelles cette année, a déclaré la force de maintien de la paix.

« Trois hommes de la mission de paix ont été tués et un autre a été grièvement blessé dans une fusillade avec des assaillants non identifiés », a déclaré à Reuters un responsable de la Minuad.

Trois assaillants ont également été tués dans la fusillade, qui a duré une heure. Les autres se sont enfuis à bord d’un véhicule de la Minuad.

Début mai, deux Egyptiens de la Minuad avaient été tués dans une embuscade.

La dernière attaque porte à 27 le nombre de membres de la Mission des Nations unies et de l’UA tués dans la province occidentale du Soudan depuis le début 2008.

La Minuad compte près de 20.000 militaires, policiers ou civils. Elle a à ce jour déployé sur le terrain environ 75% de son effectif total, qui doit atteindre 26.000 hommes.

source:reuters

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République du Congo : 50 ans d’indépendance

Posté par Adolphe Habimana le 29 juin 2010

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© AFP

Par Ghislaine Dupont

L’ex-Congo belge devenu le Zaïre, puis la République démocratique du Congo (RDC) ou Congo-Kinshasa, a connu depuis son indépendance des phases de grande violence, largement attisée par les convoitises extérieures. Vaste pays du centre de l’Afrique, regorgeant de matières premières, la RDC vit toujours dans l’instabilité. Elle est placée avant-dernière dans le classement du PIB par habitant  (171$) parmi les pays africains.

Le 30 juin 1960, l’indépendance du Congo belge est proclamée*.

 

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La décolonisation négociée dans la précipitation, mal préparée par la Belgique plonge le Congo Léopoldville dans une grande instabilité : Joseph Kasa-Vubu devient président et Patrice Lumumba grande figure nationaliste, Premier ministre. À peine installés, les deux hommes font face, dans les semaines qui suivent l’indépendance, à une mutinerie de l’armée et à une sécession de la riche province du Katanga menée par Moïse Tshombé, discrètement mais activement soutenu par les intérêts miniers étrangers.
Le cycle des violences ne fait que commencer. 

« Patrice Lumumba, Une Tragédie africaine »

Le président congolais Kasa-Vubu, en rivalité permanente avec son Premier ministre, le révoque avec l’assentiment des Américains et des anciens colons belges. En pleine guerre froide, les États-Unis n’apprécient pas du tout le panafricanisme de Lumumba et son flirt avec Moscou.

Un jeune officier, le colonel Mobutu, instrumentalisé par la CIA arrête le Premier ministre et le transfère chez Moise Tshombé, l’ennemi juré katangais.

Le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba est torturé à mort avec deux de ses compagnons. Le corps du premier chef de gouvernement de l’indépendance ne sera jamais retrouvé.

 

« Archives sonores

 

De nombreux soubresauts continuent d’agiter le géant congolais. Des tentatives de sécession et les rébellions révolutionnaires se multiplient et embrasent plus de la moitié du territoire du grand Congo. La crise prend une dimension internationale avec, pour la première fois, l’envoi de casques bleus. Les Nations unies ne mettront fin à l’aventure katangaise de Tshombé qu’en 1963.

Deux ans plus tard, le 24 novembre 1965, Mobutu se débarrasse de Joseph Kasa-Vubu et s’empare du pouvoir par un coup d’État. Il multiplie les liquidations physiques de ses opposants : les Pendus de la Pentecôte en 1966, Pierre Mulélé en 1968.

Les villes sont débaptisées. Léopoldville devient Kinshasa et le Congo : République du Zaire. La politique du «retour à l’authenticité» puis «la zaïrianisation» conduite au début des années 70 permet à Joseph-Désiré Mobutu, devenu Mobutu Sese Seko de nationaliser les grandes compagnies minières qui exploitent les immenses richesses : cuivre, cobalt, or, argent, diamant, uranium. Paradoxalement Mobutu bénéficie du soutien des occidentaux, et en particulier celui des Américains qui utilisent le Zaïre pour acheminer l’armement destiné à l’opposition armée angolaise l’UNITA qui lutte contre le régime marxiste de Luanda.

En mai 1978, la France intervient militairement dans la ville minière de Kolwezi au Katanga, alors connu sous le nom de Shaba. Des ex-gendarmes katangais, réfugiés en Angola attaquent à deux reprises la ville où se trouvent près de 2 300 Européens (belges et français). Face à l’échec d’une intervention aéroportée de ses troupes, Mobutu sollicite l’aide de Paris, de Bruxelles et de Washington. L’opération Bonite (ou Léopard) est alors déclenchée avec le parachutage de la légion étrangère française, renforcées par la suite par des parachutistes belges.

Le règne de Mobutu qui s’est autoproclamé maréchal, apporte au Zaire une stabilité relative. L’État n’est qu’imparfaitement administré, et se caractérise surtout par le népotisme et la corruption. La fin de la Guerre froide et l’effondrement de l’économie zaïroise annoncent des lendemains difficiles.

Après la chute du mur de Berlin, le vent de la démocratisation souffle aussi sur le continent africain. Mobutu annonce le 24 avril 1990 l’avènement du multipartisme au Zaïre.

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Il accepte la tenue d’une conférence nationale qui élit en août 1992 l’opposant Etienne Tshisekedi, leader de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), comme Premier ministre. Mais la cohabitation au sommet de l’État échoue. Mobutu révoque son Premier ministre et reprend la main.

Le pays replonge dans la crise. Pouvoir et opposition mettent en place le HCR-PT qui regroupe le Haut conseil de la république dominé par les mobustistes et le Parlement de transition. L’Acte constitutionnel de la Transition est adopté en avril 1994 dans un climat toujours instable.

En 1994, l’Est du pays subit le contrecoup du génocide rwandais. En juillet, la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé prend le pouvoir à Kigali. Près de deux millions de hutus se réfugient dans les provinces congolaises voisines.

En octobre 1996 le Rwanda de Paul Kagamé, l’Ouganda de Yoweri Museveni, l’Angola de José Eduardo dos Santos, lancent avec le soutien des USA de Bill Clinton une rébellion armée contre Mobutu. Les tutsis congolais des deux provinces du Kivu composent le gros des troupes et c’est un ancien maquisard des années 60, Laurent Désiré Kabila qui prend leur tête. Les rebelles traversent le pays sans grande résistance. L’armée de Mobutu, clochardisée, refuse de combattre. Sept mois plus tard, l’Alliance des forces démocratiques de libération (AFDL), entre victorieuse à Kinshasa.

Laurent Désiré Kabila s’empare du pouvoir le 17 mai 1997, mais l’instabilité demeure. Un an plus tard Kabila se fâche avec ses parrains rwandais et ougandais, qu’il accuse de piller les ressources du pays,

Dossier spécial 50 ans des indépendances africaines

Une nouvelle rébellion éclate en août 1998 contre Laurent Désiré Kabila. Elle entraîne l’intervention des troupes de sept pays africains dans ce que l’on va appeler, la Première Guerre mondiale africaine. Les anciens alliés de Kabila constituent deux fronts : à l’Est, le RCD Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie) soutenu par Kigali; au nord ouest le MLC (Mouvement de libération du Congo) de Jean-Pierre Bemba, encadré par Kampala. Kabila est de son côté soutenu par l’Angola, la Namibie et le Zimbabwe, des forces tchadiennes faisant également une rapide incursion à ses côtés.

L’assassinat de Laurent Désiré Kabila, en janvier 2001 va redistribuer les cartes.
Son fils Joseph lui succède à la tête de l’État. La communauté internationale veut mettre fin au chaos congolais.

Après l’attentat du 11 septembre aux États-Unis, les Américains craignent plus que tout, l’existence de «zones grises» sur la mappemonde. Ces failed states, états en faillite, qui n’exercent plus d’autorité sur leur espace national. Le jeune Joseph Kabila n’a guère le choix. Les deux tiers de la République démocratique du Congo sont sous le contrôle des rebelles. Il s’engage dans un difficile processus de paix (voir D’un Kabila, l’autre consécration diplomatique et accords inter-congolais RFI 10/07/2006), avec le soutien de la communauté internationale et l’engagement actif de l’Afrique du Sud, intéressée par le potentiel économique du pays.

De très longues négociations aboutissent en avril 2002 à l’accord de Sun city. Joseph Kabila doit partager le pouvoir avec les ex chefs rebelles pour conduire à partir de juin 2003 un gouvernement de transition devant mener à des élections générales deux ans plus tard.

Au même moment,  la Mission d’observation des Nations unies au Congo la MONUC, poursuit le déploiement de plusieurs milliers de casques bleus dans le pays. L’Union européenne est appelée à la rescousse pour mettre un terme à la guerre que se livrent des milices tribales (soutenues par Kampala et Kigali) qui sèment la mort et la terreur en Ituri, au nord-est du pays. L’opération Artémis placée sous commandement français sécurise la zone de Bunia la capitale provinciale et passe le relais quatre mois plus tard à la MONUC.

Très encadrée politiquement et très soutenue financièrement par la communauté internationale (plusieurs milliards de dollars sont déboursés), la Transition est prolongée d’un an. Les premières élections pluralistes se tiennent en juillet 2006 après l’adoption par référendum, en décembre 2005 d’une nouvelle constitution.

Grâce à son électorat de l’Est, Joseph Kabila remporte les élections face à son rival de l’Ouest, Jean-Pierre Bemba**. Quatre ans plus tard, la république démocratique du Congo est loin d’être stabilisée. Divers groupes armés nationaux ou étrangers (Lord Resistance Army -LRA- ougandaise,  les Forces démocratiques de libération du Rwanda -FDLR-) continuent d’opérer dans les provinces de l’Est. Les forces armées congolaises sous payées et mal nourries contribuent elles aussi à l’insécurité. Le régime de Kinshasa a bien du mal à restaurer l’autorité de l’État sur le territoire.

Sur le terrain économique, la mauvaise gouvernance, la corruption endémique et la prédation pratiquée par les élites au pouvoir brident l’amélioration du quotidien des congolais, plongés dans la misère depuis maintenant deux décennies.

Les contrats miniers de plusieurs milliards de dollars négociés par le régime Kabila avec les Chinois n’ont eu que peu d’effets. Le budget de l’Etat n’a atteint l’année dernière qu’un peu plus de 4 milliards de dollars. 10 fois moins….. que celui de l’Angola voisin.

Les moyens de coercition utilisés pour réduire l’espace politique ont abouti à la quasi disparition de l’opposition et de toute expression discordante. Cinquante ans après l’indépendance, le rêve des congolais de vivre dans un État de droit et une démocratie en RDC n’est toujours pas réalisé.

_______________

rfi

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Rwanda: La chasse à l’homme continue dans les rangs de l’oposition:FDU,….

Posté par Adolphe Habimana le 2 juillet 2010

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Victoire Umuhoza Ingabire du FDU Inkingi                                                    Maître Bernard Ntaganda du PS Imberakuli

Maître Gatera Gashabana et associés Avocats.

Avenue de la paix Immeuble Printerset House 2e niveau, Tél. Mobile 08303744, RWANDATEL 0750348197 E mail address gateravinc@yahoo.fr

Kigali le 01 Juillet 2010

A Madame Muhoza Kigali

Concerne : Affaire Officier Judiciaire des Poursuites contre Muhayeyezu Théogène et consorts

Madame

Je me réfère à votre consultation du 28 Juin 2010 relative à l’objet ci haut émargé pour vous faire part de ma disponibilité pour assurer le suivi des dossiers à charge des prévenus Théogène Muhayeyezu, Sibomana Silvain , Sibomana Sylvestre, Muhirwa Alice, Ntavuka Marthe, Mutarambirwa Théobald, Ntaganda Bernard, Mwizerwa Sylver, et lkitonderwa Alexis .

Juste après nos discussions y afférentes , je me suis dirigé vers la station de Police de Kicukiro où les personnes concernées étaient détenues jusque là .

Arrivé sur les lieux , je serai informé de leur transfert au parquet pour interrogatoire.

Sur le champs , j’ai pris langue avec le procureur en chef . Il m’informera de ce que les interrogatoires allaient débuter à quinze heures le même jour. Une rencontre avec les personnes inculpées s’imposait pour un premiers entretiens, mais les policiers chargés de la garde prétextant ne pas pouvoir en même temps assurer la sécurité des lieux et faciliter l’entretien entre les prévenus et leurs conseils n’ont pas donné suite à notre requête. Ils promettrons néanmoins de nous faciliter l’entretien une heure plus tard .

L’interrogatoire a débuté à quinze heure trente au bureau de Monsieur Majeur Gashika, Officier des poursuites judiciaires près le Tribunal de Grande Instance de Nyarugenge

Il convient de rappeler que les prévenus avaient été interrogés préalablement devant la police sans assistance d’un avocat en dépit des demandes qui avaient été formulées pour ce faire .Du reste l’interrogatoire s’était déroulé dans des conditions extrêmement difficiles, les personnes poursuivies ayant été battus au moment de leurs arrestations et les procès verbaux de leur audition signés sous contraintes.

I. DE L’INTERROGATOIRE AU NIVEAU DU PARQUET

I.1.NTAGANDA BERNARD. 

S’agissant des faits infractionnels lui reprochés, le procès verbal d’arrestation ( PVA) renseigne que le prévenu aurait organisé des manifestations publiques

non autorisées en date du 24 Juin 2010, fait répréhensible au regard de l’article 9 de la loi no 33/91 sur les manifestations publiques.

Devant l’Officier Judiciaire des poursuites d’autres faits lui seront notifiés dont le sectarisme et le divisionnisme, l’Association des malfaiteurs et même la négation du génocide.

En réponse aux questions posées, le prévenu va nier tout en bloc considérant avoir informé officiellement les autorités habilitées de ce qu’il comptait à la tête de son parti politique organiser une marche pacifique pour le 24 Juin 2010 conformément à la loi sur les partis politiques .

N’ayant reçu aucune notification formelle d’interdiction, il considère que légalement rien ne s’opposait à ce que cette manifestation ait lieu d’autant plus que la loi sur les partis politiques lui en conférait le droit .

S’agissant d’autres infractions, le prévenu a tout nié apportant des éclaircissements appropriés quant à l’interprétation erronée de certaines de ses déclarations publiques que d’aucuns selon lui semblaient assimiler au sectarisme et du négationnisme alors qu’il s’agit des faits précis et exacts .

Invité à apporter des éclaircissements sur ces questions , nous avons relevé le caractère manifestement illégal de sa détention avant de soutenir l’absence des indices sérieux de culpabilité pour les faits infractionnels lui reprochés . Il était de bonne justice que le parquet puisse ordonner sa liberté provisoire , les conditions légales prescrites pour ce faire étant dument réunies .

L’interrogatoire s’est terminé à vingt heure de la soirée rien que pour ce prévenu. Sur décision du parquet, le prévenu a été mis sous Mandat d’Arrêt Provisoire et la séance remise au lendemain à quatorze heures pour les autres prévenus.

Il convient également de noter que sans avoir été préalablement interrogés tous les autres prévenus ont été à leur tour sous Mandat d’Arrêt Provisoire . Nous dénoncerons cette irrégularité devant la chambre du conseil.

1.2 SIBOMANA SILVAIN

Le prévenu est Secrétaire Général du parti FDU.

Devant la police, il lui était seulement reproché d’avoir pris part à des manifestations publiques non autorisées tel que cela ressort du procès verbal d’arrestation .

Devant le parquet, nous avons souligné une bavure policière sans plus , relevant ainsi que de par sa profession , il n’avait pas à être confondu à ses clients . Dans ces conditions , le caractère illégal de sa détention éclate au grand jour. Aussi , la main levée de sa détention s’impose .

1.5. MARTIN NTAVUKA

Le prévenu est chargé du parti FDU dans sa branche Nyarugenge

Au cours de son interrogatoire, il nie en bloc les faits lui reprochés soulignant avoir été intercepté au niveau du KBC quand il était seul entrain d’acheter une carte téléphonique. En ce qui le concerne nous avons soulevé l’absence des indices sérieux de culpabilité et sollicité la liberté provisoire.

1.6. MUTARAMBIRWA THEOBALD

Le prévenu a été informé tôt dans la matinée de l’arrestation de son président Ntaganda Bernard. Il essaie d’alerter ses collègues de la situation avant de se faire intercepter au niveau de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique.

Au niveau du parquet, il nie tous les faits lui reprochés et sollicite la liberté provisoire Il n’a pas également manqué de dénoncer les conditions quasi inhumaines de sa détention. Il en découle que le prévenu ne pouvait pas participer à une manifestation publique qui n’a pas eu lieu .

1.7. SIBOMANA THEONESTE

Le prévenu étudiant de son état a été intercepté au niveau du Ministère de la justice, menotté arrêté et forcé de monter dans une camionnette de la police. Il sera battu copieusement, la tête cognée constamment au mur

Au cours de l’interrogatoire, il avait des douleurs atroces à la colonne vertébrale et à la tête. Il ne cessait de solliciter que des soins médicaux lui soit prodigués.

Enfin, il considère que les faits lui reprochés ne sont guère établis. Nous avons sollicité la liberté provisoire pour raisons de santé.

1.8. ALICE MUHIRWA

La prévenu a fait également l’objet des sévices suite à son arrestation intervenu au niveau du Ministère de la Justice. Elle a reçu un coup dans le bas ventre qui entraîne des saignements continus. Nous avons sollicité sa liberté provisoire pour lui permettre de recevoir les soins appropriés. Bien plus aucun indice sérieux de culpabilité susceptible de justifier sa détention ne sont guère réunies. Nous l’avons également assistée pour d’autres faits dont de plus amples détails vous ont été communiqués

La prévenu a fait également l’objet des sévices suite à son arrestation intervenu au niveau du Ministère de la Justice. Elle a reçu un coup dans le bas ventre qui entraîne des saignements continus. Nous avons sollicité sa liberté provisoire pour lui permettre de recevoir les soins appropriés. Bien plus aucun indice sérieux de culpabilité susceptible de justifier sa détention ne sont guère réunies. Nous l’avons également assistée pour d’autres faits dont de plus amples détails vous ont été communiqués

I.9.MWIZERWA SILVERE

Le prévenu a été intercepté le 27 Juin 2010 au niveau du KIST au moment il venait de l’église. Il n’a jamais participé à une quelconque manifestation publique Les faits lui reprochés ne sont pas établis en fait et en droit

Nous avons sollicité la main levée de la détention.

II. DES OBSERVATIONS JURIDIQUES .11.1, Caractère illégal de la détention

  Violation de l’article 18 alinéa 2 de la constitution, des articles 38 et 48 à 51 du Code de procédure pénale

  Nullité de tous les procès verbaux d’audition établis au niveau de la police les prévenus n’ayant pas été autorisé de se faire assister par un conseil de leur choix et l’interrogatoire s’étant déroulé dans des conditions particulièrement difficiles (bastonnades, coups, menaces), les prévenus étant menottes, mains liées

- Violation de la convention internationale sur la torture à laquelle le Rwanda vient pourtant d’adhérer.

- Etablissement du mandat d’arrêt provisoire avant l’interrogatoire des prévenus.

11.2. De l’absence des indices sérieux de culpabilité

L’infraction relative à la violation de l’article 9 de la loi sur les manifestations publiques n’est pas établie en fait et en droit.

Le prévenu Bernard Ntaganda s’est conformé au prescrit de l’article 17 de la loi sur les parties politiques telle que modifiée et complétée à ce jour en informant préalablement les instances habilitées de ce qu’il comptait organiser une marche pacifique. Aucune décision de refus ne lui ayant été notifiée l’on ne saurait guère lui opposer d’avoir violé l’article 9 d la loi précitée, encore que son arrestation est intervenue avant le jour de la manifestation était censée avoir lieu. Il est mal venu de reprocher aux prévenus des faits infractionnels qui n’ont pas été perpétrés

Les conditions prescrites par les articles 93,94 et 95 du Code de Procédure Pénale ne sont pas réunies. Il en découle l’absence des indices sérieux de culpabilité, ce qui justifie à titre principal la main levée de la détention des prévenus Théogène Muhayeyezu et de Silvère Mwizerwa ainsi que leur mise en liberté provisoire à titre provisoire . Il y’aura lieu d’ordonner la liberté provisoire pour les autres.

Je reste à votre entière disposition pour les renseignements complémentaires que vous jugerez utiles de me demander pour un meilleur suivi de la présente procédure et vous remercie de l’attention qu’il vous plaira d’accorder à la présente

Maître Gatera Gashabana

Avocat

The Permanent Consultative Council of Opposition Parties in Rwanda (PCC)

C/O. B.P. 6334 Kigali , Rwanda ,  Tel: +250 788563039,+250 728636000, +250 788307145


Press Release: Detained victims of the last police crackdown on opposition still in agony.

The National Electoral Commission (NEC) is wrapping up nominations for Presidential Candidates today, as opposition politicians arrested last week when it started receiving nominations are still imprisoned, under torture and suffering inhumane torments in police cells. The victims are in agony and have been denied medical care.

The Permanent Consultative Council of Opposition Parties in Rwanda (PCC) is deeply concerned with this inhumane treatment from state organs. There are persecuted because they are opposed to the ruling party and were demonstrating for their civil and constitutional rights, since the National Electoral Commission in complicity with other Government institutions have blocked the genuine opposition from participating in the upcoming August presidential elections.

The planned demonstration on 24th June 2010 was sabotaged by the Government when Maitre NTAGANDA Bernard, founding president of PS Imberakuri was violently grabbed from his home by agents of the National Police. Since then he has been day and night in handcuffs in different police cells. The Party Secretary General, Theobald MUTARAMBIRWA and several Imberakuri members are still held up.

The same day several members of FDU Inkingi were arrested. Though some have been released others are submitted to severe tortures and denied medical attention. Ms. Alice MUHIRWA, the party treasurer, is still bleeding due to boots kicks into her stomach. Mr. Sylvain SIBOMANA, the party secretary general, needs an urgent x-ray as he was hardly beaten several times while his legs and arms were tied behind his back. Mr. Theoneste SIBOMANA (party leader in Kigali) needs a concussion evaluation after head injury which was bunged on wall many times during torture. The medical condition of the following prisoners is not known: the party lawyer Maitre Theogene MUHAYEYEZU, and the party member Martin NTAVUKA. They all have symptoms of torture and degrading treatments.

How can the incumbent President Paul KAGAME, his regime and police explain the arbitrary arrests, torture, inhuman and cruel treatment of the opposition leaders?

We call upon the Rwandan Government to immediately release these political prisoners without any further delay and investigate the reported cases of torture and barbaric martyrdom.

Issued at Kigali, 2nd July 2010

Mrs. Victoire Ingabire Umuhoza

Chairperson, United Democratic Forces

Mr. Frank Habineza

Chairman, Democratic Green Party of Rwanda

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Rwanda/Afrique du Sud:Attentat manqué contre Kayumba: Pretoria accuse «un pays étranger»

Posté par Adolphe Habimana le 3 juillet 2010

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Photo du 29 décembre 2000 du Général Faustin Kayumba Nyamwasa.

AFP/Marco Longari

Par RFI

L’Afrique du Sud semble avoir de nouveaux éléments sur la tentative d’assassinat contre l’ancien chef d’état-major rwandais, Faustin Kayumba Nyamwasa. Le général avait été blessé par balles à l’estomac, le 19 juin 2010, devant son domicile à Johannesburg, où il est réfugié depuis le mois de mars. Le ministère sud-africain des Affaires étrangères accuse « un pays étranger » d’être derrière cette attaque. Un pays avec lequel l’Afrique du Sud « a de bonnes et solides relations diplomatiques », a laissé entendre le directeur général du ministère, sans nommer le pays en question.

Pretoria ne nomme pas explicitement le Rwanda mais les déclarations du directeur général du ministère des Affaires étrangères avaient tout d’une mise en garde ce jeudi matin 1er juillet. Ayanda Ntsaluba a prévenu : « si l’attaque sur le sol sud-africain contre le lieutenant général est un acte politique nous le considérons avec une grande gravité et nous le traiterons comme tel ».

Pretoria accepte dans la pratique que des missions étrangères dépêchent des agents de renseignement déclarés mais « si leur activité est clandestine c’est toute autre chose », a insisté Ayanda Ntsaluba.

Kigali soupçonne le général Faustin Kayumba, présenté comme un rival du président Paul Kagamé, d’avoir participé aux trois attaques à la grenade qui ont fait un mort et une trentaine de blessés dans la capitale rwandaise le 19 février 2010 , mais Kigali dément toute implication dans la tentative d’assassinat visant le lieutenant général rwandais

Afrique du Sud, Rwanda - 

Article publié le : vendredi 02 juillet 2010 – Dernière modification le : vendredi 02 juillet 2010


 

Deux Rwandais et deux Tanzaniens inculpés pour l’attentat manqué contre Kayumba

 

General Faustin Kayumba Nyamwasa

AFP

Par RFI

Les quatre suspects arrêtés et inculpés en Afrique du Sud après la tentative de meurtre contre le général rwandais Kayumba Nyamwasa ont été entendus hier par un juge d’un tribunal de Johannesburg. En même temps hier, le ministère des Affaires étrangères sud-africain a mis en cause des « agents » et un « pays étranger » dans la tentative d’assassinat de l’ancien chef d’état major rwandais.

Pour l’instant, il n’y a que quatre suspects derrière les barreaux en Afrique du sud. Deux Rwandais, deux Tanzaniens, tous âgés d’une trentaine d’années, tous inculpés de complot et d’incitation au meurtre.

Hier, ces quatre hommes, grands, aux traits fins, sont apparus tendus devant un juge de Johannesburg. Ils n’ont pas pris la parole. Le magistrat a décidé de reporter l’audience au 27 juillet prochain. Il s’agit d’abord de savoir quel est leur statut ici.

Le juge a aussi souhaité laisser un peu plus de temps à la police pour apporter des éléments à l’enquête. Les inspecteurs assurent qu’ils vont procéder à de nouvelles arrestations dans les jours à venir.

En même temps, hier, Pretoria a mis en cause des agents agissant pour un pays étranger qui auraient organisé la tentative d’assassinat. Les autorités sud-africaines n’ont pas cité le Rwanda, mais ces non-dits sont pour le moins explicites. Kigali risque de ne pas apprécier ces attaques.

Pour le directeur général du ministère sud-africain des Affaires étrangères, il ne faut pas prendre cette affaire à la légère car elle touche à la stabilité d’un pays. Elle implique aussi un Etat avec qui l’Afrique du Sud a de bonnes et de solides relations diplomatiques.

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FRANCE /RWANDA: Kayumba Nyamwasa :L’homme aux mille secrets

Posté par Adolphe Habimana le 12 juillet 2010

La France demande, elle aussi, l’extradition de l’ancien chef d’état major rwandais Faustin Kayumba. Le général, proche naguère du président Kagamé, vit aujourd’hui en exil en Afrique du Sud. Il a été victime le mois dernier d’une tentative d’assassinat, et a été blessé par balles devant son domicile de Johannesburg.

Tout le monde veut juger Faustin Kayumba : la France, comme l’Espagne et le Rwanda.

En France, le parquet confirme l’envoi d’une demande d’extradition en Afrique du Sud, à la demande du juge d’instruction. Mais à Paris, le porte-parole a dit ne pas savoir quand exactement cette demande a été faite.

Faustin Kayumba est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par le juge Jean-Louis Bruguière en novembre 2006. Le juge français avait alors décidé de poursuivre 9 personnalités de l’entourage de Paul Kagamé dans le cadre de l’enquête sur l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana, qui a entraîné le déclenchement du génocide.

Mais Faustin Kayumba est aussi poursuivi par la justice espagnole depuis février 2008. Un juge d’instruction a émis quarante mandats d’arrêt à l’encontre d’officiers supérieurs de l’armée rwandaise pour actes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et terrorisme.

Et puis bien sûr, le Rwanda réclame aussi le général, accusé de vouloir déstabiliser le pays et d’être derrière les attentats à la grenade qui ont secoué Kigali en février dernier.

source: allafrica

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Ouganda: deux morts et 25 blessés lors de l’expulsion de Rwandais

Posté par Adolphe Habimana le 16 juillet 2010

GENEVE — Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’est indigné vendredi des brutalités commises par la police ougandaise lors du renvoi mercredi dans leur pays de 1.700 Rwandais, qui ont fait deux morts et 25 blessés.

« Très inquiet », le HCR « demande au gouvernement (ougandais) de ne plus mener d’autres opérations » de renvoi de demandeurs d’asile, a déclaré à la presse la porte-parole du HCR Melissa Fleming.

« Le mercredi 14 juillet, la police ougandaise a monté une opération pour rafler et renvoyer environ 1.700 personnes qui étaient dans les camps de réfugiés de Nakivale et Kyaka, dans le sud-ouest de l’Ouganda », a indiqué la porte-parole.

« Dans le camp de Nakivale, les demandeurs d’asile rwandais ont été rassemblés sous le prétexte qu’ils allaient être informés du résultat de leurs demandes d’asile. La panique s’est répandue lorsque la police est intervenue en tirant des coups de feu. Les gens ont été poussés de force dans des camions qui les ont menés à la frontière où ils sont arrivés à 2H00 du matin », a précisé Mme Fleming.

« A Kyaka, c’est une distribution de nourriture qui a été utilisée pour mener la rafle », a-t-elle ajouté.

« Cette opération a fait deux morts, deux hommes qui ont sauté des camions alors qu’ils roulaient vers le Rwanda. Des enfants ont été séparés de leurs parents. Durant l’opération, 25 personnes qui n’étaient pas parmi les personnes renvoyées ont été blessées, certaines par des coups donnés par les policiers », selon la porte-parole. « Six femmes enceintes sont parmi les blessés », a-t-elle précisé.

Par ailleurs, le HCR « a reçu confirmation que des réfugiés dûment enregistrés ont été emmenés », et craint que des « réfugiés d’autres nationalités aient pu être aussi déportés dans la confusion ».

Depuis le début de l’année, 3.320 Rwandais ont déposé des demandes d’asile en Ouganda. 98% de ces requêtes ont été rejetées, relève le HCR, selon lequel les dossiers ne sont pas traités « correctement ni équitablement ».

Enfin, le HCR a critiqué les conditions d’hébergement des personnes refoulées, une fois remises aux autorités rwandaises. Selon Mme Fleming, les 1.700 personnes expulsées mercredi ont été menées dans un camp de transit à Rukomo (province rwandaise de Byumba) dont la capacité est de 500 personnes.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés

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Zapatero cède à la pression et pose un lapin à Kagamé

Posté par Adolphe Habimana le 17 juillet 2010

 

José Luis Rodriguez Zapatero, le 14 juillet 2010 au Parlement, à Madrid.

José Luis Rodriguez Zapatero, le 14 juillet 2010 au Parlement, à Madrid. © AFP

Co-présider une réunion de l’ONU sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) avec Paul Kagamé a posé quelques problèmes de conscience à José Luis Zapatero. Il a préféré dépêcher sur place son ministre des Affaires étrangères.

Les présidents espagnol et rwandais devaient diriger une réunion de l’ONU à Madrid, vendredi 16 juillet. C’est finalement Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères, qui s’est rendu à l’hôtel madrilène où se tenait le sommet sur les Objectifs du millénaire.

« Sensible aux critiques »

Le président espagnol a cédé à la pression de partis politiques et d’ONG qui lui reprochaient  son mutisme face au choix « discutable » de Paul Kagamé comme coprésident de cette initiative des Nations unies. La Coordination des ONG espagnoles pour le développement (Congde) avait dénoncé jeudi « le choix questionnable de M. Ban Ki-moon » sur la personne de Paul Kagamé, et « la passivité du président Zapatero qui a accepté sans objection d’agir aux côtés d’un présumé génocidaire ».
José Luis Zapatero s’est dit « sensible aux critiques » et à la demande qui lui a été faite ensuite de ne pas rencontrer le président rwandais.

Une quarantaine de militaires rwandais sont poursuivis par un juge espagnol. Il a émis en 2008 des mandats d’arrêt pour « génocide » et organisation d’affrontements ethniques dans les années 1990, pour s’emparer du pouvoir et mettre en place un « régime de terreur ». Il leur est notamment reproché d’avoir assassiné neuf missionnaires et coopérants espagnols, témoins de massacres.

« Simple maquillage »

Le juge Fernando Andreu a par ailleurs lancé des accusations détaillées contre le président Kagamé, sans pour autant le poursuivre, en raison de son immunité de chef d’État. Kigali a toujours démenti ces allégations.
La décision de José Luis Zapatero de ne pas rencontrer Paul Kagamé n’a cependant pas satisfait les familles des neuf Espagnols – qui auraient été tués par les milices tutsies du président Kagamé avant son accession au pouvoir. Ils ont qualifié sa volte-face de « simple maquillage », arguant que les deux dirigeants ne figureraient certes pas ensemble sur les photos officielles, mais que le président espagnol restait jusqu’à présent toujours associé à l’initiative de l’ONU aux côtés de son homologue.

« Le président Zapatero n’a pas décliné, jusqu’à présent, l’invitation à co-présider cette initiative », a dénoncé leur avocat, Me Jordi Palou. Miguel Angel Moratinos va rencontrer Paul Kagamé « et ils vont sûrement négocier et parler, logiquement, du processus judiciaire » en cours, a critiqué l’avocat.

« Aller de l’avant »

La réunion, qui devait initialement se dérouler à la Moncloa, siège du gouvernement espagnol, a été déplacée dans un grand hôtel de la capitale, après la décision de dernière minute de José Luis Rodriguez Zapatero de ne plus y participer.
Initiée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, il s’agit de la première rencontre des différents membres du groupe de contact sur les OMD. Ce groupe a été créé en juin dernier et vise à stimuler les efforts en vue de réaliser d’ici à 2015 les OMD, afin de réduire l’extrême pauvreté à travers le monde. Un sommet sur ce thème est prévu en septembre au siège des Nations unies à New York.

« Nous allons nous réunir avec les groupes politiques pour leur expliquer la décision » du président espagnol, a indiqué la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega à la télévision espagnole.  Avant de conclure : « L’important, c’est que les Objectifs du millénaire continuent d’aller de l’avant. »

source: jeune afrique

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RWANDA/FPR:Kagame akomeje guhirika FPR Inkotanyi.

Posté par Adolphe Habimana le 18 juillet 2010

Basomyi bacu iyi nyandiko twayandikiwe numwe mu banyamuryango b’ishayaka rya FPR, atwereka uburyo ibyari bigamijwe n’umurongo ngenderwaho waryo ryatangiranye byose byashimuswe na Perezida waryo Kagame. Kuriwe akaba amwita umunyagitugu n’umuntu wagambaniye ishyaka ryabo.

Ngaho  nimwisomere urwandiko rufunguye uwo munyamuryango wa FPR na bagenzi be badusabye kubatangariza ku rubuga rwacu, rufite umutwe “Impuruza ku banyamuryango ba FPR/Inkotanyi”

 

Impuruza ku banyamuryango ba FPR/Inkotanyi

 

Bwana Muyobozi Mukuru w’Ikinyamakuru Umuvugizi

Gikorera mu buhungiro,

 

Ndabaramutsa kandi mbifuriza ishya n’ihirwe mu mirimo yanyu mwiyemeje yo kubohoza abanyarwanda mukoresheje itangazamakuru, mubamenyesha amakuru nyayo, ya yandi atamenywa na benshi, aba ari mu bwiru.

Niyo mwatakaza ubuzima bwanyu, ariko abasigaye bakagira ubuzima bwiza, amahoro, umutekano n’ubwisanzure mu gihugu cyababyaye, NTAWIHAYE UBUBASHA N’IMBARAGA byo kubafata bu gwate(hijacking  the freedom of the people).

 

Mukomere rero turi kumwe, tuje kubatera inkunga, kubafata mu mugongo kandi natwe tutiretse, kuko urugamba n’urugamba,cyane iyo urwana na (ijambo ryasibwe) Kagame Paulo alias Pilato ka Rutagambwa no kwa Kabare ngo ba.

Hari icyo duhuriyeho n’uko twatabaye igihe byari bikomeye kandi intego ari ukubohoza urwatubyaye, tukarwanya akarengane kabaye akarande ku banyarwanda (nta masezerano abanyarwanda twagiranye nawe (Kagame))!

Ubu nkaba ndi mu buhungiro, naravukijwe uburenganzira bwanjye bwo kubaho mu gihugu narwaniye, nakoreye ijoro n’umunsi nkawe kandi nkababazwa cyane n’akarengane kuzuye ubugome gakorerwa abanyarwanda ( amoko yose hamwe nta wusigaye inyuma). RERO TUGOMBA KUBYAMAGANA  KANDI TWIVUYE INYUMA.

 

Nasomye inyandiko ifite umutwe witwa “ NINDE UZABOHOZA U RWANDA?”, numva nifuje gutanga igitekerezo cyane kandi ngerageza gusesengura uko ibintu byagiye bizamuka kugeza ubwo ubu turi  muri gitugu cy’indengakamere(total dictatorship), itagira icyo wayigereranya nacyo kuko nyiri kuyikora afite amasura menshi kuburyo bisaba ubuhanga kugira ngo abantu bibohore iyo ngoyi. Bitari ibyo, turashira twese. Ni mpyisi yambaye uruhu rw’intama!

 

Kuki mpuruje Abanyamuryango ba FPR/INKOTANYI?

 

Kuko nibo bene umuryango kandi warabaruhije cyane, barawitangiye kugeza aho bamena amaraso batanga abana babo ndetse n’imitungo yakabaye ibatunga bo nababo barayitanga, none Umuntu umwe ishyaka arigize akarima ke, abandi bose arabirukanye bahindutse nk’abatagize icyo bakora!

Ikindi kandi, ndifuza ko twitandukanya na Kagame n’agatsiko ke hakiri kare, ejo umuryango wacu utazitwa umutwe w’iterabwoba (terrorists),  kuko Kagame arashaka ko twese tuzajyana nawe.

Ndemeza ntibeshye ko ari nabo bafite igisubizo cya nyuma( ibyo bitandukanye nibyo bahora bababeshya ngo babatoye, ngo nibo moteri itwaye igihugu kandi ari agatsiko). Twese nk’abitsamuye, dusubirane ibyacu, RPF yayindi nyakwigendera Fred Gisa RWIGEMA yadusigiye, ikunda abanyarwanda, yifuza Ubumwe nyabwo bw’abanyarwanda, kw’ishyira ukizana kwa bose, urukundo mubana b’u Rwanda no kwitangira igihugu utitangiriye itama.

Dusubirane Umuryango twasigiwe nabaguye k’urugamba bose bazize amasasu y’uwo twarwanaga nawe, bazira agafuni ka Kagame n’inkora maraso ze kubera kutumva ukuntu bayoborwa n’umwicanyi.

 

Abanyarwanda baciye umugani ngo “ AKAMASA KAZAMARA INKA KAZIVUKAMO”, nk’uko uyu mugani ubivuga, Kagame ni umwe mu banyamuryango ba FPR kandi ni nawe uyisenye kubera inyungu ze bwite.

 

Mbere ya 1990 mu Rwanda, habayeho Orchestre yitwa “ IMPALA” yacuranze indirimbo yavugaga iti:

 

         “ NIBA UTARAVUZWE SIBICUMA BAGUCAGA AHUBWO N’IBANGA BAKUGIRIRIYE BIZERA KO UZIHANA”

 

Kagame, abantu baramuzi, Kagame abatari bamuzi baramwumvaga kandi mu buryo butandukanye, ariko ibyo akorera abanyarwanda,  cyane abanyamuryango yiyitirira kuyobora kandi atabikwiye( nawe arabizi ko habaye amatora nyayo nta wamutora, yewe n’umugore we ntiyamutora kubera inshyi nyinshi yagiye amukubita nkaho ari umuyaya w’abana be).

Kagame yakunze buri gihe guca mu “muryango winyuma” kugira ngo agere ku ntego mbisha ze.

Ntabwo ntinda kubyo yaba yarakoreye Uganda n’Abagande igihe yari akiri yo, reka nibande kuby’i Rwanda. 

Kagame yakomeje kubiba amacakubiri mu banyarwanda ateranya abantu akoresheje abagome nkawe, ngo baramunekera, agakoresha amayere yo kugusha abantu mu mitego y’ibyaha kugira ngo ejo, agaragare ko ariwe wenyine muzima.

 

Abantu ahari bashatse kumuha umwanya ngo abanze ashire impumu n’inzara yari yaramuriye agace k’igifu, naho barimo kwiremera ikirunga kizabarukaho.

Ng’uwo kurugamba yadukanye ingeso yo kwica commanders yumvaga ko batamwemeraga , inama zaterana akareka abantu bakavuga, byageza aho gufata umwanzuro akabisubiza inyuma, abantu bose bagaceceka ngo” afande PC yavuze buriya arabizi!!!

Yemwe yemwe, Kagame yigize akamana kazi byose n’abanyamuryango barabimwemerera batazi ko ako kamana kazahinduka urushitani.

Agahomamunwa kabaye igihe, tugiye kujya i Kigali mugushyira mubikorwa amasezerano ya Arusha, inama yanyuma y’umuryango yateraniye ku Mulindi ku mataliki ya 25-26/12/1993, yemeje ibintu byinshi ariko icyari gikuru cyane kandi kiza (revolutionary and original) cyane cyari ko “ Nta munyamuryango uzafatanya imirimo ya cyama n’iya Leta”. Ndetse icyo gihe, bakame Kagame wari uzi icyo ashaka, yahise avuga ko we azaguma mu gisirikare, (bisobanurako ) ahita anava kubwa V/Chairman bwa Cyama( nk’umwana mwiza, ariko asigamo imitego ibihumbi n’ibihumbagiza). Inama nyobozi (Executive Committee) nshya igirwa na Chairman (Late Col. Kanyarengwe) n’abandi 2 bari bungirije Umuyobozi mu kuru ( V/Chairmen) Polisi Denis na Patrick Mazimpaka.

Nyuma y’ibyabaye byose, Leta ifashwe, Leta igiyeho, bakame (Kagame) kuko nta kizere yari yakiyumvisemo kandi hari n’ikindi y’uko Cyama kiyobowe n’umuhutu hagomba kuba President wa Republika w’umuhutu ( n’ubusanzwe u Rwanda rwari ruyobowe n’umuhutu Habyarimana, bitazagaragara ko twarwaniraga umwanya) kandi iyi nama hari inshuti za Cyama zayimuguriye ( abyemera atabyemeye kuko yaje kubihindura anyuze mu muryango w’inyuma nkuko twabivuze mbere, amaze kuvangavanga abantu n’ibintu).

 

Muri iki gihe yabeshye nyakwigendera Seth Sendashonga ko yaba atekereza icyakorwa aramutse atorewe kuba President wa Repubulika, we yaramaze guhitamo Bizimungu, kuri we byari kurema amacakubiri hagati mu bahutu ba Cyama, k’urundi ruhande kubera ko Faustin Twagiramungu yari Prime Minister biturutse ku masezerano ya Arusha kandi Kagame yarateye icyumvirizo amenya neza ko uyu Twagiramungu na Bizumungu bafitanye amasinde kuva muri STIR( azi neza ikibazo cyabo (temperaments) bombi), yumva ko k’uruhande rw’abahutu arushoboye ko batazatinda kuryana.

 

Icyari gisigaye n’ukumenya uko azagenza abatutsi babana Cyama, abahoze mu Rwanda, abavuye hirya no hino, yemwe nabari abayobozi mu Cyama ( ikibazo kinini cyari kumenya uko azabameneramo afata ubutegetsi bwose kandi ntihagire ukopfora).  Ubwo intambara yajyaga imbere, hari ibintu bigenda bibohozwa, hashyirwaho icyiswe “ SECURED PROPERTY” ngo kirashakira Cyama umutungo wo kuzakoresha Leta  yafashwe, ariko ku mpande yuzuzamo za maneko ze z’inkora mutima, n’abandi nabo barema uburyo (philosophy) bwo gukira unyuze iyibusamo yitwa “ GUCHAJINGA”, gusahura.

Usibye ko iki gikorwa cyateye ubusumbane, ishyari n’inzangano mubatabaye u Rwanda, ariko Kagame yayungukiyemo kuko kubwe yabonye ko abenshi batagifite (MORAL AUTHORITY) kubera gutunga ibyo bataruhiye bityo byabateye kumva nabo bafite umutima ubacira urubanza kuburyo batari bagishoboye kwamagana amafuti akorwa.

Kagame we yaboneyeho umwanya wo kwigira malayika ashaka kwerekana ko we nta cyabandi afite atura mu nzu yahoze ari iya Perezida Habyarimana mu Kiyovu, nyuma yimukira Nyarutarama mu mazu ya Coopération Militaire Belge mbere yo kujya gutura m’ Urugwiro.

Nyuma Leta igiyeho,yashyizeho agatsiko ke kazanye igitekerezo cyo kumusaba kuba Visi-Perezida  atabisabye, ariko byakorwaga n’abantu babyumvikanyeho. Mu mvugo yo kwiyerurutsa bati “rwose,  wararushye, watuyoboye neza ku rugamba, n’ubwo bitari biteganyijwe na Arusha ndetse no mw’Itegeko-Nnshinga, ariko, hamwe na MOD( Ministry of Defence), utwemerere ube na V/ President wa Repubulika”. Nawe ati ubwo bibaturutseho, sinabyanga.

 

Umutego wa kabiri uba urabonetse kuko icyambere ntabwo azabazwa ibya Cyama kuko we nta mwanya agifitemo( nyamara afite agatsiko yashyizeho (special team), kirirwa kananiza Cyama, bashyiraho za commissions zikananizwa ntizikore n’ibindi ako gatsiko kabangamiraga. Bityo abanyamuryango bakabura aho bageza ibibazo byabo.

 

Undi mutego yateze, yigize nyoni nyishi, avuga ko nka V/President, hari President, ariwe uzajya asubiza ibibazo byose bya Leta. Nyamara Bakame, akoresha inzego zitazwi z’agatsiko ke kugira ngo ananize Perezida imirimo, ateza umwiryane n’ibibazo k’ubutegetsi bushya bwari bugiyeho (bwa BIZIMUNGU), hanyuma abantu bazagere aho bumvishwa ko Kagame ariwe wabakemurira ibibazo, akaza nka Mussa aje gucyemura ibyananiranye! Ariko byose yabikoreraga kwigira mwiza asenya abandi!

 

Aha urugero natanga n’urwa muzehe KANANURA Donati wagize utya ati: “Oya, n’ubwo u Rwanda ari urwanjye, nkaba nararuruhiye, nsubiye mu mahanga”.

 

Uyu musaza, yitangiye igihugu atanga ifashanyo muri za fundraising, mu kuvuza abasirikare kugeza aho nawe ubwe yitanze aba Umuyobozi wa Logistics muri Commission ya Transport and Logistics agatanga naho departement ya Finances za Cyama zakoreraga mu gikubo.

Ntacyo abuze gusa ari urukundo rw’igihugu. Intambara irangiye, umusaza, ashaka gukorera mu rwamubyaye, ahitamo gukora uruganda rwa Coffee kuko n’ubundi ni bintu yari amenyereye mu bucuruzi bwe. Nka bandi bose yabaye yitije ahitwaga kwa Kabuga, hariya i Gikondo. Azana amamashini, atangira gutunganya kawa, imfungwa z’abagize uruhare muri jenocide zibaye nyinshi Leta iti: “ aho hantu ndahashaka” kandi bivugirwa mu nama ya Guverinoma. Ubwo umusaza atangira Kaluvariyo atyo, yo gushaka aho azimurira uruganda, anibwira ko bizamworohera nka mwana Cyama kandi nk’umushoramari (investor), binakenewe cyane.

Yagize atya abona impuruza y’uko nadakuramo imashini ze, bo baribubyikorere ku ngufu za Leta, umusaza ati: “ Mwa bagabo mwe ko twabanye k’urugamba, ibi munkoze n’ibiki, mwanyongereye igihe ko ntanze kuva aho hantu ahubwo ko ngishakisha aho gushyira ibintu byanjye kandi nkaba naranatangiye kubaka uruganda rwanjye mu kibanza nahawe”?

Ajya kureba Kagame, ariko mbere yaranamutumyeho umuhungu we Mbundu Faustin( nshuti magara ntusinge ya Kagame), Kagame yaramwakiriye arangije ati: “Urumva ntacyo nakumarira rwose ibyo byose bikorwa na Bizimungu nka President, jye nka V/President ntacyo nahindura. Inama nakugira n’uko wazibukira.” Umusaza arumirwa, afata icyemezo cyo gusubira Kampala, gukomerezayo business ze ati: “ Ni Nyagasambu rirarema”. Ava mu Rwanda atyo.

 

Kuri Bakame Kagame, mu mugambi we mubisha muremure (long plan programm) , aba atsinze ikindi gitego cy’umutwe yigize “injiji” ariko agamije kwangisha Perezida BIZIMUNGU abanyamuryango ba FPR.

Undi mutego, n’uko abigendereye, yafashije ba bayobozi b’Inkotanyi kwica ya ntego yari yemejwe mu nama ya Cyama ku Mulindi wa Byumba wo kudakomatanya imirimo ya Leta na Cyama(FPR). Ariko uhereye kuri Chairman nyakwigendera Col Kanyarengwe yemeye kuba Minister, Hon. Polisi Denis yemera kujya kuba Ambassador mu Bubiligi n’umuryango wunze ubumwe w’ibihugu by’Uburayi (European Union), Patrick Mazimpaka aba Minister kandi bose bagiye banatwaye imyanya ya Cyama aho bari hose. Cyama bagisigira Maj. Dr Theogene Rudasingwa nawe ubundi Kagame atizeraga kubera amateka y’Umuryango, tuzagarukaho, tunyomoza ibyanditswe na Bideri muri The New Times.

 

KAGAME aba arabarangije, mu gihe bamwe bahugiye ku intsinzi, naho Bakame (Kagame) arimo gupangana na Jack Nziza icyakorwa, hamwe n’izindi nkoramutima ze uhereye kuri James Kabarebe, Charles Kayonga, James Musoni etc… (Nakunze ko nawe yabyivugiye muri interview aherutse guha ikinyamakuru The Monitor cyo muri Uganda, aho yavugaga ko adakunda cyangwa adashimishwa no kubona abantu bakora ibintu yakabaye we akora!!! Hari ikindi se gisigaye kumva. Ibyo byose akabikora ari nako agenda asebya anabeshyera abayobozi bagenzi be bamufashije cyane kuba icyo ari cyo.

 

Aba bambari be bagenda bateza abaturage umutekano muke n’iterabwoba haba  abanyamuryango ba FPR, n’abandi baturage basanzwe ( nguwo Charles Kayonga mu nka z’Abagogwe ataretse no kubica urubozo bakabigereka ku bacengezi), ngabo muri Gishwati, ibibazo by’inzitane mu Mutara kandi byose akohereza intumwa y’uko abikurikirana, azabifatira umwanzuro n’andi mayeri arimo ubutiriganya n’ubugome bwinshi, bukorwa na Kagame akoresheje agatsiko ke.

Abatunzi ababuza amahoro, babura aho bororera inka zabo kandi bakanababuza gusubira aho bari barahungiye, kuko naho yabatezaga inzego z’umutekano n’izibanze zikabarira inka n’andi matungo ndetse n’amafaranga rugeretse, bagatumaho abantu ngo nibaze babahe imilimo, bahagera bakabahoza mu muhanda kandi batagishoboye gusubira iyo bavuye kubera uburyo baje batorotse.

 

Kagame yakomeje guhemukira abanyamuryango ba FPR/INKOTANYI, kugeza aho babaye abatindi nyakujya kubera inyungu ze bwite. Aha naho nabaha urundi rugero rwa Capt.( Rtd) Mzehe KARIMBA HARUNA, bamutwara project ye ya Hotel des Diplomates!!! Ninde utazi ibyo Karimba yakoreye Cyama kugeza aho afungiye business ye akajya k’urugamba avuye mu mudendezo wa Mombasa? Ni nde utazi ko inzu ya Karimba i Mbarara ariyo VIPs ba FPR Inkotanyi bararagamo( na Kagame ubwe niho yararaga), yarayihariye umuryango. Intambara irangiye, ati: “ jye sinashobora gukomeza igisirikare ndashaje, ngiye kureba uko nakwirwanaho”. Kagame ati: “ Rwose reba icyo wakora, numara kwiga umushinga uzambwire nza gufasha yewe ndetse no gushaka inkunga muri Banki, nzabigukorera”. Umusaza nk’umusirikare ati: “ Ndiyo sir!!! Asante saana Afande, tena naomba kuendelea sir!” Kagame ati: “ Haya mzehe,endelea vizuri mzehe, any time, come back to me”. Rwose no kugira ngo amwizeze, yamweretse Hon. Dr Kaberuka ari Minister wa Finances na Economic Planning, amubwira ko ari umusaza witanze ko agomba gukora ibishoboka byose akareba uko yamufasha agasubira muri business ze kandi abifashijwemo na Cyama (usibye ko mpamya ko Karimba na Dr. Kaberuka bari basanzwe banaziranye).

 

Umusaza utwo yari yabitse adukura k’umusego, anyarukira Kampala, ashaka Consultant mu by’amahoteli kuko na Leta yashakaga kugurisha Hôtel des Diplomates kandi yaranagejeje igitekerezo kuri Kagame ndetse akagishyigikira, yongera kwihanangiriza Kaberuka ko agomba gufasha umusaza, akajya areba niba uwo mushinga wigwa neza, batamubeshya dore ko yavugaga ko azi Abagande kurusha Imana yabaremye.

Naho Kagame we yashakaga kumenya neza feasibility y’umushinga kugira ngo azamutegeke kuwukorana na TRI-Star cyangwa yange bawumutware burundu. Ni nako byagenze kuko byageze aho, aho kugira ngo TRI-STAR ibijyemwo banyuze kuri SONARWA iyobowe na Hope, nawe abishinga Titien, umugabo wo mu Ngagara h’i
Burundi, umusaza y’ikanze Umushinga we baramaze kuwutwara kandi bakoresheje wa mu Consultant we. Icyiza n’uko nyine wa mugani wabanyarwanda ngo: “ukora ineza ukayisanga imbere, wakora inabi nabwo ukayisanga imbere, ibyiza rero umuntu yagombye gukora ineza”. Umusaza yakijijwe n’uko offre yabo yagiye itinze muri National Tender Board na Privatisation Secretariat, bityo ari we ari abari bamutwaye project bose baburiramo kuko yari photocopie conforme à l’original. Aha naho byakozwe naba technicians ba Kagame ashaka guteranya Bizimungu ndetse n’izindi ntore z’umuryango. Nabwo aba yerekanye ubutindi bwe nyakujya.

 

Ikindi gikorwa cyuzuye ubugome n’amayeri yakoresheje kugira ngo yigizeyo President Bizimungu ashatse kunyura kuri Patrick Mazimpaka. Mazimpaka amunaniye, akoresha ya mayeri ye yo kunyura mu banyamuryango abumvisha ko Mazimpaka ashaka gucamo umuryango ibice kubera ko adashaka ko bamukorera igenzura kandi ntiyitandukanye na Bizimungu. Yanabizanye mu nama ya Cyama ku Kicukiro. Nkongori agize ati ariko Patrick muvuga ntabwo yakora ibyo ngibyo Your E. Yaruhukiye (Nkongori) muri 1930 amaramo 2 years.

 

Naho umunyamakuru wa the Monitor amubajije ati: “ese icya gukundishije politiki n’iki”. Nawe ati: “ buriya hari abasaza nakunze kureberaho aribo Nyerere na Mandela, bityo nkababonamo icyitegererezo cy’ubuyobozi bwiza.” Ibyo nibyo rwose, ariko, Mr Kagame, hari cyo utazi cyangwa wirengagiza, n’uko nta n’ikintu na kimwe ufite cyangwa wigiye kuri ziriya Nyangamugayo! Koko ngo: “Nta nkumi yigaya peee!!!”. Wigeze wumva Nyerere yica abo yarafatanije nabo urugamba yarariho, ntiyicishije bugufi akageza aho yambura Zanzibar abashakaga kumunyura muri humye ngo bamuzitire, ariko kubera ubumuntu no gukunda abandi arabatsinda? Mandela we yakoze agashya! Yababariye abamufunze imyaka 27, bamuziza ubusa kandi abikuye ku mutima. Wigeze wumva hari umuzungu wishwe agambaniwe na Mandela. Nkanswe wowe ukurikirana uwo mwasangiye akabisi nagahiye naho yaguhungiye ashaka amahoro kandi aguha amahoro ukamusangayo ngo umuhonde inyundo!!!. “Akumiro ni amavunja wamugani w’Abagoyi”. Ese ubundi ko ntacyo uvuga kuri Museveni, ntacyo waba waramwigiyeho cyangwa ngo abe ya kubera icyitegererezo? We n’ubwo atari akuzi, yarakweretswe n’impfura Fred Gisa Rwigema, ntacyo yakumariye? Nyamara kuba indashima birahemuza.

N.B: Ibi byo kwigereranya na Nyerere na Mandela nzabigarukaho, ngerageza kwumva neza impamvu Kagame adashaka ko bamugereranya na Gen. Kayumba na

Col. Karegeya.

 

Igisubizo kukibazo: NI NDE UZABOHOZA U RWANDA?

 

  1. Aba mbere ni Abanyamuryango ba FPR/INKOTANYI, bamagana Kagame, bakamubuza kwigarurira Umuryango wabo, bakitandukanya nawe mubikorwa by’iterabwoba akomeje gukorera abanyarwanda ndetse n’isi, tugasubiza umuryango wacu munzira yawo watangiranye. Ndabakangurira kumwamagana mutamutora (gusa bazitonde bajye bashishoza kububahasha n’ubukarita bw’itora niba nta bimenyetso bagiye bashyiraho.)

 

  1. Ikindi Abanyamuryango bagomba gukora n’ukwirinda abantu baza kubasobanurira ko abandi bagenzi babo mwasangiye akabisi nagahiye ko bataye umurongo. Abo babibabwira nibo bawutaye rwose. Ni muhaguruke rero duharanire ibyacu ejo tutazabura ibyuma n’intama. Kagame nabagenzi be bagenda bakore ishyaka ryabo ry’abagizi banabi ni nyundo zabo, n’imashini zisya n’ibindi bikoresho by’ubugizi bwa nabi.
  2. Ububanziriza ubwanyuma, abanyarwanda bose aho bava bakagera, niduhagurukire uyu mugabo, tumurwanye twivuye inyuma, nta nshiti tuzamutsinda. Arikiringita agaseka, agakangisha abantu imbunda nkaho ari we wenyine uzi aho zigurirwa. Abo basirikare yita abe, yabavanye he? Ese ubundi yabaye Commander ryari? Hari Palatoon izwi yaba yarayoboye ikaba yarafashe n’igishanga kidatuwe ngo baharindire umutekano. Urakangisha Umubyeyi umwana we y’ibyariye? Nanyina wundi abyara umuhungu.

 

 

Abo basirikare wirirwa ukoresha munyungu zawe bwite si abawe, reka kubaroha ubakoresha amarorerwa atagira icyo amariye abanyarwanda. Kandi umenye ko ibyo ukora amaherezo bizakugiraho ingaruka.

Agapfa kaburiwe ni mpongo kandi akazaza gatinze n’amenyo yaruguru.

 

Kwibohoza ntibisabwa ahubwo biraharanirwa.

 

Mwibuke kandi ko se wabo Kabare ariwe wavuze ko “Akaboko kafashe ingoma ntikayirekura keretse bagaciye. Nidutabare rero urwatubyaye.

 

Ndoba Cyusa

Michigan

Ndobacyusa91@gmail.com

source:Umuvugizi

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Election/RWANDA:Début de la campagne présidentielle dans un climat tendu

Posté par Adolphe Habimana le 20 juillet 2010

Le président sortant Paul Kagame, est donné largement favori.

Le président sortant Paul Kagame, est donné largement favori. © AFP

La campagne en vue de l’élection présidentielle du 9 août débute mardi. Le président sortant Paul Kagame est très largement favori. Mais la série d’attentats, d’arrestations et de meurtres ont alourdi l’atmosphère.

Paul Kagame sollicite auprès des quelque cinq millions d’électeurs un nouveau mandat de sept ans après sa première élection en 2003, même s’il est de facto à la tête du pays depuis que le Front patriotique rwandais (FPR) qu’il dirige a pris le pouvoir en chassant en juillet 1994 le régime génocidaire extrémiste hutu.

La campagne s’ouvre après cinq mois marqués par une série d’attentats à la grenade à Kigali — deux morts et des dizaines de blessés — des arrestations de responsables militaires et des mises en garde de M. Kagame sur des menaces de « coup d’Etat » fomentés par d’anciens camarades d’armes en exil.

Déséquilibre des budgets de campagne

Loué pour sa vision économique et l’indéniable transformation sociale du Rwanda, critiqué pour ses penchants autoritaires, M. Kagame, 52 ans, entamera mardi au stade national de Kigali une campagne qui coûtera au FPR 1,5 milliard de francs rwandais (environ 2 millions de dollars) issus de « contributions volontaires » de partisans, selon Christophe Bazivamo, coordinateur de la campagne.

Une fortune, comparé aux moyens des trois autres candidats en lice, comme le vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Damascène Ntawukuriryayo dont le Parti social démocrate envisage un prêt bancaire pour mener campagne.

Le Parti libéral et son candidat, le vice-président du Sénat Prosper Higiro, sont logés à la même enseigne. La sénatrice Alvera Mukabaramba est encore moins nantie du fait de la jeunesse de son Parti du progrès et de la concorde créé en 2003.

Ces trois partis dont le discours politique ressemble à celui du FPR avaient soutenu M. Kagame lors de la présidentielle en 2003, ce qui leur vaut d’être qualifiés de « satellites » du FPR par trois formations d’opposition récemment apparues.

Ces partis, les Forces démocratiques unifiées (FDU), le Parti démocratique vert et le Parti social (PS, Imberakuri), de facto exclus du scrutin présidentiel, ont demandé en vain son report.

Les deux premières formations n’ont pas encore obtenu leur enregistrement par le pouvoir. La présidente des FDU, Victoire Ingabire, est sous contrôle judiciaire depuis le 21 avril après avoir été inculpée de négation du génocide et complicité de terrorisme. Le président du PS Bernard Ntaganda, sous le coup d’accusations similaires, est détenu depuis le 24 juin.

Quant au Parti vert, il pleure son vice-président André Kagwa Rwisereka, dont le corps quasi-décapité a été retrouvé le 14 juillet.

Dans un entretien à l’AFP fin juin, la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo avait rejeté les accusations de repression portées contre son gouvernement, et dénoncé « toutes sortes d’activités orchestrées pour créer un climat de peur à la veille des élections, mais aussi pour tenter de salir le gouvernement ».

Lors d’un entretien vendredi à Madrid avec Paul Kagame, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a demandé « une enquête complète » sur le meurtre de M. Rwisereka, ainsi que sur celui le mois dernier d’un journaliste très critique contre le régime, Jean Léonard Rugambage.

M. Ban a « exprimé ses inquiétudes quant aux incidents récents qui ont causé des tensions politiques » à l’approche du scrutin. L’Union européenne, qui a décidé de ne pas envoyer d’observateurs à l’élection, a pour sa part « condamné fermement le meurtre brutal d’Andre Kagwa Rwisereka » et « pressé les autorités rwandaises d’(en) éclaircir les circonstances exactes ».

source: RFI

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Kagame arashinjwa urupfu rw’abaperezida batatu

Posté par Adolphe Habimana le 28 juillet 2010

 

Kagame arashinjwa urupfu rw’abaperezida batatu dans ACTUALITE

 

Amakuru ikinyamakuru Umuvugizi gikesha abantu batandukanye bemeza ko Perezida Kagame ari umwe mu ba Perezida baba bashinjwa ubwicanyi bw’abantu bakomeye muri Afrika.

 

Perezida Kagame wayoboye FPR Inkotanyi ikiri mu ishyamba akaza kugera k’ubutegetsi amaze guhirika ubutegetsi bwa Habyarimana, arashinjwa kuba ariwe warashe indege yamuhitanye we na Perezida w’u Burundi Ntaryamira. Akaba kandi ashinjwa kwica Perezida Desire Kabila wayoboraga Congo (
Kinshasa).

 

Ibi arabishinjwa n’abantu batandukanye, harimo abo mu miryango ya banyakwigendera, abanyamahanga batandukanye, n’abamwe mu basirikare yari ayoboye muri FPR Inkotanyi.

 

Twabibutsa ko FPR Inkotanyi yakunze gushinjwa n’abantu benshi batandukanye ibyaha by’intambara, ndetse abakurikiranira hafi politiki y’u Rwanda bemeza ko Prof. Erlinder, umunyamerika uherutse gufungirwa mu Rwanda ashinjwa guhakana jenoside yaba bimwe mu byo yaziraga harimo gushinja Kagame ibyaha by’intambara.

 

Uretse kandi gushinjwa kwica abasivile bari mu nkambi ya Kibeho, n’impunzi zari mu cyahoze ari
Zaire, arashinjwa no kuba ariwe wahitanye Perezida Desire Kabila.

 

Amakuru dukesha bamwe mu bashinzwe inzego z’iperereza yemeza ko igisirikare cya Kagame cyatangije intambara muri Zaire (yaje guhinduka Congo) kugira ngo gihirike ubutegetsi bwa Mobutu wari ucumbikiye abari bamaze gukora ubwicanyi mu Rwanda no gushaka uburyo yabona amabuye y’agaciro kuko Congo iyakizeho cyane.

Kagame rero akaba yarabonye ko abo bantu bari batangiye kwisuganya bashaka kongera ku mutera, ntabwo yabyihanganiye yashatse uburyo yatera Zaire ubu isigaye ari Repuburika iharanira Demokarasi ya
Congo. Gutera ariko yatinye gutera wenyine, hagombaga gushakishwa abantu bafatanya kugirango abone impamvu zo gutera igihugu cy’abandi.

 

Muri abo yafatanyije nabo harimo abanyamurenge, n’abandi baturage bo mu bwoko bw’abatutsi ba Congo icyo gihe bicwaga banzwe cyane muri
Congo.

Sabo gusa Kagame yashatse kuko yagiye gushaka na Muzehe Kabila Desire wabaga mu buhungiro muri Tanzaniya kandi wari wararwanije ubutegetsi bwa Mobutu igihe kirekire.

Kabila yitirirwa intambara hanyuma  u
Rwanda ruba abashyigikiye iyo ntambara kuko bitari byoroshye kuvuga ko igihugu cyateye ikindi, kubisobanurira amahanga byari kugorana.

 

Kagame yatangiye intambara yitwaje abo bantu bose twavuze haruguru, ararwana ndetse mu gihe gito cyane aba ahiritse Mobutu wari urwaye aba arapfuye, ashyiraho Kabila Desire, nawe mu gihe gito ntabwo bashoboye kumvikana kuko yahise yirukana abasirikare b’abanyarwanda bari muri Congo, dore ko na Chef wa Etat Major  wa Congo icyo gihe yari umunyarwanda Gen Kabarebe James.

Muri icyo gihe bavuga ko Kagame yaba yarashwanye na Kabila kuko Kagame yashakaga kumushyiraho igitugu adashakaga ko Kabila yigenga.

 

Ibintu ariko ntibyamuguye neza kuko bakimara kwirukanwa aribwo Kagame yahise atangira indi ntambara ashaka na none kurwana n’uwo yashyizeho k’ubuyobozi, Kabila, intambara ariko ntabwo yamworoheye kuko Muzehe Kabila yahise ashaka ibihugu by’inshuti ze harimo Angola na
Zimbabwe baza kumufasha kurwana na Kagame.

 

Icyo gihe Kagame ntiyashoboye kugera k’umugambi wo gukuraho ubutegetsi bwa Kabila. Ndetse yahise agira ibyago kuko bamwe mubo yari yitwaje avuga ko arwanira Abanyamurenge  batavugaga rumwe, ndetse bamwe batangira kumwigomekaho kuko politiki ye batayumvaga neza, nibwo abitwaga ba Masunzu b’abanyamurenge batangiye kurwana n’abasirikare ba Kagame. Ndetse kugeza ubu bavuga ko Kagame ari mu bantu bishe abanyamurenge.

 

Kagame utajya ukozwa imishyikirano ntabwo yajuyaje ahita ajya kubarasa, maze abo yarwaniraga baba bahindutse abanzi be.

 

Intambara yo gukuraho Kabila, iba iramunaniye ndetse n’abantu yari yitwaje avuga ko arwanira baba batangiye kumuhinduka. Ibi byabaye kimwe mu bimenyetso bigaragaza ko kumvikana na Kagame bitoroshye, cyereka wemera ibyo akora byose, kabone niyo byaba ari amakosa.

 

Amakuru atugeraho ava ahantu hizewe avuga ko aribwo yahise atangira gushaka uburyo yakwica Perezida Kabila.

Ntibyatinze kuko ngo umupango wo kumwica wateguwe na Perezida Kagame yicwa kuburyo budasobanutse hakoreshejwe umwe mu basirikare bamurindaga.

 

Kugeza ubu Kagame akaba ariwe mu Perezida muri Afrika ushinjwa kwica abaperezida batatu bose.

 

Charles I.

 

charlesroi.roi05@gmail.com

source: journal UMUVUGIZI

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Rwanda/Afrique du sud:Nouvelle arrestation dans l’enquête sur la tentative d’assassinat du général Kayumba en Afrique du Sud

Posté par Adolphe Habimana le 30 juillet 2010

faustinkayumba.jpg

 

Le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars en Afrique du Sud, avait été blessé par balles à l’estomac le 19 juin par un inconnu devant son domicile de Johannesbourg.

AFP/MARCO LONGARI

Par RFI

Une cinquième personne a été arrêtée et inculpée jeudi 29 juillet 2010 par un tribunal Sud-Africain de tentative de meurtre. Le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars à Johannesbourg, avait été blessé par balles à l’estomac le 19 juin par un inconnu devant son domicile. Sa femme a estimé qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat. Début juillet, l’Afrique du Sud avait mis en cause des « agents » agissant pour un « pays étranger » sans toutefois identifier le pays en question. Kigali a aussitôt fait part de son mécontentement sur la conduite l’enquête.

L’arrestation de ce cinquième suspect coïncide avec un revirement notable dans la direction que prend l’enquête. En effet, jusqu’à ce jeudi 29 juillet, les quatre suspects dans cette affaire avaient été inculpés de simple recel. Mais depuis l’arrestation et l’audition de cette cinquième personne, le procureur en charge de l’enquête a annoncé qu’il poursuivra également pour tentative de meurtre.

Aucune information n’a jusque là filtrée sur la véritable nationalité des cinq suspects. Mais il est à présent établi que les quatre premiers sont des demandeurs d’asile en Afrique du Sud. Ils ont comparu jeudi 29 juillet devant le juge d’instruction qui a renvoyé l’audience au 12 août pour s’assurer de leur statut réel dans le pays.

S’il est avéré qu’ils sont demandeurs d’asile, ils pourraient demander une mise en liberté provisoire sous caution.

tags: Afrique du SudRwanda

vidéo attaque contre Kayumba Nyamwasa

http://www.youtube.com/watch?v=URNoT405maM

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Climat de peur à quelques jours de la présidentielle rwandaise

Posté par Adolphe Habimana le 31 juillet 2010

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Campagne présidentielle du FPR en 2010

(France 24 27/07/2010)

Au fur et à mesure que l’élection présidentielle rwandaise approche, la peur gagne les rues de Kigali. Plusieurs opposants ont été arrêtés, les journalistes sont réduits au silence et l’élection est verrouillée par le président sortant, candidat à sa propre succession, Paul Kagame.

À quelques jours du scrutin, prévu pour le 9 août, les meetings du Front patriotique rwandais (FPR), le parti de Paul Kagame, se multiplient à travers le pays. Le président sortant, arrivé au pouvoir à la fin du génocide, en juillet 1994, a rassemblé plus de 30 000 de ses partisans dans le stade national du Rwanda, à Kigali, le 20 juillet.

Loin des images de liesse véhiculées par l’équipe de campagne de Paul Kagame, le tableau de cette période pré-électorale paraît bien sombre. Les principaux opposants ont été empêchés de se présenter. Les trois partis d’opposition – les Forces démocratiques unifiées (FDU), le Parti démocratique vert et le Parti social – ont été écartés du scrutin présidentiel. Seuls trois candidats ont été autorisés à concourir, deux anciens ministres et un sénateur. Tous sont des proches de Paul Kagame.

Le 14 juillet, le corps du vice-président du Parti démocratique vert a été retrouvé en partie décapité dans un marais du sud du Rwanda. Quelques semaines auparavant, le rédacteur en chef du journal Umuvuguzi avait été retrouvé mort le corps criblé de balles. Il venait de mettre en cause les autorités rwandaises dans la tentative d’assassinat d’un ancien camarade de combat de Paul Kagame passé dans l’opposition.

Par ailleurs, deux membres des Forces démocratiques unifiées ont récemment été écroués et la responsable de ce parti, Victoire Ingabire, est actuellement inculpée pour diffusion « d’idées génocidaires » et collaboration avec des groupes terroristes.

Enfin, les atteintes à la liberté de la presse se sont multipliées à l’approche du scrutin. La directrice du bimensuel indépendant Umurabyo, Agnès Uwimana Nkusi, ainsi que la rédactrice en chef et la maquettiste du journal, ont ainsi été arrêtées le 8 juillet pour outrage au chef de l’État.

L’un de nos Observateurs à Kigali a souhaité apporter son témoignage, mais il a insisté sur la nécessité de protéger son identité. Nos Observateurs sur place sont inquiets et extrêmement prudents dans leurs contacts avec les journalistes de notre équipe.
Contributeurs

François D.
. »Aujourd’hui, le FPR me fait peur »
François D. vit à Kigali.

Je suis allé à un meeting du FPR pour prendre des photos, mais j’ai aussi vu des voitures faisant la promotion des autres partis sillonner la capitale. Le Parti vert [qui ne participe pas à l'élection, NDLR] a fait un meeting à 60 km de Kigali il y a quelques jours. Et, à la télévision, j’ai vu des messages électoraux d’autres partis que le FPR, comme le Parti libéral [parti proche de Paul Kagame, NDLR].

Le FPR a fait plein de choses très positives pour le pays, c’est lui qui nous a permis de dépasser le génocide, qui a amorcé notre développement économique, qui nous a permis d’intégrer le Commonwealth. C’est aussi grâce à lui que la crise économique ne nous a pas touchés.

Meeting du FPR à Muhanga, le 24 juillet 2010. Photo postée sur Flickr par Paul Kagame 2010

Le FPR a des militants dans tous les secteurs de la société. Tout le monde connaît ce parti alors que personne ne connaît les autres. Les membres du Parti vert ou du FDU, on ne les voit jamais en dehors des quelques semaines de campagne électorale. Après les élections, ils ne font plus rien, je pense qu’ils doivent avoir peur.

« Personne n’ose dire du mal de ce parti ici »

Je ne m’intéresse pas beaucoup à la politique, c’est un métier trop dangereux. Il y a quelques temps, j’aurais choisi le FPR parce qu’il nous a fait beaucoup avancer. Mais maintenant, ce parti m’inquiète. En 2003 [dernière élection présidentielle remportée par Kagamé avec 95 % des voix, NDLR], je me sentais libre, mais pour cette élection c’est très différent. Personne n’ose dire du mal de ce parti ici, parce qu’on sait qu’on risque beaucoup, même la mort.

Même les anciens amis de Kagame qui l’ont critiqué ont dû fuir le pays et des colonels de l’armée ont été arrêtés. Le gouvernement maltraite ses propres amis, alors comment va-t-il me traiter, moi qu’il ne connaît même pas ? Je ne pense pas que ce soit normal que les gens aient peur des autorités. »

François D.
Rwanda
 

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Rwada:Atteintes aux libertés d’expression, d’association et de réunion à l’approche de l’élection présidentielle – Janvier – juillet 2010

Posté par Adolphe Habimana le 3 août 2010

Chronologie


Human Rights Watch (Washington, DC)

Document

Ce document présente une chronologie de cas de violations du droit à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à la liberté de réunion ainsi que d’événements connexes qui se sont produits au Rwanda à l’approche de l’élection présidentielle du 9 août 2010. Il devrait être lu conjointement avec les documents de Human Rights Watch énumérés en face, lesquels fournissent des informations complémentaires sur quelques-uns de ces cas.

La présente chronologie est principalement axée sur une sélection de cas affectant des membres des partis de l’opposition, ainsi que des journalistes et des organisations non gouvernementales. Elle ne prétend pas apporter une liste exhaustive de cas. Human Rights Watch a recueilli des informations sur d’autres incidents qui ne sont pas inclus dans la présente chronologie.

16 janvier

Victoire Ingabire Umuhoza, présidente du parti d’opposition FDU-Inkingi, rentre au Rwanda après 16 années d’exil.

Janvier à avril

Victoire Ingabire est convoquée à maintes reprises par la police et interrogée à propos d’une présumée collaboration avec des groupes armés, en particulier les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). (Les FDLR sont un groupe armé actif en République démocratique du Congo, composé en partie d’individus ayant participé au génocide au Rwanda en 1994.) Elle est également interrogée à propos de ses déclarations publiques critiques à l’égard du gouvernement, donnant lieu à des accusations d’idéologie génocidaire et d’incitation aux divisions ethniques. Ces accusations sont en partie liées aux déclarations qu’elle a faites au mémorial du génocide à Kigali, au cours desquelles elle a appelé à ce que les massacres de Hutus soient reconnus, en plus du génocide, et à ce que justice soit rendue pour ces crimes.

Janvier à mai

Les autorités locales refusent à diverses reprises au Parti démocrate vert (autre parti d’opposition) et aux FDU-Inkingi la permission de tenir leurs congrès, l’une des conditions pour qu’un parti politique soit enregistré. Les deux partis ne peuvent obtenir leur enregistrement.

3 février

Un membre des FDU-Inkingi, Joseph Ntawangundi, est passé à tabac devant les bureaux des autorités locales de Kinyinya (Kigali).

4 février

Frank Habineza, président du Parti démocrate vert, est menacé par un inconnu dans un restaurant de Kigali.

6 février

Ntawangundi est arrêté et accusé de participation au génocide.

21 février

Une réunion du parti d’opposition PS-Imberakuri est violemment perturbée par des membres d’une faction dissidente.

22 février

Dans une affaire qui avait débuté en 2009, un tribunal reconnaît trois journalistes du journal indépendant Umuseso (le rédacteur en chef Didas Gasana, l’ancien rédacteur en chef Charles Kabonero et le reporter Richard Kayigamba) coupables de diffamation en lien avec un article publié dans leur journal. Kabonero est condamné à un an d’emprisonnement, Gasana et Kayigamba à six mois chacun. Tous trois se voient infliger une amende d’un million de francs rwandais (environ 1 755 $US).

28 février

L’ex-général rwandais Faustin Kayumba Nyamwasa part en exil en Afrique du Sud et commence à dénoncer le gouvernement et le Président Paul Kagame.

3 mars

Déogratias Mushayidi, ancien journaliste et opposant en exil du gouvernement, est arrêté au Burundi.

5 mars

La police burundaise remet Mushayidi aux autorités rwandaises.

10 mars

Les agents de l’immigration annulent le visa de travail de la chercheuse principale de Human Rights Watch sur le Rwanda, Carina Tertsakian.

17-24 mars

Le membre des FDU-Inkingi Joseph Ntawangundi comparaît devant une juridiction gacaca (tribunal communautaire mis sur pied pour statuer sur les affaires de génocide). Après avoir au départ plaidé non coupable, il change ensuite d’avis et avoue avoir participé au génocide. Il est condamné à 17 ans de prison.

17 mars

Une faction dissidente du PS-Imberakuri nomme Christine Mukabunani nouvelle présidente du parti, dans le cadre d’une tentative d’éviction du fondateur et président Bernard Ntaganda.

19 mars

Mushayidi comparaît devant un tribunal et est accusé, entre autres, d’atteinte à la sûreté de l’État, de collaboration avec des groupes terroristes, d’avoir minimisé le génocide, d’idéologie génocidaire et de divisionnisme.

23 mars

Ingabire est bloquée par la police à l’aéroport de Kigali et se voit empêchée de se rendre à l’étranger.

5 avril

Lors d’une audience devant le Sénat, des membres de la Commission politique du Sénat affirment que les accusations d’idéologie génocidaire portées à l’encontre de Bernard Ntaganda sont bien fondées. Le Sénat avait convoqué Ntaganda à deux reprises fin 2009 pour qu’il réponde d’accusations d’idéologie génocidaire, en lien avec ses déclarations publiques critiquant certaines politiques gouvernementales.

13 avril

Le Haut conseil des médias suspend les deux journaux indépendants Umuseso et Umuvugizi pour une période de six mois.

21 avril

Le rédacteur en chef d’Umuvugizi Jean-Bosco Gasasira fuit le Rwanda après avoir fait l’objet de menaces à plusieurs reprises.

21 avril

Ingabire est arrêtée et accusée d’idéologie génocidaire, de divisionnisme et de collaboration avec des groupes terroristes, dont les FDLR.

22 avril

Ingabire est libérée sous caution mais n’est pas autorisée à quitter Kigali.

23 avril

Dans une affaire qui avait débuté en 2009, la cour d’appel reconnaît Gasasira coupable de diffamation en lien avec des articles publiés dans son journal. Il est condamné à verser une lourde amende ainsi que des dommages et intérêts.

23 avril

La deuxième demande de visa de travail de Carina Tertsakian est rejetée, la veille de la date d’expiration de son séjour légal au Rwanda. Elle est obligée de quitter le pays le 24 avril.

24 mai

Le rédacteur en chef d’Umuseso Didas Gasana fuit le Rwanda après avoir fait l’objet de menaces à plusieurs reprises.

28 mai

Peter Erlinder, l’avocat américain de Victoire Ingabire, est arrêté et accusé d’avoir nié et minimisé le génocide, ainsi que d’avoir diffusé des rumeurs susceptibles de menacer la sécurité nationale.

7 juin

Erlinder se voit refuser une mise en liberté sous caution.

17 juin

Erlinder est libéré sous caution pour des raisons médicales.

19 juin

Tentative de meurtre sur Faustin Kayumba Nyamwasa en Afrique du Sud.

24 juin

Bernard Ntaganda est arrêté.

24 juin

Plusieurs membres du PS-Imberakuri sont arrêtés devant l’ambassade des États-Unis et plusieurs membres des FDU-Inkingi sont arrêtés devant le Ministère de la Justice à Kigali.

24 juin

Le journaliste d’Umuvugizi Jean-Léonard Rugambage est abattu devant sa maison à Kigali dans la soirée. Le matin, l’édition en ligne d’Umuvugizi avait publié un article, basé en partie sur des informations reçues par Rugambage selon lesquelles de hauts responsables rwandais auraient été impliqués dans la tentative de meurtre perpétrée en Afrique du Sud sur la personne de Kayumba Nyamwasa.

25 juin

La police libère certains membres du PS-Imberakuri et des FDU-Inkingi, mais trois membres des FDU-Inkingi et six membres du PS-Imberakuri, dont Bernard Ntaganda, restent en détention. Plusieurs membres du PS-Imberakuri et des FDU-Inkingi signalent avoir été passés à tabac par la police.

27 juin

Un autre membre du PS-Imberakuri est arrêté.

27 juin

Didace Nduguyangu et Antoine Karemera sont arrêtés en lien avec le meurtre de Rugambage. Les autorités annoncent par la suite que les deux hommes ont avoué avoir projeté de tuer Rugambage pour se venger d’un meurtre que celui-ci aurait commis pendant le génocide.

2 juillet

Date limite pour la remise des candidatures présidentielles à la Commission électorale nationale (NEC). Le PS-Imberakuri, le Parti démocrate vert et les FDU-Inkingi ne sont pas en mesure de présenter des candidats.

6 juillet

Bernard Ntaganda comparaît devant un tribunal et est accusé de plusieurs délits, entre autres d’avoir organisé des manifestations sans autorisation officielle, d’avoir troublé la sécurité nationale et d’avoir incité aux divisions ethniques – les deux derniers délits étant liés à ses déclarations publiques critiquant les politiques gouvernementales.

8 juillet

Arrestation d’Agnès Nkusi Uwimana, rédactrice en chef du journal Umurabyo, en lien avec des articles publiés dans son journal.

9-13 juillet

Les membres restants des FDU-Inkingi et du PS-Imberakuri sont libérés, à l’exception de Ntaganda.

10-12 juillet

Arrestation de Saidati Mukakibibi et de Patrick Kambale, journalistes à Umurabyo. Kambale est libéré. Mukakibibi reste en détention.

13 juillet

André Kagwa Rwisereka, vice-président du Parti démocrate vert, est porté disparu. Sa voiture est retrouvée près de la ville de Butare, dans le sud.

14 juillet

Le corps mutilé de Rwisereka est retrouvé à la périphérie de Butare.

16 juillet

La police arrête Thomas Ntivugurizwa, présumé être la dernière personne à avoir vu Rwisereka, sur présomption de meurtre.

20 juillet

Lancement officiel des campagnes pour l’élection présidentielle. Les candidats sont le président en exercice Paul Kagame (Front Patriotique Rwandais), Prosper Higiro (Parti Libéral), Jean-Damascène Ntawukuriryayo (Parti Social Démocrate) et Alivera Mukabaramba (Parti du Progrès et de la Concorde).

21 juillet

Thomas Ntivugurizwa est libéré.

21 juillet

Cinq membres du PS-Imberakuri sont arrêtés dans les bureaux du parti.

24 juillet

Deux membres des FDU-Inkingi sont arrêtés devant le domicile de Victoire Ingabire.

27 juillet

Le procès de Mushayidi débute à Kigali.

28 juillet

Des exemplaires du premier numéro de The Newsline, un journal en langue anglaise produit par des journalistes d’Umuseso en exil, sont saisis à la frontière rwando-ougandaise. La police rwandaise arrête le chauffeur et le contrôleur du bus transportant les journaux. Le chauffeur est libéré quelques heures plus tard. Le contrôleur est maintenu en garde à vue pendant deux jours ; il est libéré le 30 juillet, mais d’après certaines informations, il aurait été ré-arrêté le lendemain.

29 juillet

Trois membres du PS-Imberakuri sont libérés.

9 août

Élection présidentielle.

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Rwanda : un Chef d’Etat « Hors-la-loi » depuis 1990.

Posté par Adolphe Habimana le 4 août 2010

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Le général Paul Kagame, qui dirige le Rwanda d’une main de fer après l’avoir militairement conquis en 1994, est non seulement un dictateur, mais aussi un «hors-la-loi » dans tous les sens du terme.

En quittant les rangs de l’armée régulière ougandaise pour attaquer le Rwanda en octobre 1990, Paul Kagame se mettait hors-la-loi. Il devint un criminel de guerre notoire au vue des massacres des populations civiles innocentes qu’ont commis ses troupes pendant les quatre années qu’a duré sa guerre de conquête.

Intégré dans le monde civilisé par la Communauté Internationale par le truchement des négociations politiques avec le Gouvernement rwandais d’alors, il ne tardera pas à se remettre hors-la-loi. En effet avec les accords d’Arusha signés en août 1993, la guerre était censée finie et Kagame et ses hommes intégrés dans la société rwandaise. Voulant le pouvoir et tout le pouvoir, il reprit la guerre sur tous les fronts le 7 avril 1994 après avoir assassiné le Président Habyarimana consacré par les Accords d’ Arusha. Pendant trois mois, Paul Kagame se distinguera par les massacres partout sur son passage et finira par conquérir, en juillet 1994, un pays exsangue et vidé de sa population.

Son objectif atteint, il tentera de se réintégrer dans le monde civilisé en évoquant les Accords d’Arusha et en prétendant former un gouvernement reflétant l’esprit de ces accords. On se rendra très vite compte que Paul Kagame était de nouveau hors-la-loi car il venait de créer pour lui-même le poste de « Vice-président » de la République non prévu par lesdits accords. Il ne s’arrêta pas là. Les Accords d’Arusha dont il se réclamait prévoyaient une transition de 24 mois. Paul Kagame va prolonger, en toute illégalité, la transition de 9 ans ! Entre temps, il aura encore eu l’occasion de se mettre hors-la-loi en opérant un Coup d’Etat contre Pasteur Bizimungu en 2000 et en le jetant en prison. Il devint ainsi Chef d’Etat du Rwanda alors qu’il n’avait pas renoncé à sa nationalité ougandaise et que la Loi fondamentale n’admettait pas encore la double nationalité. Mais il était déjà habitué à la vie d’un hors-la-loi.

Après avoir fait voter une Constitution taillée sur mesure, Paul Kagame se déclarera Président de la République du Rwanda en 2003. Ayant choisi un Premier Ministre issu d’un autre parti que le FPR, en l’occurrence Bernard Makuza du MDR, Kagame ne tarda pas à fouler aux pieds cette disposition. Ayant dissous le parti MDR, il garda pourtant Bernard Makuza à son poste du fait seulement que c’est son cousin. Le Président Kagame et son cousin de premier Ministre Makuza sont des hors-la-loi.

Dans le même ordre d’idées, il a, en 2003, envoyé aux Etats-Unis d’Amérique trois rwandais suspectés d’avoir assassiné des touristes américains dans le Parc de Bwindi en RDC. Il s’agit de Léonidas Bimenyimana, François Karake et Grégoire Nyaminani. Torturés pour la police rwandaise pour leur arracher des aveux, ils ont été acquittés par la justice américaine. En posant ce geste pour le moins irresponsable, le président Paul Kagame a violé l’article 25 de la même Loi fondamentale qui stipule qu’aucun rwandais ne peut être extradé.

Pour Kagame, aucune loi n’a de valeur à ses yeux que quand elle vise ses adversaires. Quelquefois même, la Constitution est violée pour répondre aux caprices du dictateur. Les seules lois qui valent pour lui sont celles destinées à bâillonner l’opposition ou à emprisonner arbitrairement : lois sur l’idéologie du génocide, négationnisme, terrorisme, … Il a récemment qualifié ces lois de « mur de protection » dont il s’est entouré. Comble d’ironie : un hors- la- loi a besoin de lois pour se protéger.

Voici donc l’homme que les Rwandais vont acclamer au lendemain du 9 août 2010 comme leur nouveau Président. Ils auront en effet, le 8 au soir, remis leurs cartes d’identité aux autorités de base qui vont passer maison par maison et seront invités à aller les reprendre aux bureaux des secteurs le lendemain le 9 août au matin. Cette opération (ramassage de cartes d’identité, passage au bureau du secteur, remise des cartes d’identité, retour à la maison) est appelée en langage politique au Rwanda : « élections ». Ce sont ces autorités de base qui votent en lieu et place de la population. Les Rwandais apprendront donc avec étonnement que ce sont eux qui ont élu à une écrasante majorité le criminel hors-la-loi Paul Kagame.

source:Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana
04/08/2010

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RWANDA:Paul Kagamé promet « la guerre à ceux qui veulent la guerre »

Posté par Adolphe Habimana le 5 août 2010

04/08/2010 à 15h:23 Par La rédaction web de Jeune Afrique 

Paul Kagame lors du lancement de la campagne présidentielle, le 20 juillet 2010 à Kigali.

Paul Kagame lors du lancement de la campagne présidentielle, le 20 juillet 2010 à Kigali. © AFP

L’atmosphère entourant la campagne présidentielle devient chaque jour plus pesante. Suite à l’appel au soulèvement émis par le colonel en exil Patrick Karegeya, le président rwandais Paul Kagamé a fermement mis en garde contre toute tentative de déstabilisation. 

Paul Kagamé menace. « Ceux qui veulent la guerre, ils auront la guerre. Et ils le regretteront », a-t-il prévenu, lors d’un meeting mardi près de Kigali pour la campagne de la présidentielle du 9 août.

Paul Kagamé faisait apparemment référence à des déclarations du colonel Patrick Karegeya, ex-chef des services de renseignements extérieurs aujourd’hui en exil, qui, dans un article du bi-hebdomadaire ougandais The Observer paru la veille, avait appelé les Rwandais à se « soulever » contre la « dictature » de Kagamé.

« Personne ne viendra sauver les Rwandais de la dictature de Kagamé, et il n’est plus temps de se croiser les mains », a déclaré Karegeya. « De toute évidence, certains y perdront leur vie mais ceux qui mourront auront perdu leur vie pour une juste cause, et je suis prêt à soutenir les Rwandais qui veulent combattre la dictature de Paul Kagamé », a-t-il ajouté.

« Cet appel est une déclaration criminelle qui ne peut pas être prise à la légère », a réagi dans la presse le porte-parole de l’armée rwandaise, le colonel Jill Rutaremara. « Rien ne permettra [à M. Karegeya, NDLR] de couvrir ses crimes et de stopper le cours de la justice », a-t-il renchéri.

Compagnons de lutte

Le colonel Karegeya est un ancien compagnon de lutte de Paul Kagamé au sein du Front patriotique rwandais (FPR). Tout puissant chef des services de renseignements extérieurs, cet officier de haut rang a fui le Rwanda en 2007 et trouvé refuge en Afrique du Sud, où s’est également exilé depuis mars l’ancien chef d’état-major de l’armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa.

Celui-ci a été victime le 19 juin d’une tentative de meurtre devant son domicile de Johannesburg, pour laquelle l’Afrique du Sud a mis en cause des « agents » agissant pour un « pays étranger », sans autre précision. Kigali a démenti toute implication.

« Karegeya, comme son complice fugitif Kayumba Nyamwasa, est un criminel qui a choisi la voie de la violence et qui est réclamé par la justice de son pays (…) », a accusé le porte-parole de l’armée. (Avec AFP)

source:rfi

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Kagamé, nouvel héros de «Françafrique»…

Posté par Adolphe Habimana le 10 août 2010

Alain Léauthier – Marianne | Lundi 9 Août 2010 à 16:01 | Lu 3653 fois

Jour d’élections au Rwanda où Paul Kagamé va s’imposer faute de rival sérieux, les partis d’opposition ayant été écartés. Un pays au double visage, entre croissance économique et assassinats politiques, où le rôle de la France reste trouble.



(dessin : Louison)

(dessin : Louison)

En Afrique, la rupture promise par Nicolas Sarkozy a un visage : celui de Paul Kagamé, le président du Rwanda, nouvel « ami » de Paris dans la région après trois années de rupture radicale et candidat à sa propre succession aujourd’hui. Au vu du climat de terreur régnant à Kigali, c’est d’une grimace et non pas d’une rupture qu’il s’agit : celle de la démocratie au pays des mille collines et, accessoirement, de la politique africaine de la France, réduite à une affaire de boutiquiers. Certes, face à l’ancien chef du Front patriotique rwandais (FPR), au pouvoir depuis la fin du génocide de 1994 (1), il y aura bien des candidats : trois proches faire-valoir pour (vaguement) tromper l’impression d’un plébiscite arrangé en faveur du César de l’Afrique de l’Est. César ou Bismarck, d’ailleurs.

Par-delà l’époque et les continents, les programmes se ressemblent : le développement, l’unité nationale à coup de cravache et la pluralité politique aux abonnés absents. Effectivement, aucun des partis d’opposition n’a été autorisé à présenter un candidat. Leurs dirigeants sont en prison, sous contrôle judiciaire ou carrément envoyés ad patres. C’est le cas d’André Kagwa Rwisereka, le vice-président du Parti vert démocratique : son corps décapité a été retrouvé le 14 juillet dans le sud du pays. Un banal fait divers, d’après la police. Un assassinat politique pour la plupart des observateurs. Et pas le seul. Le 24 juin, Jean-Léonard Rugambage, journaliste du quotidien indépendant Umuvugizi, tombe sous les balles devant son domicile de Kigali : il enquêtait sur la tentative d’assassinat de l’ex-chef d’état-major de l’armée rwandaise, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, un des fondateurs du FPR devenu dissident détesté et réfugié en Afrique du Sud.
En abandonnant le treillis pour le costume trois-pièces, Kagamé n’a pas perdu les habitudes du guérillero implacable que décrivaient ses détracteurs. Mais, fort de la légitimité de celui qui mit fin au génocide, il a réussi à imposer une formidable fiction : la success story d’un peuple ramené de l’enfer vers la lumière. Et la voie de la réconciliation, grâce à la probité et la clairvoyance de son dirigeant. Tout n’est pourtant pas faux.
Bien qu’amputé de presque un dixième de sa population, le Rwanda a retrouvé un Etat en ordre de marche, à défaut d’être impartial. Selon l’ONG Transparency International, il est même le moins corrompu d’Afrique de l’Est quand le Burundi voisin occupe, en revanche, le bas du classement. Avec plus de 6 % de croissance annuelle, le pays enchante les bonnes fées de la Banque mondiale et attire le business international. Du coup, nombre de « partenaires », Américains, Chinois et Britanniques en tête, ont pudiquement fermé les yeux sur l’autoritarisme et le cynisme d’un régime qui, par intérêt, n’a pas hésité à attiser le brasier de l’Est congolais. L’enjeu promet : la région des Grands Lacs, dont Kagamé entend être la porte d’entrée obligée, regorge de richesses.
Au risque de ne goûter que les miettes, Nicolas Sarkozy a décidé de s’inviter au festin en faisant amende honorable sur la supposée responsabilité de la France dans le génocide. La démarche a considérablement agacé Alain Juppé et Edouard Balladur, aux affaires à l’époque, d’autant que Kagamé poursuit sa politique d’anglicisation d’un pays autrefois essentiellement francophone. Les néogauchistes qui le vénéraient parce qu’il incarnait un hypothétique front du refus face à la Françafrique sont sans doute les plus malheureux, si déçus de voir le héros déchoir en banal dictateur.
(1) 800 000 morts, pour la plupart tutsis.

source: marianne

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Rwanda/Afrique du sud:Du nouveau dans l’affaire de la tentative d’assassinat du général Nyamwasa en Afrique du Sud

Posté par Adolphe Habimana le 13 août 2010

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Au total, une dizaine de suspects sont poursuivis à Johannesburg dans deux affaires différentes. D’une part, il y a six suspects inculpés pour tentative de meurtre. Ils ont comparu hier devant les magistrats sud-africains. D’autre part, cinq hommes, qui sont eux poursuivis pour complot, ont dû répondre jeudi 12 août aux questions de la justice.

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Devant la justice sud-africaine, il y a en fait deux affaires Kayumba. D’un côté, six suspects sont accusés de tentative de meurtre, il s’agit de trois rwandais et trois tanzaniens. Tous sont soupçonnés d’avoir organisé l’attaque du 19 juin dernier contre l’ancien chef d’état-major rwandais.

Mais ce n’est pas tout. Deuxième volet de l’affaire, le général Kayumba aurait échappé à une autre tentative de meurtre, cette fois sur son lit d’hôpital. Ce matin, cinq hommes ont d’ailleurs comparu dans le cadre de cette enquête. Tous accusés de complot visant à commettre un meurtre.

Parmi eux, se trouve un homme de 29 ans et qui apparaît déjà dans la première affaire. Pascal Kanhandekwe, c’est son nom, bénéficie de la nationalité belge et rwandaise. Selon son avocat, il est simplement en Afrique du Sud pour affaires avec un visa de tourisme de trois mois. Comme les neuf autres suspects, il devra pourtant à nouveau répondre aux questions des juges sud-africains les 18 et 25 août prochain.

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Rwanda:L’attentat Rabat-Joie

Posté par Adolphe Habimana le 13 août 2010

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opinion

Cette question, on n’arrête pas de se la poser depuis l’attentat à la grenade perpétré en début de soirée du 11 août en plein centre de la capitale Kigali et qui n’a fait fort heureusement que des blessés au nombre de sept pour le moment

. On croyait que la série d’attentats jamais revendiqués survenus entre février et mai 2010, qui ont fait au moins 4 morts, appartenait au passé. Cette certitude s’installait petit à petit, vu qu’aucun attentat similaire ou autre n’a émaillé ni la campagne électorale ni le jour du scrutin.

On s’était dit que les forces de l’ordre et de sécurité avaient repris les choses en main et rendu à Kigali sa réputation de ville la plus sûre dans cette région troublée des Grands Lacs. Mais à l’évidence, ce n’est pas le cas avec l’attentat du 11 août.

Outre la capacité de son ou ses auteurs à frapper malgré le dispositif de sécurité que les autorités n’ont pas manqué de mettre en place, l’attentat est un message adressé à Paul Kagamé fraîchement réélu avec un score à la soviétique.

Perpétré dans l’euphorie de cette réélection au terme d’un scrutin duquel les vrais challengers ont été soigneusement tenus à l’écart, l’attentat est comme une expression de ce verrouillage du système démocratique.

Lequel verrouillage ne permet d’ailleurs autre possibilité de manifestation de sentiments, d’humeurs contraires que des méthodes condamnables que sont les attentats. Faut-il mettre ces attentats au compte d’opposants exilés qui sont pour la plupart d’anciens barons du régime et d’anciens compagnons de route de Kagamé ? Kigali ne manquera sans doute pas de pointer un doigt accusateur sur ces opposants, en l’occurence l’ancien chef d’état-major de l’armée, le général Faustin Kayumba Nyamwassa, et l’ex-chef des services secrets, Patrick Karegeya.

Au-delà de ces accusations souvent sans preuves tangibles et irréfutables, Paul Kagamé doit décrypter le message lancé : une remise en cause doit s’opérer dans la conduite des affaires du pays, surtout dans le domaine des libertés.

On ne nie pas au régime du Front patriotique rwandais (FPR) d’avoir apporté la prospérité aux Rwandais. Mais cela n’est pas suffisant. Il faut aussi la liberté. Sinon le pays, aussi beau et développé soit-il, ressemblera très vite à une prison dorée. L’homme, dit-on, ne vit pas seulement d’eau et de pain.

La liberté d’aller et de venir, d’exprimer ses opinions sans crainte de représailles est aussi vital que manger et boire. Or, c’est ce que Paul Kagamé et les siens ne veulent pas permettre en s’étonnant même des critiques qui leur sont faites, arguant qu’ils ont pu remettre le pays sur les rails après le terrible génocide de 1994.

Si la liberté d’opinion existait au Rwanda, on aurait peut-être évité cette série d’attentats dont celui du 11 août est vraiment un pied de nez à Kagamé. Et ceux qui sont contre sa réélection auraient usé de moyens légaux pour le lui faire savoir sans avoir à attenter à la vie d’innocentes personnes.

Le score fleuve n’est pas forcément le signe d’une extrême popularité sans encombre du chef de l’Etat sortant. Rien ne prouve en effet que tout le monde a vraiment élu librement et de gaité de coeur celui qui est présenté comme le sauveur du Pays des mille collines. Alors Paul Kagamé descendra-t-il de son piédestal pour comprendre cela ?

source:all Africa (Séni Dabo 12 Août 2010)

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Victoire Ingabire rejette la victoire de Paul Kagamé

Posté par Adolphe Habimana le 16 août 2010

12/08/2010 à 15h:25 Par La rédaction web de Jeune Afrique

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Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), le 7 avril 2010 à Kigali.

Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), le 7 avril 2010 à Kigali. © AFP

Sous contrôle judiciaire, l’opposante la plus médiatique du Rwanda dénonce les résultats de l’élection présidentielle du 9 août dernier qui a vu la réélection de Paul Kagamé à plus de 93 % des voix. Elle réclame un nouveau scrutin.

L’opposante rwandaise Victoire Ingabire n’y va pas par quatre chemins. Dans un communiqué en anglais, la présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU, parti non encore reconnu) a appelé jeudi les bailleurs de fonds du Rwanda à ignorer les résultats de la présidentielle de lundi, remportée par le chef de l’État sortant Paul Kagamé avec 93 % des voix.

« Nous appelons la communauté internationale, les partenaires bilatéraux et les donateurs à rejeter cette farce électorale et ses résultats », écrit l’opposante.

Accusée, entre autres, de « divisionnisme ethnique » et placée sous contrôle judiciaire, Victoire Ingabire voulait se présenter au scrutin. Mais toute l’opposition en a été de facto exclue. Elle a donc exigé « de nouvelles élections libres, équitables et transparentes ».

Disparition d’une militante

« Reconnaître les résultats de cette mascarade reviendrait à récompenser la violence comme moyen d’accéder au pouvoir et le maintenir au Rwanda », juge-t-elle. Le président réélu manque, selon elle, de « légitimité politique ».

« Le peuple rwandais ne peut pas être otage et privé de ses droits politiques et civils au nom de prétendus miracles économiques », poursuit-elle. Avant d’indiquer qu’un membre de son parti, Béatrice Uwimana, est portée disparue depuis le 24 juin.

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La claque du Commonwealth

Posté par Adolphe Habimana le 16 août 2010

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Les résultats provisoires de l’élection présidentielle rwandaise donnent une victoire, avec un score stalinien (93% des voix), de Paul Kagamé. Cela est connu et était d’ailleurs prévisible pour les observateurs.

Ce n’est donc pas un évènement. Par contre, la sortie des observateurs du Commonwealth s’inscrit dans le registre événementiel. Dans leur rapport préliminaire, ces observateurs, conduits par l’ancien Premier ministre tanzanien, Salim Ahmed Salim, ont indiqué que les élections se sont certes bien passées en général, mais qu’il n’ y a malheureusement pas eu de voix critiques.

En effet, ces observateurs relèvent que « plusieurs partis d’opposition avaient auparavant annoncé leur intention de participer (au scrutin), mais ont dû faire face à un certain nombre de problèmes administratifs ou légaux, qui ont eu pour conséquence leur non-participation.

 » Une façon diplomatique de relativiser la bonne tenue de cette élection du moment où le maître de Kigali a pris le soin de museler et d’écarter au préalable l’opposition considérée « radicale ». En effet, les trois autres candidats qui se sont présentés contre lui sont considérés juste comme des « accompagnateurs » devant lui permettre de légitimer un tant soit peu sa réélection.

Le fait que ces candidats aient soutenu Kagamé lors de la précédente élection présidentielle et que deux d’entre eux aient même été dans le gouvernement qu’il avait mis en place donne de l’eau au moulin de ceux qui pensent que ce ne sont pas des voix vraiment critiques et des critiques vraiment crédibles.

Les observateurs du Commonwealth ont ainsi le mérite de soulever quelque chose d’essentiel dans une élection : la qualité d’un scrutin ne saurait se limiter au jour de l’élection seulement quand bien même on est d’avis que ce jour est crucial.

Tous les préparatifs en amont doivent être entourés de toutes les conditions de transparence, d’équité, de fair-play, bref, de tout ce qui est requis pour un scrutin vraiment démocratique. C’est un processus et tous les maillons ont leur importance.

Les conditions de transparence sont-elles vraiment réunies dans une élection quand on prend le soin d’écarter au préalable, d’une manière ou d’une autre, les concurrents les plus crédibles même si on fait preuve de la transparence la plus éclatante le jour du scrutin ? Une réponse par la négative coule de souche.

Les observateurs du Commonwealth ont donc mis le doigt sur la plaie et M. Kagamé, qui semble avoir horreur de la moindre critique, a dû sans doute ressentir cela comme une claque.

Le Commonwealth a produit ce rapport critique au moment où les missions d’observation de l’Union africaine et de la Conférence internationale des Grands lacs se contentent de dire que tout s’est passé dans le calme et la transparence.

Cette organisation fait là, acte de courage et de pragmatisme, ce trait de comportement qui a toujours caractérisé plus ou moins l’esprit anglo-saxon, l’a toujours différenciée de la francophonie et fait le lit de la grandeur des Etats qui s’inscrivent dans sa logique.

De toute façon, le passé douloureux du peuple rwandais témoigne du caractère explosif de l’intolérance, des extrémismes de toutes sortes et de tout bord et de l’absence d’un dialogue inclusif, libre et transparent dans un Etat .

Croisons fort les doigts pour que le maître de Kigali mesure à sa juste portée l’extrême dangerosité de ces exclusions et autres brimades inutiles dont l’opposition et les médias sont régulièrement l’objet.

Allafrica:Relwendé Auguste Sawadogo

11 Août 2010

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Rwanda : la milice « Intore » bientôt officiellement implantée en Belgique ?

Posté par Adolphe Habimana le 16 août 2010

Dans le Rwanda ancien, les « Intore » étaient des danseurs sélectionnés à travers tout le pays et entraînés à la cour royale. Ils étaient regroupés en phalanges appelée «  Itorero » (pluriel : amatorero). « C’est au sein des amatorero que les jeunes nobles du Rwanda précolonial s’initiaient au maniement des armes et développaient leurs talents d’orateur, de stratège et de meneur d’hommes » (Wikipédia).

Depuis quelques années, le régime du FPR a repris ces termes de la période féodale pour les intégrer dans son vocabulaire politique. Ainsi les « Intore » des temps modernes sont des miliciens destinées à encadrer la population, espionner leurs voisins, harceler les opposants et s’il le faut se transformer en commandos pour enlever ou assassiner les opposants au régime. Ces miliciens reçoivent un endoctrinement dans des camps d’entraînement appelés « Ingando ». Chaque session ou promotion est appelée « Itorero ». Dans ces camps, les jeunes reçoivent un endoctrinement idéologique mais surtout un entraînement militaire (maniement des armes, tir aux balles réelles, marche au pas, …).

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Tous les prétextes sont bons pour organiser une session d’ « Itorero ». Certaines phalanges sont ainsi constituées sur base d’activités professionnelles. Les enseignants seront entraînés ensemble, le personnel médical aura aussi son « Itorero » ainsi de suite… Pour les élèves et les étudiants, la période des vacances est propice pour former le maximum de miliciens et de les organiser en phalanges selon les établissements ou les campus. Une particularité en ce qui concerne les étudiants de l’enseignement supérieur : ceux qui poursuivent les études dans les pays étrangers principalement en Occident subissent les séances d’endoctrinement au Camp Militaire de Gako, au sud-est du Rwanda. Ceux qui étudient au Rwanda sont regroupés dans des camps improvisés. Quand on sait que ce sont presque exclusivement des jeunes tutsi qui sont envoyés aux études à l’étranger, on est en droit de penser qu’ils reçoivent aussi au camp militaire de Gako une toute autre formation d’Intore que leurs collègues restés au pays ou tout au moins des « cours supplémentaires » secrets.

Une fois sur le terrain, les miliciens « Intore » se distinguent par leur cruauté et leur zèle à harceler les opposants. A Kigali, ce sont les « Intore » qui ont à plusieurs reprises empêchées la tenue du congrès constitutif du parti de Frank Habineza, le Green Party. Ceux qui ont agressé Madame Victoire Ingabire présidente des FDU-Inkingi en février 2010 au secteur administratif de Kinyinya sont des « Intore ». Ceux qui sont à la base du putsch qui a chassé Maître Bernard Ntaganda du parti dont il est fondateur, le PS Imberakuri, ne sont autres que des « Intore ». L’espionnage conduisant aux enlèvements ou aux assassinats des opposants hors du Rwanda est l’œuvre des « Intore » qui sont d’ailleurs souvent des militaires démobilisés. La milice « Intore » s’avère plus dangereuse et plus difficile à échapper qu’elle opère en toute discrétion contrairement à la milice officielle du régime la Local Defense Force (LDF) dont les miliciens tout puissants patrouillent  les collines l’arme en bandoulière mais sont connus de la population. En plus la milice Intore se bâtit sur le principe que seule la jeunesse instruite doit être en priorité endoctrinée aux dogmes du parti.

En Belgique, certains observateurs ont toujours attiré l’attention sur le fait que la forte communauté rwandaise vivant dans ce pays est infiltrée d’innombrables « Intore », souvent exilés de fraîche date. On vient d’en avoir la confirmation avec l’arrestation en Afrique du Sud d’un certain KANYANDEKWE Pascal dans le cadre de l’affaire de la tentative d’assassinat du général Kayumba-Nyamwasa. Il aurait en effet quitté la Belgique avec un visa de touriste pour aller tuer Kayumba-Nyamwasa dans son exil sud-africain. Kanyandekwe Pascal avait à peine été naturalisé belge en 2008 comme l’indique l’Arrêté Royal promulgué et publié dans le Moniteur belge le 20/8/2008.

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Et voilà que le régime du FPR annonce officiellement la mise sur pied imminente d’une phalange (« Itorero ») de la milice « Intore » en Belgique ! Depuis quelques semaines, l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles fait circuler une invitation dont le titre donne de la chaire de poule à ceux qui savent ce qu’est vraiment « Itorero ».

 

L’invitation est titrée : Premier « Itorero » de la jeunesse en Belgique.

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Celle-ci se déroulera du 01 au 05 septembre 2010 au Centre européen de la Foresta. 

Ainsi donc la Belgique va accueillir sur son sol la première session de formation de la milice du FPR en Europe. L’ « Itorero » que va organiser le régime rwandais en Belgique pour former ces miliciens dénommés « Intore » n’a pourtant ni statuts ni programme connus. Au vue de leurs exploits au Rwanda même et dans certains pays africains, qu’est ce qui permet de ne pas s’inquiéter de cette implantation de la milice « Intore » en Belgique ? La Belgique qui a supprimé le service militaire obligatoire pour tous les jeunes permettra-t-elle qu’une catégorie de jeunes reçoit une formation militaire sur son territoire en dehors des structures des forces régulières sous le prétexte que ces jeunes sont d’origine rwandaise ? La constitution, l’endoctrinement ainsi que la formation militaire des miliciens ne peuvent-ils pas constituer un trouble à l’ordre public ? Quelle garantie les responsables de l’ordre et de la sécurité en Belgique ont-ils reçu du Rwanda comme quoi le pays ne va pas devenir un champ de manœuvre des milices contrôlées de l’étranger et menant des actes criminels sur son territoire ?

Quelle protection les autorités belges entendent assurer à certains citoyens qui se sentiraient menacés par les miliciens « Intore » ?

Autant de questions auxquelles plusieurs habitants de la Belgique souhaiteraient-ils avoir des réponses.

Emmanuel Neretse et Gaspard Musabyimana
13/08/2010

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Soma umuvugizi Vol 77: Amatora, ibibazo bya politique

Posté par Adolphe Habimana le 17 août 2010

Kanda wihere ijisho!

http://www.umuvugizi.com/artviewer.php?ArtID=0000000154

source:umuvugizi.com

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Le Rwanda lâche le français et passe à l’anglais

Posté par Adolphe Habimana le 21 août 2010

Décrété en 2008 par le président Kagamé, en pleine fâcherie avec Paris, le changement de langueentrera en vigueur dans les écoles, à la rentrée de septembre.

De notre correspondanten Afrique de l’Est. 

Les dictionnaires d’anglais, arrivés de Grande-Bretagne, trônent sur les bureaux des professeurs. Comme dans le centre de Kigali, où le futur joyau architectural du Rwanda a été baptisé Kigali City Tower, le pays tout entier a pris le virage de l’anglais. De la publicité aux adresses électroniques des fonctionnaires.

C’est en octobre 2008, en pleine rupture des relations diplomatiques avec la France, que l’ancienne colonie belge (et donc francophone) a annoncé le passage à l’anglais dans l’enseignement public comme dans l’administration. Le président Paul Kagamé ¯ un anglophone formé en Ouganda et couvé par les États-Unis ¯ a décrété ce changement pour « donner la priorité à la langue qui rendra nos enfants plus compétents ».

Un véritable bouleversement. « Les enseignants les plus vieux, qui ont fait leurs études en français, et les anciens fonctionnaires, qui ont toujours travaillé en français, ont du mal à s’adapter », rapporte Albert-Baudoin Twizeyimana, journaliste rwandais de l’agence de presse Syfia Grands lacs.

Les enseignants à la peine

Introduit en 1994 dans l’enseignement et, en 2003, comme seconde langue officielle, l’anglais supplantera complètement le français, à la rentrée de septembre, depuis le primaire jusqu’à l’université. Un véritable défi pour les enseignants. L’un d’eux, la quarantaine et francophone, ne cache pas les conséquences : « Il arrivera que les élèves passent une semaine sans rien apprendre car les professeurs doivent, apprendre en anglais ce qu’ils vont enseigner. »

Ces derniers mois, les enseignants ont suivi des formations, animées par des Anglais venus spécialement au Rwanda. Mais ça ne suffit pas, comme le confirme John Simpson, un formateur. « Certains enseignants connaissent un peu de grammaire, mais beaucoup n’ont pas confiance en eux car ils savent qu’ils font des erreurs. »

Au Rwanda, ce changement est critiqué, notamment pour sa radicalité. « C’est impensable qu’un système éducatif à plus de 98 % francophone soit subitement transformé pour devenir anglophone », n’en finit plus d’enrager Jean-Baptiste, un étudiant.

Les parents qui le peuvent ont préféré inscrire leurs enfants en Ouganda, ancienne colonie britannique, où l’enseignement en anglais est bien meilleur. D’autres ont choisi le Burundi et la République démocratique du Congo pour que leurs enfants terminent leur scolarité en français.

Mais, au ministère rwandais de l’Éducation, on reste ferme : « Ceux des professeurs qui ne pourront pas s’adapter n’auront pas la permission de continuer à enseigner. »

 

Arnaud BEBIEN.

source:ouest france

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Rwanda: ces anciens frères d’armes qui défient le « dictateur » Kagame

Posté par Adolphe Habimana le 23 août 2010

NAIROBI (AFP) – 23.08.2010 09:37

Les armes à la main au côté du guérillero Paul Kagame, ils ont chassé le régime extrémiste hutu et mis fin au génocide au Rwanda. De leur exil, ces ex-figures du Front patriotique rwandais (FPR) appellent aujourd’hui à « renverser le président-dictateur ».

Le président rwandais Paul Kagame fête sa réélection à Kigali, le 10 août 2010. Les armes à la main au côté du guérillero Paul Kagame, ils ont chassé le régime extrémiste hutu et mis fin au génocide au Rwanda. De leur exil, ces ex-figures du Front patriotique rwandais (FPR) appellent aujourd’hui à renverser le président-dictateur . AFP/Archives – Simon Maina » class= »thickbox »> dancekagame.jpg          

Le président rwandais Paul Kagame fête sa réélection à Kigali, le 10 août 2010.

Les armes à la main au côté du guérillero Paul Kagame, ils ont chassé le régime extrémiste hutu et mis fin au génocide au Rwanda. De leur exil, ces ex-figures du Front patriotique rwandais (FPR) appellent aujourd’hui à « renverser le président-dictateur ».

AFP/Archives – Simon Maina

Photo prise le 4 janvier 2001 à Kigali du général Faustin Kayumba Nyamwasa, chef d’état-major de l’armée rwandaise Début 2010, c’est le général Faustin Kayumba Nyamwasa, chef d’état-major de l’armée jusqu’en 2001, qui quitte clandestinement le pays, également pour l’Afrique du Sud. Héros de la guerre de libération , l’homme est un poids lourd du FPR, un personnage clé du régime et de son armée. AFP/Archives – Marco Longari » class= »thickbox »>

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Photo prise le 4 janvier 2001 à Kigali du général Faustin Kayumba Nyamwasa, chef d’état-major de l’armée rwandaise

Début 2010, c’est le général Faustin Kayumba Nyamwasa, chef d’état-major de l’armée jusqu’en 2001, qui quitte clandestinement le pays, également pour l’Afrique du Sud. Héros de la guerre de « libération », l’homme est un poids lourd du FPR, un personnage clé du régime et de son armée.

AFP/Archives – Marco Longari

Les armes à la main au côté du guérillero Paul Kagame, ils ont chassé le régime extrémiste hutu et mis fin au génocide au Rwanda. De leur exil, ces ex-figures du Front patriotique rwandais (FPR) appellent aujourd’hui à « renverser le président-dictateur ».

Loin de la présidentielle sans enjeu, triomphalement remportée le 9 août par Kagame, une impitoyable lutte politique se livre en coulisses à la tête du régime rwandais.

Cette bataille de l’ombre met aux prises quelques dizaines d’individus, presque tous Tutsi anglophones issus de la diaspora ougandaise. Chefs militaires dans le maquis, ils ont monopolisé la hiérarchie de l’appareil sécuritaire et étaient les véritables maîtres du pays.

En seize ans de pouvoir, Kagame a cependant fait le vide autour de lui et la plupart de ces « anciens » ont été écartés, sont morts ou ont fui à l’étranger.

Les premières défections commencent fin 90, d’abord des personnalités hutus sans réelle influence. Elles se multiplient discrètement au fil des années, toujours plus proche de la tête du régime.

En 2005, le colonel Patrick Karegeya, tout-puissant chef des services des renseignements extérieurs, est emprisonné pour « insubordination ». Il parvient à s’enfuir deux ans plus tard pour l’Ouganda puis l’Afrique du Sud.

Début 2010, c’est le général Faustin Kayumba Nyamwasa, chef d’état-major de l’armée jusqu’en 2001, qui quitte clandestinement le pays, également pour l’Afrique du Sud. Héros de la guerre de « libération », l’homme est un poids lourd du FPR, un personnage clé du régime et de son armée.

Dans les mois suivant, quatre officiers de haut rang sont arrêtés pour « indiscipline » ou encore « actes immoraux », dont le très influent général Karenzi Karake.

Kayumba et Karegeya, eux, sont taxés de « criminels » et « terroristes », accusés d’être responsables d’une série d’attaques à la grenade à Kigali.

« Avec la fuite de Kayumba, la crise a éclaté au grand jour », observe l’universitaire André Guichaoua.

« Tous ceux qui ne faisaient pas partie du noyau ougandais ont été progressivement éliminés. Les dissensions ont lieu maintenant au sein de ce noyau central », explique-t-il.

Kayumba est la plus sérieuse défection, « car susceptible d’incarner une alternative à Kagame ». Le 19 juin, il a été victime d’une mystérieuse tentative d’assassinat à Johannesburg.

Ces affaires de famille remettent en cause tout le système, fondé sur un FPR uni et efficace, alors que le pouvoir se resserre autour du seul président Kagame, « de plus en plus isolé au sein de l’armée ».

Le chef de l’Etat règne désormais en s’appuyant sur un cercle de très proches, plus jeunes en 1994, comme le ministre de la Défense James Kabarebe, ancien chef de ses gardes du corps.

C’est « la conséquence de l’élargissement du pouvoir, avec l’émergence d’une nouvelle génération », assure un membre du FPR pour qui « les +historiques+ mécontents n’ont pas su s’adapter au changement ».

De son exil sud-africain, le général Kayumba qui rappelle avoir sauvé la vie de Kagame à deux reprises dans le maquis, dénonce la dérive « dictatoriale » d’un président n’usant plus que de « l’intrigue » et de la « trahison ».

Exemples à l’appui, il fustige la corruption de celui qui « n’a plus aucune autorité morale » pour demander à ses concitoyens « de rendre des comptes ».

Karegeya quant à lui appelle les Rwandais à se « soulever contre la dictature » et se dit prêt à soutenir une nouvelle « lutte de libération ».

Les deux hommes partagent les plus lourds secrets du régime. Mais leur marge de manoeuvre internationale est cependant limitée, du fait des soupçons de crimes de guerre qui pèsent contre eux.

En interne comme à l’échelle régionale, ils n’en posent pas moins un redoutable défi à Kagame, en particulier s’ils obtiennent un soutien de l’Ouganda souvent bienveillant envers les dissidents rwandais, ou se rapprochent d’autres opposants dans l’est de la République démocratique du Congo voisine.

© 2010 AFP

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RWANDA:Nouvelle arrestation d’un officier à Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 23 août 2010

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Le général Faustin Nyamwasa (g), frère de l’officier arrêté à Kigali et ex-allié du président Paul Kagame (d), en 2000.

Reuters

Par RFI

Un lieutenant-colonel de l’armée rwandaise, frère d’un ancien chef d’état-major en exil, a été arrêté à Kigali vendredi 20 août 2010. Ngabo Rugigana est accusé de « déstabilisation » alors que la capitale rwandaise a été frappée par plusieurs attaques à la grenade, depuis février dernier. Kigali a affirmé que son arrestation n’est pas liée à ses liens familiaux. 

Le lieutenant-colonel Rugigana a été arrêté vendredi et est désormais sous les verrous. Les autorités rwandaises affirment qu’il est accusé pour son implication dans « des actes de déstabilisation de la sécurité du pays » et que « les investigations se poursuivent ». Y aurait-il un lien avec les derniers attentats à la grenade dans la capitale Kigali ? Il y a quelques jours, les responsables rwandais affirmaient avoir découvert le groupe qui serait à l’origine de ces attaques du 11 août.

L’officier arrêté est le frère de l’ex chef d’état-major

Mais le suspect est surtout, et avant tout, le frère du général Faustin Kayumba Nyamwasa. Officiellement accusé d’être l’un des cerveaux de ces attaques à la grenade, l’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise, ancien proche du président Paul Kagame, vit en exil en Afrique du Sud depuis février dernier. Le Rwanda a demandé officiellement son extradition.

Enquête en cours en Afrique du Sud

Le 19 juin dernier, le général Nyamwasa a été victime d’une tentative d’assassinat devant son domicile de Johannesburg. Il aurait également échappé à un complot vivant à l’éliminer sur son lit d’hôpital. L’enquête est toujours en cours en Afrique du Sud. Plusieurs personnes devraient être bientôt auditionnées. Ce week-end, le porte-parole de l’armée rwandaise, Jill Rutaremera, s’est empressé de déclarer que l’arrestation du lieutenant-colonel Rugigana n’était pas liée à ses liens familiaux.

source:RFI

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Un rapport de l’ONU fait l’inventaire de 10 ans de crime en RDC

Posté par Adolphe Habimana le 26 août 2010

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Un rebelle zaïrois de l’armée de Laurent-Désiré Kabila passe devant une foule de réfugiés hutus rwandais dans le camp de Biaro, près de Kisangani le 8 mai 1997.

AFP / A. Senna

Par RFI

Une radiographie de 10 années de guerre en RDC : c’est le rapport que devrait publier, en septembre 2010, le Haut-Comissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH). Un rapport dont le journal Le Monde s’est procuré une version quasi-définitive et dont il donne les grandes lignes dans son édition datée du 27 août 2010. Pas de chiffres clairs en ce qui concerne le nombre de victimes entre 1993 et 2003 mais l’enquête de 600 pages rassemble des éléments inédits et accablants concernant les crimes commis durant cette période et notamment sur des faits de génocide qui auraient pu être commis au Congo entre 1996 et 1998 par des militaires rwandais ou soutenus par le Rwanda.

Le pré-rapport baptisé projet « Mapping » lance des accusations très lourdes contre Kigali. Cité par Le Monde, il parle de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre voire de génocide. Ce document, dont la sortie est programmée en septembre et donc pas encore validée par les instances onusiennes, parle d’attaques systématiques et généralisées contre les hutus réfugiés en RDC.

A cette époque, peu après le génocide des Tutsis au Rwanda, ils sont plus d’un million de Hutus à avoir fui le pays suite à la victoire du Front Patriotique Rwandais de Paul Kagamé. Ils s’entassent dans des camps le long de la frontière. Des sites qui servent également à abriter et à recruter d’anciens génocidaires hutus.

En 1996, l’armée rwandaise entre dans l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo, une nouvelle coalition créée avec à sa tête le Congolais Laurent-Désiré Kabila, futur tombeur du maréchal Mobutu. Et sous couvert de l’alliance, les soldats rwandais auraient alors traqué les réfugiés. Attaquant les camps, bloquant l’aide humanitaire, les tuant le plus souvent à l’arme blanche.

Le pré-rapport du HCDH parle du plus grand nombre d’incidents violents de la décennie, d’attaques méthodologiques, préméditées contre les Hutus dépistés sur une vaste étendue du territoire.

Selon le journal Le Monde, Kigali aurait tenté d’étouffer le rapport. Paul Kagamé aurait même menacé Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’ONU, de retirer les troupes rwandaises des missions de maintien de paix. Il faut savoir que le Rwanda est l’un des plus gros contributeurs africains de casques bleus avec un déploiement de plus de 3 000 hommes, au Darfour notamment.

Mais le Rwanda n’est pas le seul Etat mis en cause dans ce rapport. Au moins huit armées nationales ont pris part à la seconde guerre de RDC entre 1998 et 2003. Et c’est sans compter les actes commis par près d’une vingtaine de groupes armés irréguliers. Le Monde évoque notamment l’Ouganda et l’Angola.

L’Angola qui est accusé d’avoir profité de la présence de ses forces armées à Kinshasa en 1997 pour exercer une répression sur les populations de l’enclave de Cabinda (située au sud de l’Angola) réfugiées au Congo. Et en 1998, Selon le rapport, les Forces armées angolaises (FAA) « procédaient systématiquement à une opération de ratissage et exécutaient tous ceux qu’elles soupçonnaient de collusion avec leurs ennemis. Les FAA en profitaient pour violer des femmes et piller des maisons ».

Un rapport où l’on ne retrouve aucun nom d’auteurs présumés de massacres. Et qui pour le HCDH n’a pas vocation à incriminer directement mais à servir de base pour d’éventuelles poursuites judiciaires. Mais la question est de savoir quelle structure pourrait par la suite enquêter sur ces révélations ? Probablement pas la Cour pénale internationale puisque ces crimes ont été commis avant sa création, en juillet 2002, et échappent ainsi à sa compétence.

Suite à la publication du Monde, l’ONU a réagi. Expliquant qu’il ne s’agissait encore que d’un projet et que certains éléments rendus publics étaient « faux » sans pour autant les détailler.

source:rfi

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RWANDA: LE MOT « GENOCIDE » EST LACHE »: TOUS POURRIS?

Posté par Adolphe Habimana le 27 août 2010

   «Génocide» en RDC : le rapport de l’ONU provoque la colère du Rwanda 

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Un casque bleu rwandais au Darfour au Soudan.

AFP

Par RFI

Y-a-t-il eu des crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, voire des actes de génocide en République démocratique du Congo à partir de 1993 ? C’est ce que soutient Le Monde, qui publie un pré-rapport encore confidentiel du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Selon le quotidien, il s’agit d’un rapport quasi-définitif. L’enquête rassemble des éléments accablants concernant les crimes commis entre 1993 et 2003 notamment par les rebelles congolais et l’armée rwandaise. Le document provoque la colère du Rwanda, et l’embarras de l’ONU.

Avec notre correspondent à New-York, Philippe Bolopion.

Le Rwanda n’a pas hésité à menacer l’ONU : si le rapport sortait ou « fuitait », avait prévenu Kigali, les casques bleus rwandais seraient retirés des opérations de maintien de la paix. Au siège de l’ONU à New York, la menace est prise au sérieux.

Il y a plus de 3 300 casques bleus rwandais au Darfour et leur départ serait difficile à combler. Ce qui irrite le plus le Rwanda dans le rapport c’est l’utilisation du mot génocide pour décrire les crimes commis par son armée et ses alliés congolais dans l’est de la République démocratique du Congo entre 1996 et 1998.

Le Front patriotique rwandais pourchassait alors dans les camps hutus d’anciens responsables du génocide de 1994 qui avait fait près de 800 000 morts principalement tutsis. Dans de nombreux villages des milliers de réfugiés hutus sont à leur tour massacrés parfois à coup de marteau ou de hache.

Selon la version que s’est procurée le quotidien Le Monde mais qui a été modifiée selon l’ONU, ces attaques systématiques et généralisées pourraient, si elles sont prouvées devant un tribunal compétent être elles-aussi qualifiées de génocide. Le terme lourd de symboles fait mal à Kigali.

Le cabinet du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est lui dans l’embarras. Il a mis en garde les auteurs du rapport contre l’utilisation du mot génocide en leur demandant de vérifier leur base juridique.

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André Guichaoua, sociologue, sur le rapport de l’ONU sur les exactions en RDC : «La fin de seize ans d’impunité pour les vainqueurs au Rwanda»

Posté par Adolphe Habimana le 29 août 2010

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André Guichaoua, sociologue(image d’archive)

(Liberation 29/08/2010)

Dix ans de meurtres, de viols et d’exactions en république démocratique du Congo (RDC) et une accusation d’éventuel génocide à l’encontre du Rwanda d’aujourd’hui : c’est ce que contient la version provisoire d’un rapport de 545 pages que n’a pas encore publié le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), mais dont les fuites sont parvenues jeudi à la presse. Le document revient sur ce qui s’est tramé dans l’ex-Zaïre entre mars 1993 et juin 2003. Une période qui couvre les deux guerres du Congo, qualifiées de «guerre mondiale africaine» en raison du nombre de pays impliqués – 9 selon le rapport – mais aussi de victimes, qui se comptent par millions.

Rejeté jeudi comme «balivernes» par le gouvernement rwandais, le document met Kigali dans l’embarras. Il ouvre la voie à d’éventuelles poursuites pour «crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide». Si tous les regards se tournent de nouveau vers le Rwanda, il ne s’agit pas, cette fois, de se souvenir du génocide de 800 000 Tutsis par des milices hutues en 1994 mais du massacre systématique et prémédité par l’armée rwandaise, en territoire congolais, de dizaines de milliers de Hutus qui avaient fui le Rwanda par crainte de représailles tutsies. Le régime de Paul Kagame dément toute exaction en RDC, et affirme n’avoir fait que poursuivre dans l’ex-Zaïre les miliciens hutus génocidaires. Or, ce rapport du HCDH change un rapport de force et une écriture de l’Histoire, que décrypte pour Libération le sociologue français André Guichaoua, spécialiste de la région des Grands Lacs.

Pourquoi des fuites de ce rapport parviennent-elles maintenant à la presse ?
En fait, le rapport est congelé depuis plusieurs mois. Ces fuites sont habituelles, sur ce type de document, mais le plus surprenant aujourd’hui, c’est la réaction indignée des autorités rwandaises, alors qu’elles font pression depuis plusieurs semaines pour bloquer le rapport !

Que pensez-vous de l’accusation de génocide formulée à demi-mots par le rapport, à l’encontre d’une armée rwandaise accusée d’avoir massacré des Hutus en RDC ?
Des actes génocidaires ont été commis, c’est indéniable. Mais de tels actes ne font pas génocide. Si toutes les fois que des actes génocidaires étaient commis, on utilisait le terme de génocide, nous en aurions dix ou vingt par an. L’utilisation du terme est d’ailleurs laissée à l’appréciation des juristes par le rapport, qui n’a pas voulu franchir ce pas.

Quoi qu’il arrive, il me paraît très difficile de mettre sur le même plan la reconnaissance d’un éventuel génocide des Hutus au Congo avec celui des Tutsis au Rwanda. Il n’y avait pas les mêmes objectifs, la même finalité. Ce qui est plus ennuyeux encore, c’est le risque de globalisation de toutes les victimes des deux guerres du Congo. Entre 1998 et 2003, la grande guerre africaine a fait entre 3 et 4 millions de victimes, essentiellement civiles, dont on ne peut pas attribuer la responsabilité au seul Rwanda. Or, l’amalgame risque d’être fait dans les comptes rendus et l’utilisation politique du rapport.

Paul Kagame va-t-il de devenir un paria sur la scène internationale ?
Son affaiblissement est déjà réel. La dernière présidentielle au Rwanda, qu’il a remportée avec 93% des voix, n’a pas été une fête, en grande partie à cause de la manière dont la campagne a été menée. Les motifs d’énervement du candidat-président tenaient déjà à l’actualité qui se profilait, avec ce rapport. Il existe par ailleurs un désenchantement des bailleurs de fonds. Le département d’Etat américain a adressé des critiques au Rwanda. Or, ce pays ne tient que grâce à deux ressources : l’aide extérieure et les minerais du Kivu, région de la RDC située à la frontière du Rwanda. C’est le fait de le dire qui pose problème aujourd’hui.

Pourquoi les autorités rwandaises se montrent-elles aussi nerveuses concernant ce rapport ?
Parce qu’il met fin à seize ans d’impunité du camp des vainqueurs au Rwanda. Si le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) avait joué son rôle et lancé des procédures sur les massacres de Hutus, des actes connus et documentés, le sentiment profond d’une incroyable injustice n’existerait pas aujourd’hui. Parce que le Rwanda a bénéficié du laxisme de la communauté internationale, il se retrouve dans une situation très complexe aujourd’hui. Des Rwandais, mais aussi des pays comme l’Espagne ou le Canada, dont des ressortissants ont été tués, et qui n’ont jamais osé porter plainte, vont pouvoir le faire.

Le rapport de forces idéologique a changé, et risque de se solder par une multiplication des procédures. Même des observateurs des Nations unies ont été assassinés par le Front patriotique rwandais [FPR, au pouvoir à Kigali, ndlr], et les dossiers ont ensuite été enterrés. Tout cela peut ressurgir. On a mis sous le boisseau un nombre incalculable de procédures, alors que tout le monde savait que des crimes importants avaient été commis. On a construit une success story rwandaise, un noyau de croyances qui s’est consolidé avec la caution tacite des Nations unies. Si le TPIR avait fait son travail, on n’en serait pas là.
Recueilli par SABINE CESSOU
 

© Copyright Liberation

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RWANDA/NATIONS UNIES:GENOCIDE DES HUTU SELON ROBERTO GARETON

Posté par Adolphe Habimana le 1 septembre 2010

Au micro de Rfi, Roberto Garreton, ancien représentant des Nations Unies pour les droits de l’homme au Zaire, épouse totalement le rapport préliminaire de l’Onu faisant état des crimes de Génocide commis en République Démocratique du Congo par les soldats rwandais de l’Apr.
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Tags: roberto  garreton 

Roberto Garreton, avocat et rapporteur spécial sur les droits de l’homme en RDC de 1994 à 2001

Par Sarah Tisseyre

Avec notre invité aujourd’hui, on revient sur ce pré-rapport du Haut Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme concernant les crimes commis dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) entre 1993 et 2003.

Le Monde a révélé, la semaine dernière, des extraits de sa version provisoire. On attend toujours en effet qu’il sorte dans sa version définitive. Et dans sa version provisoire, il accuserait l’armée rwandaise et ses alliés d’avoir commis des crimes de guerre, crimes contre l’humanité, voire de génocide contre les hutus rwandais qui s’étaient réfugiés dans l’est de la RDC après le génocide de 94.

Extrait audio vidéo

http://www.congotube.ca/video/1314/Roberto-Garreton-épouse-rapport-Génocide-du-Congo

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Les guerres en Afrique:Péan frappe encore

Posté par Adolphe Habimana le 5 septembre 2010

Le journaliste Pierre Péan est un habitué des scoops et des polémiques.

Le journaliste Pierre Péan est un habitué des scoops et des polémiques. © AFP

Le journaliste d’investigation français s’apprête à sortir un livre sur le rôle des gouvernements (notamment à Paris et Washington) dans les guerres de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique Centrale.

Le journaliste et écrivain Pierre Péan, 72 ans, livrera le 1er octobre un nouvel opus : Guerres secrètes en Afrique, aux éditions Fayard. Il s’agit pour lui de mettre à jour les dessous des nombreux conflits qui agitent l’Afrique de l’Est et l’Afrique centrale : Somalie, Sud-Soudan, Rwanda, Congo, RD Congo, Érythrée, Darfour… Dans cette optique, il s’intéresse plus particulièrement au rôle des gouvernants et, surtout, à l’influence toujours importante des États-Unis et de la France.

source:Jeune Afrique

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Congo-Kinshasa: Nuremberg II aurait-il lieu ? Pourquoi l’enquête de Carla Del Ponte sur le FPR de Kagame a-t-elle tourné court ?

Posté par Adolphe Habimana le 5 septembre 2010

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Le bras droit du président Kagame posant devant ses toupes: le Général J. Kabarebe


 

Kinshasa — Depuis la fuite du dernier rapport du HCDH, plusieurs compatriotes appellent de leurs voeux l’institution d’un Tribunal Pénal pour le Congo pour juger les auteurs des « faits de génocide » des Hutu et des Congolais(es) à l’Est de notre pays et sur tout notre territoire. Sera-t-il plus efficace que le TPIR ? Qui le financera ? Ces questions ne semblent pas nous préoccuper outre mesure !

Certains lancent à appel à Nuremberg II. Ces compatriotes soutiennent tous que la justice (internationale) est indispensable au retour de la paix de notre pays. Ils souhaitent qu’un Nuremberg II mette fin à la culture de l’impunité dans les pays des Grands Lacs africains.

Sont-ils les premiers à exprimer ce voeu ? Non !

Une dame, Procureure du TPIY et du TPIR, a elle aussi porté en elle ce désir, après qu’elle se soit rendue compte qu’au Rwanda, avec le génocide de 1994, il devenait difficile de croire que la raison a toujours le dessus sur la folie humaine. Dans sa tentative de rendre une justice équitable au TPIR, elle a palpé une évidence : Nuremberg était un tribunal des vaincus.

« Les armées victorieuses conféraient aux procureurs de Nuremberg et de Tokyo suffisamment d’autorité pour leur permettre d’avoir accès aux témoins, d’obtenir les preuves documentaires et d’appréhender les criminels de guerre mis en accusation, ne fût-ce que parmi leurs ennemis vaincus allemands et japonais. » (p.22-23) En votant la Résolution 955 instituant le TPIR en 1994, le Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas doté Carla Del Ponte d’une autorité comparable. Cet article se veut un petit résumé des efforts déployés par Mme la Procureure pour qu’aboutisse son enquête spéciale sur la partie tutsi impliquée dans « le génocide Hutu ». Il poursuit un objectif : rafraîchir la mémoire des résistants et autres luttants congolais sur les forces contre lesquelles ceux d’entre nous qui appellent de tous leurs voeux l’institution d’un Nuremberg II sont supposés se battre en étudiant le TPIR. Notre source est le livre de Carla Del Ponte intitulé La traque, les criminels de guerre et moi (2009)

Quand est-ce que le Tribunal pénal international pour le Rwanda a-t-il été créé ? Quelle était sa mission ?

« Dans sa Résolution 955 votée en 1994, le Conseil de sécurité des Nations unies avait institué le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), dont la vocation était de poursuivre non seulement les responsables du génocide de 1994, mais aussi « d’autres violations flagrantes systématiques et à grande échelle du droit humanitaire international », ce qui caractérisait également les crimes qui auraient été perpétrés par les membres du Front patriotique rwandais à l’intérieur du Rwanda en 1994. » Le mandat du TPIR lui permettait d’enquêter et de poursuivre les criminels dans les camps Hutu et Tutsi (FPR) de façon à mettre la justice au service de la réconciliation nationale. Pour Carla Del Ponte, « ne pas enquêter sur les exactions du Front patriotiques rwandais serait revenu à admettre et proclamer que les dirigeants tutsi étaient couverts par l’impunité, qu’ils étaient au-dessus de la loi, et que les victimes innocentes de leurs violences ne comptaient pas. » (p.299)

Comment Carla Del Ponte en est-elle venue à ce point de vue et à s’engager pour une enquête spéciale contre les membres du Front patriotique rwandais ?

Elle a fait un constat : «Malgré les rapports crédibles de massacres perpétrés par les Tutsi, le Tribunal n’avait effectivement inculpé que les Hutu impliqués dans le génocide ( ). » (p.298) Et pourtant, le FPR avait reconnu l’exécution, le 5 juin 1994, de l’archevêque de Kigali, de deux évêques, d’un abbé, de neuf prêtres et de trois jeunes filles.

Quand Carla Del Ponte s’engage dans l’enquête sur cette exécution et certaines autres, Kagame et les autres responsables du FPR promettent de coopérer en remettant à la Procureure les dossiers des enquêtes sur cet assassinat. Après plusieurs tergiversations, Kagame finit par refuser la coopération promise. « « Non, déclara-t-il, au cours d’une rencontre avec Carla Del Ponte et son équipe le 28 juin 2002. Il n’en est pas question ! » Il me fit sèchement savoir, écrit Carla Del Ponte, que le Tribunal ne devait pas enquêter sur la milice tutsie-milice qu’il avait lui-même commandée et dont il avait ensuite fait l’armée du Rwanda. » (p.372)

Puis, « il (Kagame) perdit très vite son sang-froid : « Vous ne parviendrez pas à empêcher la reconstruction de la nation, fulmina-t-il ? Je suis en train de reconstruire ce pays, moi Je dois maintenir l’ordre intérieur Si vous ouvrez une enquête, les gens vont penser qu’il y a eu deux génocides Or, tout ce que nous avons fait, c’était libérer le Rwanda. » » (p. 373)

L’un des problèmes majeurs de Kagame est là : « Les gens ne doivent pas penser qu’il y a eu deux génocides ». Pourquoi ? Parce que la légitimité du pouvoir de Kagame et du FPR repose sur le fait qu’ils ont mis fin à l’unique génocide des Tutsis. Pour préserver cette légitimité, toute enquête sur « le deuxième éventuel génocide » doit être empêchée. Connaissant certains témoins que Carla Del Ponte avait finis par rencontrer, Kagame savait que Madame la Procureure était au courant des crimes commis par le FPR.

Le 27 juillet 2002, Carla Del Ponte fait son rapport au Conseil de sécurité des Nations unies. Elle dit : « Certains éléments puissants et hauts placés au Rwanda s’opposent farouchement à l’enquête que mène le Procureur, conformément au mandat du Tribunal pour le Rwanda, sur des crimes qu’auraient commis des membres du Front patriotique du Rwanda en 1994. Malgré les assurances qu’avait par le passé fournies au Procureur le président Kagame, son gouvernement ne nous a apporté pour ces enquêtes aucune aide concrète en réponse à nos demandes répétées. En l’état actuel des choses, les autorités rwandaises n’affichent aucune volonté politique sincère de coopérer pour nous fournir une assistance dans un domaine qu’elles interprètes comme étant de nature politique alors que, bien entendu, le Procureur se limite à l’exécution technique de son mandat judiciaire. » (p. 376-377)

Malgré les exhortations de certains de ses alliés, Kigali refusa de coopérer avec le TPIR et organisa la justice populaire (les gacaca) supposée juger les crimes du FPR et contribuer à la réconciliation nationale. Une justice dont la crédibilité était mise en doute par Carla Del Ponte.

Comment les Etats-Unis et leurs alliés entrent-ils cette « guerre » juridico-politique ?

Face à la durée des procès du TPIY et du TPIR et à la modicité des moyens mis à leur disposition, Carla Del Ponte croit saisir l’opportunité de la création de la CPI pour poursuivre sa lutte contre l’impunité. Quand, en 2002, la CPI ouvre ses portes, elle cherche à postuler pour devenir la dirigeante du parquet de cette instance internationale prestigieuse. Sa candidature sera écartée.

Le président américain Bill Clinton signe le Statut de Rome instituant la CPI. Il est fin mandat. George W. Bush élu raye cette signature arguant que la CPI pourrait entreprendre de poursuivre des dirigeants politiques et militaires américains pour des motifs politiques.

« Après quoi, le Département d’Etat entrepris de passer des accords bilatéraux d’immunité avec plusieurs pays-pauvres pour la plupart, et dépendants de l’aide économique et militaire américaine- afin d’exempter les ressortissants de l’un et l’autre Etats parties de toutes poursuites devant la Cour pénale internationale. » (p.381). Le 5 mars 2003, Kagame est à Washington en visite officielle. Il signe un accord bilatéral d’immunité avec les USA.

Il aurait sollicité de ce partenaire bilatéral et de ses alliés un soutien sans faille dans sa campagne de diabolisation contre le TPIR. Le 15 mai 2003, un ambassadeur extraordinaire des USA pour les crimes, Pierre Prospère, appuyant le Rwanda de Kagame exige que les enquêtes sur les crimes du FPR soient confiées aux juridictions populaires (les gacaca) et non au TPIR.

Quelques mois plus tard, Prospère informe Carla Del Ponte qu’il était bon que le TPIR ait son propre procureur. Ce souhait partagé par la Grande-Bretagne se justifiait dans la mesure sa réalisation contribuerait à rendre le TPIR « efficace » et à réduire les coûts. Donc, la restructuration était indispensable. « Le 28 août, la décision tomba. ( ) Le Conseil de sécurité vota la Résolution 1503. Je (Carla Del Ponte) n’étais plus procureure générale du Tribunal pénal international pour le Rwanda. » (p. 395)

Officiellement, il fallait rendre le TPIR efficace et en diminuer les coûts. Officieusement, il fallait casser l’enquête spéciale. Et deux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies ont pesé de tout leur poids pour arrêter cette enquête. Elle n’ira pas jusqu’au bout. Un Anglais, Raph Zacklin, membre du Bureau des affaires juridiques des Nations unies fera remarquer à Carla Del Ponte que « le Conseil de sécurité est une institution politique qui prend des décisions politiques. » (p. 392-393) La justice politisée ne permet pas à Carla Del Ponte de mener à bien son enquête spéciale. Quand elle quitte ce tribunal, aucun membre du FPR n’y est convoqué. Seuls « les vaincus » sont jugés. Néanmoins, grâce aux plaidoiries des avocats de ces « vaincus », le 18 décembre 2008, Théoneste Bagosora, bien que condamnés à vie est acquitté en tant « le cerveau moteur » de la planification du « génocide tutsi ».

Après ce procès, Pierre Hazan, expert en matière de justice internationale, exprime un regret : « Le présupposé de la justice internationale est sa capacité de prévention de nouveaux conflits. Or, la dimension dissuasive du TPIR n’a pas joué à l’échelon régional ». Plus de quinze ans après, la région des Grands Lacs n’en finit pas d’endurer les séquelles du génocide rwandais, comme en atteste la guerre d’agression à laquelle l’Est de notre pays résiste jusqu’à ce jour.

La politisation de la justice internationale et sa financiarisation demeure des obstacles majeurs dans notre lutte pour un Nuremberg II. Comment renverser la vapeur afin que soit institué un « Tribunal des Vainqueurs » ? En créant un réseau avec l’Association des Avocats de la défense de la partie hutu dont Peter Erlinder ? En luttant sur le temps afin que nous puissions « avoir le pouvoir » et juger nous-mêmes un jour tous ces criminels ? La fuite du dernier rapport du HCDH ne garantit pas que cette fois-ci justice sera rendue. Il nous faut travailler les pistes collectives efficaces de rupture avec la culture de l’impunité. J.P. Mbelu

source:allAfrica

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Kabila et Kagamé scellent leur réconciliation

Posté par Adolphe Habimana le 6 septembre 2010

Lundi 6 septembre, le président congolais Joseph Kabila a fait le déplacement à Kigali pour l’investiture du président rwandais Paul Kagamé. Un geste symbolique fort qui consacre la réconciliation entre les deux États.

L’investiture du président rwandais Paul Kagamé, qui entame un deuxième septennat après avoir été réélu le 9 août avec 93 % des voix, a été très courue. D’une capacité de plus de 30 000 places assises, le stade national de Kigali était bondé. Une dizaine de chefs d’État africains ont également participé à la fête.

Parmi ces derniers, le voisin Joseph Kabila. Sa présence, exceptionnelle, scelle la réconciliation entre les États rwandais et congolais, dont les relations ont été longtemps rendues difficiles par la présence en RD Congo des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui sont impliquées dans le génocide de 1994. Depuis l’arrestation de Laurent Nkunda, en janvier 2009, et sa mise en résidence surveillée à Kabuga, dans la banlieue de Kigali, le rapprochement entre les deux pays n’a cessé de s’affirmer

Début de mandat difficile

Parmi les autres chefs d’État présents, ce lundi : le Burundais Pierre Nkurunziza, le Kényan Mwai Kibaki, le Burkinabè Blaise Compaoré et le Togolais Faure Gnassingbé.
En prévision de l’événement, rues et bâtiments des différents quartiers de la capitale avaient été entièrement repeints la semaine dernière. Lundi matin, la radio nationale publique Radio Rwanda diffusait des chansons louant les réalisations de Kagamé durant le premier septennat. Le gouvernement a alloué l’équivalent de 100 dollars (78 euros) à chaque village (la plus petite entité administrative) pour une cérémonie de « convivialité » à la fin de la retransmission radiophonique de la cérémonie.

Paul Kagamé entame son deuxième mandat dans des conditions difficiles, alors que de nombreux militaires ont fait défection et qu’un projet de rapport de l’ONU accuse l’armée rwandaise d’avoir commis entre 1996-1998 des crimes pouvant être qualifiés de génocide contre des réfugiés hutus rwandais en RDC. En réaction, Kigali a menacé de retirer ses 3 550 soldats de la paix déployés au Soudan sous l’égide de l’ONU, si cette organisation publie un tel rapport jugé « outrancier » par les autorités rwandaises.

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Extermination des Hutus: Article paru en mai 1997

Posté par Adolphe Habimana le 7 septembre 2010

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RWANDA , ZAIRE CONGO mai 1997

MASSACRES AU ZAIRE

« Ici, on extermine les réfugiés. »

Jean-Paul Mari a refait le chemin emprunté par les réfugiés Hutus à travers la jungle. Et il a retrouvé les traces des deux cent mille personnes disparues, massacrées par les bérêts rouges rwandais envoyés par Kigali.

Dans le vieil hélicoptère soviétique qui tremble en remontant le cours du fleuve, il y a quelques sacs de farine, des haricots noirs, des bidons de plastique vides et soixante kilos de sel ; en tout mille quatre cents kilos de marchandises acheminées en hâte par le CICR. C’est peu, très peu, à la fois dérisoire et indispensable. Les informations parvenues à Brazzaville sont formelles : trois mille réfugiés rwandais ont déjà franchi le fleuve Zaïre, à la hauteur du petit village de Liranga, à cinq cents kilomètres au nord de la capitale du Congo. Tête de pont d’une colonne de cinquante mille autres réfugiés massés de l’autre côté, ils sont échoués sur un carré de glaise rouge au bord de l’eau, pris entre le fleuve et les marais, sans eau potable, sans nourriture, sans soins, sans électricité, sans route. A Brazzaville, envahie par trois mille cinq cents soldats étrangers prêts à évacuer les Européens du Zaïre, tout le monde vit le regard braqué sur Kinshasa où plusieurs centaines de journalistes surveillent l’agonie d’un empire. Plus une chambre à louer, plus un avion, plus une goutte d’essence dans la région. Il a fallu trois jours d’efforts héroïques aux responsables du CICR pour arracher des bidons d’essence, un hélicoptère et son équipage de russes, échoués là on ne sait comment, épuisés, barbus, les yeux rougis par deux nuits sans sommeil. Qu’est-ce qu’on va trouver là-bas, à Liranga ? Des réfugiés mourants ou des hommes rendus agressifs par la faim et l’encerclement de l’armée congolaise ? Une population locale hostile, terrorisée ou compatissante ? Surtout ne pas laisser les réfugiés pris dans cette nasse, les faire marcher, encore, descendre vers le sud, vers un endroit accessible aux secours. Maintenant, on vole, calé contre un sac de haricot noir, sur ce MI-8 de la guerre d’Afghanistan qui fait un bruit d’enfer, dans l’odeur de graisse, de farine et de gas-oil, au dessus du vert du Congo, en longeant la mer linéaire d’un fleuve qui roule ses quarante mille mètres cubes de boue à la seconde, l’oeil à la recherche d’une pirogue, d’un radeau, du point noir d’une tête perdue à la surface. Soudain, là, au dessous, une église, quelques cabanes et des taches de plastique bleu sous les arbres : Liranga. En bas, une foule appelle de ses mains le MI-8 qui se pose en faisant de grands cercles. D’abord, des hommes, organisés, jeunes et encore debout. Ceux là, résidu de l’armée Hutu, ont jeté leurs uniformes et gardé un peu d’argent pour la traversée en pirogue. Ils constituent la première vague de réfugiés. Les autres, hommes ou femmes, sans enfants et sans vieillards, sont allongés dans les fourrés. Maigres et immobiles. Ils n’ont rien mangé depuis une semaine. On pense à la question de Richardson, envoyé spécial américain, s’arrêtant devant une forme recroquevillée sur le sol :  » Elle a froid ? » – « Non. Elle est morte. » A Liranga, beaucoup de réfugiés commencent à avoir très froid. Comme cette femme qui accouche au bord de la route, cet homme qui dit avoir vendu sa soeur pour payer la traversée ou ces trente quatre réfugiés qui ont coulé dès que la main du fleuve a retourné leur pirogue surchargée : « Les paysans du Rwanda ne savent pas nager » dit Soeur Antonia. Elle aussi a quitté le Zaïre et ses soldats, battus, en fuite, pillards, voleurs et violeurs. Les quatorze religieuses des « Filles de la Charité » ont erré deux semaines dans la forêt, de l’autre côté, dévorées par les fourmis rouges et attaquées par les pygmées. Quand l’une d’elle est tombée dans une mare de boue, toutes les autres ont fait la chaîne pour l’empêcher d’être engloutie. A peine arrivées ici, après un rapide Deo Gracias, elle se sont penchées sur les mourants. Elles aussi parlent du flux des réfugiés qui attend sur l’autre rive, des informations sur des massacres à Mbandaka, des malades et des enfants qui sont restés piégés sur les îlots au milieu du fleuve…On a à peine le temps de leur promettre de dire leur détresse que déjà, l’hélicoptère se remet à rugir. Ses lourdes roues commencent à s’enfoncer dans le sol meuble. Il faut repartir en laissant derrière soi les huttes de Liranga, quelques sacs de farine et trois mille survivants, affamés mais enfin en sécurité, arrivés peut-être au bout du chemin. Incroyable exode ! Comment ont-ils pu ? Traverser le Zaïre d’est en ouest, de bout en bout, pays vaste comme l’Europe mais monde hostile, couvert de sombres forêts et de plateaux brûlants, barré de fleuves puissants comme des murailles, semé de marécages infestés de vermine ? Comment ont-ils pu marcher pendant sept mois, torturés par la chaleur, la soif, la faim, l’épuisement et la malaria ? Et réussir à se traîner, fiévreux, pourchassés et massacrés, sur plus de deux mille kilomètres… Pour le comprendre, il faut redescendre à Brazzaville, ignorer les convulsions géo-stratégiques de Kinshasa, sauter dans un avion cargo et dessiner une immense boucle dans le ciel vers le Kenya, porte d’entrée aérienne vers le Rwanda. Sur une petite piste d’un aéroport de Nairobi, une foule d’hommes en sueur chargent chaque jour une bonne trentaine de bimoteurs : les uns avec des ballots de feuilles vertes de Khat, la drogue préférée des Somaliens, en direction de Mogasdicio ; les autres bourrés de caisses de médicaments, de matériel chirurgical ou de biscuits d’urgence vers les camps de réfugiés disséminés tout autour des Grands Lacs. On décolle, pour traverser le ciel du Rwanda, au dessus de Kigali, Gitarama ou Butare. En bas, il y a quatre ans à peine, s’est déroulée une des plus grandes boucheries humaines de ce siècle : cinq cent mille tutsis, poursuivis par les « Interhamwes », milices du pouvoir Hutu, et les ex-FAR, soldats rwandais ; hommes, femmes et enfants coursés, rattrapés et découpés à coups de machettes, avec une barbarie inouïe. Des semaines d’horreur, mélange de purge politique et de nettoyage ethnique, qui ont imprégné le pays de l’odeur des cadavres, bouché les rivières et empoisonné les eaux du grand lac Victoria. Le mouvement de la guerre s’est inversé avec la contre-offensive de l’armée Tutsie venue d’Ouganda. Les ex-FAR, les milices mais aussi toute une population Hutu innocente s’est retrouvée le dos à la frontière Zaïroise. En arrêtant les hostilités, en créant une poche de sécurité, l’ »Opération Turquoise » a probablement empêché de terribles représailles. Mais elle a aussi permis aux tueurs Hutus de traverser la frontière en bon ordre…en emmenant avec eux une population désormais prise en otage. « On a vu arriver des centaines de voitures, de bus, de camions, bourrées de matériel, de machines à coudre, de frigos, de tv..pillées au Rwanda.. » se rappelle le juge Frédéric Bola, alors magistrat Zaïrois au tribunal de Bukavu, « le fond des camions étaient bourrés d’armes et d’uniformes de l’ex-armée rwandaise. » Le HCR installe ses camps et, deux ans plus tard, dépense cinq millions de francs par jour pour nourrir un million deux cent mille réfugiés installés sur la frontière du Rwanda. Une poudrière. Les soldats Zaïrois, corrompus jusqu’à la moelle, chargés par la communauté internationale de désarmer et de maintenir l’ordre, se jettent sur le fric et les filles au point d’être surnommés « Contingent Zaïrois pour la sexualité dans les camps.. » Les camps deviennent des villes sauvages où les cadres de l’ex-FAR, riches et organisés, affrètent des avions, achètent des armes, monopolisent l’aide et entraînent leurs soldats dans l’espoir de la revanche. Plus tard, dans le camp abandonné de Mugunga, on retrouvera des manuels militaires sur les « procédés de combat », des « tests de renseignements » et des « feuilles d’examen idéologiques »… véritables archives d’un plan avorté de reconquête Hutue. A l’intérieur des camps, les organisations humanitaires se font racketter, menacer au point que MSF préfère se retirer. « C’était devenu un Etat dans l’Etat » dit le juge Bola, « Une région, colonisée, incontrôlable. » Dans ce « Hutu land », les militaires rwandais font désormais leur loi : ils exécutent les pillards, terrorisent la population et n’hésitent pas à abattre « leurs » réfugiés qui font mine de regagner le Rwanda. Quand ils commencent à lancer des actions de guérilla de l’autre côté de la frontière, tout le monde redoute la riposte militaire du pouvoir officiel de Kigali. De la part des Tutsis, hommes minces, élégants et impitoyables, on s’attend à une réaction sévère…On se trompe. Elle sera tout simplement terrifiante, à la fois méthodique et sauvage. « J’étais venu ici, à Bukavu, au Rwanda, pour fuir les massacres du Burundi, mon pays » dit Dieudonné. » Je voulais trouver la paix et étudier le droit…C’est tout. » Aujourd’hui, il a vingt trois ans, des pieds gonflés, des mains qui tremblent et un regard d’enfant abîmé. En octobre dernier, les étudiants de l’université catholique ont commencé à entendre des informations sur des accrochages militaires : les « forces rebelles » , c’est-à dire l’armée de Kigali, appuyée par les Banyamulenge, population Tutsie installée au Zaïre, venait de commencer son offensive. Quelques mois plus tard, Paul Kagame, l’homme fort du nouveau Rwanda reconnaîtra que les pays de la région des Grands Lacs se sont « entendus » pour soutenir les rebelles. Très vite, les premiers blindés approchent de la ville. C’est la panique. Les soldats Zaïrois accusent Dieudonné le Hutu…d’être un espion Tutsi ! Il est battu, on pille sa pille chambre d’étudiant, il s’enfuit vers le camp de Gashusha, tenu par les ex-FAR et les anciens dignitaires du régime Rwandais : « On espérait qu’ils nous protégeraient des soldats Zaïrois… » Erreur. Dieudonné vient de claquer la porte de sa nouvelle prison. « Le 1er novembre, à 10 heures du matin, on a entendu des coups de feu et des explosions. On nous attaquait à coups de mortier… » Les ex-FAR donnent immédiatement l’ordre d’évacuer le camp. Une partie des soldats reste pour retarder l’avance des forces rebelles. On entasse des provisions pour dix jours dans tous les véhicules disponibles. Et la longue marche commence. Direction Goma, à 250 kms de là. Dieudonné l’étudiant marche une trentaine de kms, et s’endort sur le bas-côté. Au réveil, il apprend que Goma et les principaux camps de la région sont déjà tombés. Déjà près d’un million de réfugiés sont jetés sur les routes. On fuit vers Nyabibwe. Sur place, les soldats essaient de négocier avec d’étranges rebelles locaux : les Maï-Maï : « ils étaient nus, avec un petit cache-sexe en feuillage, des hommes petits, très musclés, agressifs qui brandissaient des mitraillettes, des fusils et des grenades. Ils portaient des gris-gris sur la poitrine et hurlaient : « Même si vous nous tirez dessus, on ne peut pas mourir ! »" Les ex-FAR essaient de négocier un passage vers la région du Masisi, ils offrent de l’argent aux Maï-Maï. La discussion s’éternise. En vain. En tête du convoi, un colonel est abattu. Tout à coup, on comprend le piège :  » Les Maï-Maï voulaient nous retarder mais ils avaient déjà appelés leurs alliés Banyamulenge, des Tutsis ! » La route est coupée. Les militaires décident de détruire leurs véhicules : on arrose d’essence et on fait sauter des centaines de voitures, de pick-up, de bus, de bulldozers…le convoi brûle. Soldats et réfugiés, deux cent mille personnes, hommes, femmes, enfants et vieillards, prennent le chemin des hauts-plateaux, en espérant atteindre la vallée de Shanjé.. »Ils disaient qu’on pouvait installer là-bas une piste d’atterrissage, que l’ONU allait finir par réagir, envoyer une force multinationale. Ou au moins la France. » Déjà, on parle de parachutages..qui ne viendront jamais. Alors, on marche l’oreille collée à la radio : « On écoutait RFI, la BBC, Canal Afrique, la Voix d’Amérique en Kinyarwanda et Radio-Vatican..C’est comme ça qu’on a appris que le camp de Mugunga (700 000 personnes) venait de tomber lui aussi. » A Shanje, on s’arrête, épuisé, le temps de se reposer, de finir les stocks de nourriture et de piller les champs de canne à sucre, les chèvres et les vaches des paysans qui ont fui la guerre. En arrière, près de Ghashusha, le camp du départ, les ex-FAR ont résisté six jours. L’armée Zaïroise leur avait promis des balles, des grenades et des obus… qui ne sont jamais venus. A court de munitions, écrasés, les soldats battent en retraite, pourchassés, harcelés, abattus : le début d’une immense Berezina africaine. Le 20 novembre, la colonne de réfugiés décide de rejoindre la grande route à Walikalé :  » On a pris une petite piste, difficile, couverte de boue. On était des dizaines de milliers. Le début du calvaire » dit Dieudonné. A chaque pas, on s’enfonce jusqu’au genou dans la terre liquide, entouré d’un nuage de moustiques qui vous injectent la malaria locale, à Falsiparum, terrible, celle qui vous abat pendant une semaine, donne de terribles migraines, une fièvre de cheval, des nausées et une soif intense. Mais il n’y a plus rien à boire : « On léchait la boue des marigots. On mâchonnait des feuilles ou on suçait des racines..On s’écroulait au bord de la piste, mort de fatigue, de soif et de faim. » Pour arriver au bout de la iste, Dieudonné, jeune et encore fort, a marché dix jours. Derrière lui, certains mettront plus d’un mois. Et d’autres, faibles, malades ou épuisés ne sortiront jamais de la forêt : « Les retardataires ont été capturés par les rebelles de l’Alliance. Un de ceux qui a pu s’échapper nous a raconté que les soldats les abattaient à coups de mitraillette, de machettes et surtout à coup de marteaux.. » Partout, on retrouvera la même méthode : certains rebelles portent un petit marteau à la ceinture, « long de 20 centimètres, manches en bois, pointe en métal, comme un piolet » ; ils font asseoir ou mettent à genoux un réfugié, passe derrière lui et assène un énorme coup de marteau sur la partie arrière du crâne. Sur la route de Chambusha, vers Walikélé, on rencontre une autre colonne de réfugiés venus de Goma ; eux aussi ont été attaqués par les Maï-Maï et pillés par les fuyards de l’armée Zaïroise en déroute. Dieudonné a soudain très mal au ventre, il se réfugie derrière un buisson et s’aperçoit qu’il souffre de diarrhée sanglante. Les rebelles avancent de plus en plus vite et les militaires ex-FAR décident d’augmenter la cadence de marche à 40 kms par jour. « Ceux, trop faibles, qui étaient seuls, sans parents, sont restés derrière.. » dit Dieudonné, en baissant la tête. Désormais, la survie passe avant la solidarité. D’autant que les rebelles semblent suivre les réfugiés à la trace : « Certains Tutsis s’étaient infiltrés dans notre colonne avec des armes cachées dans leurs sacs et des radio motorola. On les appelait les « oreilles », ils marchaient avec nous puis disparaissaient, tendaient des embuscades ou transmettaient leurs informations… » dit Dieudonné qui en a vu plusieurs se faire démasquer par les ex-FAR : « Ils les emmenaient dans des cabanes pour les torturer. On les entendait hurler toute la nuit : « Vous m’avez pris. Alors, tuez-moi. Mais je ne parlerai pas ! Je ne vous dirais rien ! » Entre les morts sur la route et l’afflux des nouveaux réfugiés de Goma, deux cent mille personnes se retrouvent à Walikalé : « On a vu un général Zaïrois se poser en hélicoptère et nous ordonner de continuer jusqu’à Tingi-Tingi. » Une partie des ex-FAR partent installer une ligne de défense sur la rivière Oso, pour essayer d’arrêter les rebelles… »C’était toujours les ex-soldats rwandais qui se battaient. Loin devant l’armée Zairoise. » Les réfugiés s’installent à Tingi-Tingi :  » J’ai vendu mon unique pantalon de rechange contre un demi panier de manioc à une paysanne. Elle était gentille, a cuit mon manioc et m’a offert un peu d’huile de palme. » On s’accroche à la radio : l’ONU a bien autorisé le déploiement d’une force multinationale mais le retour organisé, sous l’oeil des caméras, d’un demi-million de réfugiés Hutus au Rwanda, sonne le glas de cette force avant son lancement. Washington bloque toute initiative et l’ambassadeur américain à Kinshasa retiend dans la capitale des spécialistes américains du développement venus enquêter dans la région. Quant aux Français, devenus mauvais avocats après l’Opération Turquoise, leurs cris d’alarme ne seront pas entendus. Il faudrait 50 tonnes de nourriture par jour pour nourrir la masse de réfugiés de Tingi-Tingi ; et seuls de petits avions de six tonnes peuvent se poser sur la route, au milieu des huttes de réfugiés. En deux mois, on compte 1500 enfants de moins de cinq ans morts de faim et de maladie. Vingt cinq mille adultes survivent grâce à de véritables perfusions alimentaires. Le choléra fait des ravages. Après deux mois de séjour, on enterre près de cent personnes chaque jour… »On avait beau appeler au secours le monde entier » dit un responsable de MSF présent dans le camp à cette époque, « mais nos cris se brisaient sur des refus polis. On nous parlait de « situation délicate », « de la mauvaise image des réfugiés », de « pressions américaines… » Le 28 février au matin, Dieudonné est réveillé par des coups de mortier. Tingi-Tingi attaqué, tombe et les réfugiés s’enfuient en abandonnant derrière eux 6500 hommes, femmes, enfants, malades, incapables de se lever. On ne les a plus revu. Poursuivis par les rebelles, les réfugiés marchent, marchent et marchent jusqu’à la mort. Vers Ubundu, ils trouvent l’assistance du PAM (programme alimentaire mondial). Devant eux, le fleuve Lowa leur barre le chemin. Ceux qui ont encore un peu d’argent payent jusqu’à cent dollars un passage en pirogue qui en côute un demi d’habitude. Les autres plient et attachent des bambous, les couvrent de bâches humanitaires et se lancent dans le courant. Souvent, les toiles s’ouvrent et les passagers se noient.. »On a retrouvé plus de 200 corps en aval » dit Dieudonné qui réussit « à échanger une assiette de métal et un couteau » contre un passage pour lui et Innocent, son copain de fac. Plus loin, à Obilo, en direction de Kisangani, la Croix-Rouge demande aux militaires de se séparer des civils. De toute façon, Kisangani est tombée, les réfugiés n’en peuvent plus : le piège s’est refermé. Les soldats décident de filer plein ouest vers Opala ; et les réfugiés, libérés de leur emprise, ne pensent plus qu’à une chose : s’arrêter et manger. Dieudonné marche en titubant, mais il avance encore. Où aller ? Il remonte au nord vers Kisangani et …rencontre les rebelles : « Ils nous ont dit : « Ne vous inquiétez pas. On va s’occuper de vous. Vous nourrir et vous protéger. » En réalité, ils filtrent les réfugiés, retiennent les hommes de 18 à 25 ans. « Au Km 52,- en clair à 52 kms au sud de Kisangani-, Dieudonné trouve des habits jetés sur le sol et des flaques de sang à côté d’une fosse commune : « Tout le coin empestait le cadavre. » Au Km 43, il voit six cadavres, passe devant une autre fosse commune et sent l’odeur d’un bûcher ; au Km 41, il voit dix autre corps, crâne ouvert, les narines pleines de sang. Un peu plus loin, un groupe de réfugiés est assis : « Un soldat a mis de côté un homme de 60 ans. Et il lui a brisé le crâne d’un gros coup de gourdin derrière la tête. J’ai marché plus vite. » Arrivé aux portes de Kisangani, les rebelles donnent l’ordre aux réfugiés de faire demi-tour ! Dieudonné et des dizaines de milliers de personnes reprenent, en sens inverse, la route de la mort. Le 22 avril, vers 15 heures, au Km 48, les réfugiés sont assis sur la route, ou plutôt la piste, qui longe le chemin de fer de Ubundu à Kisangani : » J’étais endormi. Certains étaient mourants. On a entendu beaucoup de militaires qui prenaient position sur les rails. Autour de moi, les gens ont commencé à prier..Puis les soldats ont commencé à tirer sur nous à la mitraillette et à jeter des grenades. » Dieudonné voit un enfant à côté de lui prendre une balle dans la cuisse et « une vieille maman touchée à la poitrine ». On massacre : « Je voyais des têtes décapitées par les balles et des membres arrachés. » Un militaire Zaïrois se rue vers eux : « Que faites-vous là, sans bouger ? Entrez dans la forêt. Vite ! Les Rwandais vont tous vous massacrer ! » Mais Dieudonné, paralysé, n’a plus la force.. »Le Zaïrois a tiré un coup de feu en l’air pour nous secouer. Je me suis levé et j’ai fui dans la forêt. » Poursuivi par des obus de mortiers, l’estomac tordu par la faim, Dieudonné va marcher trois jours en entendant la fusillade qui continuait ; il revient vers la route malgré le danger, ramasse un reste de farine, repart, erre, zigzague entre les balles, la peur, la faim…Une semaine plus tard, quand le HCR arrive, Dieudonné sort de la brousse. Il n’a plus qu’un slip et un tee-shirt déchiré, les pieds troués par les épines, le corps gonflé par les piqûres d’insectes venimeux, entaillé par les herbes tranchantes, couvert de gale et de poux : « En revenant sur la piste, les soldats m’ont enlevé ce qui me restait. j’étais nu. Au milieu des autres réfugiés. J’ai pleuré. » Aujourd’hui, quand on arrive à Kisangani, on comprend ce que Dieudonné n’a pas pu voir pendant qu’il était perdu dans sa forêt. Et on reconstitue la méthode utilisée. La ville de Kisangani, ex-Stanleyville, est lovée au bord du grand fleuve, séparée des camps de réfugiés par un bac sans cesse en panne, des dizaines de kilomètres de mauvaise piste et un chemin de fer soumis au bon vouloir des autorités des rebelles de l’Alliance : un véritable cauchemar logistique. Quand les réfugiés sont arrivés du sud jusqu’aux abords du fleuve, les soldats de l’Alliance se sont empressés de les repousser le plus loin possible jusqu’au dela du Km 82. Il y a eu jusqu’à 85000 personnes, hommes, femmes et enfants qui se sont installés au Km 25 à Kasese, au km 42 à Biaro ou au Km 82 à Obilo. Ensuite, on a avancé des « raisons de sécurité » puis une « épidémie de choléra » puis on a réquisitionné le bac, le train…et interdit l’accès à la route entre le 21 et le 25 avril. Ce qui s’est passé ? Ici, tout le monde le sait, responsables humanitaires, employés, population… « Il faut arrêter de jouer au chat et à la souris avec les faits » enrage un fonctionnaire international, habitué des conflits,  » On a vu ! Et tous les témoins racontent la même chose. Les « rebelles » c’est-à dire l’armée Rwandaise ont pris le prétexte de la présence des ex-FAR pour attaquer les réfugiés. Et ils ont tiré dans le tas. Pour tuer tous les Hutus. » A Kisangani, on a vu arriver cette unité particulière de 400 soldats rwandais, « à l’évidence des Tutsis formés dans les camps en Ouganda, » remarque un responsable humanitaire. Des hommes jeunes, grands et minces, bien équipés d’uniformes et de bottes neuves, silencieux et très disciplinés et qui ont pris aussitôt la direction du fleuve et des camps. Il suffit de suivre leurs traces sur cette piste qui mène vers le camp de Kasese et de Biaro pour retrouver la chronologie des faits. Au village de Kasese, les maisons des villageois Zaïrois sont bourrés des 140 tonnes de farine pillés dans les entrepôts d’Oxfam et les toits sont couverts de bâches bleues volées aux réfugiés. Dans la nuit du 22 au 23 avril, six villageois ont été abattus par des hommes chaussés de bottes militaires. Dès le lendemain, des militaires rwandais accusaient les réfugiés et ameutaient les villageois :  » Vous êtes pauvres et on nourrit les réfugiés ! Et ils vous tuent ! » Quelques jours plus tard, les premiers humanitaires autorisés à se rendre au camp de Kasese ont trouvé …un camp absolument vide. Pillé jusqu’à la dernière bâche. Et des traces de massacres. Entretemps ? Jean-Marie, 45 ans, Zaïrois embauché comme auxiliaire sanitaire dans une ONG, est resté bloqué entre le km 41 et 44 pendant dix jours : « J’ai vu les militaires rwandais arriver jusqu’à Biaro avec un groupe d’une trentaine de villageois. Ils ont réuni les réfugiés, hommes,femmes, enfants, par petits groupes de cinquante. Puis, à la sortie du camp, ils les ont massacrés à coups de machettes et de marteaux. » On tue un premier groupe au bord de la route et les autres dans la forêt. Les villageois, désormais complices, repartent et les militaires Rwandais continuent les massacres… »Pendant près de huit jours ! » Au cinquième jour, on demandera à Jean-Marie et à ses collègues, sous la menace, d’aller enterrer les corps sur la route : « On avait du mal à charger les cadavres décomposés. Il y avait trois sortes de blessures : balles dans le corps, machettes et ces coups de marteau derrière la tête. Nous avons creusé cinq fosses communes de 7H00 à 18HOO et enterré cinq groupes de trente à quarante personnes. Je pourrais montrer l’endroit. » A Biaro, aujourd’hui, encore, on peut voir deux fosses communes. Un autre jour, les militaires Rwandais leur intiment l’ordre d’enterrer d’autres cadavres : « On a trouvé trente hommes, attachés chacun par les coudes à un arbre. Tués un par un à coup de marteaux. » Pendant toute la semaine, Jean-Marie et les autres aides sanitaires verront partir les petits groupes de réfugiés dans la forêt : « Pour être massacrés ». Très vite, on n’enterre plus : « Les soldats ont fait venir de l’essence et une cinquantaine de camions de bois. Pour brûler les cadavres. Jour et nuit, on respirait l’odeur des bûchers. De la chair brûlée. » Les soldats Rwandais portaient des bérets verts, rouges ou gris. Ils parlaient à Jean-Marie en swahili, « ils ne connaissaient pas le francais » et aux réfugiés en Kinyarwanda : « Souvent, ils discutaient avec eux, très calmement, les rassuraient. Avant de les emmener pour les massacrer » raconte Jean-Marie. Interdire l’accès aux humanitaires et aux journalistes, isoler des tronçons de route, massacrer méthodiquement hommes, femmes et enfants, brûler les corps…le schéma est toujours le même. « Puis l’unité est repartie. Les massacres se sont arrêtés. Et les humanitaires sont revenus. » Aujourd’hui, les autorités de l’Alliance poussent à l’évacuation vers le Rwanda de 2000 réfugiés par jour qui montent dans les dix Illyouchines qui font la navette de Kisangani à Kigali. Nourris, réhydratés et soignés avec un incroyable dévouement par le HCR, le CICR, la Croix-Rouge Zaïroise et les ONG…Beaucoup sont encore galeux, malades, mourants et pataugent dans des restes de camp envahis par la boue, les excréments, le vomi et la crasse.. Tous ont peur de rentrer au Rwanda mais bien moins que de rester dans cette forêt où ils ont vécu sept mois d’enfer. Quand Dieudonné, l’étudiant Hutu, après avoir échappé aux massacres a pu rejoindre la route vers les blancs du HCR, juste avant de monter dans un camion qui l’emmenait à l’abri, un soldat lui a glissé en Kinyarwanda : « On n’en a pas encore fini avec vous. Regarde mon front…Je n’ai même pas commencé à transpirer. »

mai 1997

Par Jean-Paul Mari

source: Grands Reporters

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Génocide Rwandais: la Belgique dit avoir fait « son devoir »

Posté par Adolphe Habimana le 9 septembre 2010

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Génocide Rwandais: la Belgique dit avoir fait

luc Marchal

La Belgique et ses Casques bleus ont « fait leur devoir » lors du génocide rwandais de 1994 et n’avaient pas d’autres choix que d’abandonner à leur sort 2.000 civils réfugiés dans une école, ont plaidé jeudi à Bruxelles les avocats de l’Etat belge et de trois anciens militaires.

Dans les jours qui ont suivi le début du génocide, le 6 avril 1994, quelque 2.000 personnes, tutsi ou hutu membres de l’opposition, avaient cherché refuge à l’Ecole technique officielle (ETO) de Kigali, où étaient cantonnés une centaine de Casques bleus belges de la Minuar, la mission de l’ONU déployée au Rwanda après les accords de paix d’Arusha.

Mais le 11 avril, les soldats belges ont quitté l’école pour rejoindre le quartier général de la Minuar et la plupart des réfugiés ont été tués par des extrémistes hutu, un dramatique événement qui a inspiré le film « Shooting Dogs ».

« Il nous ont abandonnés lâchement à des militaires sanguinaires », a déclaré jeudi devant le tribunal civil de Bruxelles une des survivantes, Florida Ngulinzira, dont le mari, ministre rwandais des Affaires étrangères, n’a pas survécu.

Avec une autre survivante, Mme Ngulinzira demande que la Belgique soit tenue pour responsable de ce massacre car elle aurait « omis d’agir » pour prévenir ou mettre fin à des infractions graves au droit international humanitaire, une infraction reprise dans le droit belge depuis 1993.

« Leur choix, c’était soit de partir pour sauver leur vie et celles des expatriés qu’ils étaient chargés d’évacuer, soit de tenter de sauver un plus grand nombre avec peu de chances de réussir. Ils ont fait leur devoir », a déclaré l’avocat des trois anciens officiers visés par la plainte, Emmanuel Degrez.

« On n’imaginait pas un instant qu’on allait massacrer 2.000 personnes », a expliqué au tribunal le capitaine Luc Lemaire, qui commandait les Casques bleus cantonnés à l’école technique.

Le capitaine Lemaire a également indiqué qu’il ne s’était pas rendu compte à l’époque qu’un génocide était en train de se produire, ayant été uniquement prévenu par sa hiérarchie que des « émeutes limitées » risquaient de se produire entre factions rwandaises ennemies.

Le colonel Luc Marchal, qui commandait l’ensemble des soldats de la Minuar à Kigali et qui avait ordonné le retrait de l’ETO, a pour sa part souligné que ses hommes avaient « pris des risques » pour procéder à certaines évacuations.

La Minuar ne disposait ni des moyens militaires, ni du mandat, ni même de « règles d’engagements » permettant d’évacuer les réfugiés rwandais vers des endroits sûrs, qui d’ailleurs n’existaient pas, a-t-il dit.

« On a des regrets de ne pas avoir fait plus, de ne pas avoir sauvé tout le monde, mais ce n’était pas notre mandat et on avait déjà laissé 10 camarades », a expliqué le colonel Marchal en évoquant les 10 paracommandos belges tués le 7 avril alors qu’ils tentaient de protéger une responsable politique rwandaise.

Les avocats de l’Etat belge ont quant à eux souligné qu’en protégeant les réfugiés de l’ETO, les militaires auraient été considérés comme une « partie au conflit » et qu’ils risquaient de mettre en péril la mission de la Minuar.

Le jugement sera rendu dans les deux mois.

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FRANCE /RWANDA: Attentat contre Habyarimana : minutieuse enquête des juges français à Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 14 septembre 2010

Épave du Falcon 50 du président Habyarimana, abattu le 6 avril 1994.

Épave du Falcon 50 du président Habyarimana, abattu le 6 avril 1994. © Gamma

Les juges d’instruction français arrivés à Kigali samedi multiplient auditions de témoin et visites sur le terrain pour tenter de vérifier les témoignages dans l’enquête sur l’attentat qui avait coûté la vie au président Juvénal Habyarimana et marqué le début du génocide de 1994.

Marc Trévidic et Nathalie Poux semblent tout reprendre de zéro. Ces juges d’instruction français, qui avaient hérité de l’enquête hautement sensible sur l’attentat qui avait coûté la vie aux présidents rwandais et burundais en 1994, multiplient les vérifications depuis leur arrivée à Kigali vendredi.

Cette enquête était à l’origine de la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali en 2006. Le juge antiterroriste d’alors, Jean-Louis Bruguière, avait conclu à la responsabilité du Front patriotique rwandais (FPR, la rébellion tutsie alors menée par l’actuel président Paul Kagamé) dans l’attentat contre l’avion des présidents rwandais Juvénal Habyarimana et burundais Cyprien Ntaryamira. Cet attentat avait marqué le début du génocide de 1994. Jean-Louis Bruguière, compétent dans cette affaire du fait de la nationalité française de l’équipage, avait émis des mandats d’arrêt contre des proches de Paul Kagamé.

L’enquête rwandaise rendait quant à elle les extrémistes du « Hutu Power » responsables de l’attentat, qui aurait voulu se débarrasser de leur chef de l’État, jugé trop timoré.

Massaka ou Kanombe

Ces conclusions s’appuient sur deux thèses différentes concernant l’origine des missiles SAM-16 qui ont abattu l’appareil. D’après l’enquête française, un commando des FPR se serait infiltré jusque sur la colline de Massaka, qui surplombe l’aéroport à l’est de la piste, pour tirer deux missiles.

A contrario, selon l’enquête rwandaise, les missiles ont été tirés depuis le camp militaire de Kanombe, à l’époque aux mains de l’armée régulière, jouxtant l’aéroport et l’ancienne résidence présidentielle, où il est « impossible d’imaginer » que le FPR ait pu s’infiltrer.

Les juges d’instruction français, dont la venue a été autorisée par Kigali après le rétablissement des relations diplomatiques avec la France, se sont entourés de cinq experts géomètres, en balistique, explosifs et incendie pour tenter de déterminer l’origine des tirs. Les enquêteurs sont allés à l’aéroport pour vérifier la visibilité depuis la tour de contrôle ou encore sur le site de l’ex-présidence. Ils devaient se rendre sur les lieux du crash lundi après-midi.

Ces vérifications doivent permettre de vérifier les dépositions d’une vingtaine de témoins « essentiels » présentes dans le dossier.

D’après l’ambassade de France au Rwanda, les conclusions de cette expertise ne devraient pas être connues avant « plusieurs semaines d’exploitation, en France ». (avec AFP)

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L’extradition du docteur Rwamucyo refusée, Kigali « indigné »

Posté par Adolphe Habimana le 15 septembre 2010

Le médecin rwandais Eugène Rwamucyo, et son avocat Emmanuel Riglaire, le 24 octobre 2009.

Le médecin rwandais Eugène Rwamucyo, et son avocat Emmanuel Riglaire, le 24 octobre 2009. © AFP

Le médecin rwandais Eugène Rwamucyo, soupçonné d’être impliqué dans le génocide de 1994 a été libéré par la justice française. Le Rwanda, qui réclamait son extradition, s’est dit « indigné et déçu ».

Un avis défavorable à l’extradition du médecin rwandais, Eugène Rwamucyo, soupçonné d’être impliqué dans le génocide des Tutsis en 1994, a été prononcé mercredi par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles, mettant ainsi fin à cette procédure.

Le Rwanda s’est dit « indigné et déçu » par le refus de la justice française d’extrader vers Kigali un médecin rwandais, Eugène Rwamucyo, soupçonné d’être impliqué dans le génocide des Tutsis en 1994, a annoncé dans un communiqué l’ambassade du Rwanda à Paris.

Elle fustige le « risque de consacrer l’impunité », en dépit de « l’engagement ferme, des plus hautes autorités de l’Etat français, de poursuivre et de punir les responsables du génocide des Tutsi réfugiés sur son sol ».

La chambre, qui a refusé le nouveau supplément d’information requis mercredi dernier, a également décidé la remise en liberté de Rwamucyo, qui avait été interpellé en mai lors d’une cérémonie d’obsèques à Sannois (Val-d’Oise) en vertu d’un mandat d’arrêt international délivré par le Rwanda en 2007.

Toujours visé par une information judiciaire

« C’est un soulagement, car c’est un dossier très politique et donc c’est la victoire du droit sur la politique », a déclaré Me Philippe Meilhac, l’avocat de Rwamucyo.

Il est notamment accusé par Kigali d’avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l’une sous l’égide du Premier ministre de l’époque, Jean Kambanda, condamné à la perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés ont été tués, selon l’Organisation des Nations unies, entre avril et juillet 1994 au cours du génocide rwandais.

Rwamucyo est par ailleurs visé par une information judiciaire ouverte à Paris en 2008 pour génocide, crimes contre l’humanité et complicités après une plainte du Collectif des Parties civiles pour le Rwanda.

source:rfi

Rappel:Arrêstation du docteur Eugène Rwamucyo » Audio-vidéo »

voir le lien suivant:

http://www.dailymotion.com/video/xdgbr9_arrestation-de-eugene-rwamucyo_news

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Rwanda:Le destin de Rose Kabuye

Posté par Adolphe Habimana le 19 septembre 2010

Rose Kabuye, ancienne chef du protocole de la présidence rwandaise.

Rose Kabuye, ancienne chef du protocole de la présidence rwandaise. © AFP

Le limogeage Rose Kabuye du poste de directrice du protocole de la présidence rwandaise a suscité son lot de rumeurs fantaisistes.

C’est pour « incompétence » et « fautes professionnelles » commises dans l’exercice de ses fonctions que Rose Kabuye (49 ans), la directrice du protocole de la présidence rwandaise, a été officiellement limogée à la mi-septembre, après plusieurs semaines de mise à l’écart. De novembre 2008 à avril 2009, l’intéressée avait été assignée à résidence par la justice française dans le cadre d’une enquête sur l’assassinat de Juvénal Habyarimana, avant d’être remise en liberté, faute de preuves. Cette mésaventure lui avait valu dans son pays un statut de star, qui, dit-on à Kigali, lui avait quelque peu « tourné la tête ».

Depuis plusieurs mois, le président Paul Kagamé ne cachait pas son agacement devant les bourdes à répétition de sa collaboratrice. Ce limogeage, qui n’a rien à voir avec la sécurité du chef de l’État (domaine auquel la directrice du protocole était totalement étrangère), a suscité quelques explications fantaisistes. Selon ces rumeurs, Kabuye aurait exigé de Kagamé un poste de ministre, voire une ouverture du régime en direction de l’opposition ! Ceux qui la connaissent – et qui connaissent le mode de fonctionnement du pouvoir en place à Kigali – en sourient encore…

source:rfi

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France/Rwanda:Meurtre d’Habyarimana : fin de mission à Kigali pour les juges français

Posté par Adolphe Habimana le 19 septembre 2010

 

Marc Trévidic (4e à D) et Nathalie Poux, à Rutongo Hill au Rwanda le 15 septembre 2010.

Marc Trévidic (4e à D) et Nathalie Poux, à Rutongo Hill au Rwanda le 15 septembre 2010. © AFP

Les juges français ont achevé vendredi à Kigali une semaine d’auditions de témoins et de déplacements sur le terrain. Objectif de leur mission : déterminer l’origine des tirs contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994.

Les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux, accompagnés notamment d’experts géomètres, en balistique, explosifs et incendie, devaient regagner Paris samedi, a expliqué à l’AFP Me Léon-Lef Forster, avocat de la défense lui-même présent à Kigali.

Depuis dimanche dernier, le groupe de Français a multiplié les déplacements sur le terrain et les relevés scientifiques pour tenter de déterminer avec précision l’origine des tirs de missiles, cruciale dans l’enquête.

Vendredi matin, une cérémonie a été organisée au ministère de la Justice Rwandais avec la délégation française. Il s’agissait, selon Me Forster, de « remercier le Rwanda pour sa coopération (…) ainsi que les juges français qui ont eu la démarche objective après 16 ans de se déplacer et de faire faire cette expertise qui permet enfin d’avoir des données techniques plus précises que de simples supputations orientées ».

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Le juge français Marc Trévidic pendant son enquête, dans la banlieue de Kigali au Rwanda le 16 septembre 2010.

Crédit : AFP

Rapport remis avant mars 2011

Le soir du 6 avril 1994, l’avion transportant notamment le président Habyarimana, un Hutu, et son homologue burundais Cyprien Ntaryamir avait été abattu en phase d’atterrissage à Kigali par au moins un missile antiaérien. Cet attentat est considéré comme le signal déclencheur du génocide qui fit 800.000 morts selon l’ONU, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Deux thèses s’affrontent dans cette enquête: la première met en cause l’ex-rébellion tutsi du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame, actuellement au pouvoir. La seconde impute l’attentat aux extrémistes « Hutu Power » des Forces armées rwandaises qui auraient voulu se débarrasser du président Habyarimana, jugé trop modéré.

La commission d’enquête rwandaise sur l’attentat a défendu cette thèse, s’appuyant notamment sur les conclusions d’une expertise balistique britannique. « Il y a eu une réunion entre les experts britanniques et les experts français pour un échange de points de vue, d’informations, de réflexions », a rapporté Me Forster.

Les experts français doivent à présent exploiter leurs données et sont censés rendre leur rapport aux deux juges avant mars 2011.

Source:rfi

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Afrique Centrale:Charles Onana – L’Afrique centrale pourrait connaître le scénario rwandais

Posté par Adolphe Habimana le 19 septembre 2010

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Entretien mené par Dorine Ekwè

16 Septembre 2010


 

interview

Kinshasa — A la suite de la conférence, très courue, qu’il a donnée le 10 septembre dernier à Yaoundé, le journaliste et essayiste franco-camerounais qui s’est illustré ces 10 dernières années sur ses enquêtes sur le Rwanda et les conflits dans les Grandes Lacs, met en exergue la «stratégie» mise sur pied pour déstabiliser la zone Afrique centrale en passant par le Rwanda.

Au moment où vous teniez votre conférence à Yaoundé, Paul Kagamé, le président rwandais, menaçait les Nations Unies de retirer ses troupes du Darfour si l’organisation mondiale venait à publier son rapport qui accuserait son armée de pires exactions au Congo. Etait-ce le prétexte de votre prestation à Yaoundé, ou un simple hasard de calendrier ?

Je peux dire que c’est juste une coïncidence de calendrier : lorsque j’ai été invité par le journal Mutations pour cette conférence au Cameroun, personne ne savait qu’on allait avoir des fuites dans le journal Le Monde sur le rapport de l’Onu en Rdc. La pression que fait Paul Kagamé de retirer ses troupes du Darfour si l’Onu publiait ce rapport est inacceptable ! Ce dont il est question, aujourd’hui, ce sont des millions de morts au Congo et le pillage des ressources dans ce pays.

Je suis ravi que le rapport des Nations Unies confirme mes investigations sur le Congo. M. Kagamé, s’il n’a rien à se reprocher, pourquoi fait-il du chantage à l’Onu ?

Quelle est la crédibilité des procès sur les génocidaires menés par le Tribunal pénal international d’Arusha sur le Rwanda ?

Pour avoir eu des confidences de Carla Del Ponte à l’intérieur de ce tribunal, je peux conclure aujourd’hui que ce tribunal est une véritable mascarade judiciaire. Il y a certes des juges qui sont honnêtes dans ce tribunal et qui essaient de faire leur travail.

Comment pouvez-vous expliquer que seuls les Hutus sont devant ce tribunal, et qu’aucun criminel Tutsi ne s’y retrouve ?

Les événements de 1994 impliquent à la fois l’armée rebelle Fpr et l’armée gouvernementale de Habyarimana, mais il n’y a que les Hutus dans ce tribunal. Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que dans la mission du Tpir, il y a la réconciliation nationale.

Comment pouvez-vous tendre à cela, si vous n’accusez qu’un groupe au détriment de l’autre ? Est-ce pour cette raison que vous considérez que le génocide est le plus grand mensonge sur l’Afrique ?

Tout à fait ! C’est l’un des plus grands mensonges et l’une des plus grandes manipulations de l’Afrique du XXème siècle. On nous a fait croire que le génocide du Rwanda avait été planifié par les Hutus. Au jour d’aujourd’hui, on constate qu’il n’y a personne, au Tpir, qui a été condamné pour avoir planifié le génocide. On constate en même temps qu’en 2005, il y a un rapport interne et confidentiel des Nations Unies qui montre qu’il n’y a aucun début de commencement de preuve sur la planification du génocide. Ce que l’on ne veut pas dire, c’est qu’il s’agit d’un coup d’Etat pour renverser le président en exercice, Juvénal Habyarimana, au profit de Paul Kagamé, qui a bénéficié de la mort du président Habyarimana.

C’était une façon de mettre en place une stratégie qui permette à Paul Kagamé de mettre sur pied une base arrière pour la conquête des minerais, notamment l’uranium et le coltan au Congo. Ce qui, aujourd’hui, démontre clairement que l’ensemble des multinationales qui travaillent sur le coltan, l’achètent à vil prix au Rwanda ; ce pays est devenu un exportateur du coltan et de l’or, alors qu’il n’a pas du tout ces minerais dans son sous-sol. Voilà la mission qui a été dévolue à M. Kagamé et à son gouvernement. Ceci est très dangereux pour l’Afrique centrale, parce que les pays pétroliers de la sous-région vont forcément être menacés comme le Congo, si leurs dirigeants ne font pas attention.

Certains estiment que les conflits, dans les Grands Lacs, c’est davantage une bataille géopolitique et géostratégique

C’est une bataille géopolitique intense dans laquelle vous avez des Français, des Anglais et des Américains. Ces derniers sont très nerveux, et veulent reprendre l’ancienne chasse gardée de la France. Vous avez également les Chinois, qui arrivent de façon très organisée et qui s’implantent solidement en Afrique. Tout cela fait que le gâteau va devenir petit, pour ceux-là qui avaient tout gratuitement et facilement. Il va donc falloir négocier.

Pour éviter de se retrouver dans des situations de négociations, on crée l’instabilité parce que, dans ce genre de situation, il n’y a pas d’Etat pour organiser le commerce des matières premières et, avec les guerres, on peut plutôt vendre des armes, faire des trafics empêcher des révoltes populaires parce que les gens sont plutôt attachés à leur sécurité.

Vos écrits sont très souvent axés sur le régime Kagamé. Ne craignez-vous pas qu’à un moment, votre opiniâtreté apparaisse comme un conflit de personnes avec le président rwandais ?

J’ai toujours dit que, si c’était le président Kagamé qui avait été victime d’un attentat le 6 avril 1994, j’aurais fait exactement la même enquête. Quand je commençais mon enquête, je ne savais pas que c’était le président Kagamé qui était responsable de cela. Je ne savais pas qu’il voulait, plus tard, piller les ressources du Congo. Les arguments que j’avance, ils sont les uns après les autres indestructibles. Dans cette histoire, je suis tout simplement attaché à ce que les Africains comprennent qu’il ne faut pas sous-estimer ce qui est en train de se passer.

Comment cela ?

En 2004, quand j’ai écrit mon livre, les Congolais avaient sous-estimé ce qui était en train de se passer dans leur pays avec l’armée rwandaise. Quelque 10 ans après, ils se retrouvent avec 6 millions de morts. Et ce n’est pas terminé. Aujourd’hui, par exemple, le Cameroun a de nombreux réfugiés hutus. Les réfugiés hutus, pour le Rwanda, ont été un prétexte pour attaquer militairement le Congo. Je ne veux pas que le Cameroun se retrouve dans la même situation que le Congo. Je ne veux pas que d’autres pays en Afrique centrale, à l’exemple du Congo Brazzaville, qui a également des réfugiés hutus, se retrouvent dans cette même situation.

Doit-on penser qu’il existe une stratégie de conquête de l’Afrique centrale, soigneusement préparée par le Rwanda ?

Je pense plutôt à une volonté de coloniser l’Afrique centrale sous le régime de Paul Kagamé, ou, en tout cas, sous le pouvoir qui lui ressemble. C’est sur cela que je veux attirer l’attention des gens dans la région pour leur dire : ce qui se passe a été réfléchi, pensé et la stratégie qui est sur le terrain vous le démontre tous les jours, y compris avec les voyages politiques. Vous ne voyez pas, par exemple, les mêmes voyages politiques faits vis-à-vis d’autres dirigeants africains qu’on menace plutôt d’emprisonner ou d’arrêter. Je veux tout simplement que les Africains comprennent le jeu qui est en train de se dérouler sur leurs têtes. C’est un jeu très complexe mais très efficace.

La France a récemment envoyé des juges pour enquêter sur l’attentat du 06 avril 1994

Les avocats des veuves françaises ont déposé une plainte en 1997, et cette plainte suit son cours. Les avocats veulent savoir la vérité, et M. Sarkozy est dans une situation où il veut, d’un côté, reprendre les relations diplomatiques avec le Rwanda, et de l’autre, il est obligé de se rendre compte que les juges français doivent quand même faire leur travail. Le départ du juge ne va pas, en ce qui me concerne, apporter des révélations sur la question. Mais j’ose simplement espérer que le fait d’aller voir le lieu de l’attentat, de faire une expertise balistique, permettrait tout simplement de confirmer un certain nombre de choses sur le plan technique que l’on sait déjà et de faire connaître la vérité.

Rappel:Charles Onana Présente son livre “Ces tueurs tutsi au cœur de la tragédie congolaise

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 Paris, 30 avril 2009, Charles Onana, journaliste d’investigation, a malgré les pressions présenté son livre qui fait du bruit au sein de la diaspora congolaise de par le monde. L’intitulé du livre est sans ambages : “Ces tueurs tutsi au cœur de la tragédie congolaise ». Pendant la cérémonie, Mr Albert Ntare, Président de la diaspora rwandaise de Bruxelles a demandé pardon aux congolais pour les crimes commis par le Rwanda au Congo. Il a été très ovationné par les congolais.

        Jusqu’en dernière minute, les pressions ont été exercées au près de sœurs de la Congrégation de la Légion de Marie sise au 43 rue Boileau dans le XVIème Arrondissement pour que la présentation de cet ouvrage n’ait pas lieu.

Charles Onana est arrivé serein saluant une bonne partie de la salle avant d’être présenté par Mr. Lilo Miango, modérateur de la manifestation.

Une foule immense des Congolais de la diaspora était présente dans la salle. Un échange fructueux s’est réalisé lors de la prise de paroles par les congolais mais surtout pendant la dédicace du livre par l’auteur.

Les sœurs catholiques de la légion de Marie ont dû intervenir pour que la salle soit libérée tellement les gens étaient scotchés à leur chaise, la réunion étant déjà finie et l’heure de la clôture largement dépassée.

Venu presque de la plupart des capitales européennes, le public constitué majoritairement des communautés congolaises et rwandaises, n’a pas regretté son déplacement. Encore une fois, le journaliste d’investigation a apporté avec pertinence, un plus dans son long combat qu’il mène depuis longtemps en faveur des victimes de la tragédie congolaise, en rétablissant la vérité sur les douloureux événements qui se sont passés au Rwanda. Dès sa prise de parole, il a tenu l’assistance en haleine expliquant durant deux heures dans un style mélancolique, le calvaire congolais dans son ensemble.

Charles Onana est journaliste d’investigation, auteur, entre autres, de : Les secrets du génocide rwandais (2002), Les secrets de la justice internationale (2005), Joséphine Baker contre Hitler(2006), Les voyous de l’Arche de Zoé (2008). Il s’est dit consterner par des contres vérités qui alimentent le génocide rwandais et a fustigé l’hypocrisie de la communauté internationale qui se mure dans un silence complice face à ce qui se passe à l’Est de la République démocratique du Congo.

« Avant toute chose, je voudrais d’abord avoir une pensée profonde pour les femmes congolaises qui endurent les souffrances, les viols et les crimes inacceptables. Et mes conclusions ont prouvé que Paul Kagame est le vrai auteur non seulement du génocide rwandais, mais également des crimes abominables qui se perpétuent dans la grande indifférence, dans la région des Grands Lacs. Il bénéficie dans cette entreprise macabre, de la complicité des dirigeants occidentaux et de l’aide de ses acolytes rwandais ». A –t- il annoncé.

Me Marie Thérèse Nlandu était présente dans la salle. Prenant la parole, elle a prôné la « dé-tutsisation des institutions congolaises et la libération rapide et sans condition du Congo ».

Affichés sur une couverture rouge, couleur du sang congolais qui amplifie le contenu sémantique, les trois personnages qui y figurent (Paul Kagamé, James Kabarebe et Laurent Nkunda), appartiennent tous à l’ethnie tutsi et sont reconnus comme des criminels, selon les investigations de l’auteur. Ces tueurs sont soutenus aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Belgique ainsi que par des multinationales et sont devenus les sous-traitants officiels d’une mondialisation sanguinaire en Afrique Noire.

L’auteur dénonce ce silence et s’indigne également du rôle des organisions internationales spécialisées dans la défense des droits de l’homme qui ne font pas assez dans la tragédie congolaise, alors qu’ils font beaucoup des bruits quand il s’agit des autres pays africains. C’est l’exemple du Zimbabwe. Pour le cas de la République démocratique du Congo, elles s’impliquent à géométrie variable dans leurs missions, minimisant si pas ignorant les crimes commis par le président rwandais, Paul Kagamé.

Ce livre se place dans le même contexte que ceux écrits par, Honoré Ngbanda (Crimes organisés en Afrique centrale), Carla DEL PONTE ou encore Koffi Atsu Amega (enquête sur les massacres de réfugiés hutu dans l’ex-Zaïre en 1996-1997) sur le génocide rwandais.

Cependant, bien que Charles Onana ne se soit pas rendu au Congo, attaque acerbe émise par ses adversaires, la préface de Cynthia McKinney, ancienne sénatrice américaine et envoyée spéciale de Bill Clinton en Afrique, rajoute une valeur refuge dans l’enquête de notre confrère. Hormis cela, les témoignages obtenus auprès des acteurs de cette tragédie, notamment Victor Mpoyo ou le Général Mofu, l’homme qui a tout fait pour la prise de Kinshasa lors de la conquête de l’AFDL en 1997 ou les documents confidentiels de l’union européenne créditent la thèse d’un travail de grande qualité.

Bénéficiant des exemplaires destinés à la presse, Réveil-FM qui a lu ce chef-d’œuvre, reprend ci-dessous quelques passages choisis pour aider ses lecteurs.

Instrumentalisant la mémoire de la Shoah, ils s’autoproclament victimes d’un génocide au Rwanda. Pourtant, en 1994, ils ont assassiné deux chefs d’Etat africains, des milliers de Rwandais ainsi que des témoins français, espagnols et canadiens.

Ils sont aussi soupçonnés d’avoir froidement abattu les parents du chanteur Corneille. En 1997, ils envahissent la République Démocratique du Congo (RDC) où ils exterminent des milliers de réfugiés hutus.

Bénéficiant de l’impunité, ils torturent et violent les femmes à l’Est de la RDC et massacrent plus de 6 millions de Congolais chez eux (…)

L’enquêteur qui a obtenu nombreux documents confidentiels de l’Union Européenne, révèle que depuis 2005, le président de la RDC, Joseph Kabila qui bénéficie les soutiens les plus actifs au sein de l’Union Européenne, serait disposé à partager les richesses de son pays avec le Rwanda; une curieuse idée émise également par le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy en 2009 et qui n’a pas été condamné par le chef de l’Etat Congolais.

Curieux silence de la part du garant de l’intégralité territoriale du Congo !

Le commissaire européen, Louis Michel dont le nom était chahuté chaque fois qu’il était cité, joue un rôle très décisif dans le malheur du peuple congolais. A l’instar du ministre français Bernard Kouchner qui soigne ses relations avec le régime tutsi de Kigali et de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, devenu « conseiller bénévole » du dictateur Paul Kagame, cet homme est le soutien indéfectible des tueurs tutsi.

En tout cas, certains chapitres de cet ouvrage, racontent exceptionnellement aussi comment l’uranium du Congo a servi à fabriquer la bombe atomique américaine en 1942 et comment le gouvernement américain a formé des extrémistes tutsi pour déstabiliser l’Afrique Centrale sous le regard complaisant de la communauté internationale et des grandes démocraties.

Appuyés par les témoignages de Victor Mpoyo, l’auteur démontre comment des puissances étrangères, pillent massivement les ressources minières de la RDC pour les vendre à Kigali et craint que les nations africaines ayant d’énormes réserves pétrolières, puissent être demain, victimes de la même méthode.

Pour l’assistance, où on a noté la présence remarquable des figures de la scène politique congolaise au sein de la diaspora comme de Me Marie Thèrese Nlandu (venue spécialement de Londres), Jean-Pierre Bolefa (proche de l’Apareco), M.José ode Tuba et M.Dekeke Tukemba, respectivement vice-président et président du Mouvement de Résistance de la diaspora Congolaise en France et bien d’autres. Même l’artiste musicien Felix Wazekwa était dans la salle. Il est clairement établit que la situation dans la quelle s’embourbe le pays est cillement voulue et il y pas de doute.

La République démocratique du Congo est victime de ses richesses. La présence de Joseph Kabila à la tête du pays marque le début de la balkanisation de ce pays.

Fait marquant, le représentant de la communauté rwandaise venu de Bruxelles a pris la parole en demandant pardon au peuple congolais. « Je viens ici pour demander pardon au peuple congolais qui nous a tellement aidé, dans notre malheur. Kagamé est l’un de plus grands criminels que l’humanité ait connu. Et nous continuerons toujours à le dire tant que nous serons vivant avec l’aide de Dieu.»

Le président de la société civile de la communauté rwandaise de Belgique, Albert Ntare qui sort d’une détention à Bruxelles pour avoir manifesté le jour de la commémoration du génocide rwandais, a insisté que la communauté internationale arrête de gratifier Paul Kagame de ses crimes. Il a été grandement ovationné par l’assistance qui le connaît pour ses prises de position à l’égard de tueurs tutsi.

Jean-Pierre Bolefa, proche de l’Apareco s’est indigné la complicité de Joseph Kabila et des Joséphistes sur les malheurs qui s’abattent sur les Congolais

Le départ de Mobutu est même évoqué dans plusieurs passages où on comprendra, les raisons invraisemblables de la coalition des armées étrangères qui se sont précipitées en se battant sur le sol zaïrois pour faire partir « le Grand Léopard » du pouvoir. Ces mercenaires de l’horreur ont un nom : les extrémistes tutsi du Rwanda.

En effet, Charles Onana fait remarquer qu’il faut bien différencier les extrémistes tutsi aux autres citoyens du Rwanda qui ne sont pas tous tueurs, mais sont instrumentalisés par les criminels précités et marginalisés également par le régime de Kigali.

Albert Ntare, président de la diaspora rwandaise demandant pardon au peuple congolais.

Fait marquant, le représentant de la communauté rwandaise venu de Bruxelles a pris la parole en demandant pardon au peuple congolais. « Je viens ici pour demander pardon au peuple congolais qui nous tellement aidé, dans notre malheur. Kagamé est l’un de plus grands criminels que l’humanité a connu. Et nous continuerons toujours à le dire tant que nous serons vivant avec l’aide de Dieu.»
Le président de la société civile de la communauté rwandaise de Belgique, Albert Ntare qui sort d’une détention à Bruxelles pour avoir manifesté le jour de la commémoration du génocide rwandais, a insisté que la communauté internationale arrête de gratifier Paul Kagame de ses crimes.

Il a été grandement ovationné par l’assistance qui le connaît pour ses prises de position à l’égard de tueurs tutsi.

Pour sa part, la presse de la diaspora africaine et le public ont suffisamment accompagné l’action de Charles Onana. Pour minorer ses dépenses, l’auteur a écoulé plus de deux cartons de cet ouvrage, rien que ce soir là. Certains ont acheté plusieurs dizaines, le cas d’Albert Ntare et Jean-Pierre Bolefa qui en ont offert quelques exemplaires aux amis.

Que peut-on tirer comme leçon après la publication de ce livre ? Cette question revient fréquemment lors des ce genre des débats. Après Honoré Ngbanda, Carla Del Ponte et Charles Onana pour ne citer que ceux-là, que faut-il encore faire pour trouver des solutions à la situation congolaise ?

C’est la question posée souvent par les congolais. Certes l’ouvrage s’ajoute aux nombreux livres écrits par quelques personnalités qui veulent rétablir la vérité sur les crimes dont sont victimes les congolais et rwandais.

Il faut rendre hommage à ces gens qui affrontent les fauves dans leur rage.

Pour que leur travail soit utile et intéressant, il appartient aux Congolais, aux dirigeants africains et aux peuples humiliés à travers le monde, d’agir avec courage. Surtout, il faut que les Congolais se réveillent.

Si les Congolais se mobilisent et mesurent l’humiliation qui leur est infligée, il se passera quelque chose. Sinon, les tueurs et les amis continueront à dire « Gloria Victis », « Gloire aux vaincus » !

Réaction de Warry Matingu :

« Mr. Charles ONANA vient

d’émouvoir la sensibilité des RD Congolais,
d’exciter l’imagination des RD Congolais,
de rencontrer l’intelligence des RD Congolais.

Si vous êtes RD Congolais, AGISSEZ.
Levez-vous et Agissez !
Levez-vous et Agissez !
Levez-vous et Agissez !
A bon entendeur, Gare à vous ! »

Source: Le Potentiel

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Réaction à l’article de François Soudan de JA sur le rapport du HCDH sur les violations des droits de l’homme commis au Congo

Posté par Adolphe Habimana le 19 septembre 2010

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conférence à Bruxelles de Mme Victoire Umuhoza Ingabire à la veille du départ pour Kigali(photo Adhabi) 

Réaction du Comité de Soutien aux FDU-Inkingi à l’article de Mr François Soudan de Jeune Afrique (Article mis en ligne le 16 sept.-10), sur le Rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDM), portant sur les violations des droits humains commis en République démocratique du Congo de 1993 à 2003.

Mr François Soudan,

Permettez-nous, en tant que Rwandais épris de paix et de justice d’émettre quelques commentaires sur votre article portant sur le Rapport que le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) s’apprête à publier le 1er octobre 2010.

Vous commencez votre article en disant que l’emploi du mot génocide dans ledit rapport est sujet à caution. Vous n’apportez malheureusement pas la moindre preuve pour démontrer que les massacres systématiques, méthodiques, ayant visé les réfugiés hutus rwandais en ex-Zaïre, par le seul fait qu’ils appartenaient à ce groupe ethnique de Hutu, ne puissent être qualifiés de génocide ou d’actes de génocide.

En effet, Mr Soudan, les réfugiés hutus massacrés en ex-Zaïre par centaines de milliers n’ont pas été tués par des balles perdues, ce ne sont pas des dommages collatéraux d’une guerre qui ne visait qu’à renverser feu le Président Mobutu. Ces réfugiés ont par contre, fait l’objet d’extermination programmée, traqués comme du gibier à travers toute la forêt équatoriale poursuivis sur plus de 2.500 km depuis Uvira, Bukavu et Goma jusqu’à Mbandaka en passant par Tingi-Tingi, Kisangani, et d’autres localités citées dans ce rapport et bien d’autres. Beaucoup de rapports existent à ce sujet, rapports longtemps étouffés pour des raisons d’intérêts géopolitiques et géostratégiques, comme celui du Chilien Roberto Garreton et que corrobore aujourd’hui ce rapport du HCDH portant sur les violations des droits humains commis en République démocratique du Congo de 1993 à 2003. Il est donc étonnant qu’un journaliste de votre calibre tente de minimiser ce crime au lieu d’œuvrer à sa reconnaissance, condition sine qua non d’une véritable éradication de l’impunité et d’une véritable réconciliation entre toutes les couches de la société rwandaise et au-delà pour montrer à l’humanité entière qu’aucun crime ne peut et ne doit rester impuni.

Vous avancez l’idée suivante : « En évoquant la possibilité d’une deuxième tragédie équivalente à la première, qui serait en quelque sorte la réplique de l’extermination planifiée des Tutsis du Rwanda, les auteurs du rapport confortent de facto la thèse négationniste des idéologues du Hutu Power selon lesquels il n’y a pas eu génocide, mais massacres spontanés et contre-massacres. Or cette interprétation est une falsification ». Ici, l’on est en droit de constater que vous vous lancez dans une théorie aveugle, avancée depuis bientôt 16 ans par les autorités rwandaises, théorie selon laquelle l’on ne peut évoquer les victimes hutus du conflit rwandais sans être négationniste ou révisionniste, théorie qui en réalité, sert non seulement à camoufler les forfaits commis par certains des responsables politiques et militaires actuels mais aussi à museler toute voix discordante qui ose montrer la vraie nature criminelle de ceux qui se sont présentés jusqu’aujourd’hui comme des libérateurs ayant arrêté le génocide. Et là où votre théorie bat en absurdité toutes celles qui l’ont précédée, c’est qu’il s’agit dans le cas qui nous occupe des massacres survenues entre 1996 et 1997, soit 2 à 3 ans après le génocide rwandais de 1994. D’où votre théorie est anachronique, puisque des massacres survenus chronologiquement après ceux de 1994, ne peuvent en aucun cas servir de justification à ceux qui leur sont antérieurs, en tout cas pas en ce qui concerne les Hutus impliqués dans le génocide contre les Tutsis. Tout au plus s’il y avait une logique dans cette histoire, elle voudrait que ce soit les présumés coupables des crimes commis au Congo qui évoquent la tragédie de 1994 pour expliquer celle de 1996-97 et pour nier l’existence du génocide. Dans cette logique c’est donc plutôt le régime actuel accusé d’avoir commis des actes de génocide sur les réfugiés hutus qui devrait nier le génocide de 1994, pour s’exonérer de celui de 1996-97. Or, vous savez qu’il n’en est rien et ce n’est pas ce que vous tentez d’expliquer. Votre logique est donc à l’envers lorsque vous avancez qu’on ne peut qualifier les événements de 1996-97 de génocide sans porter atteinte à la reconnaissance du génocide de 1994. Par contre, je comprends bien votre embarras et celui des gens auxquels vous tentez de venir au secours, car, il s’agit d’un fait singulier où ceux qui se sont présentés comme les victimes d’hier deviennent à leur tour des bourreaux.

Un autre point étonnant de votre défense est celui qui consiste à dire que puisque l’exode des Rwandais vers l’ex-Zaïre aurait été encouragé voire encadré, que cela pourrait en quelque sorte justifier la mise à mort de ces centaines de milliers de personnes. Cela a au moins le mérite de reconnaitre implicitement que ces personnes ont été massacrées, quitte à ce que vous cherchiez des circonstances atténuantes aux présumés responsables ce forfait. Nous autres Rwandais, savons les véritables raisons qui ont poussé des millions de Rwandais à fuir en masse vers l’ex-Zaïre, la Tanzanie ou le Burundi. Cette envie de fuir coûte que coûte l’arrivée de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) s’explique par les massacres à grande échelle commis par les éléments de l’APR partout où ils passaient sur leur route de la conquête du pouvoir. Les rescapés de ces massacres racontaient aux autres ce qu’ils avaient vu et vécu quand ils arrivaient dans des zones non encore conquises par l’APR et les gens choisissaient de fuir avant qu’ils ne subissent le même sort que celui qui leur était raconté. Qu’il y ait eu un appel des autorités à fuir dans certaines régions, c’est aussi un fait, de même que certaines autorités administratives ont tenté de maintenir un semblant d’organisation comme celle des lieux de provenance avant l’exode. Mais croire que des millions de personnes ont fui parce que les autorités les y ont forcées, c’est si ce n’est de la mauvaise foi, du moins de l’ignorance.

Par ailleurs, lorsque vous évoquez les responsabilités des autres protagonistes comme le HCR ou d’autres Etats, vous voulez de nouveau excuser les présumés responsables de ces massacres en disant qu’en quelque sorte ce n’est pas de leur faute, puisque les autres n’ont rien fait. Vous imaginez-vous un présumé génocidaire au TPIR d’Arusha entrain de plaider sa cause en disant « ce n’est pas de ma faute c’est celle des Belges qui ont retiré leur contingent de la MINUAR » ! Ici, je crois que le sadisme atteint son paroxysme. S’il y a d’autres responsabilités que celle de l’APR, elles ne diminuent en rien celle-ci, puisqu’il n’existe aucune norme internationale qui justifie le massacre des vieillards, des femmes, des enfants,…sous prétexte qu’ils sont ou étaient dans les mêmes camps que les militaires ou les miliciens. En outre, il est documenté que même lorsque des vieillards, des femmes et des enfants ont été regroupés à part, ils furent massacrés, sous le seul critère qu’ils étaient des réfugiés hutus.

S’il y a une responsabilité des organismes comme le HCR, ce n’est pas celle que vous pointez du doigt, mais celle d’avoir refusé d’assister les militaires et leurs dépendants dans des camps différents de ceux des autres civils, ce qui a obligé ces premiers à rejoindre les camps des autres civils pour leur survie. Or, un militaire vaincu et qui dépose les armes, mérite autant l’assistance internationale aussi longtemps qu’aucune juridiction indépendante de celle de son vainqueur ne l’a jugé et condamné. Et d’ailleurs si condamnation il y a, la peine doit être purgée dans les règles, la peine de mort elle-même suivant une certaine procédure dans les pays où elle est toujours d’application.

Rien ne peut donc justifier la mise à mort des centaines de milliers de personnes, sans aucun autre forme de procès, et la responsabilité des autres ne peut atténuer celle de l’APR qui a pratiqué la chasse à l’homme sous couvert d’une guerre de renversement de Mobutu. Chaque génocide est singulier de sa nature. Le génocide des tutsi en 1994 n’enlève en rien la réalité du génocide des réfugiés hutu deux ans plus tard, comme ce dernier n’enlève en rien à la réalité du génocide des tutsi. Ces faits sont graves et leur qualification doit être la plus rigoureuse qui soit pour rendre justice aux victimes et pour mettre fin à l’impunité une fois pout toutes. Toutes les questions que vous soulevez quant au nombre exact des victimes ou quant aux noms des commandants responsables des massacres pourraient trouver des réponses si un tribunal ad hoc était constitué avec des moyens conséquents, ce rapport du HCDH n’étant qu’une étape dans le recherche de la vérité, de toute la vérité, celle qu’on tente de nous cacher depuis plus d’une décennie, mais qui continue de réclamer d’être clamée haut et fort.

Fait à Paris, le 16 septembre 2010

Pour le Comité de Soutien aux FDU-Inkingi

Dr Emmanuel Mwiseneza, Conseiller à l’Information et à la Communication

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Alexandre Kimenyi n’est plus

Posté par Adolphe Habimana le 20 septembre 2010

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Dr Alexendre Kimenyi 1948- juin 2010

Le Professeur Alexandre Kimenyi est décédé vendredi 11 juin 2010. D’après sa famille, il aurait succombé à une longue maladie. Cependant, sa mort fait couler beaucoup de salive au sein de la communauté tutsi. Les conjectures vont bon train et les réactions sont diverses.

Certains s’en réjouissent ; c’est de bonne guerre. En effet, pour les sympathisants de Kagame, le Professeur Kimenyi était devenu un pestiféré. Au début des années  2000, il a été qualifié d’Interahamwe et d’Igipinga. Il s’agit d’insultes et d’accusations graves proférées généralement contre les Hutu dont le régime de Kigali compte se débarrasser.

D’autres le pleurent comme on pleure un être cher. Et pour cause. Il a été l’un des idéologues de l’UNARAlexandre Kimenyi n’est plus dans ACTUALITE [1] en exil puis du RANU dans ACTUALITE[2] et, plus tard, du FPR[3]. Ses écrits, notamment à travers le journal Impuruza, ont fortement contribué à mobiliser les Tutsi et à entretenir l’espoir de reconquérir le pouvoir perdu en 1959.

Avec Alison Desforges, Roger Winter (ancien administrateur-adjoint de l’USAID[4] et barbouze de la CIA) et Tony Marley, Alexandre Kimenyi a été à la base de la création du RRWF (Ruandese Refugees Welfare Foundation). Officiellement, cette organisation était chargée de venir en aide aux réfugiés rwandais et particulièrement ceux qui étaient établis en Ouganda.

Toutefois, sous le couvert de l’aide humanitaire aux réfugiés rwandais, les puissances essentiellement sionistes et anglo-saxonnes qui préparaient l’invasion du Rwanda avaient leur propre agenda.

En effet, ces puissances voulaient une organisation via laquelle ils pouvaient mener leurs opérations en toute légalité. La conquête du Rwanda constituait une étape importante dans leur plan visant à mettre la main sur toute la région des Grands lacs. Les enjeux étaient essentiellement géostratégiques et économiques.

Ces différentes puissances ont injecté des fonds considérables dans les caisses de la RRWF. Ces fonds ont été utilisés, notamment, pour accorder des « bourses d’études », assurer le recrutement, l’hébergement, la formation idéologique et politique des futurs combattants ainsi que le renseignement.

Vers la fin des années 80, Kimenyi et ses parrains (Roger Winter, Tony Marley) ont décidé de passer à la vitesse supérieure: la création du FPR. La réunion qui a précédé l’invasion du Rwanda le 01/10/1990 avait été tenue aux USA (Sacramento). A cette occasion, les négociations furent très laborieuses. Trois tendances se dessinaient lors des débats. Il y avait ceux qui rejetaient toute forme de violence, les tenants de la conquête progressive et, enfin, les partisans d’une guerre totale.

Voici les arguments des Tutsi qui n’approuvaient pas la décision d’envahir le Rwanda. Ils redoutaient les représailles de la population contre leurs frères se trouvant à l’intérieur du Pays. Ils se rappelaient encore la réaction violente de la population hutu contre les collabos (réels ou supposés). En effet, lors des attaques des Inyenzi[5] dans les années 60, la population s’en prenait aux Tutsi. Il est vrai que certains Tutsi pactisaient avec les Inyenzi. Toutefois, les agissements de quelques individus attiraient la suspicion contre des citoyens innocents. Dans l’ensemble, ces derniers aspiraient à vivre tranquillement avec leurs compatriotes. Leurs véritables préoccupations étaient éloignées des intentions qui leur étaient prêtées.

Par ailleurs, ceux qui s’opposaient à la guerre arguaient que la lutte armée ne s’imposait plus. Ils estimaient que les négociations entre le gouvernement rwandais et le HCR sur le retour des réfugiés avaient abouti. Ils affirmaient également que l’évolution politique allait dans le sens d’une ouverture politique favorable à un combat pacifique. Ils furent mis en minorité.

Cette position était partagée par une partie de l’élite tutsi vivant au Rwanda. Ainsi, à peine une semaine après la première attaque du FPR, ceux-ci ont adressé un mémo aux dirigeants de ce mouvement  afin de les inciter à la retenue. Ils mettaient en cause le bien fondé de la guerre et attiraient l’attention sur le risque d’une conflagration qui pouvait découler de cette aventure. Parmi ces intellectuels, on retrouvait le Professeur Pierre Claver Karenzi, le Professeur Jean Gualbert Rumiya, le Professeur Charles Kalinijabo et Monsieur Antoine Ntamashamaje. Ils furent qualifiés de mous et de traitres par le clan des faucons. Plus tard, les « mous » et les « traitres » furent passés au fil de l’épée.  

A la réunion de Sacramento, d’autres participants plaidaient pour un processus permettant de réaliser le retour au statut quo ante 1959 par petits pas.

En effet, tout en approuvant la lutte armée, ils comptaient utiliser la force pour exiger du gouvernement rwandais de l’époque des avantages politiques.  Pour eux, le partage du pouvoir devait constituer un préalable au retour des réfugiés. Ils tablaient sur l’appui de leurs parrains pour amener la communauté Internationale à imposer un  accord qui leur serait favorable. Une fois à l’intérieur du Pays et bien établis dans les rouages de l’Etat (Armée, administration, etc.), ils comptaient passer à la phase finale : la prise et le contrôle sans partage du pouvoir par la force. D’après les tenants de cette option, cette stratégie s’avérait moins coûteuse en vies humaines (les Tutsi de l’intérieur).

Sous le couvert du retour des réfugiés, ils projetaient d’introduire dans le Pays de véritables réfugiés certes, mais aussi des centaines de milliers de combattants étrangers (ougandais, somaliens, éthiopiens) recrutés pour les besoins de la cause. Le partage du pouvoir devait permettre au FPR d’insérer ses combattants officiels dans l’armée, l’administration, les services de sécurité, etc. A terme, ces deux acquis devaient donner au FPR les moyens de lancer la reconquête finale du pouvoir mais de l’intérieur. Alexandre Kimenyi et Fred Rwigema Gisa comptaient parmi les tenants de cette stratégie.

Enfin, le groupe des radicaux voulaient une solution militaire rapide quel qu’en soit le prix. Deux facteurs majeurs animaient les tenants de cette option.

En effet, comme souligné supra, les négociations entre le régime de Habyalimana et le HCR (Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) avaient déjà abouti. Une commission composée des représentants des réfugiés devait visiter le Rwanda au mois de septembre 1990 afin de se prononcer sur les sites choisis pour accueillir les réfugiés. Beaucoup de réfugiés ne cachaient plus leur impatience de retrouver leur patrie. Leur impatience pouvait se comprendre. Certains d’entre eux vivaient dans des camps misérables depuis environ 30 ans. Leur retour pacifique aurait privé le FPR de sa légitimité ainsi que de sa base de recrutement[6].

En outre, l’évolution interne au Rwanda faisait poindre un espoir d’ouverture politique sous la pression des forces démocratiques.

La peur de perdre le contrôle sur les réfugiés ainsi que l’évolution de la situation politique à l’intérieur du Rwanda faisaient craindre aux faucons le risque de saper la légitimité de leur entreprise. Il fallait donc parer au plus pressé.

Afin de convaincre les réticents, les radicaux prétendaient disposer de tous les atouts:

  • l’appui des grands décideurs internationaux (principalement la Grande Bretagne, le Canada, les USA, Israël, etc)
  • le soutien des pays voisins du Rwanda : l’Ouganda, la Tanzanie et le Burundi
  • la surprise
  • le manque de préparation, les effectifs réduits, les dissensions réelles ou savamment orchestrées au sein des FAR (Forces Armées Rwandaises).

Ils se prétendaient en mesure de mener une opération éclaire de type blitzkrieg. Ce groupe était soutenu par les sponsors cités supra.

Après coup, compte tenu de l’hécatombe causée par la guerre initiée par le FPR, d’aucuns prétendent que les durs avaient mal estimé le coût  humain (la population tutsi) de l’opération. Peut-être. En revanche, les informations disponibles à ce jour prouvent plutôt que, dans cette entreprise, le coût humain ne constituait pas une préoccupation. Au contraire, il leur fallait des morts. Autant que possible ! La couverture médiatique aidant, ces morts devaient être mis au passif du camp adverse. Après la victoire, ces morts devaient offrir une certaine légitimité au pouvoir du Front. Celle d’avoir stoppé le génocide[7] et les massacres abominables. N’ayant pas d’assises solides au sein de la population, un bain de sang était le bien venu dans le but de positionner le FPR en sauveur. Voici, ci-après, quelques exemples qui illustrent la position des faucons à ce sujet.

En novembre 1991, Paul Kagame a dévoilé ses sentiments au sujet des Tutsi qui se trouvaient à l’intérieur du Rwanda avant le 01/10/1990. S’adressant à un groupe de combattants qui venaient de terminer leur formation, il a déclaré ceci en kinyarwanda:

« Nta nshuti, nta muvandimwe dufite i Rwanda ». Ce qui signifie: « nous n’avons aucun ami, nous n’avons aucun frère sur le territoire rwandais ».

En d’autres termes, tous ceux qui se trouvaient sur le sol rwandais devaient être considérés comme ennemis et traités comme tels.

Après son discours, le capitaine Kayitare[8] lui fit remarquer que beaucoup de Rwandais de l’intérieur avaient fortement contribué à l’effort de guerre[9] et qu’ils ne méritaient pas le sort qui leur était réservé. Kagame vit rouge. En réponse aux observations de son compagnon d’armes, il rétorqua :

« Ibyo ntibindeba. Kuki batahunze nkatwe ? Ninde wababujije ? Bahisemo. Bazimenye. That’s their business ».

Traduction :

« Je m’en fiche. Pourquoi ne nous ont-ils pas rejoints en exil ? Ils ont fait leur choix. Ils doivent l’assumerC’est leur affaire».

Plus tard (en 1994), Paul Kagame a tenté de justifier le choix de cette stratégie. Pour faire taire la grogne des combattants du FPR, il a clos le débat en ces termes en kiswahili: huwezi kula mayai bila kuvunja yai. Autrement dit, « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ».   

Non, le FPR ne s’est pas trompé dans ses calculs. Il n’a pas non plus sacrifié les Tutsi. Il les a massacrés. En outre, Il a mis en œuvre une stratégie de tension (pose des mines, provocation des Hutu par le biais de ses organes de presse, des tracts, des chansons, ou ses partisans, etc) visant à faire croire que tous les Tutsi étaient acquis à sa cause. Ce qui, du reste, était totalement faux. Cependant, certains Hutu sont tombés dans le piège à pieds joints. Face à l’attitude criminelle des partisans du FPR agissant ouvertement à l’intérieur du pays, bien des Hutu furent convaincus, à tort, que Tutsi était synonyme de Inkotanyi et d’Inyenzi. C’est d’ailleurs le slogan que certaines têtes brûlées scandaient dans les rues de Kigali, dans des bistrots, au marché, dans des écoles, dans les services administratifs, etc.

Entre 1991 et 1994, des Tutsi bien comme il faut scandaient fièrement en public: « utanyise inyenzi twabipfa ». Ce qui signifie : « je t’en voudrais à mort si tu ne m’appelais pas Inyenzi ».

Par cette stratégie, le FPR visait à monter les Hutu contre les Tutsi en vue de provoquer des heurts interethniques. Les affrontements de la population à l’intérieur des lignes ennemies devaient obliger les FAR à dégarnir le front afin de ramener le calme à l’arrière. Le FPR entendait profiter de ce répit pour gagner du terrain, pour se ressourcer ou pour se réapprovisionner.

Enfin, un petit noyau au sein du clan des faucons se considérait comme véritable dépositaire de la « tutsité ». Il se caractérisait par son mépris et son aversion contre les Tutsi de l’intérieur. Il leur reprochait de s’être « soumis » au régime hutu depuis 1959 et, ce faisant d’avoir perdu toute prétention à la noblesse. Il les traitait de traîtres et de renégats. Ils devaient être punis pour cela. Ils devaient faire place à ceux qui avaient conservé la « pureté de la race ».

Revenons à la réunion préparatoire de Sacramento. Comme ses poulains n’arrivaient pas à s’entendre, Roger Winter a dû enfermer les délégués durant 24 heures afin de les obliger à aboutir à un « consensus ». Finalement sous la pression, la lutte armée fut décidée.

Cependant, l’accord ne précisait rien sur le calendrier ni la conduite des opérations sur le terrain et, notamment, le sort des Tutsi de l’intérieur.

Naïvement, Rwigema et ses fidèles lieutenants espéraient conduire les opérations selon leur propre agenda. Ainsi, ils auraient déclenché l’attaque du 01/10/1990 sans l’accord préalable de leurs parrains. Ils l’ont payé de leurs vies.

A en croire les confidents de Kimenyi, celui-ci aurait été fortement marqué par l’assassinat de Fred Rwigema Gisa et de toute son équipe. Beaucoup d’auteurs ont écrit sur la mort de Rwigema et de son staff. En ce qui concerne Rwigema en particulier, certaines sources prétendent que celui-ci aurait été tué par les FAR (Forces Armées Rwandaises). C’est également la version servie par Kagame à ceux qui lui demandent des comptes au sein du FPR.

En revanche, d’autres sources affirment qu’il aurait été assassiné par Kagame et ses hommes. On peut se permettre d’en douter. En effet, Kagame n’avait jamais exercé de commandement militaire. Par ailleurs, compte tenu de la popularité de Fred au sein du FPR, Paul Kagame n’avait aucune chance de réussir une telle opération.

Enfin, des sources proches de Kimenyi affirment que son fidèle ami Fred et son staff auraient été assassinés par des forces spéciales américaines.

En effet, lorsque Rwigema décide d’attaquer le Rwanda le 01/10/1990, il aurait pris ses patrons de court. Il voulait appliquer sa stratégie ; celle qui avait été rejetée lors de la réunion préparatoire de Sacramento. Cet acte fut considéré comme une insubordination et suscita le courroux en haut lieu. D’où la décision de remplacer Rwigema par Kagame, une personne sans état d’âme, susceptible d’obéir au doigt et à l’œil. Vantant les mérites de Kagame devant ses propres commanditaires[10], Roger Winter décrira celui-ci en ces termes :

« He is a killing machine. Just the right guy we need for that job”[11].

Problème. Kagame n’avait pas de prise sur les troupes[12]. Par ailleurs, il était honni des combattants du FPR. Qu’à cela ne tienne ! La solution sera rapidement trouvée.

Au moment où Fred  franchit la frontière rwando-ougandaise à la tête de ses hommes, Paul Kagame se trouvait aux USA où il peinait à suivre un stage à Fort Leventworth. Les parrains du FPR décidèrent d’interrompre le stage de Kagame. Ils dépêchèrent une équipe de « techniciens » chargé de reprendre la main dans la direction des opérations. L’équipe  débarqua dans le nord du Rwanda via Kampala avec le Major Paul Kagame dans ses valises. Elle procéda au nettoyage dans les rangs du FPR et imposa Kagame à la tête de l’APR (Armée Patriotique Rwandaise). Par la suite, l’équipe des « techniciens » fut renforcée par de nouveaux éléments. Ils étaient recrutés principalement en Amérique du Nord et en Europe. Ils étaient chargés, notamment, de la formation et de l’encadrement des troupes, du renseignement, des écoutes radios ainsi que des opérations coup de point.

Ces assertions sont-elles fondées ? Seul l’avenir nous le dira.

Bien des « spécialistes » prétendent tout savoir sur le drame rwandais. Pourtant, chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles révélations qui permettent de reconstituer le puzzle.

Un autre facteur explique les dissensions entre Kimenyi et Kagame. En effet, à l’instar de bien des Tutsi aujourd’hui, Kimenyi a fini par apprendre la vérité sur le génocide rwandais. Il a appris, après coup, la manière dont Kagame et ses « techniciens » avaient conduit les opérations sur le terrain et, particulièrement, durant la période d’avril à décembre 1994. Le massacre des populations civiles y compris des Tutsi, l’assassinat (prématuré) du Chef de l’Etat rwandais de l’époque, etc.

En effet, des proches parents ainsi que des membres du FPR ont rapporté à Alexandre Kimenyi le massacre systématique des populations (hutu et tutsi sans distinction) perpétré par les troupes du FPR. Ces dernières avaient reçu l’ordre de nettoyer[13] le terrain. Dans un premier temps, les tueries visaient essentiellement les Hutu. Ensuite, les tueries visaient quiconque se trouvant sur le sol rwandais avant le 01/10/1990. Beaucoup de Tutsi subirent donc le même sort que les Hutu. A plusieurs reprises, les tueurs de Kagame se faisaient passer pour des Interahamwe ou des FAR (Forces Armées Rwandaises). Ainsi, le Ministre Landouald Ndasingwa et toute sa famille, Shamukiga (ancien Consul du Luxembourg au Rwanda), Antoine Ntashamaje (Président du Conseil d’Etat), Emile Nyungura (membre du PSD), Rosalie Gicanda[14] (pour ne citer que ceux-là) furent assassinés par les combattants du FPR. La propagande aidant, ces meurtres furent attribués aux Interahamwe ou à la Garde présidentielle.

Même s’il n’était pas opposé à l’élimination des Hutu, Kimenyi a mal vécu l’élimination des siens (les Tutsi) aussi bien par les Interahamwe que par les troupes du FPR.

Comme Alexandre Kimenyi, de plus en plus de Tutsi découvrent aujourd’hui la véritable nature du FPR. Cette organisation ne militait pas pour le retour des réfugiés ni pour la cause des Tutsi. Le FPR était et reste le bras armé des puissances qui ont leurs propres visées sur la Région. Le sort des Tutsi est le cadet de leurs soucis. Par ailleurs, faisant preuve d’un machiavélisme sans égal, Kagame considérait les Tutsi de l’intérieur comme un obstacle dont il devait se débarrasser afin de conquérir et d’asseoir son pouvoir.

Pour Alexandre Kimenyi et certains Tutsi clairvoyants, la victoire du FPR le 04/07/1994 à Kigali fut donc très amère. Quelques mois seulement après la « libération » – dès janvier 1995 – Alexandre Kimenyi commença à prendre ses distances vis-à-vis du système Kagame et de ses sponsors. La rupture fut totale en 1997. Kigali expliqua cette rupture par la frustration. D’après les thuriféraires du FPR, Kimenyi convoitait le poste de Premier ministre et aurait mal réagi lorsque le poste a été confié à quelqu’un d’autre.

Au début des années 2000, il claqua la porte. En collaboration avec d’anciens membres ou sympathisants du FPR, Alexandre Kimenyi avait créé les partis politiques ARENA, puis  AMAHORO People’s Congress. Ces formations politiques étaient fort critiques à l’égard du régime de Kagame.

Ainsi, dans une lettre de 3 pages adressée à Madame Carla Del Ponte (à l’époque procureur du TPIR), il avait demandé à celle-ci d’engager des poursuites contre les membres du FPR pour les crimes commis au Rwanda !

Il est allé encore plus loin en soutenant que le FPR n’a pas stoppé le génocide, mais l’a plutôt étendu vers l’est du Congo (Zaïre) à partir de 1998 avec l’extermination des Tutsi congolais.

Comme le torchon brûlait de plus en plus, les patrons occidentaux du FPR tentèrent de réconcilier les protagonistes mais en vain. D’après Kimenyi, les premiers étaient tout aussi responsables de l’extermination des Tutsi.

Ces dernières années, face au parti pris manifeste de leurs parrains communs en faveur de Kagame, Alexandre s’était « assagi ».  A plusieurs reprises, ses « amis » d’hier lui avaient gentiment mais fermement conseillé de mettre la pédale douce. Il avait obtempéré et adopté un profil bas. Cependant, il parlait de temps en temps. Ainsi, d’après l’un de ses proches, il aurait déclaré que les Tutsi avaient été utilisés comme pions au service d’intérêts supérieurs étrangers.

Que sa mort fasse couler tant de salive aujourd’hui, cela paraît tout à fait logique. Que cette mort soit naturelle ou provoquée, on ne le saura peut-être jamais. On peut cependant regretter que Kimenyi n’ait pas eu le courage de continuer sur sa lancée. Il avait tant de choses à apprendre aux Rwandais et au monde sur les préparatifs de l’invasion du Rwanda le 01/10/1990. Il emporte ses secrets avec lui.

Somme toute, on peut comprendre l’émoi ainsi que les supputations provoquées par le décès du Professeur Kimenyi. Mort naturelle ou pas, cela importe peu. Toutefois, les admirateurs de Kagame devraient méditer les propos de feu Alexandre: « les Tutsi ont été utilisés comme pions au service d’intérêts supérieurs étrangers ».

Enfin, j’ose espérer que le professeur Kimenyi aura fait des adeptes au sein de la communauté tutsi. Y aura-t-il assez de Tutsi courageux pour s’opposer au système Kagame ? Dans le cas contraire, le Rwanda court à la catastrophe. L’ignorer serait suicidaire de la part des Tutsi.

Israël, les USA, la Grande-Bretagne, la Belgique, les sionistes, etc. ne pourront jamais garantir la sécurité des Tutsi dans la Région. Tous ceux qui, aujourd’hui, versent des larmes de crocodile sur le « génocide des Tutsi » poursuivent leurs propres intérêts. Où étaient-ils au printemps 1994 ? Qu’ont-ils fait pour empêcher l’hécatombe ? Ils avaient pourtant tous les moyens pour. Au lieu d’œuvrer pour l’arrêt des combats, ils ont poussé au retrait des troupes onusiennes. Ils n’ont ménagé aucun effort pour dissuader ceux qui ont tenté de voler au secours du Peuple rwandais en danger d’extermination. Parallèlement, ils renforçaient les capacités offensives de leur poulain en vue de lui permettre de parachever son entreprise macabre et de prendre le pouvoir. Alexandre Kimenyi l’avait compris. Les autres Tutsi finiront-ils par le comprendre ?

Ces prétendus défenseurs de la « cause tutsi » se servent de certains Tutsi et du « génocide des Tutsi » comme fonds de commerce en vue d’atteindre leurs propres objectifs. Comme ces puissances n’ont pas d’amis mais des intérêts, qu’adviendra-t-il des Tutsi lorsque celles-ci auront décidé de changer leur fusil d’épaule ou de chiens de garde ? Les Tutsi devraient se distancier de ceux qui les envoient à l’abattoir dans l’intérêt des multinationales ayant pignon sur rue à Londres, à Paris, à New York, à Washington, à Anvers, à Bruxelles, à Amsterdam ou à Tel-Aviv.

Les Tutsi devraient dénoncer les crimes abominables qui sont commis en leur nom dans toute la région des Grands lacs africains. Faute de quoi, ils risquent un jour de payer (une fois de plus) pour les autres.

La sécurité des Tutsi ne peut pas reposer sur la répression et la coercition permanentes contre leurs compatriotes et leurs voisins. Au Rwanda, au Congo comme partout ailleurs dans la région des Grands lacs, la sécurité des Tutsi devrait reposer sur des rapports harmonieux entre eux et les autres composantes des sociétés qui les hébergent. Encore faut-il qu’ils parviennent un jour à se convaincre qu’ils sont citoyens au même  titre que les autres et non des dieux devant lesquels le reste de la population doit se prosterner.

Enfin, il convient de rappeler aux courtisans de Kagame qu’ils ne seront jamais plus tutsi que le Professeur Kimenyi et le Général Rwigema. Aucun de ces flagorneurs n’aura jamais autant de mérite que ces deux hommes.

Aveuglés par la haine et les délices du pouvoir, ces frotte-manches finiront-ils par ouvrir les yeux ? Il serait plus que temps.

Fait à Montréal, le 20/06/2010

Chris Katoto

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Quand Joseph Kabila accusait l’APR d’avoir « génocidé » des réfugiés Hutu et des citoyens congolais…

Posté par Adolphe Habimana le 21 septembre 2010

           Congo Indépendant (RDC)

kabila2.jpg 

Joseph Kabila Le Président de la RDC

Congo Indépendant (RDC)Kinshasa, RDC, 2010-09-19 (Congo Indépenda (RDC)

Quand Joseph Kabila accusait l’APR 

d’avoir « génocidé » des réfugiés Hutu

et des citoyens congolais…

Source: Congo Indépendant (RDC) 

Le rapport du Haut commissaire aux droits de l’Homme (HCDH) surles massacres commis par l’Armée patriotique rwandaise sur le solcongolais va-t-il sonner le glas de la « nouvelle amitié » entre l’homme

fort de Kigali et son « filleul » Joseph Kabila? Depuis la publication par

le quotidien français « Le Monde », daté du 27 août dernier, des extraits

de ce document explosif accusant l’armée patriotique rwandaise

d’avoir commis, sur le sol congolais, contre des Hutus, des massacres

« systématiques et généralisés » assimilables à des « crimes de

génocide », on assiste à une agitation tant à Kigali qu’à Kinshasa. Et

pour cause? Dans une interview accordée au « Soir » de Bruxelles, daté

7 mars 2001, le successeur de Mzee « dénonçait » déjà avec une

certaine candeur la cruauté des éléments de l’APR. Le quotidien kinois

« Le Potentiel » avait à l’époque publié un article à ce sujet. Le journal

avait retranscrit un entretien accordé à la Voix de l’Amérique (VOA)

par la journaliste Colette Braeckman qui commentait les révélations de

« Joseph ».

A moins qu’il se dédise – en prenant le risque de se faire prendre en

flagrant délit de mensonge -, Joseph Kabila a été un témoin oculaire et

peut-être un des acteurs des tueries massives imputées aux soldats de

l’APR. Kisangani, Tingi Tingi, Amisi, dans la Province Orientale,

Bokatola, Mbandaka, Wendji Secli (à l’Equateur) sont autant des noms

des lieux où des éléments de l’APR se sont livrés à des carnages en

ciblant non seulement des ex-FAR (Forces armées rwanadises) et les

miliciens Interahamwe mais aussi tout individu qui ressemblait à un

Hutu. Des femmes, des enfants et des vieillards ont ainsi été

« canardés ». La paisibles populations de lex-Cuvette centrale sont

restées à jamais traumatisées face à tant de cruauté à la limite de la

barbarie.

Cacophonie à KigaliDepuis la sortie du numéro 20401 du quotidien « Le Monde », lesdirigeants rwandais semblent avoir perdu leur superbe au point demener une « contre-attaque » plutôt cacophonique. Dans une déclaration

faite au quotidien bruxellois « Le Soir » daté du 1er septembre 2010, le

chef de la diplomatie rwandaise, Louise Mushikwabo, ne nie guère les

faits contenus dans le rapport du HCDH. Elle joue la carte de la

justification : »Il faut être sérieux, dire toute la vérité. Comment

négliger le fait que les camps de réfugiés, établis au Kivu au

lendemain du génocide étaient devenus un véritable poudrière pour

toute la région. (…) ». Et d’ajouter : « Dans cette espèce de terrain

vague, les combattants hutus s’étaient réarmés, sous les yeux de

l’ONU et avec la complicité de toutes les Ong qui les assistaient. Bien

avant d’entamer les opérations militaires, le Rwanda avait dénoncé, à

plusieurs reprises, le danger que représentait ces camps où les auteurs

du génocide étaient melangés aux civils, mais n’avait pas été entendu.

Aujourd’hui, l’action du Rwanda est dénoncée par ces mêmes Ong

dont le passé est loin d’être clair ». Ancien ministre rwandais des

Affaires étrangères, Charles Murigande, actuellement en charge de

l’Education, dit autre chose : « Nous n’avons commis aucun crime de

guerre ». Selon lui, l’APR est intervenue « militairement pour obliger

les camps à se disperser en novembre 1996″. « La violence n’a pas été

nécessaire : il suffisait de tirer en l’air. Les forces génocidaires ont fui

et une majorité de réfugiés a pu rentrer au Rwanda. (…) », soutient-il

(voir J.A n°2592 du 12-18.9.2010 p. 37). Qui dit vrai?

Joseph Kabila, témoin ou un des acteurs des massacres?

Pour les Congolais, le rapport du HCDH est une occasion inespérée. D’abord pour savoir un peu plus sur « l’homme secret » qui dirige leurpays depuis bientôt dix ans. Ensuite, de cerner le rôle que ce même

homme, alors aide de camp du « colonel James » {Kabarebe}, chef des

Opérations du Front Nord, a pu jouer lors des massacres des réfugiés

Hutu rwandais mais aussi des Congolais perpétrés par des soldats de

l’armée patriotique rwandaise (APR) camouflés sous le label de

« rebelles zaïrois » de l’AFDL.

Dans une interview accordée au quotidien « Le Soir » daté 7 mars 2001,

le successeur Joseph Kabila fait littéralement des aveux. Il affirme in

tempore non suspecto d’avoir été « témoin » des massacres précités.

Simple témoin? « J’étais avec les Rwandais et lorsque j’ai vu comment

ils se comportent avec les réfugiés Hutus, j’ai pensé qu’un jour nous

aurions la guerre avec ces gens-là. Mais à l’époque, il était impossible

de parler de cela et par la suite, tout a été fait pour bloquer la

commission d’enquête de l’Onu par Bizima Karaha entre autres, qui

était le ministre des Affaires étrangères, raconte-t-il. Depuis lors, dans

la région, il y a eu d’autres victimes, congolaises celles-là. Une Ong

américaine a estimé que 2.500.000 civils congolais avaient péri au

cours de la guerre actuelle. Un chiffre aussi massif n’est pas le fait du

hasard : il y a bien eu l’intention de tuer la population. Cela aussi,

c’est un génocide contre les Congolais ».

B.A.W

Ci-après l’article publié par « Le Potentiel » en mars 2001:

Texto :

KABILA JUNIOR : une phrase de plus

L’interview accordée à notre consoeur belge Colette Brackman par le

général-major Joseph Kabila et parue dans le journal “Le Soir ” du 07

mars 2001 fait l’objet des commentaires en sens divers dans les

salons, et particulièrement dans les milieux politiques, à Kinshasa.

Avec raison, bien entendu. Dans la mesure où c’est pour la toute

première fois que le jeune président s’ouvre à l’opinion, par la presse

interposée, après sa prestation de serment et son discours d’investiture.

Cet entretien aura permis, une fois de plus, à l’opinion, singulièrement

nationale, de se faire une idée de ce que le président pense de

l’ouverture politique tant attendue, du Dialogue intercongolais et de

l’enquête en cours sur l’assassinat de son père. Sans oublier le rôle que

doit jouer la jeunesse dans l’édification du pays.

Pour ce qui est de la mise en place d’une nouvelle équipe

gouvernementale, celle-ci n’est pas liée à l’enquête sur la mort de feu

Laurent Désiré Kabila, un ministre pouvant toujours être invité à

témoigner si c’est nécessaire. Le chef de l’Etat se serait donné un

temps de d’observation, surtout pour les ministres hérités de son père,

afin d’apprécier les capacités d’un chacun.

S’agissant de la libéralisation des partis politiques dont l’abrogation du

décret 194 portant organisation et fonctionnement des partis politiques

en Rdc constituerait un signal fort, le chef de l’Etat n’aurait pas encore

une opinion exacte. “ il est tôt pour donner une réponse directe,

complète”, dit-il.

Mais comme son père et prédécesseur, il note : “Jadis, il y avait ici

450 partis politiques, et je ne veux plus que cela se reproduise. Par

ailleurs, pour moi, les partis doivent avoir un caractère national, et non

ethnique ou régional ”.

Faisant savoir que le pays est en partie sous occupation, Kabila junior

relève que ce n’est pas seulement le gouvernement qui doit libéraliser,

les partis politiques n’étant libres de se constituer sous les cieux

rebelles.

Quant au Dialogue intercongolais, à l’instar de son prédécesseur, il

souligne : “ A mes yeux, le dialogue, cela ne doit être une table ronde

où on se partage le gâteau. Ce qui compte, c’est de voir comment on

va donner au peuple congolais le pouvoir de décider, comment

préparer les élections qui, évidemment, auront lieu sur l’ensemble du

pays”.

Parlant de la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur

l’assassinat de son père, Kabila Junior veut savoir la vérité totale sur

tout ce qui s’est passé. Ainsi, cette commission se doit de travailler,

d’interroger tout le monde et d’aller jusqu’au bout de ses

investigations. S’agissant des jeunes générations dont il apparaît

comme le porte-parole, le chef de l’Etat répond qu’il ne s’agit pas

uniquement d’une question de génération.” Certes, dit-il, les jeunes

doivent apporter leur contribution, mais l’expérience compte aussi”. Et

d’ajouter : “Je dois prendre le temps d’évaluer la situation”.

Mais c’est au sujet des Hutus assassinés au Congo lors de la guerre

dite de libération menée en son temps par l’Alliance des forces

démocratiques du Congo que Kabila Junior a prononcé une phrase de

trop, phrase ayant des implications sur les plans tant des droits de

l’homme, judiciaire que diplomatique ainsi que cela transparaît dans

l’entretien téléphonique ci-dessous entre Colette Braeckman et

Ferdinand Ferella sur la “Voix de l’Amérique” le jeudi 8 mars dans la

matinée. A la base, la question suivante de la journaliste belge au

président congolais.

Colette Braeckman :

M. le Président, on commence à vous connaîtresur la scène internationale. Mais humainement, vous demeurez un inconnu. Je me souviens cependant vous avoir vu de loin à Kisangani,en 1997………..

Kabila Junior :

C’est vrai, j’étais là lorsque la ville est tombée auxmains de l’Afdl (Alliance des forces pour la démocratie et la libération du Congo, qui visait à renverser Mobutu). J’étais avec les Rwandais etlorsque j’ai vu comment ils se comportaient avec les réfugiés Hutus,

j’ai pensé qu’un jour nous aurions la guerre avec ces gens-là. Mais à

l’époque, il était impossible de parler de cela et par la suite, tout a été

fait pour bloquer la commission d’enquête de l’Onu par Bizima

Kahara entre autres, qui était alors ministre des Affaires étrangères.

Aujourd’hui, bien sûr, si l’Onu voulait encore enquêter sur cette

affaire, elle serait la bienvenue. Depuis lors, dans la région, il y a eu

d’autres victimes, congolaises celles-là. Une Ong américaine a estimé

que 2.500.000 civils congolais avaient péri au cours de la guerre

actuelle. Un chiffre aussi massif n’est pas le fait du hasard : il y a bien

eu l’intention de tuer la population. Cela aussi, c’est un génocide,

contre les Congolais cette fois, mais nul ne s’en émeut. Il est vrai que

dans les forêts de l’Est, il n’y a pas les caméras de Cnn…..On a parlé

des massacres de Kasika, de Makobola, de Shabunda plus récemment,

mais qui s’y intéresse ? Lorsque les Maï-Maï révèlent ces atrocités, on

répond qu’il s’agit de la propagande des extrémistes

hutus…..Expliquez-moi comment la communauté internationale peut

considérer que tout le peuple congolais est devenu interhamwe (les

milices Hutus, Ndlr).

Et ainsi que le note bien notre consoeur dans l’entretien téléphonique,

c’est à se demander si Kabila Junior a jugé sincèrement les

implications diplomatiques de sa réponse. Et même au-delà. Car, non

seulement cela peut affecter les rapports entre Kigali et Kinshasa qui

sont au dégel, mais également et désormais, le chef de l’Etat congolais

est un témoin de premier plan dans l’affaire des massacres des Hutus

au Congo, une affaire qui sera, au terme du point 9.1a de l’annexe A

de l’Accord de cessez le feu de Lusaka, versée au Tribunal

international. Cela aussi a des répercussions sur le plan international,

surtout en matière des droits de l’homme. Cette phrase de trop du chef

de l’Etat congolais est une preuve, si besoin en était encore, qu’il n’est

entouré du tout. Comment ses conseillers, dans une interview qui n’est

pas en direct, n’ont pas réalisé que cette phrase peut être assassine,

même si d’autre part cela apparaît comme une façon de demander aux

Rwandais de quels Hutus ils parlent encore.

Ci-dessous, des larges extraits de l’entretien téléphonique entre Colette

Braeckman et Ferdinand Ferella retranscrits par Moïse Musangana

Entretien téléphonique entre Colette Braeckman et Ferdinand Ferella

Voa : Avez-vous été surprise par ces propos ?Colette Braeckman :

Je savais qu’il avait été témoin. Je lui ai posé laquestion en lui disant : je me rappelle que vous avez été à Kisangani cette année-là. J’étais surprise par la précision de sa réponse.L’information, elle-même, on l’avait déjà parce que son père avait dit

la même chose. La différence est que son père n’était pas sur le terrain.

Il était à Goma ou à Bukavu, tandis que le fils était intégré dans

l’armée, dans les troupes de libération qui avançaient à travers le

Congo. Donc, il est aussi un témoin de premier plan.

Voa : L’on sait aussi qu’il est proche de James Kabarebe qui, àl’époque – vous l’avez relaté dans votre livre sur le conflit congolais –dirigeait les opérations de l’armée rwandaise à Kisangani.Colette Braeckman :

Il était jeune. Il devait avoir 25 ou 26 ans.Kabila père avait confié son fils au commandant James pour avoir une formation militaire. Donc, ils étaient ensemble. Et Joseph Kabila medit qu’avant, il avait été aussi en Ouganda, il connaissait très bien

l’armée ougandaise (………).

Voa :

Est-ce que vous avez le sentiment, Colette, que Joseph Kabilaserait prêt à collaborer éventuellement avec une reprise éventuelle de cette enquête sur cette affaire? On sait bien que le 1er rapporteurspécial de l’Onu Roberto Garreton est attendu à Kinshasa dans les

prochains jours ?

Colette Braeckman :

Je ne sais pas s’il est prêt à témoignerpersonnellement. Ça, je ne lui ai pas posé la question (………..). Il a indiqué très clairement qu’aujourd’hui la commission d’enquête est labienvenue à Kinshasa. Si elle veut reprendre ses investigations, elle

aura toute la latitude de Kinshasa pour continuer à travailler.

Autrement dit, M. Garreton est le bienvenu à Kinshasa.

Voa :

Comment vous interprétez le fait que cette affaire fasse surfaceaujourd’hui, au moment où il y a dégel entre Kinshasa et Kigali ? Est-ce que tout cela ne va pas à nouveau empoisonner le climat?Colette Braeckman :

Je pense que le président Kabila n’a pas sincèrement pesé les implications diplomatiques lorsque je lui ai posé la question : était-il là à Kisangani à ce moment là? Il a seulementconfirmé. Je ne crois pas qu’au moment où il a répondu, il a pensé à ce

que tout cela pouvait entraîner sur le plan diplomatique (………). On

verra bien.

In Le Potentiel mars 2001

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Paul Kagame aura-t-il le temps de préparer sa succession ?

Posté par Adolphe Habimana le 22 septembre 2010

 

Par AD Kagyire

kgm2.bmp Les despotes dictateurs du monde, de tous les temps et de tous les lieux ont un point en commun, malgré le grand écart de temps et d’espace qui peuvent les séparer : lorsqu’ils tombent, ils s’écroulent avec tout leur échafaudage. Est-il nécessaire de citer les noms ? Les régimes nazis et fascistes du 20ème siècle en occident, Nicolae Ceusescu de Roumanie, Amini Dada d’Uganda, Juvénal Habyalimana du Rwanda, Mubutu Sese Seko du Zaïre, Sadam Hussein d’Iraq, et beaucoup d’autres tyrans tombés dans les oubliettes de l’histoire.

Tous, le jour où ils sont tombés, il leur est arrivé des malheurs qu’ils n’avaient jamais eux-mêmes imaginé même dans leurs pires cauchemars : tout ce qui peut représenter ou perpétuer leur souvenir et leur mémoire est détruit et foulé au pied, leur héritage est dispersé et réduit à néant, leur succession est une suite de guerres, de meurtres et d’anéantissement. Leurs noms sont couverts d’insultes et de crachats. Leurs destins sont voués à l’errance, à l’oublie, au déshonneur et à la honte. Et leur passé finit par les rattraper quand ils se voient obligés d’affronter la fureur populaire et la justice implacable de leurs tombeurs.

Ça doit-être une loi divine que toutes les fins des régimes despotiques et tyranniques sont suivies de chaos, de destructions et de calamités.

Le Rwanda du FPR-Inkotanyi y échappera-t-il ?

Les rwandais rêvent des changements dans leurs pays, cela n’est plus un secret pour personne. Et ils font ce qu’ils peuvent pour y arriver, depuis la prise du pouvoir par le FPR-Inkotanyi et Kagame, à Kigali: les rebellions plus ou moins virtuelles qui virent au banditisme et à la criminalité, les partis politiques criards, sans efficacité, une société civile désordonnée centrée sur les petites personnes des présidents et beaucoup de désirs qui sont souvent pris pour des réalités.

Quant aux changements que tout le monde attend et pour lesquels chacun prétend se battre, l’on s’accroche à quelques scénarii improbables, en espérant trop fort que cela se réalise un jour. A défaut de se battre eux-mêmes pour provoquer et obtenir ces changements les rwandais ne manquent pas de s’imaginer avec délectation quelques événements hasardeux qui leur débarrasseraient le monstre du pays des mille collines et de la région des grands lacs. Comme par exemple :

-Kagame subit des pressions fortes par les occidentaux et lâche du lest

-Kagame est victime d’un coup d’état

-Kagame est rattrapé par la justice

Le désir de changement est trop fort, on le voit, on le sent, mais l’espoir de ce changement, est malheureusement toujours placé dans un événement ou une intervention extérieur, jamais dans la capacité intrinsèque des rwandais de se révolter contre leur propre lâcheté qui les oblige de tolérer et de porter au triomphe des régimes despotiques, totalitaires et tyranniques.

Mais la vie est un jeu tragi-comique qui aime se jouer des tours aux hommes en les ramenant à leur passé perpétuel. Voilà pourquoi, le régime du FPR-Inkotanyi et son président Kagame qui a sciemment scié la branche sur lequel il est assis, semble en bout de course et touche déjà à sa fin : le discrédit international dû à la découverte de la vrai nature de l’homme fort de Kigali et de son parti, les contestations internes au régime et l’opposition qui ne ratera sa montée, on l’espère, face au déclin du pouvoir ne sont pas pour assurer la pérennité de Kagame mais son achèvement.

Paul Kagame est affaibli et sa fin prochaine n’est plus qu’une issue hypothétique. La seule grande interrogation qui devrait inquiéter les rwandais est : qu’adviendra à notre pays après Kagame ? Car, Monsieur Kagame, comme tout tyran qui se respecte a pris soins de faucher toutes les têtes dépassant son épaule et émergeant de son propre parti. Il a étouffé l’opposition aussi bien interne qu’externe. Il a interdit toute initiative qui lui échappe. Bref, le général président a parfaitement préparé le chaos après lui.

La chute de Kagame et de son FPR-Inkotanyi pourrait venir de là où nul ne l’attendait.

Finalement, le grand problème n’est plus la chute du FPR-Inkotanyi et de Kagame car, « nta gahora gahanze » : Kagame lui-même a bien œuvré pour cette issue et il n’y a plus un seul jour qui passe sans qu’il ne soit désormais confronté à son passé cauchemardesque. Ce n’est pas la fin, c’est le début de la fin.

Alors, le grand problème posé à tous les acteurs et observateurs de la politique rwandaise aujourd’hui est celui d’une alternative crédible. L’opposition actuelle est nullissime. Elle sans idées ni perspective. Elle n’est absolument pas prête ni capable d’assumer le pouvoir même si on le lui déposait sur un plateau d’or comme un cadeau, dans la mesure où elle désorganisée et que nul ne voit vraiment qui, dans cette opposition peut empêcher notre pays de sombrer dans le chaos si Kagame disparaissait pour une raison ou pour une autre.

Or, la disparition de Monsieur Paul Kagame n’est plus éventualité : car, Kagame est un homme malade, atteint d’une maladie grave et incurable. La fatigue et la douleur physiques qui mangent et marquant son visage ne peuvent plus lui permettre de dissimuler son mal qui le ronge. Tout le monde aura remarqué qu’il n’a même plus la force de parler et qu’à chaque fois, il parait complètement épuisé après une prestation de quelques minutes seulement. C’est que notre président est en phase terminal. Et ces voyages mensuels aux USA pour aller recevoir ses traitements ? Les rwandais y ont-ils pensé ?

Alors, qui pour assurer la continuité de l’état sans connaitre un nouveau 1994 ? La dame courage des FDU-Inkingi ? Quelles sont, au fait, ses nouvelles idées pour le Rwanda ? On l’a entendu faire beaucoup de bruit pendant une semaine, puis plus rien. Nul ne sait vraiment le projet de société de son parti. Rêve-t-elle seulement de ravir le siège du pouvoir au FPR-Inkotanyi pour prendre la revanche au tutsi en faveur des hutu « opprimés ». Est-elle seulement le bras vengeur des hutu, prêt à continuer la même politique de discrimination, de persécution…en inversant seulement les victimes ?

Et les autres partis politiques au courage de poule mouillée ? Ont-ils envisagé l’éventualité d’une disparition inopinée de notre président ? Où leurs projets de sociétés ? Il y a juste cette impression que certains d’entre eux sont seulement des concurrents déloyaux de la dame et d’autres des aigris qui ont juste une dent contre le pouvoir qui les ont négligés.

Le chute du FPR-Inkotanyi et Kagame, c’est pour demain, qu’on le veuille ou non. Les rwandais attendent de leurs femmes et hommes politiques de se montrer dignes d’une alternative sérieuse au pouvoir qui chancelle actuellement.

source:rwanda iteka

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Le général Kayumba Nyamwasa s’apprêterait-il à lancer une attaque contre le Rwanda ?

Posté par Adolphe Habimana le 22 septembre 2010

Kris Berwouts, Directeur de l’ONG Eurac, vient d’effectuer une mission dans la région des Grands Lacs. Il est d’avis que le général Kayumba Nyamwasa, avec l’aide active de Museveni, essaye de forger des alliances avec des groupes qui pourraient être mobilisés contre le régime rwandais.

kagkay.jpg

Kagame  et Nyamwasa

Pas d’Opération Umoja Wetu II, ouverte  ou cachée.

L’année 2010 est pleine d’émotions et d’événements en Afrique Centrale. Les élections burundaises ont confirmé le Président Nkurunziza dans son mandat, mais en cours de route on a perdu l’opposition. Ceci crée un risque que le pays retombe dans le conflit et dans le monopartisme, qui écarteront le pays du défi principal : mettre en place une lutte effective contre la pauvreté, gérée par la bonne gouvernance.

La RDC a fêté son Cinquantenaire. Le Chef d’Etat l’a capitalisé comme plate-forme de lancement de sa réélection qu’il désire organiser dans un environnement politique aussi contrôlé que possible. Mais les institutions de la Troisième République n’ont toujours pas atteint leur rythme de croisière et le gouvernement n’arrive pas à renverser la dynamique de désintégration à l’Est.

Au Rwanda, la réélection de Kagame a pris des tournures inattendues. La formalité festive à laquelle il s’attendait a été troublée non seulement par une opposition réellement antagoniste mais surtout par le fait que des personnes qui ont longtemps fait partie du cercle intime du pouvoir se sont tournées contre lui. La fuite du Général Kayumba a créé un pôle autour duquel les différentes formes de mécontentement pourraient se cristalliser. Du coup, l’armée rwandaise n’est plus l’épine dorsale du régime, mais son tendon d’Achille.

Dans les trois pays nous observons au même moment une perte de crédibilité du processus de démocratisation avec des répercussions graves sur la sécurité. En août, j’ai fait une mission pour mieux comprendre dans quelle mesure l’opposition des généraux dissidents contre Kagame a des répercussions sur le paysage politico-militaire à l’Est du Congo. J’ai parlé avec beaucoup d’acteurs sur la scène politico-militaire, des amis de la société civile et des personnalités occupant des postes-clé dans les institutions internationales. Je conclus que Kayumba, avec l’aide active de Museveni, essaye de forger des alliances avec des groupes qui pourraient être mobilisés contre le régime rwandais. La partie du CNDP qui est restée fidèle à Nkunda par exemple, et qui n’a jamais digéré son arrestation. Ou le FRF. Le FPLC, de toute évidence. Certains groupes Mai Mai. Une partie même des FDLR. Aussi les personnes qu’Agathon Rwasa essaye de mobiliser, non seulement dans les milieux FNL mais aussi dans des cercles d’ex-FAB mécontents, sont ciblés comme des alliés potentiels. Mais je constate aussi qu’on n’est pas encore très loin dans la démarche et que c’est très peu probable qu’une alliance anti-Kagame soit opérationnelle à court terme. J’ai plutôt l’impression que Kayumba essaye de s’établir une base arrière sur le territoire congolais à moyen terme.

Dans ce contexte, une nouvelle opération militaire conjointe entre le Rwanda et le Congo, ouverte ou cachée, appelée Umoja Wetu ou sous un autre nom, n’apportera rien à la stabilité régionale. Elle aura le même impact négatif que toutes les autres opérations militaires depuis janvier 2009 : elle dispersera et radicalisera les acteurs armés sur le terrain. Elle fera des dégâts dans la population civile et elle annihilera l’espace pour des voies négociées vers une démobilisation volontaire. Elle ne contribuera en rien à la paix durable. Il s’agira d’une démarche machiavélique où Kagame aidera Kabila à établir un certain contrôle sur l’Est du Congo pendant que Kabila permettra à Kagame de démanteler tout ce qui s’organise sur le territoire kivutien contre lui. Le levier n’est pas dans les opérations militaires mais dans le dialogue et dans l’inclusivité.                                                              

Kris Berwouts 
Directeur Eurac
21/9/2010

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Rwanda : Adbul Ruzibiza serait mort

Posté par Adolphe Habimana le 23 septembre 2010

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Lt Abdul Ruzibiza

D’après nos informations, Abdul Ruzibiza, ancien lieutenant rwandais de l’APR  et témoin clé de l’attentat contre le président Juvénal Habyarimana serait décédé en Norvège. Une information à prendre avec la plus grande prudence puisqu’elle n’a pas encore été confirmé officiellement.

Abdul Ruzibiza avait déclaré faire partie du commando qui avait abattu l’avion présidentiel le 6 avril 1994 mettant en cause Paul Kagame. Il s’était brutalement rétracté en 2008 affirmant que son témoignage était une invention. Ironie du sort, Ruzibiza venait de d’être réinterrogé par le juge Trévidic dans le cadre d’une nouvelle enquête sur l’attentat sans révéler qui se cachait derrière son faux témoignage. Si l’information est confirmée, ce décès intervient dans un contexte très particulier. L’enquête de Marc Trévidic  semble en effet mettre à mal la thèse du juge Bruguière qui imputait la responsabilité de l’attentat au FPR de Paul Kagame… le témoignage d’Abul Ruzibiza était donc très attendu sur la question. Pour l’heure le décès d’Abdul Ruzibiza n’a pas été officiellement confirmé.

Plus d’infos sur www.afrikarabia.com

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Avant de mourir, le témoin Ruzibiza avait parlé au juge. Il a de nouveau dénoncé Kagame

Posté par Adolphe Habimana le 26 septembre 2010

La mort du témoin Abdoul Ruzibiza ne sera pas la bonne nouvelle escomptée pour Kigali. Avant de succomber, ce dernier a expliqué qu’il avait subi les pressions et les menaces des hommes de Kagame.

Le régime de Paul Kagame aurait bien aimé l’envoyer au septième ciel mais les tueurs du dictateur rwandais n’auront même pas à se salir les mains : Abdoul Ruzibiza a succombé à une maladie du foie à Oslo où il était réfugié. Ce nom ne dit évidemment rien à ceux qui ne sont pas familiers avec tous les rebondissements de l’interminable feuilleton rwandais. Et pourtant le défunt aura joué un rôle décisif dans la rupture des relations diplomatiques entre la France et Kigali à l’automne 2006 : c’est lui qui accusa ses anciens compagnons du Front patriotique rwandais (FPR), le mouvement de guérilla de Kagame, d’avoir organisé l’attentat contre l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana, événement déclencheur du génocide de 1994.

Du coup, Ruzibiza se trouvait au cœur de la procédure de l’ancien juge Jean-Louis Bruguière, chargé de l’enquête ouverte après la plainte déposée par les familles de l’équipage français du Falcon 50 d’Habyarimana. Sans se soucier des conséquences diplomatiques, le magistrat anti-terroriste n’avait alors pas hésité à délivrer dix mandats d’arrêt contre de hauts responsables rwandais. Une offense inacceptable pour Kagame qui snoba et mobilisa contre la France pendant plus de trois ans avant de renouer récemment le fil à la demande pressante de son « ami » Bernard Kouchner.

Double revirement

Pendant cette période, une partie de la presse française (Libération et le Nouvel Observateur notamment) et internationale n’eut de cesse de dénoncer le parti pris supposé de Bruguière, la fragilité, voire l’absurdité des témoignages dont il disposait. Ils exultèrent quand, en novembre 2008, Abdoul Ruzibiza effectua un revirement inattendu, qualifiant « d’invention » ses précédentes dépositions, notamment l’existence d’un Network Commando chargé de l’attentat contre Habyarimana. Plus grave, il accusa Bruguière d’avoir voulu l’instrumentaliser.

Le 22 septembre, relatant le décès  dans le quotidien belge Le Soir, Colette Braeckman, figure de proue des journalistes convaincus que l’enquête de Bruguière n’était qu’une machination dénuée de tout fondement, semble presque soulagée. Elle note que la disparition de Ruzibiza intervient alors qu’une récente mission à Kigali des juges d’instruction français Marc Trevidic et Nathalie Poux, les successeurs de Bruguière a « pulvérisé certaines constructions intellectuelles… ». Il manque juste au grand reporter du Soir une information capitale : au mois de juin dernier, entendu par le juge Trevidic, Abdoul Ruzibiza a confirmé l’intégralité de ses toutes premières dépositions sur l’implication de plusieurs membres du FPR dans l’attentat.

Pourquoi s’être alors parjuré en 2008 ? « La peur, la trouille d’être supprimé, explique Pierre Péan, l’auteur de « Noires fureurs, blancs menteurs » qui fût l’un des tous premiers à prendre au sérieux les déclarations de Ruzibiza. Le journaliste a eu accès au verbatim du défunt. Il est on ne peut plus clair : « Pourquoi êtes vous revenu au cours de diverses entrevues sur le contenu de vos auditions en France », interroge le juge. « La réponse générale est liée à ma sécurité personnelle et à celle de certains témoins. » Hélas pour Colette Braeckman et quelques autres, la mort d’Abdoul Ruzibiza n’est pas une fin. La bataille pour la vérité continue. Quelle qu’elle soit.
Alain Léauthier – Marianne 
jeudi 23 Septembre 2010

Source : www.marianne2.fr

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Rapport sur les crimes en RD Congo : l’ONU prudente dans l’emploi du mot « génocide »

Posté par Adolphe Habimana le 4 octobre 2010

Un militaire frappe un Hutu rwandais capturé dans un hopital de Kinshasa, le 19 mai 1997.

Un militaire frappe un Hutu rwandais capturé dans un hopital de Kinshasa, le 19 mai 1997. © AFP

L’ONU publie le 1er octobre, son rapport sur les crimes en RD Congo de 1993 à 2003. En prenant de nombreuses précautions dans l’emploi du mot « génocide » pour qualifier les crimes imputés à l’armée rwandaise.

Ce 1er octobre, l’ONU publie son rapport revenant sur toute la mécanique de l’horreur qui s’est mise en place en RD Congo entre mars 1993 et juin 2003. La version non définitive de celui-ci comportait un passage mettant en cause les forces armées rwandaises, dont les exactions dans l’Est de la RD Congo entre 1996 et 1998 étaient qualifiées de « crimes contre l’humanité, crimes de guerre, voire de génocide ».

Des accusations considérées comme « absurdes » par le président rwandais Paul Kagamé. Kigali avait en outre menacé de retirer ses troupes des forces onusiennes présentes au Darfour, avant de se raviser la semaine dernière.

La raison de ce revirement est simple : les experts de l’ONU emploient avec beaucoup de précautions le terme de « génocide », au demeurant fort choquant dans la version non-définitive du rapport. Dans un de ses passages les plus controversés, le rapport décrit des massacres « organisés [par les forces rwandaises, NDLR] selon un schéma quasi identique de façon à tuer un maximum de victimes » hutues, dans la région de Walikale.

Sous prétexte de les rapatrier au Rwanda, les soldats regroupaient des réfugiés hutus et « tiraient sur eux de manière indiscriminée à l’arme lourde » ou les frappaient « à coups de marteau ou de houe ». Mais le rapport indique sagement que « la question de savoir » si ces actes « constituent des crimes de génocide a soulevé de nombreux commentaires et demeure irrésolue jusqu’à présent ». Par conséquent, elle ne pourra être tranchée que par « un tribunal compétent, statuant au cas par cas ».

Rapport sur les crimes en RD Congo : l'ONU prudente dans l'emploi du mot
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à Kigali au Rwanda le 8 septembre 2010.
© AFP

Appel à la conscience

En d’autres termes, si l’implication de l’armée rwandaise, aux côtés des forces de Laurent Désiré Kabila, dans la longue litanie des horreurs (viols, assassinats, tortures, mutilations, enrôlement d’enfant-soldats…) qui se sont déroulées dans la région est clairement établie par le rapport, la question de savoir s’il y avait la volonté d’éliminer physiquement un groupe ethnique n’est pas tranchée, même partiellement.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU est clair dans sa préface : le rapport « ne vise pas à attribuer de responsabilités individuelles ni à blâmer un groupe plutôt qu’un autre ». Le « rôle d’un rapport n’est que d’amener des faits. C’est un appel à la conscience. La question de poursuites se situe à un autre niveau, c’est l’œuvre de la justice internationale », affirme un diplomate onusien.

Méthodologie du « mapping »

« La seule publication [de ce rapport, NDLR] est extrêmement importante, estime quant à elle Carina Tertsakian de Human Rights Watch (HRW). C’est la première fois que l’on voit une analyse aussi complète et documentée d’événements dans un rapport de l’ONU », poursuit-elle. « Ce rapport est très puissant, dans la mesure où il documente en détail des évènements sur une période de dix ans. […] Quand on le lit, c’est incroyablement choquant, l’horreur et la magnitude de la violence », assure-t-elle.

Il est vrai que les 516 pages du rapport, qui se veut « un premier pas vers un exercice de vérité parfois douloureux mais nécessaire »,  font froid dans le dos. Utilisant la méthodologie dite « mapping », il décrit par le menu 617 violations graves ayant fait des dizaines de milliers de morts, mais aussi le contexte et la région spécifique où elles ont été commises. (Avec AFP)

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Rwanda: » Génocide contre les Hutus »:Reed Brody – juriste américain et porte-parole à Human Rights Watch

Posté par Adolphe Habimana le 7 octobre 2010

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Par Christophe Boisbouvier

« Nous avons pu établir que les attaques visaient l’élimination des Hutus rwandais. Difficile de dire quelle était l’intention, mais le résultat est clair, des dizaines voire des milliers de Hutus réfugiés du Rwanda mais aussi des Hutus Congolais ont été massacrés ».

Depuis vendredi dernier, c’est le rapport qui fait scandale. Selon l’ONU, certaines atrocités commises en 1996 et en 1997 contre les Hutus rwandais réfugiés au Congo Kinshasa pourraient « être qualifiées de génocide ».

Charge à un tribunal d’établir les faits et de juger les auteurs de ce massacre à grande échelle.

A l’époque, quelques mois après ce crime de masse, le juriste américain Reed Brody avait essayé d’enquêter sur place pour le compte du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Aujourd’hui, il est porte-parole à Human Rights Watch.

source :RFI

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Rwanda:Affaire Faustin Kayumba : un des accusés a tenté de corrompre la police

Posté par Adolphe Habimana le 9 octobre 2010

La justice sud-africaine a refusé la libération sous caution de Pascal Kanyandekwe, accusé de la tentative d’assassinat du général rwandais en exil Faustin Kayumba Nyamwasa. D’après la cour, il a proposé un million de dollar aux policiers lors de son arrestation.

La situation de Pascal Kanyandekwe paraît de plus en plus fragile. Ce citoyen rwandais est l’un des suspects de la justice sud-africaine dans l’affaire de la tentative d’assassinat de son compatriote, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié à Johannesburg.

Déjà en mauvaise posture, son cas s’est sensiblement aggravé jeudi, avec le refus par la justice sud-africaine de le libérer sous caution. Le motif : il avait tenté de corrompre deux policiers sud-africains pour s’enfuir, d’après leur témoignage sous serment. Les deux policiers affirment s’être vus proposer pas moins d’un million de dollar pour le relâcher.

« Échapper aux conséquences d’un procès »

« La raison pour laquelle quelqu’un est prêt à offrir un million de dollars à la police ne peut-être que d’échapper aux conséquences d’un procès », a déclaré le magistrat P.J. du Plessis.

D’après lui, Pascal Kanyandekwe a quitté l’Afrique du Sud après la tentative d’assassinat de Faustin Kayumba Nyamwasa et n’a été arrêté qu’à son retour à l’aéroport international de Johannesburg.

L’affaire avait déjà déclenché des troubles diplomatiques. Après la tentative d’assassinat de Faustin Kayumba Nyamwasa – un ancien proche du président Paul Kagamé désormais accusé d’être derrière la série d’attentats à la grenade qui a frappé Kigali – le gouvernement sud-africain avait accusé des « agents » d’un « pays étranger » d’avoir planifié l’attaque. Pretoria affirme qu’un pays était impliqué, mais avait choisi ne pas révéler son nom du fait de leurs « bonnes et de solides relations diplomatiques ».

D’après l’agence de presse américaine AP, Pretoria semble rester sur cette ligne. Le magistrat a ainsi refusé de « spéculer » sur une éventuelle implication de Kigali. La ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, a quant à lui renouvelé son refus de dire si le Rwanda était suspecté. « Je veux pas entrer dans les compétences de la cour », s’est-elle justifiée.

source:rfi

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Rwanda:LA RISIDENCE DE LA PRESIDENTE DES FDU-INKINGI ENCERCLEE

Posté par Adolphe Habimana le 11 octobre 2010

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Paul Kagame, Le président Rwandais                                                         Victoire Umuhoza Ingabire La Présidente du FDU-INKINGI

Kigali, LE 10 OCTOBRE 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE

Depuis le 8 octobre 2010 la nuit, un impressionnant déploiement des forces de sécurité armées cerne toutes les issues de la ma résidence. Au moins 3 véhicules des services de sécurité bloquent tous les  accès à ma résidence. Le porte-parole de la police a évasivement démenti cette information et a prétendu qu’il n’y a rien d’inhabituel. Cette sorte d’intimidation d’état a été observée avant l’arrestation et l’incarcération d’autres leaders d’opposition.

Le 21 avril 2010, j’ai été arrêtée, puis libéré sous caution le jour suivant. Depuis lors, je suis soumise aux ordres stricts et durs de rester dans les limites de la ville de KIGALI. Je me suis présentée régulièrement au bureau du procureur et je n’ai jamais présenté de risque d’évasion, ni menace à la communauté. 

Je ne sais pas si ce siège est en rapport avec mon dossier judiciaire qui attend toujours d’être jugé par la cour ou s’il est en rapport avec les dernières menaces du Général Paul KAGAME lors de la cérémonie de prestation de serment de son nouveau gouvernement. Il a dit que l’espace politique est entièrement occupé et insisté que si en Europe, des politiciens sont poursuivis pour les charges liées à leurs discours, pourquoi on devrait être étonné chaque fois qu’il réprime un adversaire politique. The News Times, un journal inféodé au Président Paul KAGAME, a repris le même jour sa croisade comparant mon cas à celui de M. Geert WILDERS, le politicien hollandais et leader du Parti de la Liberté (PVV). On ne peut pas considérer cela comme une simple coïncidence.

Cependant, lors de sa dernière interview sur la radio BBC, le procureur général avait indiqué que l’on ne pouvait pas juger mon cas puisque quelques informations cruciales manquaient toujours. Ma caution ayant été accordée par une cour de justice, il appartient, en temps normal, à la même cour de  révoquer cette caution.

Mme Victoire INGABIRE UMUHOZA

Présidente des FDU-INKINGI
Mwemma

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Rwanda:Poursuivi par la CPI, le secrétaire exécutif des FDLR a été arrêté en France

Posté par Adolphe Habimana le 11 octobre 2010

Photo datée de 2004 du secrétaire exécutif des FDLR, Callixte Mbarushimana.

Photo datée de 2004 du secrétaire exécutif des FDLR, Callixte Mbarushimana. © AFP

C’est un sérieux revers pour les rebelles du FDLR. Un de leurs principaux dirigeant, Callixte Mbarushimana, a été arrêté à Paris le 11 octobre. Il est poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi 11 octobre l’arrestation en France du secrétaire exécutif des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) Callixte Mbarushimana. « En vertu du mandat d’arrêt délivré sous scellés par les juges de la Cour pénale internationale le 28 septembre 2010, les autorités françaises ont arrêté M. Callixte Mbarushimana, suspecté de présumés crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis dans les Kivus » (RD Congo), a indiqué la CPI dans un communiqué.

La CPI « considère qu’il y a des motifs raisonnables de croire que Callixte Mbarushimana, ressortissant rwandais âgé de 47 ans, est depuis juillet 2007 le secrétaire exécutif des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda-Forces Combattantes Abacunguzi (FDLR-FCA, ci-après FDLR) », rapporte la CPI. Il est accusé de cinq chefs de crimes contre l’humanité et de six chefs de crimes de guerre, notamment de meurtres, viols, de tortures, de traitements inhumains et de destructions de biens, précise le communiqué de la CPI.

« Attaques à grande échelle »

Ces crimes auraient été commis dans le contexte des affrontements désastreux entre les forces des FDLR et les troupes de RD Congo, du Rwanda, et parfois les casques bleus de la MONUC (devenue Monusco), dans les provinces du Kivu entre le 20 janvier et le 25 février 2009 et entre le 2 mars et le 31 décembre 2009. « Une série d’attaques, à la fois généralisées et systématiques, aurait été menée à grande échelle par des troupes des FDLR entre janvier et septembre 2009 contre la population civile du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », rapporte la CPI.

Callixte Mbarushinmana est soupçonné d’avoir « contribué intentionnellement et en personne à un plan commun consistant à mener des attaques contre la population civile afin de créer une ‘catastrophe humanitaire’, et à mettre en place une campagne internationale afin d’obtenir que l’on concède un pouvoir politique aux FDLR ».

« Une requête de coopération pour l’arrestation et la remise du suspect à la CPI a été notifiée aux autorités françaises par le greffier de la Cour le 30 septembre; le suspect restera détenu par les autorités françaises pendant l’examen de cette requête, sauf décision contraire de la Chambre d’instruction », ajoute la CPI. (Avec agences)

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Fable africaine trop trop trop drôle!

Posté par Adolphe Habimana le 13 octobre 2010

Y a t il un instituteur qui va la mettre au programme ?
>


>
Cette fable Africaine, vous ne l’avez certainement pas apprise à l’école primaire.
>  En direct du Jean de la Fontaine Africain :  à ne pas rater, elle est vraiment excellente !!!!!

>
>
>

FABLE AFRICAINE
>
>
Une fermière du Rwanda,
>
Qui était Hutu de surcroît,
>
Quitta sa case et sa smala
>
Pour le marché de Kampala.
>
Elle voulait honorer sa tribu
>
D’un beau chapon gras et dodu..
>
>
Mais elle était peu fortunée,
>
Et le marchand Tutsi, rusé,
>
Refusa de baisser le prix
>
Du chapon par elle choisi..
>
>
« Me le donnerais-tu »,
>
Dit la cliente Hutu,
>
« Contre une gâterie
>
Sur ton beau bengali ? »
>
>
« A voir », dit le vendeur,
>
« De cette gâterie quelle serait la valeur ?
>
Vaudrait-elle un chapon ?
>
Il m’en faudrait la preuve pour de bon. »
>
>
Aussitôt la bougresse s’enfouit sous le boubou,
>
Et vite fait jaillir la sève du bambou.
>
« J’ai gagné le chapon », s’exclame l’innocente,
>
La bouche encore pleine du produit de la vente.
>
>
« Que nenni! » lui répond le volailler acerbe.
>
« Tout comme la figure, le chapon tu as perdu,
>
Car comme le dit notre si beau proverbe : »
>
>
>
>
  »Turlute Hutu, chapon point eu »

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L’opposante rwandaise Victoire Ingabire arrêtée à Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 14 octobre 2010

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L’opposante rwandaise Victoire Ingabire, présidente des Forces démocratiques unifiées, le 7 avril à Kigali.

L‘opposante rwandaise Victoire Ingabire, déjà sous contrôle judiciaire, a été arrêtée jeudi 14 octobre à Kigali pour « organisation d’un groupe terroriste ». « Après une semaine de siège [devant son domicile] sans aucune explication, la police vient d’amener, en état d’arrestation, Mme Victoire Ingabire Umuhoza, présidente des Forces démocratiques unifiées » (FDU), a annoncé le secrétaire exécutif provisoire du parti, Sylvain Sibomana. « Elle a été conduite tout de suite au bureau de la police criminelle pour interrogatoire », a précisé le communiqué.

Le porte-parole de la police rwandaise a confirmé cette arrestation. Il a ajouté que Mme Ingabire avait été arrêtée à la suite de « révélations » faites par un ancien officier des ex-Forces armées rwandaises arrêté mercredi à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Ce dernier, selon le porte-parole de la police, aurait révélé qu’il bénéficiait « du concours de Mme Ingabire dans la mise en place de la branche armée des FDU ».

ACCUSÉE DE NÉGATIONNISME

L’opposante rwandaise, rentrée d’exil en janvier, avait été arrêtée une première fois le 21 avril à Kigali, et poursuivie à l’époque par la justice rwandaise pour « association avec un groupe terroriste, propagation de l’idéologie du génocide, négationnisme et ‘divisionnisme’ ethnique ». Elle avait été remise en liberté le lendemain sous strict contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter Kigali en attendant son procès. Elle était notamment accusée d’association avec les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda, basés dans l’est de la RDC.

Elle avait tenté en vain de se présenter à l’élection présidentielle du 9 août, remportée par le président sortant Paul Kagamé, mais son parti n’avait pas été reconnu par les autorités. Le président Kagamé, dont le Front patriotique rwandais (ex-rébellion) avait mis fin en 1994 au génocide et mis en déroute les ex-Forces armées rwandaises, a été réélu avec 93 % des voix. Mme Ingabire avait alors dénoncé une « mascarade » et appelé les bailleurs de fonds du Rwanda à ignorer les résultats de la présidentielle, tout en exigeant « de nouvelles élections libres, équitables et transparentes ». Le régime rwandais accuse depuis Mme Ingabire, une Hutue, d’avoir nié la réalité du génocide de 1994, au cours duquel au moins 800 000 personnes selon l’ONU, essentiellement des Tutsis, avaient été tuées.

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Rwanda/ TPIR(Arusha):Geoges Rutaganda est décédé

Posté par Adolphe Habimana le 14 octobre 2010

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13.10.10 – TPIR/DECES – UN ANCIEN CHEF DES INTERAHAMWE DECEDE AU BENIN Version imprimable Suggérer par mail
Arusha, 13 octobre 2010 (FH) – Un ex-chef milicien, condamné à la perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle dans le génocide des Tutsi de 1994, est décédé lundi d’une mort naturelle au Bénin où il purgeait sa peine, a annoncé mercredi le tribunal.

Georges Rutaganda, 52 ans, était vice-président national de la milice Interahamwe, dont les membres furent les principaux bras armés du génocide.

Il était également actionnaire de la tristement célèbre Radio télévision libre des mille collines (RTLM) connue pour ses appels à la haine ethnique avant et pendant le génocide des Tutsi.

Il est mort « de complications soudaines d’une longue maladie », indique un communiqué du TPIR reçu mercredi à l’agence Hirondelle.

L’ancien chef milicien avait été condamné pour génocide et crimes contre l’humanité.

Il était détenu au Bénin depuis juin 2009 en vertu d’un accord entre ce pays et les Nations Unies qui ont créé le TPIR basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie.

Son décès survient après celui de Joseph Nzirorera, un ancien poids lourd du régime de l’ex-président Juvénal Habyarimana, emporté par une longue maladie début juillet alors qu’il citait encore les témoins de sa défense.

Un autre ancien politique, Jean-Bosco Barayagwiza qui avait été condamné à 30 ans de prison, est décédé d’une mort naturelle en avril au Bénin.

En janvier 2007, le pasteur adventiste Elizaphan Ntakirutimana, premier ecclésiastique à avoir été jugé par le TPIR, était emporté par une longue maladie moins d’un mois après avoir terminé sa peine.

Quant à Joseph Serugendo, un autre ancien chef de la milice Interahamwe, il est mort dans un hôpital de Nairobi, au Kenya, en août 2006, après avoir été condamné à 6 ans de prison.

Sa mort suivait celle de l’évêque anglican Samuel Musabyimana décédé en 2003 avant le début de son procès et dont la dépouille fut, conformément à sa dernière volonté, inhumée au Rwanda.

ER/GF

© Agence Hirondelle

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Paul Kagamé n’est pas intéressé par un troisième mandat

Posté par Adolphe Habimana le 18 octobre 2010

À peine réélu, le président Rwandais a affirmé qu’il n’était « pas intéressé » par un troisième mandat. En 2017, à l’issue de son second septennat, il entend bien quitter le pouvoir.

Le président rwandais Paul Kagamé, réélu en août pour un deuxième septennat, a assuré samedi 16 octobre ses concitoyens qu’il ne serait pas tenté, comme d’autres chefs d’État africains, de faire modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat à la tête de son pays.

« Je n’ai pas besoin d’un autre mandat. Ce dont j’ai besoin et dont vous avez besoin, c’est la continuité dans le développement », a dit le président rwandais qui s’adressait à un parterre de hautes personnalités du pays, dans un allocution dont l’AFP a obtenu l’enregistrement dimanche.

« Celui qui cherche un troisième mandat cherche également un quatrième et un cinquième », a poursuivi le président Kagamé qui s’adressait au cercle Unity Club regroupant des membres et anciens membres du gouvernement ainsi que leurs conjoints.

« Remarquable contribution à l’unité des Rwandais »

Il a indiqué que ses deux mandats seraient un échec s’il n’y avait, à la fin, personne pour le remplacer. « Ce serait mon échec autant que le vôtre. Et cela ne serait pas une raison pour moi de briguer un troisième mandat », a dit le chef de l’État rwandais qui s’exprimait en langue rwandaise.

Lors de ce dîner, les membres de Unity Club ont remis à Kagamé un prix dénommé Unity Award pour sa « remarquable contribution à l’unité des Rwandais », a rapporté Radio Rwanda. Selon la radio, le président rwandais est le premier récipiendaire de ce prix qui sera désormais décerné chaque année.

Le Rwanda s’efforce de ressouder son tissu social après le génocide de 1994 perpétré contre la minorité tutsie par des extrémistes hutus.

source:rfi

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Rwanda, Génocide contre les Hutu: Louise Arbour: »pourquoi ne pas élargir le mandat du Tribunal pénal international pour le Rwanda ? »

Posté par Adolphe Habimana le 18 octobre 2010

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Louise Arbour(La Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme à l’époque du génocide)

A la Une: les suites du rapport de l’ONU sur les crimes de guerre commis en RDC

Par Gilles Moreau

Le quotidien le Monde revient sur le sujet à travers le regard de Louise Arbour, celle qui est à l’origine de ce rapport qui établit le pointage géographique des principaux massacres perpétrés en RDC entre 1993 et 2003.

«Elle ne dissimule pas son soulagement», écrit le Monde, depuis sa publication, le 1er octobre.

Contrairement à ce qu’elle pouvait craindre, il n’y a pas eu de changements majeurs sous la pression des Etats entre le projet initial et la version définitive.

A présent, comment être certain que le texte ne sera pas enterré ? Il y a toujours un risque, admet Louise Arbour, une femme qui sait de quoi elle parle dans ce domaine, puisque – rappelle le Monde – elle a été procureur en chef du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et du TPI pour le Rwanda.

Donc le risque existe. Raison pour laquelle il faut selon elle, obtenir dans les meilleurs délais que le Conseil de sécurité de l’ONU s’en saisisse et que soient lancées au Congo, les réflexions sur les possibles solutions juridiques pour traiter ces crimes, celles-ci allant des tribunaux mixtes, à une commission vérité et réconciliation.

A cela s’ajoute l’idée que lance Louise Arbour : dans la mesure où ces crimes découlent en grand partie de ceux commis au Rwanda en 1994, pourquoi ne pas élargir le mandat du Tribunal pénal international pour le Rwanda ? La responsabilité lui serait confiée de traiter les grands crimes commis au Congo.

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Rwanda : l’opposante Victoire Ingabire reste en prison

Posté par Adolphe Habimana le 2 novembre 2010

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Victoire Ingabire Umuhoza, la présidente du parti rwandais Forces démocratiques unifiées (FDU), le 7 avril 2010.

AFP/Bertrand Guay

Par RFI

Le tribunal de Kigali a refusé merdi 26 octobre 2010 la mise en liberté provisoire de la présidente des Forces démocratiques unifiées. Victoire Ingabire est accusée de «participation présumée à la création d’une organisation terroriste». L’avocat de Mme Ingabire va interjeter appel devant la Haute cour.
 

Victoire Ingabire a été arrêtée le 14 octobre dernier à Kigali, sur la base d’informations émanant d’un major des FAR, les anciennes Forces armées rwandaises, rentré au Rwanda l’année dernière. L’officier avait été arrêté le 13 octobre, à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo. Il a déclaré avoir reçu l’assistance de Victoire Ingabire pour mettre sur pied une «aile militaire aux FDU».

 

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France/Rwanda:La justice française se prononce en faveur de la remise de Mbarushimana à la CPI

Posté par Adolphe Habimana le 5 novembre 2010

La cour d’appel de Paris a ordonné la remise du secrétaire exécutif des rebelles rwandais FDLR, Callixte Mbarushimana, à la Cour pénale internationale. Il peut encore se pourvoir en cassation pour contester cette décision.

Moins d’un mois après son arrestation à Paris, le 11 octobre, Callixte Mbarushimana n’a jamais semblé aussi proche d’être jugé par la Cour pénale international (CPI).

La cour d’appel de Paris a ordonné sa remise à la Cour de La Haye mercredi, d’après l’agence Reuters. En tant que secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe de rebelles opérant dans l’Est de la RDC et en partie formé de génocidaires, Callixte Mbarushimana doit répondre des exactions commises par son camp. Onze chefs d’accusation sont retenus contre lui, dont 6 de crimes de guerre et 5 de crimes contre l’humanité.

Communiqué depuis Paris

Dernier faits marquants en date, la série de 300 viols collectifs imputés aux FDLR commis au mois d’août dans l’Est de la RDC. Callixte Mbarushimana avait lui-même publié un communiqué depuis Paris, où il avait obtenu le statut de réfugié politique en 2003, pour démentir l’implication des FDLR dans ce crime.

Callixte Mbarushimana est accusé par le Rwanda d’avoir participé au génocide de 1994 en indiquant aux miliciens Interhamwes où se cachaient ses collègues tutsis du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Traduit devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), à Arusha, il n’a jamais été poursuivi « faute de preuves », avait à l’époque estimé la procureure Carla Del Ponte.

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Rwanda/FDU: »NE BAISSEZ PAS LES BRAS, il ne mettra jamais toute une nation en prison » ; a déclaré Mme Victoire INGABIRE le 23ème jour de sa captivité (à la prison centrale de Kigali, « 1930 »).

Posté par Adolphe Habimana le 7 novembre 2010

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                                                                             Le Comité Executif du FDU en prison à Kigali/Rwanda

Inkingi
Forces Démocratiques Unifiées
United Democratic Forces

(++(250) 728636000  + Fdu.inkingi.rwa@gmail.com
www.fdu-udf.org 
 www.victoire2010.com
Kigali -Rwanda

“Pour un Etat de Droit, la Démocratie et l’Egalité de chances” ; « For the rule of law, democracy and equal opportunity »

Kigali, le 5 novembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE.


 

Aujourd’hui, seulement 20 personnes ont été autorisées à rendre visite à Mme Victoire Ingabire, présidente des FDU-INKINGI, dans la prison centrale de Kigali. Les visiteurs étaient pour la plupart des membres des partis d’opposition, à savoir, les FDU-INKINGI, le Parti Démocratique Vert du Rwanda et le Parti Social IMBERAKURI. Deux autres prisonniers politiques, Maître Bernard Ntaganda (PS- IMBERAKURI, Président fondateur) et Déogratias Mushayidi (PDP- IMANZI) ont été aussi vus par l’équipe. Mme Victoire INGABIRE a encouragé la foule en face de la prison: « Ne baissez pas les bras, le dictateur ne mettra jamais toute une nation en prison « .

Mme Victoire INGABIRE est en détention depuis le 14 Octobre 2010. Elle est accusée de crimes dont la motivation est politique. Considérant le rôle joué dans ce processus par le Président Paul KAGAME et les rouages de l’Etat en général, il n’y a aucune chance de s’attendre à un procès équitable. Alors que la Cour d’appel doit se prononcer le 8 novembre 2010 sur le recours déposé contre la détention préventive, des membres du parti au pouvoir sont en tournée dans les capitales occidentales pour présenter leur version de la démocratie, expliquer les mobiles de l’incarcération des dirigeants de l’opposition et faire le plaidoyer des crimes contre l’humanité commis au Congo par le régime actuel. Ils n’ont même pas daigné attendre l’issue du recours.
La tant vantée découverte d’un bunker que la police aurait trouvé dans la résidence de la victime est un mensonge flagrant qui fait montre d’une propagande haineuse. Il est en effet connu de tout le monde que la plupart des propriétés résidentielles dans la ville de Kigali sont équipées de systèmes de drainage des eaux pluviales. Depuis 2006, des milliers de ménages ne disposant pas de telles installations se sont vus infligés de lourdes amendes par le Ministère de l’environnement et de l’assainissement. Le spectacle brutal de la police, la campagne médiatique ainsi que l’arrestation et le harcèlement des cadres et du personnel des FDU-INKINGI ne constituent rien d’autre qu’une politique d’intimidation orchestrée par l’État. C’est une autre manière pour le régime de préparer l’opinion nationale et internationale à la décision attendue du tribunal. Depuis Février 2010, le gouvernement rwandais n’a cessé de mentir à l’opinion publique qu’il avait des preuves accablantes contre Mme Ingabire. A ce jour, les hommes du général Paul Kagame sont encore en train de fouiner dans les systèmes d’évacuation des eaux usées, espérant ainsi exhiber des preuves qui n’existent pas.

Le peuple rwandais attend la semaine prochaine le verdict du tribunal. C’est un autre grand défi pour l’indépendance de la justice. Mme Victoire INGABIRE sera assistée par un avocat rwandais et deux conseils internationaux en provenance du Royaume-Uni.

Sylvain SIBOMANA
FDU-INKINGI
Secrétaire général

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Rwanda/Ouganda:Le Rwanda va rapatrier davantage de réfugiés et de demandeurs d’asile vivant en Ouganda, ont dit les autorités en assurant que les craintes d’expulsion par la force étaient infondées.

Posté par Adolphe Habimana le 7 novembre 2010

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Des réfugiés rwandais en Ouganda sont rapatriés vers le Rwanda.

AFP/WALTER ASTRADA

« Nous ne les obligeons pas, mais nous les incitons à rentrer chez eux et à rejoindre leurs proches », a dit le général Marcel Gatsinzi, ministre rwandais en charge de la préparation aux catastrophes et des réfugiés. « Nous savons que la plupart d’entre eux n’ont pas obtenu le statut de réfugié parce qu’ils ne remplissaient pas les conditions requises ».

En juillet, les autorités rwandaises et ougandaises ont rapatrié 1 700 Rwandais qui vivaient à Nakivale et Kyaka, dans l’ouest de l’Ouganda, lors d’une opération policière fortement critiquée par les groupes de défense des droits humains et par le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

« Un nombre croissant de réfugiés rwandais est venu nous voir après cette vague d’expulsion pour nous faire part de leurs craintes d’être renvoyés chez eux », a dit Chris Dolan, directeur du projet sur les réfugiés et la loi (Refugee Law Project, RLP), basé à Kampala. « Ces gens ne devraient pas être obligés de rentrer chez eux, car ce rapatriement les expose à de graves dangers et viole les lois nationales et internationales ».

La loi internationale sur les réfugiés reconnaît trois solutions pour ce genre de situations : le rapatriement volontaire, l’intégration locale et la réinstallation dans un troisième pays. Selon le RLP, moins d’un tiers des Rwandais réfugiés en Ouganda ont décidé de rentrer chez eux depuis le début de cette opération de rapatriement.

Encouragements

David Apollo Kazungu, commissaire aux affaires des réfugiés du cabinet du Premier ministre ougandais, a dit que les Rwandais étaient « encouragés » à rentrer chez eux.

« Le rapatriement est un processus », a-t-il dit à IRIN le 3 novembre. « Nous les encourageons quotidiennement à rentrer chez eux et lorsque quelqu’un est prêt, nous l’aidons à partir ».

Officiellement, a-t-il dit, le nombre de réfugiés rwandais en Ouganda s’élève à près de 15 000. « La plupart d’entre eux se trouvent à Nakivale et à Kyaka », a-t-il ajouté. « Il pourrait y avoir des immigrants illégaux, mais ils ne sont pas dans les camps de réfugiés ».

Le 16 juillet, l’UNHCR a dit que 3 320 Rwandais avaient fait une demande d’asile en Ouganda depuis le début de l’année. Quatre-vingt-dix-huit pour cent ont été refusés en six mois, faisant craindre que les autorités ougandaises n’aient pas traité les demandes d’asile correctement et en toute impartialité.

M. Gatsinzi a dit que le plan de rapatriement cherchait à atteindre jusqu’à 20 000 personnes. « Nous ne pouvons pas expliquer pourquoi un certain nombre de ces réfugiés rwandais en Ouganda refusent d’intégrer le processus de rapatriement volontaire », a-t-il dit à IRIN.

Recours à la clause de cessation

Le Rwanda prévoit d’avoir recours à la clause de cessation d’ici à décembre 2011, ce qui mettra fin au statut de réfugié et à la protection internationale qui l’accompagne pour les Rwandais vivant en Ouganda. « L’application fautive de la clause pour quelque groupe de réfugiés que ce soit risque de les exposer à de graves violations des droits humains et constitue en soi une violation de la protection internationale », a dit plus tôt le RLP.

« Dès lors, la décision d’avoir recours à la clause de cessation pour tout groupe de réfugiés ne doit pas être prise à la hâte et devrait être étudiée très soigneusement ».

Les autorités rwandaises maintiennent que les retours sont volontaires. Innocent Ngango, secrétaire exécutif du Conseil rwandais pour les réfugiés, a dit que 1 900 réfugiés étaient rentrés. « Le rapatriement volontaire des réfugiés rwandais [des] deux camps de Nakivale et Nshungerezi [au sud-ouest de l’Ouganda] a commencé début avril », a-t-il dit.

La vice-maire de Gicumbi, où les expulsés du mois de juillet ont été hébergés pendant quelques jours dans le camp de Rukomo, a affirmé qu’ils n’étaient pas renvoyés chez eux de force. « C’est totalement faux, à moins que certaines de ces personnes retournées aient fait part de leurs craintes d’être réinsérés dans leur village respectif », a dit Eugenie Uwamahoro à IRIN, dans son bureau, le 28 octobre.

« Nous savons que certains d’entre eux fuient la justice après avoir participé au génocide de 1994 contre les Tutsi », a-t-elle ajouté.

Lorsqu’il lui a été demandé pourquoi les personnes retournées étaient vite renvoyées dans leur village, Mme Uwamahoro a répondu : « Lorsque les personnes revenues d’Ouganda sont arrivées au Rwanda, nous n’étions pas en position de les traiter comme des personnes déplacées, car la plupart d’entre eux avaient toujours une famille et des amis qui pouvaient s’occuper d’eux à leur arrivée dans leur village respectif ».

Le camp de Rukomo avait une capacité de 500 personnes et manquait d’eau et d’espace suffisant pour dormir. Certains ont donc dû dormir dehors. « Le camp était pratiquement abandonné », a dit un travailleur humanitaire à IRIN. Lors d’une visite au camp, le 28 octobre, une source a dit à IRIN que les personnes retournées étaient surveillées par des gardes armés.

Des citoyens de deuxième ordre ?

Des sources ont dit à IRIN que certaines personnes rentrées au pays éprouvaient des difficultés à s’installer dans leur village et à se faire accepter par leurs anciens voisins. Felicien Mutemberezi, agriculteur de 48 ans, du district de Gicumbi, au nord du pays, a dit à IRIN : « C’est scandaleux que certains d’entre nous soient traités comme des citoyens de deuxième ordre par nos voisins ».

Il a ajouté que la plupart des habitants de sa communauté qualifiaient les membres de sa famille de « réfugiés », parce qu’ils s’étaient absentés pendant 16 ans. Il a reconnu que le gouvernement rwandais leur avait fourni un logement et avait satisfait leurs besoins domestiques essentiels, même s’il n’avait pas réussi à récupérer la propriété de son terrain.

Cependant, M. Gatsinzi a contesté les allégations selon lesquelles les personnes retournées éprouveraient des difficultés dans leur village d’origine. « Le gouvernement a toujours offert à ces personnes retournées tous les services nécessaires pour les aider à se réinsérer dans la société », a-t-il dit à IRIN.

source:mbolo.com

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RDC Congo: Ntaganda Bosco (allias Terminator), Le « fugitif »

Posté par Adolphe Habimana le 9 novembre 2010

Sur la base militire de Rumangabo (Nord-Kivu), en janvier 2009.

Sur la base militire de Rumangabo (Nord-Kivu), en janvier 2009. © Walter Astrada/AFP

La justice internationale a émis un mandat d’arrêt contre lui, mais Kinshasa refuse de le livrer. Accusé de crimes de guerre, l’ex-chef rebelle est maintenant général des Forces armées. Retour sur une affaire qui dérange.

Son existence n’est pas celle d’une bête traquée. À Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, on connaît ses habitudes. « Il se déplace au volant de son 4×4 et va souvent à Ngungu, son village natal [à 40 km de Goma, NDLR] », dit un habitant sous le couvert de l’anonymat. L’emplacement de sa maison, protégée par des barbelés et une dizaine d’hommes, n’est pas un secret. Le 5 octobre, il accordait en toute quiétude une interview à l’agence Reuters.

Le général des Forces armées de RD Congo (FARDC), Bosco Ntaganda, 39 ans, est pourtant sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2006, pour crimes de guerre. Ancien numéro trois des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), un mouvement rebelle, il est suspecté d’enrôlement d’enfants soldats en Ituri (Nord-Est), où 50 000 personnes sont mortes entre 1999 et 2004.

De cette époque, où il s’est illustré par sa férocité, Bosco Ntaganda a hérité d’un surnom : « Terminator ». Son visage d’adolescent et sa timidité tranchent avec la brutalité du héros hollywoodien. Mais ils sont trompeurs. « C’est un tueur », accuse un ex-chef rebelle.

Le 11 octobre, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a réitéré ses appels à l’arrestation du « criminel de guerre ». Elle avance que, depuis janvier 2010, il est impliqué « dans l’assassinat d’au moins huit personnes, les arrestations arbitraires de sept autres personnes, ainsi que l’enlèvement et la disparition d’au moins une autre personne ». La communauté internationale mentionne régulièrement le « cas Bosco » auprès de Kinshasa. « Il doit être arrêté », dit Roeland Van De Geer, l’envoyé spécial de l’Union européenne dans les Grands Lacs. Sa liberté entame la crédibilité de la CPI, mais rien n’y fait. En 2004, le président Joseph Kabila a pourtant écrit au procureur, Luis Moreno-Ocampo, le priant d’enquêter dans le pays et s’engageant à coopérer. Trois ex-miliciens originaires de l’Ituri ont été arrêtés. Ils sont actuellement jugés à La Haye.

Mauvais genre

Mais le vent a tourné. Vers 2005, Bosco Ntaganda rejoint la rébellion de Laurent Nkunda, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dans le Nord-Kivu. L’attelage entre les deux hommes tiendra jusqu’en 2008. À cette époque, le CNDP intensifie les combats. Pour y mettre fin, Kinshasa et Kigali créent la scission en s’alliant Bosco Ntaganda, qui évince Laurent Nkunda. Ce dernier sera arrêté le 22 janvier 2009 au Rwanda.

Un calme – tout relatif – revient dans le Nord-Kivu. Les combattants du CNDP sont amnistiés et intégrés à l’armée. Et Bosco Ntaganda de passer pour un faiseur de paix. « Il nous aide à finaliser le désarmement de certaines unités rebelles de l’ex-CNDP », dit le ministre de l’Information, Lambert Mende.

Mais, selon plusieurs sources, Bosco Ntaganda participerait au démantèlement de milices hutues dans la région (les Forces démocratiques de libération du Rwanda – FDLR) dans le cadre de l’opération Amani Leo, à laquelle la mission de l’ONU au Congo, la Monusco, apporte un soutien logistique. Qu’un ex-rebelle recherché par la CPI soit associé à une opération des Nations unies, cela ferait mauvais genre.

Jusqu’à quand sera-t-il protégé par Kinshasa ? « Chaque chose en son temps, dit Lambert Mende. Tant que nous désarmons, nous n’arrêtons pas ». « Il met les autorités dans l’embarras », explique Anneke Van Woudenberg, chercheuse à HRW. Le « fugitif » compte des partisans parmi les ex-rebelles fraîchement intégrés à l’armée. Leur leader arrêté, ils pourraient vouloir en découdre. Considérant devoir choisir entre la paix et la justice, Kinshasa dit avoir opté pour la première. Mais pour Pascal Turlan, conseiller en coopération internationale à la CPI, « le meilleur moment pour arrêter Bosco, c’était hier, c’est maintenant ». 

source: jeune afrique

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REGION DES GRANDS LACS/ENQUÊTE – A qui profite le carnage ? – Pierre Péan

Posté par Adolphe Habimana le 10 novembre 2010

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JEAN-DOMINIQUE MERCHET
Dans  » Carnages, guerres secrètes en Afrique« , dont nous publions en exclusivité des extraits, Pierre Péan révèle les guerres secrètes que se livrent les puissances occidentales à l’ombre des massacres, dans la région des Grands Lacs. Une cynique partie d’échecs d’où les Etats-Unis, aidés de la Grande-Bretagne et d’Israël, évincent peu à peu la France.

Peut-on cacher un génocide ? La question semble à peine croyable, et c’est pourtant celle qui se trouve au coeur du nouvel ouvrage de Pierre Péan, Carnages*. Sur près de 600 pages, le journaliste français revient, avec de nombreuses révélations, sur les  » guerres secrètes  » en Afrique, en particulier dans la région des Grands Lacs. La thèse qu’il défend – et qui ne manquera pas de provoquer de vives polémiques – est qu’à la suite du premier génocide au Rwanda, en 1994, un second a été commis, en 1996-1997, par les victimes de la veille – les Tutsis – à l’encontre des Hutus réfugiés en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre). Et que ces massacres, qui ont causé la mort de millions de personnes, se sont déroulés avec la bienveillance des Etats-Unis, quand ce n’est pas leur participation directe, comme le montrent les extraits que nous publions.

Une  » question irrésolue « 

Depuis 1994, la France est régulièrement accusée de complicité dans le génocide du Rwanda. Pierre Péan avait consacré en 2005 un premier livre – Noires fureurs, blancs menteurs (Fayard) – à la réfutation de cette thèse. Il renverse aujourd’hui carrément la table en accusant les procureurs d’être complices de massacres à grande échelle ! L’actualité sert sa thèse. Publié en août 2010, un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme évoque pour la première fois de manière officielle, même si c’est avec les prudences diplomatiques d’usage, la possibilité qu’un second génocide ait bien été commis par les troupes du président rwandais Paul Kagamé et de ses alliés :  » La question de savoir si les nombreux graves actes de violence commis à l’encontre des Hutus (réfugiés et autres) constituent des crimes de génocide demeure irrésolue jusqu’à présent.  » En clair : on ne peut plus l’exclure ! Ce rapport a suscité la colère du Rwanda autant que la gêne chez ses alliés américains. Les soutiens français de Kigali – qui ne veulent connaître que les supposés crimes de l’armée française et les turpitudes de la politique de François Mitterrand – sont consternés.

Fidèle Israël

Pierre Péan, lui, jubile. Et cogne encore plus fort, au risque de prendre quelques mauvais coups. L’homme ne fait pas dans la dentelle. On lui doit des enquêtes journalistiques qui ont fait date : celle sur le passé vichyste de Mitterrand (Une jeunesse française, Fayard, 1994), sur le journal le Monde (la Face cachée du Monde, avec notre collaborateur Philippe Cohen, Mille et Une Nuits, 2003) ou plus récemment sur Bernard Kouchner (le Monde selon K, Fayard, 2009). Mais la grande passion de ce journaliste, né en 1938, est l’Afrique, un continent qu’il arpente depuis 1962. Carnages est une somme, celle de  » Pierre l’Africain « , comme disent ses amis. Il y raconte le jeu des grandes puissances, Etats-Unis en tête, sur ce continent depuis la Seconde Guerre mondiale. Son propos est centré sur la région des Grands Lacs : Rwanda, Ouganda, Soudan, RDC… Une région regorgeant de minerais et de querelles ethniques, d’ambitions politiques et de massacres à grande échelle. Des millions de civils – personne ne connaît le chiffre exact – y sont morts en une quinzaine d’années. Ce qui révolte Pierre Péan, ce sont  » les militants qui trient entre les bons et méchants morts, en usant du tamis de la repentance « , comme si les  » maux d’Afrique ne s’expliquaient que par un seul mot : la France « . Cette France qui a été mise hors jeu par les Américains, à deux reprises, lorsque Jacques Chirac voulut déclencher une opération militaro-humanitaire pour venir en aide aux réfugiés (lire pages suivantes). Pierre Péan révèle par exemple comment les hommes de la DGSE infiltrés au Congo durent être rapatriés illico, sans doute à la demande de Bill Clinton.

La parution de Noires fureurs, blancs menteurs avait valu de sérieux ennuis à son auteur, tant il remettait en cause le consensus  » droits-de-l’hommiste  » au sujet du Rwanda. Homme de gauche,  » j’étais devenu pour une fraction de l’élite française raciste, révisionniste, négationniste et antisémite « , confie-t-il. Des procès lui furent intentés, en France et en Belgique. SOS Racisme l’accusa d’ » incitation à la haine raciale « , son président, Dominique Sopo, expliquant qu’ » évoquer le sang des Hutus, c’est salir le sang des Tutsis « . Débouté en appel en novembre 2009, SOS Racisme s’est pourvu en cassation. Auprès de ses ennemis, le nouveau livre de Péan ne va pas arranger son cas. Non seulement il s’en prend au  » trucage des chiffres des victimes  » par le régime rwandais, mais il décrit en détail le rôle peu connu de l’Etat d’Israël dans cette région. L’Etat hébreu, fidèle allié de Kagamé – une alliance qui va au-delà des intérêts stratégiques bien réels des parties en présence et repose sur la vision d’une concordance symbolique entre la Shoah et le génocide de 1994. Critiquer le Rwanda reviendrait en quelque sorte à s’en prendre à la Shoah…  » J’en vins à me demander s’il n’y avait pas un lien entre les attaques dont j’étais l’objet de la part de l’Union des étudiants juifs de France, de l’Union des patrons et des professionnels juifs de France et d’intellectuels comme Elie Wiesel, et l’intérêt géopolitique porté par Israël au Rwanda « , s’interroge Péan. L’enquêteur ajoute aujourd’hui une nouvelle pièce au dossier, en abordant la question du Soudan. Il établit un lien entre la volonté de l’Etat d’Israël d’affaiblir – en le divisant – le plus grand pays d’Afrique et les campagnes humanitaires, en France comme aux Etats-Unis, sur les massacres au Darfour. Voilà qui ne va certainement pas apaiser le débat… Mieux vaut donc juger sur pièces.

JEAN-DOMINIQUE MERCHET

 

Carnages, guerres secrètes en Afrique, de Pierre Péan, Fayard. En librairies le 10 novembre.


EXTRAITS

Une version tronquée de l’histoire des Grands Lacs

Plus de 8 millions de morts ? Qui en parle ? Depuis la fin de la guerre froide, la région des Grands Lacs est devenue celle de la mort et du malheur dans une indifférence quasi générale. Avec 2 millions de Rwandais exterminés en 1994 à l’intérieur du Rwanda (1), plus de 6 millions de morts rwandais et congolais dans l’ex-Zaïre, des centaines de milliers de Soudanais tués, de nombreuses victimes ougandaises, plus de un demi-million de morts angolais, des millions de déplacés, quatre chefs d’Etat et des centaines de ministres et autres dirigeants assassinés, des dizaines de milliers de femmes violées, des pillages éhontés, cette zone a le triste privilège d’avoir subi plus de dommages que ceux additionnés de toutes les guerres intervenues de par le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, les médias, dans leur très grande majorité, n’ont parlé, ne parlent et ne pleurent que les centaines de milliers de victimes tutsies du Rwanda, dénoncent les Hutus comme seuls responsables directs de ces boucheries, et les Français, qui les auraient aidés dans leur horrible besogne, faisant de François Mitterrand et d’Edouard Balladur des réincarnations d’Hitler, et des soldats français, celles de Waffen SS. Une version officielle, affichée non seulement par Paul Kagamé, l’actuel président du Rwanda, mais également par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), le bras justicier de la communauté internationale, et par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la majorité des autres pays…

 

Les gardiens de la vérité officielle

Convaincu par mes enquêtes que Paul Kagamé, l’actuel chef d’Etat du Rwanda, avait commandité l’attentat contre l’avion qui transportait son prédécesseur – attentat qui déclencha en avril 1994 le génocide des Tutsis et des massacres de Hutus -, quand il était attribué aux extrémistes hutus, je décidai en 2004 de chercher à comprendre ce qui s’était réellement passé. Je découvris rapidement l’incroyable désinformation qui avait accompagné la conquête du pouvoir par Paul Kagamé, et les moyens mis en oeuvre pour décourager ceux qui seraient tentés de s’opposer à la doxa. Des moyens qui ressemblent fort à des armes de destruction massive : grâce à une analogie abusive entre le génocide des Tutsis et la Shoah, les gardiens de la vérité officielle traitent les contrevenants de négationnistes, de révisionnistes, de racistes, voire d’antisémites.

[...] J’ai décidé de reprendre mon enquête et de l’étendre en l’insérant dans l’histoire de la région des Grands Lacs et de l’Afrique centrale, pour comprendre comment et pourquoi avait pu ainsi s’installer une version tronquée de l’histoire de la tragédie rwandaise. [...] J’ai travaillé à mettre au jour les actions – ouvertes et clandestines – des Etats-Unis, depuis les années 80, dans la région des Grands Lacs, visant à un nouveau partage des zones d’influence sur le continent africain, et le  » scandale géologique  » que constitue le fabuleux sous-sol du Zaïre, redevenu aujourd’hui Congo et convoité par tous. [...]

Contre-offensive impossible

Officiellement, à partir d’octobre 1996, le Zaïrois Laurent-Désiré Kabila a mené une guerre de libération en vue de chasser le président corrompu Mobutu Sese Seko. La réalité fut bien différente : Laurent-Désiré Kabila n’était alors qu’une marionnette de Kigali, de Kampala et de Washington. Une nouvelle boucherie, après celle du Rwanda, visant cette fois à exterminer les seuls Hutus ayant fui le Rwanda, déclarés  » extrémistes  » par la propagande, se déroula dans un silence assourdissant des principaux médias. Les services secrets français étaient parfaitement au courant que des forces spéciales américaines, les services secrets et des avions américains renseignaient les soldats rwandais et ougandais dans leur chasse aux Hutus dans l’immense Est congolais. L’exécutif français s’interrogea alors sur l’opportunité d’arrêter la marche de Kabila et de ses  » parrains  » sur Kinshasa. La désinformation efficace sur le rôle de la France en Afrique en général et au Rwanda en particulier rendait désormais impossible toute contre-offensive, qui aurait mis face à face Français et Américains. Jacques Chirac décida in fine de ne pas envoyer de forces spéciales françaises à Kisangani début 1997.

(1) Chiffre fourni par le ministère de l’Intérieur rwandais en décembre 1994.

QUAND L’ARMÉE AMÉRICAINE PARTICIPE À LA TRAQUE DES HUTUS AU CONGO…

Washington porte une lourde responsabilité dans ce qu’un prérapport de l’ONU rendu public en août 2010 décrit comme un probable génocide commis en République démocratique du Congo en 1996 et 1997. Pourquoi tant de diplomates, tant de militaires et d’agents secrets américains ont-ils été mobilisés pour parler d’une situation que les journalistes ne pouvaient directement appréhender ? Parce que la grande puissance américaine, celle qui, avec ses satellites, ses écoutes, ses hélicoptères et ses avions, aidait ceux qu’on nommait  » rebelles « , mais qui, en réalité, étaient en très grande majorité des Rwandais ou des Ougandais, à localiser les prétendus  » génocidaires  » pour les liquider. Comment ne pas être révolté par la passivité, voire par la bienveillante sollicitude du Haut-Commissariat aux réfugiés ? Comment accepter la propagande officielle de l’époque, qui voulait que les Hutus n’eussent que ce qu’ils méritaient et que les Tutsis exerçassent là un légitime droit de revanche ? Alors que, justement, la version officielle de l’histoire, reçue et acceptée par la communauté internationale, est fausse ?

[...] Les services secrets français – Direction du renseignement militaire (DRM) et Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) – sont très avertis de ce qui se passe aux frontières du Kivu, fin octobre-début novembre 1996. Le camp de Kibumba dans la région de Goma est bombardé : quelque 200 000 réfugiés partent vers le camp de Mugunga. Le camp de Katale est attaqué à l’arme lourde, et Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, est pris par les  » rebelles « . Les camps des alentours sont détruits, provoquant la fuite de 250 000 personnes à travers la forêt équatoriale vers Kisangani… Militaires et services ne se contentent pas des images satellite fournies par les Américains, sur lesquelles on ne voit pas de réfugiés ; elles ne donnent à rien voir qui corresponde aux informations qui leur remontent du terrain, par de nombreuses sources humaines. Début novembre 1996, un Breguet Atlantic localise des cohortes de réfugiés et rapporte des photos qui montrent deux hélicoptères américains, des Black Hawks.

Poker menteur entre Paris et Washington

Les espions français s’interrogent sur le rôle des bérets verts, les commandos des US Army Special Forces, lors des massacres qui ont suivi la prise de Bukavu, fin octobre 1996. Ils se demandent aussi quelle est l’origine des mitraillages aériens opérés de nuit contre les camps de réfugiés :  » Cela pose de graves questions quand on sait que parmi les avions américains déployés figurait au moins un C-130 Gunship des forces spéciales, véritable canonnière volante. Que faisait-il là si, comme le disait alors le commandement américain, il s’agissait seulement de rechercher des réfugiés pour étudier ensuite les moyens de leur porter assistance ?  »

Malgré ce questionnement sur le rôle ambigu de Washington, pas plus l’état-major que les politiques français n’envisagent une quelconque action sans les Américains ou, à plus forte raison, contre eux. Mais la  » forte dégradation de la situation humanitaire  » entraîne les uns et les autres à envisager dans les plus brefs délais une opération militaire multinationale dans le Kivu, tout au moins à en émettre l’idée. Le Centre opérationnel interarmées (COIA) est chargé par l’état-major d’en définir les contours possibles. Le 5 novembre, une note signée de Jean-Pierre Kelche, major général de l’état-major, arrive sur le bureau du ministre de la Défense, Charles Millon :  » L’effet majeur d’une opération militaire au Kivu visera à stabiliser les réfugiés dans une zone dégagée de forces constituées.  » Les rédacteurs estiment indispensable la participation de pays européens (France, Espagne, Belgique, Allemagne et Grande-Bretagne), mais soulignent qu’un  » commandement centralisé (préconisé) devrait être proposé aux Américains dont la présence au sol garantirait la neutralité rwandaise « .  » L’action militaire sera limitée à une sécurisation de zones, au profit des organisations humanitaires.  » Le général Kelche envisage un déploiement de 1 500 à 2 000 hommes.

Le lendemain, lors d’un conseil restreint de défense, Jacques Chirac accepte les propositions du COIA, et insiste sur l’implication américaine, c’est-à-dire que  » la France interviendra si les Américains interviennent avec du personnel au sol « . Et, quant à la nationalité française ou américaine du commandement de l’opération, le président n’a pas de préférence. Après le fiasco politico-médiatique, deux ans plus tôt, de l’opération  » Turquoise « , il n’est pas question pour la France de se lancer seule dans une telle opération… Immédiatement après ce conseil restreint, diplomates et militaires prennent langue avec les Américains. [...] Les Français s’aperçoivent vite que les Américains, malgré quelques bonnes paroles, jouent déjà une autre partition. Si le général George A. Joulwan promet de mettre à disposition des C5 Galaxy pour projeter, si nécessaire, matériels et hommes vers le Kivu, les interlocuteurs des Français refusent d’engager leurs troupes sur le terrain. Paris et Washington ont déjà commencé une partie de poker menteur. Alors que, sur le terrain, les acteurs rwandais, ougandais et américains ont parfaitement conscience de mener un combat indirect contre Paris, les contacts entre diplomates et militaires à Washington, Paris ou Stuttgart se déroulent entre gens de bonne compagnie.

[...] Le Monde du 8 novembre 1996 résume ainsi la situation :  » La France a du mal à convaincre l’ONU de l’urgence d’une intervention au Zaïre.  » Elle a du mal parce que Washington et ses alliés africains ne veulent pas que la France revienne dans la région et contrarie leurs plans, mais Paris veut croire qu’il a encore la main. Pour ne pas s’opposer frontalement à la France, Washington monte alors une opération astucieuse destinée à enterrer le projet sans pour autant se mettre à dos l’opinion publique : elle consiste à demander au Canada de constituer cette force, d’en réunir les éléments et d’en déterminer les règles… Commence alors une grande agitation qui n’est qu’un leurre. Politiques et militaires français n’ont pas compris tout de suite que l’opération lancée par le Premier ministre canadien Jean Chrétien à la demande des Américains ne vise qu’à enterrer le projet de Chirac et à laisser les mains libres aux Américains, ainsi qu’à leurs marionnettes rwandaises et ougandaises dans la région des Grands Lacs. Pendant quelques jours, l’état-major croit à l’acceptation d’un déploiement d’une force franco-britannique sous commandement canadien dans la région sud du Kivu. A preuve, une mission de reconnaissance effectuée par des militaires britanniques, sous le commandement du brigadier général Thomson (Royal Marines), avec trois officiers français, dirigés par le colonel Philippe Tracqui, qui est le numéro 2 du Centre opérationnel de l’armée de terre (Coat). Dès le début, Tracqui et ses deux compagnons ont compris que quelque chose ne collait pas. [...] Le rapport de Tracqui, daté du 21 novembre, lève les dernières interrogations sur la place désormais accordée à la France dans les Grands Lacs et sur les manoeuvres américaines.  » Les Américains sont tout à fait opposés à une action militaire au Sud-Kivu « , écrit Tracqui. [...]

Thomson a donné à Tracqui un mémorandum du général Smith, rédigé le 16 novembre à Entebbe, qui dévoile la position américaine.  » Depuis vingt-quatre heures, la situation s’est arrangée, tout va bien à Goma, et la nature des besoins humanitaires s’en trouve changée. Bien qu’il ne soit pas encore possible d’apprécier exactement le nombre total des réfugiés qui vont rentrer ou ceux qui auraient l’intention de le faire dans les prochains jours, il est clair qu’il n’existe plus en ce moment de crise humanitaire justifiant une action militaire d’urgence « , écrit le général américain qui ne réclame donc aucun moyen supplémentaire. [...] Le soir de ce 16 novembre 1996, à Entebbe, le général américain Smith dirige une réunion de planification à laquelle participe le lieutenant-colonel Pouly, de la Direction du renseignement militaire française. Pouly [...] sait que la situation décrite par l’Américain est fausse. Il ose prendre la parole après le général américain et lui fait remarquer que son appréciation de la situation ne fait aucun cas des 700 000 réfugiés et 300 000 déplacés du Sud-Kivu.

Le numéro 2 du Coat rapporte toutes les informations fournies par Pouly, le meilleur spécialiste militaire français de la région des Grands Lacs. Pouly est convaincu que  » les Américains présents dans la région des Grands Lacs, qu’il s’agisse des diplomates de Kigali ou des militaires isolés à Entebbe, ne souhaitent aucune présence dans la région « . Il a noté  » l’existence à Kigali d’une importante mission militaire de coopération américaine qui a compté jusqu’à 50 personnels. Elle s’occupe de la formation militaire de l’APR [l'Armée patriotique rwandaise], fait de l’instruction de déminage, de la formation à l’action psychologique avec des spécialistes appartenant au 4e bataillon de Fort Bragg, notamment pour ce qui concerne les opérations de propagande liée à l’organisation des retours « . L’espion français a appris que  » les équipes psyops américaines, chargées des opérations psychologiques, c’est-à-dire d’influencer l’opinion, sont en place et opèrent à partir de Kigali, depuis trois mois « .

L’initiative de la France pour venir en aide aux réfugiés rwandais a été brisée dans l’oeuf, au grand soulagement des Etats-Unis, du Rwanda et de l’Ouganda. Décrédibilisée par l’action de tous les psyops rwandais et américains relayés par les porte-voix occidentaux du Front patriotique rwandais, le parti du président Kagamé, et par la plupart des médias, y compris par de nombreuses bonnes âmes françaises, la France n’a rien pu faire pour stopper les massacres de masse organisés de Hutus. Les massacres vont donc pouvoir se poursuivre, après l’enterrement sans fleurs ni couronnes de la force multinationale.

Quelques notes subtilisées aux services secrets ougandais et rwandais montrent même un engagement américain et britannique beaucoup plus accentué. Les moyens qui ont été mis en oeuvre sont énormes. Un réseau ultramoderne de satellites espions (intelligence communication network), couvrant la zone de Kigali à Brazzaville pour recueillir, contrôler et neutraliser toutes les informations en langues française et locales, a bien été déployé pour le compte des Américains, des Britanniques et des Ougandais.

Pas d’objection à l’ » anéantissement « 

Selon les documents ougandais et rwandais, des avions américains seront spécialement affectés à la traque des Hutus qui se cachent dans les forêts (Report 678 ref 567/JL/RW/UG) :  » Il a été conclu que les forces aériennes américaines enverront 3 P-3 Orion Propeller Planes à Entebbe. Ils opéreront pendant la journée d’Entebbe au Zaïre, à la recherche des Hutus qui se cachent dans les forêts. Les avions seront équipés de trois équipements [il s'agit en réalité de trois spécialistes chargés de contrôler une cinquantaine d'ordinateurs] destinés à traquer les mouvements des gens sur le terrain.  » Concoctés par Paul Kagamé, les plans d’attaque et de démantèlement des camps de réfugiés hutus dans l’ex-Zaïre sont présentés aux Américains pour approbation, comme le montre une note (Plan 67 ref 67/JL/RW/ZR) :  » Les plans visant à attaquer les Hutus dans l’est du Zaïre ont été finalisés. Octobre et novembre 1996 sont les meilleurs mois pour l’opération. L’ONU sera engagée dans le processus de fournir les prochaines livraisons de vivres et nous saboterons ce processus.  » Une réunion entre services ougandais et rwandais (Crisis 80/L ref 78/RW. Doc) définit le modus operandi d’une action dans laquelle 30 soldats rwandais vont monter une attaque déguisés en miliciens hutus :  » Il y a besoin de liquider les Hutus Interahamwe [miliciens impliqués dans le génocide de 1994] dans l’est du Zaïre. Nous avons pénétré les camps de réfugiés de Katale et Kahindo. Nous allons aider le Rwanda à exécuter l’opération afin de forcer l’ONU à fermer les deux camps. Opération : 30 soldats de l’APR vont déclencher une attaque contre les autochtones zaïrois en se faisant passer pour Interahamwe. On procédera à la destruction de leurs propriétés. Une attaque similaire avec armes à feu sera mise en oeuvre aux heures de nuit au Rwanda. Le gouvernement du Rwanda devra alors se plaindre auprès de l’ONU. Si l’ONU est lente à réagir, une opération sans annonce préalable se perpétrera alors et anéantira toutes les milices hutues se trouvant dans ces camps. L’opération d’anéantissement est approuvée sans aucune objection.  »

 

Les dates d’un conflit

1994, premier génocide.

Le 6 avril, l’assassinat du président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, met le feu aux poudres. Déclenchement du génocide contre la minorité tutsie et les Hutus modérés (800 000 morts). Venu de l’Ouganda, le Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagamé (Tutsi) conquiert le pays et le pouvoir. Devant l’échec de la communauté internationale, la France déclenche l’opération  » Turquoise « . Des centaines de milliers de Hutus – dont certains responsables du génocide – fuient le pays vers le Zaïre, où ils s’entassent dans des camps.

1996-1997, second génocide.

La guerre se déplace dans l’est du Zaïre. Avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda, des Zaïrois menés par Laurent-Désiré Kabila renversent le président Mobutu. Le Zaïre devient la République démocratique du Congo (RDC). Des massacres de grande ampleur – le second génocide aujourd’hui évoqué – sont commis à l’encontre des réfugiés hutus. Les Américains empêchent, à deux reprises, une intervention française pour y mettre fin. La guerre va se poursuivre en RDC jusqu’en 2002. Elle aurait fait plusieurs millions de morts.

 

Lire aussi : Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda 1990-1994REGION DES GRANDS LACS/ENQUÊTE - A qui profite le carnage ? - Pierre Péan

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Umuvugizi Vol. 78 yo ku wa 12 – 26 Ugushyingo 2010 (2010-11-12)

Posté par Adolphe Habimana le 18 novembre 2010

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Gufunga Ingabire ikimenyetso cy’uguhirima kwa FPR -Inkotanyi

Soma ibikurikira….(lire la suite en ouvrant le document pdf)

 Umuvugizi Vol. 78 yo ku wa 12 - 26 Ugushyingo 2010 (2010-11-12) pdf umuvugizi.pdf

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La justice rwandaise à la poursuite de quatre proches de Kagamé en exil

Posté par Adolphe Habimana le 19 novembre 2010

Parmi les quatre accusés, l'ex-chef d'état-major, le général Faustin Kayumba Nyamwasa.

Parmi les quatre accusés, l’ex-chef d’état-major, le général Faustin Kayumba Nyamwasa. © AFP

Quatre anciens proches du président rwandais Paul Kagamé, aujourd’hui dissidents et en exil, sont cités à comparaître pour « atteinte à la sécurité de l’État ».

Ils sont quatre, tous cités à comparaître devant la Haute cour militaire à Kigali avant le 15 décembre, mais aucun n’est réellement attendu. Il s’agit du général Faustin Kayumba Nyamwasa, du colonel Patrick Karegeya, de l’ancien procureur général Gérald Gahima et son frère le major Théogène Rudasingwa. Inculpés de « trouble à l’ordre public, atteinte à la sécurité de l’État, injures et diffamation, sectarisme et création d’une association de malfaiteurs », ils vivent tous en exil et ne devraient pas se présenter à leur procès. Ils devraient donc être jugés par contumace.

Les quatre prévenus sont tous d’anciens proches du président Paul Kagamé. Entrés en dissidence, ils avaient dénoncé « un gouvernement minoritaire aussi répressif qu’irresponsable » dans un texte publié début septembre. Dans lequel ils ont exigé la mise en place d’« un gouvernement de coalition qui inclurait l’opposition actuellement exclue du jeu politique ».

Contre-offensive

Un mois plus tôt, le colonel Patrick Karegeya, ex-chef des services de renseignements extérieurs avait appelé les Rwandais à se « soulever » contre la « dictature » de Kagamé dans un article du bi-hebdomadaire ougandais The Observer, paru le 3 août.

« Aucun des quatre n’a le minimum d’intégrité ou l’autorité morale requise pour critiquer l’actuel gouvernement », avaient réagi sur le site mykagame.com le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jill Rutaremera et le conseiller du président Kagamé pour les questions de défense, le brigadier général Richard Rutatina. Lesquels en ont également profité pour accuser Nyamwasa d’avoir fait preuve de « favoritisme et [d’] irresponsabilité » à la tête de l’armée, traiter Rudasingwa d’« escroc notoire » et affirmer que Gahima était recherché pour fraude par la justice australienne.

Enfin, les « porte-flingues » de Kagamé avaient accusé Karegeya d’avoir « saboté les efforts nationaux et internationaux en vue de localiser et arrêter » Félicien Kabuga. Ce milliardaire recherché par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle présumé dans le génocide de 1994.

source: jeune afrique

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RWANDA – DDH

Posté par Adolphe Habimana le 20 novembre 2010

Trente ans après l’adoption de la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples – l’impunité face aux violations des droits des défenseurs des droits de l’homme a atteint son comble dans les Grands Lacs : Cas du Rwanda


Par Joseph Sanane, président de la LDGL.

16 novembre 2010-LDGL Mesdames, messieurs et chers collègues défenseurs des droits de l’homme, la LDGL, à travers ma personne, est ravie d’être associée à cette activité afin de partager avec vous les obstacles que nous rencontrons au quotidien dans notre travail et les violations subséquentes. L’espoir suscité par la fin de la guerre froide il y a vingt ans présageait de nouvelles perspectives pour la construction des Etats de droit notamment en Afrique. Mais hélas ! Cet espoir s’est vite estompé. Et pour cause !

En dépit de l’avènement du multipartisme et l’adoption des Constitutions garantissant les droits de l’homme et libertés fondamentales, force est de constater que leur jouissance est loin d’être effective. Les défenseurs des droits de l’homme dans la Région des Grands Lacs et au Rwanda sont contraints à évoluer dans un environnement hostile à l’émergence des valeurs démocratiques.

Au lendemain du génocide, le gouvernement rwandais avait mis en place un arsenal juridique afin de conjurer le génocide et promouvoir la réconciliation entre les rwandais. Au regard de l’urgence à restaurer l’autorité de l’Etat et de faire face aux conséquences du génocide, certaines lois post génocide n’ont pas pris en compte les standards internationaux relatifs aux droits de l’homme. C’est le cas notamment de la législation sur les juridictions Gacaca et tant d’autres. Si cette violation des principes était explicable en son temps, rien ne justifie le maintien de ces lois aujourd’hui, seize ans après le génocide.

Avant de lister ces obstacles à l’origine des violations des droits des défenseurs des droits de l’homme au Rwanda, il me parait opportun de commenter quelques lois dont l’application débouche sur le déni des droits des Défenseurs des Droits de l’Homme.

La Constitution de 2003 consacre un multipartisme sui generis, imposant aux formations politiques à adhérer au forum des partis politiques, où toutes les questions seraient débattues sans tabou. Mais, ce forum est critiqué par l’opposition qui estime que le Front Patriotique Rwandais s’y impose, les autres partis ne jouant que le rôle de figurant.

Au sein de ce forum, un seul parti politique de l’opposition, le « PS IMBERAKURI », a été enregistré bien avant le scrutin présidentiel, mais il fut aussitôt affaibli par des querelles intestines ayant abouti à la scission du parti et à l’arrestation de son Président fondateur Me Bernard Ntaganda. La Constitution de 2003, qui a été révisée à plusieurs reprises, garantit les libertés publiques, mais elles ne sont pas effectives. Des lois particulières sont en contradiction avec cette Constitution et des entraves majeures à leur jouissance s’en suivent. A titre d’exemple, nous pouvons citer :

-  La loi numéro 18 / 2008/ du 23 juillet 2008 portant répression du crime d’idéologie du génocide et la loi numéro 47/2001 du 18/12/2001 portant répression des crimes de discrimination et pratiques du sectarisme. Cette dernière étant caractérisée par la nature ambiguë des éléments constitutifs de ses incriminations. Cela ouvre bien la voie à beaucoup d’abus suite à la libre appréciation des faits constitutifs laissée à la présumée victime.

-  La loi régissant l’enregistrement des associations locales et ONG internationales prévoit un régime de reconnaissance annuelle avec à la clé une procédure administrative complexe, ce qui menace l’existence des ONG de défense des droits de l’homme.

-  La loi sur la presse n’offre pas non plus de garantie à l’émergence d’une presse libre et indépendante. Il en est de même de la loi n° 48/2008 du 09/09/2008 portant sur l’interception des communications qui permet aux services de sécurité de mettre des citoyens sous écoute, ce qui entame le libre exercice des libertés d’opinion et d’information.

La justice étant le rempart des droits de l’homme et des libertés publiques, elle est appelée à jouer pleinement son rôle, mais force est de constater qu’elle est au service de l’Exécutif pour réprimer les voix discordantes et même celles des Défenseurs des Droits de l’Homme. C’est le cas de notre collègue François Xavier Byuma , condamné par la juridiction Gacaca à 17 ans de prison ferme pour faits du génocide.

A la manière des partis politiques, la majorité des ONG de la Société civile rwandaise font partie de la Plate Forme de la Société civile dont les animateurs sont critiqués par leurs pairs d’être pro-gouvernementaux. Celles qui n’y font pas partie sont assimilées aux opposants au régime, alors que les Organisations de la Société Civile ne sont efficaces en tant qu’acteurs du développement que lorsqu’ elles soutiennent et mettent en œuvre des stratégies, des activités et des pratiques afin de promouvoir les droits de l’homme en toute indépendance. Vous vous rendrez compte avec moi que dans cet environnement quadrillé par des lois sus mentionnées, le travail des défenseurs des droits de l’homme devient difficile.

En conséquence, à l’absence d’une opposition classique, d’une justice et d’une société civile indépendantes au service des sans voix, les défenseurs des droits de l’homme, du moins ceux qui sont indépendants, sont qualifiés de « igipinga » ou opposants en Kinyarwanda.

Face à cette législation comportant des goulots d’étranglement au travail des Défenseurs des Droits de l’Homme, les violations des droits des défenseurs des droits de l’homme sont fréquentes. Faute de temps, il serait prétentieux de vous en donner la liste exhaustive ;

En avril de cette année, soit quelques mois avant les élections présidentielles, deux journaux indépendants, UMUSESO et UMUVUGIZI ont été suspendus- pour une durée de six mois – pour « diffamation, propagation de fausses rumeurs ». Leurs responsables sont actuellement en exil (Charles Kabonero et Jean Bosco Gasasira). Même si le dernier cité a été acquitté en appel par contumace, il refuse de rentrer au Rwanda, rappelant le cas de son collaborateur, Jean Léonard Rugambage, rédacteur en chef adjoint de Umuvugizi, qui a été assassiné à son domicile à Kigali en juin 2010 et dont les deux inculpés viennent d’écoper d’une condamnation à perpétuité par la justice rwandaise.

En juillet 2010, la directrice du journal UMURABYO, Agnès Uwimana, et sa collaboratrice Saidath Mukakibibi accusées de « diffamation et propagation d’idéologie de génocide »furent arrêtées et placées en détention à la prison centrale de Kigali sans jugement jusqu’à ce jour.

Nous pouvons ajouter sur la liste l’arrestation pendant quelques semaines, en mai dernier, de l’Avocat américain Peter Erlinder, venu au Rwanda pour la défense de l’opposante Victoire Ingabire.

Les organisations de défense des droits de l’homme sont aussi victimes de violations. A titre illustratif, le cas de la Ligue pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda (LIPRODHOR) qui a été l’objet des menaces ces dernières années. Ce qui avait poussé plusieurs de ses animateurs à prendre le chemin de l’exil. En 2008, la Commission nationale électorale avait refusé les accréditations à ses observateurs aux élections législatives. Selon la Commission Nationale Electorale, la LIPRODHOR devait rejoindre le Forum de la Société civile et y observer sous la supervision des animateurs de la Plate Forme de la Société Civile.

L’organisation Association rwandaise pour la défense des droits de la personne et des libertés publiques (ADL) est, quant à elle, menacée de dissolution parce qu’elle n’a pas réussi à renouveler son agrément.

En marge de l’Examen Périodique Universel du Rwanda par le Conseil des droits de l’homme, prévu en janvier 2011, la LDGL avait accompagné 35 organisations pour rédiger un rapport à soumettre à la TROIKA, chargée des préparatifs de cet examen.

Le processus a abouti à l’adoption du rapport et sa soumission à la troïka en juillet 2010. Entre août et septembre 2010, une dizaine d’organisations ayant librement participé au processus, avaient dénoncé le rapport au motif que leurs représentants n’avaient pas qualité pour engager leurs structures. Cette fronde a été commanditée par quelques organisations qui auraient un lien avec les structures gouvernementales.

Des menaces d’arrestation furent proférées aux agents de la LDGL impliqués dans le processus. Le secrétaire exécutif de la LDGL était directement mis en cause par les représentants des organisations frondeuses à travers les medias locaux.

Le président du comité de pilotage, mis en place par ses pairs pour l’EPU, Monsieur Paul Mutagoma de l’organisation Association des Jeunes pour la Promotion des Droits de l’Homme et le Développement (AJPRODHO), a été mis en cause alors qu’il se trouvait en mission en Belgique.

Vous constaterez au regard de ce tableau que la situation des Défenseurs des Droits de l’Homme au Rwanda est préoccupante et mérite une attention particulière de la part de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

La LDGL recommande aux défenseurs des droits de l’homme à plus d’actions concertées et de renforcer le réseautage ; car, plus on travaille ensemble, moins on est vulnérable.

La LDGL invite la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples à organiser des missions d’établissement des faits au Rwanda en rapport avec les violations des droits des Défenseurs des Droits de l’Homme et d’engager un dialogue constructif avec le gouvernement rwandais sur le rôle des Défenseurs.

La LDGL propose à la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples étudier et d’adopter des stratégies protégeant les défenseurs des droits de l’homme coopérant avec les mécanismes régionaux prévus par la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples.

Enfin, que la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples puisse inviter les Etats parties à lever les obstacles au travail des DDH et plus spécifiquement d’alléger en leur faveur les procédures d’ obtention des visas à l’occasion des réunions sur les droits de l’Homme organisées sur le continent.

Fait à Banjul le 12 novembre 2010

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Rwanda: Kagame défie Victoire Ingabire:Au Rwanda, détention maintenue pour l’opposante Victoire Ingabire

Posté par Adolphe Habimana le 24 novembre 2010

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L’opposante rwandaise Victoire Ingabire.

AFP PHOTO BERTRAND GUAY

Par RFI

Au Rwanda, l’opposante Victoire Ingabire reste en prison, au moins jusqu’au 26 novembre 2010. La Haute Cour de Kigali a rejeté vendredi 13 novembre 2010 l’appel interjeté par la défense et sa demande de mise en liberté provisoire. Elle a confirmé l’ordonnance rendue le 26 octobre par le tribunal de grande instance de Gasabo, une détention préventive de 30 jours.

Victoire Ingabire n’est pas encore au bout de ses peines. La présidente des Forces démocratiques unifiées, une coalition non reconnue de l’opposition, est accusée par les autorités rwandaises de « participation présumée à la création d’une organisation terroriste ».

Son avocat, Me Gatera Gashabana, estime que le dossier est vide. Mais sa cliente risque de rester en détention encore plusieurs jours. Selon la procédure, le ministère public peut trancher ou transférer le dossier au juge d’instruction. Et dans le cas du transfert, si Victoire Ingabire est libre au moment où le Parquet se dessaisit de son dossier, elle reste en liberté provisoire, dans le cas contraire, elle reste en détention.

Le ministère public peut aussi s’accorder un nouveau et dernier délai de 30 jours, pour poursuivre son enquête. La défense de Victoire Ingabire espère que le Parquet n’en arrivera pas là et qu’il se dessaisira du dossier le plus tôt possible, pour le transférer au tribunal.

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Rwanda/EMBUSCADE JUDICIAIRE: PRESENTATION SURPRISE DE MADAME VICTOIRE INGABIRE DEVANT LA COUR

Posté par Adolphe Habimana le 26 novembre 2010

vic1.pngKigali le 24 novembre 2010

COMMUNIQUÉ DE PRESSE.


Le 23 Novembre 2010 tard dans l’après-midi, la présidente du parti FDU-INKINGI, Mme Victoire Ingabire, déjà en détention, a été amenée à l’improviste devant la Cour de GASABO sans information préalable et sans convocation préalable de son équipe de défense.

Aujourd’hui, le Tribunal de Grande Instance de GASABO a informé par téléphone son avocat que le procureur général a demandé une nouvelle comparution et que la Cour les convoque pour demain le 25 Novembre 2010 à 08h00. Il n’a pas été clair si déjà une motion du procureur de prolonger la détention provisoire de 30 jours a été déposée à la Cour. Selon la loi régissant la procédure pénale rwandaise, un suspect arrêté doit avoir l’occasion et le temps nécessaire de préparer sa défense. Dans le cas qui nous concerne, ça ressemble plutôt à une embuscade judiciaire.

Toutes les sources ont confirmé qu’en dépit des informations officielles affirmant que le Procureur a rassemblé des preuves accablantes contre Mme Ingabire, il n’est pas encore prêt à présenter au tribunal le dossier final des charges. Au contraire, nous continuons d’assister à d’intenses tentatives d’intimidation envers l’ancien personnel de maison de Mme Ingabire et certains membres des FDU.

D’autres sources révèlent des activités suspectes d’un ancien membre du parti FDU-INKINGI dans la Ville de Kigali, M. Théoneste SIBOMANA et d’un membre du Parti social IMBERAKURI. Ces 2 individus voyagent fréquemment entre l’Ouganda et le Rwanda depuis août 2010 et il se pourrait qu’ils soient de connivence avec la police secrète dans l’actuelle campagne des services secrets gouvernementaux de fabrication de preuves en recrutant des gens qui, en collaboration avec le Procureur, plaident coupables afin d’être utilisés dans de nouvelles accusations liées à des actes terroristes à l’encontre des leaders des partis politiques incarcérés à l’instar de Mme Victoire INGABIRE et de M. Bernard NTAGANDA (président du PS IMBERAKURI).

Le peu d’espoir pour un procès équitable au Rwanda pour Mme Victoire INGABIRE UMUHOZA et d’autres prisonniers politiques s’est totalement effrité.

Sylvain SIBOMANA
FDU-INKINGI

Secrétaire Général

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Rwanda /Congo Brazzaville:Le casse-tête des réfugiés rwandais

Posté par Adolphe Habimana le 30 novembre 2010

Les dirigeants rwandais et congolais, le 14 novembre.

Les dirigeants rwandais et congolais, le 14 novembre. © AFP

Que faire de ceux qui ont fui le Rwanda en 1994 ? Le sujet a été abordé par les présidents Sassou et Kagamé.

Le président rwandais, Paul Kagamé, était à Brazzaville les 14 et 15 novembre. L’occasion d’évoquer largement avec son hôte, Denis Sassou Nguesso, le sort de ses compatriotes qui vivent au Congo depuis 1997. Bénéficiant du statut de réfugié, ils seraient 8 000 d’après les chiffres du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). D’abord installés dans l’est de ce qui était alors le Zaïre après le génocide perpétré au Rwanda, en 1994, ils ont ensuite, après un voyage de plus de 2 000 km, trouvé refuge au Congo. Mais Kigali souhaite maintenant qu’il n’y ait plus, d’ici à décembre 2011, un seul réfugié rwandais, ni au Congo ni ailleurs, arguant du fait que ses compatriotes peuvent tous, s’ils le souhaitent, rentrer au Rwanda en toute sécurité.

Cabanes en tôle ou en bois

Pas si simple pour les intéressés. Hutus, dans leur grande majorité, ils hésitent encore entre le retour au pays, demander la nationalité congolaise ou trouver une autre terre d’accueil. Illustration avec les réfugiés de Kintélé. Aloïs Bayingana, 52 ans, est le responsable du camp situé au bord de la nationale 2, à 25 km au nord de Brazzaville. Au campement – en fait un vaste terrain vague sans eau ni électricité, peuplé d’eucalyptus et de cabanes en tôle ou en bois –, le dénuement saute aux yeux. En 1997, il abritait 4 418 Rwandais ; aujourd’hui, ils ne sont plus que 800, dont quelques Congolaises mariées à des Rwandais. Bientôt, ils devront s’en aller : le gouvernement va construire 1 000 logements sur le site. En attendant, les déshérités de Kintélé vendent du bois ou du charbon, ou travaillent comme ouvriers agricoles. La vie est difficile : Aloïs Bayingana accuse le HCR de ne rien faire depuis 2000. Paul Ndaitoroum, représentant du HCR au Congo, confirme et précise que son agence « intervient dans certains cas, comme la maladie ». Mais envisager un retour au Rwanda n’est pas évident. « Ceux qui étaient partis en éclaireurs sont revenus, explique, sceptique, Aloïs Bayingana. Certains disent que tout va bien. D’autres affirment le contraire. Mais personne n’est reparti. » Rester au Congo ? Pourquoi pas. Mais comme beaucoup de ses compatriotes, le chef du camp de Kintélé est convaincu que « les autochtones ne souhaitent pas [leur] intégration ». Demander la naturalisation ? « Encore faudrait-il que les candidats aient les moyens de payer les frais administratifs et que les autorités acceptent de leur accorder la nationalité congolaise », souligne une réfugiée installée à Brazzaville. Au HCR, on ne se fait pas d’illusions : « L’intégration locale est difficile, tout comme la naturalisation. Et une réinstallation ailleurs n’est pas encore envisagée. » Un véritable casse-tête pour tous.

source: jeune afrique

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WikiLeaks »Rwanda » : Washington place la région des Grands Lacs sous haute surveillance

Posté par Adolphe Habimana le 30 novembre 2010

La chef de la diplomatie américaine, ici à Kinshasa, en août 2009.

La chef de la diplomatie américaine, ici à Kinshasa, en août 2009. © AFP

Un des télégrammes diplomatiques publiés par WikiLeaks dimanche détaille les demandes de renseignements confidentiels faites par l’administration américaine à ses diplomates de la région des Grands Lacs. Washington a réclamé, par exemple, des recueils biométriques (ADN, scanner des yeux…) concernant les dirigeants de la région, ainsi que des informations très détaillées sur les armées et groupes rebelles de la région.

La liste des informations sensibles réclamées par Washington à propos du Burundi, de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda paraît infinie. Dans un document de 10 pages, publié par WikiLeaks dimanche, l’administration américaine a détaillé, en avril 2009, tous les renseignements sensibles dont elle estimait avoir besoin sur la région. Le document est classé « secret d’État » et « noforn », ce qui signifie No Foreigners (non transmissible à des étrangers).

Selon la diplomatie américaine, les deux enjeux clés qui se distinguent sont les « ressources minières » et « les séquelles du génocide ».

En application de la directive National Humint Collection (« Humint » pour « Human Intelligence », renseignement humain), émise par le secrétariat d’État américain dirigé par Hillary Clinton, une foule d’informations est demandée aux agents américains sur le terrain.

« Les rapports biographiques informels par e-mail et autres moyens sont vitaux pour les efforts de collecte de la communauté [du renseignement] », explique le texte en introduction pour motiver ses troupes.

Jusqu’à l’ADN des dirigeants

Il est demandé aux agents de recueillir toutes les informations possibles sur les « personnes liées à l’Afrique des Grands Lacs. [...] Numéros de téléphone, de portable [...], répertoires de téléphones [sur CD-Rom ou format électronique si possible] et de comptes e-mail, [...] numéros de cartes de crédit, numéros de cartes de fidélité des compagnies aériennes, agendas de travail, et autres informations biographiques utiles. »

Dans la section consacrée aux leaders politiques, les demandes vont encore plus loin. Les agents sont priés, de s’informer sur « l’état de santé, les opinions à propos des États-Unis, [...] l’appartenance ethnique [tribale et/ou clanique] » des personnages clés ou émergents dans la « politique, l’armée, les renseignements, l’opposition et les leaders ethniques, religieux et économiques ».

« Les données devraient inclure [...] les empreintes digitales, images faciales, ADN et scanner de l’iris » de ces personnes. Et on se demande quelles techniques étaient employées pour recueillir ces informations, notamment ADN et scanner de l’iris, à l’insu des intéressés…

Le Rwanda au centre des préoccupations

Le télégramme réclame en outre des informations sur les relations entre les États de la région, « en particulier » entre « Kigali et Kinshasa, et Kampala et Kinshasa ».

Le Rwanda est particulièrement présent dans le document. Kigali est remercié pour ses réponses aux services américains (le texte renvoie sur ce point à un autre télégramme pas encore dévoilé par WikiLeaks). Mais Washington veut aussi obtenir des informations sur la participation aux « violations des droits de l’homme », telles que des « assassinats extrajudiciaires » du Front patriotique rwandais (FPR, le parti du président Paul Kagamé), ainsi que des forces « paramilitaires » locales, de la « police » ou encore « de civils tutsis contre des Hutus ».

La diplomatie américaine veut aussi en savoir plus sur les divisions à l’intérieur du « cercle restreint autour du président Kagamé ».

Particulièrement concentré sur les données ethniques, le secrétariat d’État veut savoir quel rôle elles jouent sur la « prise de décision », dans les « armées », les groupes terroristes, ou encore les réfugiés…

Il veut aussi obtenir des informations d’une extrême précision sur les forces armées, « les détails des installations militaires comme les bases aériennes et les camps de soldats, les équipements militaires, dont le nombre, le statut opérationnel, et leurs activités d’acquisition/rénovation ».

Ennemis et rivaux

Dans le domaine militaire, les agents sont priés de fournir des détails sur les relations des pays de la région avec d’autres pays étrangers, « en particulier la Chine, la Libye, le Soudan, la Corée du Nord, l’Iran, la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et les autres ex-pays du bloc soviétique ».

Cette préoccupation face à ses rivaux ou ennemis dans la région transparaît à d’autres niveaux. On s’intéresse ainsi aux « détails du commerce, de l’aide et des investissements » de Pékin, en particulier dans le secteur des mines. Mais aussi à ses aides concernant la mise en place de systèmes de télécommunications ou encore à la perception qu’en ont les gouvernements de la région.

Les activités de la France ou encore de l’Iran dans la région sont aussi étudiées de près.

Dans le secteur des mines, « le diamant, le cuivre, le cobalt et l’uranium », dont on veut connaître « le nombre, les emplacements, les statistiques de productions et les revenues générées », sont sous surveillance.

Washington cherche aussi à savoir dans quelle mesure les divisions « ethnique, tribale, religieuse et régionale pourraient attirer les groupes terroristes régionaux » et quelles sont les opinions des gouvernements à leur égard.

Plus étonnant, les Américains veulent connaître les sentiments des gouvernements de la région envers la « nourriture génétiquement modifiée et la propagation de récoltes génétiquement modifiées. » L’économie d’un pays n’est jamais totalement détachée de ses objectifs en matière de renseignement…

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Côte d’Ivoire : un pays, deux présidents

Posté par Adolphe Habimana le 4 décembre 2010

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Alassane Ouattara (G) et Laurent Gbagbo (D) ont tous deux prêté serment comme président de la Côte d’Ivoire.

Montage RFI / Pierre Moussart

Par RFI

SurpriseLe président sortant Laurent Gbagbo, dont la réélection est vivement contestée par l’opposition, l’ONU et la communauté internationale, a prêté serment samedi 4 décembre 2010 à la tête de la Côte d’Ivoire. Un peu plus tard dans l’après-midi, Alassane Ouattara a peu après essayé de prêter serment par courrier comme président de la Côte d’Ivoire. La communauté internationale est très inquiète de la situation.

C’est dans la salle des pas perdus du palais présidentiel que Laurent Gbagbo a prêté serment devant les membres du Conseil constitutionnel. « Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les droits et libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il déclaré.

« Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois si je trahis mon serment », a-t-il ajouté, lors d’une cérémonie devant une très nombreuse assistance, en présence notamment de son épouse Simone Gbagbo.

Laurent Gbagbo a ensuite entamé un long discours, en se présentant d’abord en garant de la légalité. « Il n’y pas d’Etat fort sans loi, sans procédures » , a-t-il martelé. « Il n’y a de République forte que assise sur les règles de la loi. (…) Toutes les crises que nous avons connues sont nées du non respect de la loi ».Sur la crise au sein de la CEI, Laurent Gbagbo a assuré qu’elle « a été bloquée car, dit-il, nous avons transféré dans la Commission électorale les débats politiciens du dehors » . Avant d’ajouter : « La CEI ne proclame pas les résultats des élections, elle donne les résultats qu’elle a acquis au plan provisoire. (…) Dans une république, c’est seulement une juridiction qui peut conférer aux résultats l’autorité de la chose jugée ».

« Le jour où un pays perd sa souveraineté, il perd tout et devient un vassal »

Faisant référence à la reconnaissance par l’ONU de la victoire de son adversaire Alassane Ouattara, dont l’élection est reconnue par la plus grande partie de la Communauté internationale, Laurent Gbagbo a dénoncé « des cas graves d’ingérence (…) L’organisation et la proclamation des résultats d’une élection fait partie de la gestion souveraine d’un pays » , a-t-il affirmé. « Le jour où un pays perd sa souveraineté, il perd tout et devient un vassal ».Laurent Gbagbo s’en est ensuite pris, sans le nommer, à son adversaire Alassane Ouattara : « J’appelle les Ivoiriens à se ressaisir et n’a pas compter sur autrui pour venir les faire roi. Celui qui te fait roi a toujours un droit sur ton siège ».

Il a enfin laissé entendre que son adversaire a élaboré une stratégie avec des complicités extérieures, qu’il a résumé par cette phrase : « Débrouille-toi , fais tout pour être élu et ensuite on te reconnais ».

Ouattara a essayé de prêter serment

Après Laurent Gbagbo c’est Alassane Ouattara qui a essayé de prêter serment lui aussi dans un contexte tout à fait inédit. Une « prestation » de serment par écrit. Alassane Ouattara, donné vainqueur de la présidentielle par la Commission électorale et reconnu par la communauté internationale a envoyé dans l’après-midi du samedi 4 décembre par courrier sa lettre de prestation de serment au président du Conseil constitutionnel « en tant que président élu ».

Dans ce courrier dont nous avons pu avoir connaissance, Alassane Ouattara explique que les circonstances exceptionnelles que vit la Côte d’Ivoire, ne lui permettent pas de prêter serment en personne devant le Conseil constitutionnel. Il demande donc au Conseil de prendre acte de ce serment et d’en tirer toutes les conséquences de droit.

Par ailleurs, Alassane Ouattara, dans une lettre manuscrite, jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre la Constitution.

Le Premier ministre Guillaume Soro a par ailleurs remis sa démission à Alassane Ouattara, qui l’a reconduit dans ses fonctions.

 

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Kagame à Bruxelles : le représentant de la diaspora rwandaise en Belgique a failli gâcher la fête

Posté par Adolphe Habimana le 6 décembre 2010

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 Paul Kagame au crachoir

Le 04/12/2010, le président Paul Kagame du Rwanda a rencontré la diaspora rwandaise en Europe. Le rendez-vous a eu lieu à Bruxelles dans la salle Autoworld au Parc du Cinquantenaire à Bruxelles.

De prime abord, il est à signaler qu’accéder à la salle de rencontre était un parcours de combattant tellement les mesures de sécurité étaient draconiennes. Il fallait montrer patte blanche avant d’y entrer : il y avait 4 haies de sécurité en zigzague qu’il fallait franchir puis laisser son téléphone portable, ôter son manteau et le faire passer aux rayons laser, puis une fouille corporelle, ensuite passer le portique magnétique, …

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Evode Twagirayezu au micro : le gaffeur?

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    .Zena demande la libération de son mari Jean Rwabahizi
                       

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          Evode Twagirayezu                                                                                      public

L’enregistrement a eu lieu à partir de 11h mais la file était longue. Ceux qui n’étaient pas armés de patience ont jeté l’éponge et sont rentrés. A cela s’ajoute que le président Paul Kagame, qui devait arriver officiellement à 13h selon ce qui était marqué sur l’invitation lancée par l’ambassade rwandaise à Bruxelles, n’a atterri qu’à 18h. Et les contrôles et les enregistrements étaient toujours en cours à l’entrée de la salle. C’est probablement la raison pour laquelle Paul Kagame est arrivé dans la salle par une porte dérobée de derrière qui donne directement sur le podium : à l’ouverture du rideau, Paul Kagame était sur la scène. Applaudissements. Il était entouré de l’ambassadeur Gérard Ntwari de Bruxelles, Evode Twagirayezu (Mons), représentant de la diaspora rwandaise en Belgique et d’une jeune fille représentante de la jeunesse rwandaise en Belgique. Dans la salle, Dr Jean Mukimbiri a joué au modérateur.

Après le mot de bienvenue de l’ambassadeur, le représentant de la diaspora rwandaise en Belgique a pris la parole.

Il a exposé brièvement les progrès réalisés par le régime de Kigali et est ensuite passé aux doléances de Rwandais de Belgique :

- Le mauvais fonctionnement de la justice en général et des tribunaux Gacaca en particulier.

- Le niveau bas de l’enseignement au Rwanda reconnu même dans un rapport d’une commission parlementaire dans lequel les députés rwandais ont signalé que certains lauréats des universités rwandaises sont incapables d’écrire correctement une lettre de demande d’emploi. La conséquence est que bon nombre de Rwandais envoyés aux études en Belgique n’ont pas le niveau requis et doivent refaire des années de mise à niveau.

- Des réformes intempestives dans différents secteurs de la vie nationale dont l’introduction précipitée de l’anglais qui a occasionné pas mal de problèmes dans l’enseignement.

- le problème des pensions : le Rwanda devrait signer un accord bilatéral avec la Belgique, ce qui permettrait aux Rwandais ayant travaillé au Rwanda et naturalisés belges de recevoir leur pension de retraite.

- L’inquiétude des Rwandais de Belgique qui craignent d’envoyer l’argent aux membres de leur famille via Western Union de peur d’être reprochés de participer à la déstabilisation de la sécurité du pays comme cela a été le cas pour certains.

Ce discours n’a pas plu manifestement au président Kagame qui s’est levé pour démonter, point par point, le discours d’Evode Twagirayezu.

Pour le président Kagame, Evode et d’autres qui pensent comme lui devraient d’abord se poser la question du pourquoi de la création des tribunaux Gacaca au lieu de les dénigrer.

Au sujet des étudiants, Kagame a affirmé qu’ils suivent bien leurs études. Il s’est élevé ensuite contre l’envoi de l’argent via Western Union aux Interahamwe, aux génocidaires. Au sujet de l’imposition de l’anglais comme langue d’enseignement, Kagame a dit que le français n’a pas été banni pour autant au Rwanda.

Kagame a continué sur cette lancée pour dire qu’il n’existe pas d’ethnies (hutu, tutsi, twa) au Rwanda mais qu’il n’y a que des Rwandais.

Faut-il souligner que ce discours de Kagame est machiavélique ? Le problème, ce ne sont pas les ethnies mais leur instrumentalisation politique. En paraphrasant les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet, disons que l’on peut reconnaître l’existence des « ethnies » sans pour autant faire de l’ethnisme. Il ne faut pas nier les ethnies, mais les assumer et permettre à tout un chacun de se sentir protégé dans un état de droit. Sociologiquement parlant, l’ethnie est une réalité historique et supra-individuelle incontestable étudiée par les sciences sociales alors que l’ethnisme est un simple comportement individuel ou collectif dont l’étude devrait plutôt relever de la psychanalyse ou de la psychologie pathologique.

Kagame a en outre dit que les Rwandais s’autoflagellent (abanyarwanda bariyanga). A ce sujet, il s’est demandé comment les Rwandais sont en train de manifester à l’extérieur dans la neige et le froid. Il a ajouté : « Certains Rwandais disent qu’ils rentreront au Rwanda quand je ne serai plus au pouvoir. Qui va m’enlever ce pouvoir ? La démocratie ? Jamais. La guerre ? Never ».

A l’heure des débats, la parole a été monopolisée principalement par ceux qui lançaient des fleurs au président. Ainsi Yolande Mukagasana a fustigé le discours d’Evode Twagirayezu et a dit au président qu’elle ne se retrouvait pas dans la diaspora notamment dans les propos tenus par son représentant en Belgique. Le président Paul Kagame lui a donné raison et dit qu’il allait se pencher sur la question avant de quitter la Belgique.

Une dame a demandé au président Kagame de libérer son mari Rwabahizi, ex-chauffeur de l’ambassadeur de France au Rwanda. Elle a dit qu’elle a des informations selon lesquelles c’est le président lui-même qui aurait ordonné l’emprisonnement de son mari. Kagame a demandé à ses collaborateurs de prendre plus d’informations sur le dossier pour qu’il puisse l’examiner à son retour au Rwanda.

Rien n’a été dit sur Victoire Ingabire, présidente du parti politique FDU-Inkingi, ainsi que sur d’autres politiciens emprisonnés comme elle pour leurs idéaux démocratiques.

Comme il se voit, Evode Twagirayezu a volé la vedette à Paul Kagame car l’essentiel de la journée a tourné autour de ses revendications, ce qui a empêché, selon des observateurs, au président de prononcer le discours qu’il avait préparé pour la circonstance.

J.N.
Un participant à la rencontre
05/12/2010

 

 

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Opération séduction envers les exilés rwandais pour Paul Kagamé

Posté par Adolphe Habimana le 8 décembre 2010

Lors d’une visite à Bruxelles le 6 et 7 décembre, le président rwandais Paul Kagamé a tenu à rassurer les exilés rwandais sur les conditions de leur éventuel retour au pays. Tout en rappelant les limites à ne pas franchir dans son régime…

Dans un entretien publié par le quotidien belge La Libre Belgique ce mercredi, le président rwandais Paul Kagamé invite ses concitoyens vivant en exil à rentrer dans leur pays pour participer à son développement. « Si ceux qui sont partis revenaient, ils verraient que le pays va mieux qu’à leur départ et qu’eux sont plus mal qu’alors. (…) Nous cherchons à rassurer tous les Rwandais », affirme-t-il. Pour lui, les Rwandais de la diaspora « doivent être associés à ce qui arrive au pays et y contribuer ». Mais le leader du Front patriotique rwandais (FPR) reconnaît que la société rwandaise n’est « pas homogène », et que cela induit des difficultés.

« Il y a les rescapés, les criminels, les gens associés avec les criminels qui n’ont pas tué eux-mêmes… toutes sortes de gens », précise-t-il. « Il faut créer un environnement régi par la loi et la justice pour que chacune de ces catégories soit relativement à l’aise pour vivre, même si tout ne leur convient pas », explique-t-il. Non sans prendre un exemple, qui ne rassurera cependant pas la plupart des réfugiés rwandais, lesquels ont peur d’être assimilés à des génocidaires et de subir la vengeance du parti au pouvoir : « Au Rwanda, il y a un processus pour les criminels. Celui qui se repent peut être pardonné et réintégré »…

Violations des droits de l’homme

Kagame était lundi et mardi en visite à Bruxelles dans le cadre des Journées européennes du développement. Il a profité de cette occasion pour rencontrer plus de 2 000 Rwandais de la diaspora vivant en Europe. Une démarche qui ne s’est pas faite sans heurts : lundi, une centaine de personnes ont manifesté pour dire leur opposition à sa visite. Dans leur tracts, Kagamé était accusé d’être le « principal responsable » de graves violations aux droits de l’homme dans son pays et dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une accusation souvent relayée par des ONG comme Amnesty international ou Reporters sans frontières.

En réalité, il y a toujours des lignes rouges que, malgré l’apparente politique d’ouverture de Kagame, il ne faut pas franchir au pays des mille collines. Le président rwandais ne se fait pas prier pour les rappeler en accusant par exemple l’opposante Victoire Ingabire d’avoir « épousé l’idéologie du génocide ». Il conteste aussi, contre toute vraisemblance, que de plus en plus d’officiers de l’armée rwandaise choisissent l’exil pour des raisons politiques. « Mettons qu’ils soient 100, ou même 200… Nous avons 3 500 militaires rwandais comme force de paix au Darfour et des milliers d’autres au pays », réplique-t-il calmement. (Avec AFP)

source: jeune afrique

 

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WikiLeaks : En France, l’enquête sur le Rwanda était suivie en haut lieu

Posté par Adolphe Habimana le 10 décembre 2010

LEMONDE | 09.12.10 | 22h32  •  Mis à jour le 10.12.10 | 12h57

 

L'ancien juge d'instruction Jean-Louis Bruguière.

L’ancien juge d’instruction Jean-Louis Bruguière.AFP

En France, la justice est-elle indépendante de la diplomatie ? En révélant une face cachée de l’enquête rwandaise du juge d’instruction français Jean-Louis Bruguière, les mémos américains rendus publics par WikiLeaks et analysés par Le Monde, apportent une réponse nuancée à cette question.

Juste avant de quitter la magistrature, le juge antiterroriste avait une dernière fois défrayé la chronique en délivrant, en novembre 2006, neuf mandats d’arrêt internationaux visant de hauts responsables rwandais. Les autorités en place à Kigali étaient ainsi désignées comme les responsables de l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion du président rwandais Habyarimana, qui a donné le signal du génocide des Tutsi.

En réponse, le Rwanda a alors rompu immédiatement ses relations diplomatiques avec la France. Depuis lors, l’indépendance de la justice a régulièrement été mise en avant par les diplomates français pour nier toute responsabilité dans cette mise en accusation de personnalités rwandaises.

RÉALITÉ PLUS COMPLEXE

Les confidences faites par Jean-Louis Bruguière, à l’ambassade des Etats-Unis à Paris, reflètent une réalité plus complexe. Classé « secret », un télégramme du 26 janvier 2007 – date située entre la rupture des relations franco-rwandaises et l’élection de Nicolas Sarkozy – rapporte les propos de M. Bruguière. « Il a déclaré, indiquent les diplomates américains, qu’il avait présenté sa décision à des responsables français, y compris au président Chirac, comme relevant de sa décision de magistrat indépendant, mais a choisi de les consulter parce qu’il était convaincu du besoin de coordonner son calendrier avec le gouvernement. »

Le juge a ajouté qu’« il n’a pas été surpris par la réaction officielle du Rwanda » et que « le gouvernement français était préparé à ce qui était attendu comme une réponse violente contre les ressortissants français ».

Le juge annonce alors aux Américains qu’il va briguer un mandat de député (il sera candidat malheureux aux législatives de 2007). « En passant, Bruguière a mentionné que le poste de ministre de la justice serait son premier choix », précisent les diplomates américains qui lui rendent un hommage appuyé.

« MAUVAIS CALCUL »

A propos du dossier rwandais, le mémo croit entrevoir des arrière-pensées chez le juge : « Bruguière a présenté son dossier d’une façon très professionnelle, mais il n’a pas caché son désir personnel de voir le gouvernement de Kagame isolé. Il avertit que le resserrement des liens des Etats-Unis avec le Rwanda serait une erreur. »

D’autres confidences, faites à la même époque par un haut diplomate français, apportent un éclairage encore plus cru. Ce responsable du Quai d’Orsay « a confié que le gouvernement français avait donné à Bruguière le feu vert pour rendre son rapport [les mandats d'arrêt] [et] que la France avait voulu riposter à la décision du Rwanda de mener une enquête sur l’implication de la France dans le génocide de 1994 et ses conséquences ».

Selon ce diplomate, le gouvernement français « a fait un mauvais calcul en n’anticipant pas les lourdes mesures que le Rwanda prendrait en représailles ».

Les télégrammes américains éclairent un épisode plus récent des relations franco-rwandaises. Il s’agit de l’arrestation, en novembre 2008, à Francfort, de Rose Kabuye, chef du protocole du président Paul Kagamé, qui figurait parmi les neuf personnalités visées par le juge Bruguière. L’interpellation de Mme Kabuye et son transfert en France ont permis au Rwanda d’entrer dans la procédure française sur l’attentat de 1994, et de préparer une riposte judiciaire propice au rétablissement des relations diplomatiques. L’hypothèse selon laquelle les autorités rwandaises auraient, en réalité, accepté l’arrestation de Mme Kabuye, considérée comme un poisson-pilote, est corroborée par plusieurs mémos.

En juin 2009, Romain Serman, conseiller « Afrique » à l’Elysée, « a suggéré que l’affaire Rose Kabuye était de fait une affaire-test permettant aux Rwandais d’avoir un accès direct au dossier » la concernant. « Les deux parties ont compris qu’il s’agissait du dossier le plus faible » du dossier Bruguière et qu’en faisant échouer les poursuites dans son cas, « on pourrait faire dérailler les autres mandats d’arrêt ».

SERVIR DE TEST

Deux mois avant le rétablissement des relations diplomatiques, Charlotte Montel, conseillère au cabinet du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner « admet que plusieurs officiels français avaient gentiment suggéré aux Rwandais que l’une des neuf accepte d’être arrêtée ».

La diplomate reconnaît que Mme Kabuye « a toujours maintenu qu’elle n’avait jamais eu l’intention de se faire arrêter » pour servir de test. Mais cette version est contredite par un télégramme du 10 novembre 2008 rédigé par l’ambassade américaine à Kigali.

Selon ce mémo, Rose Kabuye elle-même avait confié à des « contacts de l’ambassade » que « ce serait mieux d’aller en France pour combattre les accusations et être entendue ». Selon une autre source, « [le président] Kagamé a lui-même exprimé sa fatigue d’avoir à gérer les visites dans différentes capitales d’officiels mis en cause (…) et a suggéré à Kabuye que d’autres officiers du protocole commencent à acquérir plus d’expérience pour organiser son voyage ».

A quelle conclusion aboutira l’enquête sur l’attentat de 1994 ? Les Américains ne sont « pas certains que le juge » mène l’enquête d’une autre façon et annule les mandats d’arrêt, « étant donnée l’indépendance revendiquée par la justice française ».

Philippe Bernard

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FRANCE/RWANDA:Attentat contre Habyarimana : six proches de Kagamé mis en examen

Posté par Adolphe Habimana le 16 décembre 2010

Six personnes, dont des membres de l’état-major du président rwandais Paul Kagamé, ont été mises en examen par les juges français en charge de l’enquête sur l’attentat contre l’avion de l’ancien président Juvénal Habyarimana en 1994.

La très sensible enquête française sur l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, et marqué le début du génocide de 1994, avance prudemment.

Les juges d’instructions en charge du dossier, Marc Trévidic et Nathalie Poux ont mis en examen six personnes pour « complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », a rapporté jeudi l’agence de presse Reuters.

Il s’agit de proches de l’actuel président rwandais Paul Kagamé, qui ont contesté toute responsabilité devant les juges. À la différence de la délivrance de mandats d’arrêt contre eux par la France en 2006 qui avait provoqué la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali, les deux pays coopèrent sur le dossier.

 

 

 

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Le juge anti-terroriste français Marc Trévidic dans la banlieue de Kigali le 16 septembre 2010

Éviter une incarcération

Les six personnes, parmi lesquelles l’actuel ministre rwandais de la Défense James Kabarebe et son chef d’état-major Charles Kayonga, ont ainsi été auditionnées au Burundi pour éviter une incarcération. Laquelle serait automatique si elles étaient venues en France.

Suite à cette procédure, la France devrait abandonner les mandats d’arrêt délivrés contre les suspects, d’après leur avocat Me Lef Forster. « Nos clients pourront donner toutes les explications voulues », a ajouté ce dernier à l’agence Reuters.

Un septième homme visé par les mandats d’arrêt n’était pas présent car exilé en Afrique du Sud. Quant à Rose Kabuye, également visée par les mandats d’arrêt, elle avait déjà été mise en examen fin 2008 en France, après son arrestation en Allemagne.

Les deux juges français, qui avaient repris l’enquête de leur prédécesseur Jean-Louis Bruguière à zéro après 2007, en se rendant notamment sur les lieux de l’attentat pour une expertise technique en septembre dernier, doivent rendre un rapport en février prochain.

Cette collaboration a été rendue possible par le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda fin 2009, après trois ans de rupture.

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L’Allemagne prête à juger pour crimes les chefs rebelles rwandais hutus

Posté par Adolphe Habimana le 21 décembre 2010

Justice/Allemagne/Rwanda - 

Article publié le : vendredi 17 décembre 2010 – Dernière modification le : vendredi 17 décembre 2010


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Le chef de la rébellion hutu rwandaise des FDLR Ignace Murwanashyaka, ici à Rome en 2005.

AFP

Par RFI

La justice allemande a annoncé ce vendredi 17 décembre 2010, vouloir juger pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, les chefs rebelles rwandais hutus du FDLR, arrêtés fin 2009, alors que le procès pour génocide d’un autre Rwandais doit s’ouvrir en janvier. Il s’agit de meurtres, de viols, du pillage et de l’incendie de nombreux villages, du recrutement de force d’enfants soldats et de l’utilisation de civils comme « boucliers » contre des attaques. Le procès, dont la date reste à fixer, est prévu à Stuttgart.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Des meurtres, des viols, des pillages, des villages incendiés, le recrutement d’enfants soldats. La liste des exactions coordonnées depuis l’Allemagne par les deux responsables du Front de libération du Rwanda contre des centaines de civils explique sans grande surprise la décision du parquet fédéral de Karlsruhe

Le chef du mouvement rebelle rwandais hutu Ignace Murwanashyaka et son adjoint Straton Musoni incarcérés depuis plus d’un an en Allemagne sont désormais accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et vont être jugés pour ces faits. Il s’agit de la première procédure de ce genre en Allemagne.

Mais elle a pris du temps. Les agissements d’Ignace Murwanashyaka et de son adjoint étaient connus depuis longtemps. L’enquête du parquet fédéral initiée dès 2006 a mis plus de trois ans pour déboucher sur une arrestation des deux hommes.

 

Un haut magistrat rwandais avait fait le déplacement en Allemagne pour livrer de nombreuses preuves à ses homologues. Il aura encore fallu plusieurs mois pour que les deux hommes soient finalement arrêtés à l’automne 2009.

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Kagamé à Paris, au printemps

Posté par Adolphe Habimana le 7 janvier 2011

Moins d’un an après le rétablissement des relations diplomatiques entre le Rwanda et la France, le réchauffement des relations se poursuit.

Après la visite de Nicolas Sarkozy au Rwanda, en février, le président rwandais Paul Kagamé­ se rendra à son tour en France, en mars ou en avril 2011. Cette visite a été évoquée le 17 décembre au siège du patronat français, à Paris, lors d’une rencontre entre les responsables du Medef International et une délégation économique rwandaise. Côté français, étaient présents une vingtaine d’entrepreneurs et Laurent Contini, l’ambassadeur à Kigali. Une délégation de chefs d’entreprise français se rendra au Rwanda au début de 2011.

source:jeune afrique

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Rwanda : lourdes peines de prison contre quatre anciens proches du président Kagamé

Posté par Adolphe Habimana le 7 janvier 2011

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Deux des quatre accusés : Kayumba Nyamwasa (G) et Patrick Karegeya (D).

DR

Par RFI

Ce n’est pas une surprise. Au Rwanda, la justice militaire a requis le 3 janvier de très lourdes peines de prison contre quatre anciens proches du président Kagamé, jugés par contumace, entre 30 et 35 ans de prison ferme. Ils sont accusés d’atteinte à la sureté de l’Etat et d’association de malfaiteurs.

Les autorités rwandaises accusent les quatre anciens cadres du FPR et très proches de l’homme fort de Kigali, notamment d’être responsables d’une série d’attentats à la grenade qu’a connu le pays il y a près d’un an. Leur procès se tient en leur absence, tous sont exilés aujourd’hui en Afrique du Sud.

En juin dernier, l’ancien chef d’Etat major, le général Kayumba Nyamwasa, a été victime d’une tentative d’assassinat à Johannesburg. Sa famille a accusé le pouvoir à Kigali d’avoir commandité la tentative de meurtre. Autre homme gênant pour le régime de Kigali, l’ex-chef des renseignements extérieurs.

En août dernier, Patrick Karegeya a appelé au soulèvement de la population. Ce qui a fait hurler le pouvoir rwandais. Pour compléter la liste des accusés, il y a le major Théogène Rudasingwa et son frère, l’ancien procureur général Gérald Gahima. Dans un document publié début septembre, ces quatre anciens proches de Kagame, ont dressé un bilan très négatif des libertés dans leur pays depuis 16 ans.

Ils ont dénoncé «un gouvernement minoritaire aussi répressif qu’irresponsable». Kigali a émis deux mandats d’arrêts internationaux contre le général Kayumba.
Le verdict de la haute cour militaire du Rwanda sera connu le 14 janvier.

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Afrique/Congo : 50 ème anniversaire de la disparition de Patrice Lumumba

Posté par Adolphe Habimana le 17 janvier 2011

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Patrice Lumumba en 1960.

AFP

Par RFI

On commémore aujourd’hui le cinquantième anniversaire de la disparition d’un grand héros panafricain. Patrice Lumumba, le premier chef de gouvernement congolais mort le 17 janvier 1961, a été assassiné dans le Katanga après avoir été renversé avec la complicité des services américains et belges. Ses discours enflammés contre l’impérialisme et pour l’unité africaine avaient enthousiasmé le continent. A tel point que son tombeur, le maréchal Mobutu, avait dû le réhabiliter quelques années plus tard. Le souvenir de Lumumba reste cher aux yeux de nombreux congolais, même ceux qui ne l’ont pas connu de son vivant. Reportage à Massina, dans la lointaine banlieue populaire de Kinshasa où vit un chef traditionnel issu du même village que Lumumba dans le Kasaï ; c’est l’un de ses plus fervents adeptes.

C’est une petite case dans une cour où l’on vit au rythme du pilon. Le chef Jean-Jacques Osongo reçoit, brassière en peau de léopard, et chapeau en raphia orné de plumes de perroquet. Il est le grand chef traditionnel de Batetela, issu du même village que Patrice Lumumba. «Ce que j’ai de Patrice Emery Lumumba… je suis son successeur, en esprit, en intuition et je milite pour tout ce que Lumumba militait : l’unité du Congo, de l’Afrique et de tous les peuples du monde ».

Les Etats-Unis d’Afrique, l’idée chère à Kwamé Nkrumah et Lumumba, sont le credo du

chef Osongo. Il en rédige même la constitution, une énorme pile de plusieurs centaines de pages posée dans le petit salon. Pour lui, Lumumba est le démocrate exemplaire : «Il était un véritable démocrate, le seul leader a travers le monde qui a lutté pour l’indépendance de son pays qui n’a pas été président de la République».

Tout à coup, le chef se lève comme un ressort, passe derrière un rideau et revient, chaussant des lunettes qui le font ressembler à Lumumba comme deux gouttes d’eau. Il jure que ce sont les vraies. «Lumumba, tout le monde le voyait avec les lunettes. Nous portons ces lunettes qui sont parvenues jusqu’à nous…ça, ce sont nos secrets personnels… » Intarissable sur les Etats-Unis d’Afrique, le chef Osongo est moins bavard sur la classe politique actuelle. Il la regarde de loin… à travers les lunettes de Lumumba.

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Afrique/Rwanda,Palmarès : les 50 personnalités africaines les plus influentes

Posté par Adolphe Habimana le 19 janvier 2011

 

18/01/2011 à 15h:31 Par François Soudan

Les 50 personnalités les plus influentes selon Jeune Afrique.

Les 50 personnalités les plus influentes selon Jeune Afrique. © DR

Notoriété, aptitude à peser sur le jeu diplomatique, poids économique, rayonnement moral ou culturel… « Jeune Afrique » désigne les 50 personnalités les plus influentes du continent.

« Influence : n.f. Action qu’une personne exerce sur une autre, autorité, capacité à modifier un comportement, faire impression. » En choisissant cette année, pour notre traditionnel palmarès du numéro double de fin décembre, de mettre en avant ce critère immatériel, nous n’ignorions pas que nos classements seraient inévitablement critiquables. Quelle que soit la précision des caractères fondant notre jugement – notoriété, aptitude à peser sur le jeu diplomatique, poids économique, rayonnement moral ou culturel –, il va de soi que l’exercice a quelque chose de subjectif et qu’il sera loisible à chacun de le contester. Il n’empêche : à bien y regarder, ces cinquante-là influent incontestablement et de façon déterminante sur la marche du continent (c’est-à-dire en dehors des frontières de leur pays d’origine), soit en se servant de leur position de pouvoir et de leur puissance comme d’un tremplin pour concrétiser leurs ambitions, soit en pesant de par leur envergure financière ou intellectuelle sur les choix des marchés et ceux de l’opinion publique.

Précision indispensable : ces classements, en particulier celui qui prétend mesurer l’influence des hommes de pouvoir, n’ont rien de qualitatif. Pas plus en tout cas que ceux établis au niveau mondial par certains de nos confrères anglo-saxons, qui depuis dix ans placent Oussama Ben Laden parmi les personnalités les plus influentes de la planète. L’auraient-ils été que Nelson Mandela, icône intouchable hélas réduite au silence par l’âge et la maladie, les survolerait tous. Madiba ne figure donc pas dans ce palmarès. Cela fait longtemps qu’il est hors concours…

- Le classement politique

- Le classement business

- Le classement société civile

- Le classement culture et médias

Le président libyen Mouammar Kaddafi.

Le président libyen Mouammar Kaddafi. © Reuters

Notoriété, aptitude à peser sur le jeu diplomatique, poids économique, rayonnement moral ou culturel… « Jeune Afrique » désigne les hommes et femmes politiques les plus influents du continent.

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 Classement politique

1 Moummar Kaddafi

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Libye

Qui paie commande. Si cet adage assez peu moral est l’un des fondements de la realpolitik, il est difficile de refuser quoi que ce soit à ce colonel de 68 ans, « Guide » à vie d’un pays qui détient les plus importantes réserves pétrolières du continent et doyen des chefs d’État d’Afrique. En privé, ses pairs ne cachent pas l’agacement que leur inspire cet homme erratique et insaisissable. En public, la plupart le couvrent d’éloges et se rendent à Tripoli à la première convocation. Si Kaddafi ne fait plus peur, son arme de séduction massive – l’argent – reste intacte. Économiquement présente, via la pieuvre LAP (Libya Africa Portfolio), dans une quarantaine de pays africains, courtisée par les Européens, eldorado cruel pour des dizaines de milliers de Maghrébins et de Subsahariens, la Libye se conjugue en milliards de dollars. Or la Libye, c’est lui. S’il est sans doute le seul à pouvoir encore déplacer les foules à chacun de ses voyages sur le continent, ce n’est plus pour la teneur de son « message » aussi usé qu’un disque rayé, mais parce que sa caravane dégage toujours le même parfum de pétrodinars. Peu importe le flacon, pense Kaddafi, pourvu que demeure l’ivresse d’être populaire. Qui dit mieux ?

 

2 Jacob Zuma

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Afrique du Sud

Il a beau être plus discret que son prédécesseur, Thabo Mbeki, sur la scène internationale, celui qui dirige la première économie du continent reste un poids lourd africain. Zuma s’intéresse davantage à son pays qu’aux crises qui secouent le continent, mais il continue de peser au sein de l’Union africaine et d’appuyer la candidature de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU. De quoi laisser l’Afrique du Sud très largement en tête du peloton.

 

3 Abdelaziz Bouteflika

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Algérie

Bientôt douze ans passés à la tête de l’Algérie : Abdelaziz Bouteflika est aujourd’hui le président le plus puissant de l’histoire de son pays, après Houari Boumédiène. Un pays qui compte sur la scène mondiale, grâce à l’entregent de « Boutef », mais aussi grâce à ses hydrocarbures : quatrième puissance économique du continent, cinquième producteur mondial de gaz naturel et des réserves en devises s’élevant à près de 150 milliards de dollars (110 milliards d’euros)… Le patron connaît personnellement nombre de chefs d’État et intervient sur des dossiers aussi divers et sensibles que le nucléaire iranien, Al-Qaïda ou la Palestine.

 

4 Mohammed VI

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Maroc

Handicapé, sur le plan diplomatique, par son absence au sein de l’Union africaine, le roi compense par une politique très volontariste de coopération économique et humanitaire en direction de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. Il y a effectué plusieurs voyages, alors que son père, Hassan II, n’y avait jamais mis les pieds. Son prestige de monarque éclairé et les multiples atouts du Maroc font le reste.

5 Blaise Compaoré

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Burkina Faso

Togo, Guinée, Côte d’Ivoire, otages d’Aqmi, pour les médiations actuelles ou récentes ; Mauritanie, Liberia, Sierra Leone ou Angola, pour son passé présumé de déstabilisateur : le chef de l’État burkinabè, désormais doyen des chefs d’État d’Afrique de l’Ouest, est incontournable et son influence déborde largement au-delà de ses frontières. Craint et respecté par ses pairs, réélu le 21 novembre dernier pour un – a priori – dernier mandat, il se consacre de plus en plus aux affaires de l’Afrique.

 

6 Abdelmalek Droukdel

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Algérie, Émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi)

Improbable association de fanatiques religieux et de trafiquants sans frontières, la nébuleuse terroriste qu’il dirige a accru sa capacité de nuisance en 2010. Multipliant les enlèvements et les attentats dans la zone sahélo-saharienne, elle a fait fuir les touristes et augmenter les dépenses de sécurité des entreprises. Mais, surtout, elle a accaparé les armées nationales et les a obligées à coopérer. Adoubé par Ben Laden sur Al-Jazira en octobre dernier, Droukdel s’en trouve conforté pour 2011.

 

7 Hosni Moubarak

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Égypte

Au pouvoir depuis 1981, Moubarak, 82 ans, est à la manœuvre sur de très nombreux dossiers internationaux. Pivot entre l’Afrique et le Moyen-Orient, son pays est à la fois hôte de la Ligue arabe, facilitateur majeur des négociations israélo-­palestiniennes et maître des eaux du Nil en Afrique de l’Est. S’il est réélu pour un sixième mandat en 2011, cet ancien militaire devra cependant utiliser tous ses réseaux pour enrayer la perte d’influence diplomatique du Caire.

 

8 José Eduardo Dos Santos

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Angola

Le président angolais fait figure de « patron » à l’échelle du continent, lui qui dirige la troisième puissance pétrolière africaine. Chinois, Américains, Français… font le plein de brut chez lui. Et José Eduardo Dos Santos sait rendre des services à certains de ses pairs. Kabila père et fils n’ont pas eu à s’en plaindre. Depuis Abidjan, Laurent Gbagbo a pu également compter sur le soutien de Luanda.

9 Abdoulaye Wade

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Sénégal

L’élection présidentielle en Guinée, la crise ivoirienne et même la libération de l’otage française en Iran, Clotilde Reiss… Le président sénégalais adore se sentir utile, préférant nettement la publicité à la discrétion sur ses nombreuses initiatives. Il reçoit, conseille et voyage sans compter. Et n’hésite pas à taper du poing sur la table lorsqu’il s’agit d’obtenir des postes au sein des instances régionales.

 

10 Paul Kagamé

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Rwanda

Petit pays, mais vraie success-story économique. Petit pays, mais interlocuteur incontournable dans la région ultrasensible des Grands Lacs. Petit pays, mais immense traumatisme au retentissement planétaire. Qu’on l’admire ou qu’on le déteste, le président rwandais reste une star…

11 Mélès Zenawi

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Éthiopie 

En 2011, il fêtera ses vingt ans à la tête du pays. L’esprit tranquille : 2010 a été pour lui une excellente année. En mai, aux législatives, son parti a balayé une opposition habilement muselée. Le Premier ministre s’est donc permis, quelques mois plus tard, de céder aux demandes de ses alliés – au premier rang desquels les États-Unis, qui voient en lui le garant de la stabilité dans la Corne de l’Afrique. Il a permis la libération de sa principale opposante, Birtukan Mideksa, emprisonnée depuis 2008. Face à l’Érythrée et au chaos somalien, les Occidentaux ont besoin d’un ami bien intentionné.

12 Yoweri Museveni

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Ouganda

Il est président depuis vingt-quatre ans. Pour durer aussi longtemps, il a fallu faire sauter le verrou de la limitation des mandats et autoriser le multipartisme… La relative réussite économique et le souvenir des années Amin Dada-Milton Obote ont fait le reste : Museveni demeure un allié de poids des Américains. 2011 sera l’année d’un défi, à savoir remporter une nouvelle élection présidentielle. Mais, comme on l’a vu, il maîtrise le sujet. Et les Occidentaux apprécient les pays stables, dans cette région troublée des Grands Lacs…

13 Denis Sassou Nguesso

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Congo-Brazzaville

Depuis la mort d’Omar Bongo Ondimba, le président congolais a repris le bâton de médiateur régional (en Centrafrique notamment). Et l’on vient volontiers à Brazzaville écouter les conseils d’un sage qui n’est pas dépourvu de moyens.

14 Teodoro Obiang Nguema

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Guinée équatoriale

À la tête du pays le plus riche d’Afrique centrale, le chef de l’État équato-guinéen fait désormais entendre sa voix. À la Beac par exemple, où il dicte sa loi.

15 Ellen Johnson-Sirleaf

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Liberia

La seule femme chef d’État du continent, aux commandes d’un petit pays qui se reconstruit doucement mais sûrement, inspire le respect de ses pairs et des institutions internationales.

 

16 Salva Kiir

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Sud-Soudan

Peut-être le 9 janvier prochain. Ou bien après cette date, si le référendum d’autodétermination venait à être reporté… Quoi qu’il en soit, Salva Kiir est appelé à devenir le 54e chef d’État africain. L’ancien guérillero – qui a déjà ses entrées à Washington – pourra alors gérer à sa guise un joli pactole : 80 % de la production pétrolière soudanaise se fait dans le Sud.

17 Goodluck Jonathan

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Nigeria

En 2010, ce zoologue discret est devenu le président de l’un des pays les plus puissants du continent. Numéro deux d’Umaru Yar’Adua, il lui a succédé à sa mort, en mai. Restera-­t-il aux commandes du premier producteur de pétrole subsaharien ? Les élections sont prévues en avril. Pour s’y présenter, Jonathan devra recevoir l’investiture du parti au pouvoir. Il la disputera à un autre animal politique : Atiku Abubakar. En attendant, il est en première ligne pour tenter de résoudre la crise ivoirienne.

18 Jean Ping

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Gabon

On retrouve le président de la Commission de l’Union africaine au cœur de toutes les médiations. Formé à l’école Omar Bongo de la résolution des conflits, il imprime sa marque et son style policé depuis deux ans à la tête de l’organisation. Marié à une Italo-­Ivoirienne, ce métis de père chinois est naturellement ouvert sur le monde et est parfois considéré comme un trait d’union entre l’empire du Milieu – de plus en plus influent en Afrique – et ses partenaires du continent.

19 Garaad Mohammed

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Somalie, Pirate

La capacité de nuisance internationale de ce pirate somalien grimpe en flèche : il a affirmé avoir déjà lui-même pris part à dix attaques. « Nous sommes là pour faire des affaires juteuses », a déclaré l’ancien seigneur de guerre au quotidien maritime britannique Lloyd’s, qui en a fait le quatrième des 100 acteurs les plus importants du transport maritime mondial. En 2010, malgré les patrouilles navales internationales Atalante, la moitié des attaques dans le monde ont eu lieu au large de la ­Somalie.

20 Henry Okah

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Nigeria, Leader présumé du Mouvement d’émancipation du Delta du Niger (Mend)

Il s’en défend mais, en Afrique du Sud, où il réside et est désormais détenu, la justice le considère comme le leader du Mend. Depuis son apparition en 2006, ce mouvement qui sévit dans le sud pétrolier du Nigeria a fait baisser la production de 2,5 millions à 1,8 million de barils par jour. Ses méthodes – sabotages, enlèvements – ont évolué en 2010. En octobre, le Mend a revendiqué un attentat qui a fait douze morts à Abuja. Le futur président nigérian devra composer avec cette force nuisible à l’image du pays.

suite sur….http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2607p038-039.xml0/diplomatie-oussama-ben-laden-nelson-mandela-classementpalmares-les-50-personnalites-africaines-les-plus-influentes.html

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Afrique:La famille Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d’or

Posté par Adolphe Habimana le 20 janvier 2011

Afrique:La famille Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d'or dans actualité africaine

Discussion: Tunisie

Selon des informations collectées à Tunis, Leïla Trabelsi, la femme du président, se serait rendue à la Banque de Tunisie chercher des lingots d’or. Le gouverneur aurait refusé. Mme Ben Ali aurait appelé son mari, qui aurait d’abord lui aussi refusé, puis cédé. Elle a ensuite pris un vol pour Dubaï, selon les informations françaises, avant de repartir pour Djeddah. ‘Il semblerait que la femme de Ben Ali soit partie avec de l’or’, explique un haut responsable français. ’1,5 tonnes d’or, cela fait 45 millions d’euros’, traduit une source.

M. Ben Ali, lui, ne croyait pas sa chute aussi rapide. Pour preuve, selon Paris, il aurait enregistré une nouvelle allocution, qui n’a pas eu le temps d’être diffusée. Il n’aurait donc pas quitté le pays volontairement mais aurait été destitué. L’armée, et le chef d’état-major qui avait refusé de tirer sur la foule, ont, selon les services européens, joué un rôle de premier plan dans la destitution de M. Ben Ali.

INTERVENTION LIBYENNE

La manière dont il a pu quitter le pays n’est pas claire. Pour éviter une issue violente, plusieurs chancelleries européennes estiment que les services de sécurité libyens ont joué un rôle dans l’exfiltration de M. Ben Ali. Les propos de Mouammar Kadhafi  qui dit regretter l’issue de la crise tunisienne tenus ce dimanche renforcent ce sentiment à Paris.

Le mode de départ de M. Ben Ali comporte lui aussi des incertitudes. Il semble s’être retrouvé dans l’espace aérien de Malte, sans plan de vol déterminé, attestant qu’il n’avait pas, à son départ précipité de Tunisie, de destination précise. Une source italienne indique que l’avion n’aurait pas reçu l’autorisation d’atterrir sur l’île. Selon une autre hypothèse, le président déchu aurait quitté Tunis en hélicoptère pour Malte, où il aurait récupéré son avion.… lire la suite de l’article sur Le Monde.fr

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Dictature:Le top 10 des dictateurs les mieux élus du monde

Posté par Adolphe Habimana le 20 janvier 2011

Pour les chefs d’État autoritaires, rien de mieux qu’une élection «démocratique» pour asseoir leur légitimité. Voici les dix présidents les plus efficaces dans l’art de se faire élire sur des scores indiscutables.

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- Ismail Omar Guelleh en mars 2010 à Nairobi, REUTERS/Noor Khamis -

L’AUTEUR

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Grégoire Fleurot

 Grégoire Fleurot est journaliste à Slate.fr. Il s’occupe notamment de la rubrique «L’explication». Ses articles

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De plus en plus de pays dans le monde organisent des élections au suffrage universel pour élire leur président. Mais derrière ce signe encourageant pour la diffusion de la démocratie se cachent des élections qui n’ont de démocratiques que le nom. Intimidation des opposants, médias contrôlés par le pouvoir, électeurs menacés, votes truqués, candidat unique: les régimes autoritaires rivalisent d’inventivité pour s’assurer des résultats électoraux qui asseyent leur légitimité. Voici notre Top 10 des dictateurs les mieux élus de la planète au 19 janvier 2011, un classement bouleversé notamment par la chute de Ben Ali en Tunisie, qui occupait la 4e place du dernier Top 10 (octobre 2009). [La méthode du classement est détaillée en bas d’article]

10- Hosni Moubarak (Egypte), 88,6%

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Moubarak a remporté la première présidentielle multipartite du pays en 2005 avec 88,6% et une participation très faible de 23%. Au pouvoir depuis presque 30 ans et doyen du Top 10 du ahut de ses 82 ans, il avait gagné en 1987, 1993 et 1999 avec des scores supérieurs à 95%. Cette baisse de régime s’explique par le changement constitutionnel de 2005: avant cette date, le seul et unique candidat à la présidence était choisi par l’Assemblée du peuple et validé par un référendum national. Les observateurs internationaux n’ont pas eu l’autorisation de surveiller le scrutin, et les associations nationales ont obtenu ce privilège la veille de l’élection. Ayman Nur, le leader du parti d’opposition Ghad, a obtenu 7% des suffrages, mais a estimé que son vrai score était quatre fois supérieur: «Cette fraude a pour but d’éliminer le seul candidat qui sera encore vivant pour l’élection présidentielle de 2001», a déclaré cet avocat, qui avait 40 ans à l’époque.

9- Ilham Aliev (Azerbaïdjan), 88,7%

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lham Aliev a été réélu sur un score de 88,73% en 2008, selon les résultats proclamés par la Commission électorale centrale au cours d’une élection jugée non démocratique par les observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Malgré des «progrès considérables» par rapport aux précédentes élections, le scrutin «n’a pas reflété les principes d’une élection véritablement pluraliste et démocratique» ont déclaré les observateurs. Aliev avait succédé en 2003 à son père Heydar, ex-responsable du KGB qui avait dirigé le pays jusqu’à sa mort, de 1993 à 2003. Les observateurs du Parlement européen ont souligné l’omniprésence du président sortant et de son père dans la vie publique et le parti pris des médias du pays. Le pays est un important producteur de gaz et de pétrole. La Russie a publiquement félicité Aliev pour sa réélection, et les États-Unis maintiennent de bonnes relations avec le régime.

8- Gurbanguly Berdimuhamedow (Turkménistan), 89,2%

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Berdimuhamedow a été élu après le décès en 2006 du premier président du pays, l’autoritaire Saparmyrat Nyýazow qui avait développé un omniprésent culte de la personnalité durant ses 20 ans au pouvoir. La dernière élection du pays datait de 1992, quand Nyyazow avait récolté 99,5% des voix avant d’être désigné président à vie en 1999. Berdimuhamedow a donc été élu en 2007 en battant cinq autres candidats, dont aucun issu de l’opposition. La participation a atteint, selon les chiffres officiels, 95%. Dans la province de Lebap, les autorités ont menacé la population, déclarant que ceux qui ne voteraient pas n’allaient pas recevoir leur ration mensuelle de farine. Ceux qui votaient pour la première fois et les personnes âgées se sont au contraire vus promettre des cadeaux. Un jeune votant a ainsi reçu un exemplaire du livre du président défunt Nyyazov. De nombreux représentants étrangers, notamment des Russes et des Américains, étaient présents lors de l’investiture de  Berdimuhamedow. Le Turkménistan dispose lui aussi d’importantes réserves de gaz naturel.

7- Abdelaziz Bouteflika (Algérie), 90,2%

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Le président algérien, doyen du Top 10 du haut de ses 73 ans, est sur une pente positive: il a été réélu dès le 1er tour, le 9 avril 2009, pour un troisième mandat avec plus de 90% des voix, contre seulement 85% en 2004. La participation, qui était le seul enjeu d’un scrutin boycotté par les ténors de l’opposition, a atteint 74,24%, également en progression par rapport à 2004. Sur les 57 recours reçus par le Conseil constitutionnel, 53 ont été déclarés irrecevables sur la forme, et les quatre qui ont été acceptés sur la forme ont été rejetés sur le fond car dépourvus de preuves.

Le Conseil a estimé que les conditions électorales «ont permis aux électeurs de choisir, en toute liberté, leur candidat habilité à conduire le destin du pays, attestent de la régularité du scrutin, de sa sincérité et de sa transparence». Pendant la campagne, Bouteflika a déclaré: «Votez contre nous, votez même avec un bulletin blanc, mais votez.» Selon l’opposition, des habitants des bidonvilles ont été menacés d’expulsion et les salariés de licenciement s’ils ne prouvaient pas qu’ils avaient voté.

6- Noursoultan Nazarbaïev (Kazakhstan), 91,1%

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Le premier et seul président de l’histoire du Kazakhstan a été réélu en 2005 avec 91,15% des suffrages, lors d’un scrutin qualifié par l’OSCE de non conforme aux normes internationales en matière d’élections démocratiques. Mais Nazarbaïev est soutenu par la communauté internationale, qui applaudit la santé économique du Kazakhstan, encore un pays riche en ressources naturelles. Lors de la campagne, l’ancien ministre et principal opposant de Nazarbaïev, Zamanbek Nurkadilov, est retrouvé mort à son domicile, gisant avec deux balles dans la poitrine et une dans la tête. La justice a conclu à un suicide pour raisons familiales.

En 2010, dans une lettre où il lui souhaite bon anniversaire pour ses 70 ans, Nicolas Sarkozy vante «un des pays les plus développés de l’espace postsoviétique» et se réjouit de la prochaine visite de son «cher ami» Nazarbaïev, à qui il a décerné la grand-croix de la Légion d’honneur, à Paris.

5- Pierre Nkurunziza (Burundi), 91,6%

 

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Pierre Kkurunziza, ancien prof de sport et ex-chef rebelle aujourd’hui à la tête du bien nommé Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), a été réélu président en 2010 avec plus de 91% des voix, un score à première vue impressionnant mais qui devient faible quand on sait qu’il était le seul candidat. Les candidats de l’opposition s’étaient retirés pour protester contre les irrégularités du scrutin. L’observateur de l’Union européenne a déploré «l’absence d’une compétition multipartite» mais souligné que «malgré un contexte tendu et parfois violent, le peuple burundais a pu exercer son droit de vote». De nombreux opposants ont été arrêtés dans les semaines qui ont précédé le scrutin, où les explosions de grenades étaient fréquentes dans le pays.

4- Paul Kagame (Rwanda), 93%

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Le président Paul Kagame, qui avait été élu avec 95% des voix en 2003, n’a obtenu que 93% pour sa réélection en 2010. Le groupe d’observation du Commonweatlh a estimé que l’élection s’est déroulée dans une atmosphère «pacifique» étant donné le passé récent extrêmement violent du pays, même s’il souligne que des limites existent sur la liberté d’association et de participation et que «le fait que les quatres candidats étaient issus de la coalition au pouvoir signifie qu’il y avait un manque de voix d’opposition critiques». Aucun des trois partis d’opposition n’a pu présenter de candidat aux élections.

3- Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), 95,4%

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Au pouvoir depuis le coup d’Etat qui a renversé son oncle en 1979, Nguema a été élu pour la cinquième fois en 2009. Avant ce scrutin, il avait promis de faire mieux que lors de la présidentielle de 2002, où il avait récolté plus de 97% des suffrages. C’est raté. Nguema a dû se contenter d’un petit 95,4%. L’ONG Human Rights Watch qualifie Nguema de «dictateur déterminé à rester au pouvoir et à garder le contrôle de l’argent du pétrole», et estime que le gouvernement du pays «est un des plus corrompus et répressifs du monde».

Le journaliste Peter Maass, dans un article pour Slate.com, le qualifiait de «pire dictateur d’Afrique» en 2008. Nguema a promis (encore) lors de sa dernière cérémonie d’investiture, en présence de représentants officiels de la France, «la participation de toutes les forces politiques de la Nation dans la gestion de la chose politique, afin d’avoir un consensus» pouvant garantir «la paix, la stabilité et le développement économique». Le président, âgé de 68 ans, souffre d’un cancer de la prostate et de problèmes cardiaques, mais la Guinée Equatoriale, troisième producteur de pétrole de l’Afrique sub-saharienne, n’en a sans doute pas fini avec la famille Nguema. Le fils Teodorin, qui a un penchant pour tout ce qui brille et qui coûte (très) cher, devrait prendre la succession de son père.

2- Bachar el-Assad (Syrie), 97,6%

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Bachar el-Assad a été réélu en 2007 pour un second mandat de sept ans au cours d’un référendum boycotté par l’opposition, qui estimait que les Syriens devraient pouvoir choisir l’homme qui les gouverne. Plus de 11 millions de personnes ont voté pour le «oui», contre 19.653 pour le «non» et autour de 253.000 votes blancs, avec un taux de participation de 96%. Le ministre de l’Intérieur a déclaré lors de l’annonce des résultats: «Ce grand consensus montre la maturité politique de la Syrie et l’éclat de notre démocratie.»

Un avis pas vraiment partagé par un porte-parole du Département d’Etat américain de l’époque: «Je pense qu’il est assez difficile de dire qu’une élection est libre, juste et crédible quand il n’y a qu’un candidat, et que ce candidat reçoit 98% des votes. […] Je suis sûr que le président Assad se prélasse dans l’éclat de sa capacité à n’avoir battu aucun candidat et à continuer de sa mauvaise gestion de la Syrie.»

El-Assad est le plus régulier de nos dictateurs: il avait succédé à son père Hafez el-Assad à la mort de ce dernier en 2000 sur un score de 97,29%. Âgé de 45 ans, il est également un des plus jeunes.

1- Ismail Omar Guelleh (Djibouti), 100%

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C’est le dictateur le mieux élu du monde, avec un score imbattable de 100% des suffrages lors de l’élection présidentielle du 8 avril 2005. Comme Bachar el-Assad, Guelleh a opté pour la méthode infaillible: il était le seul candidat à sa réélection. Les partis de l’opposition ont boycotté l’élection à la suite du refus du pouvoir de réformer le système électoral pour le rendre plus transparent, la décrivant comme «ridicule, truquée et en pacotille». Le candidat de l’opposition, Mohamed Daoud Chehem, ne s’est pas présenté parce qu’il manquait d’argent pour faire campagne. Guelleh n’est que le 2e président de l’histoire de Djibouti, ancienne colonie française, depuis l’indépendance du pays en 1977. Il avait lui aussi succédé à un membre de sa famille, son oncle Hassan Gouled Aptidon, en 1999 en remportant «seulement» 74% des voix. Mise à jour: Le parlement a récemment voté une réforme constitutionnelle pour permettre à Guelleh de se présenter une troisième fois en 2011 (la limite était ficée à 2 mandats jusque là).

Méthode

Certains régimes ne s’embarrassent pas de simulacres de démocratie. Il y a ceux comme le Maroc ou le Swaziland qui ont des rois. Dans d’autres pays c’est le parlement qui élit le Président, tandis que dans les pays communistes comme la Chine, la Corée du Nord, Cuba ou encore le Vietnam, c’est le parti qui se charge en petit comité de décider qui gouverne. Ces pays n’entrent pas dans ce classement. 

Les dirigeants qui ne sont pas à la tête de régimes autoritaires ne sont pas davantage inclus. Pour comparaison, l’ancien président français Jacques Chirac aurait fait bonne figure avec ses 82,21% au deuxième tour de 2002.

Les sources utilisées dans l’article sont insérées dans le texte sur les mots correspondants. Les résultats des élections sont les résultats officiels publiés par les autorités compétentes dans chaque pays, et vérifiées sur la base de données Election Guide mise à jour par l’International Foundation for Electoral Systems, une ONG qui promeut la stabilité démocratique à travers le monde.

 Grégoire Fleurot

Photos: Hosni Moubarak/World Economic Forum via Flickr CC License by; Ilham Aliev/Harald Dettenborn, Creative Commons Attribution 3.0 GermanyGurbangulyBerdimuhamedow/Wikimedia Commons; Abdelaziz Bouteflika/Ricardo Stuckert Creative Commons Attribution 2.5 Brazil; Noursoultan Nazarbaïev/Olaffpomona, Wikimedia Commons; Pierre Nkurunziza/World Economic Forum via Flickr CC License by; Paul Kagame/david_shankbone via Flickr CC License by; Teodoro Obiang Nguema Mbasogo/Rodrigues Pozzebom Creative Commons Attribution 2.5 Brazil; Bachar el-Assad/Ricardo Stuckert, Creative Commons Attribution 2.5 BrazilIsmail Omar Guelleh, Wikimedia Commons.

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source: slate.fr

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La conférence de F. Twagiramungu : Non à la monopolisation de la souffrance

Posté par Adolphe Habimana le 31 janvier 2011

  

  

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Le 29/01/2011 en début d’après-midi, Faustin Twagiramungu a tenu une conférence dans une des salles des Facultés universitaires Saint Louis à Bruxelles. Un centaine de personnes étaient venues l’écouter. Son discours a été axé sur la réconciliation nationale.

Carrière politique

Jean Marie Vianney Mbonimpa jouait le modérateur. Il a commencé par esquisser la carrière politique de Faustin Twagiramungu. Celui-ci a été présenté comme le premier Rwandais ayant osé défier le régime Habyarimana en animant notamment le groupe de 33 intellectuels qui avaient écrit une lettre pour réclamer l’ouverture politique. Après la loi de juin 1991 légalisant le multipartisme, Faustin Twagiramungu fut élu président du Mouvement Démocratique Républicain (MDR) en août 1992 et s’illustra par sa demande insistante de la tenue de la Conférence Nationale « Rukokoma ». Il sera en outre l’un des initiateurs des Forces Démocratiques de Changement regroupant certains partis d’opposition face au MRND, ce qui aboutit au premier gouvernement multipartite. Il fut en outre le premier à demander des négociations directes entre le gouvernement rwandais et le FPR. Inscrit comme premier ministre dans l’Accord d’Arusha, il sera à ce poste après la victoire du FPR en juillet 1994.

La tâche sera ardue à cause des pratiques sanguinaires de Paul Kagame et de son armée que Faustin Twagiramungu n’a cessé de dénoncer notamment la pratique d’  « ingoyi », sorte de torture de trois liens « akandooya » consistant à lier fortement les bras et les jambes derrière le dos de façon que la victime meure par éclatement.

A cause de cette dure vérité, Faustin Twagiramungu fut contraint à l’exil en 1995.

En 1996, il fonde, avec Seth Sendahonga, les Forces de Résistance pour la Démocratie (FRD). En 2003, est candidat aux élections présidentielles comme challenger à Paul Kagame. Tout le monde au Rwanda est d’avis que Twagiramungu avait gagné ces élections, mais il n’a eu droit qu’à 3% des voix. Après ce hold-up électoral, il a repris l’exil et s’est accordé quelques années de vacances politiques.

C’est en août 2010 que l’idée d’un nouveau parti : le « Rwanda Dream Initiative » (RDI), est née.

Hommage aux anciens compagnons de route

Prenant la parole, Faustin Twagiramungu a salué les anciens opposants comme lui au régime Habyarimana. Un hommage soutenu a été adressé à Jean Baptiste Mberabahizi du Parti Socialiste Rwandais (PSR) que Faustin Twagiramungu a qualifié de compagnon de route dans la lutte pour la démocratie. Il a demandé à Mberabahizi de se lever et celui-ci a été applaudi. Il a salué également la présence dans la salle de Jean Baptiste Nkuriyingoma (MDR), Sylvestre Uwibajije (PSD), Nkerinka Eustache (MDR), Kabanda Célestin (MDR), Jean de Dieu Tulikumana(MDR) et Eugène Seminega (MDR). Des uns et des autres, il a vanté les qualités et les mérites.

Réconciliation, oui, mais avec des préalables

Dans la vue de RDI, la réconciliation passe par la vérité. Cette vérité, c’est que tout Rwandais est victime. La monopolisation de la souffrance est inacceptable, comme l’est aussi l’exploitation éhontée du génocide.

Il a cité l’exemple d’un extrémisme notoire d’une jeune tutsi qui avait été engrossée par un jeune hutu. Les parents de la fille ont crié au scandale sur cette relation. Le garçon voulant épouser sa bien-aimée, les parents de la fille ont dit non et ont voulu faire avorter la fille. Le couple a dû s’exiler.

 

 

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Dans cette quête à la recherche de la vérité, tous les criminels doivent être punis. Non seulement ceux qui ont tué des Tutsi, mais également ceux qui ont tué des Hutu comme à Kibeho, ou dans l’ex-Zaïre.

Il faut également se réconcilier avec notre histoire : il n’y a pas eu de génocide en 1959. Ce sont des tueries atroces de leaders hutu tels que Secyugu, Pole Pole, Sindibona, qui ont mis le feu aux poudres en 1959. Dans les années 60, ce sont les « Inyenzi », dont un certain Numa, qui ont semé le terrorisme dans le pays.

La réconciliation suppose également la responsabilité. C’est par exemple la reconnaissance des mérites des anciens chefs d’Etat et l’organisation de leur inhumation dans la dignité. La dépouille mortelle de Dominique Mbonyumutwa, premier président du Rwanda, a été déterrée vers une destination inconnue, celle de Grégoire Kayibanda ou de Juvénal Habyarimana ou même celle du roi Musinga enterré en RDC par les colonisateurs, toutes ces dépouilles doivent être recherchées et inhumées avec des honneurs des anciens chefs d’Etat.

Dans ce cadre, l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Habyarimana doit être diligentée. Ceux qui poussent le cynisme jusqu’à impliquer entre autres sa femme dans cet assassinat sont de véritables charognards.

Sur ce chapitre, Faustin Twagiramungu a répondu à la question ayant trait au « Mapping Report » accusant le FPR d’avoir commis des actes de génocide sur les réfugiés hutu de l’ex-Zaïre. Il a dit avoir eu rendez-vous au Département d’Etat américain et qu’il a eu l’occasion d’étaler longuement les crimes du FPR et de demander qu’un tribunal soit mis sur pied pour juger les criminels du FPR.

Courage aux opposants politiques en prison

La chasse aux opposants politiques par le FPR est une constante. Faustin Twagiramungu a été inculpé pour négationnisme en 2006 parce qu’il avait dit qu’il ne s’agenouillerait jamais devant un Tutsi. Ce qu’il a répété insistant sur le fait que ses parents et ses grands parents ont été des hommes libres qui n’ont jamais été soumis sous le joug de la féodalité. De même lui ne peut se soumettre à ces pratiques surannées.

La politique criminelle du régime du FPR consistant à fabriquer des preuves pour emprisonner des opposants politiques est malheureuse. Faustin Twagiramungu a entre autres salué le courage de Victoire Ingabire, qui a été soumise aux tracasseries de toutes sortes par les milices du régime avant d’être mise en prison. Il a cependant reconnu, à une question qui lui était posée, que cette dame est partie trop tôt au Rwanda et que le discours qu’elle a prononcé est véridique mais prématuré.

Finalement ?

Le parti RDI recrute actuellement des membres qui seront regroupés dans des « RDI Clubs ». A sa maturité, le RDI deviendra le MPC, le « Mouvement Populaire pour le Changement ».

Gaspard Musabyimana
30/01/2011

source:musabyimana.be

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Rwanda: Vers une campagne massive de vasectomie pour limiter la croissance de la population !!!

Posté par Adolphe Habimana le 7 février 2011

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 Dr Richard Sezibera Ministre de la santé du Rwanda

Kigali, Rwanda -  Le gouvernement rwandais envisage de lancer ‘prochainement’ une vaste campagne de vasectomie, une méthode de stérilisation masculine pour quelque 700 000 individus sur l’ensemble du territoire national dans la perspective de limiter une croissance démographique galopante de ce petit pays d’Afrique centrale, apprend-on mercredi de source officielle à Kigali.

Le ministre rwandais de la Santé, Richard Sezibera, a laissé entendre que la croissance de la population rwandaise a atteint récemment une vitesse ‘jamais enregitrée’ depuis plus de dix ans.

Le Rwanda compte une population d’environ 11 millions d’habitants sur une superficie de 26.338 kilomètres carrés, soit une moyenne de 395 habitants au kilomètre-carré, selon l’Institut national de la statitique du Rwanda dans un récent rapport des projections annuelles publié sur son site Internet.

‘Nous avons adopté des mesures pour limiter la croissance de la population à travers l’introduction de méthodes simples’, a déclaré le Dr Sezibera qui s’exprimait devant le Sénat rwandais.

‘Cette méthode n’est autre que cette opération mineure qui consiste à couper et à bloquer les canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes à partir des testicules’, a-t-il ajouté, précisant que la nouvelle campagne va s’étendre sur les trois prochaines années.

Le Dr Sezibera, très connu pour avoir apporté de nombreuses innovations dans le secteur sanitaire au Rwanda depuis sa nomination à ce poste en octobre 2008, a par ailleurs renchéri que la nouvelle campagne va aller de pair avec le programme de circoncision de masse qui a été inauguré depuis quelques années au Rwanda.

‘Au cours des interventions chirurgicales de circoncision en cours, les médecins auront désormais toute la latitude de proposer aux hommes de subir également la vasectomie’, a souligné Dr Sezibera.

source:Pana 03/02/2011

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Visite de Paul Kagame en France : Lettre ouverte à l’attention du Président de la République française

Posté par Adolphe Habimana le 12 février 2011

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Image d’archive(Le président français à Kigali) 

Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 20:47

Copie l’Assemblée Nationale et au Sénat français

Copie au Parlement européen

Copie à la Presse internationale

Concerne : La visite programmée de Paul Kagamé à Paris en mars 2011

( http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2607p010.xml0/ )

Excellence, Monsieur le Président de la République,


Je suis, comme beaucoup de citoyens français, sérieusement interpellé par l’annonce de la prochaine « visite d’affaire » du Général Paul Kagamé, prévue à Paris en mars 2011, à l’invitation du MEDEF (1).

Pour bien comprendre le malaise que partagent avec moi nombre de vos concitoyens, il est important de mettre en perspective plusieurs évènements. D’une part les accusations infondées et le comportement odieux dont ont fait preuve ces dernières années les autorités de Kigali à l’encontre de personnalités politiques et militaires françaises accusées sans preuve de complicité de génocide au Rwanda en 1994. D’autre part, les lourdes charges portées à l’encontre de Paul Kagamé par le rapport mapping de l’ONU dans le cadre des violations massives des droits de l’homme commises en RDC par les troupes du FPR.

Ces charges font sensiblement écho aux graves accusations de massacres et de crimes contre l’humanité formulées à l’encontre du président rwandais et de ses proches dans les rapports d’enquêtes judiciaires menées par les juges d’instruction français et espagnol suite aux évènements survenus au Rwanda en été 1994 et qui ont amené chacun des magistrats à décerner des mandats d’arrêts internationaux. 

Monsieur le Président,

L’examen approfondi de tous ces éléments critiques ainsi que de nombreux rapports des Nations Unies et des ONG sur l’exploitation illégale des ressources en RDC par les autorités de Kigali doivent vous faire réfléchir sur l’opportunité politique d’une telle visite.

Il en va de l’honneur d’un pays et de son peuple tout entier, sa grandeur et son rôle malheureusement déjà fort amoindri sur la scène internationale et plus encore sur la scène africaine.

Il ne s’agit assurément pas d’un détail mais d’une réalité que je vous exhorte à prendre en considération afin de ne pas élargir encore plus le fossé regrettable qui s’est creusé ces dernières années entre vous, le peuple français et une grande partie de ses élites.

Mes préoccupations, loin de se vouloir choquantes, s’accordent parfaitement avec les considérations qui ont poussé les Premiers ministres espagnol et belge à refuser de rencontrer officiellement le général Paul Kagamé. Monsieur Jose-Luis Zapatero a en effet préféré décliner sa rencontre avec Paul Kagamé initialement prévue à Madrid le 17 juillet 2010 lors du Sommet des Nations Unies sur la pauvreté (2) et Monsieur Yves Leterme a quant à lui également renoncé à cette rencontre lors de la visite de Paul Kagamé à Bruxelles le 6 décembre 2010 à l’occasion des Journées européennes du Développement (3).

Monsieur le Président, les impératifs économiques de la France ne laissent personne indifférent. Tout le monde est conscient que la grandeur de la France dans le monde passe aussi par la vigueur de son industrie internationale. Mais je doute qu’au regard de la situation qui prévaut en Afrique centrale, les intérêts de la France y trouve un quelconque intérêt. Ils ne sauraient servir que quelques appétits d’ordre privé, sans ambition et sans vision, qui misent à tort sur le processus d’implosion de la RDC et sur une hypothétique hégémonie rwandaise dans la région des grands Lacs. Des intérêts qui ne s’encombrent pas des considérations d’ordre moral, ce qui est regrettable. On en voit la limite aujourd’hui avec les évènements en Afrique du nord.

L’image de marque du Général Kagamé s’est fortement détériorée ces dernières années. Il ne bénéficie plus de la moindre entrée à la Maison blanche et ses soutiens internationaux se sont érodés même s’ils demeurent tenaces. L’atrocité des exactions qu’il a commises en RDC ainsi que son rôle actif dans les évènements de l’été 1994, trop longtemps couverts par le voile d’une culpabilité dont on comprend à présent qu’elle n’était pas justifiée, comme se plaisait au contraire à le soutenir Monsieur Kouchner, sont devenus évidents. Plus aucune tolérance ne devrait dès lors être affichée à l’égard de pareil personnage. Ce serait une faiblesse dans le chef de la France, une faiblesse incompréhensible. La France et avec elle certains de ses concitoyens les plus honorables ont vu leur honneur sali.

Vous devez, Monsieur le Président, rapidement entreprendre une œuvre de réhabilitation à leur égard. Ils la méritent et n’attendent que cela de vous. Pas de la compromission.   

Permettez-moi pour vous en convaincre davantage de vous remémorer encore bien les faits suivants :    

* LE REGIME DE PAUL KAGAMÉ A L’EXTERIEUR

Dans un récent rapport des Nations Unies (4), le président rwandais a été directement mis en cause dans des massacres qui ont provoqué la mort de plusieurs centaines de milliers de rwandais hutu – sans compter encore le triste décompte de morts congolais à venir – au Congo-Zaïre :

 » … Au moment des incidents couverts par le présent rapport, la population hutu au Zaïre, y compris les réfugiés venus du Rwanda, constituait un groupe ethnique au sens de la Convention susmentionnée. Plusieurs incidents répertoriés semblent confirmer que les multiples attaques visaient les membres du groupe ethnique hutu comme tel, et non pas seulement les criminels responsables du génocide commis en 1994 à l’égard des Tutsi au Rwanda et qu’aucun effort n’avait été fait par l’AFDL/APR pour distinguer entre les Hutu membres des ex-FAR et les Hutu civils, réfugiés ou non.

… L’usage extensif d’armes blanches (principalement des marteaux) et les massacres systématiques de survivants après la prise des camps démontrent que les nombreux décès ne sont pas imputables aux aléas de la guerre ou assimilables à des dommages collatéraux [4]. De nombreuses atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ont été également commises, avec un nombre très élevé de Hutu blessés par balle, violés, brûlés ou battus … « 

Ce rapport, publié officiellement le 1er octobre 2010, est loin d’être le premier du genre aboutissant aux mêmes conclusions.

Depuis 1994, d’autres rapports de l’ONU et d’ONG internationales mettent en évidence l’implication directe du régime de Kigali dans les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis au Rwanda et au Congo-Zaïre, de même que dans le pillage des richesses minières de la République démocratique du Congo (5).

Cette surabondance d’éléments attestant l’existence d’un régime criminel à Kigali, nous en ferait presque oublier les enquêtes judiciaires menées par le juge français Jean-Louis Bruguière et le juge espagnol Fernando Andreu Merelles (6) qui, elles aussi, pointent la responsabilité de Paul Kagamé et de certains de ses proches collaborateurs (voir ci-dessous le tableau synoptique de comparaison).

* LE REGIME DE PAUL KAGAMÉ A L’INTERIEUR

La situation interne au Rwanda s’est fortement dégradée depuis l’élection présidentielle fin 2010 qui a accordé un plébiscite stalinien au général Paul Kagamé (7). L’arrestation de l’opposante Victoire Ingabire, le climat de terreur et les meurtres politiques ont jeté le discrédit sur ces élections.

La contestation interne au régime de Kigali (8) et la dénonciation de sa véritable nature (9) ne peuvent plus être passées sous silence :

- le 29 décembre 2010, Gérard Gahima, ancien Procureur général du Rwanda, membre du noyau fondateur du Front patriotique rwandais, a expliqué que « deux raisons expliquent pourquoi ce dialogue interrwandais qui rassemble Hutus et Tutsis, représentants de l’ancien régime et déçus du FPR, doit se poursuivre en exil : au Rwanda même ce type d’exercice n’est pas possible. En outre, la diaspora rwandaise est nombreuse, dépassant, en Europe seulement, les 40.000 personnes. Presque tous les cadres de l’ancien régime demeurent en exil où ils représentent une opposition forte et organisée… » (10)

- le 8 février 2011, le Docteur Theogene Rudasingwa, ancien Secrétaire général du Front Patriotique Rwandais, ancien Directeur de cabinet du président Paul Kagamé, ancien Ambassadeur du Rwanda à Washington a accusé Paul Kagamé d’être un tueur et a confirmé le rôle de l’armée de Paul Kagamé dans les atrocités commises par ce dernier contre les populations hutu au Rwanda et en RDC (11).

* UN REGIME DECLINANT

Le général Paul Kagamé est donc rattrapé par la vérité historique et il fait face à une opposition sans précédent alliant les représentants de l’ancien régime et les déçus du FPR.

L’arrestation et l’emprisonnement à Kigali de Maître Peter Erlinder, avocat de la défense au TPIR, et son inculpation pour « négation du génocide » en juin 2010 ainsi que la condamnation de l’assassinat du conseil Mwaikusa par les Avocats de la Défense du TPIR en juillet 2010 (12) ont fait éclaté au grand jour la distorsion entre la vérité judiciaire du Tribunal Pénal International pour le Rwanda et les informations communiquées par certains médias et groupe de pression.

Les assassinats d’opposants politiques et militaires à l’extérieur du Rwanda, dont la tentative de meurtre contre le général Faustin Kayumba Nyamwasa en 2010 en Afrique du Sud, ne suffisent plus à endiguer le mouvement de contestation.

La thèse officielle du génocide des Tutsis de 1994 ne résiste plus pour sa part à la vérité judiciaire du TPIR et ramène inexorablement aux événements qui ont menés à l’attentat contre l’avion des présidents rwandais et burundais en 1994.

Le colonel belge Luc Marchal (numéro deux de la MINUAR 1993-1994) a donné son point de vue début 2011 (13) et l’expert français auprès du TPIR Bernard Lugan a expliqué dès avril 2010 (14) :

« … Le génocide n’ayant pas été programmé, comme cela a été clairement établi par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (jugement du 18 décembre 2008 dans l’affaire Bagosora et consorts, TPIR-98-41-T), la France ne pouvait donc savoir qu’il allait avoir lieu.

… En réalité, ces attaques constituent une manœuvre servant à masquer les véritables responsabilités dans le génocide. 

… Le régime de Kigali est inquiet ; le moment approche en effet qui verra éclater la vérité qui est que c’est en utilisant l’apocalypse du génocide qu’il a pris le pouvoir et qu’il a été accepté par la ‘communauté internationale’. 

Sa légitimité étant fondée sur le mensonge, il veille donc avec un soin jaloux à ce que l’histoire ‘officielle’ qu’il a réussi à imposer aux médias ne soit pas contestée. 

… Le plus insolite est que, dans cette entreprise, il bénéficie de l’aide d’alliés influents au sein de l’Etat français et notamment de la plus haute hiérarchie du ministère des Affaires étrangères … »

N’est-il pas édifiant que les porte-voix de la thèse du génocide des Tutsis continuent à nier cette vérité judiciaire du TPIR et qu’ils continuent à parler de « renforcement du négationnisme du génocide des Tutsis » ?

Benjamin Abtan s’y est risqué le dernier le 20 novembre 2010 dans Le Monde mais il n’a jamais réagi à mon droit de réponse (15).

Benjamin Abtan se tait.

* RAPPROCHEMENT DE PARIS ET DE KIGALI

Force est de constater que votre voyage à Kigali le 25 février 2010 (16) a eu lieu avant que les experts du TPIR ne renseignent correctement l’opinion publique au sujet des sentences du TPIR détruisant la thèse de planification de génocide avant l’attentat.

Votre reconnaissance d’ »erreurs » françaises lors du génocide rwandais a suscité un certain nombre de réactions (17).

Le principal objectif de ce voyage a été de renforcer les liens entre la RDC et le Rwanda pour utiliser les richesses de l’Est que convoitent les multinationales (18).

La prochaine arrivée du général Paul Kagamé à Paris en mars 2011, initiée par le MEDEF, aura lieu dans des circonstances sensiblement différentes de celles de février 2010

En suivant l’exemple des Premier Ministres Zapatero et Leterme qui ont boycotté le général Paul Kagamé, vous disposerez d’une opportunité unique pour rétablir l’honneur de la République et de l’armée française injustement accusés de participation à un génocide : les sentences du TPIR sont incontestables.

Vous permettrez aussi aux familles de français tués dans l’attentat contre l’avion des présidents rwandais et burundais d’enfin accéder à la justice.

En n’annulant pas la visite du général Paul Kagamé à Paris en mars 2011, vous ne ferez que confirmer, dans la foulée de votre soutien contesté à la présidentielle à un tour en RDC (19), les propos de ceux qui affirment que vous êtes « l’ennemi des espoirs démocratiques africains » (20).

L’exploitation des matières premières de l’est congolais a un coût à payer (21) :

« … When we consider the suffering and the scale of the atrocities in Congo, we cannot but recall our own 6 million victims of Nazi genocide. The « hear nothing, see nothing and do nothing » approach fails to fulfil the promise to « never again! » stand idly by while human beings are slaughtered. It denies justice to the victims and questions our very commitment to humanity. As rabbis we cannot ignore the call of our tradition …  

Je vous prie d’agréer, Excellence, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Stéphane Sonck

Simple citoyen français

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La justice rwandaise condamne l’opposant Bernard Ntaganda à la prison ferme

Posté par Adolphe Habimana le 13 février 2011

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Photo non datée de Bernard Ntaganda.

DR

Par RFI

Sous les chefs d’accusation d’atteinte à la sureté de l’Etat, appel à la division ethnique et organisation d’une manifestation non autorisée, Bernard Ntaganda, opposant Rwandais, a été condamné le 11 février 2011 par la Haute cour de Kigali à quatre ans de prison ferme. Arrêté en juin dernier, l’opposant a toujours clamé son innocence, affirmant que les poursuites engagées contre lui étaient politiquement motivées.

Bernard Ntaganda avait été arrêté le 24 juin 2010 après avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle, prévue pour le mois d’août. Alors qu’une autre opposante Victoire Ingabiré était, elle aussi, interdite de se présenter, et qu’un troisième, André Kagwa Riserweka était retrouvé mort à la mi-juillet.

Paul Kagamé s’est donc retrouvé sans véritable rival, et s’est fait triomphalement réélire au mois d’août. Tout comme Victoire Ingabiré, Bernard Ntaganda a été accusé de divisionnisme et d’appel à la haine ethnique.

Deux journalistes condamnés la semaine dernière

Selon le procureur qui avait requis dix ans contre lui, « le fait de dénigrer l’autorité de l’Etat peut mener la population à se soulever ». Mais Amnesty International dénonce la tendance à la criminalisation de l’opposition et réclame la libération inconditionnelle de Bernard Ntaganda.

Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, « la tendance croissante au Rwanda à condamner les individus pour atteinte à la sécurité nationale parce qu’ils ont critiqué le gouvernement est profondément préoccupante ». La semaine dernière deux journalistes rwandais, Agnès Uwimana et Saidati Mukakibibi, ont été condamnés respectivement à dix-sept et sept ans de prison pour avoir publié des articles critiques envers le pouvoir à la veille des élections.

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Rwanda:Le Ministre de la culture Joseph Habineza pris en flag chez les « nanas »

Posté par Adolphe Habimana le 17 février 2011

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Mr Joseph Habineza Ministre de la culture du gouvernement Rwandais

(Texte original en Kinyarwanda )

Après le scandale révélé sur le site internet  »le prophete.fr, son excellence Mr le Ministre à démissionné le 16/02/2011

UWANZI W’ABANYARWANDA SI GAHUTU, SI GATUTSI. NI LETA YA KAGAME YAMUNZWE KUBERA UMURENGWE (13.02.11)

Rwanda:Le Ministre de la culture Joseph Habineza pris en flag chez les Ministre HABINEZA Joseph, yahimbawe.

Nitwa Philippe Tuyisenge. Mfite imyaka 28. Nigaga muri Kaminuza ya Butare.Nahagaritse kwiga muri uyu mwaka wa 2011 kubera kwimwa inguzanyo ngo mbashe kurangiza amashuri. Nkaba rero mbanje gushima abashyizeho uru Urubuga Le Prophete -Umuhanuzi rutwemerera kugeza ku Banyarwanda bose akarengane twibonera n’amaso yacu, tukakumva n’amatwi yacu, tukakabamo mu buzima bwacu bwa buri munsi, hano iwacu mu Rwanda. Ahari Imana yaba iduhaye ikinyamakuru cyigenga twajya tunyuzamo ibitekerezo byacu mu bwisanzure, dore ko imyaka yari ibaye myinshi twaraniganwe ijambo!   Hari uyobewe se uko itangazamakuru ryigenga rifashwe muri iki gihugu? Umuseso ukorera he ? Umuvugizi, Imboni…ibyo binyamakuru byose byarigitiye he ? Abanyamakuru babyo babarizwa he? Ubashaka ajye abasanga muri 1930, niho bose Leta ya FPR yabahaye ikibanza! Ibyo byose, abaturage tuba tubireba ariko tukicecekera! None se wagira ute ? Nyamara sinyobewe ko amategeko yanditse mu bitabo yemerera buri muturarwanda kwisanzura akavuga cyangwa akandika icyo atekereza! Numva kandi bivugwa ngo igihugu cyacu kigendera ku mategeko! Uretse ko mu by’ukuri “amabwiriza atanditse” arusha amategeko gukurikizwa, mu Rwanda rwa FPR! Hoya, ntibakatubeshye, ikiranga abategetsi ba FPR ni iki : Iyo bihaye akabanga ntibatukane mu ruhame ,bavuga neza, bagakora nabi ! Muri make barabeshya gusa. Barabitumenyereje, twarabyakiriye, iyo bavuga baba batubeshya. Kandi nabo bazi neza ko tuzi ko baba batubeshya! Ariko igihe kirageze ngo natwe dufate ijambo, tubwire abategetsi bacu ko benshi mu rubyiruko, tutacyihanganira ubuyobozi buteye butyo!

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minisitre-habineza-joseph-ushinzwe-umuco-yabaye-uwo-kurarura-abana-b-abanyarwanda dans ACTUALITE Minisitre HABINEZA Joseph ushinzwe umuco, yabaye uwo kurarura abana b’abanyarwanda

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  1. Ikinteye kubandikira

 

Niba nongeye gufata ikaramu n’urupapuro nkandika ni uko ndi muri abo batagishobora kwihanganira akarengane babona muri iki gihugu, ku ngoma ya FPR! Mu cyumweru gishize nanditse inyandiko ivuga ngo “Umuyobozi w’Urwanda asigaye yitwa Ifaranga”. Ndahamya ko ariko bimeze. Nta bwo Leta yitaye ku baturage, habe na busa! Icyo ishyira imbere muri rusange ni ugushaka ifaranga. Iyo ribonetse abo baminisitiri n’ibyo bikomerezwa bararigabangana mu kwihemba ibitubutse, uboshye abagabana iminyago! Hari uyobewe ko imishahara bahembwa itagize aho ihuriye n’ubushobozi buke bw’agahugu kacu k’Urwanda ngo tuzamugezeho imibare nyayo y’ayo bihemba batitaye ku baturage b’abakene bakomeje kwicwa n’amavunja n’inzara ? Ni uko bamara kurengwa, bagahugira mu byo kwifurahira , bakazavumbukayo bajya gusenya amazu y’abaturage no gukona abakene!

Nyuma y’uko inyandiko yanjye isohotse ku rubuga www.leprophete.fr natangajwe no kubona hari benshi biha gutukana no guhuragura ibigambo byinshi ngo bararengera ubutegetsi! Nategereje ko hari uwanyomoza ingingo n’imwe mu zo nubakiyeho inyandiko yanjye ndaheba! Noneho nkaba niyemeje kubereka ikimenyetso gifatika cyerekana ko ikibazo dufite mu Rwanda atari uko turi Abahutu cyangwa Abatutsi. Ikibazo nyirizina ni Leta ya Paul Kagame yamunzwe kugera mu ndiba! Iyo mungu igaragara mu bitekerezo no mu bikorwa by’Abayobozi bakuru b’igihugu.

ndebera-uko-inkumi-zamugaritse-zikamufata-ubwanwa-abaminisisitiri-b-iyi-ngoma-ntibasanzwe-pe Ndebera uko inkumi zamugaritse zikamufata ubwanwa !! Abaminisisitiri b’iyi ngoma ntibasanzwe pe !

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Imungu mu bitekerezo?

  

Mu bishobora kuvugirwa ahagaragara, Politiki FPR iyoboje Urwanda kuva muri 1994 yubakiye kuri gahunda yo gusopanya Abanyarwanda hashingiwe ku muco wo gutoranyamo bamwe bakitwa“Abanzi b’igihugu”.

Mu bitavugwa ariko bigaragarira buri wese, politiki ya Paul Kagame yubakiye mu gukusanyiriza ubutegetsi n’umutungo wose w’igihugu mu biganza by’agatsiko k’abaherwe bamufasha kuyobora igihugu mu buryo bw’igitugu giteye ishozi.

Koko rero FPR imaze gufata ubutegetsi, yatubwiye ko umwanzi w’igihugu ari “igipinga”, igipinga kikaba Interahamwe, interahamwe ikaba Umuhutu. Ni uko Leta yahuka mu Bahutu irica, irambuka ibasanga no muri Congo, ibicamo ibihumbi n’ibihumbagiza, abandi na n’ubu buzuye za Gereza, izizwi n’izitazwi.Ubwo ni nako Leta yatwerekaga ko ikibazo gihari ari icy’amoko (Hutu-Tusi) , cyazanywe na Parmehutu muri 1959.

Muri iyi minsi Leta ya FPR yahinduye imvugo n’ingiro. Bamwe mu bahoze bitwa Interahamwe bari ku ibere. Ni na bo kandi bakoreshwa mu gushinja no kwicisha Abanyarwanda bazira akamama. Ubu noneho umwanzi ni Generali Kayumba Nyamwasa, Patrick Karegeya, Gerard Gahima, Tewogeni Rudasingwa n’imiryango yabo ikomeje gutoterezwa hano mu gihugu. Kandi uko tubizi, muri abo « banzi bashya » b’igihugu, nta muhutu ubarangwamo ! Siniriwe mvuga abandi Batutsi nka Dewo Mushayidi bahabonera ishyano iyo batinyutse kuvuga ko FPR irenganya Abanyarwanda. Bene abo Batutsi babona ko ibintu byifashe nabi ni bo bipinga bigezweho, barahigwa bukware. Bahinduwe abanzi b’Urwanda kuko barebwa nabi na Leta ya Paul Kagame.

Kandi nyamara nk’uko bivugwa na bene byo, icyo bapfa cya nyakuri ni isaranganya ritagenze neza mu nda y’ingoma, bamaze gufata ubutegetsi. Ibyo byari bikwiye kudufasha kubumbura amaso, tukitegereza, maze tukabona ko ikibazo nyacyo kizatwika Urwanda rukaba umuyonga atari ubushyamirane hagati y’Abahutu n’Abatutsi. Ni ubusambo bw’abari ku butegetsi bakomeje kwikubira umutungo wose w’igihugu, bamara kurengwa bakaduka mu bakene, bakabirukana mu mugi wa Kigali, bakabatwikira utururi twabo twa nyakatsi, bakirukana abana babo mu ishuri ngo batiga bakajijuka, bakaba baraniyemeje kubakona ngo badakomeza kubyara bakororoka!

Benshi mu rubyiruko turambiwe aya maco y’inda yahinduwe politiki iyobora igihugu kuko dusanga bizakomeza guhitana Abanyarwanda benshi ! Uwo murengwe w’Abayobozi b’abaherwe utabura kugira ingaruka zikomeye ku baturage b’abakene, ni wo niyemeje kwamagana nivuye inyuma. Nibidahinduka, turahaguruka tujye mu mihanda , tuzashirwe abo bayobozi b’inda nini bafashwe mpiri. Reka mpere kuri Minisitiri w’urubyiruko, mbereke uko benshi mu bagize Leta bameze. Ubutaha nzabereka n’abandi bamunzwe, namwe mwihere amaso.

nyamara-uyu-mugabo-ngo-afite-urugo-ra Nyamara uyu mugabo ngo afite urugo ra !

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Minisitiri w’urubyiruko n’umuco ashinzwe kugira abana bacu ibyomanzi ?

 

Ibyo ngiye kuvuga aha ntabwo ari inkuru mbarirano . Minisitiri Yozefu Habineza ni we ubwe wampaye uburyo bwo kumumenya bihagije. Abatamuzi babona ko ari umutegetsi uzi gushyikirana n’urubyiruko. Simbihakanye. Ariko icyo minisitiri w’urubyiruko n’umuco ashinzwe mu gihugu ngira ngo si ukumenya kubyina neza mu bitaramo no kurara mu kabari!

Jyewe ndamurega ko afite ingeso ikomeye, abamukuriye bakagombye gufataho icyemezo. Ndamushinja ko akoresha umwanya afite maze agashora urubyiruko ashinzwe mu ngeso z’ubusinzi, gukoresha ibiyobyabwenge no   mu busambanyi. Iyo arangije akazi ko mu biro(uretse ngo ko hari n’abo afatira mu biro bye!), muzamutubarize aho arigitira! Ajya gushaka abanyeshurikazi atesha kwiga, akabararana iyo mu mahoteli dore ko we ashobora no kuryamana na batanu cyangwa barindwi icyarimwe!

Jyewe by’umwihariko yangiriye nabi kuko yanyiciye ubuzima ku buryo budasubirwaho ! Iyo tuba mu gihugu kigendera ku mategeko, mba naramureze mu rukiko! Ariko se narega uwo ndegaho? Muti yagutwaye iki ?

Umwari nakundaga (ari kuri ariya mafoto) twateganyaga no gushyingiranwa mu mwaka utaha, tumaze gutandukana kuko uriya muminisitiri yahoraga amutwara muri ibyo bigare byo kujya gusinda no gusambana. Nabanje kubyihanganira kuko uwo fiyanse (fiancée) wanjye yambwiraga ko atazasubira kugendana na Minisitiri uwo. Nyamara Minisitiri yakoresheje ingufu, amutera ubwoba, nuko amurundurira muri izo ngeso mbi.Ubu noneho yaranamutorokeje sinzi iyo yamwohereye, nabuze ihene n’ibiziriko ! Nabuze uko ngira, mfata icyemezo cyo guhirikira umutima ho ibuye ariko byanteye gutekereza ngera kure!

Abaminisitiri bo mu Rwanda bashinzwe iki? Ese bafite ububasha bwo kwikorera ibyo bashatse byose birimo no kurenganya abaturage, bigashirira aho nta rubanza ? By’umwihariko se Minisitiri w’urubyiruko afite uburenganzira bwo kurarura abana bigeze hariya, akabagira ibyomanzi, abamuyobora bamushyize muri uriya mwanya ntibagire icyo babivugaho?! Ubwo se ntibyerekana ko yenda ari ko kazi Leta yamushinze twe tukaba tutabizi ?

Ubwo kandi si ibyo gusa. Birazwi ko Minisitiri Yozefu Habineza abana n’agakoko k’ubwandu bwa sida! Ariko ibyo ntibimubuza kuryamana n’imbaga y’urubyiruko ntacyo yishisha! Muri ayo mage nahuye nayo, nahamenyeye ko, muri iyo mibonano mpuzabitsina ibanjirijwe n’ikivu cy’inzoga zikomeye ndetse n’ibindi biyobwabwenge, Minisitiri Yozefu Habineza atajya yemera gukoresha agakingirizo ngo nibura arengere ubuzima bw’abo bana! Ubwo se ubwicanyi burenze ubwo ni ubuhe? Igiteye umujinya kurushaho ni uko muri abo bana b’abakobwa arindagiza harimo rwose n’abato cyane batagejeje ku myaka 18(turacyabikoraho anketi yuzuye tuzabibagezaho neza ubutaha). Ubugome burenze ubwo ni ubuhe? Ubwo rero abo bakobwa babyuka kwa minisitiri bakajya gukongeza ba “copains” babo, bagahererekanya ubwandu batyo : ubwo se icyaha cy’itsembambaga si bene icyo? Nyamara intebe ye akomeje kuyicaraho nk’aho nta kibazo na busa ateye! Yemwe, Leta ziragwira!

reba-amacupa-y-inzoga-bamaze-kwirenza Reba amacupa y’inzoga bamaze kwirenza!

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dore-uwo-munezero-ndagaca-namwe-mumbwire-nk-uyu-koko-ari-fiyanse-wawe-umutima-ntiwaguhagararana Dore uwo munezero ndagaca! Namwe mumbwire: Nk’uyu koko ari fiyanse wawe, umutima ntiwaguhagararana ?!

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Umwanzuro

Simpamya ko abakuriye Minisitiri Yozefu Habineza hari icyo bazamubaza kuko nta gaciro bajya baha akababaro k’umukene. Kandi , nk’uko tuzabyerekana mu nyandiko yacu itaha, tuzi neza ko hari n’abandi bagenzi be b’abayobozi bikorera ibyo bashaka mu gihugu, bakica, bagakiza, bakarengaya umukene nta cyo bishisha kuko bibwira ko nta gaciro afite kandi atagira kirengera. Niba ubwo buryo bwo kuyobora igihugu budahindutse, ndasaba urubyiruko ko twebwe twakwikuramo bwangu politiki ya munyangire abaherwe batuyobora bamaze igihe baducengezamo. Ahubwo twebwe ubwacu twari dukwiye guhaguruka tukajya mu muhanda, tukirwanaho dukora revolisiyo. Naho ubundi abo bakire bacu badusuzugura bakadufata nk’amatungo bazaduhindura abasazi twiruke ku gasozi, cyangwa bazakomeze badutindahaze kugera twimanitse twese mu kagozi!

Philippe Tuyisenge

naragendesheje-byararangiye Naragendesheje byararangiye!

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abakobwa-bose-b-igihugu-ni-abe-nta-kundi Abakobwa bose b’igihugu ni abe, nta kundi !

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iyi-narayibonye-mperako-nkurayo-amaso Iyi narayibonye mperako nkurayo amaso!

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yego-ga-minisisiriri-w-umuco-abaminisitiri-baragwira Yego ga Minisisiriri w’umuco ! Abaminisitiri baragwira !

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minisitiri-w-umuco-oye-oye-harakabaho-leta-ya-paul-kagame Minisitiri w’umuco, oye ! Oye ! Harakabaho Leta ya Paul Kagame !

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Ngizo zimwe muma photos ya Ministre HABINEZA Joseph, mwazireba mukoresheje Flash player

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Rwanda:TEMERITE OU SUICIDE

Posté par Adolphe Habimana le 17 février 2011

rwambonera.jpg

Rwambonera Maurice, Aimable Ngabitinze, Ernest Gakwaya: le trio suicidaire

(texte original en Kinyarwanda)

Bamwe mu bacitse ku icumu bandikiye Perezida Kagame ibaruwa imusaba kubahumuriza

Tariki ya 11 Mutarama 2011 ku isaha ya saa sita n’ iminota 15 z’ ijoro (00h15), nibwo bamwe mu bacitse ku icumu bagera kuri 23 bashyize ahagaragara ibaruwa “itabaza” bandikiye Perezida wa Repubulika Paul Kagame.Ibaruwa dukesha Ikinyamakuru Umwezi cyasohotse kuri uyu wa Kane tariki ya 20 Mutarama nacyo gicyesha Ibuka; Umuryango uharanira Inyungu z’ Abacitse ku icumu, iteye itya:

Nyakubahwa Perezida wa Repubulika,

Twebwe abacitse ku icumu n’ inshuti zabo dutuye mu Rwanda ndetse no mu mahanga, turamagana itumirwa ry’ abantu bagize uruhare mw’ itsembabwoko ryakorewe Abatutsi muri 1994 mu nama y’ umushyikirano yahamagajwe, igategurwa, ndetse ikanayoborwa na Leta y’ U Rwanda.

Nyakubahwa Perezida, kuba Leta yarafashe icyemezo cyo gushakisha no kutumiza abantu nka Ernest Gakwaya alias Camarade, Aimable Ngabitsinze na Maurice Rwambonera ndetse ikabishyurira ingendo; kuba mu basirikare bakuru b’ ingabo ndetse n’ abahagarariye U Rwanda mu mahanga barafashe umwanya wo kwigaragaza hamwe n’ abo bantu, byatumye twibaza aho Leta y’ U Rwanda ihagaze ku kibazo cya Jenoside ubwacyo, aho ihagaze mu gukurikirana abagize uruhare muri iyo Jenoside, no mu guca burundu ipfobya ry’ itsembabwoko ryakorewe Abatutsi muri 1994.

Nyakubahwa Perezida, kuba abantu bagize uruhare ruzwi mu itsembabwoko ryakorewe Abatutsi baza mu Rwanda nk’ abatumire ba Leta, bagatambagizwa igihugu n’abayobozi bakuru, bihahamura abarokotse ubwicanyi bwa’ abo batumirwa, cyane cyane ababyeyi n’ abakobwa bafashwe ku ngufu n’ abo bagizi ba nabi. Ndetse bihahamura kandi abacitse ku icumu muri rusange.

Turasanga ibi ari ibikorwa bitandukanye n’ amatotwara ndetse n’ amatangazo, amabwiriza y’ igihugu cyacu asanzwe avuga ko gupfobya jenoside bitazihanganirwa kandi kandi abagize uruhare muri jenoside bazakurikiranwa.

Nyakubahwa Perezida, tubandikiye uru rwandiko kugira ngo tubamenyeshe impungenge twatewe n’ itumirwa rya bariya bagabo ndetse no kwiyerekana hamwe nabo kwa bamwe mu bayobozi, kuko bigaragara mu maso ya benshi nko gushinyaguriraabarokotse genoside. Ntabwo twareka kwamagana ibi, ndetse ngo tunabibamenyeshe cyane cyane ko twizera ko iki ari ikibazo mwumva.

Nyakubahwa Perezida, turangije tubashimira k’ ubwitabire muzaha impungenge zikubiye muri iyi nyandiko, tunabasaba ko mwaduhumuriza, mugahumuriza abacitse ku icumu bose ndetse n’ Abanyarwanda twese muri rusange ko ubusabane n’ abantu bagize uruhare muri jenoside budashobora kwihanganirwa ahubwo ko Leta y’ U Rwanda muyobora igiye kongera umurego mu kubakurikirana kugirango bagezwe mu butabera.

Tubifurije umwaka mushya muhire wa 2011. Uzabere U Rwanda umwaka w’ amahoro, ubutabera n’ amajyambere.

Murakarama.

Abashyize umukono kuri uru rwandiko:

1. Philibert Muzima

2. Hiram Gahima

3. Olivier Kameya

4. Gallican Gasana

5. Jeff Nsengimana

6. Jean Claude Nkubito

7. Placide Kalisa

8. Odette M.Shyaha

9. Onesphore Mugarura

10. Etienne Masosera

11. Mari Claire Mwanayindi

12. Appoline Mukandanga

13. Aloys Kabanda

14. Ange Twagirayezu

15. Jacqueline Cyamazima

16. Anne Uwamahoro

17. Deo Mazima

18. Domina Rutayisire

19. Louis Nkubana

20. Dada Gasirabo

21. Gaudence Karimangingo

22. Theodore Wintega

23. Ariane Mukundente.

Hejuru ku ifoto

Abateye impungenge abacitse ku icumu: Uhereye ibumoso hari Maurice Rwambonera, Aimable Ngabitsinze na Ernest GakwayaFoto: Arshive
Ruzindana Rugasa

Source: igihe.com

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En RDC, une résidence du président Kabila attaquée par des hommes armés

Posté par Adolphe Habimana le 28 février 2011

 josephkabila432.jpg

Le président congolais, Joseph Kabila.

(Photo : Wikipédia)

Par RFI

Pour les autorités de Kinshasa, il s’agit d’une tentative de coup d’Etat avorté. Une résidence du président congolais Joseph Kabila, à Kinshasa, a été attaquée ce dimanche 27 février 2011 par des hommes armés non identifiés dont six ont été tués par la garde républicaine qui patrouillait dans le quartier. Le calme est revenu sur place.

En début d’après-midi, un commando décide d’attaquer le quartier GLM où est située la résidence du président Joseph Kabila. Lourdement armés, selon le porte-parole du gouvernement,  munis d’armes de guerre, de flèches et de machettes -selon d’autres sources-, les hommes se heurtent à la première barrière de la garde républicaine. Il y a des échanges de tirs et des morts de part et d’autre. Six ou sept morts au total, selon des sources contactées par RFI.

Quelques assaillants sont faits prisonniers. Près d’une heure après, une longue file de 4 x 4, précédée de motards, semblable au cortège présidentiel, roule sur l’avenue de la Justice en direction du quartier GLM. D’autres tirs sont signalés vers la base logistique du camp Kokolo.

Au milieu d’un match de football, le porte-parole du gouvernement apparaît à la télévision nationale. Lambert Mendé reconnaît l’attaque du quartier résidentiel du chef de l’Etat, dénonce des rumeurs et met en garde contre les auteurs de celles-ci.  Il n’y a pas de couvre-feu décrété dans la ville.

En 2004, un autre commando avec à sa tête le major Eric Lenge de l’ex-GSSP (Groupe Spécial de Sécurité Présidentielle) avait tenté d’attaquer la même résidence du président Kabila.

tags: Joseph KabilaRDC

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RDC : Kabila révoque Nzanga Mobutu de son poste de vice-Premier ministre

Posté par Adolphe Habimana le 11 mars 2011

11/03/2011 à 09h:18 Par Jeune Afrique

Une photo non-datée de Nzanga Mobutu à Kinshasa.

Une photo non-datée de Nzanga Mobutu à Kinshasa. © AFP

Le fils du maréchal Mobutu, qui avait apporté son soutien à Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle de 2006, s’est fait révoqué par ce dernier pour « abandon de service ».

Kabila rompt avec Mobutu fils. Le président congolais (RDC) a décidé de révoquer son vice-Premier ministre et ministre du Travail, François-Joseph Nzanga Mobutu, le fils du maréchal Mobutu Sese Seko, ancien chef du Zaïre.

Joseph Kabila a pris cette décision par un décret signé du 8 mars et lu jeudi soir à la Radio télévision nationale.

« Il a été révoqué pour « abandon de service », a précisé le porte-parole du gouvernement Lambert Mende. Il était parti en novembre à Rome pour représenter la RDC à la création du cardinal (congolais) Laurent Monsengwo, et il est resté en Europe sans aucune explication, sans rien signaler à qui que ce soit ».

Nzanga Mobutu a toujours revendiqué le lourd héritage de son père, même s’il avait surpris en se ralliant avec Joseph Kabila, le fils du tombeur de son père, Laurent-Désiré Kabila, dans l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2006.

Au premier tour de cette élection, il avait remporté 4,77% des voix avec son parti,  l’Union des démocrates mobutistes (Udemo), ce qui lui avait valu un poste au gouvernement. Des rumeurs sur un éventuel départ avait toutefois circulés début 2010.

En cette année d’élection présidentielle, le gouvernement nie toutefois que sa révocation soit une décision politique. « Ce n’est pas son parti qui est visé, il y a d’autres ministres de l’Udemo au gouvernement » a affirmé Lambert Mende. (avec AFP)

source:jeune afrique

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Du caoutchouc au 19ème siècle au coltan du sang actuellement, la RDC toujours victime de prédation capitaliste occidentale !

Posté par Adolphe Habimana le 11 mars 2011

Kinshasa, 10/03/2011 / Politique

Triste destinée que celle de la RDC et de sa population qui subissent depuis deux siècles une éhontée exploitation capitaliste occidentale avec d’abord l’ère du caoutchouc que les colonialistes faisaient produire aux indigènes congolais au prix du sang et maintenant à l’ère du coltan pour lequel on tue sans vergogne les autochtones de l’Est du pays

 carterdcnew.jpg

Depuis le début du capitalisme en Europe au 15ème siècle, l’Afrique en général et la RD Congo en particulier, est victime de ce nouveau système d’exploitation. Après la traite négrière, qui a déporté plus de 300 millions d’Africains vers l’Amérique sans oublier de millions de morts inconnus durant la traversée de l’océan Atlantique, est venue la colonisation au 18ème siècle. Le Congo a payé un prix très lourd : le caoutchouc rouge.

En effet, avec la demande croissante des pneus pour l’automobile sur le marché mondial, 5 à 8 millions des Congolais furent décimés. Ceux qui ont eu la chance de rester en vie se retrouvèrent avec des mains coupées. Dans la troisième révolution du capitalisme, celle de la finance, des télécommunications et de l’informatique, le Congo paie encore le prix fort. Après le caoutchouc rouge, c’est le coltan du sang.

Plus de 5 millions de morts pour que les multinationales anglo-saxonnes contrôlent 80 % de réserves de coltan indispensable à l’industrie aéronautique, aérospatiale, de la défense et pour la fabrication des composantes électroniques.

Comme du temps de la traite négrière où les capitalistes européens utilisèrent les Africains pour faire la chasse aux esclaves noirs et les vendre en Amériques, les multinationales anglo-saxonnes utilisent aujourd’hui de nouveaux Etats africains pour faire main basse sur les richesses naturelles de la République démocratique du Congo.

Etats négriers de temps modernes

Sous prétexte de revendiquer leur nationalité, des tutsi congolais dits banyamulenge et trois Etats voisins africains, en l’occurrence l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, ont été armés par les puissances extérieures et les multinationales anglo-saxonnes pour attaquer la République du Zaïre de Mobutu en1996.

Au cours de l’avancée des troupes rwandaises, burundaises et ougandaises, les multi nationales signent des contrats de concessions minières avec la rébellion de l’AFDL dirigée par Lau¬rent-Désiré Kabila.

L’enjeu était de taille : contrôler tout l’Est du Congo qui regorge des minerais stratégiques. La RDC héberge plus de 75 % des réserves mondiales de coltan, plus du tiers des réserves mondiales de cobalt, 10 % de réserves mondiales de cuivre… Elle sera bientôt classée parmi les grands producteurs du pétrole.

Curieusement, tous ces minerais stratégiques se trouvent à l’Est du pays, d’où la guerre d’agression est partie. Il se dégage deux objectifs aux yeux des parrains de la guerre : soit faire du Rwanda un Etat incontournable économiquement, soit balkaniser la RDC pour créer un autre Etat appelé Congo oriental comme beaucoup d’auteurs occidentaux commencent à le signaler dans leurs littératures.

Ainsi la RDC se retrouve au centre des enjeux géostratégiques et économiques. Et pour arriver à contrôler l’Afrique centrale il faut évincer la France de l’Afrique centrale d’une part, et barrer la route à la Chine, puissance économique émergeante d’autre part.

Cependant l’installation du régime de l’AFDL à Kinshasa, le 17 mai 1997 va se dérouler sur fond des contestations de la part de la population habitant la capitale congolaise. La lune de miel entre le régime Kabila et ses parrains ne va pas durer longtemps.

S’étant rendu compte que son pays est pillé de fond en comble par les multinationales, le Rwanda, l’Ouganda, le Bu¬rundi et tous les maffieux du monde entier, Laurent-Désiré Kabila va tenter de se libérer de la tutelle de ses parrains. Le 2 août 1998, le Rwanda et l’Ouganda attaquent la RDC et créent des mouvements rebel¬les. La rébellion soutenue par le Rwanda s’installe dans les Kivu et celle soutenue par l’Ouganda dans la Province Orientale.

Le Rwanda et l’Ouganda, avec le soutien de grandes compagnies pétrolières et minières anglo-saxonnes, vont contraindre la République démocratique du Congo à céder  aux exigences. Malgré  tous les accords singés sous  la pression des puissances occidentales, ils vont s’installer durablement dans l’Est de la RDC.
Mais sous la protection des militaires rwandais et ougandais qui ne sont  jamais partis de la RDC, les multinationales pétrolières occidentales continuent à piller. Ils ont trouvé une méthode simple pour rester au Congo : bras¬sage et mixage des éléments ex-rebelles en vue de l’intégration dans l’armée nationale tenue par les Nations unies (MONUC). Le mixage et le brassage ont permis aux militaires rwandais inscrits sur les listes CNDP, de porter les uniformes des Forces armées congolaises afin de contrôler les zones miniè¬res et pétrolières.

Malgré les différents rapports des experts de l’ONU sur le pillage des richesses naturel¬les de la RDC publiés en 2001, 2002, 2003, 2005 et 2008, les Capitalistes occidentaux restent in¬différents non seulement aux conséquences de ces pillages, mais aussi à la dénonciation des 5 millions de morts engendrés par cette guerre des mines.

Par ailleurs, le Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri Museveni sont présentés comme des victimes et la RDC le bourreau. Et pour cela, les lobbies occidentaux et leurs Think Tanks sont actifs à Londres, à Washington et à Bruxelles pour défendre l’occupation par des Ougandais et des Rwandais de la RDC.

En tout état de cause, tout est mis en place pour que le Congo ne puisse pas devenir un Etat moderne capable de se doter d’une armée nationale afin de recouvrer ses territoires occupés et pillés.

Le Potentiel


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Rwanda: Une idée géniale! « Castration ou Vasectomie »

Posté par Adolphe Habimana le 11 mars 2011

Rwanda | Face à la croissance démographique, le Rwanda encourage les hommes à la vasectomie

Le Rwanda, dont la croissance démographique élevée met en péril les efforts de développement et les récents progrès économiques, encourage les hommes à la vasectomie, une initiative parmi d’autres pour contenir la progression de sa population.

Avec en moyenne 395 habitants au km2, le Rwanda est le pays le plus densément peuplé d’Afrique sub-saharienne: en 50 ans, sa population a quadruplé pour passer la barre des 10 millions d’habitants aujourd’hui, sur un territoire de quelque 28.000 km2, un peu moins grand que la Belgique.

Les autorités rwandaises tentent d’enrayer cette croissance galopante susceptible de remettre en cause les acquis économiques de l’après-génocide (1994), sur un modèle volontariste caractéristique du régime du chef de l’Etat Paul Kagame.

Et de proposer, dans le cadre d’un vaste programme national de planning familial, la solution, parmi d’autres, de la vasectomie sans scalpel, une intervention chirurgicale bénigne mais très efficace pour rendre les hommes stériles.

Cette technique consiste à couper et bloquer les canaux qui transportent les spermatozoïdes à partir des testicules, entraînant une stérilisation complète du patient.

John Rutaremara, 31 ans, prévoit de prendre rendez-vous pour se faire opérer. Ce père de deux enfants explique avoir du mal à boucler ses fins de mois avec ses six dollars de salaire quotidien.

« Nous avons beaucoup de dépenses. Les frais de scolarité, la nourriture, l’électricité sont très chers à Kigali. Si nous avions plus d’enfants, la vie serait vraiment très difficile », témoigne-t-il.

« Je préfèrerais avoir seulement deux enfants bien portants et bien éduqués que d’en avoir huit qui connaissent la faim chaque jour », ajoute-t-il.

L’opération à laquelle aspire John est rapide, peu coûteuse et comporte peu de complications.

« Cela prend environ 15 minutes et c’est sans douleur. Nous utilisons seulement une petite aiguille, sous anesthésie locale », explique Leonard Kagabo, l’un des médecins du programme.

Polémique sur les objectifs chiffrés

Le projet rwandais a soulevé dans un premier temps une polémique, plusieurs articles de presse affirmant que les autorités avaient déterminé un objectif chiffré du programme, 700.000 vasectomies sur trois ans.

Un parti d’opposition avait ainsi accusé le gouvernement « d’émasculer les pauvres ».

« Il n’y a pas d’objectif de 700.000 vasectomies et il n’y en aura jamais. Fixer de tels objectifs pour des solutions de planning familial de cette nature constituerait une violation des droits de l’Homme et serait contraire à l’éthique », rétorque Agnes Binagwaho, la numéro 2 du ministère de la Santé.

Le recours à la vasectomie en Afrique sub-saharienne est très peu répandu, cette pratique étant souvent accusée à tort de provoquer l’impuissance.

Par ailleurs, des spécialistes s’inquiètent des effets pervers d’une politique visant à généraliser les vasectomies, susceptible selon eux d’entraîner une diminution de l’usage des préservatifs et de provoquer une recrudescence des maladies sexuellement transmissibles.

Mais pour Fidel Ngabo, responsable pour la puériculture et la santé de la mère et de l’enfant au ministère, des campagnes de prévention adéquates permettront de contrer cette menace.

« Nous prodiguons toujours des conseils sur le VIH-sida et le planning familial en même temps, parce qu’ils sont indissociables. En ce qui concerne la vasectomie, l’assistance se fait avant et après l’opération », détaille M. Ngabo.

Pour ce responsable, l’évolution de la société rwandaise et la pression démographique sur les ressources limitées du pays plaident pour le contrôle de la natalité.

« 80% de notre population vit de la terre. Par le passé, plus un paysan avait d’enfants, plus il était riche. Mais ça a radicalement changé. A présent, plus d’enfants engendre plus de frais de scolarité et de santé pour le paysan et moins de terre en héritage pour chaque enfant », souligne M. Ngabo.

source: jeune afrique

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Le porte-avions Charles-de-Gaulle doit appareiller dimanche de Toulon. Il est à un jour de mer, environ, de la zone des opérations.

Posté par Adolphe Habimana le 20 mars 2011

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L’armée française mobilisée pour l’intervention militaire en Libye

 

Des militaires français vérifient un missile d’un avion Rafale en partance pour la Libye, le 19 mars 2011.

AFP Photo/ECPAD/Sébastien Dupont

Par RFI

Les opérations militaires de la coalition internationale en Libye ont commencé ce samedi 19 mars 2011, peu après le sommet international de Paris auquel prenaient part Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Et c’est l’armée de l’air française qui est entrée la première en action. L’aviation a détruit plusieurs chars et véhicules blindés libyens au sud-ouest de Benghazi où les combats faisaient rage entre insurgés et forces libyennes. Une armée française fortement mobilisée pour ces actions.

Tout était prêt et 48 heures après la résolution 1973 de l’ONU, la France a lancé les opérations sur la Libye, en concertations avec ces partenaires. Ce sont donc des Mirage 2000 et des Rafale qui ont fait leur apparition cet après-midi dans le ciel libyen. Ils ont quadrillé une zone de 150 km sur 100. Une zone d’exclusion aérienne, qui va, de l’est du golfe de Syrte, à la frontière égyptienne.

Et leur mission principale est de recueillir du renseignement pour savoir exactement où se situent les troupes fidèles au colonel Kadhafi. Ils doivent aussi interdire l’espace aérien aux Bombardier libyens et enfin détruire les blindés qui se montreraient menaçant vis à vis de la population.

En fin de journée ce samedi, au moins un véhicule, considéré comme hostile, a été détruit ; les avions français ont procédé à quatre frappes aériennes et ont détruit plusieurs blindés de l’armée de Kadhafi. Et les actions doivent se poursuivre durant la nuit.

 

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Rwanda : Le Général Didier Tauzin demande justice pour la France et ses soldats

Posté par Adolphe Habimana le 29 mars 2011

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Lundi, 28 Mars 2011 03:32 
(Rwanda,Général Didier Tauzin,génocide,kagamé ) OBJET : Sortie en librairie le 4 avril du livre du général Didier Tauzin, Rwanda je demande justice pour la France et ses soldats dans lequel le chef de l’opération Chimère répond aux accusations du rapport Mucyo à quelques jours du triste anniversaire de l’assassinat du président Habyarimana décédé dans l’attentat perpétré contre son Falcon 50 le 6 avril 1994. Ce crash est à l’origine du génocide rwandais.
“ Mesdames et Messieurs nos élus, le peuple français ne vous a pas mandatés pour que vous laissiez injurier notre pays, ceux et celles qui le gouvernaient entre 1990 et 1994, et ses soldats ! Votre silence ou vos « petites phrases » ne font qu’ajouter aux assertions infamantes et entachent votre légitimité nationale.”
 
Aujourd’hui général de division, Didier Tauzin a commandé de 1992 à 1994 le prestigieux 1erRPIMa, le premier régiment parachutiste d’infanterie de marine. Héritier direct des paras du Special Air Service, ce régiment est le fleuron des forces spéciales françaises et sa devise est sans équivoque : qui ose gagne !
 
C’est avec le 1er RPIMa que Didier Tauzin, alias Thibault, sera envoyé au Rwanda dans le cadre de l’opération Birunga – improprement appelée Chimère – et un an plus tard dans le cadre de l’opération Turquoise. Lors de l’opération Birunga, avec 70 paras d’élite de son unité, Didier Tauzin sauvera un pays et une armée en déroute, mais à l’heure de lancer l’ultime offensive, son opération sera annulée… contre sa volonté ! Le génocide commencera un an après…
 
Dans ce livre édifiant, Didier Tauzin raconte les missions qu’il a eu à mener au Rwanda, les opérations non conventionnelles qui sont la spécialité et la force de son unité ; il relate le contact si chaleureux avec les réfugiés tutsis et il dit son amour indéfectible pour l’Afrique et les Africains.
 
Ce livre est surtout un vibrant plaidoyer en réponse aux accusations graves portées contre l’action de la France et de ses soldats au Rwanda par certains journalistes, et surtout par le rapport Mucyo.
Ce rapport diligenté par le président rwandais Paul Kagame prétend établir la complicité de la
France dans l’organisation du génocide et la formation des génocidaires et accuse les militaires français de viols systématiques.
 
Avec sincérité et conviction, Tauzin rétablit la vérité et demande justice pour la France et ses soldats.
Pour que l’on n’oublie pas notamment que des Français ont laissé leur vie au Rwanda…
 
Un témoignage unique et précieux qui est aussi un message pour la dignité et la grandeur de l’homme.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour toute information complémentaire.
 
Louis de Mareüil
Éditions Jacob-Duvernet
01 42 22 63 65

louis.sfg@noos.fr  

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Le TPIR : Une Justice internationale ou une Justice visant à préserver l’impunité du vainqueur?

Posté par Adolphe Habimana le 29 mars 2011

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Samedi, 19 Mars 2011 18:11 
(WikiLeaks,TPIR,Rwanda,génocide,Kagamé) ‘Le Tribunal ad hoc des Nations Unies pour le Rwanda : Une Justice internationale ou une Justice visant à préserver l’impunité du vainqueur?’ (“The United Nations Ad Hoc Tribunal for Rwanda: International Justice or Juridically-Constructed Victor’s Impunity”), DePaul University Journal for Social Justice” volume 4, p.131 (2010), P. Erlinder – A.M. Palumbo.
[...Cette recherche explique également comment la France a été injustement accusée de complicité dans le Génocide. ...]

Contactez:
L’Institut de Droit Humanitaire International / International Humanitarian Law Institute
www.rwandadocumentsproject.net
Directeur, Prof. Peter Erlinder (Anglais)
Dir. Ass. Christine Schoettler (Français)
c/o Wm. Mitchell College of Law (et. 1900)
St. Paul, MN 55105, USA
+1-651-290-6384
St. Paul, MN, Etats-Unis –
 
L’Institut de Droit Humanitaire International, (International Humanitarian Law Institute, IHLI), annonce la publication d’un travail de recherche extensif de 84 pages, intitulé ‘Le Tribunal ad hoc des Nations Unies pour le Rwanda: Une Justice internationale ou une Justice visant à préserver l’impunité du vainqueur?’ (“The United Nations Ad Hoc Tribunal for Rwanda: International Justice or Juridically-Constructed Victor’s Impunity”) par le directeur de l’IHLI, le professeur Peter Erlinder, et le directeur associé Andrea M. Palumbo, dans le journal  “Journal for Social Justice” volume 4, 1, automne 2010 de la faculté de droit, DePaul University, qui est une des universités catholiques les plus éminentes des Etats-Unis.
 
La recherche est basée exclusivement sur des documents des Nations Unies et du gouvernement américain, tels les Documents de l’Affaire du Pentagone, ou ceux dévoilés par WikiLeaks. Les documents originaux peuvent être consultés sur le site web de l’Institut IHLI, au www.rwandadocumentsproject.net.
Les documents de l’ONU expliquent comment la branche militaire de la majorité gouvernementale au Rwanda, le Front Patriotique Rwandais (FPR), est passé entre janvier 1991 et février 1993 d’un groupe ougandais de déserteurs vaincus à l’armée la plus puissante d’Afrique Centrale; et ce avec le soutien de l’Ouganda, du Royaume-Uni et du Pentagone américain. Cette recherche explique également comment la France a été injustement accusée de complicité dans le Génocide.
 
Les documents en question comportent des témoignages sous serment devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) selon lesquels l’Ambassadeur américain au Rwanda avait personnellement averti Kagame à la fin de l’année 1993 que s’il rompait les accords de cessez-le-feu de février 1993 au Rwanda, il serait tenu responsable des massacres qui s’ensuivraient. Le Burundi, pays frère du Rwanda, avait subi une vague de violence lorsque le premier président Hutu avait été assassiné.
 
Les documents de l’ONU comportent aussi des témoignages sous serment devant le TPIR d’anciens officiers du FPR qui avaient reçu l’ordre direct de Paul Kagame d’assassiner les présidents du Rwanda et du Burundi le 6 avril 1994. D’autres officiers présents au quartier général du FPR la même nuit ont témoigné que Kagame leur avait ordonné de prendre le pays par la force.  Des déclarations sous serment faites par un ancien agent du FBI ainsi que par des enquêteurs en chef du TPIR confirment la culpabilité de Kagame dans ces assassinats.
 
Les mémoires de Carla del Ponte, l’ancien procureur du TPIR, décrivent les ordres qu’elle avait reçus des Etats-Unis de ne pas donner suite aux éléments de preuve dont elle disposait pour engager des poursuites à l’encontre du FPR et de Kagame.
 
Les documents démontrent aussi que le Général Roméo Dallaire, ancien commandant des Casques Bleus de l’ONU, avait annoncé à l’ancien Secrétaire Général de l’ONU, Kofi Annan, « qu’il n’y avait eu aucun coup d’état » par l’armée du Rwanda en avril 1994; que Kagame refusait systématiquement les demandes de cessez-le-feu qui avaient pour but de mettre fin aux massacres commis entre avril et juin 1994; et que Kagame refusait d’utiliser les forces militaires supérieures du FPR pour arrêter les massacres des civils car « il était sur le point de gagner la guerre ».
Les documents montrent aussi que le Secrétaire Général Annan et l’ancien Secrétaire d’Etat américain, Warren Christopher, avaient été informés en août 1994 des massacres commis contre les civils par le FPR.  Cependant, depuis sa création en novembre 1994 jusqu’à aujourd’hui, le TPIR n’a poursuivi aucun accusé associé avec le FPR, et ce, parce que les Etats Unis ont toujours soutenu Kagame, selon le procureur Del Ponte.
 
L’auteur de cet ouvrage est le professeur Peter Erlinder, directeur de l’IHLI et avocat principal de la défense au TPIR, qui a été inculpé et arrêté au printemps 2010 par le Gouvernement rwandais pour avoir “renié l’existence du génocide”, et ce sur la base de ses publications universitaires, puis libéré d’une prison rwandaise pour des raisons médicales suite à une campagne internationale féroce.  Selon l’auteur: « ces documents de l’ONU, préalablement étouffés, sont la raison pour laquelle Kagame m’a fait arrêter.  Je n’ai jamais nié le fait que des dizaines de milliers de Tutsis ont été tués lors d’un génocide, tel que la Convention sur le Génocide entend la définition de ce crime. Il y a même des preuves selon lesquelles peut-être plus de Hutus que de Tutsis auraient  été assassinés.  Toutefois, ce qui est indisputable c’est que (a) si le soutient anglo-américain n’avait pas si rapidement transformé le FPR en une puissance militaire dominante au Rwanda entre janvier 1991 et février 1993, le FPR n’aurait pas eu la puissance militaire qui lui a permis d’agresser le Rwanda après février 1993; (b) si les deux présidents n’avaient pas été assassinés lors de la prise de pouvoir par le FPR, les massacres des civils qui avaient été préalablement annoncés n’auraient probablement pas eu lieu, et le FPR serait resté un parti politique minoritaire  dans un état à partis politiques multiples. »
 
P.-Erlinder_DePaulLawReviewArticle.F2010-3-.pdf
 
Erlinder-ictr-paris-fre.pdf
 

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RWANDA/JUSTICE – UN RICHE HOMME D’AFFAIRES RENVOYE DEVANT LA JUSTICE POUR GENOCIDE

Posté par Adolphe Habimana le 29 mars 2011

28.03.11 – RWANDA/JUSTICE – UN RICHE HOMME D’AFFAIRES RENVOYE DEVANT LA JUSTICE POUR GENOCIDE Version imprimable Suggérer par mail
Kigali, 28 mars 2011 (FH) – Un célèbre homme d’affaires du sud du Rwanda, Isaac Munyagasheke, 82 ans, sera jugé à partir du 5 avril prochain devant un tribunal classique de son pays, pour son rôle présumé dans le génocide des Tutsis de 1994, apprend-on lundi.

Une des plus grosses fortunes de la cité universitaire de Butare en 1994, Munyagasheke est accusé d’avoir participé, aux côtés de hauts responsables civils et militaires, à la planification des massacres de Tutsis dans cette ville du sud du Rwanda.

En particulier, Munyagasheke est accusé d’avoir déployé des jeunes pour piller les biens des commerçants d’ethnie tutsie de Butare. Le procureur lui reproche également d’avoir distribué des machettes aux miliciens, et transformé son domicile en quartier général des auteurs de viols et autres sévices sexuels.

Au lendemain du génocide, il s’était réfugié au Kenya. Rentré au Rwanda, il a été arrêté en février 2010, puis jugé et condamné à la prison à vie par un tribunal populaire gacaca de Butare. Après qu’il eut demandé un procès en révision, la justice gacaca a décidé de le renvoyer devant une juridiction classique.

Plusieurs rescapés de Butare ont décidé de se constituer parties civiles au prochain procès de l’homme d’affaires devant le tribunal de grande instance de Huye.

Parmi les responsables avec qui Isaac Munyagasheke aurait organisé le génocide, l’acte d’accusation mentionne l’ex-ministre de la Famille et de la promotion féminine Pauline Nyiramasuhuko, la seule femme détenue par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie. L’ex-ministre attend encore le verdict.

Est également cité parmi les complices présumés de l’accusé, le lieutenant-colonel Tharcisse Muvunyi condamné par le TPIR à 15 ans de prison et qui attend l’arrêt de la chambre d’appel vendredi.

Un des fils de Isaac Munyagasheke, Désiré Munyaneza, exilé au Canada, a été jugé dans ce pays et condamné à la prison sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans de réclusion.

SRE-ER/GF

© Agence Hirondelle

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Afrique:Est si c’était la fin de la dictature en Afrique.

Posté par Adolphe Habimana le 14 avril 2011

Sans doute le peuple se réveille sous l’effet de la mondialisation mais beaucoup reste à faire au fond du continent africain. Hormis quelques Etats comme l’Afrique du sud, le Sénégal,… ailleur c’est la loi du plus fort qui fait main basse sur le peuple.

Hier ces têtes qui tombent en ce moment étaient ovationées mais aujourd’hui, ces hommes sont réduits à néan. Tous ceux qui gouvernent pour se maintenir au chaud sans penser à la détresse de leur peuple sont dépourvus de raison et d’humanisme. Quand est ce que le peuple va décider en Afrique? Restez informés….nous sommes au 21ième siècle, les dirigeants ont l’obligation de servir le peuple et non le contraire.

emoticoneUne pensée pour les départs forcés des trois premiers

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Zine el-Abidine Ben Ali (arabe : زين العابدين بن علي), né le 3 septembre 1936 à Hammam Sousse, est un homme d’État tunisien, président de la République du 7 novembre 1987 au 14 janvier 2011.

Après divers postes au sein de l’armée et de la sûreté nationale, il devient ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Rachid Sfar puis remplace ce dernier comme Premier ministre. Il finit par déposer le président Habib Bourguiba « pour raisons médicales » et lui succède en sa qualité de dauphin constitutionnel. Son accession au pouvoir intervient à une époque où le pays est en proie aux luttes de succession, dont il fait partie, aux tensions politiques et économiques et à la montée de l’intégrisme[3], et avec une opinion publique partagée, selon Michel Camau[4], entre « le soulagement et le regret ».

Sous sa présidence, l’économie tunisienne était classée, en 2007, première en termes de compétitivité économique en Afrique, selon le Forum économique mondial[5]. Sur le plan des libertés, des organisations non gouvernementales et des médias étrangers dénoncent régulièrement sa politique sur les droits de l’homme, inclinant vers la dictature, notamment par la répression de ses opposants et les atteintes à la liberté de la presse. Son régime fut également caractérisé par une généralisation de la corruption dont bénéficia principalement la famille de sa deuxième épouse Leïla, les Trabelsi, qualifiée selon les observateurs de « clan quasi-mafieux »[6]. Sa fortune personnelle, estimée à cinq milliards d’euros placés sur des comptes à l’étranger ou investis dans l’immobilier, serait essentiellement le résultat des détournements de fonds opérés durant les 23 années de sa présidence[7].

Un mouvement de protestation populaire le contraint à quitter le pays le 14 janvier 2011. Il abandonne ainsi son poste de président de la République pour se réfugier à Djeddah, en Arabie saoudite.

 

 

 

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TristeMohammed Hosni Moubarak (arabe : محمد حسني سعيد مبارك), transcrit traditionnellement Muhammad Hosnī Sayyid Selaaem Mubārak par les arabisants, parfois orthographié Hosni Mubarak ( حسني مبارك) ou simplement Hosni Moubarak, né le 4 mai 1928, est un homme d’État égyptien.

Vice-président de la République arabe d’Égypte (1975-1981) au moment de l’assassinat du président de la République Anouar el-Sadate, en octobre 1981, il lui succède au poste de chef de l’État et se présente à la présidence de la République, élection qu’il remporte le 14 octobre 1981. Il reste au pouvoir jusqu’à sa démission le 11 février 2011, conséquence de la Révolution populaire égyptienne.

 

 

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    laurent Gbagbo Président                                                   Gbagbo déchu

CriLaurent Gbagbo, de son nom complet Laurent Koudou Gbagbo, né le 31 mai 1945 à Mama, près de Gagnoa (Côte d’Ivoire), est un homme d’État, historien et écrivain ivoirien.

Longtemps opposant à Félix Houphouët-Boigny, il est élu pour un mandat de cinq ans en 2000, face à Robert Guéï, à la présidence de la République de Côte d’Ivoire, fonction qu’il occupe du 26 octobre 2000 au 4 décembre 2010 (jusqu’au 11 avril 2011 selon ses partisans). Son mandat est notamment marqué pendant plusieurs années par une crise politico-militaire qui coupe le pays en deux. L’élection présidentielle de 2010, qu’il a repoussé à six reprises, l’oppose à Alassane Ouattara. À l’issue de ce scrutin, il est considéré comme battu par la Commission électorale indépendante et la quasi totalité de la communauté internationale, mais déclaré vainqueur par le Conseil constitutionnel. Il refuse alors de quitter le pouvoir, ce qui entraîne une crise de plusieurs mois. Il est finalement arrêté par les forces d’Alassane Ouattara le 11 avril 2011.

A qui le tour?

 

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France – Rwanda : Juppé fait un geste envers Kigali

Posté par Adolphe Habimana le 21 avril 2011

Le mémorial du génocide rwandais, le 9 avril à Cluny.

Le mémorial du génocide rwandais, le 9 avril à Cluny. © D.R.

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé, mal vu au Rwanda pour avoir occupé le même poste pendant le génocide a adressé un message encourageant à Kigali à l’occasion des commémorations des massacres.

Le premier mémorial du génocide des Tutsis du Rwanda érigé en France a été inauguré le 9 avril à Cluny, en Bourgogne, ville où a grandi Sonia Rolland, l’actrice et ex-Miss France, née de mère rwandaise et que l’on sait active dans l’humanitaire à Kigali, où elle a vu le jour.

La commémoration du 17e anniversaire du génocide, à laquelle assistaient dans la capitale du Pays des Mille Collines les Français Bernard Kouchner (à titre privé) et François Zimeray, ambassadeur pour les droits de l’homme, a par ailleurs permis un certain dégel des relations entre Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, et l’exécutif rwandais – lequel avait vivement critiqué le retour au Quai d’Orsay d’un homme qui occupait le même poste lors des massacres de 1994.

Dans une lettre remise à son homologue Louise Mushikiwabo via l’ambassadeur Zimeray, Juppé souligne que « la France se tient aux côtés des Rwandais et partage leur souffrance », qu’elle est « engagée dans le devoir de justice, de mémoire et de vérité, qui doivent aller de pair » et invite le président Paul Kagamé à se rendre en visite officielle à Paris – un projet qui avait été repoussé sine die suite à la nomination… d’Alain Juppé. Un message plutôt encourageant, mais qui reste loin du ton de Barack Obama, qui s’est adressé à Kagamé à cette même occasion. Le président américain félicite le Rwanda pour avoir publiquement approuvé l’intervention alliée contre Kaddafi et ne tarit pas d’éloges concernant « les efforts » de ce pays « pour améliorer le bien-être de ses citoyens, renforcer l’esprit de responsabilité et promouvoir la paix, la stabilité et le développement ».

source: jeune afrique

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France/Rwanda:Nouveau report dans l’enquête sur le crash de l’avion du président rwandais, en 1994

Posté par Adolphe Habimana le 25 avril 2011

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Article publié le 22 Avril 2011
Par Philippe Bernard

Source : LE MONDE
Taille de l’article : 646 mots

  Extrait :L’attentat qui visait M. Habyarimana avait donné le signal du génocide. D’où sont partis les tirs qui ont provoqué le crash mortel du Falcon 50, l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994 ? La réponse à cette question, qui doit déterminer le responsable politique du génocide, devait être fournie à la fin du mois de mars par les cinq experts commis par le juge d’instruction parisien Marc Trévidic, qui enquête sur le crash. En réalité, leur rapport, issu d’investigations diligentées à Kigali en septembre 2010, les premières depuis seize ans dans ce dossier, n’a pas encore pu être finalisé.

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Kagamé en France : relance de la coopération en vue ?

Posté par Adolphe Habimana le 26 avril 2011

La venue du président rwandais Paul Kagamé en France, finalement prévue pour début juillet, pourrait relancer une coopération devenue atone entre les deux pays.

Prévue en avril et repoussée à la suite de la nomination d’Alain Juppé au Quai d’Orsay (considéré avec méfiance à Kigali en raison de son « passé rwandais »), la visite de travail officielle du président Paul Kagamé à Paris devrait avoir lieu début juillet. Ce sera la première fois que le chef de l’État rwandais se rendra en France, dans un cadre bilatéral, depuis son accession au pouvoir. Cette visite permettra-t-elle de relancer une coopération franco-rwandaise atone ? On peut l’espérer.

En dehors de Technip (gaz méthane du lac Kivu) et de quelques PME, aucun investisseur français ne semble intéressé par cette destination. Sur le plan culturel, et considérant sans doute que le Rwanda est devenu un pays anglophone, la France est aux abonnés absents. Pour des raisons budgétaires, l’ambassade de France à Kigali n’a accordé en 2010-2011 que dix bourses (sur sept mille demandes !) à des étudiants rwandais. Très active au Burundi voisin, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) brille par son absence sur le terrain, en dépit du nombre toujours très important de locuteurs français. Quant aux visites de hauts fonctionnaires venus de Paris, elles sont rarissimes, même si aucun obstacle politico-juridique ne subsiste depuis la levée, en décembre 2010, de tous les mandats d’arrêt émis par le juge Bruguière.

Pendant ce temps, les États-Unis accordent des bourses à tour de bras et débloquent 30 millions de dollars par an rien que pour la formation des futurs cadres de l’armée rwandaise.

source: jeune afrique

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UGANDA/LIBYE:QUAND YOWERI MUSEVENI CRACHE SUR KADDAFI

Posté par Adolphe Habimana le 26 avril 2011

Kaddafi et moi

Yoweri Museveni (en gris) et Mouammar Kaddafi, à Kampala en 2010.

Yoweri Museveni (en gris) et Mouammar Kaddafi, à Kampala en 2010. © AFP

Président de la République d’Ouganda depuis 1986.

Quand Mouammar Kaddafi a pris le pouvoir, en 1969, j’étais étudiant en troisième année à l’université de Dar es-Salaam. Nous avons salué l’arrivée de cet homme qui se plaçait dans la tradition nationaliste et panarabe du colonel égyptien Gamal Abdel Nasser. Mais Kaddafi a vite commencé à poser problème à l’Ouganda et à l’Afrique noire.

Il a soutenu Idi Amin Dada. Idi Amin Dada a pris le pouvoir en Ouganda avec l’aide d’Israël et du Royaume-Uni. Ces deux pays pensaient que, parce qu’il était peu éduqué, il serait facilement manipulable. Mais Amin s’est retourné contre ses anciens alliés et c’est à ce moment-là que le colonel Kaddafi a décidé de lui apporter son soutien. Simplement parce qu’Amin était un « musulman » et que l’Ouganda était un « pays musulman », où les croyants étaient « opprimés » par les chrétiens. Amin a tué beaucoup de gens sans aucune forme de procès et Kaddafi a été associé à ces erreurs.

Il a brusqué l’Union africaine (UA). Sa deuxième erreur a été de vouloir imposer rapidement un gouvernement continental à l’Union africaine – un point de vue qu’il défend depuis 1999. Les Africains sont toujours polis. Ils ne cherchent pas à offenser les autres peuples et s’adressent avec attention et respect aux étrangers. C’est ce que l’on appelle chez nous l’obufura (en runyankore), le mwolo (en luo). Nous avons essayé d’expliquer poliment au colonel Kaddafi que les États-Unis d’Afrique n’étaient pas réalisables, ni à court ni à moyen terme. Nous avons préféré soutenir l’idée d’une communauté économique d’Afrique et, lorsque cela était possible, de fédérations régionales. Kaddafi n’a pas cédé. Il n’a pas respecté les règles de l’Union.

Il a voulu doubler les autres chefs d’État. Sa troisième erreur a été d’utiliser l’argent de la Libye pour interférer dans les affaires internes de nombreux pays africains. Un exemple : son implication auprès des chefs traditionnels d’Afrique noire. Parce que les dirigeants politiques avaient refusé de soutenir son idée d’États-Unis d’Afrique, Kaddafi a cru pouvoir les doubler et travailler avec ces rois pour parvenir à ses fins. Je l’ai prévenu, à Addis-Abeba, que tout roi ougandais qui s’impliquerait en politique aurait à répondre de ses actes, parce que notre Constitution l’interdit. En Éthiopie, j’ai insisté pour supprimer toute référence aux chefs traditionnels qui s’étaient exprimés au sein de l’UA, après y avoir été invités illégalement par Kaddafi.

Il a sous-estimé le problème du Sud-Soudan. Kaddafi est comme la plupart des dirigeants arabes. Il a soit provoqué, soit ignoré les souffrances des Noirs du Sud-Soudan, même s’il a, par la suite, demandé à El-Béchir de reconnaître les résultats du référendum. Cette injustice a créé des tensions et des frictions entre nous et les Arabes.

Il n’a pas dit non au terrorisme. Encore une fois, Kaddafi est comme certains dirigeants du Moyen-Orient qui ne prennent pas suffisamment leurs distances par rapport au terrorisme, même quand ils se battent pour une juste cause. Le terrorisme, c’est utiliser la violence de manière indiscriminée, sans faire de distinction entre cible militaire et cible civile. Les radicaux du Moyen-Orient, assez différents des révolutionnaires d’Afrique noire en cela, semblent penser que tous les moyens sont bons tant qu’il s’agit de combattre l’ennemi. Ils détournent des avions, commettent des assassinats, placent des bombes dans des bars. Nous sommes aux côtés des Arabes pour combattre le colonialisme. Mais les mouvements de libération africains se sont développés différemment : nous avons fait usage des armes, combattu des soldats, saboté des infra­structures, mais jamais visé des civils.

Ceci étant dit, force est de constater que le colonel a parfois aussi agi de manière positive, notamment en faveur de l’Afrique, de la Libye et des pays en développement. Voici pourquoi.

C’est un vrai nationaliste. Le colonel Kaddafi a toujours mené ses politiques intérieure et extérieure de manière indépendante. Je ne comprends pas la position des dirigeants occidentaux qui supportent mal les dirigeants indépendants d’esprit et qui leur préfèrent des marionnettes. Une marionnette ne fait jamais de bien à un pays. La plupart des pays qui ont quitté le statut de pays du tiers-monde pour atteindre celui de pays développés depuis 1945 ont eu des responsables indépendants. Et en Afrique aussi, nous avons eu un certain nombre de dirigeants indépendants : Nasser en Égypte, Nyerere en Tanzanie, Samora Machel au Mozambique. C’est ainsi que l’Afrique du Sud a été libérée. C’est ainsi que nous nous sommes débarrassés d’Idi Amin Dada. La fin du génocide au Rwanda, le renversement de Mobutu… tout cela a été obtenu grâce aux efforts de dirigeants indépendants. Quelles que soient ses erreurs, Mouammar Kaddafi est un vrai nationaliste.

Il a fait monter les prix du pétrole. Avant que Kaddafi ne parvienne au pouvoir, en 1969, le baril de pétrole coûtait 40 cents américains. Il a lancé une campagne visant à stocker le pétrole arabe jusqu’à ce que l’Occident se décide à payer plus. Je crois savoir que le pétrole est alors monté à 20 dollars le baril. Quand la guerre israélo-arabe de 1973 a éclaté, le baril est monté à 40 dollars. Je suis, du coup, surpris d’entendre que de nombreux producteurs de pétrole dans le monde, y compris des pays du Golfe, n’apprécient pas le rôle historique de Kaddafi sur ce sujet. L’immense richesse dont jouissent certains de ces producteurs est due, au moins en partie, au colonel.

La Libye lui doit beaucoup. Je n’ai jamais pris le temps d’analyser les conditions socio-économiques qui prévalent en Libye. La dernière fois que j’y suis allé, j’ai pu voir de bonnes routes depuis le ciel. À la télévision, on voit des rebelles qui se déplacent dans des pick-up sur de très bonnes routes, accompagnés par des journalistes occidentaux. Qui les a construites ? Qui a construit la raffinerie de Brega et ces usines où l’on se bat aujourd’hui ? Ces équipements ont-ils été mis en place sous le règne du roi et de ses alliés américains et britanniques, ou bien par Kaddafi ? En Égypte et en Tunisie, des jeunes se sont immolés parce qu’ils n’avaient pas trouvé de travail. Et en Libye, le conflit est-il économique ou purement politique ? C’est là un sujet sur lequel seuls les Libyens sont à même de trancher.

Avec les pays occidentaux, il y a toujours deux poids, deux mesures. En Libye, ils ont très vite imposé une zone d’exclusion aérienne. À Bahreïn, comme dans d’autres pays pro-occidentaux, ils ont fermé les yeux sur des situations identiques. Nous avons demandé aux Nations unies d’imposer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Somalie, pour empêcher le déplacement des terroristes liés à Al-Qaïda, qui ont tué des Américains le 11 septembre 2001, des Ougandais en juillet dernier et qui ont causé tant de mal aux Somaliens. Sans succès. Pourquoi ? N’y a-t-il pas d’êtres humains en Somalie comme il y en a à Benghazi ? Ou bien est-ce parce qu’il n’y a pas de pétrole en Somalie ? 

 

Extraits d’une tribune publiée dans son intégralité par le quotidien ougandais New Vision.

  • source:jeune afrique
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    Une analyse ADN confirme:Oussama Ben Laden a été tué

    Posté par Adolphe Habimana le 2 mai 2011

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    Par lefigaro.fr
    02/05/2011 | 

    Une analyse ADN confirme:Oussama Ben Laden a été tué dans ACTUALITE 51a12822-74c1-11e0-b1ac-6c0885dba0bd

    Le chef d’al-Qaida a été tué dimanche au Pakistan lors d’une opération commando des forces américaines.

    Oussama Ben Laden a été tué, a annoncé Barack Obama lors d’une allocution depuis la Maison-Blanche vers 5h30, validant une information révélée peu avant par plusieurs médias américains. «Justice est faite», a commenté le président des États-Unis. Un peu plus atrd dans la journée de lundi, une analyse ADN a permis de confirmer définitivement la mort d’Oussama Ben Laden. Selon un responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, «l’ADN correspond à celui de plusieurs membres de la famille de Ben Laden. La probabilité que l’ADN (du corps) soit celui de Ben Laden est d’au moins 99%».

    Selon Barack Obama, le chef d’al-Qaida a été tué à Abbottabad, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord d’Islamabad. Une zone que les services de renseignement américains surveillaient depuis le mois d’août dernier. «Il a fallu plusieurs mois pour remonter ce fil», a expliqué le chef de l’État américain.

     

    «Et finalement, la semaine dernière, j’ai déterminé que nous avions suffisamment de renseignements pour agir, et ai autorisé une opération destinée à capturer Oussama Ben Laden et à le présenter devant la justice», a encore dit le président. Dimanche, «les États-Unis ont lancé une opération ciblée contre ce complexe». «Une petite équipe d’Américains l’a menée avec un courage et une habileté extraordinaires. Aucun Américain n’a été blessé», a indiqué Barack Obama. «Après un échange de coups de feu, ils ont tué Oussama Ben Laden et ont récupéré son corps», a dit le président, en rendant aussi hommage à l’aide du Pakistan. (LIRE les détails de l’opération)

    » VIDÉO – L’annonce de Barack Obama (en français) :

    Ne pas créer un lieu de pélerinage

    Les Etats-Unis ont fait en sorte que la dépouille mortelle d’Oussama Ben Laden soit manipulée conformément aux traditions et aux pratiques de l’islam, a déclaré lundi un responsable américain. Selon CNN, le corps a été immergé en haute mer. Un autre responsable a indiqué à un journaliste d’ABC que le but était d’éviter de créer une tombe qui pourrait devenir un lieu de pélerinage.

    La mort d’Oussama Ben Laden, qui était parvenu jusqu’ici à échapper à la CIA, intervient près de dix ans après les attentats du 11-Septembre qui ont fait près de 3000 morts à New York et Washington. Elle marque «notre plus grande réussite dans notre combat contre al-Qaida», s’est félicité Barack Obama, et «témoigne de la grandeur» des États-Unis.

    Washington redoute des «violences anti-américaines»

    L’ancien président américain, George W. Bush, qui avait proclamé chercher Oussama Ben Laden mort ou vif après les attentats du 11-Septembre, a qualifié de «réussite capitale» le décès du chef d’al-Qaida. Dans la foulée de l’annonce, les Etats-Unis ont appelé lundi leurs ressortissants à la prudence à l’étranger, disant redouter «des violences anti-américaines». «Etant donné l’incertitude et la volatilité de la situation présente, les citoyens américains présents dans des zones où les récents événements pourraient provoquer des violences anti-américaines sont fermement appelés à réduire leurs déplacements en dehors de leur résidence ou de leur hôtel et à éviter les rassemblements et les manifestations», a indiqué le département d’Etat.

    Des milliers d’Américains ont aussitôt manifesté leur joie devant la Maison-Blanche, à Washington et à New York, sur le site de Ground Zero et à Times Square.

     

     

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    Oussama Ben Laden

    PORTRAIT – Le leader d’Al Qaïda et Washington ont joué au chat et à la souris pendant près de 10 ans…

    Défiant la puissance de l’Amérique «infidèle», Oussama ben Laden, tué dimanche au Pakistan dans une opération militaire américaine, a organisé les attentats les plus meurtriers de l’histoire avant de passer des années à railler Washington qui ne parvenait pas à le capturer.

    L’instigateur des opérations suicide du 11 septembre 2001 était devenu un objet d’obsession pour l’ex-président George W. Bush, qui avait juré de le prendre mort ou vif et dont les deux mandats ont été dominés par une «guerre contre le terrorisme» axée sur son réseau islamiste, Al Qaïda.

    Il s’était également posé en adversaire de Barack Obama, rejetant la branche d’olivier tendue aux musulmans par le nouveau président américain dans son discours du Caire en 2009.

    Most wanted terrorist

    On l’a dit terré dans des grottes afghanes, sans plus de contrôle sur son mouvement, mais Ben Laden en est resté la figure de proue alors qu’il se ramifiait de l’Irak à l’Afrique du Nord, pilotait ou inspirait des attaques de Bali à Londres.

    Avec sa longue barbe grise et son air mélancolique, il était devenu l’un des personnages les plus notoires de la planète. Son visage émacié surgissait périodiquement des vidéos de propagande d’Al Qaïda tandis que les Etats-Unis promettaient 25 puis 50 millions de dollars de récompense pour la capture de cet homme secret à qui d’autres trouvaient du charisme.

    Dimanche, l’ennemi public numéro un des Etats-Unis a été tué dans une opération conduite au Pakistan par les forces spéciales américaines, ce qui met fin à une chasse à l’homme sans équivalent.

    Des milliers de soldats américains auront participé à cette traque dans les monts et déserts d’Afghanistan, ainsi que des dizaines de milliers de soldats pakistanais dans les zones tribales frontalières. Exécré comme un terroriste incarnant les crimes de masse et le mal absolu ou traité en icône de musulmans dressés contre l’humiliation, Ben Laden a changé le cours de l’histoire.

    Les Etats-Unis et leurs alliés ont dû reformuler leurs principes en matière de sécurité, passant à grand-peine des affrontements entre Etats hérités de la guerre froide à une «guerre asymétrique» contre de petites cellules islamistes.

    Les armes de la mondialisation

    Les armes d’Al Qaïda n’étaient pas des chars, des sous-marins ni des porte-avions, mais les instruments quotidiens de la mondialisation et de la technologie du XXIe siècle – en particulier internet, avidement exploité à des fins de propagande, de recrutement et d’entraînement.

    Pourtant, de son propre aveu, Ben Laden n’avait pas entièrement pressenti l’impact d’une opération consistant à recruter 19 kamikazes pour détourner quatre avions de ligne américains et les projeter contre des édifices symbolisant la puissance financière et militaire des Etats-Unis.

    Près de 3.000 personnes ont péri dans les attentats du 11-Septembre, dont les cibles étaient les tours jumelles du World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington. Le quatrième appareil, tombé en Pennsylvanie, visait sans doute une cible officielle.

    Un mois plus tard, alors que débutent les bombardements de l’aviation américaine en Afghanistan, Ben Laden apparaît sur une vidéo diffusée par Al Djazira. Entouré de trois de ses lieutenants, il y explique d’un ton calme le but de son djihad.

    «Voici l’Amérique frappée par Dieu Tout-Puissant à l’un de ses organes vitaux», dit-il sans revendiquer les attentats. «L’Amérique a été remplie d’horreur du nord au sud et de l’est à l’ouest et, Dieu en soit loué, ce que l’Amérique vit maintenant n’est qu’une réplique de ce que nous avons enduré.»

    Au fil des années suivantes, le chef d’Al Qaïda harcèlera Washington et ses alliés par messages audio ou vidéo, dénonçant la guerre d’Irak, la politique électorale américaine, la crise immobilière des subprimes et même le changement climatique.

    Un trou de près de trois ans dans sa production vidéo relance des rumeurs qui le disent atteint d’une grave affection rénale, voire mort. Mais Ben Laden est de retour sur les écrans en septembre 2007, réaffirmant aux Américains que leur pays est vulnérable malgré sa puissance économique et militaire.

    Fils de magnat des affaires

    Pour cet héritier né en 1957 en Arabie saoudite, 17e des 57 enfants d’un millionnaire du BTP venu du Yémen, le «Mal» s’incarnait dans les «impies» américains arrivés dans son pays, gardien des lieux saints musulmans, pour la guerre du Golfe de 1991. Le «Bien» étant la guerre sainte (djihad) qu’il affirmait leur livrer au nom d’un milliard de musulmans.

    Ben Laden, qui s’est d’abord marié avec une cousine syrienne à 17 ans, aurait eu au moins 23 enfants de cinq femmes ou plus. Il avait perdu son père Mohamed dans un accident d’avion après une erreur apparente de son pilote américain. Adolescent timide, étudiant moyen, il obtiendra un diplôme de génie civil.

    Après s’être rendu au Pakistan peu après l’invasion soviétique de l’Afghanistan en 1979, il va collecter des fonds dans son pays et revient combattre aux côtés des moudjahidine afghans. Il se retournera contre ses alliés une fois évincée la puissante Armée rouge, qui aura perdu 13.000 hommes en dix ans.

    Selon différents récits, le Saoudien participe à la création d’Al Qaïda (La Base) vers la fin de l’occupation soviétique. La mort en 1988 de son demi-frère Salem, lui aussi en avion, semble avoir contribué à la radicalisation d’Oussama.

    Il condamne la présence en Arabie des troupes américaines chargées d’évincer l’armée irakienne du Koweït en 1991 et restera persuadé que le monde musulman est victime d’un terrorisme international organisé par l’Amérique. Accueilli en 1991 par le Soudan islamiste qui l’expulsera cinq ans plus tard, Ben Laden refait surface en Afghanistan peu avant l’arrivée aux affaires des taliban, ses nouveaux alliés.

    Il décrète son djihad contre les Etats-Unis, qui ont financé la résistance afghane à laquelle il s’était joint, et tissera une toile mondiale de réseaux armés islamistes. Al Qaïda s’engage dans des actions spectaculaires dès 1993, année d’un premier attentat contre le Word Trade Center qui fait six morts.

    Le Saoudien est tenu pour le principal suspect lors des attentats à la bombe qui visent des soldats américains en Arabie en 1995 et 1996. Après le double attentat d’août 1998 contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie (plus de 200 morts), Washington le désigne comme le cerveau de l’opération.

    L’entraînement des kamikazes

    Les raids de représailles américains au Soudan et contre des camps d’entraînement en Afghanistan semblent des coups d’épée dans l’eau. L’homme reste insaisissable, mais on devine à nouveau sa main en octobre 2000 dans l’attentat contre l’USS Cole, navire américain lance-missiles, dans le port d’Aden, au Yémen. Dix-sept de ses membres d’équipage périssent.

    En territoire afghan, où sa richesse et son islamisme radical lui ont donné accès au premier cercle du régime taliban, Ben Laden organise des camps d’entraînement où des activistes sont préparés à des opérations terroristes à travers le monde.

    Liées par la haine de l’Occident, d’Israël et des dirigeants arabes modérés, ces recrues prêtes à mourir viennent d’Asie centrale et du Sud-Est, du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Europe.

    Survient le 11-Septembre. Jamais attaqués sur leur sol, les Américains enregistrent près de 3.000 morts et sont durablement traumatisés. L’administration Bush parle d’acte de guerre, désigne Ben Laden et décrète une «croisade» contre ce qu’il incarne en se jurant de l’«enfumer dans son terrier».

    Peu d’ennemis de la superpuissance américaine avaient comme Ben Laden les moyens d’une telle opération. Les taliban, évincés de Kaboul, paient le prix de l’hébergement qu’ils lui ont accordé. Des bombes américaines l’auraient manqué de peu quand il quittait avec son entourage la zone de Tora Bora, fin 2001.

    Rôle symbolique

    Par la suite, son rôle à la tête d’Al Qaïda devient sans doute plus symbolique que concret. Mais les attentats continuent, notamment avec la guerre d’Irak.

    En 2002, des discothèques sont attaquées à Bali (Indonésie) par la Jemaah Islamiah, «filiale» d’Al Qaïda en Asie ; il y a 202 morts. Des attentats perpétrés dans des trains à Madrid le 11 mars 2004 font 191 morts. A Londres, des kamikazes font 52 morts en juillet 2005. D’autres activistes frappent en Irak, en Turquie, en Egypte, en Algérie, au Maroc, en Mauritanie, en Arabie ou au Yémen.

    Depuis 2001, son «adjoint» Ayman al Zaouahri et lui ont diffusé à eux deux une soixantaine de messages émaillés de menaces qui visent parfois à enfoncer un coin entre Washington et ses alliés européens. Après George Bush, Ben Laden accuse son successeur Barack Obama de pratiquer une politique analogue.

    Soupçonné de se cacher dans les zones tribales pakistanaises proches de l’Afghanistan où continuait la guerre, il excluait de se laisser capturer dans un message audio en 2006. «Je jure de ne mourir qu’en homme libre», y affirmait-il.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    La France courroucée après les propos de Kagamé sur Juppé

    Posté par Adolphe Habimana le 3 mai 2011

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     Alain Juppé  (France)                                                                             Paul Kagame(Rwanda)                              

    3 Mai 2011

     

    La France est en colère suite aux propos tenu dans les colonnes de l’hebdomadaire Jeune Afrique par le président Paul Kagamé à l’encontre d’Alain Juppé. Selon lui, le ministre français des Affaires étrangères n’est pas le bienvenu au Rwanda. «Je n’ai pas l’intention d’y aller» a répliqué Alain Juppé, qui était déjà ministre des Affaires étrangère en 94, lors du génocide.

    Entre Paul Kagamé et Alain Juppé le courant ne passe pas. Malgré la normalisation officielle entre les deux pays après des années de brouille, il reste manifestement des scories entre responsables politiques, voire des comptes qui n’ont pas été soldés. Ainsi à l’annonce de la nomination d’Alain Juppé à la tête de la diplomatie française, Paul Kagamé a estimé que les Rwandais avaient été insultés. Le président rwandais a d’ailleurs repoussé sa première visite officielle en France; celle-ci devrait cependant avoir lieu en juillet 2011. 

    Cette fois-ci c’est par l’intermédiaire de l’hebdomadaire Jeune Afrique, que le numéro un rwandais exprime sa colère. Selon lui Alain Juppé n’est pas le bienvenu au Rwanda. «Ça tombe bien» a répliqué le chef de la diplomatie française au cours d’une conférence de presse, «je n’avais pas l’intention d’y aller ni de lui serrer la main». La brouille entre les deux hommes date de 1994.

    A l’époque du génocide, Alain Juppé était déjà à la tête de la diplomatie Française. La commission d’enquête rwandaise l’avait incriminé ainsi que douze autres responsables français pour le rôle présumé de la France dans le soutien au régime Habiyarimana. Alain Juppé a toujours défendu la politique de la France, dénonçant même les amalgames de la repentance, lorsque Bernard Kouchner en 2008 avait évoqué «une faute politique» de la France lors du génocide.

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    UMUSINGI:IKINYAMAKURU KIRENGERA ABATURARWANDA

    Posté par Adolphe Habimana le 12 mai 2011

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    Somma

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    Posté par Adolphe Habimana le 13 mai 2011

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    HE Kagame Paul

    Lettre d’Afrique

    Triste printemps rwandais

    LEMONDE | 05.05.11 | 14h36 • Mis à jour le 05.05.11 | 14h37

    Le voici enfin terminé, ce terrible, cet horrible mois d’avril qui, au Rwanda, marque le temps du génocide de 1994 et, désormais, celui de sa commémoration. Entamée il y a dix-sept ans, un 7 avril, la tentative d’élimination totale des Tutsi et de ceux qui, parmi les Hutu, s’opposaient à ce projet a duré cent jours, s’interrompant en juillet, alors qu’environ 800 000 personnes étaient tuées.

    Techniquement, le crime des crimes a duré bien au-delà du sinistre mois printanier. Mais chaque année, c’est en avril que les morts du Rwanda reviennent assaillir les vivants. Dix-sept ans, ce n’est rien, pour les rescapés. Le monde entier semble pressé de passer à d’autres soucis. Pas eux.
    Au mois de la commémoration, les âmes saignent. Quiconque est familier du pays connaît ces moments où l’horreur montre à nouveau son visage et vient torturer les vivants. Des enfants se souviennent du supplice enduré par leurs parents. Des parents sont hantés par le martyre de leurs enfants. Familles, voisins, rien n’a résisté au mal. Ceux qui l’ont enduré semblent alors plus seuls que jamais. Pourra-t-on les comprendre un jour ?
    Ce ne sont pourtant pas les témoignages qui font défaut sur 1994. Le génocide a ses livres, ses films, ses reconstitutions. Aucun, à ce jour, n’a semblé tout à fait à la mesure du sujet géant auquel il s’attaquait, à de rares exceptions près. L’évocation la plus proche, la plus implacable de cet événement qui dépasse notre entendement reste et demeure la série de témoignages recueillis par Jean Hatzfeld (Dans le nu de la vie. Une saison de machettes, Seuil).
    Or, le Rwanda n’est pas seulement un pays en deuil. C’est aussi un pays en mouvement. A la fin de la journée, on file suivre des cours du soir ou vers un second emploi. Une gigantesque envie de bâtir, de créer, se distingue chaque année de manière plus nette. Dans la région désolée du Bugesera où Jean Hatzfeld a donné la parole aux bourreaux et victimes de 1994, on termine de goudronner des routes. Des projets agricoles voient le jour. On sait à quel point la pauvreté, dans un des pays où la densité est une des plus élevées au monde, a constitué un élément moteur de la rage assassine.
    Même le Bugesera, donc, se transforme. L’élan est insufflé depuis le sommet de l’Etat, tenu d’une main de fer, celle de Paul Kagamé, qui ne s’est pas desserrée un seul instant depuis 1994. Au début, on disait de lui qu’il était l’ »homme fort » du pays. Depuis, au Rwanda, on l’appelle seulement « HE » (« His Excellency », Son Excellence), grand architecte à la fois du contrôle sévère de la population et de la reconstruction d’un pays qu’il a trouvé en ruine. Les réussites du Rwanda de « HE » laissent bouche bée. « Vision 2020″, un vaste programme conçu il y a dix ans, est mis en place, avec des plans directeurs pour l’urbanisme, des lignes clairvoyantes pour la diversification des activités.
    Actuellement, le gouvernement mène une guerre contre les toits de chaume. Car une fois le mois de deuil terminé, gare ! Les derniers toits en paille des maisons paysannes rwandaises doivent avoir disparu avant fin mai, et être remplacés par de la tôle, Vision 2020 oblige. Il paraît que le chaume n’est pas synonyme de développement. Si quelqu’un n’est pas d’accord, il a intérêt à garder ses réflexions pour lui. Au pays de « HE », rien ne doit dépasser, pas un bout de paille, pas une voix, pas une tête. Les journalistes forment la seconde population d’exilés après les responsables politiques tombés en disgrâce.
    Malheur à qui se met en travers des élans du maître du pays, et ses fureurs n’épargnent pas ses grands serviteurs. Un ambassadeur en poste en Afrique australe en a fait récemment l’expérience lors d’une grande réunion organisée à l’Hôtel Serena de Gisenyi, au bord du lac Kivu. Sévèrement mis en cause pour ses performances, le diplomate avait décidé de quitter la salle. Sommé de revenir dans le hall de l’hôtel, il s’y est fait gifler devant de nombreux témoins par le président Kagamé. Voilà une carrière interrompue brusquement, et la confirmation d’une tendance, celle des gifles assénées aux responsables jugés fautifs par le maître du Rwanda.
    Est-il tolérable qu’un président se comporte de la sorte ? L’avenir, c’est-à-dire la jeunesse rwandaise, le dira. A-t-on pris la mesure de la menace que représentent, pour les chefs d’Etat naviguant dans les eaux du despotisme, les avancées de leur peuple ? La misère n’est pas le seul moteur de la contestation. Au contraire, la prospérité naissante semble renâcler encore plus fort devant les dirigeants qui se figurent régner sur des salles de classe comme autrefois les maîtres d’école, à coups de règle sur les doigts et en interdisant à leurs sujets de bavarder.
    Cette leçon a été enseignée d’abord en Tunisie, au mois de janvier. On connaît son succès fulgurant en quatre petits mois qui ont fait le printemps arabe, plus prometteur que le printemps rwandais. Espérons avec les rescapés du génocide rwandais que de mois en d’avril en mois d’avril, leur peine peu à peu se polisse et s’adoucisse. Pour cela, il faudra aussi que peu à peu toutes les vérités des morts soient mises au jour, y compris celles des Hutu massacrés à leur tour, au Rwanda ou au Congo voisin. Cela est-il possible sous la férule d’un « HE » et de ses gifles ? Jusqu’à nouvel ordre, les Rwandais n’ont, de toute façon, pas le droit de poser la question.


    jpremy@lemonde.fr
    Jean-Philippe Rémy

    Article paru dans l’édition du 06.05.11

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    Génocide: Le général Augustin Bizimungu condamné à 30 ans de prison

    Posté par Adolphe Habimana le 20 mai 2011

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    Le TPIR a infligé une peine de trente ans de prison au général Augustin Bizimungu, ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise pendant le génocide de 1994. Trois autres gradés ont également été condamnés.

    L’affaire dite « Militaire II » trouve son épilogue. Le principal accusé, le général Augustin Bizimungu, qui avait été nommé à la tête de l’armée rwandaise le 16 avril 1994, en plein génocide, a été condamné mardi à 30 ans de prison ferme pour « crime de génocide » par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha (Tanzanie).

    Plusieurs hauts gradés ont également été condamnés . L’ancien chef d’état-major de la gendarmerie, le général Augustin Ndindiliyimana, s’est vu infliger « une peine équivalent au temps passé en détention depuis son arrestation ». Il devrait donc être prochainement libéré.

    Deux autres hauts responsables militaires ont quant à eux écopés de 20 ans de prison. Il s’agit du major François-Xavier Nzuwonemeye, ancien commandant du bataillon de reconnaissance, et du capitaine Innocent Sagahutu, qui commandait un escadron de cette unité d’élite. (avec AFP)

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Génocide : l’ex-chef d’état-major rwandais condamné à 30 ans de prison | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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    Rwanda/génocide: La fin des procès « Gacaca » repoussée à décembre 2011

    Posté par Adolphe Habimana le 22 mai 2011

    Les tribunaux gacaca ne sont pas constitués de juges professionnels.

    Les tribunaux gacaca ne sont pas constitués de juges professionnels.© D.R.

    Nouveau report pour les gacaca. À la fin de l’année 2011, ces juridictions populaires et traditionnelles rwandaises devront avoir fini leurs travaux concernant les derniers suspects – non planificateurs – du génocide de 1994.

    Publié sur le site officiel du gouvernement rwandais, un communiqué du ministre de la Justice Tharcisse Karugarama a fait savoir qu’un rapport final viendra clore officiellement le chapitre des gacaca en décembre 2011. À plusieurs reprises déjà, la complexité de certaines affaires, alliée aux nombreux recours et à la découverte de nouveaux faits avaient poussé les autorités rwandaises à décaler le délai imparti à ces juridictions populaires traditionnelles. Début mai, les gacaca avaient ainsi jusqu’à juillet pour traiter quelque 97 dossiers restants.

    Des tribunaux pas oridnaires

    « Nous sommes heureux d’avoir un système unique qui répond aux besoins de notre peuple ; il peut ne pas être parfait pour d’autres nations mais il nous aide beaucoup », a précisé le ministre rwandais de la Justice.

    Les juges gacaca (prononcer gatchatcha, NDLR) ne sont pas des magistrats professionnels, mais des personnes réputées intègres, élues au sein d’une communauté locale. Ce système instauré par la justice rwandaise a notamment permis d’organiser des conciliations entre les survivants du génocide et des proches des personnes suspectées d’y avoir participé pour juger de manière équitable les accusés.

    Les procès ont donné lieu à des peines d’emprisonnement allant de 5 à 10 ans, à des peines de perpétuité (totalisant 5 à 8% des verdicts ) et à des acquittements (20 à 30%).

    Près de 1,4 million de dossiers

    Les gacaca étaient compétentes pour juger tous les auteurs présumés du génocide, à l’exception des planificateurs aux niveaux national et préfectoral, qui eux ont rendus des comptes aux tribunaux classiques. Une méthode qui a permis de traiter près de 1,4 million de dossiers depuis mars 2005. « Une grande réalisation, qui aurait été impossible autrement » précise dans son communiqué le ministre de la Justice.

    Le système n’est cependant pas parfait : certains juges gacaca ont été eux-mêmes accusés de génocide, puis jugés et condamnés, ou acquittés par leurs pairs… D’autres encore ont été surpris en flagrant délit de corruption par des accusés ou des membres de leurs familles. (avec AFP)

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Génocide rwandais : la fin des procès gacaca repoussée à décembre 2011 | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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    Les relations UK(la Grande Bretagne) – RWANDA tournent au vinaigre ?

    Posté par Adolphe Habimana le 22 mai 2011

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    La reine  d’Angleterre                                                                  Paul Kagame poing fermé sur le Rwanda

    samedi 21 mai 2011

    Un de nos lecteurs anglo-rwandais nous disait récemment que le vent semblait avoir tourné dans la presse britannique parce qu’il y lisait de plus en plus d’articles négatifs concernant le régime au pouvoir Rwanda.

    Il y a quelques semaine The Independent avait traité des démêlées de l’ambassadeur du Rwanda au Royaume-Uni avec le MI-5. Le service renseignement britannique

    qui l’enjoignait de cesser ses activités « indésirables » dans la communauté des Rwandais exilés.

    La dernière nouvelle concernant cette même communauté qui était au milieu de la semaine à La Une de nombreux médias britanniques – dont la BBC – évoquait des menaces de mort qui concernait deux exilés rwandais actifs dans les milieux de l’opposition rwandaise outre-manche.

    Au début de la semaine dernière, les autorités britanniques auraient intercepté un individu qui été en mission pour attaquer des membres de cette opposition.

    Au début de celle-ci, lorsque nous nous sommes nous-mêmes présentés devant des agents des services de l’immigration britannique en gare du midi, il nous a fallu plus d’un quart d’heure pour pouvoir rejoindre les autres voyageurs dans le TGV à destination de Londres.

    La raison qui nous été communiquée est qu’une autre personne portant exactement les mêmes noms mais née à une différente date avaient essayé d’entrer au Royaume-Uni et il fallait donc vérifier qui nous étions…

    La police britannique n’a pas retenu l’individu qui devait s’en prendre à rwando-britanniques malgré qu’elle annonce qu’elle dispose d’indices sérieux que le régime de Kigali manœuvre pour faire taire ces critiques. Elle a prévenu deux personnes qu’elles étaient menacées par le régime qu’elles combattent et qu’elles devraient prendre leurs précautions en termes de sécurité !

    Ce dernier épisode de la guerre de l’ombre rwando-rwandaise, rappelle la tentative d’assassinat contre le général Kayumba Nyamwasa en Afrique du sud il y a bientôt un an.

    Le régime du Front patriotique rwandais avait été fortement suspecté par les autorités judiciaires sudafricaines d’avoir commandité cette tentative de liquidation de l’ancien patron du renseignement militaire rwandais puis chef d’Etat-major de l’armée rwandaise.

    Les relations jusque là bonnes entre Pretoria et Kigali en ont beaucoup soufferts et elles ne sont pas prêtes à s’améliorer vu que l’administration Zuma a refusé d’extrader le général Kayumba Nyamwasa et le colonel Patrick Karegeya que des juges militaires rwandais ont condamné in absentia pour divers crimes… habituels (atteintes à la sûreté de l’Etat, divisionnisme, subversion, etc.).

    Tout ne va donc pas bien dans le meilleur des Rwanda – et autour – comme certains veulent nous le faire croire. Ngwino urebe pour les uns et ceceka cyangwa nkumene* pour les autres… ?!

    Si Kagame et consorts sont prêts à sacrifier leur image relativement positive dans des pays alliés ou amis, c’est que l’enjeu est de taille.

    À suivre donc !

    NKB 21/05/2011

    GB : la police met en garde deux opposants rwandais (BBC Afrique, 20/05/2011)

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    Afrique/ Côte d’Ivoire:Marie Antoinette Gbagbo sort de son mutisme pour défendre ses parents

    Posté par Adolphe Habimana le 23 mai 2011

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    Madame Marie-Antoinette SINGLETON : Fille de GBAGBO vivant aux États-Unis

    Installée aux États-Unis, la fille de Simone Gbagbo sort de l’ombre pour organiser la défense de ses parents.

    Interviews dans les médias internationaux, lettre au président Sarkozy, appels téléphoniques répétés aux autorités d’Abidjan… Marie-Antoinette Singleton, fille de Simone Gbagbo et belle-fille de Laurent Gbagbo, se démène pour avoir des nouvelles de ses parents. Les images de l’arrestation de sa famille l’ont poussée à se rapprocher d’Alain Toussaint, organisateur de la « résistance » en France, pour mettre en place un collectif d’avocats chargé d’assurer leur défense. « Les forces pro-Ouattara exhibent ma mère aux badauds contre espèces sonnantes et trébuchantes, dénonce-t-elle. Mais, au-delà de la famille, je mène un combat pour la Côte d’Ivoire et pour toute l’Afrique. Mes parents ont toujours lutté pour l’indépendance et la démocratie. »

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    Chrétienne évangélique

    Née de l’union entre sa mère et Joseph Ehouman Dadji, gendarme de son état, Marie-Antoinette Singleton, 37 ans, a passé son enfance à Bassam avec son père et sa sœur. Avant de rejoindre Laurent et Simone à la Riviera Golf, à Abidjan. C’est l’époque des réunions du Front populaire ivoirien (FPI). Elle découvre les figures historiques du parti comme Émile Boga Doudou, Aboudramane Sangaré et Marcel Gossio. « On leur servait le gnamankoudji (jus de gingembre, ndlr) », se rappelle-t-elle. Élève au lycée Sainte-Marie à Cocody, elle participe parfois aux manifestations. Et se souvient notamment des militaires arrêtant les militants, en février 1992. « Avec mes sœurs, on a appris à apprivoiser la peur », précise cette chrétienne évangélique.

    Après le bac, elle obtient une licence d’anglais à l’université de Ouagadougou, au Burkina. Elle décroche ensuite un master en administration publique à Atlanta, aux États-Unis, où elle s’installe et épouse un homme d’affaires américain, également évangélique, avec qui elle a trois enfants. Très impliquée dans des associations caritatives et religieuses, elle était, jusqu’au début de l’année, conseillère à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Washington, mais elle a quitté son poste pour dénoncer l’éviction de l’ambassadeur Charles Yao Koffi, remplacé par Daouda Diabaté. « Je ne me vois pas servir dans l’administration Ouattara », assène-t-elle. Un caractère bien trempé qui n’est pas sans rappeler celui de sa mère.

    Pascal Airault in Jeune Afrique

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    France/Rwanda:Agathe Habyarimana persona non grata en France

    Posté par Adolphe Habimana le 25 mai 2011

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    Agathe Habyarimana et son mari, alors président du Rwanda, au palais de l’Elysée en 1977.

    AFP

    Par RFI / AFP

    La veuve de l’ancien président rwandais s’est vu notifier début mai, par les autorités françaises, un refus de séjour en France. Agathe Habyarimana réside depuis plus de dix ans sur le territoire français. Elle ne sera toutefois pas expulsée vers le Rwanda, qui réclame son extradition. L’assassinat de son mari, Juvénal Habyarimana, a été l’élément déclencheur du génocide en avril 1994.

    Le refus de séjour d’Agathe Habyarimana, rendu public ce mardi 24 mai 2011, lui a été notifié le 4 mai dernier par la préfecture de l’Essonne (près de Paris) et le ministère de l’Intérieur. La commission du titre de séjour avait auparavant émis un avis défavorable.

    La veuve de l’ancien président rwandais, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en octobre 2009 par les autorités rwandaises pour génocide et crimes contre l’humanité et dont Kigali demande l’extradition, « pourrait être reconduite à la frontière des pays dans lesquels elle établit être admise légalement, sauf le Rwanda », a précisé la préfecture.

    Son avocat Me Philippe Meilhac a annoncé qu’il allait déposer, mardi ou mercredi, un recours devant le tribunal administratif de Versailles (près de Paris). Cette décision relève, selon lui, d’une « volonté politique de la France, compte tenu du rapprochement récent avec le Rwanda, de ne pas froisser ce nouvel allié ».

    « Instigatrice ou complice »

    La veuve de l’ancien président avait obtenu du tribunal administratif de Versailles, en décembre 2010, un nouvel examen de sa demande de titre de séjour. Ce titre lui avait été refusé en juillet par la préfecture de l’Essonne qui avait estimé qu’elle constituait une « menace à l’ordre public ».

    Placée sous contrôle judiciaire, elle doit comparaître le 29 juin devant la cour d’appel de Paris qui statuera sur la demande d’extradition du Rwanda. En octobre 2009, le Conseil d’Etat (la plus haute juridiction administrative française) avait refusé une demande d’asile de Madame Habyarimana présentée cinq ans plus tôt, arguant qu’il y avait des « raisons sérieuses de penser » qu’elle était impliquée « en tant qu’instigatrice ou complice » dans le génocide rwandais.

    Agathe Habyarimana fait par ailleurs l’objet depuis 2008 d’une enquête à Paris à la suite d’une plainte d’une association française, pour complicité de génocide. L’attentat contre le président hutu Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, est considéré comme l’élément déclencheur du génocide qui a fait plus de 800 000 morts, essentiellement parmi la minorité tutsi, selon l’ONU.

    tags: FranceJusticeJustice internationalePaul KagameRwanda

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    france: La photo de Naffissatou Diallo-DSK ne l’oubliera jamais.

    Posté par Adolphe Habimana le 25 mai 2011

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    Naffissatou Diallo(fille)                                                 DSK en mennotte escorté par la police de New york

    Elle est certainement la femme qui fait couler beaucoup d’encre après l’affaire Monica Lewinsky-Bill Clinton. Tout le monde attend la suite de cette histoire. Le président d’une puissance telle que les USA a versé les larmes en public et voila le haut fonctionnaire du FMI qui se retrouve en mennotte pour l’histoire de paire de fesse… Quelle puissance!

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    monica Lewinsky                                                       le président Americain Bill Clinton

    Faites attention avec ce fruit défendu! A croquer avec modération et surtout par consetement mutuel .

    BisouFaites l’amour et non la guerre

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    GB/RWANDA: la police met en garde deux opposants rwandais

    Posté par Adolphe Habimana le 31 mai 2011

     

    Le président Kagame

    Le président Kagame dirige le Rwanda d’une main de fer

    Deux hommes d’origine rwandaise vivant en exil en Grande-Bretagne ont reçu de la police une mise en garde, les prévenant que leur vie est en danger.
    Un homme soupçonné de vouloir les assassiner a, en effet, été intercepté alors qu’il tentait d’entrer au Royaume-Uni.
    Une affaire embarrassante pour Kigali.
    « Le gouvernement rwandais représente un danger immédiat pour votre vie » indique la mise en garde écrite remise par la police britannique à René Mugenzi et Jonathan Musonera.

    Les deux hommes sont des exilés rwandais, installés à Londres.

    Toujours selon la police, ce danger pourrait se matérialiser sous n’importe quelle forme.

    Apparemment, peu avant d’aller frapper à la porte de René Mugenzi et Jonathan Musonera, la police anti-terroriste avait arrêté un Rwandais alors qu’il essayait d’entrer en Grande-Bretagne.
    Suite à un interrogatoire, le suspect – qui n’a pas été identifié – a été refoulé.

    René Mugenzi et Jonathan Musonera sont tous deux actifs dans des mouvements politiques d’opposition au président Kagamé.

    La police britannique les a informés du fait qu’elle ne peut pas garantir leur sécurité et leur a conseillé d’installer des alarmes à leur domicile, voire de déménager.

    L’ambassade du Rwanda à Londres dément toute implication dans un projet qui viserait à éliminer les deux hommes.

    Dans un communiqué, l’ambassadeur déclare : « le gouvernement rwandais ne menace pas la vie de ses ressortissants où qu’ils vivent ».

    Source: BBC Afrique

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    Rwanda/Génocide:Carla Del Ponte règle ses comptes avec la communauté internationale

    Posté par Adolphe Habimana le 3 juin 2011

    Rwanda/Génocide:Carla Del Ponte règle ses comptes avec la communauté internationale  dans ACTUALITE user_images_file_name_4178

    Carla Del Ponte

    | L’ex-procureure générale du TPIY a donné hier soir à Genève une conférence pleine de piment. Et d’humour
    Andrés Allemand | 31.05.2011 | 23:10Elle rayonne, Carla Del Ponte. Elle fanfaronne, même, faisant rire les 400 personnes venues hier soir l’écouter à Uni Bastions, lors d’une conférence organisée par l’Association des diplômés de l’université. C’est que l’ancienne procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex- Yougoslavie (TPIY) sait que Ratko Mladic vient d’être transféré à La Haye. Cet homme que la Tessinoise a traqué durant ses huit ans de mandat va enfin être jugé. Ses efforts sont enfin récompensés.

    Justement. Où a-t-elle trouvé la force de traquer les grands criminels tout au long de sa vie, s’interroge la journaliste Romaine Jean, chargée de canaliser les questions du public. D’où vient cette vocation? Carla Del Ponte éclate de rire. «J’ai choisi le droit au lieu de la médecine, parce que c’était seulement quatre ans. Et j’ai opté pour l’Uni de Genève, ça paraissait moins rébarbatif. Si je suis devenue pénaliste, c’est parce que ce n’était pas trop technique, il y avait du contact humain. C’est de là que vient ma motivation: en rencontrant des victimes qui réclament justice.»

    Pour autant, il a fallu des années pour attraper Ratko Mladic. Qui faisait obstacle? «Dès le départ, Radovan Karadzic, Ratko Mladic et Slobodan Milosevic étaient les principaux suspects recherchés. Mais le troisième était président de la Serbie, donc intouchable. Par contre, le président des Serbes bosniaques et son chef militaire vivaient dans une Bosnie contrôlée par l’OTAN. L’ennui, c’est que la communauté internationale avait peur de créer du désordre. L’Alliance atlantique n’avait pas reçu mandat de collaborer avec le TPIY. Et quand elle a commencé, Karadzic et Mladic s’étaient déjà réfugiés en Serbie.»

    «Même après la défaite politique de Milosevic en 2000 et son arrestation en 2001, son successeur Vojislav Kostunica refusait de m’aider à les traquer, rappelle Carla Del Ponte. Il me convoquait pour m’engueuler. Alors comme nous n’arrivions à rien, nous avons tenté de convaincre les pays de l’Union européenne de faire barrage à une adhésion de la Serbie. C’était difficile, il a fallu démarcher chaque capitale. Et Kofi Annan m’a écrit en me priant de ne pas mêler justice et politique. Je lui ai rappelé l’indépendance du procureur général.»

    Et pourquoi juge-t-on les criminels serbes et non pas les kosovars? «Un procureur travaille avec le matériel qu’il peut avoir. Les crimes serbes, on en avait les preuves et les témoignages. Mais sur l’UCK (ndlr: l’armée de libération du Kosovo), nous avons ouvert trois enquêtes qui n’ont rien donné parce que les témoins se sont retirés. Je les comprends: le Kosovo est le seul endroit où j’ai vu des témoins assassinés après avoir participé à des procès.»

    Que répond-elle à Bernard Kouchner, ancien administrateur du Kosovo, quand il affirme que les accusations de trafic d’organes sous l’UCK, c’est du n’importe quoi? «C’est lui qui dit n’importe quoi! Il n’a pas vu le rapport. Moi je n’y croyais pas mais j’ai ouvert l’enquête, c’était mon job. Et j’ai découvert qu’il y avait bien des indices concrets. Mais on n’a jamais
    eu l’autorisation de se rendre en Albanie voir les fosses communes. La communauté internationale n’a pas voulu nous aider.»

    Son grand regret, c’est le Rwanda. «Comme je voulais enquêter sur le génocide mais aussi les accusations pesant sur des hommes du président Kagame, j’ai été convoquée à Washington et on m’a annoncé que la justice rwandaise s’en occuperait. Puis Londres a proposé que le Tribunal pénal international sur le Rwanda ait désormais un procureur général différent de celui sur l’ex-Yougoslavie. J’ai été écartée. Et ces enquêtes n’ont jamais eu lieu.»

    source:http://www.tdg.ch/carla-del-ponte-regle-comptes-communaute-internationale-2011-05-31

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    Rwanda/Politique:UN PROCES POLITIQUE CONTRE Mme VICTOIRE INGABIRE UMUHOZA

    Posté par Adolphe Habimana le 20 juin 2011

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    Ce lundi 20 juin 2011, s’ouvre à la Haute Cour de Kigali, le procès contre Mme Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU-Inkingi, parti d’opposition que les autorités rwandaises refusent toujours de reconnaître. Officiellement, elle est accusée : d’idéologie du génocide, de collaboration avec un groupe terroriste, de divisionnisme, de propagation des rumeurs visant à soulever la population contre le pouvoir, de création d’une armée rebelle, de vouloir renverser le pouvoir par la force. Mais derrière ce maquillage judiciaire, se cachent en réalité des motifs politiques de la dictature du FPR comme nous allons le démontrer.

    Mme Victoire Ingabire Umuhoza avait été présentée devant la même Cour, lundi 16 mai 2011, contre l’avis de ses avocats qui avaient demandé un délai de 3 mois pour être en possession de la traduction de plus de 2400 pages du dossier, afin de l’étudier avec leur cliente qu’ils n’ont jamais pu rencontrer sans la présence des éléments des services de renseignement rwandais. Elle avait été présentée à la cour avec quatre co-accusés: Tharcisse Nditurende, Jean Marie Vianney Karuta, Noël Habiyaremye et Vital Uwumuremyi. Ils étaient escortés par une multitude d’agents pénitenciers, de policiers et d’agents des services de renseignement (CID: Département des Investigations Criminelles). Cette équipe était dirigée par le chef de la police dans le district de Nyarugenge, M. Mutezintare, accompagné par le directeur de la prison centrale de Kigali, dite de « 1930 ».

    a. Motifs politiques :

    Depuis l’installation du pouvoir dirigé par le FPR-Inkontanyi, ses responsables ont instauré une tradition d’organiser des procès judiciaires dans le but d’écarter des opposants réels ou supposés. Dès l’entrée en fonction, le régime de Paul Kagame a jeté en prison des centaines des milliers de personnes accusées à tort ou à raison de participation au génocide. Si parmi ces prisonniers il y avait des personnes qui auraient pu participer au génocide, petit à petit, des personnes furent faussement accusées de ce crime dans le but de les exproprier de leurs biens ou pour les mettre hors jeu politiquement. C’est aussi ce que dit en substance le dernier communiqué de l’organisation Amnesty International[1].

    Toutes les personnes qui ont, à un moment ou un autre, essayé de contredire les tenants du pouvoir, ont été poursuivies soit pour génocide, soit pour idéologie du génocide et ce, même après plusieurs années de bons et loyaux services envers ce régime. Les exemples ne manquent pas : l’ex-premier ministre Pierre Célestin Rwigema, l’ex-président du parlement Alfred Mukezamfura ou encore l’ancien sénateur Safari Stanley furent poursuivis et condamnés pour génocide, alors qu’ils avaient occupé ces hautes fonctions pendant plusieurs années. Tous ceux qui ont voulu se montrer critiques ou qui ont voulu quitter le FPR officiellement pour créer un parti d’opposition tels que l’ancien Président Pasteur Bizimungu, l’ancien ministre Charles Ntakirutinka, l’ex-candidat à l’élection présidentielle de 2003, le docteur Théoneste Niyitegeka, ont été poursuivis pour des crimes fabriqués de toutes pièces. La réalité est pourtant tout autre : les motifs politiques sont les principales raisons de ces procès.

    Lorsque Mme Victoire Ingabire arrive au Rwanda le 16 janvier 2010, le régime est décontenancé devant la détermination de cette dame qui ne mâche pas les mots pour dénoncer le musèlement de la presse, les injustices sociales, des procès inéquitables et un deuil discriminatoire. Défier le général Paul Kagame et aspirer à être son challenger aux élections présidentielles, ne pouvait qu’attirer les foudres contre la Présidente des FDU-Inkingi. Le régime du FPR n’a pas lésiné de moyens pour trainer Mme Ingabire dans la boue tout en se cachant derrière les motifs judiciaires.

    i. Persécution de Mme Victoire Ingabire Umuhoza dès son arrivée au Rwanda

    Lorsque les FDU-Inkingi annoncèrent leur intention d’aller s’implanter au Rwanda en vue de participer aux élections présidentielles d’août 2010, les actes d’intimidation et autres menaces commencèrent pour dissuader les FDU-Inkingi de rentrer au Rwanda. Les premières tentatives furent évidemment le refus d’octroi des passeports aux candidats potentiels au retour au Rwanda en vue d’y implanter le parti. Ce refus n’entama en rien la détermination des FDU-Inkingi à rentrer au Rwanda pour y exercer les droits politiques reconnus par la Constitution en vigueur au Rwanda. Le gouvernement rwandais recourut alors aux médias qu’il contrôle pour diaboliser Mme Victoire Ingabire Umuhoza et au lobbying pour l’accuser d’avoir osé participer, avec des représentants des FDLR, à une réunion sur la réconciliation des Rwandais. Comble de l’ironie, le FPR avait été aussi convié et était représenté à cette réunion organisée à Barcelone par une ONG espagnole. Pourtant, tout le monde reconnaît que les FDLR font parti de l’équation à résoudre pour garantir une paix durable à la région des Grands Lacs en général et au Rwanda en particulier.

    Les appels au lynchage de la Présidente des FDU-Inkingi furent lancés par les plus hautes autorités de l’Etat. L’unique quotidien rwandais, le pro-gouvernemental The New Times (TNT), se consacra à une série d’éditoriaux et d’articles, qui chaque jour, déformèrent, transformèrent les discours de Mme Ingabire, la dénigrèrent, la traitèrent de tous les noms d’oiseaux, l’accusèrent de défendre la thèse du double génocide, de propager l’idéologie génocidaire, de prêcher le divisionnisme, de porter atteinte à l’unité nationale, de collaborer avec les FDLR, etc. Les autres médias de l’Etat ou qui sont proches du pouvoir emboîtèrent le pas à TNT et relayèrent les appels au lynchage à son encontre. Son seul crime : avoir osé évoquer les poursuites contre les personnes responsables des massacres, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis contre les Hutus à l’instar des responsables du génocide contre les Tutsis. Elle est « coupable » d’avoir appelé à lutter contre l’impunité en pointant du doigt des crimes commis par l’armée du FPR. Or ces crimes ont été confirmés par ailleurs par le rapport de l’ONU « Mapping exercice » publié le 1 octobre 2010.

    Le 3 février 2010, elle sera agressée dans l’enceinte du bureau administratif du Secteur Kinyinya. Comme cela ne suffisait pas pour décourager la présidente des FDU-Inkingi, la police prit le relais et commença à la convoquer quasi-quotidiennement pour des interrogatoires qui dureront des fois jusqu’à 10 heures par jour. L’épreuve d’usure psychologique entre alors en marche. Lorsqu’elle voulut prendre l’avion pour aller rendre visite à sa famille, la police l’en empêcha alors qu’aucun ordre de quitter le territoire ne lui avait été intimé précédemment. Le 22 avril 2010, elle est placée en résidence surveillée. En réalité, les torts majeurs reprochés à Madame Victoire Ingabire Umuhoza et son parti sont ceux d’avoir osé créer un parti d’opposition et d’avoir demandé que les personnalités politiques et militaires au sein du régime coupables présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité soient déférés devant la justice.

    ii. Persécution des autres membres des FDU-Inkingi

    En même temps que la campagne de diabolisation et d’agression contre Mme Ingabire s’intensifiait, les autres membres du parti qui ont osé s’affirmer comme tels ou soupçonnés de l’être, furent à leur tour persécutés, renvoyés de leur travail, battus et certains furent emprisonnés ou portés disparus. Alors qu’ils se préparaient à participer à une manifestation organisée par l’opposition[2] en date du 24 juin 2010, des centaines de membres des FDU- Inkingi ont été interpellés et battus par des policiers à Gishushu (Remera) ainsi que devant le ministère de la Justice à Kimihurura. Ils se rendaient à une manifestation pacifique devant le ministère pour demander au gouvernement de lever : le refus d’enregistrement des FDU-Inkingi ; les mesures restrictives et les fausses accusations contre leur présidente Mme Victoire Ingabire Umuhoza placé en résidence surveillée depuis le 22 avril 2010 et privée de ses droits publics élémentaires.

    Deux membres du comité exécutif provisoire des FDU-Inkingi, M. SylvainSibomana, Secrétaire général, et Mme Alice Muhirwa, furent arrêtés et torturés par les éléments de la police nationale. Mme Alice Muhirwa sera hospitalisée plusieurs jours suite à ces maltraitances. D’autres responsables des FDU-Inkingi notamment ceux de la Ville de Kigali furent également battus, arrêtés et mis en cachot avec des membres du PS-Imberakuri dont leur président Me Bernard Ntaganda. Derrière les accusations criminelles portées à l’encontre de tous ces membres, se cachent des motifs politiques : aucun citoyen n’a le droit de manifester pacifiquement contre le régime et les lois liberticides taillées sur mesure afin de se maintenir indéfiniment au pouvoir.

    iii. Refus d’enregistrement du parti FDU-Inkingi

    Les FDU-Inkingi sont un parti d’opposition fondé en exil et qui a pris la décision de rentrer au Rwanda, y exercer ses droits politiques reconnus par la Constitution rwandaise et ce d’autant plus que les autorités rwandaises n’arrêtent pas de crier au monde entier que les portes sont ouvertes pour tous les réfugiés qui souhaitent rentrer dans leur pays. Lorsqu’elle arrive au Rwanda, Mme Ingabire entame directement les démarches administratives en vue de faire enregistrer les FDU-Inkingi, qui entre-temps avaient pu recruter les membres à l’intérieur du pays. Comme le prévoit la loi rwandaise sur les partis politiques[3], pour être agréé, chaque formation politique doit tenir une Assemblée Constituante, réunissant les représentants du parti de chaque district, selon une répartition imposée par cette loi.

    Les FDU-Inkingi ont demandé à plusieurs reprises l’autorisation de tenir la Constituante, mais chaque fois cela leur fut refusé. Dans un premier temps, les autorités locales prétendirent qu’il fallait d’abord la permission de la police, ce que cette dernière rejeta, avant de se rabattre comme toujours sur des crimes supposés de Mme Ingabire, alors même que lors des premières demandes, elle ne faisait jusqu’alors l’objet d’aucune inculpation. Lorsque l’autorisation fut demandée par le premier vice-président du Comité Exécutif Provisoire, ce fut la même rengaine, alors que lui non plus, ne faisait l’objet d’aucune poursuite. L’évidence finit par s’imposer, le régime en place ne voulait d’aucune manière la reconnaissance d’un véritable parti d’opposition, mais pour tromper l’opinion, ce fut toujours les motifs criminels supposés de la présidente de Mme Ingabire qui furent mis en exergue.

    b. Transformations des motifs politiques en raisons criminelles

    Ce que tout le monde redoutait depuis un certain temps, notamment depuis l’entrée en scène du Président Kagame, arriva. Répondant à une énième convocation de la police anti-criminelle (CID), Mme Ingabire fût arrêtée le 21 avril 2010 vers 9 h GMT. Stupeur et consternation s’installèrent parmi ceux qui luttent pour la démocratie et qui rêvaient d’une amorce d’un changement démocratique et pacifique. Le même jour, elle fut présentée au parquet pour lui signifier qu’elle était inculpée pour idéologie du génocide, divisionnisme et collaboration avec un mouvement terroriste, les FDLR. Sa maison fut fouillée de fond en comble, ses ordinateurs, téléphones portables, flashs disc, SIM cards, CD’s, documents divers furent emportés par la police et elle fut emmenée au cachot où elle passa la nuit. Par ces documents la police a pu se procurer tout le fonctionnement des FDU-Inkingi, les noms de leurs membres qu’elle a commencé à intimider et à harceler. Le 22 avril 2010, Mme Ingabire sera mise en liberté sous contrôle judiciaire. Les harcèlements vont cependant continuer jusqu’à sa seconde arrestation le 14 octobre 2010 après une semaine de siège. Elle fut d’abord détenue à la station de police de Kicukiro avant d’être transférée à la prison centrale de Kigali, appelée « 1930 », où elle est détenue jusqu’aujourd’hui.

    c. Les chefs d’accusation :

    i. L’idéologie du génocide :

    « Moi et ma formation politique FDU-Inkingi, fondée en 2006, reconnaissons qu’en 1994 il y a eu au Rwanda un génocide contre les Tutsi. Nous reconnaissons aussi qu’avant 1994, en 1994 et après 1994, il y a eu au Rwanda des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ayant visé les autres composantes de la population rwandaise. Ce sont des faits concrets auxquels nous avons assisté et qui ont été reconnus par l’Organisation des Nations Unies dans sa Résolution 955 du 08 novembre 1994. Nous affirmons aussi sans ambages que toute personne ayant une responsabilité dans ces crimes, qu’elle ait fait partie de l’ancien régime ou qu’elle fasse partie du régime actuel, doive répondre de ses actes devant la justice. Tous ces deux crimes sont graves et sont imprescriptibles mais nous n’avons jamais cherché à les comparer ni à exonérer les responsabilités des uns par les responsabilités des autres. Nous reconnaissons aussi que le crime de génocide est le degré le plus haut de l’inhumanité. Nous militons pour que la souffrance de tous les rescapés soit suffisamment reconnue et qu’une indemnisation spéciale leur soit accordée », Mme Victoire Ingabire Umuhoza, Communiqué des FDU-Inkingi du 03 mai 2010.

    Cette déclaration est on ne peut plus claire et reprend ce que les FDU-Inkingi et sa présidente ont toujours dit publiquement. Il n’y a aucun doute sur la reconnaissance du génocide par les FDU-Inkingi et par sa présidente. Elle est donc victime de la délation mensongère du FPR qui veut liquider tout leader d’opinion en se servant de la loi n°18/2008 du 23/07/2008 sur l’idéologie génocidaire. Cette loi a été conçue d’une façon voulue vague et ambigüe comme outil de chantage, pour la faire peser comme l’épée de Damoclès, sur toute personne qui ne partage pas la pensée unique du FPR ou qui se hasarde à affirmer que le FPR a commis des crimes contre l’humanité, voire même des actes qui pourraient être qualifiés de génocide contre les hutus (Procès Peter Erlinder, V. Ingabire Umuhoza, Deo Mushayidi, Paul Rusesabagina, Ntaganda Bernard, etc. ).

    Toute différence de point de vue sur les faits avérés de notre histoire récente, toute évocation des crimes et des victimes du FPR pendant le conflit de 1990 à 1994 et après, peut être assimilé à l’idéologie du génocide. Le ministre rwandais de la justice Tharcisse Kagarurama avait lui-même reconnu que cette loi posait problème, cela après que les organisations de défense des droits de l’homme telle que l’organisation Amnesty International avaient émis des réserves fortes dans ce sens, mais depuis lors rien n’a changé[4].

    ii. Divisionnisme :

    Les FDU-Inkingi sont une formation d’opposition. Cela n’est nullement un mystère que sur le plan de la gouvernance du pays et de la cohésion nationale les FDU-Inkingi sont en opposition totale avec le régime. Notre formation ne peut pas accepter de se ranger derrière le parti qui dirige actuellement le pays sous prétexte que ne pas avoir la même vision que le FPR est volontairement assimilé à du divisionnisme. La Constitution de notre pays, que le régime du FPR a mise en place lui-même, reconnaît le multipartisme, les citoyens ont en principe le droit d’avoir des projets politiques concurrents de ceux du parti au pouvoir. Dire au monde entier que les Rwandais sont sous le joug de la peur et d’un totalitarisme politique d’un autre âge, dénoncer une justice qui est sous la coupole de l’exécutif et des tribunaux populaires “gacaca“ qui ne permettent pas l’assistance par un conseil, dénoncer la famine criante dans les campagnes rwandaises et les bidonvilles, regretter que les soins de santé de base fassent défaut malgré l’affiliation obligatoire à une mutuelle de santé, et que l’accès aux écoles secondaires et supérieures soit soumis à des critères discriminatoires, condamner les violations graves du droit humanitaire et le pillage massif des ressources naturelles du Congo et demander que les auteurs de tels crimes soient poursuivis; c‘est cela que le régime appelle le divisionnisme et qui est reproché à la présidente des FDU-Inkingi.

    iii. Collaboration avec un groupe terroriste :

    La décision de rentrer pacifiquement faire la politique au Rwanda et contre un régime que nous savions dictatorial et irrespectueux des droits fondamentaux des citoyens n’a pas été simple et n’a pas été prise à la légère. Tous les scenarii pour résoudre les problèmes politiques du Rwanda ont été examinés avec leurs conséquences, et bien que nous trouvions la voie pacifique semée de beaucoup d’embûches, elle nous est parue la meilleure solution à long terme, car elle est la seule capable de garantir une alternance sans nouvelle effusion de sang et en préservant le tissu social rwandais.

    En tant que politique, Mme Ingabire a effectivement rencontré un délégué des FDLR, à Barcelone en Espagne ; la rencontre était facilitée par des Organisations Non-Gouvernementales de ce pays. Beaucoup de participants ont pris part à cette rencontre, parmi lesquels une délégation venue du Rwanda dont un parmi eux s’est déclaré ouvertement d’appartenance FPR[5]. Les FDLR sont des Rwandais comme les autres, elles ont besoin d’être rassurées pour regagner le bercail sans avoir peur d’être accusées arbitrairement, et il n’y a rien d’anormal à ce qu’ils participent à une réunion ayant pour objet la réconciliation.

    Les FDU-Inkingi sont en désaccord total avec la politique du gouvernement de « débauchage » de quelques dirigeants des FDLR, tout en privilégiant l’usage de la force contre tous les autres, comme si le gouvernement n’avait aucun intérêt à ce que le problème des FDLR soit résolu une fois pour toutes. Nous savons par expérience, que jamais le seul usage de la force n’a contribué à résoudre les problèmes ayant des origines politiques. C’est cette position politique qui vaut à la présidente des FDU-Inkingi d’être accusée de collaboration avec un mouvement « terroriste ».

    iv. Propagation des rumeurs visant à soulever la population contre le pouvoir :

    Les FDU-Inkingi sont une formation qui s’intéresse d’abord à la population. Lorsqu’ elles montrent tous les problèmes auxquels la population est confrontée, ce n’est pas elles qui doivent être accusées de soulever la population contre le pouvoir. C’est au contraire ce même pouvoir qui est à l’origine du mécontentement de la population, qui doit être dénoncé, à cause de sa politique qui privilégie les intérêts d’un groupe d’individus au détriment du reste de la population, exerce une justice politique qui fait la chasse aux sorcières, développe la délation pour semer la haine et les rancœurs entre les citoyens pour continuer à régner sur les divisions, ravage les cultures des agriculteurs pour les affamer et les maintenir dans la dépendance. Ce n’est donc pas un crime pour une formation d’opposition de pointer du doigt les problèmes majeurs auxquels la population fait face et auxquels le parti veut proposer des solutions alternatives.

    v. Création d’une armée rebelle pour renverser le pouvoir par la force :

    Connaissant les antécédents qu’il a créés lui-même, contrairement à l’assertion prétendant qu’il se soucie de l’intérêt de la sécurité du peuple rwandais, le FPR cherche à protéger à tout prix son système, et crie au loup chaque fois qu’un opposant ose se déclarer ouvertement contre son totalitarisme. En effet, ce régime, parce qu’il ne croit pas du tout en l’alternance politique par des voies pacifiques et démocratiques, a peur qu’une autre organisation ne cherche à rééditer ses exploits de conquête du pouvoir par les armes. Le Général Paul Kagame, à cause de sa gouvernance dictatoriale et des graves crimes contre l’humanité qu’il est soupçonné d’avoir personnellement ou par délégation commis, sait pertinemment qu’il ne peut pas gagner des élections libres et transparentes.

    Les accusations selon lesquelles la présidente des FDU-Inkingi serait impliquée dans des actions militaires et dans la formation de groupes terroristes sont mensongères et des pures affabulations. Le procureur de la République appuie toute son accusation sur les déclarations d’un autre accusé devenu témoin clé, un certain Vital Uwumuremyi, qui affirme qu’il aurait proposé à madame Victoire Ingabire la création d’un mouvement rebelle CDF, et qu’elle aurait accepté le plan, et payé quelques milliers de dollars pour une étude de faisabilité. Personne dans la région n’est au courant de ce mouvement. Le même témoin clé a fourni une liste de complices, eux aussi ex-membres des FDLR, qui par hasard étaient déjà en prison avant le retour de l’accusée principale au Rwanda.

    Autour des déclarations de ces accusés-témoins, le ministère public a construit une double accusation de création d’une rébellion, d’actes terroristes pour tenter de renverser le régime par la force. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Le parquet rwandais a même prétendu que le puits perdu de sa maison de location destiné à collecter des eaux de pluies serait une tranchée militaire. Aussi, ces délations soutenues par des prisonniers qui se rachètent ou sont payés aux gros sous par les services secrets, sont-elles dénuées de tout fondement et sont devenues monnaies courantes pour neutraliser ou emprisonner tous les opposants au régime du Général Kagame[6]. C’est ainsi que Déo Mushayidi, Bernard Ntaganda, Paul Rusesabagina, et caetera font tous l’objet du même chef d’accusation que Mme Victoire Ingabire Umuhoza.

    vi. Complicité dans les actes visant à renverser le pouvoir par la force :

    Toute formation d’opposition s’inscrit dans la ligne de remplacement du pouvoir auquel il est opposé. En choisissant de rentrer au Rwanda pour y faire la politique, les FDU-Inkingi ont annoncé clairement leur intention de remplacer le pouvoir du FPR par un pouvoir issu des urnes, c’est-à-dire issu du choix du peuple. Pour des raisons que nous avons expliquées, les FDU-Inkingi ont cependant exclu l’usage de la force et ont choisi la voie pacifique, la seule nous semble être la meilleure solution à long terme. Les FDU-Inkingi n’ont donc rien avoir avec ceux qui prépareraient le renversement du pouvoir par la force. C’est de nouveau un crime fabriqué de toutes pièces pour empêcher les FDU-Inkingi d’être en compétition pour le pouvoir.

    d. Ingérences de l’exécutif et des autorités politiques dans le dossier judiciaire

    Dans un Etat de droit digne de ce nom, le système exécutif est garant du respect de la Constitution. La Constitution rwandaise reconnaît l’indépendance du système judiciaire et l’égalité de tous les citoyens devant la loi. La présomption d’innocence est par ailleurs reconnue par la loi aussi longtemps qu’il n’y a pas eu de condamnation par un tribunal compétent.

    Même si l’indépendance de la justice rwandaise est sujette à caution, les plus hautes autorités rwandaises, à commencer par la première d’entre-elles, le Président de la République, le Général Paul Kagame, n’ont pas attendu que la justice se prononce dans le dossier de Mme Ingabire pour l’accuser sans nuance aucune des crimes inventés de toutes pièces.

    Le ballet des attaques fut initié dès le lendemain de son arrivée au Rwanda par le ministre de la sécurité intérieure et président du Parti Démocratique Idéal, un parti-satellite du FPR, Sheikh Mussa Fazil Harerimana. Dans son interview dans le quotidien indépendant pro-gouvernemental, The New Times[7], le ministre Harerimana charge Mme Ingabire et l’accusa de révisionniste et de négationniste et la menaça de poursuites pour la simple raison qu’elle avait osé dire que les victimes hutues du conflit rwandais devaient elles aussi à l’instar des victimes du génocide des Tutsis, être honorées dignement. Voilà la dialectique du FPR , évoquer les victimes hutues est assimilée à nier le génocide des Tutsis!

    Dans le même ordre d’idées, le Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG), Jean de Dieu Mucyo s’en est pris violemment à Mme Ingabire qu’il accusa de divisionniste et en appela aux autorités pour trouver une suite appropriée. Le même discours fut poursuivi ensuite les partis satellites du FPR. M. Jean Damascène Ntawukuriryayo, président du Parti Social Démocratique (PSD) et porte-parole du Sénat d’alors, qui insinua que Mme Ingabire semait le doute sur l’existence du génocide commis contre les Tutsis., Ensuite M. Protais Mitali, président du Parti Libéral, qui accusa Mme Ingabire de jouer la carte ethnique[8].

    A tout seigneur tout honneur, la palme d’or revient enfin au Président Paul Kagame lui-même. Dans un discours très remonté prononcé le 07 avril 2010, à l’occasion de la commémoration du génocide, le président Paul Kagame traita publiquement Mme Victoire Ingabire Umuhoza de « hooligan que les Occidentaux veulent placer à la tête du pays »[9].

    Dans plusieurs sorties publiques, le président de la République se prit à elle, allant jusqu’à déclarer que Mme Ingabire allait se heurter à un « mur de lois » qui l’empêchera de se présenter à l’élection présidentielle. Il n’hésita pas à déclarer que « nous nous sommes battus et ce que nous [le FPR, ndlr] avons obtenu par les armes, ils ne nous le prendront pas par les urnes ». Dans un autre discours, il déclara que l’espace politique au Rwanda était pleine. Dès lors que le Président de la République parle en ces termes, on comprend aisément le lien entre la politique et la justice ainsi que la marge de manœuvre qui reste à cette dernière, qui désormais peut se mettre au travail pour exécuter les ordres venus de la présidence de la République.

    e. Conclusion

    Comme nous venons de le montrer tout au long de ce document, le procès intenté à Mme Victoire Ingabire Umuhoza est un procès politique destiné à écarter un concurrent politique dans le but de pérenniser la dictature du parti-Etat, le FPR. Dès que les FDU-Inkingi ont annoncé leur intention de rentrer faire la politique au Rwanda, les attaques de toutes sortes ont commencé et aucune initiative n’a été laissée de côté pour dissuader les FDU-Inkingi de rentrer au Rwanda. Du refus des passeports aux membres du parti qui souhaitaient rentrer au Rwanda avec la présidente pour implanter le parti, aux accusations sans fondement de collaboration avec les rebelles des FDLR opérant à l’Est de la République Démocratique du Congo, rien n’a été laissé au hasard. Voyant la détermination toujours intacte de la Présidente des FDU-Inkingi, les stratèges du régime ont opté pour la transformation sournoise des motifs politiques en raisons criminelles pour barrer la route aux FDU-Inkingi et à Mme Ingabire, leur présidente. La transformation de son discours au mémorial de Gisozi, la campagne médiatique haineuse menée par une presse du régime partisane, l’ingérence des autorités dans le dossier judiciaire, les attaques physiques dirigées contre Mme Ingabire dans les locaux administratifs du secteur Kinyinya, alors qu’elle y avait été invitée par les autorités pour des démarches administratives, le changement permanent des charges portées contre elles, la fabrication des témoins et des preuves par le procureur et les services secrets, le refus de laisser Mme Ingabire s’entretenir avec ses avocats en toute liberté, etc. sont autant d’éléments qui nous permettent de conclure que ce procès est politique et que sa solution ne peut être que politique.

    Comme l’a dit le professeur Filip Reyntjens (chronique politique du Rwanda 2009-2010, Anvers, mai 2010), Mme Ingabire est en fin de compte victime d’avoir publiquement mis en cause les fondements même du pouvoir en s’attaquant à trois monopoles du FPR: a) le statut du FPR comme “autorité morale”, b) le statut des Tutsis comme “seuls victimes” du génocide rwandais, c) le statut des Hutus comme “criminels”. Ces trois piliers constituent en fait la base de la légitimité interne et internationale du FPR. Son régime a donc vu l’émergence d’une réelle opposition à l’intérieur du pays, qui revendique l’ouverture de l’espace politique, comme une menace d’une situation que le FPR considérait comme acquise, à savoir : le contrôle total de la politique et de la société rwandaise.

    Mais alors, un pouvoir qui s’est imposée par la force et par conséquent illégitime, peut-il rendre justice ? Un pouvoir totalitaire usé, présumé criminel, népotiste, clientéliste, incapable de résoudre l’épineux problème de la réconciliation nationale et la plupart des problèmes auxquels sont confrontés nos concitoyens, ne mérite-t-il pas plutôt d’être remplacé par un pouvoir choisi par le peuple ? Nous tenterons prochainement d’apporter une esquisse de réponse à toutes ces interrogations

    Fait à Paris, le 19 juin 2011

    Pour le Comité de coordination

    Dr Emmanuel Mwiseneza (sé)

    Délégué à l’Information et à la Communication



    [1] Amnesty International on Saturday called on Rwanda to stop using a law aimed preventing « genocide ideology » to stifle dissent and charge critics and journalists, in http://news.yahoo.com/s/afp/20110618/wl_africa_afp/rwandapoliticsrightsmedia_20110618152919

    [2] Cette manifestation dont l’autorisation avait été demandée par le Parti PS-Imberakuri fondé par Me Bernard Ntaganda, aujourd’hui lui-même en prison, fut réprimée sauvagement par la police avant même qu’elle n’ait lieu.

    [3] Loi organique n° 19/2007 du 04/05/2007, complétant la loi organique n° 16/2003 du 27/06/2003 : même si cette loi est conçue sur mesure pour dissuader les autres partis politiques de voir le jour, les FDU-Inkingi avaient décidé de la respecter et avaient réussi à remplir les conditions draconiennes imposée par cette loi.

    [4] « Réagissant à ce texte, le ministre rwandais de la Justice Tharcisse Karugarama a estimé que ces lois ont été votées dans l’intérêt du Rwanda pour éviter la réédition du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. « Comme d’autres pays à travers le monde, le Rwanda a des lois sur l’idéologie du génocide pour que nous ne retournions jamais à la haine et au divisionnisme du passé », a expliqué M. Karugarama, dans un communiqué officiel dénonçant un rapport « inexact et partisan ». « Toutefois, dans le processus de reconstruction de notre pays et de développement de notre système de justice, nous sommes en train d’amender tous nos textes de loi », a-t-il expliqué. « Ainsi, les lois sur l’idéologie du génocide et le divisionnisme sont actuellement en cours de révision et nous les amenderons dans l’intérêt du Rwanda », a ajouté ce responsable, sans préciser la nature de cette révision. », (http://www.challenges.fr/actualites/medias/20110603.AFP3584/rwanda_amnesty_demande_la_revision_des_lois_sur_lideolo.html)

    [5] http://www.veritasrwandaforum.org/dialeg/COMMUNIQUE_FINAL_DIALOGUE_INTRA.pdf

    [6] http://www.hrw.org/en/news/2010/06/26/rwanda-stop-attacks-journalists-opponents

    [7] The New Times, Monday 18th January 2010

    [8] Idem

    [9] http://www.rnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3115:qforeigners-imposing-hooligans-like-ingabire-on-rwandaq&catid=17:politics&Itemid=36

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    Rwanda/UNHCR(HCR):Fin du statut de réfugié pour les rwandais en 2011 : des associations s’offusquent

    Posté par Adolphe Habimana le 20 juin 2011

    13. juin | Par Ruhumuza Mbonyumutwa | Catégorie: A la une

    Réfugiés rwandais fuyant l'avancée du FPR vers la Tanzanie 1996 © Martha Rial

    Réfugiés rwandais fuyant l’avancée du FPR vers la Tanzanie 1996 © Martha Rial

    C’est au cours d’une visite au Rwanda, au mois d’octobre 2009, que le gouvernement du FPR à Kigali avait demandé au Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, Monsieur Antonio Guterres, d’invoquer la clause de cessation prévue par la Convention de Genève de 1951 contre tous les réfugiés et demandeurs d’asile rwandais afin que ces derniers perdent leur statut au motif que le Rwanda serait devenu un pays sûr.
    En réponse, le HCR a annoncé qu’il travaillerait avec toutes les parties concernées, dont le gouvernement rwandais et les pays d’accueil pour réfléchir à une possibilité d’application de la clause pour le mois de décembre 2011.
    Lorsque la clause de cessation est invoquée, cela a en principe pour conséquence que la protection internationale accordée aux réfugiés n’est plus nécessaire. En pratique, cela se traduit par un retrait du statut de réfugié et la fin des droits et avantages liés à ce statut.
    La clause de cessation peut être invoquée, pour des raisons « subjectives », c’est-à-dire liées à un individu comme par exemple un réfugié qui passe des vacances dans son pays d’origine ou pour des raisons « objectives », lorsqu’on estime que des changements fondamentaux durables et effectifs qui suppriment la crainte qu’avait le réfugié d’être persécuté se sont produits, c’est de cette dernière dont il est question dans le cas du Rwanda.
    Mémorandum au HCR pour dénoncer cette éventualité

    Face à cette possibilité d’invocation de cette clause, 28 associations d’Europe, d’Amérique et d’Afrique ont adressé un mémorandum au HCR dans lequel elles expriment « leurs profondes préoccupations » et ont lancé une pétition en ligne qu’elles invitent un maximum de rwandais et d’amis du Rwanda à signer.
    Ces associations estiment que considérer la cessation de la protection pour les réfugiés rwandais est « extrêmement prématuré » car écrivent elles « les conditions qui ont envoyé tous ces rwandais en exil sont loin d’avoir cessé et dans certains domaines, elles se sont mêmes empirées » et elles donnent une liste non exhaustive de certains faits, qui appuient et justifient leur position.
    Parmi ces faits, elles évoquent des discours haineux du président Paul Kagame à l’encontre des réfugiés dont celui du13 avril 2010 dans lequel il compare les rwandais qui fuyaient le pays à des « excréments » que le corps rejette automatiquement ou encore celui du 7 avril 2007 lors de la 13ème commémoration du génocide à Murambi, dans lequel Paul Kagame dit regretter ne pas avoir exterminé suffisamment de monde parmi ceux qui ont traversé la frontière en 1994 en fuyant ses troupes.
    Ces associations évoquent également les crimes du FPR ainsi que leur impunité qui perdure encore à l’heure actuelle. En juillet 1996, les troupes du FPR ont pénétré au Congo ou elles ont massacré un nombre de réfugiés Hutu rwandais estimé à plus de 200 000, principalement des femmes et des enfants. Les associations soulignent que Paul Kagame lui-même a confirmé ces faits, quelques mois seulement après avoir rencontré le Haut Commissaire aux Réfugiés, dans son discours du 13 avril 2010 devant le Parlement du FPR, en ces termes« ceux qui devaient être rapatriés, on les a rapatrié, ceux qui devaient être tués, on les a tués » et il ajoute en anglais, « that’s what we did ».

    Les associations rappellent que ces faits ont été confirmés dans un rapport du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies qui dit même que ces attaques systématiques contre des populations civiles, pourraient, si confirmées par un tribunal compétent, être qualifiées de génocide.
    L’une des principales personnalités pointées du doigt dans le rapport est James Kabarebe, actuel ministre de la défense du Rwanda. Pour ces associations, la plupart des réfugiés que le FPR veut voir de retour, sont des survivants de ces massacres qui ont réussi à fuir.
    Un des buts de cette manœuvre est de permettre au régime du FPR d’avoir un meilleur contrôle afin de pouvoir empêcher les survivants de cette hécatombe de pouvoir témoigner et ainsi confirmer ou apporter de nouvelles informations aux accusations contenues dans le rapport Mapping.
    Parmi les autres crimes du régime du FPR pointés par ces associations, figure le massacre de Kibeho. Le 22 avril 1995 en effet, l’APR, la branche armée du mouvement a assassiné quelques 8000 déplacés internes en majorité des femmes et des enfants sous le regard de casques bleus et d’ONG internationales. Le général Fred Ibingira, qui commandait les troupes lors du massacre, n’a jamais été jugé et a même été promu au rang de lieutenant général le 22 avril 2010.

    Situation des Droits de l’Homme toujours préoccupante
    Après cette perspective historique, les associations dressent dans leur mémorandum un portrait du paysage politico-judiciaire du Rwanda d’aujourd’hui.
    D’un point de vue judiciaire, alors que les Gacaca « avaient été applaudis par d’aucuns à leur création qui espéraient que ces juridictions allaient aider à révéler la vérité, punir les auteurs et aider à la réconciliation, elles ont été prises en otage par le régime » et utilisées par ce dernier comme un redoutable instrument de répression contre quiconque n’est pas apprécié par le régime pour une quelconque raison, ce qui a conduit à l’emprisonnement ou au confinent à l’isolation de dizaines de milliers d’innocents.
    Les tribunaux ordinaires n’échappent pas à la critique des associations qui relèvent que des personnalités ont été kidnappées et détenues illégalement et elles concluent que si des personnalités peuvent être kidnappés et disparaître, cela doit être pire pour les citoyens ordinaires qui ne font pas les titres des médias.
    Les associations dénoncent également la situation carcérale. Rwanda/UNHCR(HCR):Fin du statut de réfugié pour les rwandais en 2011 : des associations s’offusquent  dans ACTUALITE wpaudio-playLes prisons sont surpeuplées

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    , par un nombre significatif de détenus qui, parfois n’ont jamais eu droit à un procès. Selon le Centre International pour les études sur les prisons, la prison de Gitarama est la deuxième plus surpeuplée au monde avec 6000 prisonniers dans un bâtiment prévu pour accueillir 500 personnes.

    Prison de Kigali Photo d'Hervé Deguine

    Prison de Kigali Photo d’Hervé Deguine

    Le portait qu’elles dressent de la situation des Droits de l’homme n’est guère plus reluisant « les principales organisations de défense des Droits de l’Homme dont Amnesty, Human Rights Watch et Reporters Sans Frontières sont en première ligne pour dénoncer les abus du régime de Kigali sur ses propres citoyens » et elles ajoutent qu’il n’y a aucune liberté d’expression ou de la presse et encore moins d’espace politique au Rwanda, pays qui de facto, est un parti-Etat.
    Victoire Ingabire, Déogratias Mushayidi, Bernard Ntaganda, les principaux leaders de l’opposition sont en effet incarcérés dans la prison 1930 de Kigali. Les journalistes sont encore moins bien lotis, le 24 juin 2010, Jean-Léaonard Rugambage, rédacteur en chef adjoint d’un des principaux médias indépendants, a été assassiné devant son domicile. En février 2011, ce sont deux femmes journalistes qui ont été condamnées à 7 et 17 ans de prison pour avoir critiqué le chef de l’Etat. Selon Reporters sans Frontières, « plusieurs journalistes rwandais, jugeant le climat irrespirable, fuient le pays chaque année ».
    Rapatriement forcé des réfugiés : une priorité du régime depuis 1994
    Dans la lettre d’introduction au mémorandum les associations trouvent très malheureux le fait que le président Paul Kagame, lui-même un ancien refugié, familier des dangers et problèmes de la vie de refugiés poursuive une politique qui aggrave les problèmes sociaux et politiques qui ont engendrés des réfugiés tout au cours de l’histoire du Rwanda plutôt que d’essayer de les résoudre.
    Le rapatriement forcé des réfugiés est une des priorités du régime du FPR depuis 1994, comme l’explique Kayumba Nyamwasa dans une interview,à partir de la 50 ème seconde plusieurs survivants Hutus de la chasse à l’homme dans les forets du Congo, nous ont ainsi confié, qu’après ce qu’ils considèrent comme un génocide contre eux, ils ont été poursuivis, jusque dans les pays environnants.
    C’est ainsi qu’une réfugiée qui est passé par des camps en Zambie nous a raconté que jusque dans ce pays, les soldats du FPR les ont poursuivis et enlevaient pendant la nuit des réfugiés, à majorité des hommes, qu’ils mettaient dans des camions en direction du Rwanda.
    Pas plus tard qu’en juillet 2010 le même scénario de rafles de réfugiés s’est produit en Ouganda, ou près de 2000 réfugiés ont été rapatriés de force.
    RFI rapporte que « dans l’immense camp de Nakivalé, dans le sud de l’Ouganda, les demandeurs d’asile rwandais ont été rassemblés au lieu-dit Base Camp, quand des véhicules de la police ougandaise sont arrivés, suivis par treize camions. Comme du bétail, sans bagages, sans eau ni nourriture, environ deux mille Rwandais ont dû prendre la direction du Rwanda.»
    D’après Amnesty International, « cette opération a été menée en violation du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains. Les Rwandais, dont un certain nombre avaient obtenu le statut de réfugié, ont été contraints, sous la menace d’une arme, de monter à bord de camions. Plusieurs personnes, dont des femmes enceintes, ont été blessées au cours de l’opération. Un homme au moins est mort en sautant d’un camion. »
    Selon Pascal Kalinganire, de l’organisation pour la paix, la justice et le développement au Rwanda qui a coordonné le mémorandum, seule une mobilisation massive afin de bloquer l’invocation de la clause de cessation permettrait d’éviter le même sort à des dizaines de milliers d’autres réfugiés dispersés partout dans le monde.

    Ruhumuza Mbonyumutwa
    Jambonews.net
    ————————————————————————————————————————————————————

    1. Cliquez ici pour signer la pétition
    2. wpaudio-play dans actualité africaineCliquez ici pour écouter le témoignage d’une chercheuse de Human Rights Watch qui a écrit un livre sur les conditions carcérales au Rwanda

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    3. wpaudio-playSi vous avez moins de temps, cliquez ici pour écouter un témoignage plus bref de la même chercheuse sur les conditions carcérales au Rwanda

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    Rwanda:Afrique. La principale opposante à l’autocrate Paul Kagame est en prison. Un responsable de l’opposition parle.

    Posté par Adolphe Habimana le 20 juin 2011

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    Une résistante au Rwanda

     

    Frédéric Pons le jeudi, 16/06/2011

    dans

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    Victoire Ingabire Umuhoza Présidente depuis 2006 des Forces démocratiques unifiées (FDUInkingi), le principal mouvement d’opposition au régime auto cratique rwandais, Victoire Ingabire Umuhoza travaillait dans une multinationale aux Pays-Bas où cette économiste polyglotte (elle parle kinya rwanda, français, néerlandais, anglais) coordonnait les services comptables de vingt-cinq filiales.

    En janvier 2010, elle décidait de revenir à Kigali pour « libérer le pays de l’emprise autoritaire et militaro-sectaire du FPR », le parti de Paul Kagame, président au pouvoir depuis 1994. Jetée en prison de façon arbitraire le 14 octobre 2010, d’abord mise au cachot dans des conditions déplorables, elle n’a pas pu recevoir la visite de son mari ni de ses trois enfants. Dans ce pays où les autorités continuent d’accuser des responsables français de “complicité avec le génocide de 1994”, Victoire est une opposante politique que Kigali voudrait faire taire définitivement. Le Dr Emmanuel Mwi seneza, un des responsables des FDU, nous explique son sort cruel, qui ne semble guère émouvoir les défenseurs autoproclamés des droits de l’homme

    Quel est l’état de santé de Victoire Umuhoza ? L’ambassadeur des Pays-Bas au Rwanda, Frans Makken, lui a rendu visite le 1er avril. Son état physique et moral est plutôt bon. Elle reste déterminée, malgré une évidente détérioration de sa santé.

    Que lui reproche le régime ? Victoire est une prisonnière politique et le pouvoir essaie de justifier son incarcération par des motifs criminels : terrorisme, atteinte à la sûreté de l’État, révisionnisme et idéologie génocidaire, divisionnisme et complicité dans des actes visant à renverser un gouvernement… Le gouvernement dit vouloir en finir avec cette « hooligan que les Occidentaux veulent placer à la tête du pays », et le parquet général requiert la perpétuité. Les journaux du pouvoir ne lésinent sur rien pour l’accabler. Tous ses dis cours ont été déformés, à commencer par celui au mémorial de Gisozi, où elle avait déclaré vouloir s’incliner devant les victimes du génocide tutsi de 1994, demandant aussi que les victimes hu tues puissent être commémorées.

    Y a-t-il d’autres prisonniers politiques ? Beaucoup, mais certains ont disparu et personne ne sait où ils sont emprisonnés. Tous les présidents des partis d’opposition sont incarcérés et d’autres ont été assassinés, dont des journalistes.

    La communauté internationale estelle indifférente ? Nous avons l’impression que, malgré quelques réserves çà et là, elle soutient toujours ce régime dictatorial, sans trop exiger en retour. L’opposition n’est pas suffisamment soutenue dans son combat pour l’État de droit et la démocratie. Réguliè rement accusée par le régime d’avoir soutenu l’ancien gouvernement, la France n’ose plus se montrer critique. Elle semble être aux abonnés absents. La Belgique, l’ancienne puissance de tutelle, semble elle aussi hantée par le retrait de ses militaires au début du génocide. Pour des intérêts de très court terme, d’autres puissances ne semblent pas avoir pris la mesure de la gravité de la situation.

    Peut-on parler d’abandon ? Au moment où la communauté internationale se mobilise contre certains dictateurs, l’opposition rwandaise aurait aimé plus de soutien. Les condamnations des assassinats de journalistes ou d’hommes politiques restent très timides. Les crimes avérés contre l’humanité, révélés par le rapport d’enquête et d’évaluation du Haut Commissariat des droits de l’homme de l’Onu sur les violations graves perpétrées au Zaïre puis en RDC, entre mars 1993 et juin 2003, ne sont condamnés que du bout des lèvres. Ce régime conserve des soutiens inconditionnels qui, même devant l’évidence, refusent d’ouvrir les yeux.

    Quelle peut être la suite ? Nous savons qu’il nous revient, à nous Rwandais, d’imposer le changement. Notre combat se poursuivra jusqu’à la libération de Victoire Ingabire. Nous continuerons aussi de demander l’enregistrement de notre formation, la reconnaissance de l’opposition, la révision de la Constitution, la définition claire de certaines accusations utilisées à tort et à travers pour museler l’opposition. Nous demandons le droit de mémoire pour tous, une justice équitable et la réconciliation nationale, qui doit commencer par un vrai dialogue inter-rwandais. Propos recueillis par Frédéric Pons

    Photo © SIPA

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    Libye : la CPI lance un mandat d’arrêt contre Kaddafi

    Posté par Adolphe Habimana le 27 juin 2011

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    Mouammar Kaddafi à Tripoli le 2 Mars 2011.

    Mouammar Kaddafi à Tripoli le 2 Mars 2011.© Mahmud Turkia/AFP

    La Cour pénale internationale a lancé ce lundi un mandat d’arrêt contre Mouammar Kaddafi, accusé de « crimes contre l’humanité », mais aussi contre son fils Seif el-Islam et le chef des services de renseignements libyens, Abdallah el-Senoussi.

    Il est le deuxième chef d’état contre lequel la Cour pénale internationale (CPI) a lancé un mandat d’arrêt, après le Soudanais Omar el-Bachir. Mouammar Kaddafi, au pouvoir depuis 42 ans en Libye, est désormais susceptible d’être arrêté à tout moment dès qu’il se rendra à l’étranger.

    Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait demandé aux juges de la CPI un mandat d’arrêt à l’encontre du « Guide » libyen dès le 16 mai, au motif de « crimes contre l’humanité ». M. Moreno-Ocampo avait alors annoncé la responsabilité de Mouammar Kaddafi dans les meurtres et persécutions qui ont cours dans le pays depuis l’éclatement de la révolte, le 15 février, laquelle a touché notamment les villes de Tripoli, Benghazi et Misrata.

    Sont également concernés par des mandats d’arrêt le fils de Mouammar Kaddafi, Seif el-Islam, et le chef des services de renseignements libyens, Abdallah el-Senoussi, tout deux accusés des mêmes crimes que l’ex-n°1 libyen.

    Le procureur a rappelé que la répression de la révolte avait provoqué la mort de milliers de personnes et entrainé le déplacement interne de 243 000 libyens, ainsi que la fuite à l’étranger de 650 000 autres personnes, selon les chiffres de l’ONU. (avec AFP)

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    Rwanda/belgique:Ce que Kigali reproche au héros d’ »Hotel Rwanda »

    Posté par Adolphe Habimana le 28 juin 2011

    28/06/2011 à 17h:12 Par Jeune Afrique

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    Le héros de 'Hotel Rwanda' a été entendu par la justice belge à la demande de Kigali.

    Le héros de « Hotel Rwanda » a été entendu par la justice belge à la demande de Kigali.© AFP

    Paul Rusesabagina, directeur adjoint de l’hôtel des Mille Collines au Rwanda, dont le parcours avait inspiré Hollywood pour le film « Hotel Rwanda » a été interrogé par le parquet fédéral belge à Bruxelles sur sa complicité présumée avec les rebelles hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

    Entendu le 20 juin à Bruxelles par le parquet fédéral belge en présence d’une commission rogatoire rwandaise, Paul Rusesabagina, directeur adjoint de l’hôtel des Mille Collines pendant le génocide de 1994, a été interrogé sur sa complicité présumée avec les rebelles hutus des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) basées dans l’est de la République Démocratique du Congo.

    « Nous avons toutes les preuves matérielles »

    Rusesabagina, dont l’histoire personnelle – très controversée à Kigali – avait inspiré Hollywood pour le film Hotel Rwanda (2004), est accusé par la justice rwandaise d’avoir contribué au financement des FDLR via des transferts depuis les États-Unis. « Nous avons toutes les preuves matérielles, affirme à J.A. le procureur général Martin Ngoga – qui se refuse à établir un lien direct avec le cas de l’opposante Victoire Ingabire, dont le procès devrait s’ouvrir début septembre à Kigali –, mais ils sont l’un et l’autre clairement dans le même camp. » Ce sont deux officiers des FDLR arrêtés en 2010 au Burundi et extradés depuis au Rwanda qui auraient, documents à l’appui, « vendu la mèche »…

    À noter que Rusesabagina, qui a quitté son pays en 1996, est particulièrement actif au sein de l’opposition à l’étranger et que les autorités rwandaises ont déposé auprès de la justice américaine une seconde demande de commission rogatoire

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    RDC : cinquante ans après, les Lumumba attaquent l’État belge

    Posté par Adolphe Habimana le 28 juin 2011

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    Patrice Lumumba salue les photographes alors qu'il quitte l'aéroport d'Idlewild, le 2 août 1960.

    Patrice Lumumba salue les photographes alors qu’il quitte l’aéroport d’Idlewild, le 2 août 1960.© AFP

    Cinquante ans après l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, le 17 janvier 1961 en RDC, sa famille a déposé une plainte contre l’État belge, avec l’espoir que la justice soit rendue à l’ancien Premier ministre congolais.

    Le meurtre de Patrice Émery Lumumba sera-t-il un jour reconnu devant la justice ? Sa famille l’espère, qui a déposé une plainte contre l’État belge, le 23 juin, avec constitution de partie civile, devant le tribunal de première instance de Bruxelles. Cinquante ans après l’assassinat du Premier ministre congolais, le 17 janvier 1961 à Élisabethville (aujourd’hui Lubumbashi), chef-lieu de la province méridionale du Katanga alors en sécession, les plaignants souhaitent accéder aux archives secrètes de l’ancien colonisateur afin de savoir exactement quel rôle la Belgique a joué dans la disparition de Lumumba.

    Trophés macabres

    Les détails de l’assassinat de Lumumba sont connus depuis 1961. Tout le monde savait que son corps, après l’exécution, avait été dissous dans de l’acide pour, peut-être, effacer à jamais toute trace de son passage sur Terre. Dans un documentaire réalisé au début des années 2000, un de ses bourreaux belges déclarait, sans le moindre remords, lui avoir arraché quelques dents qu’il avait gardées comme de véritables trophées.

    Des promesses belges… non tenues

    En 2001, soucieuse de redorer son blason, la Belgique crée une commission d’enquête sénatoriale. Celle-ci aboutit à la reconnaissance par le royaume de sa responsabilité morale dans la mort de Lumumba et, surtout, à la mise au jour d’un élément nouveau, et de taille : l’implication personnelle du roi Baudouin, qui n’avait jamais pardonné à l’éphémère chef du gouvernement congolais son discours « iconoclaste » du 30 juin 1960. Beaux joueurs, les Belges iront jusqu’à présenter des excuses officielles à la RDC. Une promesse est même faite : financer une fondation destinée à promouvoir la démocratie. Elle n’a pas encore vu le jour…

    Dix personnes encore vivantes sont visées

    La plainte déposée à Bruxelles veut aller au-delà de la simple responsabilité morale. Elle vise en particulier dix Belges encore vivants (anciens policiers, militaires et responsables administratifs) liés, de près ou de loin, à l’exécution de Lumumba. Ils pourraient être poursuivis pour crimes de guerre. Mais étant donné que les principaux acteurs de cette tragédie sont morts, la bataille juridique, si elle a lieu, risque d’être longue.

    L’assassinat de Lumumba, survenu en pleine guerre froide, a eu beaucoup de conséquences sur le destin de l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). Les plus graves sont les rébellions menées dans l’ouest, puis dans l’est du pays, par des gens se réclamant de celui que Mobutu, pourtant acteur majeur de son élimination, proclama héros national en 1966. L’épilogue sera l’arrivée au pouvoir, en 1997, de Laurent-Désiré Kabila. Il était déjà dans les maquis lumumbistes en 1965

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    Rwanda/TPIR : perpétuité pour la première femme reconnue coupable de génocide

    Posté par Adolphe Habimana le 29 juin 2011

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    Pauline Nyimarasuhuko

    DR

    Par RFI

    C’est un verdict qui s’est fait attendre pendant dix ans dans le procès Butare au Tribunal pénal international pour le Rwanda qui siège à Arusha, en Tanzanie. A la barre, six accusés de génocide et crimes contre l’humanité.Deux anciens maires, deux anciens préfets, et Pauline Nyimarasuhuko, l’ancienne ministre de la Famille, seule femme détenue par un tribunal international poursuivie pour génocide et incitation au viol, ainsi que son fils, Shalom Ntahobali. Ces deux derniers ont été condamnés ce vendredi 24 juin 2011 à la prison à vie.

    Avec notre correspondante à Nairobi

    C’est la première femme condamnée par un tribunal international pour génocide et incitations aux viols. Pauline Nyiramasuhuko, ministre de la Famille pendant le génocide de 1994 au Rwanda, a été condamnée à la prison à vie, tout comme son fils Shalom Ntahobali, accusé dans le même procès, et qui selon l’accusation, a violé des femmes tutsi sous les encouragements de sa mère.

     

     

     

    Les deux sont les accusés phare de ce procès. Ils ont été arrêtés en 1997 à Nairobi. Pauline Nyiramasuhuko a été mise en cause très peu de temps après la fin du génocide par les organisations des droits de l’homme, alors qu’elle avait pris la fuite à l’est du Congo avant de rejoindre le Kenya. Elle était devenue une des premières femmes ministres dans les années 90. Farouche antitutsi, elle était une des plus fidèles au parti au pouvoir de l’époque.

    Le procès Butare a débuté en juin 2001. Il aura fallu attendre dix ans pour connaître le verdict. C’est le procès le plus long et le plus coûteux de l’histoire du Tribunal pénal international pour le Rwanda.

    source: rfi

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    Tentative d’assassinat du général rwandais Faustin Nyamwasa : la terreur d’un témoin clef

    Posté par Adolphe Habimana le 8 juillet 2011

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     L’ancien général rwandais Faustin Nyamwasa (archive).

    Un témoin clef dans le procès pour la tentative de meurtre, l’an dernier à Johannesburg, d’un ancien chef d’Etat-major rwandais a éclaté en sanglots à la barre vendredi en racontant qu’il avait craint pour la vie de ses proches après l’attentat raté.

    Le Rwandais Kalisa Mubarak a déclaré au tribunal avoir fui après l’attentat contre le général Faustin Nyamwasa, en juin 2010.

    Un de ses amis rwandais, Amani Uriwani, est l’un des six hommes –trois Tanzaniens et trois Rwandais– qui sont sur le banc des accusés et plaident tous non coupable.

    M. Mubarak, qui bénéficie d’un programme de protection des témoins, avait indiqué à la Cour mercredi qu’Amani Uriwani lui avait dit avoir été approché par des militaires rwandais venus d’Europe et qu’ils lui avaient proposé de l’argent pour tirer sur un militaire.

    Il a déclaré au tribunal vendredi qu’il avait téléphoné à son ami quand il a appris que le général avait été victime d’un attentat, lui demandant « Vois-tu ce que tu as fait ».

    Il a dit « S’il te plaît Mubarak, ne dis rien à personne ». Il avait juste très peur.

    « J’ai vu que je pouvais être tué »

    Kalisa Mubarak a ensuite trouvé son ami et une autre personne attendant devant son domicile, dans un camion blanc Nissan sans plaques d’immatriculation, quand il est rentré chez lui.

    « J’ai vu que je pouvais peut-être être tué pour ne pas apporter de preuve », a-t-il déclaré au tribunal.

    Le témoin a décrit sa fuite au Cap, puis son retour à Johannesburg, et ses déplacements d’hôtel en hôtel, craignant pour sa vie.

    Il a éclaté en sanglots, racontant comment il était inquiet pour sa femme enceinte.

    Kalisa Mubarak a ensuite dit que cinq hommes armés l’avaient attaqué dans son salon de beauté à Johannesburg après qu’il eut aidé la police à arrêter Amani Uriwani.

    Report de l’affaire

    L’affaire a été reportée du 24 octobre au 4 novembre.

    Le général Nyamwasa était arrivé en Afrique du Sud quatre mois avant l’attentat, après avoir abandonné son poste d’ambassadeur en Inde, sur fond d’accusations de corruption et de brouille avec le président rwandais Paul Kagame.

    Cette affaire a tendu les relations entre l’Afrique du Sud et le Rwanda, qui souhaite l’extradition de M. Nyamwasa pour qu’il purge une peine de prison de 24 ans dans son pays. Un tribunal militaire l’a condamné par contumace pour des faits de désertion, diffamation et atteinte à la sûreté de l’État.

    Faustin Nyamwasa est aussi soupçonné de terrorisme au Rwanda: il est accusé d’avoir fomenté des attaques à la grenade, l’année dernière à Kigali, pendant la campagne des élections présidentielles.

    L’Espagne et la France veulent également l’extrader pour son rôle présumé dans le génocide rwandais, dans lequel 800.000 personnes ont été tuées. Il a réfuté ces accusations.

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    Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance samedi le 09/07/2011

    Posté par Adolphe Habimana le 10 juillet 2011

    Discours du président Salva Kiir le 9 juillet à Juba.

    Discours du président Salva Kiir le 9 juillet à Juba.© AFP

    Le Sud-Soudan, qui a proclamé samedi son indépendance, fait désormais face à l’immense défi de prouver au monde qu’il est un Etat viable, malgré son extrême pauvreté et une situation géopolitique difficile après des décennies d’un conflit sanglant avec le Nord.

    Le Sud-Soudan a proclamé son indépendance devant des dizaines de milliers de sudistes en liesse et un parterre de dirigeants étrangers, après un conflit de pratiquement un demi-siècle avec le Nord qui a fait des millions de morts.

    La communauté internationale, Etats-Unis, Chine, Russie, Union européenne et ses Etats membres en tête, a rapidement reconnu ce nouveau pays africain figurant parmi les plus pauvres au monde malgré ses vastes ressources pétrolières, et l’a assuré de son soutien.

    C’est le chef du Parlement sud-soudanais, James Wanni Igga, qui a lu la « déclaration d’indépendance du Sud-Soudan » pendant une cérémonie à Juba, la capitale.

    « Nous, les représentants démocratiquement élus du peuple, nous fondant sur la volonté du peuple du Sud-Soudan, et comme l’ont confirmé les résultats du référendum sur l’auto-détermination (en janvier, ndlr), proclamons par la présente le Sud-Soudan une nation indépendante et souveraine », a-t-il dit.

    Le Sud, dont le territoire occupe presque un quart de la superficie de l’ancien Soudan, et dont la majorité des plus de 8,5 millions d’habitants est chrétienne, se sépare ainsi du Nord musulman après une longue guerre -entrecoupée par une période d’accalmie de quelques années- entre les rebelles sudistes et les gouvernements successifs de Khartoum.

    Le nouveau drapeau du Sud-Soudan été ensuite hissé sous les applaudissements frénétiques, les cris de joie, mais aussi les pleurs, de la foule.

    Puis Salva Kiir a prêté serment en tant que premier président sud-soudanais et promulgué la Constitution provisoire, en jurant de « favoriser le développement et le bien-être du peuple ».

    « Un jour heureux comme celui-là ne devrait pas être terni par de mauvais souvenirs. Mais il est important de se rappeler que cette terre a souffert pendant plusieurs générations (…) Nous devons pardonner, même si nous n’oublierons pas », a affirmé M. Kiir dans un discours prononcé peu après.

    « Nous ne nous soumettrons jamais, jamais ! », ont scandé des milliers de ses compatriotes.

    Relations fraternelles

    Intervenant à son tour devant des dizaines de milliers de sudistes, le président du Soudan, Omar el-Béchir, a affirmé qu’un succès du Sud-Soudan serait également une réussite pour Khartoum.

    « Nous respectons nos engagements vis-à-vis du nouvel Etat du Sud-Soudan et nous allons l’aider dans ses premiers pas, car nous voulons qu’il réussisse. Son succès sera notre succès », a déclaré M. Béchir, sous le coup de mandats d’arrêt internationaux pour génocide et crimes contre l’humanité au Darfour, région de l’Ouest en proie à la guerre civile.

    Khartoum avait reconnu dès vendredi la République du Sud-Soudan.

    Omar el-Béchir a en outre appelé à la paix et à des relations fraternelles entre le Sud et le Nord : « Il est de notre responsabilité commune de bâtir (une relation de) confiance » qui permettra de régler les « questions en suspens », a-t-il dit, faisant allusion en particulier au partage des richesses pétrolières et au statut de provinces frontalières contestées, dont celle d’Abyei.

    De même étaient présents le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et des représentants de pays tels que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le France.

    Placée sous haute sécurité, la cérémonie s’est déroulée au mausolée de l’ex-dirigeant rebelle sudiste John Garang, mort dans un accident d’hélicoptère en 2005, peu après la signature de l’accord de paix ayant mis un terme au plus long conflit en Afrique.

    Elle a débuté par les sermons de deux dignitaires religieux, l’un musulman et l’autre chrétien, avant un défilé militaire.

    « Aujourd’hui, nous nous souvenons et nous prions pour tous ceux qui ont été solidaires avec nous pendant les longues années de guerre », a dit l’archevêque catholique Paulino Lokudu, exhortant à une « nouvelle entente » et à la coopération avec le Nord.

    Intérêt international

    Dès le petit matin, des Sud-Soudanais enthousiastes avaient afflué vers le lieu des festivités, chantant et agitant des drapeaux. « Sud-Soudan oyee (oh oui) ! Sud-Soudan libre ! », scandait la foule, pendant ce rassemblement, le plus grand jamais vu à Juba, ville au bord du Nil Blanc où manquent même les infrastructures de base.

    Au plan diplomatique, le président Barack Obama a déclaré que le Sud-Soudan pourrait compter sur l’aide des Américains, tandis que la Chine, principal partenaire commercial du Soudan et plus gros investisseur dans son industrie pétrolière, espère que le Nord et le Sud seront « de bons voisins, des partenaires et des frères pour toujours ».

    L’Union européenne « envisage un accord de partenariat avec la République du Sud-Soudan » et le président russe Dmitri Medvedev a évoqué l’«intérêt » du « monde russe des affaires » pour les ressources naturelles de ce nouvel Etat.

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    Tanzanie-Rwanda/TPIR/ARUSHA: fin de la grève de la faim d’un détenu contre le transfèrement de son dossier au Rwanda

    Posté par Adolphe Habimana le 16 juillet 2011

    arusha.jpgLa salle du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), à Arusha, le 18 décembre 2008.

    AFP/Tony Karumba

    Par RFI

    A Arusha, en Tanzanie, une vingtaine de codétenus du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a fait une grève de la faim de 48 heures pour protester contre la décision de renvoyer le dossier de l’un d’entre eux, le pasteur pentecôtiste Jean Uwinkindi, devant la justice rwandaise. Celui-ci a décidé jeudi 14 juillet de recommencer à s’alimenter, alors que son avocat engageait une procédure d’appel de cette décision.

    La décision de transférer Jean Uwinkindi au Rwanda a été rendue le 28 juin par la Chambre de renvoi du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), convaincue que les conditions d’un procès équitable étaient désormais remplies dans son pays d’origine.

    Ce n’est pas l’avis de Maître John Philpot, un des porte-parole de l’association des avocats de la défense du TPIR. « C’est un jugement injuste. Le TPIR agit pour donner une crédibilité au Rwanda qui n’a pas de tribunaux indépendants, estime l’avocat. C’est une dictature où l’influence sur les juges est très forte. Les témoins de la défense ne peuvent pas aller au Rwanda librement. Ils sont en danger ».

    Le pasteur pentecôtiste, arrêté en juillet 2010 en Ouganda pour son rôle présumé dans le génocide de 1994, avait entamé une grève de la faim, suivie en solidarité par 24 de ses codétenus, mercredi dernier.

    « Monsieur Uwinkindi s’est alimenté aujourd’hui, donc ceci marque la fin de sa grève, constate Roland Amoussouga. Son avocat a décidé de suivre les voies de recours disponibles en essayant rapidement d’introduire une demande d’appel contre la décision qui a été rendue », poursuit le porte-parole du tribunal d’Arusha.

    Au juge, maintenant, de trancher.

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    Rwanda/Violence:L’enquête se poursuit au Rwanda après l’attaque à la grenade

    Posté par Adolphe Habimana le 16 juillet 2011

    Par RFI

    TristeL’enquête se poursuit au Rwanda après l’attaque à la grenade de mardi 12 juillet à 19 heures, à Kamembé, dans la province de l’ouest (une zone frontalière de la République démocratique du Congo). Sur les 21 blessés

    Lire la suite… »

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    L’EX PRESIDENT BRESILIEN LULA HUMILIE LES PRESIDENTS AFRICAINS AU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE

    Posté par Adolphe Habimana le 16 juillet 2011

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    Message de l’ex-président Lula à ses homologues Africains : Cessez de baisser votre pantalon devant les occidentaux.

    L’EX PRESIDENT BRESILIEN LULA HUMILIE LES PRESIDENTS AFRICAINS AU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE

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    L’EX PRESIDENT BRESILIEN LULA HUMILIE LES PRESIDENTS AFRICAINS AU SOMMET DE L’UNION AFRICAINE

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    photo d’archives: présidents africains

    Suivant l’exemple de l’amerique Latine , l’Afrique devrait decider de prendre sa vrai independance qui est aux mains des occidentaux , Le continent Africain qui est riche de gisement mineral et de terre fertile , aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance economique planetaire , mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre. ce sont les parole de l’ex -president bresilien LULA DA SILVA ,qui etait la semaine dernière en Guinée equatoriale pour la reunion des chef d’etats Africains .

    Lula a invité les chef d’etat à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois , en libye et en cote d’ivoire : l’interference de la France et des etats unis constitue un sérieux danger pour la souveraineté Africaine et pour les futures générations.

    durant l’assemblée generale sur le role des jeunes africains, une session detachées de la reunion avec theme la crise libyenne, Lula a accusé les chefs Africains d’ètre avides , d’assoifés de pouvoir , de trahir leurs propres pays et surtout d’ètre des servants de l’occident ! qui saccagent le continent noir et déciment sa souveraineté. La devise de ces chefs d’etats étant : « chacun pour soi , Dieu pour tous » ne portera loin l’Afrique,Il faut le sens de responsabilité, d’humilité,de dignité et d’Unité pour bien gouverner ! critiquant le fait que les leaders africains qui sont arrivés au pouvoir par un coup d’état ou pour le vouloir des puissances occidentales .Il a ensuite critiqué et denoncé le monopole des 5 pays du monde. ajoutant que: L’UNION AFRICAINE a 1,4 milliard d’habitants, l’AMERIQUE LATINE 400 000 d’habitants et que c’est inconcevable que les USA, LA FRANCE,LA CHINE,LA RUSSIE ET LA GRANDE BRETAGNE dictent la loi au conseil de securité de l’ONU !!!! surtout que la crise ecomìnomique mondiale provient des etats unis .

    et il a deploré le fait que l’UNION AFRICAINE soit financé seulement par 5 pays africains et le reste par des dons occidentaux.Par consequent, Pour cela , L’UA ne peut pas faire les interéts de l’Afrique et avoir un poids au niveau international . C’est cette mème U.A qui legitime les coups d’ètats,les rebellions ou actions illegales pour l’obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections .Beaucoup de chefs d’etats presents avaient la tète basse à qui il a réitéré l’invasion Francaise dans le continent noir ! LA FRANCE nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d’ètre leurs colonies . avec des interferences dans les affaires internes des pays africains ! c’est clair la reference avec le cas de la Cote d’Ivoire, où Paris avec l’utilisation de la force a enlevé le president GBAGBO pour mettre à son poste ouattara.

    Si pour la Cote d’Ivoire ,rien a été fait pour arréter le coup d’état ,l’union Africaine peut demander le cessez le feu immediat en LIbye. en soutien s’est ajouté le president Jacob zuma, un des chefs opposants qui tient tète à l’occident disant qu’ils n’ont pas le droit d’assassiber KADAFI.

    Un silence d’ombre dans la salle de l’UA où les présidents qui sont les talons de l’occident étaient nombreux en occurence ABDOULAYE WADE du Senegal qui a sejourné à Benghasi pour reconnaitre le gouvernement des rebelles , BLAISE COMPAORE du Burkina Faso qui ha soutenu la rebellion de OUATTARA en Coted’Ivoire contre GBAGBO, YOWERI MUSEVENI de l’Uganda qui combat les AL Shabaab en Somalie , PAUL KAGAME du Rwanda qui saccage pour le compte de l’occident et puis SASSOU N’GUESSO du Congo Brazzaville , IDRISS DEBY du TCHAD,PAUL BIYA du Cameroun, FAURE GNASSINGBE du togo,ODINBA ALI BONGO du Gabon et le dernier récruté qui s’est ajouté à la dependance des des puissances de l’oppression est ALLASSANE OUATTARA de la cote d’ivoire !

    TEXTE EN ITALIEN ENTIEREMENT TRADUIT EN FRANCAIS PAR KOUAME CELESTIN N’BRAH

    LE LIEN D’UN JOURNAL OFFICIEL ITALIEN :WWW.rinascita.eu

    by Lendo Kumbu

    La traduction originale n’a pas été retouchée

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    Le Président Kagame effectuera une visite en France le 12 Septembre prochain

    Posté par Adolphe Habimana le 17 juillet 2011

    http://www.rnanews.com/politics/5149-le-president-kagame-effectuera-une-visite-en-france-le-12-septembre-prochain

     

    Friday, 15 July 2011 21:13 by André Gakwaya


    Le Président Kagame effectuera une visite en France le 12 Septembre prochain  dans ACTUALITE sarkozy-kagame-walking

    Kigali: L’Ambassade de France à Kigali a commémoré la prise de la Bastille et s’est félicitée de la normalisation des relations entre la France et le Rwanda, selon Laurent Continu, Ambassadeur de France au Rwanda.

    « La visite du Président Kagame en France le 12 Septembre prochain permettra de surmonter un certain nombre d’obstacles à la normalisation des relations entre la France et le Rwanda », a-t-il indiqué.

    Il a annoncé cette date alors qu’il prononçait, devant des représentants du Gouvernement rwandais et des Invités, son discours officiel marquant le 14 Juillet 1789, date de la prise de la Bastille lors de la Révolution française.

    Il a expliqué le sens dette révolution qui continue de servir de modèle aux autres Peuples qui se soulèvent en masse pour chasser des régimes autocratiques, tortionnaires et impopulaires, comme dans certains pays arabes actuellement.

    L’Ambassadeur Continu a donné quelques cas qui ont marqué des progrès dans les relations entre la France et le Rwanda. Il a cité le séjour en France de l’équipe nationale rwandaise de football des Jeunes de moins de dix-sept ans, ainsi que la visite du Président Sarkozy au Rwanda comme première visite d’un Chef d’Etat français au Rwanda depuis 1994.

    Il a parlé du Centre d’Echanges Franco-Rwandais (CECFR) qui a ouvert ses portes depuis six mois, et qui a organisé une grande Exposition « Village Scientifique » jugée comme une opération innovante et un succès exemplaire.

    Celle-ci a été visitée par 35 000 élèves de tout le pays. « Dès l’année prochaine, nous pouvons rééditer l’opération », a promis l’Ambassadeur.

    Il a informé d’autres contacts engagés en ce qui a trait à la commercialisation du gaz méthane par le secteur privé. L’initiative sera affinée lors de la visite prochaine du Président Kagame en France.

    « Mais rétablir des relations n’est pas toujours facile, car, l’on doit surmonter un certain d’obstacles au quotidien », a-t-il reconnu.

    De son côté, la Secrétaire Permanente au Ministère rwandais des Affaires étrangèresreprésentant la Ministre empêchée, a rappelé que Cette Révolution française a inspiré dans la suite le texte de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en vigueur dans tous les pays du monde.

    Elle a relevé que les relations entre le Rwanda et la France ont eu à faire face à des violations graves de crimes contre l’humanité commis par des génocidaires des Tutsi en 1994. Et bon nombre se promènent impunis dans le monde.

    « Je salue l’initiative française de punir ces criminels. On peut les traduire en justice en France ou au Rwanda », a-t-elle fait remarquer.

    Elle s’est réjouie de l’esprit de sincérité et d’ouverture des Présidents français et rwandais dans les relations entre les deux pays. Pour elle, l’ouverture du CECFR augure un avenir prometteur. Ella apprécié l’inauguration en France d’un site du génocide des Tutsi du Rwanda.

    Elle a cité des partenariats en cours de préparation et qui sont à redynamiser, notamment pour le secteur de la santé.

    La réception offerte par l’Ambassade de France de Kigali a été animée par un orchestre qui a joué une musique captivante durant laquelle des Invités ont pu vibrer sous des rythmes variés et envoûtants. (FIN)

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    France/Rwanda:L’armée française accusée de viols collectifs au Rwanda : François Fillon outré

    Posté par Adolphe Habimana le 20 juillet 2011

     

    France/Rwanda:L’armée française accusée de viols collectifs au Rwanda : François Fillon outré  dans ACTUALITE armée-française

    Armée française/défilé du 14 juillet 2010-photo fickr

    Après les déclarations de la crypto-cosmopolito-gauchiste candidate écologiste à l’élection présidentielle Eva Joly et les attaques des talibans, l’armée française est une nouvelle fois dans la ligne de mire de l’anti-France. En effet, des femmes tutsies accusent aujourd’hui des militaires français de la force Turquoise déployée en 1994 au Rwanda pour observer le génocide alors en marche de les avoir violées dans des camps de réfugiés. Des accusations prises aux sérieux puisque trois des supposées victimes ont été reçues par un juge d’instruction du Tribunal aux armées de Paris.

    Cette affaire gênante laisse le gouvernement dubitatif et l’on s’étonne bien sûr à l’Élysée que, malgré les réformes engagées depuis 2007, il existe encore en France des juges laxistes aptes à lancer en toute indépendance des instructions : « Pour qui allons-nous passer, si le premier juge venu commence à enquêter sans en avoir reçu l’ordre ? Ce n’est pas pour cela que le présidentissime Sarkozy a été élu. Son bilan en la matière le prouve et il ne faudrait pas que de tels cas isolés viennent remettre en cause le travail effectué depuis quatre ans », s’indigne en aparté, auprès de la presse désinformée, le cardinal Guaino. Michel Mercier, ministre de la justice aux ordres, devrait s’expliquer de ces carences lors du prochain conseil de classe des ministres.

    De son côté, François Fillon qui, d’après certaines sources désinformées, occuperait un poste au gouvernement s’est déclaré « outré » des paroles d’une des supposées victimes, Odile N’Dubonchoix (« Ils venaient tous ensemble, une dizaine, tous les jours, pour nous violer. C’était un véritable défilé militaire ») dont il pense que « elle n’a pas une culture très ancienne des valeurs françaises ».

    Espérons que cette lamentable histoire prendra vite fin et que la justice française retrouvera rapidement la raison. Tout comme la communauté internationale qui n’a jamais eu l’outrecuidance de remettre en cause le travail efficace de la Force Turquoise au Rwanda par ailleurs plébiscité par l’ensemble de la communauté hutue.

    Source : desinformations.com

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    Rwanda : l’armée française accusée de viols collectifs

    Posté par Adolphe Habimana le 20 juillet 2011

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    Publié le 14-07-11 à 00:18 Modifié le 17-07-11 à 00:05 par Sarah Halifa-Legrand

    Des rescapées tutsies du génocide hutu affirment qu’elles ont été systématiquement violées par des militaires français dans les camps contrôlés par la force Turquoise. Info ou intox ?

    Femme devant un camp de réfugiés rwandais sous protection de la force Turquoise, au Rwanda en juin 1994 (Nicloas Jose/SIPA)

    Femme devant un camp de réfugiés rwandais sous protection de la force Turquoise, au Rwanda en juin 1994 (Nicloas Jose/SIPA)

    « Parfois, il y avait jusqu’à une dizaine de militaires français qui me violaient [...] pendant que d’autres faisaient la même chose juste à côté. [...] On se retrouvait toutes dans les tentes des militaires. [...] C’était comme un repas quotidien. [...] Cela a commencé une semaine après leur arrivée, jusqu’à leur départ. » C’est sur ce témoignage sidérant que s’ouvre le journal de 8 heures de France-Inter, le 28 juin. La femme qui parle est une Rwandaise tutsie, qui avait été placée dans un camp de réfugiés sous la responsabilité des soldats français de l’opération Turquoise, de juin à août 1994. « Ils nous ont violées parce que nous étions tutsies », poursuit une autre rescapée des génocidaires hutus, qui avait trouvé refuge dans un autre camp sous protection française. « Ils étaient persuadés que nous n’allions pas survivre. »

    Elles sont trois à s’être rendues à Paris, fin juin, pour être entendues par le juge d’instruction du Tribunal aux armées de Paris. C’est devant cette instance qu’avait été déposée, en leur nom, en octobre 2009, une plainte contre X pour crime contre l’humanité.

    A entendre, le soir même, deux d’entre elles, serrées l’une contre l’autre sur le canapé d’un petit appartement parisien, raconter une énième fois, jusqu’aux larmes, leur épouvantable histoire, on reste perplexe. Devant leur incontestable douleur. Et devant l’énormité de l’accusation. Cette affaire, qui soulève une nouvelle fois la question des responsabilités de la France dans le génocide rwandais, dégoupille une grenade de plus dans les relations déjà minées entre Paris et Kigali.

    Plusieurs versions

    C’est en juin 2004 que le docteur Annie Faure recueille les témoignages de ces femmes, qui ont servi de base aux plaintes. Or, à la lecture des documents, leur contenu s’avère sensiblement différent du discours qu’elles ont tenu devant les médias, il y a quinze jours. Dans les versions de 2004, Françoise* affirmait avoir été violée une fois par un soldat français, Olive* disait avoir été victime de viols collectifs à deux reprises, au cours desquels les militaires de l’opération Turquoise avaient « inspecté » et photographié son sexe. Et Diane* aurait subi des violences de la part de miliciens hutus aidés par des soldats français. Mais elles ne disaient nulle part que d’autres femmes avaient subi de tels sévices, ni que ces exactions étaient quasi quotidiennes. On ne trouve pas non plus d’allusion à une pratique systématique du viol par les militaires français.

    Amplification fantasmatique du traumatisme ? Stratégie pour mobiliser la justice ? Il est vrai que la procédure n’est pas près d’aboutir, puisque le Tribunal aux armées doit disparaître en fin d’année et qu’il faudra attendre la création du « pôle génocide » au TGI de Paris pour connaître le sort de ce dossier. Autre hypothèse : une manipulation de la part de Kigali ? Ou peut-être s’agit-il de ce que l’avocat Antoine Comte appelle « le temps du génocide, qui fait que les choses remontent très lentement à la surface tant le crime est inconcevable ». Dans ce dossier inextricable, l’avocat admet avoir fait « une erreur » lorsque les témoignages lui ont été apportés en 2004 : il avait déposé plainte devant une mauvaise juridiction (le tribunal de grande instance) et sous une autre qualification (viols en réunion et enlèvement). « J’ai laissé le dossier se perdre dans les sables de la bureaucratie », confesse-t-il.

    Viols isolés… ou systématiques

    Quoi qu’il en soit, c’est sa thèse du « temps du génocide » que retiennent Annie Faure et l’avocate qui a repris le dossier, Laure Heinich-Luijer, pour expliquer la nouvelle version des Rwandaises. Mais les plaintes de 2004 avaient été jugées assez crédibles par la juge d’instruction Florence Michon, alors en charge du dossier, pour estimer, en avril 2010, que « la qualification de crime contre l’humanité ne [pouvait] être écartée a priori ». Elle s’était aussi appuyée sur les témoignages de trois miliciens hutus qui dénonçaient une collaboration active des militaires français à l’extermination des Tutsis et confirmaient des viols systématiques. Dépositions, il est vrai, sujettes à caution : elles avaient été recueillies en prison, où les miliciens attendaient leur jugement.

    Ancien commandant de l’opération Turquoise, le général Jean-Claude Lafourcade rejette l’accusation de viols systématiques. Mais il n’exclut pas « des viols isolés qui auraient échappé aux enquêtes internes conduites dans chaque unité à la fin de l’opération ». Une conviction que partage l’universitaire Gérard Prunier. « Cependant, met en garde ce familier du bourbier rwandais et de ses mensonges, j’ai peut-être tort et ces viols systématiques ont peut-être eu lieu… »

    *Les noms de ces trois femmes, qui veulent garder l’anonymat, sont des pseudonymes

    Sarah Halifa-Legrand – Le Nouvel Observateur

    Cet article a été publié dans Le Nouvel Observateur daté du 13 juillet 2011

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    DSK/Naffisatou Diallo:Le « J’accuse » de Nafissatou

    Posté par Adolphe Habimana le 30 juillet 2011

    DSK/Naffisatou Diallo:Le

    | Photo REUTERS/Shannon Stapleton

     

    Paru dans Match

    Pour la première fois, la femme de chambre du Sofitel parle et attaque.

    C’est sa première séance photo. La première fois que Nafissatou Diallo montre son visage au monde. Jeudi 21 juillet, devant l’objectif de Christopher Anderson, du magazine « Newsweek », la jeune femme reste silencieuse. Pendant une demi-heure, on entend seulement le bruit du déclencheur. « Nafi » échange des regards avec sa fille de 15 ans, présente à ses côtés, comme pour se rassurer. Elle est docile, résignée. Nafissatou fait ce qu’on lui demande. A la fin, le photographe tente de la détendre. « Voilà, c’est fini, j’espère que ce n’était pas trop désagréable. » Nafissatou répond par un hochement de tête. « Thank you », lâche-t-elle en baissant à nouveau les yeux, puis elle s’en va avec sa fille. Apparemment très soulagée. L’entretien avec Christopher Dickey et John Solomon, deux journalistes expérimentés du magazine « Newsweek », a duré trois heures, au 5e étage du 85 Fifth Avenue, dans les locaux du cabinet d’avocats Thompson Wigdor LLP. Une épreuve pour « Nafi ». Pour elle, ce premier rendez-vous avec la presse n’a pas été facile. Pourtant « c’est elle qui l’a voulu », jure-t-on dans l’entourage de son avocat, Kenneth Thompson, qui l’a encouragée – convaincue, disent certains – à s’exprimer publiquement. Nafissatou n’a pas supporté d’avoir été traitée de prostituée par le « New York Post », le plus important des tabloïds new-yorkais. Elle a voulu dire sa vérité. Contre-attaquer. Prendre l’opinion publique américaine à témoin. Et raconter les sévices dont elle affirme avoir été victime. A « Newsweek », d’abord. Puis, quelques jours plus tard, à Robin Roberts, la célèbre journaliste noire d’ABC News, qu’elle a rencontrée lundi 25 juillet. Sacré plan média pour une modeste femme de ménage, réputée timide et inculte…

    Quand les journalistes découvrent Nafissatou Diallo dans la grande salle de réunion en bois blond du cabinet, ils sont d’abord surpris par son physique. « Elle est grande, sans être imposante, fragile, nerveuse, pas photogénique », décrit Christopher Anderson. Ses joues sont grêlées par une acné d’ado mal cicatrisée. La Guinéenne de 32 ans est loin d’être la beauté que laissaient imaginer les photos d’elle, prises à l’époque où elle vivait dans son pays natal. Nafissatou est une fille toute simple, quasiment analphabète. Sa fierté, les journalistes de « Newsweek » le sentent tout de suite, c’est de travailler au Sofitel. Elle y avait trouvé son « dream job » : nettoyer quatorze chambres par jour, à raison de 25 dollars par heure, sans les pourboires. Avant l’incident du 14 mai, elle venait de « décrocher » un étage, le 28e, où elle s’occupait de toutes les chambres. « J’adorais ce boulot. J’aimais mes collègues, nous étions chinois, américains, africains, de tous les pays, mais égaux », raconte-t-elle avec nostalgie.

    Tigresse

    L’entretien commence par une plongée dans son ancienne vie guinéenne. Déception. Nafissatou confirme avoir été excisée quand elle était petite, mais elle devient bizarrement réticente quand il s’agit d’évoquer son père, « un imam qui dirigeait une école coranique », son mari, « mort d’une maladie », ou encore sa fille aînée, « morte à 3 ou 4 mois ». Une nuit à Conakry, la capitale guinéenne, elle dit avoir été violée et séquestrée par deux soldats qui l’ont relâchée le lendemain, après l’avoir forcée à nettoyer la scène du crime. Mais elle peine à en donner une date exacte, avant de se souvenir, après hésitation, que « c’était en 2001 ». Les enquêteurs de « Newsweek » n’en sauront pas plus sur ce sujet, ni sur les conditions qui ont entouré l’obtention de son asile politique aux Etats-Unis. Tout juste admet-elle avoir commis quelques erreurs dans son récit. Or, c’est justement là que le bât blesse : début juillet, le procureur Cyrus Vance Jr a failli abandonner les poursuites en raison, notamment, des incohérences entre les différentes versions qu’elle a données, sur son installation aux Etats-Unis…

    En revanche, la craintive Nafissatou se transforme en tigresse quand elle évoque DSK. Ses accusations, elle les maintient point par point. Oui, ­Dominique Strauss-Kahn l’a bien violée, ­dit-elle. Elle est entrée dans sa suite 2 806, après avoir nettoyé celle d’à côté, la 2 820, et dûment frappé à la porte, conformément au règlement. « Hello, housekeeping ! » a-t-elle répété à plusieurs reprises pour s’annoncer. DSK serait alors apparu nu, devant elle.

    Elle se serait excusée, paniquée à l’idée de perdre son job, puis aurait tenté de rebrousser chemin. Mais l’homme l’en aurait empêchée, avant de la jeter sur le lit. « Je me débattais en évitant de le blesser », témoigne Nafissatou, qui s’enfuit par le couloir menant à la salle de bains. Comme elle l’a dit aux détectives du NYPD le 14 mai, puis au grand jury quatre jours plus tard, Nafissatou affirme aux enquêteurs de « Newsweek » que son présumé agresseur l’a mise à genoux, lui a tenu la tête pour l’empêcher de reculer, avant de jouir dans sa bouche. Elle aurait alors tout recraché. Hagarde, elle se serait sauvée dans la chambre 2 820 d’abord, puis dans le couloir, où elle croise sa chef d’étage. La scène, si l’on en croit son récit, aurait duré neuf minutes, pas plus. Et la façon dont elle la raconte a ému les journalistes de « Newsweek ». « Autant Nafissatou est vague sur son passé, autant elle devient convaincante quand elle évoque l’agression sexuelle présumée », affirme Christopher Dickey, l’un des deux journalistes du magazine.

    Lundi 25 juillet, midi. Nafissatou réitère ses accusations, devant Robin Roberts d’ABC News, cette fois. Selon Douglas Wigdor, l’associé de son avocat Kenneth Thompson, « elle voulait parler à elle et personne d’autre », parmi les vedettes de la télé. Coprésentatrice de « Good Morning America », l’une des émissions matinales les plus regardées du pays, Robin Roberts est une rescapée d’un cancer du sein, un combat contre la maladie qu’elle a raconté en détail à ses téléspectateurs. Elle a récemment fêté ses 50 ans à l’américaine, c’est-à-dire en direct à l’antenne de son talk-show. Nafissatou est fan. Avec elle, la Guinéenne se sent plus à l’aise qu’avec les deux enquêteurs de « Newsweek », au look d’inspecteurs du NYPD. L’ interview dure une heure. Face aux caméras d’ABC News, Nafissatou réitère ses accusations contre DSK, dans un anglais très correct, mais mâtiné d’un fort accent. Emotive, en larmes, agitée, volubile, elle a la voix cassée et fait de grands gestes désordonnés quand elle évoque le viol présumé…

    Un soutien de poids

    Ces deux témoignages permettront-ils à Nafissatou Diallo de balayer les doutes sur la crédibilité de son témoignage ? Non, répondent bon nombre d’avocats new-yorkais. « S’exprimer ainsi dans les médias, c’est du jamais-vu, et cela ne peut que déplaire au procureur, note le pénaliste Brad Simon, de Simon & Partners. Surtout, la victime prend le risque de se contredire au fil des interviews qu’elle donne, ce qui se retournera contre elle le jour du procès. » Lundi soir, 25 juillet, quelques heures après la publication de « Newsweek », Douglas Wigdor affichait cependant une mine réjouie. « Tout s’est passé exactement comme nous le souhaitions », nous confie-t-il.

    Quelques jours avant la diffusion de ces deux entretiens chocs, Nafissatou a reçu un soutien de poids, celui de Tristane Banon. Celle-ci accuse DSK d’avoir tenté de la violer en 2003. Au départ, elle restait à l’écart de la procédure américaine, mais elle aurait changé d’avis en réalisant que son témoignage donnerait un coup de pouce à la plainte de la Guinéenne. Sollicitée par Kenneth Thompson, puis par le procureur de Manhattan lui-même, elle a donné son feu vert à son avocat, David Koubbi, pour se rendre à New York. Mardi 19 juillet, celui-ci a fait un aller-retour éclair pour rencontrer le procureur Cyrus Vance Jr. Entre les deux hommes, le courant est bien passé. « C’était une discussion utile et très cordiale. David Koubbi était clair, concis, direct, et ses informations étaient très précieuses », témoigne un des familiers du One Hogan Place, le siège du procureur. Bientôt, Tristane devrait se ­rendre elle-même à New York, pour y faire une déposition officielle auprès du procureur de Manhattan, puis éventuellement témoigner au procès de la femme de chambre, si procès il y a, ce qui semble aujourd’hui le plus probable. Murray Weiss, chroniqueur judiciaire sur le site Internet DNAinfo.com, a récemment sondé plusieurs procureurs de la ville sur les développements à venir dans l’affaire DSK. Leur verdict est sans appel : « Ils pensent en majorité que Cyrus Vance Jr doit aller jusqu’au bout de son enquête. S’il l’abandonne, la levée de boucliers sera énorme, et pas seulement chez les Afro-Américains. Aller jusqu’au procès, quitte à le perdre, est moins risqué politiquement que de clore l’affaire. » La prochaine comparution de Dominique Strauss-Kahn devant le juge est prévue pour le 1er août – à moins qu’elle ne soit repoussée, comme le pronostiquent déjà certaines sources. Nafissatou, elle, n’a qu’une hâte : que le juge annonce la date de son procès, à l’issue de cette audience. « Je n’avais aucune envie d’être un personnage public, mais je n’ai pas eu le choix », confiait-elle, jeudi dernier, aux journalistes de « Newsweek ». La timide Guinéenne va très vite savoir si son offensive médiatique relève du coup de force réussi ou de l’opération kamikaze.

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    Le show du redoutable KT avocat de Naffissatou Diallo

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    Affaire DSK : Nafissatou Diallo parle!!! (suivez nous sur www.ivoirtv.net)

    Posté par Adolphe Habimana le 30 juillet 2011

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    SIDA:Les circoncis mieux protégés contre le sida

    Posté par Adolphe Habimana le 7 août 2011

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    Une nouvelle étude confirme que la circoncision réduit fortement le risque d’infection

    La circoncision réduirait de 60% le risque d’infection du virus du sida. C’est ce que révèlent trois études scientifiques présentées mercredi à Rome par l’Agence française de recherches sur le sida (ANRS). Ces études ont été conduites dans plusieurs pays d’Afrique notamment en Afrique du Sud et au Kenya. Une autre étude menée en Ouganda montre également que cette opération procurerait plus de plaisir aux hommes.

    Le débat a longtemps fait rage. Des études présentées mercredi à la septième conférence de l’International Aids Society (IAS) à Rome confirment que la circoncision, qui consiste en l’ablation du prépuce qui est situé au bout du pénis, réduit au moins de 60% le risque de contraction du virus du sida. Elles ont été coordonnées par le Français Bertran Auvert, épidémiologiste de l’Inserm de la faculté de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et menées par les chercheurs sud-africains Dirk Taljaard de l’Institut Progressus et David Lewis de l’Institut national des maladies contagieuses. « Ce résultat démontre pour la première fois que la circoncision masculine appliquée à grande échelle est efficace pour lutter contre le VIH au niveau d’une communauté », a souligné Bertrand Auvert. Cette étude conforte les résultats de trois expériences conduites au Kenya et en Ouganda (2007) et en Afrique du Sud (2005). Les résultats avaient incité l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’ONUSIDA à recommander dès 2007 la circoncision comme stratégie de prévention dans les communautés fortement touchées par le VIH et ayant très peu recours à la circoncision.

    Les femmes bénéficieraient de la réduction du risque

    Bertrand Auvert s’est chargé lui-même de conduire les expériences sur 110 000 personnes en Afrique du Sud entre 2007 et 2010 auprès de la population adulte du bidonville d’Orange Farm, à 45 km de Johannesbourg. Selon Le Quotidien du médecin, une circoncision gratuite et médicalisée était proposée à tous les hommes volontaires âgés d’au moins 15 ans. L’intervention s’est aussi appuyée sur un programme d’information sur la prévention, incluant le dépistage, la distribution de préservatifs, et la promotion de la santé sexuelle et reproductive. Et sur une campagne massive en faveur de la circoncision avec interventions à la radio ou par haut-parleur, porte-à-porte, affichettes dans les stations de taxis ou encore les centres de santé… Une initiative qui a récolté ses fruits. Au cours des trois années de l’étude plus de 20 000 circoncisions ont été effectuées, ce qui a permis de faire passer la proportion d’hommes circoncis de 16 à 50 % parmi les 15-49 ans (59 % chez les 15-24 ans).

    Ces résultats ont montré que les comportements sexuels, notamment l’usage des préservatifs, ne sont pas différents chez les hommes circoncis et non circoncis. En revanche, Bertrand Auvert a constaté que le risque d’infections était réduit de 76 % chez les circoncis. Selon le chercheur, si aucun homme n’avait été circoncis dans cette communauté pendant cette période, le nombre de nouveaux cas d’infection aurait été de 58% plus élevée. Il a également affirmé que les femmes, qui ne sont pas protégées directement par la circoncision de leur partenaire, devraient bénéficier indirectement de la réduction du risque. L’effet protecteur de la circoncision s’explique par la présence sur la surface interne du prépuce de cellules de Langerhans, facilement infectées par le VIH.

    Les circoncis auraient plus de plaisir sexuel

    Le professeur Auvert estime que « réduire le nombre de nouvelles infections va réduire les décès dus au sida mais aussi les besoins en traitements antirétroviraux. Cette étude montre enfin que la généralisation de la circoncision devrait être une priorité de santé publique en Afrique australe et de l’Est et qu’un engagement politique fort est nécessaire ». Les investigateurs sud-africains de l’étude, dont le Dr Dirk Taljaard, espère que ce changement de normes sociales introduites dans cette communauté soit « pérenne ». « Nous devrions bientôt détecter une réduction de l’infection des femmes ». Son compatriote le Professeur David Lewis s’est, pour sa part, réjoui de ce « résultat extraordinaire pour une intervention qui coûte 40 euros, prend 20 minutes et ne doit être faite qu’une seule fois dans la vie ».

    La circoncision procurerait en outre d’avantage de satisfaction sexuelle aux hommes. C’est ce que révèle une autre étude conduite en 2009 par des chercheurs ougandais de l’université de Makerere sur 316 hommes. Ces derniers ont été circoncis entre février et septembre 2009. Leur moyenne d’âge était de 22,7 ans. Un an après l’opération, 220 hommes circoncis étaient sexuellement actifs, dont 27,7% utilisaient des préservatifs. Près de 87,7% ont indiqué aux enquêteurs qu’il leur était plus facile d’atteindre un orgasme depuis qu’ils étaient circoncis. Et 92,3% qu’ils avaient davantage de satisfaction sexuelle.

    Cependant nombre de chercheurs à Rome ont insisté sur le fait que la circoncision devait être complémentaire d’un autre moyen de prévention. « Arrêtons de penser qu’un outil de prévention va suffire », a souligné Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine 2008. « Si on veut diminuer l’incidence de l’infection dans le monde, ça ne va pas être la circoncision toute seule, les préservatifs tout seuls, le traitement comme prévention tout seul : c’est un ensemble, dont font partie aussi l’éducation et la lutte contre la stigmatisation », a-t-elle expliqué. Selon elle, « il ne faut pas se leurrer, même quand on aura une possibilité de cure (rémission), ce que j’espère, même quand on aura un vaccin, ce ne seront que des outils supplémentaires à rajouter dans le circuit ».

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    FRance/Rwanda:Des militaires français disent NON à la visite à Paris de Paul Kagame

    Posté par Adolphe Habimana le 17 août 2011

    Mardi, 09 Août 2011 16:25

    Armée française : des paroles aux actes

     

     

    Lettre de l’ASAF 11/07

    « Ne pas subir »
    (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

     

    Armée française : des paroles aux actes

     

     

    « Honneur et Patrie »

     

    Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas entendu cette devise de la bouche d’un homme politique.

    Qu’elle ait été prononcée à l’issue de l’éloge funèbre le 19 juillet par le Président de la République, chef des armées, est un signe auquel les soldats et plus généralement les innombrables Français qui aiment leur pays ont été sensibles.

     

     

    Des paroles pour les soldats…

     

    Ils auront apprécié ces propos directs et tellement vrais de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées, sur le soldat :
    « … Notre admiration pour leur courage se transforme en fierté d’appartenir à ce peuple, à ce grand corps aux mille visages dont les membres sont capables de donner leur vie pour ceux qu’ils aiment…
    Cette noblesse du soldat nous invite à redire ce que signifie être militaire: être militaire, ce n’est pas d’abord être disponible ou même porter les armes.


    Etre militaire, c’est avant tout ne plus s’appartenir, ni même appartenir à sa propre famille : j’ai conscience de la dureté de ces propos tenus en présence de nos familles éprouvées par le deuil.
    Etre militaire, c’est appartenir à la Nation. Exister et agir pour elle. Vivre et mourir pour elle… »

     

    Ils auront apprécié ces paroles fortes du chef de l’Etat sur le rôle pérenne de l’armée française:

     

    « … L’armée française, c’est l’affirmation par le peuple français de sa volonté de demeurer libre et de ne jamais devenir l’esclave de quiconque.
    L’armée française, ce n’est pas seulement un instrument parmi d’autres d’une politique. L’armée française, c’est l’expression la plus achevée de la continuité de la Nation française dans l’Histoire

    L’armée française, c’est l’expression de la détermination constamment renouvelée de la France à défendre l’idée qu’elle se fait d’elle-même, de sa vocation dans le monde et d’une certaine idée de l’Homme profondément ancrée en elle.
    Si la France a passé avec la liberté du monde « un pacte multiséculaire » elle le doit d’abord à son armée.

    L’armée française n’est pas séparée du reste de la Nation française car l’armée française fait corps avec la Nation française… »

     

     

    …Et des actes pour les armées

     

     

    Mais ces paroles prononcées un jour de deuil se traduiront-elles par des actes ?

     

    Cela concerne d’abord le budget de la défense.
    Il est aujourd’hui historiquement bas puisqu’il atteint seulement 1,6% du PIB. Il était le double en 1989 et s’élevait à 4% en 1975 alors que le budget de l’Etat était en équilibre et la dette inexistante.

    Comment la France peut-elle garantir effectivement son indépendance et sa sécurité en réduisant à ce point ses capacités militaires, sachant que les effets catastrophiques inévitables ne se feront sentir que dans 10 ans ?
    Les coupes budgétaires des décennies précédentes se traduisent aujourd’hui par l’absence de drones stratégiques, le nombre limité de nos avions de transport et de nos hélicoptères dans les engagements que nous conduisons.
    Le déficit budgétaire endémique en France depuis 30 ans n’a fait que croître alors que le budget de la Défense n’a cessé de diminuer.

    Cela concerne également la politique étrangère.
    Il semble que la France envisage d’inviter officiellement à Paris en septembre Paul Kagame, président du Rwanda et accusateur de l’armée française !
    Les conseillers de l’Elysée et du quai d’Orsay mesurent-ils l’effet dévastateur d’une telle démarche, sans geste préalable fort vis-à-vis de nos armées ?
    Cette invitation signifierait que la France reconnaît et accepte les accusations de génocide portées contre ses soldats par un dictateur lui-même impliqué dans la mort de plusieurs millions de Congolais depuis 1996.


    Une telle visite pourrait éventuellement se dérouler sans susciter la réprobation voire la colère de l’armée si le Président de la République, chef des armées, déclarait aux soldats de l’opération Turquoise au Rwanda comme il l’a fait le 19 juillet dernier dans la cour d’honneur des Invalides :

    « …Vous avez accompli votre devoir selon la haute idée que vous vous en faisiez…
    Vous avez fait vôtres les vertus militaires de discipline, de fidélité, de courage et d’honneur…
    C’était une noble mission. Vous l’avez accomplie noblement… Vous avez mis votre vie en danger pour sauver d’autres vies, des vies innocentes… Honneur et Patrie… »

     

    L’ASAF, dont la première mission est de défendre l’honneur de l’armée, n’acceptera pas l’humiliation de l’armée et à travers elle, celle de la France.

     

    Elle n’admettra jamais que l’on privilégie les intérêts politiques du moment par rapport à l’honneur du pays et de ses soldats.

     

    La rédaction de l’ASAF (www.asafrance.fr)

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    A DIEU Le guide de la révolution Libyenne Mouhamar Kadhafi:A Tripoli, la bataille fait rage autour de la résidence de Kadhafi

    Posté par Adolphe Habimana le 22 août 2011

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    Par RFI

    L’entrée des insurgés dans la capitale libyenne est intervenue dans l’après-midi du dimanche 21 août. Depuis, les évènements se sont précipités et le procureur de la CPI a annoncé que l’un des fils de Kadhafi, Seif al-Islam, a été capturé par la rébellion. Ce lundi matin 22 août, les combats se concentreraient dans le quartier de Bab al-Aziziya où se trouve la résidence du colonel Kadhafi.

    Scènes de liesse à Benghazi : l’écho des avancés rebelles dans la capitale est arrivé dans le bastion du CNT. les images de la chaîne de télévision Sky News, montrent la place Verte, en plein centre de Tripoli, aux mains des insurgés. Cette place, symbole du régime Kadhafi, est désormais pavoisée aux couleurs de la Révolution libyenne : rouge, noir et vert.

    Depuis l’entrée des premiers bataillons insurgés dans la capitale, dimanche après-midi, la progression des rebelles a été significative. Les quartiers de Soug Jomaa, Arada et Tajoura ont été les théâtres d’affrontements avant d’être libérés. La capitale a été attaquée par l’est, par des rebelles venus en bateau de Misrata, mais aussi par le sud-ouest, et par d’autres troupes venues du djebel Nefoussa. La rapide progression des rebelles pourrait s’expliquer par l’utilisation de drones si l’on en croit le quotidien américain New York Times. Selon le journal, les Etats-Unis auraient utilisé des drones de combats ces derniers jours et la France et la Grande Bretagne notamment auraient déployé des forces spéciales au sol pour armer et entraîner les rebelles.

    Selon les informations recueillies par RFI, ce sont les habitants de Tripoli eux-même qui ont participé à l’opération, en se soulevant contre le régime ce qui expliquerait la rapidité avec laquelle les rebelles ont pu progresser.

    Il resterait ce lundi matin cependant quelques poches de résistance, notamment la zone du complexe de Bab al-Aziziya où se trouve la résidence du colonel Kadhafi.

    La famille Kadhafi également touchée

    Dans la soirée de dimanche, les insurgés ont affirmé avoir capturé Seif al-Islam, l’un des fils du Guide libyen, présenté comme son successeur. Une information confirmée, quelques heures plus tard, par le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo. La CPI recherchait Seif al-Islam pour crimes contre l’humanité. Le CNT libyen a également confirmé l’information.

    Deux autres fils du colonel Kadhfi seraient également hors circuit : selon le quotidien espagnol, El Pais, Al-Saadi, connu pour ses activités footballistiques, aurait été arrêté. Un troisième fils, Mohamed, l’aîné du clan, se serait lui rendu aux insurgés. Ces deux dernières informations ne sont pas confirmées officiellement.

    Où est le colonel Kadhafi ?

    On ne dipose pour l’instant d’aucune information fiable mais il semble que le Guide et ses proches soit retranché dans sa résidence de Bab al-Aziziya. Selon l’ancien numéro 2 du régime, Abdessalem Jalloud, qui a fui la capitale vendredi pour se réfugier en Italie, le colonel n’a aucun moyen de quitter la ville. Toutes les routes sont bloquées, indique t-il. Mouammar Kadhafi «peut seulement partir sur la base d’un accord international et je pense que cette porte est fermée» ajoute Abdessalem Jalloud.

    Dans le quartier de Tadjoura à Tripoli, les insurgés fêtent leur victoire, le 22 août 2011.

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    Kadhafi: La bataille de Tripoli; le dictateur est sous pression des rebelles.

    Posté par Adolphe Habimana le 22 août 2011

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    Des rebelles sur le front dans la forêt de Gadayem, à l’ouest de Tripoli, le 21 août 2011.

    Des rebelles sur le front dans la forêt de Gadayem, à l’ouest de Tripoli, le 21 août 2011.© AFP

    Les rebelles menaient dimanche une virulente offensive sur Tripoli par mer et par terre, tablant sur une chute dans les prochaines heures de ce bastion du régime, mais Mouammar Kaddafi toujours combatif a promis de résister et de sortir victorieux de cette bataille.

    Devant l’hôtel Rixos où logent les journalistes étrangers, de violents affrontements ont éclaté en soirée. Des hommes fidèles au régime postés devant l’établissement ont tiré avec leur kalachnikov probablement en direction des rebelles, mais le reporter de l’AFP ne pouvait pas voir leurs cibles. Déclenchée samedi soir, l’opération « Sirène » se déroule en coordination entre le Conseil national de transition (CNT, organe politique de la rébellion) et les combattants dans et autour de Tripoli, a dit Ahmed Jibril, porte-parole du CNT basé à Benghazi (est), précisant que « l’Otan est également impliquée ».

    Après la perte ces derniers jours par les troupes du régime de plusieurs villes au profit des forces rebelles puis l’assaut de Tripoli, plusieurs pays occidentaux dont les Etats-Unis, ont estimé que le régime de M. Kaddafi approchait de sa fin après un conflit qui dure depuis plus de six mois. Pour la Maison Blanche, les jours de M. Kaddafi comme dirigeant sont « comptés ». Le président français Nicolas Sarkozy l’a « exhorté » « à renoncer sans délai à ce qui lui reste de pouvoir » alors « que l’issue ne fait désormais plus de doute ».

    « Point crucial »

    La « tragédie » du conflit « touche à sa fin », a commenté le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini. La situation est « à un point crucial », a dit le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères Alistair Burt. En fin de journée, le quartier populaire de Tajoura, situé dans la banlieue est de Tripoli, était sous contrôle des rebelles de même que celui de souk Al-Jomaa, selon des témoins. Des insurgés, participant aux combats à Tripoli, se sont infiltrés dans la capitale en arrivant par la mer de l’enclave côtière de Misrata, à 200 km à l’est, selon un porte-parole de la rébellion. « Nous espérons que d’ici demain (Tripoli) sera tombée entre nos mains », a déclaré à l’AFP un chef militaire rebelle, Abdelhakim Belhaj.

    « Nous nous attendons à la victoire pour cette nuit », a déclaré le représentant du CNT aux Émirats arabes unis, Aref Ali Nayad, ajoutant que la rébellion avait « formellement demandé à l’Otan » une plus grande implication des hélicoptères d’assaut Apache dans les combats. Malgré cette avancée inédite des rebelles, Mouammar Kaddafi a encore affirmé qu’il ne se rendrait pas et sortirait « victorieux » de la bataille de Tripoli dans un nouveau message sonore diffusé par la télévision. Il s’agit du deuxième en moins de 24 heures de M. Kaddafi.

    « Nous ne nous rendrons pas. Nous n’abandonnerons pas Tripoli aux occupants et à leurs agents », a-t-il lancé, appelant ses partisans à « marcher sur Tajoura par dizaines de milliers pour le purger des agents des colonisateurs ». « Aujourd’hui, il faut prendre le dessus à Tajoura. Je crains, si vous les laissez, qu’ils vont détruire Tripoli », a-t-il dit. Dans la nuit, la télévision officielle avait déjà diffusé un message sonore de M. Kaddafi exhortant ses partisans à « marcher par millions » pour « libérer les villes détruites ».

    « Le sang sera partout »

    Et le porte-parole du régime a affirmé lors d’une conférence de presse dimanche que « des milliers de soldats professionnels et des milliers de volontaires défendent et protègent la ville ». « Ces gens ne sont pas seulement patriotes mais ont des familles et des maisons qu’ils veulent protéger et comprennent bien que si les rebelles entrent, le sang sera partout », a déclaré Moussa Ibrahim.

    Le régime, qui a reconnu des infiltrations « de groupes isolés », a envoyé des messages sur les téléphones portables appelant « le peuple à éliminer les traîtres et les agents avec des armes et à les piétiner », a indiqué un journaliste de l’AFP. Les membres de la direction de l’hôtel Rixos ainsi que son chef, de nationalité suisse, ont quitté l’établissement. Ce dernier a affirmé que les employés avaient reçu des appels téléphoniques de personnes menaçant de prendre d’assaut l’hôtel parce qu’il y héberge des officiels.

    En début de soirée, les rebelles venus des montagnes de Nefoussa, dans l’Ouest libyen, se trouvaient de leur côté à 12 km de Tripoli. Dans leur avancée, ils ont pris le contrôle d’une caserne, située au « kilomètre 27″, où ils se sont emparés d’armes et de munitions, selon un correspondant de l’AFP sur place. Cette caserne était l’obstacle le plus important sur la route de Tripoli. « Nous avons pris cette base, mais elle n’est pas encore sécurisée. Il y a toujours des tireurs embusqués à l’intérieur », a déclaré à l’AFP un combattant. Les insurgés ont par ailleurs libéré plusieurs dizaines de détenus de la prison de Maya, située non loin de la caserne.

    Enfin, l’ancien numéro deux du régime libyen Abdessalem Jalloud, qui a fui Tripoli vendredi et se trouve en Italie, a estimé dimanche que le colonel Mouammar Kaddafi n’avait plus de temps à sa disposition pour négocier son départ du pouvoir et risquait d’être tué. « Je crois qu’il reste une semaine, au maximum 10 jours au régime et peut-être moins », a estimé M. Jalloud dans une interview à la chaîne de télévision publique TG3. Selon lui, Kaddafi n’a aucun moyen de quitter Tripoli. Toutes les routes sont bloquées. Il peut seulement partir sur la base d’un accord international et je pense que cette porte est fermée.

    « Kaddafi n’est pas comme Hitler »

    Plus tôt dans la journée, le ministre italien de la Défense, Ignazio La Russa, avait confirmé que M. Jalloud, ancien bras droit de Kaddafi, qui avait participé au putsch du colonel en 1969, se trouvait en Italie. « Je pense qu’il serait difficile pour Kaddafi de se rendre et il n’est pas comme Hitler qui a eu le courage de se suicider. Je ne crois pas que l’évolution de la situation à Tripoli lui permettra de survivre », a-t-il ajouté.

    Tombé en disgrâce au milieu des années 1990, M. Jalloud a rejoint vendredi la rébellion après avoir réussi à fuir la capitale libyenne. Arrivé avec sa famille en Tunisie, il était reparti samedi à l’aube vers l’Italie, selon des sources officielles tunisiennes. Dans une interview à la chaîne de télévision Al-Jazira, M. Jalloud avait appelé la tribu du colonel Mouammar Kaddafi à renier ce tyran.

    L’ex-compagnon de route du colonel Kaddafi avait aussi exhorté les habitants de Tripoli à se joindre à la rébellion.
    Le régime de Mouammar Kaddafi est en train de s’effondrer ce dimanche soir, a estimé un porte-parole de l’Otan, Mme Oana Lungescu, à la suite du déclenchement de l’offensive des rebelles libyens à Tripoli. « Nous voyons des gens faisant leurs bagages, trois personnes de haut rang ayant fait défection ces derniers jours, et le territoire contrôlé par Kaddafi rétrécir sous nos yeux », a-t-elle ajouté.

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Libye : la bataille de Tripoli est engagée | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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    Libye : les rebelles entrent dans le QG de Kaddafi

    Posté par Adolphe Habimana le 23 août 2011

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    La localisation de Mouammar kaddafi n’est toujours pas connue.© AFP

    Les rebelles seraient entrés dans le quartier général de Mouammar Kaddafi mardi. Une information de l’AFP, qui n’est pour l’instant pas confirmée par d’autres sources.

    Trois jours après leur entrée dans la capitale libyenne, les insurgés seraient parvenus à pénétrer dans le quartier général de Mouammar Kaddafi et à en prendre le contrôle mardi, selon un correspondant de l’AFP. « Les tirs sont intenses, c’est une scène incroyable », a indiqué ce correspondant qui a souligné que les rebelles ont reçu dans l’après-midi de nombreux renforts de combattants venus de l’enclave de Misrata. Il aura fallu plusieurs heures de combats acharnés, a-t-il précisé, pour que la centaine de rebelles parviennent à leurs fins.

    Le complexe fortifié de Bab al-Aziziah, dans le centre de Tripoli, se situe à proximité de l’hôtel Rixos où sont actuellement logés les journalistes de la presse étrangère, et autour duquel les explosions et affrontements semblent se poursuivre.

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    Rwanda:L’ONU s’apprête à publier un rapport détaillé sur les massacres à l’Est de la République démocratique du Congo

    Posté par Adolphe Habimana le 24 août 2011

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    L’ONU s’apprête à publier un rapport détaillé sur les massacres à l’Est de la République démocratique du Congo

    29 août 2010, 19:30 L’enquête pointe notamment du doigt le Rwanda du président Paul Kagamé qui risque l’accusation de génocide

    http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/2413693-l-onu-s-apprete-a-publier-un-rapport-detaille-sur-les-massacres-a-l-est-de-la-republique-democratique-du-congo.html#id=2413693

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    L’incroyable traque des dénonciateurs français de Hutus

    Posté par Adolphe Habimana le 3 septembre 2011

    Dans quelques jours, Nicolas Sarkozy recevra en grande pompe Kagamé, le Président rwandais qui accuse la France, et notamment Alain Juppé, le ministre français des affaires étrangères de complicité avec les génocidaires. Parallèlement, des croisés en lien avec le régime rwandais traquent des Hutus présumés génocidaires en tentant de forcer la main à la justice française. Pierre Péan dénonce leurs actions.

    (Capture d'écran Dailymotion - afp - cc)

    (Capture d’écran Dailymotion – afp – cc)

    Alors que Nicolas Sarkozy s’apprête à dérouler le tapis rouge à Paul Kagame, le dictateur rwandais qui accuse l’armée française et quelques responsables politiques, dont Alain Juppé, de complicité de génocide, le régime de Kigali fait feu de tout bois pour traquer en France ceux qu’il désigne comme des « génocidaires ».

    Il dispose pour cela de deux dénonciateurs de Hutus. En liaison étroite avec Martin Ngoga, procureur général de la République du Rwanda, et Tony Kuramba, chef de la section rwandaise d’Interpol, Alain Gauthier et Jean-François Dupaquier traquent les prétendus génocidaires installés en France avec des méthodes dignes de la Stasi : ils harcèlent les maires des communes où vivent les Rwandais « recherchés » par Kigali, envoient des lettres infâmantes sur les avocats qui osent les défendre, et sur les gens qui, comme moi, ne partagent pas leur analyse de la tragédie rwandaise. Et ce qui est beaucoup plus grave, ils rendent la vie impossible à des Rwandais installés en France. J’ai vécu de près le harcèlement dont sont victimes le père Wenceslas Munyeshyaka, le docteur Eugène Rwamucyo et plus récemment un Rwandais habitant à quelques centaines de mètres de chez moi, à Bouffémont.

    Courroies de transmission du pouvoir rwandais, ils sont devenus les principaux interlocuteurs de la Justice française, mais aussi des législateurs et de la presse. Sous les habits respectables des Wiesenthal et Klarsfeld qui ont construit eux-même des fonds d’archives impressionnant, avec pour seul souci la justice et la vérité, ils ont réussi à dissimuler leur tenue de délateurs. De plus, le génocide rwandais n’a rien d’assimilable à la Shoah. Une instruction en Espagne et un rapport de l’ONU parlent d’un possible crime de génocide commis par le régime FPR de Kigali contre les Hutus, pourchassés jusqu’en République démocratique du Congo.

    De façon naïve et/ou lâche, les décideurs politiques français font comme si le régime de Kigali était démocratique et que sa justice fonctionnait selon les mêmes critères de séparation des pouvoirs et d’indépendance qui valent en France. Or la justice rwandaise est un des instruments utilisés par le pouvoir pour contrôler les Hutus de la diaspora, en particulier en France : sur eux pèse la menace que, du jour au lendemain, leur vie bascule, s’ils sont accusés de crime de génocide. Sont notamment visés les membres de cette diaspora qui pourraient avoir les moyens de fédérer une opposition au régime de Kigali.

    Alain Gauthier a créé avec sa femme, Daphroza Mukarumongi, cousine du chef d’état-major rwandais, une petite entreprise familiale de traque dénommée Collectif des Parties civiles rwandaises (CPCR). Tous les deux ont d’abord milité, après 1990, pour la victoire du FPR et, après la victoire de Paul Kagame en 1994, madame Gauthier est devenue la présidente de la Communauté rwandaise de France (composée en réalité de Tutsis partisans du FPR), en même temps qu’une militante active de l’association IBUKA. Par souci d’efficacité, le couple crée en 2001 le CPCR, association dont les statuts vont lui permettre de se porter partie civile contre les présumés génocidaires et qui va lui permettre de relayer en France des traques judiciaires décidées à Kigali.

    Instituteur retraité, Gauthier consacre tout son temps et toute son énergie à cette chasse. Il se rend fréquemment au Rwanda, où il a accès à toutes les procédures en cours et assiste souvent aux séances de gacaca, cette juridiction traditionnelle sans magistrat ni avocat qui est censée juger près d’un million de Hutus, « petites mains » du génocide. Une fois son marché fait, tandis que Martin Ngoga lance des demandes d’extradition et que Tony Kuramba fait acheminer les éléments pour qu’Interpol inscrive les fiches de recherche correspondantes, Gauthier revient en France, porte plainte contre les cibles définies à Kigali et leur pourrit la vie : il commence par organiser un tapage médiatique qui aboutit souvent à la perte du travail par les personnes visées, à un passage en prison et à l’impossibilité d’obtenir un titre de séjour. Le CPCR affiche sur Internet les 16 dossiers qu’il suit, et ne cache pas son lien intime avec le ministère de la Justice du Rwanda. L’entreprise CPCR est souvent aidée par le couple Dupaquier.

    Jean-François Dupaquier est journaliste, marié à une Rwandaise tutsie militante FPR depuis longtemps. C’est Dupaquier qui, après avoir « pourri » l’existence du père Wenceslas depuis une quinzaine d’années, a organisé avec le maire de Sannois (95) l’arrestation illégale, le 26 mai 2010, du docteur Eugène Rwamucyo. Lequel qui avait déjà perdu son travail à la suite d’une campagne médiatique. Rwamucyo a passé tout l’été 2010 en prison.

    Même si parmi l’ensemble des Hutus réfugiés en France se cachent probablement des personnes impliquées dans le génocide, les Gauthier et les Dupaquier n’ont néanmoins aucune légitimité à se substituer à la Justice de notre pays qui fait son travail, en dépit de ce qu’ils en pensent.

    A lire dans Marianne N° 750 : Rwanda. Juppé aux abonnés absents, par Jean-Dominique Merchet (p.53).

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    France/rwanda:Paul Kagame le 12 septembre 2011 aura du mouron à se faire avec le RCK CRCCF3

    Posté par Adolphe Habimana le 7 septembre 2011

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    Rwanda/Justice:Victoire Ingabire Umuhoza, procès d’une démocrate rwandaise

    Posté par Adolphe Habimana le 8 septembre 2011

    Victoire Ingabire Umuhoza, opposante politique rwandaise, arrêtée en octobre 2010, est enfin passée devant le juge cette semaine. Connue pour ses positions très critiques contre l’actuel président Paul Kagamé, elle est poursuivie entre autre pour association avec des terroristes et négation de génocide, et risque jusqu’à 25 ans de prison.

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    Victoire Ingabire Umuhoza et le co-consul britannique

    Ian Edwards, le lundi 5 septembre ( AFP).

    06.09.2011Par Thomas HajdukowiczLe procès de l’opposante politique rwandaise Victoire Ingabire Umuhoza a débuté ce lundi 5 septembre dans un climat de tension.

    Rentrée au Rwanda en janvier 2010 après 17 ans d’exil aux Pays-Bas, elle aura peu goûté à la liberté, puisqu’arrêtée dès le mois d’octobre de cette même année. Lors de son séjour en Europe, elle s’était déjà montrée très critique vis-à-vis du régime de Kigali, appelant à plus de transparence et de démocratie. Elle était rentrée au Rwanda dans l’objectif de mener sa campagne présidentielle contre Paul Kagamé, l’actuel président, en poste depuis 1994.

    En mentionnant, lors d’une visite du mémorial du génocide à Kigali, que les auteurs des crimes contre les Hutu et Tutsi devaient être systématiquement poursuivis, elle avait brisé un tabou au sein de la société rwandaise, s’attirant les foudres du régime de Kigali. La mention même d’hétérogénéité ethnique du Rwanda est contraire à l’idée de Paul Kagamé, qui voit son pays comme homogène et uni autour d’un peuple, les Rwandais. Les divisions que sont les Hutu, Tutsi ou Twa ne sont, selon lui, que des créations sociologiques coloniales, conçues pour diviser le peuple.

    Opposante à Paul Kagamé

    A l’heure actuelle, le Rwanda de Kagamé ne souhaite pas ouvrir le dialogue inter-ethnique, de peur de raviver les cicatrices du génocide de 1994, et de générer un nouveau conflit meurtrier. Il préfère se concentrer sur une croissance économique des villes sans précédent (avec une croissance annuelle de 6% depuis 2001) grâce à l’extraction de ressources minières et aux échanges commerciaux avec certains pays occidentaux (États-Unis, Commonwealth). A ce tableau idyllique, il faut ajouter que près de 97% des enfants du pays sont scolarisés, et que les femmes sont majoritaires à siéger au Parlement.

    Cependant, ce qui peut sembler être un miracle économique et social cache un déséquilibre profond entre villes et campagne, ainsi qu’une importante dépendance vis-à-vis des investissements étrangers, qui représentent 20% des revenus du pays. Par ailleurs, les développements sociaux du pays se sont faits au dépend du débat politique et de la liberté d’expression. Préférant « tourner la page » de 1994, Kagamé a verrouillé les médias et les partis politiques d’opposition, empêchant tout sentiment communautaire de resurgir. Depuis son arrivée au pouvoir, on ne compte plus les assassinats politiques et les fermetures de journaux. Paul Kagamé est d’ailleurs régulièrement montré du doigt par Reporters Sans Frontières et Amnesty International.

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    Paul Kagamé, actuel président du Rwanda

    Ce qu’on lui reproche

    Les partisans et avocats de Mme Ingabire s’insurgent depuis avril 2010 (et l’assignation à résidence de cette dernière) contre des manœuvres visant à entraver un processus de démocratisation du pays (Etat de droit, multipartisme, dépassement des simples facteurs ethniques, religieux ou géographiques). Ils considèrent que Mme Ingabire est poursuivie pour des raisons politiques, « dans le cadre de lois liberticides« .

    Il faut comprendre que le procès a pour racines le génocide même. Victoire Ingabire appartient à l’ethnie Hutu et revendique cette appartenance, jugeant que le pays ne pourra vraiment se reconstruire politiquement que quand il acceptera d’analyser l’origine des crimes de 1994. Or, cela va à l’encontre même de la politique menée par Kagamé, luttant contre toute forme d’ethnisme. Sous couvert de rejet de la notion d’ethnie, le régime de Kigali élude toute la problématique post-traumatique du génocide, n’offrant pas de réponse au désastre humain de 1994. De fait, dans cette logique, la revendication de Mme Ingabire est considérée par le pouvoir comme incitation à la division du peuple, et en cela, doit être punie.

    A l’heure actuelle, le procès est en suspend, après avoir déjà été repoussé à deux reprises (il était sensé se tenir en mai, puis en juin). Mais les avocats de Mme Ingabire craignent un nouveau report de la part du Parquet, report qui se « ferait clairement au détriment de Mme Ingabire, dans la mesure où elle serait l’objet d’une période de détention préventive encore allongée. » Cependant, ses soutiens restent sceptiques quand à un dénouement en faveur de l’accusée. « Si la justice était libre, notre présidente pourrait voir se lever les chefs d’accusation à son encontre« , a ainsi déclaré Sylvain Sibomana, secrétaire général du FDU (le parti de VIctoire Ingabire), en ajoutant qu’au Rwanda, il est difficile de sortir d’un procès à ce point politisé, compte-tenu du poids exercé par le pouvoir de Kigali sur la Justice.

    Source:TV5 Monde

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    Manifestation contre l’arrivée de KAGAME à Paris 12 09 11 2

    Posté par Adolphe Habimana le 14 septembre 2011

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    Bwana Faustin Twagiramungu abona ate urugendo rwa Kagame mu Bufaransa

    Posté par Adolphe Habimana le 15 septembre 2011

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    Manifestation contre l’arrivée de kagame à Paris ce 12 09 11 

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    Le Rwanda est dirigé par un criminel

    Posté par Adolphe Habimana le 15 septembre 2011

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    France/rwanda: »Combattants » anti Kagame bloquent la route en France

    Posté par Adolphe Habimana le 15 septembre 2011

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    Rwanda : Kibuye Power et le feu du lac Kivu

    Posté par Adolphe Habimana le 23 septembre 2011

    La plateforme pilote KP1 pompe l'eau à plus de 300 mètres de profondeur.

    La plateforme pilote KP1 pompe l’eau à plus de 300 mètres de profondeur.© Antonin Borgeaud

    Au Rwanda, le lac Kivu regorge de méthane, dont l’extraction pourrait combler les besoins en électricité de la région. Un seul projet est entré en production, mais d’autres acteurs sont sur les rangs.

    Depuis les collines du Rwanda, le bleu du lac Kivu s’étend à perte de vue. Difficile d’imaginer qu’une énergie à la fois fabuleuse et monstrueuse sommeille dans les profondeurs de cette immensité paisible. Sauf peut-être à Gisenyi, près de la frontière avec la République démocratique du Congo RDC. Depuis la rive, on s’interroge sur cette forme bleue et jaune qui émerge des flots. À mesure que le Zodiac s’en approche, une véritable usine à gaz se dessine. C’est la plateforme flottante Kibuye Power 1 (KP1) : deux imposants réservoirs, reliés entre eux par des pompes et tuyaux, sont surmontés d’une torchère et reliés par un gazoduc à la rive, où trois générateurs produisent de l’électricité.

    Sous les pieds des techniciens, un tube s’enfonce pour pomper l’eau 300 m plus bas. Dioxyde de carbone (CO2), diazote, hydrogène sulfuré et, surtout, méthane : à cette profondeur, les eaux du lac sont chargées d’un cocktail de gaz piégé par les fortes pressions qui s’exercent. On y trouve aussi les bactéries, uniques au monde, à l’origine de ce trésor. Elles s’attaquent aux sédiments reposant au fond et accélèrent une réaction chimique qui produit du méthane à partir du CO2 issu de l’activité volcanique de la région. On estime que 300 milliards de m3 de CO2 et 60 milliards de m3 de méthane, remontés dans le lac Kivu par des cheminées volcaniques, s’y sont accumulés au fil des siècles.

    Manne énergétique

    Une manne pour le Rwanda, qui pourrait ainsi remédier à son déficit énergétique : seuls 8 % des Rwandais ont accès à l’électricité et le pays a aujourd’hui une capacité de 85 MW (un peu plus de la moitié de sa consommation). Il s’est donné jusqu’à 2017 pour porter ce chiffre à 1 000 MW.

    Avec son projet pilote, dans lequel ont d’ores et déjà été investis plus de 15 millions d’euros, la compagnie nationale Kibuye Power Ltd produit actuellement 3,6 MWh. « Mais en exploitant les réserves, nous pourrions générer 700 MW pendant cinquante ans », calcule Alexis Kabuto, directeur général de la société. À ce rythme, le pays devrait parvenir à combler les besoins croissants de sa population et de son économie, et même exporter le surplus dans la sous-région.

    L’exploitation du méthane est aussi une question de sécurité. Le Kivu est, avec les lacs camerounais Monoun et Nyos, l’un des trois « lacs explosifs » de la planète, les seuls à contenir une telle proportion de gaz… Et donc à présenter un risque d’éruption, comme celle qui, en 1986, avait causé la mort de plus de 1 700 habitants des berges du Nyos. Plus de 2 millions de personnes vivent au bord du Kivu : de quoi frémir.

    Moins de risques

    « Exploité, ce gaz est une richesse. Sinon, il devient une menace », résume Majuné Laurent, ingénieur électronicien sur KP1. La dangerosité du méthane pourrait donc accélérer les projets rwandais. Plusieurs investisseurs privés s’intéressent en effet au potentiel du Kivu. L’américain ContourGlobal a ainsi décroché une concession à Kibuye. Son projet Kivuwatt, d’un montant de 140 millions de dollars (96,5 millions d’euros), a été lancé le 25 août. À l’issue de la première phase, qui devrait être opérationnelle en 2012, l’entreprise prévoit de produire 25 MW.

    Le français Data Environnement, qui dégaze déjà le Nyos et le Monoun dans un but sécuritaire, a conçu une seconde plateforme expérimentale à Gisenyi pour la société privée Rwanda Electricity Company (REC). L’usine se trouve sous l’eau et utilise la pression ambiante pour économiser sur le pompage.

    Mais la production est à l’arrêt du fait d’un défaut de conception ; l’ossature, incapable de résister aux vagues du lac Kivu, doit être changée. Malgré ce contretemps, REC affirme que le procédé est au point. « La phase de recherche et développement est presque terminée et nous n’attendons plus que les investisseurs », indique Ivan Twagirishema, le directeur général de l’entreprise, qui cherche donc quelque 136 millions de dollars pour atteindre une capacité de 50 MW.

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Rwanda : il a tout d’un grand | Rwanda : Kibuye Power et le feu du lac Kivu | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

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    Kenya: décès de Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004

    Posté par Adolphe Habimana le 27 septembre 2011

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    Wangari Maathai en 2010

    REUTERS/Noor Khamis

    Par RFI

    La Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix en 2004 pour son engagement en faveur de l’environnement, est décédée hier dimanche à l’âge de 71 ans des suites d’un cancer, a annoncé ce lundi 26 septembre le Green Belt Movement, le mouvement qu’elle avait fondé.

    Wangari Maathai

    En 2006, Wangari Maathai évoquait la déforestation comme facteur de sécheresse et de famine.

     

     

     

    Un communiqué sur le site de son organisation le Green Belt Movement, le Mouvement de la ceinture verte, déclare : « C’est avec une grande tristesse que la famille de Wangari Maathai annonce sa mort après une longue lutte courageuse contre le cancer. » Cette mort fait la Une des journaux ce lundi matin au Kenya.

    En juillet de l’année dernière, les médecins avaient diagnostiqué la maladie, et Wangari Maathai a depuis fait des séjours très fréquents à l’hôpital. Elle avait réduit ses déplacements à l’étranger, mais son état de santé fragile a très peu filtré dans les médias.

    Née dans un village des environs de Nyéri, elle est fille de modestes fermiers mais, fait rare à l’époque pour une fille, elle étudie dans des écoles catholiques au Kenya avant d’être envoyée aux Etats-Unis faire des études supérieures. Elle revient enseigner à l’université de Nairobi la médecine vétérinaire pour une courte période.

    En 1977, elle créé le Mouvement de la ceinture verte qui défend les forêts, la conservation, mais aussi le droit des femmes. La déforestation est un sujet délicat au Kenya qui touche l’accès à la terre et la spéculation immmobilière.

    Sous le règne de Moi, elle mène des actions non violentes, et se retrouve à plusieurs reprises emprisonnée, battue par la police avec les militants de son mouvement. Elle est qualifiée d’hystérique par ses détracteurs au sein du régime. Et par ses supporters elle est surnommée affectueusement « mama miti », la maman des arbres en swahili.

    En 2002, elle décide de tenter sa chance comme députée. Elle devient vice-ministre de l’Environnement. En 2004, elle décroche le prix Nobel de la paix, c’est la première fois que le prix distingue une militante pour l’environnement. Elle devient de plus en plus critique envers le gouvernement de Mwai Kibaki, notamment après les violences post électorales.

    Elle était impliquée dans les négociations sur le changement climatique et faisait partie de nombreuses fondations sur l’environnement à travers le monde et est l’auteur de quatre ouvrages sur l’environnement. Le Green Belt Movement a planté depuis 1977 près de 40 millions d’arbres sur le continent africain.

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    Rwanda/justice : le procès de Victoire Ingabiré suspendu jusqu’au 4 octobre

    Posté par Adolphe Habimana le 27 septembre 2011

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    Victoire Ingabire (D) et son avocat britannique, Ian Edwards, à l’ouverture de son procès à Kigali, le 5 septembre 2011.

    AFP PHOTO/Steve Terrill

    Par RFI

    Au Rwanda, le procès de Victoire Ingabiré marque une pause d’une semaine à la Haute Cour de Kigali. L’opposante rwandaise des Forces démocratiques unifiées, poursuivie avec quatre co-accusés qui se sont dit prêts à témoigner contre elle, est accusée entre autres de complicité de terrorisme et d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Lundi 26 septembre, elle devait commencer à parler pour sa défense, mais ses avocats ont soulevé des objections de procédure et le procès a du coup été ajourné.

    Pendant trois semaines, dans sa robe rose de détenue, Victoire Ingabiré a dû écouter le procureur détailler ses accusations, chaque jour à l’audience. Accusée d’avoir voulu former un groupe armé pour mener des actes de terrorisme et de guerre au Rwanda, Victoire Ingabiré est poursuivie avec quatre co-accusés, présentés par le procureur comme des membres des FDLR, la rébellion hutu rwandaise basée dans l’est de la RDC. Alors que les quatre hommes plaident coupables, Victoire Ingabiré, elle, réfute ces accusations.

    Elle devait commencer à s’exprimer lundi 26 septembre, mais avant d’en venir au fond de l’affaire, ses avocats ont choisi de soulever des objections de procédures, sans doute dans l’idée d’écarter une partie du dossier de l’accusation. Selon nos informations, la défense a fait valoir que la loi créant l’infraction d’idéologie génocidaire n’était entrée en vigueur qu’en 2008 au Rwanda. Les lois n’étant pas rétroactives, le procureur ne pouvait pas présenter comme des éléments à charge des extraits de discours tenus avant cette date.

    Surpris par ces objections, le Parquet a demandé un répis pour rédiger sa réponse. Rendez vous donc le 4 octobre.

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    TPIR/GOUVERNEMENT II – ACQUITTEMENT DE DEUX ANCIENS MINISTRES RWANDAIS

    Posté par Adolphe Habimana le 30 septembre 2011

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    Dr Casimir Bizimungu

    30.09.11 – TPIR/GOUVERNEMENT II – ACQUITTEMENT DE DEUX ANCIENS MINISTRES RWANDAIS

    Version imprimable Suggérer par mail
    Arusha, 30 septembre 2011 (FH) – Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a acquitté vendredi les anciens ministres Casimir Bizimungu et Jérome Bicamunpaka de toutes les charges en raison de l’absence de preuves suffisantes. Le TPIR a en revanche condamné à 30 ans de prison deux autres anciens membres du gouvernement intérimaire rwandais, Justin Mugenzi et Prosper Mugiraneza pour leur rôle dans le génocide de 1994.

    « N’ayant pas trouvé de preuves suffisantes contre eux, la Chambre acquitte Casimir Bizimungu et Jérome Bicamunpaka de toutes les charges de l’acte d’accusation. La Chambre ordonne leur remise en liberté immédiate et demande au Greffe de procéder aux arrangements nécessaires », a déclaré la juge -présidente Khalida Rachid Khan.

    Les quatre anciens ministres étaient accusés conjointement de génocide, entente en vue de commettre le génocide, complicité de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Pendant le génocide de 1994, Bizimungu était ministre de la Santé, Bicamunpaka des Affaires étrangères, Mugiraneza de la Fonction publique et Mugenzi du Commerce.

    La Chambre a reconnu Mugenzi et Mugiraneza coupables de deux des chefs d’accusation : entente en vue de commettre le génocide et incitation directe et publique à commettre le génocide, pour avoir limogé le préfet de Butare le 17 avril 1994, afin de le remplacer deux jours plus tard par un préfet hostile aux Tutsis.

    La Chambre a conclu que le limogeage du préfet Jean-Baptiste Habyarimana avait été opéré dans le but de saper la résistance, réelle et symbolique, des Tutsis de Butare.

    « En raison de la participation de Mugenzi et de Mugiraneza à la décision de limoger le préfet de Butare Jean-Baptiste Habyarimana, la Chambre condamne Justin Mugenzi et Prosper Mugiraneza pour entente en vue de commettre le génocide », a énoncé la juge.

    La Chambre a également pris acte du fait que Mugenzi et Mugiraneza avaient participé à la cérémonie d’investiture du nouveau préfet le 19 avril 1994, au cours de laquelle le Président Théodore Sindikubwabo avait prononcé un discours incendiaire.

    « En raison de la participation de Mugenzi et de Mugiraneza à la cérémonie d’investiture au cours de laquelle Sindikubwabo a prononcé un discours incendiaire incitant au massacre de Tutsis, la Chambre condamne Justin Mugenzi et Prosper Mugiraneza pour incitation directe et publique à commettre le génocide », a encore lu la juge.

    Le juge Emile Short a cependant émis une opinion dissidente, affirmant que les deux condamnés méritaient une réduction de peine de 5 ans en raison de la violation de leur droit à avoir un procès équitable dans des délais raisonnables.

    Ce jugement intervient 12 ans après que les accusés ont été arrêtés, et presque huit ans après le début de leur procès. Bizimungu avait été arrêté au Kenya le 11 février 1999 et transféré au TPIR douze jours plus tard. Les trois autres ont été arr6etés au Cameroun le 6 avril 1999 et transférés à la prison du TPIR en juillet de la même année.

    FK/NI/ JC/GF

    © Agence Hirondelle

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    Rwanda/ Genocide: Paul Kagame killed president Juvénal Habyarimana….

    Posté par Adolphe Habimana le 1 octobre 2011

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    Paul Kagame                                                                                    Théogène Rudasingwa

    PAUL KAGAME KILLED PRESIDENT JUVENAL HABYARIMANA, PRESIDENT
    CYPRIEN NTARYAMIRA OF BURUNDI, DEOGRATIAS NSABIMANA, ELIE
    SAGATWA, THADDEE BAGARAGAZA, JUVENAL RENZAHO, EMMANUEL
    AKINGENEYE, BERNARD CIZA, CYRIAQUE SIMBIZI, JACKY HERAUD, JEAN
    PIERRE MINABERRY AND JEAN-MICHEL PERRINE1

    On August 4, 1993, in Arusha, Tanzania, the Government of Rwanda and the Rwandese Patriotic
    Front signed the Arusha Peace Agreement. The provisions of the agreement included a
    commitment to principles of the rule of law, democracy, national unity, pluralism, the respect of
    fundamental freedoms and the rights of the individual. The agreement further had provisions on
    power-sharing, formation of one and single National Army and a new National Gendarmerie
    from forces of the two warring parties; and a definitive solution to the problem of Rwandan
    refugees.

    On April 6, 1994, at 8:25 p.m., the Falcon 50 jet of the President of the Republic of Rwanda,
    registration number “9XR-NN”, on its return from a summit meeting in DAR-ESSALAAM,
    Tanzania, as it was on approach to Kanombe International Airport in KIGALI,
    Rwanda, was shot down. All on board, including President Juvenal Habyarimana , President
    Cyprien Ntaryamira of Burundi, their entire entourage and flight crew died.

    The death of President Juvenal Habyarimana triggered the start of genocide that targeted Tutsi
    and Hutu moderates, and the resumption of civil war between RPF and the Government of
    Rwanda. The RPF’s sad and false narrative from that time on has been that Hutu extremists
    within President Habyarimana’s camp shot down the plane to derail the implementation of the
    Arusha Peace Agreement, and to find a pretext to start the genocide in which over 800,000
    Rwandans died in just 100 days. This narrative has become a predominant one in some
    international circles, among scholars, and in some human rights organizations.

    ((1Juvénal
    HABYARIMANA, Head of State of Rwanda; Cyprien NTARYAMIRA, Head of State of Burundi; Déogratias NSABIMANA, Chief of Staff of
    Rwandan Armed Forces (R.A.F.); Elie SAGATWA, Colonel and Chief of the Military Cabinet of the Rwandan president; Thaddée BAGARAGAZA,
    Major and executive officer in the ‘maison militaire’ of the Rwandan president; Juvénal RENZAHO, foreign affairs adviser to the Rwandan president; Emmanuel AKINGENEYE, personal physician to the Rwandan president; Bernard CIZA, Minister of Planning in the government of Burundi; Cyriaque SIMBIZI, Communications Minister of Burundi; and members of the French flight crew, Jacky HERAUD, pilot;. Jean-Pierre MINABERRY, co-pilot; and , Jean-Michel PERRINE, flight engineer.))

    The truth must now be told. Paul Kagame, then overall commander of the Rwandese Patriotic
    Army, the armed wing of the Rwandese Patriotic Front, was personally responsible for the
    shooting down of the plane. In July, 1994, Paul Kagame himself, with characteristic callousness
    and much glee, told me that he was responsible for shooting down the plane. Despite public
    denials, the fact of Kagame’s culpability in this crime is also a public “secret” within RPF and
    RDF circles. Like many others in the RPF leadership, I enthusiastically sold this deceptive story
    line, especially to foreigners who by and large came to believe it, even when I knew that Kagame
    was the culprit in this crime.

    The political and social atmosphere during the period from the signing of the Arusha Accords in
    August 1993 was highly explosive, and the nation was on edge. By killing President
    Habyarimana, Paul Kagame introduced a wild card in an already fragile ceasefire and dangerous
    situation. This created a powerful trigger, escalating to a tipping point towards resumption of the
    civil war, genocide, and the region-wide destabilization that has devastated the Great Lakes
    region since then.

    Paul Kagame has to be immediately brought to account for this crime and its consequences.
    First, there is absolutely nothing honorable or heroic in reaching an agreement for peace with a
    partner, and then stabbing him in the back. Kagame and Habyarimana did not meet on the
    battlefield on April 6, 1994. If they had, and one of them or both had died, it would have been
    tragic, but understandable, as a product of the logic of war. President Habyarimana was returning
    from a peace summit, and by killing him, Kagame demonstrated the highest form of treachery.
    Second, Kagame, a Tutsi himself, callously gambled away the lives of innocent Tutsi and
    moderate Hutu who perished in the genocide. While the killing of President Habyarimana, a
    Hutu, was not a direct cause of the genocide, it provided a powerful motivation and trigger to
    those who organized, mobilized and executed the genocide against Tutsi and Hutu moderates.
    Third, by killing President Habyarimana, Kagame permanently derailed the already fragile
    Arusha peace process in a dangerous pursuit of absolute power in Rwanda. Kagame feared the
    letter and spirit of the Arusha Peace Agreement. As the subsequent turn of events has now
    shown, Kagame does not believe in the unity of Rwandans, democracy, respect of human rights
    and other fundamental freedoms, the rule of law, power sharing, integrated and accountable
    security institutions with a national character, and resolving the problem of refugees once and for
    all. This is what the Arusha Peace Agreement was all about. That is what is lacking in Rwanda
    today. Last, but not least, Kagame’s and RPF’s false narrative, denials, and deceptions have led
    to partial justice in Rwanda and at the International Criminal Tribunal for Rwanda, thereby
    undermining prospects for justice for all Rwandan people, reconciliation and healing. The
    international community has, knowingly or unknowingly, become an accomplice in Kagame’s
    systematic and shameful game of deception.

    I was never party to the conspiracy to commit this heinous crime. In fact, I first heard about it on
    BBC around 1:00 am on April 7, 1994, while I was in Kampala where I had been attending the
    Pan African Movement conference.
    I believe the majority of members of RPF and RPA civilians and combatants, like me, were not
    party to this murderous conspiracy that was hatched and organized by Paul Kagame and
    executed on his orders. Nevertheless, I was a Secretary General of the RPF, and a Major in the
    rebel army, RPA. It is in this regard, within the context of collective responsibility, and a spirit of
    truth-telling in search of forgiveness and healing, that I would like to say I am deeply sorry about
    this loss of life, and to ask for forgiveness from the families of Juvenal Habyarimana, Cyprien
    Ntaryamira, Deogratias Nsabimana, Elie Sagatwa, Thaddee Bagaragaza, Emmanuel Akingeneye,
    Bernard Ciza, Cyriaque Simbizi, Jacky Heraud, Jean-Pierre Minaberry, and Jean-Michel Perrine.
    I also ask for forgiveness from all Rwandan people, in the hope that we must unanimously and
    categorically reject murder, treachery, lies and conspiracy as political weapons, eradicate
    impunity once and for all, and work together to build a culture of truth-telling, forgiveness,
    healing, and the rule of law. I ask for forgiveness from the people of Burundi and France whose
    leaders and citizens were killed in this crime. Above all, I ask for forgiveness from God for
    having lied and concealed evil for too long.

    In freely telling the truth before God and the Rwandan people, I fully understand the risk I have
    undertaken, given Paul Kagame’s legendary vindictiveness and unquenchable thirst for spilling
    the blood of Rwandans. It is a shared risk that Rwandans bear daily in their quest for freedom
    and justice for all. Neither power and fame, nor gold and silver, are the motivation for me in
    these matters of death that have defined our nation for too long. Truth cannot wait for tomorrow,
    because the Rwandan nation is very sick and divided, and cannot rebuild and heal on lies. All
    Rwandans urgently need truth today. Our individual and collective search for truth will set us
    free. When we are free, we can freely forgive each other and begin to live fully and heal at last.

    Dr. Theogene Rudasingwa

    Former: RPF Secretary General, Ambassador of Rwanda to the United States, and Chief of Staff
    for President Paul Kagame.

    E-mail: ngombwa@gmail.com; Washington, DC. October 1, 2011

    PAUL KAGAME NIWE WISHE PEREZIDA JUVENAL HABYARIMANA, PEREZIDA
    CYPRIEN NTARYAMIRA W’U BURUNDI, DEOGRATIAS NSABIMANA, ELIE
    SAGATWA, THADDEE BAGARAGAZA, JUVENAL RENZAHO, EMMANUEL
    AKINGENEYE, BERNARD CIZA, CYRIAQUE SIMBIZI, JACKY HERAUD, JEAN
    PIERRE MINABERRY NA JEAN-MICHEL PERRINE1

    Itariki 4 z’Ukwamunani, 1993, Arusha, Tanzania, Goverinoma y’u Rwanda n’Umulyango wa
    FPR-inkotanyi basinyanye Amasezerano y’ Amahoro y’ Arusha. Bimwe mu byo ayo masezerano
    yagombaga gushingiraho n’ubutegetsi bugendera ku mategeko, demokarasi, ubumwe
    bw’abanyarwanda, hamwe no kubahiriza uburenganzira bw’ikiremwa muntu. Muri ayo
    masezerano hari hakubiyemo nibijyanye no gusaranganya ubutegetsi, gushyiraho umutwe umwe
    w’Ingabo z’igihugu na Gendarmerie, hamwe no kurangiza burundu ikibazo cy’impunzi.

    Itariki 6 z’Ukwakane, 1994, saa 8:25 za nimugoroba, indege yo mu bwoko bwa Falcon 50 jet
    yaritwaye Perezida wa Repubulika w’u Rwanda, nomero “9XR-NN”, ivuye i DAR-ESSALAAM,
    Tanzania, aho abakuru bibihugu bo mu karere bari bateranye, igana i Kanombe ku
    kibuga cy’indege i KIGALI, Rwanda, yarashwe irahanuka. Abari mu ndege bose, harimo na
    Perezida Juvenal Habyarimana, Perezida Cyprien Ntaryamira w’ u Burundi, abari babaherekeje,
    na bari batwaye indege bose bayiguyemo.

    Gupfa kwa Perezida Juvenal Habyarimana kwabaye imbarutso yo gutangira jenoside yibasiye
    abatutsi ndetse na abahutu batavugaga rumwe na leta yaririho icyo gihe. Imirwano yahise
    itangira hagati y’ingabo zigihugu niza FPR_Inkotanyi. Kuva icyo gihe, kugeza aya magingo,
    Kagame na FPR bakomeje gukwirakwiza ikinyoma bavuga ko igikorwa cyo guhanura indege
    cyakozwe na ba extremist babahutu ngo batashakaga gushyira mu bikorwa amasezerano y’

    ((1 Juvénal HABYARIMANA, Head of State of Rwanda; Cyprien NTARYAMIRA, Head of State of Burundi; Déogratias NSABIMANA, Chief of Staff of Rwandan Armed Forces (R.A.F.); Elie SAGATWA, Colonel and Chief of the Military Cabinet of the Rwandan president; Thaddée BAGARAGAZA, Major and executive officer in the maison militaire’ of the Rwandan president; Juvénal RENZAHO, foreign affairs adviser to the
    Rwandan president; Emmanuel AKINGENEYE, personal physician to the Rwandan president; Bernard CIZA, Minister of Planning in the government of Burundi; Cyriaque SIMBIZI, Communications Minister of Burundi; and members of the French flight crew, Jacky HERAUD, pilot;. Jean-Pierre MINABERRY, co-pilot; and , Jean-Michel PERRINE, flight engineer.))

    Arusha, kandi ngo bashakaga gutangiza jenoside yaje guhitana abantu barenze 800,000 mu
    minsi ijana gusa.

    Hari benshi mu rubuga mpuzamahanga, inararibonye, n’imilyango iharanira uburenganzira
    bw’ikiremwa muntu bemeye kandi bacyemera icyo kinyoma. Ndi umwe mu bagize uruhare rwo
    gukwirakwiza icyo kinyoma, cyane cyane mu banyamahanga.

    Igihe kirageze kuvugisha ukuri. Paul Kagame, ariwe wari umugaba w’ingabo za FPR-Inkotanyi
    niwe watanze amabwiriza yo kurasa indege yaguyemo Perezida Habyarimana nabo barikumwe
    bose. Mu kwa karindwi, 1994, Paul Kagame ubwe yarabinyibwiriye ko “aritwe” twarashe iyo
    indege. Mu byukuri ibyo birazwi muri FPR no muri RPA ( Ingabo z’Igihugu) ko Kagame ari we
    wishe Habyarimana. Hari amwe mu mahanga azi ukwo kuri, nubwo aruma gihwa, akicecekera.

    Ibihe byakurikiye isinywa ry’amasezerano y’ Arusha byari bitoroshye na gato, byasaga nibihatse
    akabi. Kwicwa kwa Perezida Habyarimana kwagize ingaruka zikomeye ku Rwanda nakarere
    k’Ibiyaga Bigari, kuko kwabaye imbarusto yo gutangira imirwano, genocide, nibindi bikorwa
    by’ubwicanyi. Na nubu turacyahanganye n’ingaruka zicyo gikorwa.

    Paul Kagame agomba gushyikirizwa ubucamanza mpuzamahanga bidatinze. Icyambere, nta
    bugabo cyangwa ubutwari gusezerana nu ndi mugabo , uti dushyire intwaro hasi dushakishe
    amahoro, warangiza ukamuca inyuma ukamwica. Kagame na Habyarimana itariki 6 zukwa
    kane, 1994, ntibari ku rugamba rwamasasu. Iyo baza kuhahurira, umwe cyangwa bombi
    bakagwa ku rugamba byari kuba amakuba ariko byari kuba byunvikana kuko niko intambara
    imera. Perezida Habyarimana yaravuye Tanzania, aho we nabandi bakuru bibihugu
    bashakishakaga uburyo bwo gushyira mu bikorwa amasezerano. Icya kabiri, Kagame ni
    umututsi kandi yarazi neza ingaruka zo kwica Perezida Habyarimana, umuhutu, ku bandi batutsi
    ndetse no mu bahutu batavugaga rumwe n’ubutegetsi bwariho. Nubwo ntavuga ko urupfu rwa
    Habyarimana arirwo rwateye jenoside, ariko ntawushidikanya ko rwatanze urwitwazo ku nkozi
    zibibi mu gukora ayo marorerwa. Icya gatatu, mu kwica Perezida Habyarimana, Kagame
    yaragamije gusesa burundu amasezerano y’amahoro y’ Arusha, no kwubaka ingoma y’igitugu
    ishingiye kubwicanyi n’ibinyoma , kandi biragaragara mu Rwanda ko yabigezeho. Icya kane,
    ubutabera mu Rwanda no mu rukiko mpuzamahanga bwarabogamye kuko bushingiye ku
    kinyoma, bityo bituma ubumwe nubwiyunge bigorana kugeraho.

    Nta ruhare na ruto nigeze ngira mu gucura no gushyira mu bikorwa umugambi mubisha wo
    kwica Perezida Habyarimana nabo bari kumwe. Iyo nkuru nangye nayunvise mwijoro kuri BBC
    nka saa saba, itariki 7 z’ukwa kane, 1994, aho nari ndi Kampala, Uganda, mu nama ya Pan
    African Movement. Ndahamya ko abenshi muri FPR , baba abasirikare cyangwa abasiviri, ari
    nkangye nta ruhare bagize muruwo mugambi w’ ubwicanyi. Kagame niwe ubwe nyirabayazana,
    niwe ugomba kubazwa ibijyanye nicyo cyaha byose. Icyakora, nari umwe mu bayobozi bakuru
    mu mulyango wa FPR-Inkotanyi, kandi ndi umusirikare ufite ipeti rya Majoro mu gisirikare cya
    FPR. Niyo mpanvu ibyakozwe bibi kandi byitirirwa FPR nkiyirimo kandi nari mbereye umwe
    mu bayobozi nangye bindeba. Mpisemo kuvugisha ukuri mu gushakisha kubabarirana no gukira.
    Niyo mpanvu, mbikuye ku mutima, nsaba imbabazi imilyango ya Juvenal Habyarimana, Cyprien
    Ntaryamira, Deogratias Nsabimana, Elie Sagatwa, Thaddee Bagaragaza, Emmanuel Akingeneye,
    Bernard Ciza, Cyriaque Simbizi, Jacky Heraud, Jean-Pierre Minaberry, na Jean-Michel Perrine.
    Mboneyeho no gusaba imbababazi abanyarwanda bose, kandi mbasaba ko twese twiyemeza
    kwanga ubwicanyi, ubugambanyi, nibinyoma nkintwaro muli politike, kurandura burundu
    umuco wo kudahana, no gukorera hamwe kwubaka umuco wo kworoherana, kubabarirana,
    ubumwe, ubwiyunge, gukira no kugendera ku mategeko.. Ndasaba imbabazi u Burundi bwiciwe
    abayobozi, nu Bufaransa bwiciwe abaturage bakoreraga u Rwanda. Byumwihariko ndasaba
    Imana ngo imbabalire ko navuze ibinyoma igihe kirekire cyane, ngahishira umwicanyi wateje
    imiborogo n’amarira mubo yiciye.

    Nta gahato, nvuze ukuri imbere y’Imana na banyarwanda. Nka bandi banyarwanda mu Rwanda
    cyangwa hanze yarwo, kuvugisha ukuri bifite ingaruka. Paul Kagame afite ukuboko kudahaga
    kumena amaraso y’abanyarwanda. Izo ngaruka tuzazirengera mu nzira twahisemo yo guharanira
    inyungu zabanyarwanda bose. Kuvugisha ukuri ntabwo twakomeza kubisubika. Bikenewe uyu
    munsi. Ntabwo ibi mbikoze gushakisha ubutegetsi cyangwa ubundi bukungu. Mbikoze mu
    gukomeza gushakisha ikya kiza urupfu nakarengane bimaze kuba akarande mu Rwanda rwacu.
    Ukuri nikwo kuzatuvana ku ngoyi. Umunsi twavuye ku ngoyi , tukagira ubwigengye busesuye,
    nibwo tuzababarirana nta gahato, hanyuma ubwo ibihe byo gukira bizaba bigeze.

    Dr. Theogene Rudasingwa

    Rudasingwa yahoze ari Umunyamabanga Mukuru wa FPR (1993-1996), Ambasaderi w’u
    Rwanda muri USA ( 1996-1999); n’Umunyamabanga Mukuru wi Biro bya Perezida Paul
    Kagame ( 2000-2004).

    E-mail: ngombwa@gmail.com; Washington, DC. October 1, 2011

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    Rwanda/VICTOIRE INGABIRE: possible récusation de la juge dans le procès Ingabire ?

    Posté par Adolphe Habimana le 1 octobre 2011

    Rwanda/VICTOIRE INGABIRE: possible récusation de la juge dans le procès Ingabire ? dans ACTUALITE 235631 (Jambonews.net 29/09/2011)

    La juge-présidente de l’affaire Ingabire a perdu le contrôle de ses nerfs quand la défense a décliné sa compétence sur la majorité des accusations portées contre Victoire Ingabire.

    A Kigali, l’actualité politico-judiciaire de ces trois dernières semaines a été dominée par le procès de Madame Victoire Ingabire. Durant cette période, le procureur a exposé les accusations dont Victoire Ingabire est accusée. Ce 26 septembre était sensé être le premier jour où la défense allait s’exprimer.

    Quand elle prit la parole, elle commença pour soulever des déclinatoires de compétences, en d’autres termes, la contestation de la compétence de la jurisdiction qui a été saisi de l’affaire. Autre carte jouée par la défense fut le principe de la non rétroactivité de la loi pénale. Cette grande règle veut que la loi ne peut punir des actes qui se sont passés avant qu’elle ne les ait qualifiés comme étant des infractions.

    Trop d’anomalies liées à ces régles fondamentales sont rencontrées dans ce procès-test pour la justice rwandaise. La défense n’a pas maqué de les relever. En effet, selon elle, plus de 75% des faits reprochés par le ministère public n’ont aucun fondement juridique à savoir, à titre d’exemples, que:

    La Haute Cour qui juge la leader de l’opposition rwandaise n’aurait pas la compétence pour juger l’accusée pour tout acte relatif à l’idéologie du génocide fait avant la publication de la loi N ° 18/2008 du 23 juillet 2008 telle qu’apparue dans la Gazette officielle du 15 Octobre 2008 ;

    La Haute Cour n’aurait pas non plus la compétence pour juger l’accusée pour tout acte ou omission relatif à des actes terroristes fait avant la publication de la loi n° 45/2008 du 9 septembre 2008 et publiée dans le Journal Officiel du 6 avril 2009 ;

    La défense a également invoqué l’argument selon lequel la Haute Cour n’aurait pas la compétence pour juger l’accusée de tout acte ou une omission visant à propager des rumeurs dans l’objectif d’inciter le public à haïr l’autorité publique ou à contester sa légitimité ;

    Enfin, la défense a estimé que la Haute Cour n’aurait pas la compétence pour juger l’accusée de tout acte ou omission consistant à constituer une force armée fait en dehors du territoire du Rwanda. Par conséquent, l’accusée ne pourrait, toujours selon la défense, être tenue criminellement responsable de tout acte ou omission commis avant le 16 janvier 2010 date à laquelle elle est retournée au Rwanda. (http://www.victoire-ingabire.com)

    Tout cela n’a pas plu et a conduit la juge Justice Alice Rulisa à perdre son sang froid au point d’ajourner les audiences pour les reprendre le 04 octobre juste pour permettre à l’accusation de répondre à ces questions normalement basiques pour les hommes du métier.

    Ce qui inquiète, parmi d’autres nombreuses inquiétudes en rapport avec ce procès, ce sont les doutes sur la neutralité, l’intégrité et l’indépendance de la juge Alice Rulisa. En effet elle serait fortement apparue très proche des thèses de l’accusation et se serait montrée indubitablement contre la défense de l’accusée Victoire Ingabire.
    En effet, on note l’interdiction des avocats de la défense d’entrer avec leur bouteilles d’eau et la quualification de leur argumentation de « choquant et irrespectueux » et également la fouille et la violation du secret des documents de la défense.

    Dans un système judiciaire indépendant et juste et si une demande de remplacement du juge pour manque d’impartialité venait à être formulée suite à des comportements semblables, il y aurait peu de doutes que raison serait donnée aux demandeurs.

    Pacifique Habimana

    Jambonews.net
    Par Pacifique Habimana

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    Afrique/Prix nobel de la paix:Le prix Nobel d’Ellen Johnson Sirleaf, une reconnaissance de la femme africaine

    Posté par Adolphe Habimana le 8 octobre 2011

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    La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, prix Nobel de la paix 2011, avec la yéménite Tawakkol Karman et une autre libérienne, Leymah Gbowee.

    Par RFI

    Ellen Johnson Sirleaf, première femme chef élue chef d’Etat en Afrique, s’est vu décerner le prix Nobel de la paix, vendredi 7 octobre 2011, au même titre que la Yéménite Tawakkol Karman et une autre Libérienne, Leymah Gbowee. Au Liberia et en Afrique, les réactions sont nombreuses et saluent une victoire dans la reconnaissance du rôle des femmes, notamment en Afrique. Globalement enthousiastes, certaines femmes restent prudentes, notamment par crainte que le prix ne pèse dans l’élection présidentielle que se déroulera dans quatre jours au Liberia, et pour laquelle la présidente nobélisée est candidate.

    L’attribution du prix Nobel de la paix à Ellen Johnson Sirleaf intervient quatre jours avant l’élection présidentielle où elle brigue un nouveau mandat. Il était 9h le 7 octobre au matin à Monrovia quand la nouvelle a été annoncée depuis Oslo. A la résidence de la première femme africaine chef d’Etat, son entourage a accueilli la nouvelle avec joie.

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    Rwanda:La nomination du nouveau Premier ministre rwandais suscite désarroi et interrogations

    Posté par Adolphe Habimana le 18 octobre 2011

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    Le président rwandais Paul Kagame entouré de son Premier ministre sortant Bernard Makuza (à droite) et Pierre Damien Habumuremyi (à gauche), le 7 octobre 2011 au Parlement à Kigali.

    Par RFI

    La nomination d’un nouveau Premier ministre au Rwanda jeudi 6 octobre 2011 suscite toujours autant d’interrogations. Pierre Damien Habumuremyi n’est pas une personnalité politique de premier plan. Il n’incarne pas non plus l’ouverture attendue par les opposants à Paul Kagame. Et surtout sa nomination ne s’est pas accompagnée d’un remaniement.

    Pourquoi Paul Kagame a t-il écarté son ancien chef de gouvernement, un homme fidèle qui ne faisait pas de vagues ? La décision aurait été logique et dans l’air du temps si son remplaçant avait été un symbole d’ouverture commente un spécialiste du Rwanda. L’ouverture était réclamée par les bailleurs de fonds depuis des mois et semblait se dessiner, notamment si l’on en croyait les rencontres entre Paul Kagame et ses opposants lors de ses derniers déplacements aux Etats-Unis et en France début septembre.

    Mais le profil du nouveau Premier ministre coupe court aux espoirs. Pierre Damien Habumuremyi n’est pas une personnalité en vue. Il n’a pas vraiment de base politique. C’est un homme du FPR, le parti présidentiel. « Point de salut en dehors des « intore », les milices du Front patriotique rwandais », avait-il dit en substance lorsqu’il était encore ministre de l’Education. Il était jusque là « un ministre timoré », disent ses détracteurs, qui ne prenait jamais aucune décision et déléguait volontiers les affaires délicates à d’autres.

    « L’homme sera au garde à vous, c’est le profil type qui convient à Paul Kagame », assure un opposant exilé à Paris. En somme, la nomination de Pierre Damien Habumuremyi est troublante résume un spécialiste du Rwanda.

    Les explications d’André Guichaoua, spécialiste du Rwanda

    Est ce que c’est simplement un personnage qu’on remplace en installant ceux qui sortent au Sénat ? Ou est-ce que c’est le début d’un mouvement plus large de remaniement des instances politiques ?

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    Libye/guerre/ : Aurevoir Kaddafi:mort ou vif, kaddafi capturé a syrte ?

    Posté par Adolphe Habimana le 20 octobre 2011

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    Le colonel Kaddafi a été blessé pendant la bataille de Syrte.© AFP

    Selon certains militaires du CNT libyen, Mouammar kaddafi aurait été capturé pendant la bataille de Syrte. Il serait blessé ou peut-être tué selon les sources.

    La nouvelle n’est pas confirmée officiellement, ni par le CNT libyen ni par l’Otan. Mais selon plusieurs sources concordantes, provenant en général du Conseil militaire de Misrata (dont de nombreux combattants participaient à la bataille de Syrte) – donc de sources non indépendantes -, Mouammar Kaddafi aurait été capturé jeudi à Syrte.

    Selon Mohamed Leith, un commandant venu de Misrata, l’ancien guide libyen serait blessé aux deux jambes. « Kaddafi a été arrêté. Il est gravement blessé mais il respire encore », a-t-il déclaré, affirmant avoir vu Mouammar Kaddafi de ses propres yeux. Selon lui, l’ex-dirigeant libyen portait un costume kaki et un turban autour de la tête.

    Informations contradictoires

    Selon d’autres témoignages, Mouammar Kaddafi serait mort dans les combats. Une nouvelle pour l’instant démentie puis confirmée par des sources citées par Al-Jazira, ce qui prouve combien il est difficile d’obtenir des informations fiables et non-contradictoires.

    Hassan Deroui, membre du CNT, avait préalablement confié à Jeuneafrique.com que, « les dernières troupes fidèles à Kaddafi » avaient « déposé les armes », jeudi dans la matinée à Syrte.

    Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Libye : mort ou vif, kaddafi capturé a syrte ? | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

    Le colonel Kaddafi a été blessé pendant la bataille de Syrte.

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    Il était une fois un guide de la révolution liby…..

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    Rwanda: » L’homme qui dit que Kagame lui a dit… »

    Posté par Adolphe Habimana le 14 novembre 2011

    Faustin Kagamé est consultant en communication à la présidence de la république du Rwanda.

    La presse a récemment fait état des révélations d’un homme affirmant que le président rwandais Paul Kagamé lui aurait fait une étonnante confidence. Celle d’avoir organisé lui-même l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion de l’ex-président Juvénal Habyarimana, son prédécesseur. Livrés par son ancien directeur de cabinet Théogène Rudasingwa des années après sa défection, les épanchements attribués à un président dont le “goût du secret” était cité comme un trait dominant de son caractère jusqu’ici, soulèvent les réserves qui s’imposent : passé à l’opposition la plus virulente contre Kagamé, son ancien assistant peut très bien vouloir régler des comptes personnels hérités d’une collaboration qui a mal tourné.

    Attribuer l’attentat qui donna le signal du génocide à l’homme qui en a sauvé les survivants ne manque pas d’intérêt pour tout le monde. Si la preuve pouvait être faite que Kagamé était bien le commanditaire de l’attentat qui fut, selon ses auteurs, « la cause du génocide de son ethnie », ces derniers verraient l’occasion d’une circonstance atténuante sinon d’une justification en leur faveur, via une démonstration par le cynisme supposé sans limites de leur pire ennemi. Parallèlement, le soutien des dirigeants français de l’époque aux extrémistes hutus qui ont commis le génocide en serait revu dans le sens que certains à Paris souhaitent.

    La répercussion dans la presse des « aveux » attribués par M. Rudasingwa au président rwandais pose problème. Depuis quand une accusation gravissime tirée d’une confidence parfaitement invérifiable est-elle diffusée sous les apparences d’une information sérieuse ? En l’absence de la moindre preuve pouvant conforter ses dires – puisque ce sera toujours « parole contre parole » dans l’intimité à deux – un autre sera-t-il publié aussi généreusement demain s’il révèle que Rudasingwa a rétracté ses confidences en sa seule présence ? Si oui, on imagine que plein de gens se porteraient volontaires, mais à quoi ressemblerait donc l’information si pareilles méthodes devenaient la règle?

    Reste l’épave du Falcon 50 offert par la France à l’ex-président Habyarimana, seul élément matériel exploitable de toute enquête. Posé à l’endroit même où il vint s’écraser en cette soirée fatidique du 6 avril 1994, le grand volatile de métal vient de passer 17 années à la disposition du premier enquêteur désireux de l’ausculter (*). Trois équipes venues de l’étranger s’y sont collées : celle qui fut mandatée par la Mission parlementaire française d’information sur le Rwanda en septembre 1998 ; celle d’une équipe de l’Université britannique de Cransfield qui a produit une analyse balistique publiée en janvier 2010 ; et celle du juge Marc Trévidic en septembre 2010 pour finir, mandaté par la France pour poursuivre et finaliser le travail de son collègue Bruguière. Rappelons que cette enquête est menée à charge contre le président Kagamé et neuf de ses collaborateurs. On l’a déjà dit, ses conclusions sont attendues d’un moment à l’autre. Serions-nous dans le timing parfait pour une manipulation de dernière minute ?

    Il n’est pas interdit de poser les bonnes questions dans cette affaire. Comme celle-ci par exemple. Si Paul Kagamé était le commanditaire de l’attentat, par quel mystère laisserait-il en place, 17 années durant, le seul élément de preuve capable de le confondre ? Sans que rien ni personne ne l’y oblige, quel coupable agirait-il de la sorte ? C’est en pleine bataille de Kigali le 21 mai 1994, que l’armée alors commandée par le général Kagamé a pris le contrôle de la zone de l’aéroport où se trouvait l’épave jamais déplacée du Falcon abattu le 6 avril 1994. Auteurs supposés d’un crime aux conséquences effroyables, les soldats du FPR avaient tout loisir d’en effacer les traces susceptibles de faire éclater la vérité un jour ou l’autre.

    À la faveur des combats qui ont duré jusqu’au 4 juillet 1994 en ville de Kigali surtout, la carcasse de l’avion pouvait se faire réduire en poudre d’alumine sans que personne ne s’en étonne. Au lieu de cela, elle reste exposée au grand air des collines depuis 17 ans. Si vous passez par Kigali un jour, prenez le temps de visiter l’épave du Falcon en vous posant comme moi cette question : s’ils avaient vraiment descendu cet avion, pourquoi diable les dirigeants rwandais auraient-ils laissé tout ceci en place ? Un dicton qu’on dit chinois pourrait sans doute expliquer ce mystère. « Quand le sage lève le doigt pour montrer la lune, l’étourdi regarde le doigt ».

    (*) Grâce aux impacts laissés par le tir fatal, l’épave de l’avion peut permettre la localisation du tireur et partant, son identification en fonction des positions occupées par les uns et les autres le 6 avril 1994 vers 20 heures.

    source: jeune afrique

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    CPI de lA HAYE »Pays bas »:NDGUDJOLO ACCUSE LE PROCUREUR DE PROTEGER « KABILA ET MUSEVENI »

    Posté par Adolphe Habimana le 18 novembre 2011

    CPI de lA HAYE

    10.11.11 – CPI/NGUDJOLO – NDGUDJOLO ACCUSE LE PROCUREUR DE PROTEGER « KABILA ET MUSEVENI »

    La Haye, 10 novembre 2011 (FH) – Mathieu Ngudjolo a poursuivi cette semaine sa déposition devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Au terme de près de dix heures de contre-interrogatoire, le milicien s’est effondré dans le prétoire, accusant le procureur d’agir pour le compte des gouvernements congolais et ougandais.

    Poursuivi pour crimes contre l’humanité commis lors de l’attaque de Bogoro le 24 février 2003, Mathieu Ngudjolo, infirmier de profession, affirme que ce jour-là il procédait à un accouchement au centre de santé de Kambutso.

    Au cours de son contre-interrogatoire, débuté mardi, le substitut du procureur, Eric McDonald, a présenté aux juges une photo datant de 2006, sur laquelle l’accusé figure aux cotés d’un journaliste et d’une troisième personne. Pour l’accusation, la troisième personne était un enfant soldat. Mais Mathieu Ngudjolo a refusé de se prononcer, affirmant ne pas la connaître.

    Reprochant au procureur de s’appuyer sur un document datant de 2006, longtemps après les crimes reprochés, les avocats de Mathieu Ngudjolo ont objecté, regrettant aussi que l’accusation n’aie jamais appelé l’auteur de la photographie à la barre des témoins.

    Mais après près de dix heures de contre-interrogatoire, Mathieu Ngudjolo est apparu exténué. «En ituri, il y avait un phénomène ‘enfants-soldats’, mais cela ne veut pas dire que tout le monde les a utilisé » a-t-il d’abord expliqué. Il a ensuite pointé les accusation de viols et de violences sexuelles reprochées par le procureur. « Dites-moi quel témoin, quelle fille a été amenée devant le juge pour parler de viols et d’esclavage sexuel ? On a confirmé des charges que j’ignore ! Le procureur cherche à me condamner par tous les moyens » a-t-il lancé.

    « Il protège Kabila et Museveni, qui sont les vrais auteurs des crimes », a-t-il affirmé, avant d’insister pour que « le procureur présente des preuves fiables ». S’adressant aux trois juges il a ajouté ne pas comprendre « pourquoi on peut me condamner en se basant sur ce que dit la communauté internationale, alors qu’il n’y a pas de preuves. Non, monsieur le président, je ne suis pas d’accord », a-t-il encore ajouté, accusant une grande fatigue et essuyant quelques larmes.

    Le procureur a par ailleurs largement évoqué l’accord de cessez-le-feu signé le 18 mars 2003 par plusieurs groupes armés de l’Ituri, et au bas duquel figure la signature du « colonel Mathieu Ngudjolo ». Présent lors de la cérémonie de signature, l’accusé a expliqué avoir du signer pour combler l’absence de l’un des autres signataires. « J’ai été invité à signer avec eux, d’autant plus que moi, j’avais intérêt à ce qu’il y ait la paix. » «

    Pourquoi avoir utilisé le titre de Colonel ? » L’a interrogé Eric McDonald. « Je me suis octroyé le grade de colonel, parce que mon objectif était d’intégrer l’armée nationale » à la fin des hostilités, a rétorqué Mathieu Ngudjolo.

    Mathieu Ngudjolo subit son procès aux cotés de Germain Katanga depuis novembre 2009. Il a été transféré à la prison de la CPI en février 2008.

    SM/GF

    © Agence Hirondelle

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    Élections en RDC : ouverture des bureaux de vote dans un climat tendu

    Posté par Adolphe Habimana le 28 novembre 2011

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    L’arrivée de Tshisekedi à Kinshasa a été retardée, puis celui-ci a été bloqué par la police.© AFP

    Les bureaux de vote pour les élections présidentielle et législatives ont ouvert leurs portes tôt ce matin en RDC. Les problèmes d’organisation s’ajoutent aux risques de violence électorale, au lendemain d’un nouveau face-à face musclé entre l’opposition d’Étienne Tshisekedi (UDPS) et le pouvoir de Joseph Kabila (PPRD).

    Décalage horaire oblige dans une RDC grande comme l’Europe de l’Ouest, les Congolais de l’Est ont commencé à voter en premier, à 6 heures locales (4 heurs GMT), les bureaux de Kinshasa ne devant ouvrir qu’à 5 heures GMT. Objectif du scrutin : l’élection du président parmi onze candidats en lice et celle de 500 députés parmi près de 19 000 prétendants.

    Comme on s’y attendait, l’organisation des centres de vote n’est pas parfaite : ce matin, à l’école Jean Calvin de Lubumbashi, notamment, les agents de la Commission électorale attendaient toujours les urnes, les isoloirs et les bulletins de vote. « On est là depuis 5 heures, mais pour l’instant nous n’avons rien reçu », déclare le chef du bureau Jean-Clément Tshibangu. Un problème qui, parmi les quelque 64 000 bureaux de vote prévus dans tout le pays, semble loin d’être isolé.

    Mais plus inquiétant encore que les problèmes logistiques ou les risques de fraude, les violences qui risquent de prendre le pas sur le processus démocratique, comme le prouve la journée sous haute tension qui s’est déroulée dimanche dans la capitale congolaise.

    Pas de démonstration de force de l’opposition

    Alors que le président sortant Joseph Kabila et l’opposant Étienne Tshisekedi devaient tenir un dernier meeting dans la capitale après leur tournée en province, les rassemblements politiques ont été interdits à la suite de la mort d’un homme tué par une pierre en pleine tête. Simple prétexte ? Une chose est sûre : la capitale est plus acquise à l’opposition et celle-ci n’a pu faire la démonstration de force qu’elle souhaitait juste avant le scrutin.

    Le programme de la journée avait cependant mal commencé, Kabila et Tshisekedi, toujours en province, ayant choisi le même stade : celui des Martyrs et ses 80 000 places pour tenir leur meeting. Tshisekedi est obligé de se rabattre sur le Boulevard Triomphal et la place du Cinquantenaire, tout près du stade. Trop près pour la police, qui disperse les pro-Tshisekedi au gaz lacrymogène alors que les pro-Kabila ne sont pas inquiétés.

    Pendant ce temps à l’aéroport international Ndjili, des milliers de militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) attendent l’arrivée de Tshisekedi. L’arrivée du gouverneur de Kinshasa, un pro-Kabila, André Kimbuta, déclenche des jets de pierres. Pareil pur un détachement armé de la police militaire. Les pro-Tshisekedi sont alors repoussés avec des grenades lacrymogènes.

    Tshisekedi bloqué

    Le convoi du président – qui en est absent – débarque à son tour à l’aéroport, et se prend également quelques pierres. Kabila atterrira finalement ailleurs. Parallèlement, Tshisekedi est toujours bloqué sur un aéroport de province. Il n’a pas le droit de se poser à l’aéroport international.

    C’est sur ces entrefaits que les autorités interdisent tous les meetings. « Au nom de la sécurité publique », justifie André Kimbuta, qui accuse les pro-Tshisekedi d’être armés. Tshisekedi n’est même pas au courant de cette décision lorsqu’il atterrit enfin… dans un autre aéroport, Ndolo, plus proche de Kinshasa. « Ah bon ? Eh bien je vais quand même faire mon grand meeting », dit-il à l’AFP avant de rejoindre en voiture ses partisans à l’aéroport international.

    « Qu’est-ce qu’il représente ce gouverneur-là ? Vous allez voir s’il va oser venir au stade m’empêcher de tenir mon meeting », tonne Tshisekedi, qui n’aura cependant pas le temps de passer de la parole aux actes. Car à l’aéroport Ndjili, Tshisekedi s’engouffre dans un 4×4, prend la direction de Kinshasa, debout par le toit ouvrant, façon command-car, mais ne fera que quelques centaines de mètres sur la bretelle qui conduit à la route principale. Son Hummer rouge est bloqué par 4 pick-ups et un camion blindé de la police. Le chef suprême de la police, le général Charles Bisengimana, est sur place avec 300 de ses hommes. Le face à face durera 8 heures.

    Alors que le Sphinx de Limete se dit prêt à faire son meeting « après minuit », soit après la fin officielle de la campagne, la police intervient violemment juste avant l’heure fatidique (23 heures GMT). Le secrétaire général de l’UDPS est embarqué sans ménagement par les forces de l’ordre. Escorté par la police, le convoi s’ébranle finalement vers 23 heures locales en direction de la capitale. Selon l’UDPS, Tshisekedi est rentré chez lui. Non sans accuser la mission de l’ONU au Congo (Minusco), d’être « complice du pouvoir ».

    (Avec AFP)

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    Côte d’Ivoire – CPI : Gbagbo comparaît lundi, le FPI rejette toute réconciliation nationale Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Côte d’Ivoire – CPI : Gbagbo comparaît lundi, le FPI rejette toute réconciliation nationale | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

    Posté par Adolphe Habimana le 1 décembre 2011

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    Laurent Gbagbo devant son dernier combat : celui de sa défense à la CPI.© AFP

    Suite au transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye, le tribunal de la CPI va procéder à la comparution initiale de l’ancien président lundi prochain. Le FPI, parti pro-Gbagbo, annonce quant à lui qu’il se retire de tout processus de réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, à quelques jous des législatives prévues pour le 11 décembre.

    Inculpé depuis le 23 novembre et incarcéré depuis mercredi dans le centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye (Pays-Bas), Laurent Gbagbo doit être présenté à ses juges « lundi 5 décembre à 14 heures ». Lors de cette « comparution initiale » l’identité de l’ancien président sera vérifiée et les charges qui lui sont reprochées lui seront signifiées.

    Âgé de 66 ans, Gbagbo est soupçonné de crimes contre l’humanité lors des violences postélectorales de la crise ivoirienne de 2010-2011 : meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril, au lendemain de sa chute. « À l’issue de cette première comparution, la chambre préliminaire fixera la date de l’audience de confirmation des charges, étape suivante dans la procédure préliminaire », précise un communiqué de la CPI. « Ceci est le premier dossier en Côte d’Ivoire. Ce ne sera pas le dernier, ce n’est que le début », a commenté Luis Moreno-Ocampo, dont il s’agit certainement du dernier dossier en tant que procureur de la CPI.

    Le départ de Gbagbo pour une justice perçue comme européenne n’en reste pas moins un choc pour la majorité des Ivoiriens, en particulier pour les derniers et irréductibles fidèles de l’ancien président au sein de son parti, le Front populaire ivoirien (FPI). Ce dernier a réagi très violemment en qualifiant le transfèrement de l’ancien président « d’enlèvement politique ».

    « Victoire de la corruption »

    C’est un événement qui consacre « la victoire de la corruption » et de « la magouille », a notamment dénoncé l’ancien porte-parole du président déchu, Justin Koné Katina. Surtout, le FPI annonce dans un communiqué qu’il « suspend sa participation à tout processus de réconciliation » nationale. Et donc, en tout état de cause, aux travaux de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) présidée par Charles Konan Banny.

    L’opération de la CPI « n’est que la manifestation suprême d’une haine qu’ils vouent au président Laurent Gbagbo pour sa vision politique ancrée sur la souveraineté nationale. Elle finit de convaincre le FPI et ses alliés ainsi que l’opinion nationale et internationale sur le refus définitif de M. Alassane Ouattara de voir une Côte d’Ivoire réconciliée », ajoute le FPI.

    En visite à Abidjan, Moreno-Ocampo avait promis le 15 octobre une enquête « impartiale » qui ciblerait « trois à six personnes ». On est encore loin du compte, malgré ses assurances. De fait, la plupart des militaires soutenant Ouattara ont été nommés à des postes stratégiques dans la nouvelle armée ivorienne. « La décision de poursuivre seulement le président déchu à ce stade risque d’être explosive sur le terrain », commente dans un communiqué Francis Dako, coordinateur pour l’Afrique de l’ONG Coalition pour la Cour pénale internationale, en mettant en garde contre une « justice des vainqueurs ».

    « Absence de repentance » du camp Gbagbo, selon Soro

    La procédure qui vise Gbagbo a été déclenchée le 3 mai dernier, lorsque Alassane Ouattara a demandé à la CPI d’enquêter sur les « crimes les plus graves » commis pendant la crise. Les juges avaient finalement autorisé début octobre le procureur à enquêter en Côte d’Ivoire, estimant qu’il y avait « une base raisonnable » de croire que des attaques avaient été commises contre la population civile à la fois par le camp de Laurent Gbagbo et par celui d’Allassane Ouattara, entre le 25 février et le 6 mai.

    Autre réaction, celle du Premier ministre Guillaume Soro. « L’absence de repentance et le manque d’humilité du FPI ont conduit M. Laurent Gbagbo à la CPI », a-t-il déclaré mercredi lors d’une intervention au conseil des ministres. « Le FPI a rejeté la main tendue du président Alassane Ouattara par son refus de participer au gouvernement, son refus de prendre part aux prochaines élections législatives du 11 décembre, manquant ainsi de concourir à l’apaisement général et à la réconciliation nationale », accuse-t-il. Poursuivant : « Durant sa détention à Korhogo (nord), depuis le mois d’avril jusqu’au mardi 29 novembre, M. Gbagbo n’a entrepris aucune démarche en vue de nouer le dialogue avec vous. Bien au contraire, des mots d’ordre extrémistes ont été donnés par avocats interposés pour entraver la normalisation en cours ».

    Troisième président poursuivi par la CPI

    « Dans mon intime conviction, si le FPI était représenté au gouvernement, participait aux législatives et s’engageait dans la vraie réconciliation, ce serait autant d’espace et d’arguments qui auraient peut-être permis de tracer un tout autre destin pour leur dirigeant, » a conclu Soro.

    Gbgbo n’est pas le premier ancien président à être jugé par la CPI : celui de l’ex-Yougoslavie, Slobodan Milosevic, était décédé dans sa cellule à La Haye, en mars 2006, avant même la fin de son procès devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). Quant à l’ancien président du Liberia Charles Taylor, il est quant à lui dans l’attente d’un jugement dans son procès devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), à La Haye

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    Rwanda : les réfugiés à l’heure du choix Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Rwanda : les réfugiés à l’heure du choix | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

    Posté par Adolphe Habimana le 13 décembre 2011

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    Des réfugiés fuyant Kigali, le 11 mai 1994.© Gérard Julien/AFP

    Les 100 000 réfugiés rwandais qu’il reste dans le monde vont bientôt devoir dire s’ils veulent rentrer chez eux.

    Ils sont encore près de 100 000 dans le monde. La majorité d’entre eux (environ 63 500) vit en République démocratique du Congo (RDC), selon les chiffres fournis par Kinshasa au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’Ouganda en héberge plus de 12 500, le Congo-Brazzaville 7 800, la Zambie 5 700, le Malawi 2 200, le Kenya 1 600, la France 2 200, le Royaume-Uni 1 300… Ils ont jusqu’au 30 juin 2012 pour décider librement de leur sort dans le cadre de la clause de cessation du statut de réfugié du HCR. Trois possibilités s’offrent à eux : le retour volontaire au Rwanda, l’intégration dans le pays d’accueil par naturalisation ou comme résident, ou bénéficier de l’exemption de la clause de cessation du statut de réfugié. Cette dernière disposition concerne essentiellement les personnes ayant subi « des traumatismes graves » et qui, bien qu’étant en sécurité, peuvent se sentir menacées.

    Depuis 2009, la division Afrique du HCR « s’est penchée sur la situation des réfugiés de longue date et en fin de cycle pour clore leur statut en fonction des circonstances », explique Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole de l’agence onusienne. Trois groupes de réfugiés sont concernés par cette démarche : des Rwandais, des Angolais et des Libériens. En ce qui concerne les Rwandais, le HCR estime que « les conditions qui ont prévalu à l’époque, c’est-à-dire le génocide de 1994, n’existent plus. Aujourd’hui, le Rwanda est capable de protéger sa population », ajoute Fatoumata Lejeune-Kaba. La clause de cessation du statut de réfugiés leur est donc applicable. « Ceux qui demandent l’exemption ont le droit de voir leur dossier étudié de façon équitable, sans limitation de date », poursuit la porte-parole.

    Le HCR estime par ailleurs que 3 millions de Rwandais sont déjà rentrés volontairement dans leur pays. Ce chiffre comprend ceux qui ont fui le Rwanda lors du génocide de 1994, et ceux qui sont partis lors des violences de 1959 et 1972. Selon Fatoumata Lejeune-Kaba, Kigali souhaite voir tous les réfugiés revenir dans le cadre de la réconciliation nationale

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    RDC – Présidentielle : Kabila admet des « erreurs » qui ne nuisent pas à la « crédibilité » du scrutin Lire l’article sur Jeuneafrique.com : RDC – Présidentielle : Kabila admet des « erreurs » qui ne nuisent pas à la « crédibilité » du scrutin | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

    Posté par Adolphe Habimana le 13 décembre 2011

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    Des partisans du président sortant Joseph Kabila, le 10 décembre 2011 à Goma.© AFP

    Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le président Joseph Kabila a reconnu que le scrutin présidentiel du 28 novembre n’avait pas été parfait « à 100% ». Mais selon lui, les « erreurs » qui se sont produites n’entachent pas sa victoire, annoncée vendredi par la Ceni selon des résultats provisoires.

    Annoncé victorieux de la présidentielle par la Ceni vendredi dernier avec 48,95% des voix contre 32,33% pour l’opposant Étienne Tshisekedi, Joseph Kabila rejette les accusations de fraude étayées par la société civile congolaise et même par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Monsengwo. « Y a-t-il eu des fautes, des erreurs ? Bien sûr, comme lors des autres élections sur le continent ou ailleurs. Mais cela jette-t-il un doute sur la crédibilité de ces élections ? Je ne pense pas », a-t-il déclaré lundi lors d’une conférence de presse.

    « Nous avons voulu organiser des élections parfaites. Avons-nous atteint cette perfection ? Pas à 100%, je le reconnais parce que c’est un énorme défi, mais comparé aux élections de 2006, ces élections étaient bien meilleures », a-t-il ajouté.

    Kamerhe veut saisir la CSJ

    Interrogé sur les récentes déclarations du Centre Carter, dont les observateurs ont relevé de « graves irrégularités » lors du processus électoral – sans pour autant remettre en cause le résultat du scrutin -, Kabila a estimé que l’ONG « était allée au-delà de ce qu’on attendait d’elle. (…) Je n’ai pas lu le rapport mais on m’en a donné un résumé. Ce qu’on doit probablement noter est que la crédibilité de ces élections ne peut pas être mise en doute », a-t-il répété.

    Étienne Tshisekedi a annoncé son refus de recourir à la Cour suprême de justice (CSJ) de RDC pour contester le résultat des élections. Mais l’opposant Vital Kamerhe, arrivé 3e de la présidentielle avec moins de 8% des suffrages et qui reconnu la victoire de Tshisekedi, devait saisir lundi la CSJ.

    (Avec AFP)

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    Rwanda Gets French Report On Habyarimana Plane Disaster/Rwanda Obtient rapport français sur l’avion de Habyarimana

    Posté par Adolphe Habimana le 9 janvier 2012

    Rwanda Gets French Report On Habyarimana Plane Disaster/Rwanda Obtient rapport français sur l'avion de Habyarimana dans ACTUALITE kagkay                        habyari6-231x300 dans actualité africaine

    Paul Kagame et Kayumba Nyamwasa                                           Juvénal Habyarimana

    e1dc500c-fbb3-11de-b28e-13643383cade-300x168 dans ACTUALITE MONDIALE

    avion abattu du président Habyarimana

    Rwanda President Paul Kagame has received a
    copy of the long-awaited report on the April 6, 1994 shooting down of the plane
    carrying Juvenal Habyarimana.

     

    French judges Marc
    Trevidic and Nathalie Poux, who have been investigating the incident which
    sparked genocide in Rwanda, forwarded the report to Kigali on January 7.

    Government
    immediately wired the report to Kagame’s aides in South Africa where he is
    attending the ANC’s 100th Anniversary celebrations, according to well
    placed sources in Kigali.

    Details of the report, which will be made public this week, are
    still scanty.

    The two judges have been
    investigating the sensitive incident following the retirement of Judge
    Bruguiere.

    The contents of the
    report are so crucial given that the judges will officially indict perpetrators
    of the assassination and issue public arrest warrants.

    Kigali
    is still silent on the matter, raising fears the report could be pinning RPF
    leaders in the shooting.

    Kagame’s former Cabinet
    Secretary Theogene Rudasingwa shook the world late last year when he revealed
    the President, who was then the RPF leader, shot down the plane.

    Rudasingwa said Kagame on
    several times told him how he blew up the plane carrying Habyarimana, his
    Burundian counterpart Cyprien Ntaryamira and their staff.

    Kagame denies the
    allegations.

    The investigating judges
    in September 2010 visited Rwanda where they brought experts to reconstruct the
    shooting of the plane.

    The judges intended to
    publish the report in March last year but were compelled to postpone to June
    2011, fearing the publication would coincide with the sensitive month of
    April.

    Judges further faced a
    serious diplomatic challenge around June considering that Kagame was planning a
    visit to France.

    The Habyarimana case led
    to the severing of ties between Rwanda and France. Kigali accused French
    soldiers of raping Rwandese women during a humanitarian operation in
    1994.

    France has been
    investigating the assassination because the pilots of the ill-fated plane were
    French.

    During the Rwanda trip,
    judges were accompanied by experts in geometry, ballistics, explosives and
    fires, hoping to determine the area where the missiles were fired.

    The judges at the time
    suspected a commando squad of Rwandan Patriotic Front, the Tutsi rebel group led
    by Kagame, who seized power immediately after the genocide, had broken the
    defence lines of the mainly Hutu Rwandan Armed Forces.

    Kagame’s government
    shifts the blame to Hutu extremists within the FAR whom it says wanted to
    eliminate the president in a coup d’état.

    An investigation carried
    out by British experts shows missiles were fired from a heavily fortified FAR
    Military base.

    Mois d’avril.

     

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    Rwanda – attentat contre Habyarimana : l’expertise française disculpe les proches de Kagamé Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Rwanda – attentat contre Habyarimana : l’expertise française disculpe les proches de Kagamé

    Posté par Adolphe Habimana le 10 janvier 2012

    Des soldats du FPR devant l'épave du Falcon 50 de Habyarimana, abattu le 6 avril 1994.
    Des soldats du FPR devant l’épave du Falcon 50 de Habyarimana, abattu le 6 avril 1994.© Corinne Dufka/Reuters

    Le rapport d’experts commandé par des juges français sur l’attentat qui a coûté la vie à Habyarimana conclut à un tir de missile en provenance d’une caserne militaire contrôlée par les partisans de l’ancien président rwandais. Le rapport judiciaire marque donc l’effondrement de la piste, un temps suivie par la justice française, de la responsabilité de l’actuel président rwandais Paul Kagamé dans un événement considéré comme le déclencheur du génocide d’au moins 800 000 personnes.

    Est-ce enfin l’épilogue d’un épisode qui aura empoisonné les relations franco-rwandaises pendant près de 18 ans, et au-delà, tourmenté la mémoire des rescapés du génocide de 1994 ? Mardi, les juges d’instructions français Marc Trévidic et Nathalie Poux ont communiqué aux parties, dont Agathe Habyarimana et des proches de Paul Kagamé mis en examen, les conclusions du rapport d’experts qu’ils avaient commandé sur l’attentat contre l’avion du défunt président rwandais Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994.

    Cette enquête, menée à Kigali de septembre à décembre 2010, montre que le missile qui a abattu le Falcon 50 présidentiel a été tiré de la caserne militaire de Kanombe, à Kigali. À cette époque, les lieux étaient occupés par la garde présidentielle, une des unités les plus fidèles au régime d’Habyarimana, qui allait immédiatement commencer le génocide des Tutsis et le massacre des opposants hutus.

    Rupture diplomatique

    Les conclusions de l’expertise tendent donc à prouver que les auteurs de l’attentat ne sont pas les membres d’un commando du Front patriotique rwandais (FPR, le parti de l’actuel président Paul Kagamé). C’est pourtant la piste qu’avait suivie Jean-Louis Bruguière, le prédécesseur des juges Trévidic et Poux. En émettant des mandats d’arrêts contre plusieurs proches de Paul Kagamé en 2006, celui-ci avait provoqué la fureur du Rwanda, qui décida de rompre ses relations diplomatiques avec la France. Celles-ci ne furent rétablies que fin 2009.

    Comme Bruguière, une partie de l’administration française de l’époque, coupable aux yeux de Kigali d’avoir soutenu le régime d’Habyarimana, avait validé la thèse de la responsabilité du FPR. Ce qui leur permettait, croyaient-ils, de remettre sur les épaules du parti de Kagamé une partie de la responsabilité des massacres de son propre peuple.

    Kigali félicite les juges français

    Aujourd’hui, Kigali se sent – enfin – absout par la justice française. « Il est maintenant clair que l’attentat contre l’avion était un coup d’État mené par des éléments hutus extrémistes et leurs conseillers qui contrôlaient les casernes de Kanombe », a déclaré la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo.

    « Le rapport d’expertise confirme l’hypothèse d’un départ de tirs de missiles depuis (le camp de) Kanombe et nos clients qui ont été injustement accusés et poursuivis pendant des années se trouvent confortés dans leurs positions », a déclaré après la présentation de l’expertise Me Bernard Maingain, l’avocat des proches de Paul Kagamé.

    Pour l’occasion, le communiqué du gouvernement rwandais adresse les premiers compliments à une administration française depuis bien longtemps : « Le rapport d’aujourd’hui est vu comme le résultat d’une investigation de grande qualité, menée par des magistrats français au passé impeccable et menée par des experts de classe mondiale ».

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    Rwanda/Génocide:Rwanda : qui a tué Juvénal Habyarimana ? Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Rwanda : qui a tué Juvénal Habyarimana ?

    Posté par Adolphe Habimana le 10 janvier 2012

    10/01/2012 à 13h:45 Par Jeune Afrique
    Photo d’archives du président rwandais Juvénal Habyarimana, le 23 avril 1991 à Paris.
    Photo d’archives du président rwandais Juvénal Habyarimana, le 23 avril 1991 à Paris.© AFP

    Le rapport des experts français sur les conditions de la mort de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana doit être dévoilé ce mardi. Un document très attendu.

    Les conclusions de l’expertise judiciaire commandée par les juges antiterroristes Marc Trévidic et Nathalie Poux sur l’origine des tirs qui ont abattu à Kigali l’avion de Juvénal Habyarimana, le 6 avril 1994, doivent être connues ce mardi. L’enjeu est considérable : elles pourraient permettre de connaître l’identité des assassins de l’ancien président rwandais, dont la mort est considérée comme le déclencheur du génocide de 1994.

    Quelle était la trajectoire du Falcon 50 d’Habyarimana ? Sa position précise au moment de l’impact ? Quel type de missile a été utilisé ? À partir de quel endroit ? Comment confronter les données obtenues avec les témoignages et les données topographiques pour déterminer la provenance du tir ? Ces questions trouveront peut-être une réponse aujourd’hui.

    « Beaucoup d’espoir »

    « Une expertise d’une telle ampleur est source de beaucoup d’espoir dans ce dossier où sept personnes sont mises en examen », estime Me Philippe Meilhac, l’avocat de la veuve de l’ancien président, Agathe Habyarimana. Me Emmanuel Bidanda, l’avocat d’une des victimes françaises de l’accident, est plus nuancé. Les conclusions de l’expertise seront « une pièce utile et extrêmement importante », mais « il serait étonnant d’en attendre une révolution à 180 degrés de l’enquête », dit-il.

    Une chose est sûre : environ vingt mois après leur désignation et un déplacement au Rwanda en septembre 2010, les cinq experts (géomètre, balistique, explosifs, incendie et acoustique) mandatés par les juges ont fini leur travail. Et leurs rapports pourraient s’avérer essentiels pour étayer l’une ou l’autre des thèses qui s’affrontent, ou tout au moins pour invalider l’une d’entre elles.

    La thèse rwandaise impute la responsabilité de l’attentat contre le Falcon 50 présidentiel aux extrémistes hutus des Forces armées rwandaises (FAR, loyalistes). Celles-ci auraient voulu éliminer le président Habyarimana pour faciliter un coup d’État et promouvoir une ligne dure à l’égard des Tutsis. Kigali a d’ailleurs présenté un rapport d’enquête affirmant que les tirs provenaient du camp militaire de Kanombe, une importante base des FAR, jouxtant l’aéroport et la résidence présidentielle au sud-est.

    « Inimaginable »

    Selon les autorités rwandaises, il est « impossible d’imaginer » qu’un commando du Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion tutsie dirigée en 1994 par l’actuel président Paul Kagame, ait pu s’infiltrer à Kanombe pour abattre l’avion d’Habyarimana. C’est pourtant la piste de l’infiltration qu’avait suivie en 2006 Jean-Louis Bruguière, provoquant la rupture par Kigali des relations diplomatiques avec la France. Selon les investigations du juge français, les hommes de Kagamé seraient passés à travers le dispositif des FAR pour se positionner sur la colline de Massaka, qui surplombe l’aéroport à l’est de la piste. Et faire feu.

    Visés en 2006 par des mandats d’arrêt qui ont été levés depuis, six proches du président Kagame ont été mis en examen par la justice française en décembre 2010. Ils ont été rejoints par Rose Kabuye depuis novembre 2008. Mais les avocats des mis en examen, Mes Bernard Maingain et Léon-Lef Forster, se disent « confiants dans l’évolution du dossier car il est établi, selon nous, que toutes les bases sur lesquelles il repose ont été remises en question, en particulier grâce à nos demandes d’actes ». Selon eux, la piste de l’infiltration du FPR chez les FAR est obsolète. Sur l’origine des tirs, « que ce soit Massaka ou Kanombe, la mise en cause du FPR est inimaginable vu l’état du dossier », assurent-ils.

    (Avec AFP)

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    Rwanda/Génocide:Attentat Habyarimana : le Rwanda satisfait de la nouvelle orientation de l’enquête française

    Posté par Adolphe Habimana le 11 janvier 2012

    Rwanda/Génocide:Attentat Habyarimana : le Rwanda satisfait de la nouvelle orientation de l’enquête française

    Discours du président rwandais Paul Kagamé lors de la commémoration du 15ème anniversaire du génocide de 1994, sur la colline de Nyanza, à Kigali, le 7 avril 2009.

    Discours du président rwandais Paul Kagamé lors de la commémoration du 15ème anniversaire du génocide de 1994, sur la colline de Nyanza, à Kigali, le 7 avril 2009.

    (Photo : Reuters)
    Par RFI

    Kigali se félicite des nouvelles conclusions de l’enquête française sur les tirs qui ont abattu l’avion du président Habyarimana au Rwanda en 1994. Un attentat considéré comme un élément déclencheur du génocide. Selon le gouvernement ce rapport « rend justice » à la position soutenue par le Rwanda. Presque 18 ans après les faits, un rapport d’expertise conclut donc que les tirs de missiles venaient du camp militaire de Kanombé tenu par les loyalistes de l’époque. Une version qui contredit la thèse du juge Bruguière, le premier juge français en charge de l’affaire. Une version surtout qui exonère les proches de l’actuel président Paul Kagamé, des proches qui étaient jusque là inculpés.

    « C’est une journée historique», clamait le 10 janvier Maître Maingain, avocat des personnalités rwandaises poursuivies pour cet attentat depuis l’enquête du juge Bruguières.

    Maître Bernard Maingain

    Avocat des personnalités proches du président rwandais Paul Kagamé

    Toute la thèse qui avait été construite visant à accuser nos clients est entrain de s’effondrer totalement.

    En 2006, sur la base de témoignages, et sans jamais s’être rendu au Rwanda, Jean-Louis Bruguière concluait que l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana en 1994 était le fait de rebelles du FPR infiltrés sur la colline de Massaka surplombant l’aéroport à Kigali.

    Ce que disent aujourd’hui les géomètres et experts en balistique, acoustique, explosifs et incendie, désignés il y a 20 mois par les juges qui ont repris le dossier, c’est que les missiles sont partis d’une autre colline, la colline de Kanombé, qui abritait une importante base de l’armée du régime Habyarimana.

    Voilà qui fragilise un peu plus le dossier Bruguière, alors que plusieurs témoins à charge s’étaient rétractés. D’où la satisfaction des avocats des sept proches du président rwandais Paul Kagamé poursuivis par la justice française. Pour eux, ce rapport exonère totalement leurs clients et appuie la thèse d’un attentat perpétré par les extrémistes hutus.

    L’avocat de la veuve Habyarimana lui se veut plus prudent sur les conclusions à tirer quant aux auteurs de l’attentat. Maître Philippe Meilhac assure que l’armée rwandaise n’a jamais été entraînée au tir de missiles soviétiques utilisés dans l’attentat.

     

    Maître Philippe Meilhac

    Avocat de la veuve Habyarimana

    Conclure que le rapport exonère le camp du FPR est un raccourci.

     

     

    Le rapport ne se prononce pas sur le fond : les auteurs des tirs

    Le rapport d’expertise français a été accueilli avec une grande satisfaction à Kigali. Pour la Ministre rwandaise des Affaires étrangères « il est clair pour tous désormais que l’attentat contre l’avion était un coup d’Etat mené par des extrémistes hutu et leurs conseillers ». Les autorités de Kigali ont -elles raison pour autant de crier victoire?

    Kigali n’a pas tort de se réjouir des conclusions du rapport puisqu’elles font tomber les accusations des témoins de l’enquête du juge Jean-Louis Bruguière. Ces témoins affirmaient que le missile qui a détruit l’avion du président Habyarimana avait été tiré de la colline de Massaka par des rebelles du FPR qui avaient pu s’y infiltrer.

    Les experts français en balistique contredisent ces accusations en révélant que le missile a été lancé d’un autre endroit de Kanombé, un camp militaire des forces armées rwandaises.

    En revanche, Kigali a tort d’en déduire que le rapport des experts l’exonère totalement. Les deux juges francais Trevidic et Poux ne vont pas jusque là et pour cause. Le rapport d’expertise n’avait pas pour objet d’identifier les auteurs du tir de missiles mais seulement de localiser l’endroit d’où ils ont été tirés.

    Certes, Kanombé était un camp militaire tenu par les FAR, les Forces armées rwandaises mais ce camp est très vaste. Etait-il impénétrable? Etait-il impossible de s’y infiltrer à l’époque en 1994? Ni les experts ni les juges français qui se sont rendus sur les lieux 16 ans après les faits, ne sont en mesure de le dire aujourd’hui.

    L’enquête de la justice française va donc se poursuivre. Plusieurs témoins ont déjà été ré-entendus par les deux juges français.

     

    tags: FranceJusticePaul KagameRwanda

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    Rwanda/Génocide:Réponse au Rapport Technique du Juge Français Marc Trévidic. Theogene Rudasingwa.

    Posté par Adolphe Habimana le 11 janvier 2012

    (mercredi, 11 janvier 2012 09:47)

    Rwanda/Génocide:Réponse au Rapport Technique du Juge Français Marc Trévidic. Theogene Rudasingwa. dans ACTUALITE rudasingwa-kagame-ni-we-wahanuye-iriya-ndege-tuzakomeza-dutange-ibimenyetso-ndetse-na-juji-trevidic-tuzabimwumvisha-neza-maze-urubanza-ruzashyire-ukuri-ahagaragara       LE-JUG1-300x183 dans actualité africaine

    Dr Rudasingwa                                                                       Le juge Marc Trévidic

    Le juge antitéroriste n’a pas encore dit son dernier mot, l’affaire ne fait que commencer !
    Le 1er octobre 2011, j’ai communiqué au public une confession dans laquelle j’ai indiqué que Paul Kagame était responsable de la destruction le 6 avril 1994, de l’avion à bord duquel se trouvaient les Présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda, Cyprien Ntaryamira du Burundi, ainsi que Messieurs Déogratias Nsabimana, Elie Sagatwa, Thaddée Bagaragaza, Emmanuel Akingeneye, Bernard Ciza, Cyriaque Simbizi, Jacky Hérault, Jean-Pierre Minaberry, et Jean-Michel qui furent tous tués.

    kgm3 dans ACTUALITE MONDIALE                                                                perezida-yuvenali-habyarimana-300x203

    le président Paul Kagame                                                                                                      Le président Juvénal Habyarimana

    J’ai indiqué que Paul Kagame en personne m’avait dit qu’il était responsable des tirs qui ont abattu l’avion. J’ai dit que Paul Kagame devait répondre de son rôle dans ce crime terroriste qui est l’élément qui a déclenché le génocide de 1994 au Rwanda. J’ai également déclaré que moi-même, ainsi que d’autres témoins étions disposés, capables et prêts pour fournir des informations supplémentaires aux juridictions nationales et/ou internationales qui seraient intéressées pour contribuer à la vérité, à la justice, à la réconciliation et au processus de guérison au Rwanda.

    Ni moi-même, ni aucun autre des nouveaux témoins capables et disposés n’avons pu rencontrer le Juge Marc Trévidic, ou tout autre Tribunal international pour leur donner les vraies informations sur les évènements relatifs aux tirs qui ont abattu l’avion.

    Aujourd’hui, le 10 janvier 2012, le Juge français marc Trévidic chargé de l’enquête sur le crime terroriste de 1994, a rendu publiques les conclusions du rapport technique fournies par des experts en balistique. Le rapport affirme notamment :

     

    a) que les experts penchent plus vers la version des fait selon laquelle le missile qui a abattu l’avion serait parti de plusieurs endroits et en particulier des environs de Kanombe a Kigali ;

     

    b) que les missiles étaient de fabrication russe et avaient été livrés par l’Ancienne Union Soviétique ;

     

    c)et que les avocats et les autres parties intéressées ont jusqu’à trois mois pour contester tout éléments relatif au rapport.

    A cet égard, je voudrais souligner ce qui suit :
    1. Le fait que les missiles aient été tiré des environs de la zone de Kanombe ne signifie nullement que Kagame n’a pas commis le crime ;
    2. Le fait que les missiles étaient d’origine soviétique constitue un élément technique essentiel pour déterminer le véritable coupable ;
    3. Et nous avons encore le temps, (moi-même et les autres témoins intéressés et nouveaux) pour répondre intégralement au rapport technique et donner des témoignages crédibles au juge Marc Trévidic ou à toute autre juridiction internationale, pour démontrer avec précision que Kagame est l’auteur de ce crime terroriste.

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    Catre du Rwanda


    Je confirme avec force l’esprit et la lettre de ma confession du 1er octobre 2011. Le rapport du Juge Marc Trévidic n’a en rien démenti ce que j’ai dit. Pas plus qu’il n’a lavé Paul Kagame de son crime même si Kigali est en train de sortir l’affaire de son contexte pour célébrer ce qu’ils appellent une « victoire ».

    Dans les tous prochains mois et années, moi-même, les autres témoins, les rwandais ainsi que d’autres personnes de la communauté internationale qui entendent l’appel, allons continuer à faire en sorte que Kagame réponde de son rôle dans ce crime et dans plusieurs autres actes criminels.

    Je tiens à souligner à l’attention de tous les rwandais et de la communauté internationale que ce rapport ne constitue pas un jugement sans appel du juge Marc Trévidic sur cette affaire. Par ailleurs, pour les rwandais, les questions relatives à la vérité et à la justice seront réglées en premier lieu par nous, les rwandais. Même confrontés au fait que la communauté internationale et les étrangers en général se sont illustrés en décevant les rwandais, nous devons avoir foi dans notre lutte pour la vérité, la justice, la réconciliation et le processus de guérison.

    Nous devons nous mobiliser et nous organiser, car la vérité et la justice finiront par prévaloir. Nous vaincrons !

    Dr. Théogène Rudasingwa
    E-mail: ngombwa@gmail.com

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    Rwanda/France : nouvel accroc dans les relations diplomatiques entre Paris et Kigali

    Posté par Adolphe Habimana le 20 février 2012

    Le président français, Nicolas Sarkazy (G) et son homologue rwandais, Paul Kagame à l'Elysée, le 12 septembre 2011.

    Le président français, Nicolas Sarkazy (G) et son homologue rwandais, Paul Kagame à l’Elysée, le 12 septembre 2011.

    REUTERS/Philippe Wojazer
    Par Ursula Soares

    La France a rappelé son ambassadeur à Kigali, Laurent Contini, pour consultation, suite au refus du Rwanda d’agrémenter son successeur, Hélène Le Gal. C’est un nouvel accroc dans les relations entre les deux pays, même si le gouvernement rwandais assure que les relations entre la France et le Rwanda « dépassent les questions de personnes » et minimise cet incident diplomatique.

    Il y a trois mois, l’actuel ambassadeur français au Rwanda, Laurent Contini, est tombé en disgrâce aux yeux du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé après des propos jugés trop virulents à l’égard de la France dans la polémique concernant la responsabilité de Paris pendant le génocide de 1994. Ses propos ont fini par agacer.

    Alain Juppé a alors obtenu, de la présidence française, une nouvelle nomination en la personne d’Hélène Le Gal, actuellement consul de France au Québec et spécialiste des affaires africaines.

    L’hebdomadaire Jeune Afrique, citant une source proche du président Kagamé, a invoqué une possible proximité entre Hélène Le Gal et Alain Juppé dont les relations avec le pouvoir de Paul Kagamé sont notoirement mauvaises. Le curriculum vitae officiel de la diplomate ne donne aucune indication en ce sens… mais une source, haut placée, à Kigali, contactée par RFI, a souligné qu’il « n’indique pas non plus un souci particulier de soigner les relations entre Paris et Kigali ».

    Quoi qu’il en soit, les deux pays veulent minimiser la portée de ce nouvel accroc. « Le Rwanda ne mène pas une diplomatie personnalisée », a commenté la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

    La France, de son côté, a précisé qu’elle a rappelé son ambassadeur pour consultation afin « d’étudier la situation ». Selon des informations obtenues par RFI, Paris réfléchit à proposer un autre ambassadeur et souligne à quel point les relations entre les deux pays se sont améliorées ces deux dernières années.

    Alain Juppé considéré comme hostile au pouvoir en place à Kigali

    Depuis la circulation, au Rwanda, d’un rapport rwandais accusant la France de complicité avec les génocidaires, l’actuel ministre français des Affaires étrangères n’a jamais caché son rejet de ces accusations. Il a d’abord qualifié le rapport de « tissu de mensonges et d’inventions » et après sa prise de fonctions en mars 2011 au Quai d’Orsay, il a déclaré n’avoir aucune intention « ni de serrer la main » de Paul Kagame ni de se rendre au Rwanda, tant que ce rapport circulerait dans le pays.

    Dans ce document controversé de 2008, réalisé par une commission d’enquête rwandaise, la France est accusée d’avoir « participé » au génocide sous couvert de l’opération militaro-humanitaire Turquoise, menée en juin 1994. Le rapport vise nommément Alain Juppé qui était alors ministre des Affaires étrangères sous de gouvernement d’Edouard Balladur, ainsi que plusieurs personnalités françaises, de droite comme de gauche.

    Entretemps, un autre rapport, publié, cette fois-ci, à la suite d’une enquête judiciaire en France, a mis en cause le président Paul Kagame dans les évènements qui ont marqué le début du génocide. Ce rapport français a entraîné une rupture des relations diplomatiques entre 2006 et 2009.

    Les visites remarquées de Nicolas Sarkozy et de Paul Kagamé

    La visite à Kigali en février 2010 du président français Nicolas Sarkozy est venue renforcer les relations entre la France et le Rwanda et cette amélioration des relations bilatérales s’est confirmée par la suite avec notamment la visite officielle en France, en juillet 2011, de Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda et celle du président Paul Kagame, en septembre dernier, à Paris.

    Lors de ces deux visites au plus haut niveau, Alain Juppé n’a toutefois pas reçu son homologue rwandaise – c’est le ministre à la Coopération, Henri de Raincourt qui s’en était chargé. Et pour ce qui est de la visite du chef d’Etat rwandais, Alain Juppé était absent de France avec un long voyage alors organisé à l’autre bout du monde, notamment en Nouvelle-Zélande et en Chine.

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    Rhttp://adhabi.unblog.fr/files/2012/02/mushayidi.jpgwanda: Perpétuité pour un dirigeant Tutsi de l’opposition rwandaise

    Posté par Adolphe Habimana le 29 février 2012

           Rhttp://adhabi.unblog.fr/files/2012/02/mushayidi.jpgwanda: Perpétuité pour un dirigeant Tutsi de l'opposition rwandaise dans ACTUALITE mushayidi                                  mushayidi1 dans actualité africaine        mushayidi2

    En condamnant le président du Pacte de Défense du Peuple (PDP), Deogratias Mushayidi, à perpétuité, la Cour suprême du Rwanda a mis fin à la carrière politique d’un des dirigeants les plus importants de l’opposition tutsi qui était également l’un des détracteurs du gouvernement de Paul Kagame.

    Dernier jugement

    La Cour suprême du Rwanda a confirmé vendredi le verdict d’un tribunal ayant déclaré Deogratias Mushayidi coupable d’atteinte à la sûreté de l’Etat, d’usage de faux documents et d’incitation de la population à la désobéissance. Outre la prison à vie, le dirigeant du PDP a été condamné à payer les frais occasionnés à la Justice, soit 833.500 francs rwandais, soit 1.027 euros.

    « Deo Mushayidi a plaidé coupable d’usage de faux documents et n’a pas été à même de fournir des preuves appuyant les discours qu’il a tenus à la radio, à la télévision et dans la presse écrite », a déclaré à Radio Nederland Wereldomroep le porte-parole de l’accusation, Alain Mukuralindi.

    Les charges qui pesaient sur Deogratias Mushayidi comprenaient notamment la création d’un groupe armé et la collaboration avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « L’accusation a présenté des preuves établissant un lien entre l’accusé et ce mouvement et l’accusé n’a pas été capable de réfuter aucun des éléments présentés contre lui », a poursuivi Alain Mukuralindi.

    Cependant, selon Gérard Karangwa, le vice-président du PDP, Deogratias Mushayidi est innocent et les procès comme le sien ne sont que de purs instruments servant à faire taire l’opposition. « L’accusation n’a fourni aucun témoignage, dit-il, mais la défense a encore des preuves selon lesquelles Deo Mushayidi n’a pas propagé de rumeurs sur le régime actuel, que tout ce qu’il déclare est fondé et exact. »

    Confirmation

    La Cour Suprême du Rwanda a confirmé le jugement précédent, déclarant que la défense n’a pas fourni de preuves suffisantes pour alléger son cas. En septembre 2010, la Haute Cour avait condamné Deogratias Mushayidi à perpétuité, jugeant qu’il était coupable d’atteinte à la sûreté de l’Etat, par les armes, de propagande et d’usage d’un faux passeport.

    Il avait alors été condamné par contumace et sommé de payer les frais encourus par le procès, qui s’élevaient à 73.000 francs rwandais, soit un peu plus de 89 euros.

    Le tribunal de première instance avait rejeté la requête de Mushayidi de réduire sa peine, déclarant qu’il avait lui-même reconnu avoir usé de faux et demandé pardon uniquement pour cette accusation. Toutefois, il avait été acquitté des accusations de divisionnisme et de propagation de l’ »idéologie du génocide ». Il avait également été acquitté de travailler avec une organisation terroriste, les FDLR, et de former un groupe militant.

    La défense brosse un tableau différent

    Agé de 50 ans, Deogratias Mushayidi est né en 1961 dans une famille tutsi. Il travaille d’abord comme bénévole au Secrétariat général du Front patriotique rwandais (FPR) en août 1994 (à l’époque où le FPR était encore un mouvement rebelle luttant contre le gouvernement dirigé par les Hutu). En 1994, le FPR arrive finalement au pouvoir après le génocide de 800.000 Tutsi et Hutu modérés.

    Cependant, il quitte le FPR en 1995 après des différends avec la direction du parti et devient le journaliste le plus critique du régime actuel. Il fonde et dirige le Pacte de Défense du Peuple avant d’être arrêté en mars 2010 au Burundi.

    « Les Rwandais sont attristés et offensés par cette décision », déclare Gérard Karangwa, le vice-président du PDP. « Deo Mushayidi est une victime du génocide de 1994 durant lequel il a perdu toute sa famille. Il a néanmoins consacré toute sa vie à plaider pour la réconciliation des Rwandais par le biais d’une justice équitable et la recherche de la vérité de la tragédie rwandaise de 1994. »

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    Mohamed Moulay, l’homme au poignard de Le Pen, est mort

    Posté par Adolphe Habimana le 3 mai 2012

     LeMonde.frPar Florence Beaugé | LeMonde.fr – mer. 2 mai 2012
    Mohamed Moulay, l'homme au poignard de Le Pen, est mort  dans divers 1694227-5-7f16-le-poignard-de-jean-marie-le-pen-5a0f90851687ea5d439d1066ac3d5157-jpg_161218

    S’il y a une personne qui ne pleurera pas sa disparition, c’est bien Jean-Marie Le Pen… ‘ L’enfant au poignard ‘, c’était lui. Mohamed Moulay est mort, samedi 28 avril, à Alger, d’une embolie pulmonaire. Il avait 67 ans. Son histoire parait dans Le Monde du samedi 4 mai 2002, à la veille du second tour de l’élection présidentielle. Jean-Marie Le Pen a évincé Lionel Jospin au premier tour et se retrouve en compétition avec Jacques Chirac. Si Mohamed Moulay a accepté de se confier au Monde, c’est parce que ‘ la situation est grave, dit-il. Un homme qui a les mains pleines de sang prétend entrer à L’Elysée. ‘Un homme grand, fort et blond

    Ni lui ni sa famille n’espèrent quoique ce soit : ‘ nous n’attendons ni publicité ni argent. Je m’étais mis en retrait de la guerre d’Algérie depuis longtemps mais nous sommes capables, nous aussi en Algérie, d’avoir un sursaut devant ce qui se passe en France ‘, tient-il à préciser.

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    Mohamed Moulay a perdu son père le 3 mars 1957. Dans la nuit, une patrouille d’une vingtaine de parachutistes conduite, selon les témoins, par un homme grand, fort, et blond, que ses hommes appellent ‘ mon lieutenant ‘ et qui se révèlera plus tard être Jean-Marie Le Pen, fait irruption au domicile des Moulay, un petit palais de la Casbah d’Alger. Ahmed Moulay, le père, 42 ans, va être soumis à la ‘ question ‘ sous les yeux de ses six enfants et de sa jeune femme.Supplice de l’eau, torture à l’électricité… Le calvaire va durer plusieurs heures. C’est l’ère de ‘ la torture à domicile ‘ mise en oeuvre par l’armée française (…) Lire la suite sur lemonde.fr

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    Présidentielle française : revivez les résultats du premier tour depuis les capitales africaines Lire l’article sur Jeuneafrique.com : Présidentielle française : revivez les résultats du premier tour depuis les capitales africaines | Jeuneafrique.com – le premier site d’information et d’actualité sur l’Afrique

    Posté par Adolphe Habimana le 22 avril 2012

    Nicolas Sarkozy et François sont les grands favoris du premier tourNicolas Sarkozy et François sont les grands favoris du premier tour© ©AFP

    Le premier tour de la présidentielle française a eu lieu dimanche 22 avril. Pour l’occasion, Jeune Afrique avait décidé de vivre la publication des résultats depuis les capitales du continent avec nos correspondants à Alger, Tunis, Bamako, Dakar, Libreville, Kinshasa et Abidjan ainsi que depuis les sièges de campagne de Nicolas Sarkozy et François Hollande à Paris.

    Nos correspondants dans les capitales africaines étaient en direct d’Alger, de Tunis, de Bamako, de Dakar, de Libreville, de Kinshasa et d’Abidjan ainsi que depuis les quartiers généraux des deux favoris, Nicolas Sarkozy et François Hollande, à Paris.

    Les estimations donnaient, selon Ipsos à 20h :

    - François Hollande : 28,4%
    - Nicolas Sarkozy : 25,5%
    - Marine Le Pen : 20%
    - Jean-Luc Mélenchon : 11,7%
    - François Bayrou : 8,5%
    - Eva Joly (6e) à 2 %
    - Nicolas Dupont-Aignan (7e) à 1,8 %
    - Philippe Poutou (8e) à 1,2 %
    - Nathalie Arthaud (9e) à 0,7 %
    - Jacques Cheminade (10e) à 0,2 %

    source: www.Jeuneafrique.com 

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    Génocide au Rwanda: le TPIR transfère son premier accusé

    Posté par Adolphe Habimana le 22 avril 2012

    Génocide au Rwanda: le TPIR transfère son premier accusé

    Jean-Bosco Uwinkindi, le premier suspect pour le génocide au Rwanda à Kigali, le 19 avril 2012.

    Jean-Bosco Uwinkindi, le premier suspect pour le génocide au Rwanda à Kigali, le 19 avril 2012.

    AFP/ STEVE TERRILL
    Par RFI

    Pour la première fois, le TPIR a transféré l’un de ses accusés au Rwanda. Jean Bosco Uwinkindi est arrivé ce jeudi 19 avril à Kigali où il doit être jugé pour sa participation présumée au génocide. Ce renvoi a été validé suite à la décision du TPIR de terminer ses procès de première instance fin juin 2012 et les appels fin 2014. En conséquence, tous ses dossiers vont être transférés vers des juridictions nationales.

    Jusqu’en juin dernier, le TPIR avait refusé plusieurs demandes de renvoi formulées par Kigali, estimant que le pays ne remplissait pas les conditions pour des procès équitables. Mais la juridiction internationale a changé de position après les réformes judiciaires mises en oeuvre par le Rwanda. Toute la question est maintenant de savoir si les accusés auront droit à un procès équitable.

     

    Roland Amossouga

    Porte-parole du TPIR

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    Rwanda:Décès de Monseigneur Misago.

    Posté par Adolphe Habimana le 14 mars 2012

     

     

    Rwanda:Décès de Monseigneur  Misago. dans ACTUALITE Musenyeri_Augustin_Misago_wa_Diyosezi_ya_Gikongoro-300x200Monseigneur Augustin Misago était devenu orphelin très jeune.

    Le petit Augustin Misagoa été recueuilli par une famille tutsie.

    Brillant il  a été ordonné prêtre  et est devenu Evêque de Gikongoro en juin 1992.

    L’Evêque était asthmatique, mais robuste physiquement et intellectuellement.

    La détention préventive de 14 mois, pour des accusations mensongères de génocide, dans la sinistre prison de Kigali surnommé é 1930, a provoqué des problèmes cardiaques.

    L’Evêque enfin libre s’est rendu en Europe pour les soins. Une crise cardiaque serait peut-être la cause de son décès.

    Requiscat in Pace.

    communique de la Conférence des Evêques du Rwanda.

     

    DECES INOPINE DE MGR AUGUSTIN MISAGO, EVEQUE DE GIKONGORO

    misago-300x200 Mgr Misago Augustin dans actualité africaineCe lundi soir 12 mars 2012, Mgr Smaragde Mbonyintege, Président de la Conférence Episcopale du Rwanda et Evêque de Kabgayi, a publié un communiqué en langue rwandaise faisant part de la profonde tristesse des Evêques catholiques du Rwanda suite au décès inopiné de Mgr Augustin Misago, Evêque de Gikongoro intervenu aujourd’hui à la mi-journée.

    Les Evêques Catholiques du Rwanda expriment par ailleurs leurs profondes condoléances aux fidèles du diocèse de Gikongoro et à la famille du regretté.

    Les cérémonies d’inhumation auront lieu jeudi 15 mars 2012 après une messe qui sera célébrée à la cathédrale de Gikongoro à partir de 11h00 tandis que la cérémonie de présentation du dernier hommage au défunt débutera à 10h00.

    Né à Ruvune dans la paroisse de Nyagahanga du diocèse de Byumba en 1943, Mgr Misago, premier évêque de Gikongoro, a été ordonné prêtre en 1971 et sacré évêque le 28 juin 1992. Il était dans la 20ème année de son épiscopat.

    Aloys MUNDERE

    DOCICO/ CEPR

    http://www.eglisecatholiquerwanda.org/

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